Journal d'investigation en ligne et d'information‑hacking

Politique

Désolé, on a déjà vu le film (alerte : spoiler)

Mais où est donc Reflets en pleine discussion sur la constitutionnalisation de l’état d’urgence, sur la déchéance de la nationalité, sur les énièmes projets de loi liberticides ? Où sont donc les articles ? Nous n’avons bien entendu pas perdu notre penchant naturel à l’indignation mais voyez-vous, nous avons déjà vu le film. L’ère George Bush, l’ère Nicolas Sarkozy, ne sont pas si lointaines.

Édito
par Antoine Champagne - kitetoa

L'article qui cyberterrorisait tout Internet

by @Slim404 Nous savions que c'était dans les bacs, et le voici, maintenant adopté par le Sénat. Alors que dans le même temps, le Figaro évoque le fait que 95% des cas de radicalisation sont le fruit de rencontres bien physiques, c'est une fois de plus Internet que l'on stigmatise. L'Article 10 de la énième loi antiterroriste vient donc consacrer la pénalisation de la consultation de sites web "terroristes"... au sens large.

par bluetouff

Face à la prise en otage du monde, hackons nos existences

Photo : @epimae (CC-BY-NC-SA 3.0 fr) La période que nous vivons est difficile, perturbante. D’un point de vue collectif, et individuel. Chacun ou presque tente de trouver une issue aux énormes défis qui se dressent devant la société française : écroulement économique, destruction sociale, marchandisation et mort de la culture, extinction des principes du vivre-ensemble universels, agonie du politique.

Édito
par drapher

Manuel Valls est-il un algorithme ?

De l'art de faire accroire que l'on pense La question de la parole et de l’action politique se pose crûment après les récentes déclarations du Premier ministre lors de la commémoration de l’attaque contre l’Hypercasher. La phrase clef, que Kitetoa dénonce ici, est désormais connue : « Expliquer le djihadisme, c’est déjà l'excuser un peu ». Cette phrase est reliée au concept récent de gouvernance algorithmique, exprimé ici.

par drapher

OPECST : des conclusions qui concluent que c'est quand même chaud de tirer des conclusions

Un débat parlementaire au sénat s'ouvre demain relatif aux conclusions de l'OPECST (Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques) d'un rapport intitulé "Sécurité numérique et risques : enjeux et chances pour les entreprises ». Nul doute que les débats seront très intéressants pour qui veut y prêter une oreille attentive, en tout cas, ça promet d'être sport.

par bluetouff

Manuel Valls, réfléchir ne nuit pas à la santé

Photo AFP librement adaptée par nos journalistes clowns Il faut de la mémoire pour replacer les pièces du puzzle que nos hommes et femmes politiques construisent et  déconstruisent en permanence afin de mieux nous plonger dans l'ignorance. C'est au début du quinquennat de Nicolas Sarkozy que François Fillon, alors premier ministre, lançait imperturbable : "Notre pays a besoin d’un électrochoc, on n’a pas le temps de réfléchir, d’attendre, de prendre notre temps".

par Antoine Champagne - kitetoa

François Hollande : « le néo-fascisme, c’est maintenant »

Le président français a décidé de changer la République. Durablement. Cette nouvelle orientation n’est pas une simple lubie présidentielle qui disparaîtra à la prochaine élection présidentielle, puisque la Constitution devrait être modifiée dans un mois. Il est difficile de comprendre quel est le sens exact de cette politique qui ne semble pas directement reliée à une doctrine établie et connue.

par drapher

Politique : sortez les vieux, faites entrer... les vieux

Non, 2016 ne sera probablement pas une meilleure année que 2015. A la lecture du dernier sondage au doigt mouillé publié, on pouvait imaginer que les Français avaient enfin muté. Enfin, ils voulaient sortir les sortants. Fini, adieu, ras-le-bol. Ni François Hollande, ni Nicolas Sarkozy. Ils ne voulaient plus de ces hommes qui ont fait de la politique une profession, un accessoire permettant de capter le pouvoir. Ter-mi-né. Il faut de nouveaux visages. Et qui plébiscitent-ils ?

par Antoine Champagne - kitetoa

Bilan PS : la liste des pratiques politiques de la (nouvelle) gauche

Le site bilan-ps.fr est une initiative amusante et glaçante à la fois, qui recense toutes les initiatives, les lois, déclarations du gouvernement socialiste depuis l'élection de François Hollande en mai 2012. Il est assez fascinant d'observer cette liste à la Prévert de renoncements, dérives purement droitières et autoritaires que ce gouvernement qui se veut progressiste et social a mis en place en mois d'un quinquennat.

par drapher

Capitalisme de prédation : le chantage comme mode de gouvernance

Depuis 2008, le monde de l’économie réelle est plongé dans une situation inextricable, aux contours inquiétants. Cette situation est appelée "crise". Les pays moteurs de croissance et leurs institutions financières affirment vouloir endiguer une cascade de phénomènes — potentiellement systémiques — pouvant écrouler le système économique mondialisé. Sans succès. La machine est grippée : les méthodes de relance sont contreproductives. Pourtant, la finance continue à très bien se porter.

Édito
par drapher

Politique : les journalistes-vedette et valets du pouvoir sont-ils un danger démocratique ?

Pour comprendre comment les journalistes peuvent — depuis des décennies — conforter les pouvoirs en place et permettre ainsi la continuation du système politique, économique, le documentaire "Les nouveaux chiens de garde" est indispensable. Chacun peut le visionner pour se faire une idée.

par drapher

Fin de la société de consommation : le FN, un passage obligé ?

Il y a différentes manières d'analyser le résultat du premier tour des élections régionales de 2015. La première consiste à appliquer le filtre du 20ème siècle qui estime que la montée des partis populistes est causée par de mauvaises politiques des partis de gouvernement et une peur d'une partie de la population. Ces peurs sont toujours les mêmes : la peur de l'étranger, de l'insécurité, du chômage, etc.

Édito
par drapher

Manuel Valls : bienvenu chez les Ch'tis

François Hollande a probablement été élu à cause d'une anaphore qui restera dans les mémoires. Moi Président, je ne ferai pas ci ou ça -sous entendu, pas comme comme l'ancien, Nicolas Sarkozy, nous expliquait-il pendant le débat de l'entre-deux tours. C'était une belle déclaration d'intention. Mais qu'a-t-on découvert ? Un gouvernement de gauche, mené par Manuel Valls, à peu près aussi petit et énervé que Nicolas Sarkozy, qui a mené une politique de droite. Ultra-libérale et sécuritaire.

Édito
par Antoine Champagne - kitetoa

Petit manuel du radicalisé islamiste français : un peu de questionnement, ça peut pas faire de mal…

Il y a beaucoup de monde pour venir, qui trouver l'origine du mal, qui expliquer le processus de radicalisation dans le détail, mais au fond, dans la grande majorité des commentaires et analyses, personne ne veut vraiment voir — le plus souvent — une réalité plus large et peut-être un peu trop déprimante pour être partagée. Allons enfants de la Patrie, le Jour de Gloire est arrivé… Le projet ? Etre compétitif…

Édito
par Yovan Menkevick

État d'urgence ou État urgent ?

Il y avait urgence, en effet. Urgence à calmer les ardeurs de ceux qui refusent le régime d'exception suite aux massacres du 13 novembre. Urgent d'étouffer toute contestation contre l'État et ses complices pollueurs qui vont encore se pavaner lors de la sinistre conférence mondiale sur le climat. Urgence à confondre mouvement social et terrorisme. Depuis jeudi 26, un militant politique est en effet assigné à résidence en banlieue parisienne.

par Jet Lambda

Attentats de Paris : la conjuration des imbéciles

Les massacres parisiens perpétrés par des terroristes fanatiques sont politiques. La classe politique française tente, à l'aune de l'ampleur du drame, d'évacuer ses responsabilités. L'unité affichée a un objectif principal : camoufler les raisons purement politiques de cette attaque, et surtout, les racines de celles-ci. Analyse de la construction d'une "guerre" intérieure en cours, et des guerres extérieures fabriquées par des politiques françaises désastreuses.

par drapher

Bruits de bottes après le 13 novembre

CC - Photo by Céline from Dublin, Ireland Nous sommes en guerre, nous disent les politiques et quelques intellectuels. C'est un mot très connoté. Difficile à assumer. Généralement, la guerre, c'est la faute de l'autre. De celui qui est méchant. Celui que l'on pointe du doigt, celui qu'il faut détruire. Car une fois enclenchée, il n'y a a priori d'autre sortie d'une guerre que l'éradication de l'ennemi contre lequel on est en guerre.

Édito
par Antoine Champagne - kitetoa

La République des lettres et la République des nombres

Le concept de République des lettres, même s'il n'a jamais vu le jour en tant que tel, représente une certaine idée de l'Europe et de son rayonnement. Plus de 6 siècles après l'invention de cet "idéal politique et sociétal", la République des nombres l'a supplanté. Dans les esprits et dans les faits. La République des nombres, une certaine idée de la gouvernance par les statistiques, les algorithmes et leurs impressionnants modèles informatiques…

Édito
par drapher

Loi numérique, loi gauche

Vendredi soir, le 6 novembre, Axelle Lemaire a été reçue par Rue89 pour papoter loi numérique (mais pas que). Une vraie loi de gauche pas de droite, avec de la citoyenneté, de l'émotion, et du parler vrai dedans. Les internautes sont gentils Sur la consultation elle-même, Axelle Lemaire dit avoir eu des "sueurs froides" mais que, finalement, bah ça s'est plutôt bien passé. Les "internautes", une fois n'est pas coutume, ont été sages comme des images.

par Jef Mathiot

Pénétrer dans la zone d'Eurotunnel : dix ans de prison !

(source: AFP) Les réfugiés sont des fraudeurs en puissance Dans la même rubrique "surveiller et punir", l'article 25 de ce projet de loi, non modifié par l'Assemblée, concerne l'euphémisme "droit de communication".

par Jet Lambda