Journal d'investigation en ligne et d'information‑hacking

Monde

La guerre, ça fait des vrais morts

Bombarder ou ne pas bombarder la Syrie, la question est sur toutes les lèvres des politiques et au bout de tous les stylos des journalistes. Tous les arguments sont sur la table et pourtant, il n'y a aucune réponse satisfaisante. Mais comment trouver une réponse satisfaisante dans un contexte de guerre ? Ceux qui en sont revenus le disent depuis la nuit des temps. La guerre est quelque chose de terrible, sale et profondément (in)humain.

par Rédaction

La Syrie, Reflets, et tes impôts…

Il ne faudrait quand même pas, qu'avec la Syrie, nous ne devenions tous un peu fous. Le "nous" correspond à nous autres, riches occidentaux de pays en léger déclin socio-économique. Nous qui suivons des guerres en 16/9 ou en X pouces. Le travail de Reflets n'est pas, pour rappel, de relayer quoi que ce soit, ni de savoir qui a tort ou raison, qui sont les gentils et qui sont les méchants.

par Yovan Menkevick

Syrie des leaks : hoax et hack sont dans un bateau…

L'article sur le mail de l'entreprise Britam, déjà traité par Kitetoa il y a quelques temps, amène de nombreuses questions sur un sujet en particulier : la "guerre" de l'information. Disons plutôt , la lutte pour influencer l'information : les mails ne tuent personne, ni leur contenu en tant que tel, ceux qui tuent sont sur le terrain, avec des armes bien physiques. De celles que l'on peut tenir dans les mains ou enfiler dans un gros canon.

par Yovan Menkevick

La Syrie des leaks : un mail britannique bien embêtant

C'est un hack du serveur de mail de l'entreprise Britam Defence qui laisse songeur. Pas le hack, en réalité, mais le mail. Imaginez qu'un employé de la boite en question, une sorte de Blackwater britannique du conseil en barbouzeries (spécialisée dans la formation à la "gestion des risques", services de sécurité, entrainement policier et militaire, gaz et pétrole etc…

par Yovan Menkevick

Maroc : stylo anti-pédophiles EAGLE d'AMESYS et faux-lowers Twitter du roi Mohammed VI

Le EAGLE déployé par Amesys / Bull au Maroc n'y aura rien fait. Quand la justice attrape un pédo-criminel, ce dernier trouve le moyen de se faire gracier. On peut au bas mot parler d'un sérieux dysfonctionnement de l'institution judiciaire et se demander quel genre de bug qui a pu provoquer ce malaise. En attendant, les bots Twitter de Sa Majesté sont bien présents pour tenter de récupérer la boulette. Mais comme d'habitude dans ce genre de cas, c'est tellement mal fait que ça se voit beaucoup.

par bluetouff

Bradley Manning : le règne du faux triomphe encore

Ils auront beau condamner des sonneurs d'alerte, rien n'y fera. Un mensonge est un mensonge. Par omission ou pas. On peut marteler que les Etats-Unis sont une démocratie, on peut parler de "guerre préventive", on peut dire que l'on utilise des méthodes spécifiques pour les interrogatoire au lieu de parler de torture, on peut dire que l'on protège les Américains en enfermant, sans inculpation ni perspective de procès ou de sortie, des gens enlevés à l'autre bout du monde...

par Antoine Champagne - kitetoa

#PRISM and Guests : Au moins 7 pays européens auraient des accords avec la NSA

Cette nuit un article publié sur le Guardian, puis retiré ensuite au motif d'un complément d'investigation, fait état de ce ce témoignage, étrangement proche de ce que nous vous racontons ici depuis le début des révélations de Edward Snowden. Certes, puisque le Guardian l'a retiré, les révélations sont sujettes à caution.

par bluetouff

Booz Allen & Hamilton : un accès privilégié aux petits secrets militaires américains

Source : Businessweek http://www.businessweek.com/articles/2013-06-13/chart-how-booz-allen-hamilton-swallowed-washington   Mediapart vient de publier un intéressant article sur le poids des "contractors" dans le secteur militaire américain. Depuis le 11 septembre 2001, l'armée américaine fait de plus en plus appel à des sociétés privées pour accomplir ses tâches.

par Antoine Champagne - kitetoa

Spoiler : what is #PRISM ?

Beware : The following review contains spoilers... I was supposed to do a long presentation about PRISM and many other American secret stuff next Sunday. But many people asked for a small spoiler. Here it is. There are so many papers all over the Press explaining what is PRISM. We might be wrong, but we think that tings are a bit more complicated than what we have been reading. So let's spoil the presentation... Everything started on 9/11. The neocons were afraid and angry.

par Antoine Champagne - kitetoa

Censure iranienne: powered by Cisco Systems®

Il y a quelques jours, nous vous parlions de la situation de la censure Internet en Iran à la veille des élections. Vous aurez probablement compris que notre petite équipe suit assez attentivement (FR) ce qu'il se passe en ce moment dans ce pays (US). Pour ce faire, même si la rédaction de Reflets n'a pas les moyens de dépêcher des reporters sur place, elle dispose de moyens autrement plus efficaces pour se rendre compte de visu de la situation sur le plan strictement technique.

par bluetouff

Viol des données privées: "Non, ça veut dire non!"

Le fondateur de Privacy international, Simon Davies, a quitté ses fonctions l'an dernier, après vingt ans passé à la tête de cette ONG britannique. PI s'est notamment fait connaître, grâce à lui, en créant les Big Brother Awards il y a presque 15  ans — c'était à Londres en octobre 1998 (cf photo ci-contre).

Édito
par Jet Lambda

Usage d'armes chimiques en Syrie selon Le Monde : et si c'était plus compliqué ?

Le Monde a enquêté en Syrie. Selon ses reporters, le régime de Bachar el Assad utiliserait des armes chimiques en quantité "modérée" afin de ne pas laisser de traces trop visibles. Quoi qu'il en soit, les insurgés et les médecins font état de cas d'usage de ces armes. Cela devrait suffire à discréditer un peu plus le président syrien. Soyons clairs, une guerre, civile, qui plus est, est toujours un carnage immonde.

par Antoine Champagne - kitetoa

Les emails d'Al-Jazeera entre les mains de la Syrian Electronic Army mettent des opposants en danger

La Syrian Electronic Army est un groupes de hackers dont nous allons prochainement largement vous parler. Aujourd'hui nous souhaitons lancer une alerte directement à destination d'Al-Jazeera qui a visiblement essuyé une attaque, fort probablement par phishing, et qui conduit à une très fâcheuse fuite d'informations sensibles. Nous sommes à ce jour en mesure d'affirmer que des personnes de la Syrian Electronic Army ont aujourd'hui accès à certains emails des journalistes de la chaîne de TV.

par bluetouff

#BlueCoat : tu vas avoir du mal avec ton #spanous© : 171 appliances en Iran, 34 en Syrie

Avant d'en venir au coeur du sujet du jour, un petit retour en arrière s'impose. En 2011, Reflets et Telecomix jetaient un de leurs pavés dans le marigot des vendeurs de technologies duales, qui servent aussi bien à gérer un réseau, qu'à mettre en place une surveillance de la population en vue de faciliter la répression. Après Amesys, nous lancions en octobre 2011 l'affaire BlueCoat.

par Rédaction

#BlueCoat spotted in #Syria once again

This is a translation in English by Syria News / Hacktivist (Thanks) available here of our initial paper in french. La mort, en bourse, c'est lucratif We were naively thinking that the US State Department (FR) had managed to decrease Blue Coat’s commercial zeal (FR). But what does a 2.8 million dollars fine represent for a company like Computerlink ? We now have the answer: nothing. We can already expect answers such as “it is not our fault” or “we could not know”.

par Rédaction

#BlueCoat en #Syrie : encore une fois la main dans le pot de confiture

La mort, en bourse, c'est lucratif, puis on meurt Nous pensions naïvement que le département d'état américain avait calmé les ardeurs commerciales de Bluecoat. Mais qu'est-ce que 2,8 millions de dollars d'amende pour une entreprise comme Computerlink qui a joué le rôle d'intermédiaire dans cette vente ? Nous en avons aujourd'hui la réponse... rien. On attend déjà le #Spanou®... mais si c'est vous. On attend déjà le #Onsavépa ...

par bluetouff

L'Arabie Saoudite cherche à surveiller #WhatsApp et #Viber (et bien d'autres...)

Ce n'est pas la première fois que nous voyons passer des alertes concernant deux services particulièrement populaires dans les pays arabo musulmans : Viber et WhatsApp. Elles y sont par exemple largement utilisées par des opposants politiques, des journalistes citoyens (...) ces deux applications permettent de communiquer en mobilité en utilisant les forfaits de données classiques, sans coût additionnel et jouissent dans ces pays d'une assez bonne réputation.

par bluetouff

On aimerait tant pouvoir croire les démocraties...

Les abominations du régime syrien sont patentes. Des mois et des mois de répression sanglante. Reflets qui a collaboré avec Telecomix pour l'OPSyria sait de quoi il retourne. La semaine dernière, les Etats-Unis annonçaient que Bachar El Assad avait sans doute utilisé des armes chimiques contre son peuple, ce qui pourrait "changer la donne". Avec quelques réserves (il faudra une enquête poussée pour le prouver).

par Antoine Champagne - kitetoa

L'armée nord-coréenne recrute... des graphistes

Il y a des conflits dont on ne sait trop s'il faut rire ou pleurer. En soi la guerre, c'est moche. D'ailleurs, la rédac' de Reflets, on est tous d'accord, on est contre la guerre. Cependant, il y a quand même un truc chouette dans les conflits, surtout quand il ne s'agit pas (encore) de conflits armés. Ce truc, c'est la propagande. La propagande, ça au moins c'est rigolo, ça fait pas de mort et c'est souvent un bon moyen de se détendre un peu quand on a une oreille et un oeil un peu critique.

par bluetouff

Drones américains : 5000 morts et un gros silence

Nous vivons une époque formidable. Celle de l'inversion du sens. Comme si le monde entier avait adopté la Novlangue d'Orwell. Voyez-vous, la guerre contre le terrorisme, c'est assurer la paix. Et ça passe d'autant mieux que toute cette guerre se déroule loin du pays qui l'a lancée. Personne ne la voit. Sauf ceux qui ramassent des missiles sur le coin de leur table du petit déjeuner. L'ignorance de la guerre, c'est la force des gouvernements qui la déclenchent.

par Antoine Champagne - kitetoa