Journal d'investigation en ligne et d'information‑hacking

Amesys : surveiller pour punir

Février 2011, Reflets découvre qu’une entreprise française, Amesys, à vendu à Kadhafi un système permettant de mettre sur écoute toute la population libyenne. Tout le trafic Internet est dupliqué, mis en bases de données et accessible en temps réel pour les surveillants. Aujourd’hui, l’entreprise est poursuivie à Paris pour complicité de torture.

Atos rachète Bull, et donc, Amesys

Il faut parfois prendre le temps de l’analyse. Parler de surveillance globale, c’est intéressant. Reflets le fait depuis 2011 avec par exemple l’interview sur Techtoc.tv de Thibaut Bechetoille, PDG de Qosmos. C’était bien avant les révélations Snowden. Nous avions poursuivi avec la révélation de la vente d’un système Eagle à la Libye, sujet largement traité dans la presse par la suite.

par Antoine Champagne - kitetoa

LQDN pose les bonnes questions : qui pour répondre ?

La Quadrature Du Net vient de publier aujourd'hui un article dénonçant les pratiques de collaboration du gouvernement auprès des services de renseignements anglais dans le cadre de la surveillance des communications de la population française.

par drapher

♫ Haribo c'est beau la vie, pour Guéant et Sarkozy ♪

Il y a maintenant trois ans, Reflets commençait à révéler ce qui allait devenir un feuilleton juridique à tiroirs, portant sur la vente d'armes électroniques à la Libye de Kadhafi. L'affaire était bien plus importante que ce que nous le pensions à l'époque et allait faire gicler du Flamby jusque sur les plafonds de l'Elysée. Mais devinez ce qu'on trouve entre deux morceaux de Flamby ?... des Haribo. Nous allions découvrir grâce à Owni, Mediapart, le Wall Street Journal (...

par bluetouff

Live from Dubai : le doigt tendu d'Amesys à l'arrangement de Wassenaar

Pleurez madeleines, par la grâce de Fleur Pellerin et du gouvernement tout entier, Saint François Hollande en tête, les armes numériques à usage dual ne pourront plus être exportées vers des pays fâchés avec les droits de l'Homme comme c'était le cas auparavant. Elles sont désormais soumises à l'arrangement de  Wassenaar.  Paf ! Terminé. Tremblez vendeurs d'armes numériques, votre business olé, olé, c'est fini. Sont fort les socialistes quand même. On a bien fait de leur déléguer notre pouvoir.

par Rédaction

Bull va vous mettre la sécurité dans le ... Cloud

C'est l'histoire d'une entreprise qui a vendu en 2008 un système d'écoute globale des échanges sous IP (Web, mail, réseaux sociaux, téléphones portables, satellites, etc.) à un terroriste condamné en France à perpétuité par contumace par la Cour d'Assises spéciale de Paris en 1999. Flash-back : à cette époque, Philippe Vannier, actuel patron de Bull est le patron d'une SSII d'Aix en Provence, Amesys. Il vend Eagle, un système visant à mettre sur écoute toute la population libyenne à Kadhafi.

par Antoine Champagne - kitetoa

Et le monde découvrit Cerebro, d'Amesys... heu non, d'Advanced Middle East Systems

Privacy International a compilé des documentations des sociétés de surveillance en se basant notamment sur ceux publiés par Wikileaks dans les Spyfiles ou encore ceux du BlueCabinet. Assez naturellement, notre regard s'est pas mal arrêté sur la plaquette de Cerebro, le Eagle nouveau dont nous vous avions parlé bien avant la publication des Spyfiles, en février 2013... Et encore pas mal après...

par bluetouff

MILIPOL 2013 : Advanced Middle East Systems et Nexa feront le voyage depuis Dubai-Billancourt

Le Milipol, c'est un salon assez fermé. Le salon de la sécurité intérieure des états comme il aime à se qualifier. Assez naturellement, depuis quelques années, révolution numérique oblige, de nombreux exposants proposant des solutions de guerre électronique se joignent aux marchands d'armement plus traditionnels.

par bluetouff

Amesys et Qosmos à l'honneur sur France24

France24, dans son journal télévisé d'hier revient sur les ventes d'armes électroniques à la Syrie et la Libye et surtout, sur les liens étroits entre Qosmos et Amesys qui ont tous les deux élaboré Eagle, la solution d'interception à l'échelle d'une nation développée sur mesure pour les besoins de Kadhafi. James Dunne (aka Jamesinparis) témoigne dans ce reportage très instructif. On y apprend par exemple que les locaux de Qosmos ont été mis sous haute sécurité par l'Etat (ah bon ?

par bluetouff

Reflets fait son Mea culpa : Bull-Amesys n'aide pas à pourchasser les opposants, il les aide

Coup de tonnerre ce matin à la rédaction de Reflets ! On s'est plantés. Gravement d'ailleurs. Pas un peu. Complètement. Nous qui pensions que Philippe Vannier, le patron de Bull et d'Amesys avait aidé des tyrans sanguinaires à pourchasser leurs opposants politiques... Et bien non. Pas du tout. Au contraire. Il aide les populations à relever les défis sociétaux qui se présentent devant eux. Si, si.

par Antoine Champagne - kitetoa

Dites donc, chers représentants, vous n'avez pas honte ?

Combien de fois avons-nous remis l'ouvrage sur le métier ? Des centaines de fois ? N'avons nous pas prouvé à quel point Amesys et Bull s'étaient compromis au delà de l'acceptable sur un plan moral, éthique et légal en vendant ses produits d'écoute globale des réseaux IP à des dictateurs ou des Etats policiers, sachant pertinemment qu'il seraient employés pour traquer, arrêter et torturer des opposants politiques ?

par Antoine Champagne - kitetoa

Amesys : Reflets.info invite Laurent Fabius à aller au delà des mots

Pour cette journée mondiale de la liberté de la presse, le ministre des affaires étrangères a tenu à glisser aux journalistes et au public quelques mots. Extraits : En cette journée mondiale de la liberté de la presse, je rends hommage à tous les journalistes qui, dans le monde, œuvrent au nom du devoir d’information et de vérité, parfois au péril de leur vie.

par Antoine Champagne - kitetoa

On aimerait tant pouvoir croire les démocraties...

Les abominations du régime syrien sont patentes. Des mois et des mois de répression sanglante. Reflets qui a collaboré avec Telecomix pour l'OPSyria sait de quoi il retourne. La semaine dernière, les Etats-Unis annonçaient que Bachar El Assad avait sans doute utilisé des armes chimiques contre son peuple, ce qui pourrait "changer la donne". Avec quelques réserves (il faudra une enquête poussée pour le prouver).

par Antoine Champagne - kitetoa

François Hollande, Pop-Corn, le #Maroc et Amesys

Notre bon président est donc en ce moment même au Maroc. Certains journalistes parlent de choses qui fâchent. Ils se demandent s'il parlera des Droits de l'Homme, bafoués comme il se doit dans ce pays, pas tout à fait une dictature, mais pas loin, pour le moins un Etat policier ? Réponse en fin de séjour. Ce qui est certain, c'est qu'il ne parlera pas du projet Pop Corn d'Amesys. Et pourtant, il y a tant à dire.

par Antoine Champagne - kitetoa

Allo ?! Bercy ? ah non... #Spavou ?!

Nous vous racontons depuis quelques jours l'histoire d'un mec d'une nébuleuse de sociétés franco-luxembourgeoise et néo-franco-luxembouro-arabe dont la particularité est d'être l'un des leaders mondiaux de la surveillance de masse. Elle est tellement leader d'un truc ultra massif qu'elle a même pris le contrôle, via Crescendo Industries, de notre géant à nous de l'informatique ouverte mais pas trop, j'ai nommé Bull, les architects of an open world.

par bluetouff

EAGLE et le sombre tour de passe-passe d'Amesys

Quoi de plus cynique qu'un marchand d'armes ? Un marchand d'armes électroniques... On savait qu'Amesys comptait en son sein de grands comiques. On se doutait aussi que nos grands comiques n'allaient pas passer une annonce sur le Bon Coin pour refourguer Eagle. Nous connaissons depuis un petit moment le nom du mystérieux acquéreur supposé d'Eagle.

par bluetouff

#Onsavépa® : le Amesys nouveau est arrivé

Vous connaissiez déjà le Spanou® d'Amesys devenu culte dans nos pages et repris depuis hier par notre ami Aziz Ridouan au sujet du dossier Amesys. Mais qu'arrive t-il donc à tout ce petit monde qui semble pris d'un mal bien étrange ? Au moins au Quai d'Orsay, la réponse est claire "on ne commente pas", c'est d'ailleurs le seule commentaire officiel qui sortira : "on ne commente pas". Chez Amesys le problème, c'est qu'ils sont bien obligés de commenter...

par bluetouff

Amesys : enquête sur la mise sur écoute de 5 millions de terroristes pédophiles libyens

C'est une surprise. Une bonne surprise. Ce n'est certes pas encore une victoire, mais la justice va peut-être pouvoir faire son travail. Nous apprenons aujourd'hui par le biais d'un communiqué de presse de la FIDH, repris par le Figaro, que la cour d'appel de Paris a ordonné la poursuite de l'enquête pour complicité de torture en Libye  à l'encontre d'Amesys, filiale du groupe Bull. La plainte conjointe de la FIDH et de la LDH date d'octobre 2011.

par bluetouff

Amesys : l'étonnante prise de contrôle de Bull

La plainte de la FIDH qui est à l'origine de l'ouverture d'une information judiciaire visant Amesys pour  complicité d'actes de torture replace Bull sous les feux de la rampe.

par Antoine Champagne - kitetoa

Anonymous se ligue contre Amesys-Bull

Rejoignant les appels d'Anonymous Tunisia - la branche la plus virulente d'Anonymous sur le territoire tunisien -, le collectif Anonymous Francophone se joint à l'operation Revolution404 et dénonce, dans la foulée de OpBull - l'obscurité qui entoure les usages faits des technologies de surveillance.

par Fabrice Epelboin

Richard Stallman met les pieds dans la société de la surveillance

Faire une intrusion informatique "in real life", c'est le concept d'une 'intervention artistique' à laquelle s'est livré Richard Stallman lundi à Tunis, dans les locaux de Bull/Amesys. Un petit 'happening' LULZ imaginé autour d'un barbecue dans les hauteurs de Sidi Bou Said - au sein d'un hackerspace - et exécuté le lendemain, au siège social de Bull, à Tunis, où Stallman incarnait Saint IGNUcius de l'église des Emacs.

par Fabrice Epelboin