Journal d'investigation en ligne
par bluetouff

Allo ?! Bercy ? ah non... #Spavou ?!

Nous vous racontons depuis quelques jours l'histoire d'un mec d'une nébuleuse de sociétés franco-luxembourgeoise et néo-franco-luxembouro-arabe dont la particularité est d'être l'un des leaders mondiaux de la surveillance de masse. Elle est tellement leader d'un truc ultra massif qu'elle a même pris le contrôle, via Crescendo Industries, de notre géant à nous de l'informatique ouverte mais pas trop, j'ai nommé Bull, les architects of an open world.

Nous vous racontons depuis quelques jours l'histoire d'un mec d'une nébuleuse de sociétés franco-luxembourgeoise et néo-franco-luxembouro-arabe dont la particularité est d'être l'un des leaders mondiaux de la surveillance de masse. Elle est tellement leader d'un truc ultra massif qu'elle a même pris le contrôle, via Crescendo Industries, de notre géant à nous de l'informatique ouverte mais pas trop, j'ai nommé Bull, les architects of an open world.

Certes, ce n'est pas la première fois qu'un petit acteur en croque un gros. Mais là nous avons encore une ou deux particularités assez singulières. La première c'est que Crescendo est elle même détenue par le directoire, ou l'ex-directoire d'Amesys, comme l'ensemble des structures qui y ont des participations. Pourquoi ex ? C'est là toute la question, mais plus on épluche certains documents financiers, plus on est en train de se demander s'il n'y a pas là une liquidation déguisée pour voir pousser un clone à Dubai des activités qui embarrassent tant Amesys en France. Un clone ... Advanced Middle East Systems.

Le grand ménage a débuté peu après nos révélations, Eagle a mauvaise presse, vu qu'il a un peu servi a traquer, arrêter et torturer des opposants politiques. Opposants que la France s'est empressée d'aller "libérer" du despote Kadhafi en lui bombardant un peu de droits de l'homme partout dans sa tronche. Mais nos militaires n'ont malheureusement pas pu tout nettoyer... il restait la prison de Monsieur Abdallah qu'une journaliste du Wall Street Journal a malencontreusement visitée, finissant par y découvrir toutes les preuves de l'implication d'Amesys dans la mise en place des grandes oreilles libyennes. Et chez Amesys, le grand ménage, ça a commencé par le site web où toutes les brochures ont disparues, puis il y a eu le grand nettoyage de Facebook. Puis vint ensuite la grande valse du personnel, mutations, départ de dirigeants pour créer d'autres structures, en vue bien évidemment d'une fausse liquidation d'Eagle... c'est là que ça devient intéressant.

Comme tout ceci est un peu compliqué, voici un petit schéma pour tenter de nous y retrouver :

Il fallait larguer Eagle, s'en débarrasser, mais pas trop quand même. Puis on ne peut pas lâcher un tel bébé, il est encombrant. Il fallait que le repreneur puisse assurer une maintenance technique des contrats en cours, les autorités marocaines auront elles aussi surement besoin d'une assistance technique. Un Eagle, ça ne se vend pas comme une paire de chaussures, il faut donc des ingénieurs compétents pour le déployer et le maintenir, bref on le met pas dans n'importe quelles mains. La cession d'Eagle s'est accompagnée d'un rebranding. Eagle n'est plus, appelez le Cerebro®, du nom du XMen.

Advanced Middle East Systems can hear you

Le cynisme d'Amesys n'aura probablement pas échappé à Bercy, ce quoi qu'en dise monsieur Ridouan qui se lavait les mains il y a peu de ce dossier qui selon lui concerne le ministère de la Défense. L'auto-cession d'Eagle  de Cerebro d'Amesys à Advanced Middle East Systems, il faut bien comprendre que c'est un bout de Bull (dont l'Etat est actionnaire), qui est revendu à une sombre structure aux Emirats Arabes Unis, dont la "petite particularité" est d'être une arme électronique d'écoute massive... genre le truc un poil stratégique. Donc il est bien gentil l'ami Ridouan quand il passe la patate chaude à la grande muette en nous qualifiant de trolleurs, mais il va bien falloir que Bercy nous explique comment il a bien pu entériner ce tour de passe-passe odieux.

Les #spanou® les #onsavépa®, ça va bien deux minutes, non seulement Bercy est parfaitement au courant de cette "cession", mais en plus de ça il a certainement donné son avis sur la question, le dossier est bien trop sensible pour ne pas avoir fait l'objet d'un arbitrage ministériel.

 

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