Journal d'investigation en ligne et d'information‑hacking

Économie

Standard & Poors annonce la sortie de crise, tous aux abris !

Ce qui est chouette avec les agences de notation, c'est qu'elles disent n'importe quoi mais permettent de faire du story telling bien pratique pour justifier certaines décisions politiques. Là, c'est une dépêche AFP reprise par Le Monde qui vient expliquer que la crise de la zone euro, c'est fini en 2013. Oui, vous avez bien entendu : la crise des dettes souveraines, on en parle plus, ça va s'arrêter. Bon, ok. Cool. Mais on aimerait comprendre… La question qui tue : qui paye S&P ?

par Yovan Menkevick

C'est la reprise, la crise est derrière nous

Zerohedge nous gratifie de deux graphiques intéressants. Notre président du changement de maintenant plus tard nous l'a dit il y a quelques mois : "la crise est derrière nous". Vous êtes rassurés ? D'ailleurs, il n'a pas peur de l'avenir et compte inverser la courbe du chômage cette année. C'est son objectif majeur. Yakayaka! Et pourtant, ça va être dur. La preuve par l'image.

par Antoine Champagne - kitetoa

L'erreur de calcul des politiques d'austérité : trop drôle !

Oui, oui, cette information est tout à fait sérieuse et elle est sortie ce matin sur l'antenne de France Culture. Reflets vous la délivre brut de décoffrage, puis viendra, après recherches, compléter les affirmations assez stupéfiantes de cet économiste du FMI, Olivier Blanchard… C’est une information extraordinaire, dont les conséquences sont immenses, mais qui fait beaucoup moins parler que les dérives pathétiques d’un acteur célèbre.

par Yovan Menkevick

Ce gouvernement est courageux : soutenons-le !

(Ou comment, alors que le monde est en train de plonger dans une nouvelle dimension, les dirigeants des pays industriels les plus riches , dont celui de la France regardent le bateau couler tout en en se félicitant de ne pas en être vraiment les capitaines…) Et oui, c'est la nouvelle année, et comme on dit : bone année ! Et bonne santé aussi, hein, plein de bonnes choses, #toussa (© Reflets). Bon, c'est pas pour dire, mais on sent comme une odeur de cramé, y'a pas à dire.

par Yovan Menkevick

Le monde tel qu'il est

Ce n'est pas toujours simple de voir le monde tel qu'il est. Prenons un ou deux exemples pour se faire une idée. Vous pourriez penser que le monde est tel qu'on vous le donne à voir. Par exemple, en vous disant que le Comité de Bâle a choisi de repousser à 2019 les règles prudentielles imposées aux banques après la crise de 2008 parce que sinon, "l'économie réelle" allait souffrir. C'est simple, ça tient à peu près la route et ça ne pose pas de questions.

par Antoine Champagne - kitetoa

Accord sur le budget US : on est sauvés, #oupas

A lire la presse, tout va bien. Les démocrates et les républicains se sont mis d'accord, le risque de la falaise fiscale est écarté (à nouveau) aux Etats-Unis. Le spectre de la récession s'éloigne, jusqu'en mars prochain où un nouvel accord sera nécessaire. Ouf. Nous voilà sauvés. Cette belle unanimité de la presse n'est pas sans rappeler celle qui prévaut à chaque "sauvetage" de la Grèce et de l'euro depuis quelques années maintenant.

par Antoine Champagne - kitetoa

Soirée "ils nous prennent quand même pour des cons"

Depuis qu'elle est responsable du Fonds Monétaire International (FMI), Christine Lagarde -qui s'était déjà illustrée dans le domaine en tant que ministre (elle déclarait en 2007 : "Je pense que le gros de la crise est derrière nous"), ne manque pas une occasion de faire rire au travers de ses communiqués de presse triomphants à propos du énième sauvetage de la zone euro et de tel ou tel pays en difficulté. Il se trouve que Reflets a remis la main sur un vieil article d'Aporismes.

par Antoine Champagne - kitetoa

A droite on sécurise l'emploi, à gauche, on voit de la flexibilité... Paradoxal ?

Pour les vieux qui ont connu la franche guerre de tranchées entre droite et gauche à une époque où les blocs de l'Est et de l'Ouest se déchiraient pour savoir qui de l'un ou de l'autre imposerait à la planète sa vision d'un monde heureux et juste, voir le Medef et les journaux classés à droite parler de sécurisation de l'emploi tandis que ceux étiquetés à gauche parlent de flexibilité de l'emploi, il y a de quoi être désarçonné.

par Antoine Champagne - kitetoa

La Grèce est sauvée et l'europe avec !

Si vous avez lu l'éditorial du Monde après la décision des ministres des finances européens, vous savez que la Grèce est sauvée, au prix d'un "bricolage intelligent", et l'Europe avec elle. Si, si. On parle de désamour du public pour la presse, ce dont Reflets se désespère, mais il faut l'avouer, les journalistes, parfois, donnent l'impression de vivre dans une autre réalité. D'où peut-être cette déconnexion avec leur lectorat.

par Antoine Champagne - kitetoa

Emploi en Europe : ça part en vrille

Je n'y avais pas pensé avant d'en discuter avec un ami qui est certain que les "Lémuriens" vivent sous nos pieds et vont bientôt prendre le pouvoir (véritablement, car ils nous contrôlent déjà) sur terre, mais il semble que je sois un peu comme la Linda Hamilton (Sarah Connor) dans le premier Terminator. Vers la fin du film, elle a un affreux bandana sur le front, le regard un peu genre "je sais des choses qui foutent la trouille" et elle lance un énigmatique "a storm is coming".

par Antoine Champagne - kitetoa

Les bourreaux de la crise passent-ils aux aveux ?

Banques centrales, FMI, plusieurs signaux tendent à montrer que les institutions largement coupables de l'aggravation de la crise financière sont en train d'opérer un virage idéologique en admettant leurs erreurs, devant les évidences factuelles, mais aussi la pression de nouvelles écoles de pensée. Le peuple a raison d'avoir mal au QE... Tout d'abord, la Banque d'Angleterre commence à battre en retraite.

par Stanislas Jourdan

Je mets les pieds dans le plat du libéralisme détaxé... pour une fois.

Il y a quelque chose que je n'aime pas, c'est l'idée que pour faire de l'innovation, il n'y a qu'une seule solution : la défiscalisation. Ce n'est pas que je sois contre par principe. On peut très bien imaginer que pour des raisons d'intérêt général, la nation considère qu'il soit utile de favoriser tel ou tel dispositif.

Édito
par polR

Analyse : la stratégie de la fin du pétrole

Chacun connaît le discours univoque qui condamne le pétrole : polluant de l'air (réchauffement climatique), de l'eau (marées noires), du sol (contamination des sous-sols), source de conflits, épuisable, sale, etc. La liste des tares est longue à propos du pétrole, à juste titre. Ces problèmes sont réels. Mais si l'on prend un peu de recul, que l'on ne regarde pas que les problèmes, que l'on accepte de sortir du discours uniquement négatif, qu'en ressort-il ?

par Yovan Menkevick

Alors comme ça, tu nous observes, tu nous lis...?

Il semble bien que ce soit vrai, ami lecteur. Tu nous lis régulièrement. Et tu es nombreux. Légion, si j'osais. Tu nous lis et tu as comme une petite voix qui te dit :"oh, mais merde à la fin, ils passent leur temps à nous annoncer la fin des temps.  Ils ne seraient pas un peu complotistes ?" Mais si, bien sûr, nous sommes complotistes. En ce sens que nous verbalisons des choses que peu de monde veut verbaliser.

Édito
par Antoine Champagne - kitetoa

CDO : Cupidité Dramatique Organisée

Comme promis, voici la suite de l'article sur les CDS. Le CDO (Collateralised Debt Obligation) a eu un rôle très important dans la crise dans la mesure où il a permis de revendre des CDS pourris en masquant leur contenu. Ça, c'est pour les effets qu'il a eu et que tout le monde lui reproche. Mais ce n'est pas son but premier ; reprenons donc depuis le début pour voir comment est créé un CDO.

par Silu

Espagne : le grand bluff

Revenons deux minutes sur le dernier sauvetage définitif de la zone euro par Mario Draghi. Certains analystes se sont montrés dès l'annonce assez prudents, mais la presse (financière principalement) a salué la poursuite de la maskirovka. Nous avons, oiseaux de mauvaise augure, chez Reflets, immédiatement dit que cette annonce aurait un Temps de Vie limité. De fait, quelques alarmes on sonné cette semaine.

par Antoine Champagne - kitetoa

Temps de vie de l'annonce de Mario Draghi ? Une journée...

La semaine dernière, Mario Draghi annonçait un rachat « illimité » de dette à court terme de l’Italie et de l’Espagne pour faire baisser les taux de ces titres. Euphorie généralisée. D’ailleurs, les taux baissaient drastiquement. Jusque pas loin de 5% pour l’Espagne. Tout le monde saluait, Le Monde en tête, le courage de Super Mario. Las… le temps de vie de l’annonce semble avoir été très court. Annoncé vendredi 7 septembre, le plan Draghi semblait, dès lundi, battre de l’aile.

par Antoine Champagne - kitetoa

L'écran de fumée de Mario Draghi

C'est touffu, long et généralement bien écrit et assez pertinent, "Things That Make You Go Hmm" est une lettre publiée par Grant Williams, un analyste. Sa dernière livraison revient sur l'annonce de Mario Draghi. Point intéressant, il souligne que depuis des mois, les décideurs européens s'efforcent de concentrer notre attention sur des points de détail qui nous évitent de voir ou de réfléchir à l'ensemble de la problématique.

par Antoine Champagne - kitetoa

La BCE, ta mère et Bilderberg

(Oh, hé, on arrête de délirer deux minutes là, on ne s'emballe pas, on reprend ses esprits : le rachat de dette par la BCE était attendu depuis des mois, demandé à corps et à cris par les technocrates-oligarques, et cette nouvelle permission ne change rien à la donne. Lancé à 180 km à l'heure tu appuies sur les freins tout en laissant ton pied appuyé à fond sur la pédale d'accélérateur alors que le mur est à 30 mètre, il se passe quoi ?

par Yovan Menkevick

Augmenter la masse monétaire, oui mais pour qui ?

L'annonce de Mario Draghi de racheter massivement (mais sous condition) la dette publique des pays du Sud a créé beaucoup d'émoi parmi la presse allemande et autres blogueurs, et éditorialistes, qui s'inquiètent de l'augmentation catastrophique du bilan de la BCE. Pourtant lorsque l'on regarde de près les arguments invoqués, ils ne sont pas toujours justes... et leur dogmatisme évite de poser la vraie bonne question : à qui doit profiter la création monétaire ?

par Stanislas Jourdan