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par Antoine Champagne - kitetoa

Atos rachète Bull, et donc, Amesys

Il faut parfois prendre le temps de l’analyse. Parler de surveillance globale, c’est intéressant. Reflets le fait depuis 2011 avec par exemple l’interview sur Techtoc.tv de Thibaut Bechetoille, PDG de Qosmos. C’était bien avant les révélations Snowden. Nous avions poursuivi avec la révélation de la vente d’un système Eagle à la Libye, sujet largement traité dans la presse par la suite.

Il faut parfois prendre le temps de l’analyse. Parler de surveillance globale, c’est intéressant. Reflets le fait depuis 2011 avec par exemple l’interview sur Techtoc.tv de Thibaut Bechetoille, PDG de Qosmos. C’était bien avant les révélations Snowden. Nous avions poursuivi avec la révélation de la vente d’un système Eagle à la Libye, sujet largement traité dans la presse par la suite. Les récents articles réalisés en partenariat avec Mediapart sur Qosmos donnent une vision plus large de ce qu’est ce marché français de la surveillance globale, du DPI, cette technologie au cœur des systèmes d’écoute de la NSA révélés par les documents d’Edward Snowden. La série entamée sur Qosmos montre également les liens très étroits entre ce secteur et celui du renseignement d’Etat. La DGSE et Qosmos sont étroitement liés, notamment via une « business unit », la BUK. Maintenant prenons un peu de recul. Nos articles ou ceux de Glenn Greenwald ont-il changé quelque chose ? Une question pas inintéressante au moment où Atos annonce le rachat de Bull.

Bien entendu, le grand public a désormais une meilleure vision de ce qu’est la surveillance globale. Pour autant, les politiques se sont-ils emparés de ce sujet ? Ont-il forcé les entreprises et les gouvernements à stopper ce mouvement de construction d’une société panoptique ? Les entreprises publiques on-t-elles mis un terme à leurs relations commerciales avec ces sociétés spécialisées dans l’écoute ? la BUK a-t-elle été dissoute chez...