Journal d'investigation en ligne et d'information‑hacking

Deep Packet Inspection : une technologie mortelle

Avant Snowden et le développement du chiffrement, le DPI était la technologie ultime pour mettre sur écoute le trafic Internet. Cette technologie permet de dupliquer les emails, données de navigation, discussions en temps réel, etc. La vie privée des internautes est réduite à néant.

Richard Stallman puts a foot in a surveillance society

by Fabrice Epelboin To intrude into a computer “in real life”: this is the conceptual artistic intervention into which Richard Stallman has indulged himself last Monday, in the premises of Bull/Amesys in Tunis. We have cooked up this little LULZ “happening” during a barbecue party, in the highlands of Sidi Bou Said - in a hackerspace -, and we have gone through with it the next day, at Bull's headquarters in Tunis, where Stallman embodied Saint IGNUcius of the church of Emacs.

par BaN

Amis geeks : Amesys vous invite à boire un coup

Vous vous souvenez peut-être qu'il y a quelques temps, Bull lançait une jolie maskirovska en annonçant la vente de son activité Eagle au sein d'Amesys. L'idée étant de se débarrasser d'un facteur négatif en termes d'image après les révélations de Reflets, d'Owni, du Wall Street Journal sur le business pas joli-joli d'Amesys dans des dictatures et des Etats policiers. Notamment en Libye, mais aussi à Doha, au Maroc, etc.

par Antoine Champagne - kitetoa

Nicolas Sarkozy : Il est beau, il est beau mon DPI que j'ai testé en Libye

Chassez le naturel, il revient au galop : un fait divers = une loi (de préférence bien démago et qui répond complètement à côté du problème). Nicolas Sarkozy ne pouvait pas laisser le temps au pays de se remettre de l'horreur qui a déferlé ces derniers jours. Quelques heures après la mort du tueur fou, il propose de punir pénalement les gens qui consulteront "des sites internet qui font l'apologie du terrorisme et de la violence". En voilà une idée qu'elle est bonne.

par Rédaction

Saint Gérard Longuet, son nez rouge, son chapeau pointu et l'#AmesysGate

A écouter les ministres et le grand patron, Nicolas Sarkozy, sur l'AmesysGate, il semble que nous ayons une troupe de clowns avec de gros nez rouges qui crient très fort : "boooooonnnnjouuuur les petits neeeennnnffffannnnts, qquiii c'est quiii va vous faireeeeuuu riiiiireuuuu??? C'est nouuuuuusss"... Les réponses aux questions des députés de droite comme de gauche sur ce sujet sont un must. Des trucs à encadrer et à garder pour plus tard. Première posture : silence.

par Antoine Champagne - kitetoa

Abdallah Senoussi, le "client" d'Amesys arrêté

Abdallah Senoussi a été arrêté la nuit dernière à Nouakchott en Mauritanie. Ancien chef des renseignements militaires Libyens, Abdallah Senoussi était réputé être le deuxième homme le plus dangereux du pays. Condamné par contumace en France pour son rôle dans l'attentat du DC10 qui avait couté la vie à 170 personnes, comme le révélait le reportage de Paul Moreira diffusé cette semaine sur Canal+, il était aussi le client privilégié d'Amesys, le donneur d'ordre, le chef de projet  côté libyen.

par bluetouff

Amesys, Qosmos, la Libye, et le mystérieux vendeur de routeurs

Dans le document audio que nous avons publié hier soir, il y a quand même pas mal de choses qui ont éveillé notre curiosité. Eric Horlait est venu s'expliquer devant les chercheurs du LIP6, dont la société Qosmos est une émanation assez directe. Les chercheurs s'interrogeaient sur la présence en Libye de documentations commerciales d'Amesys contenant des correspondances privées des chercheurs du laboratoire.

par bluetouff

#Amesys : Qosmos invité malgré lui chez Kadhafi, les explications d'Eric Horlait

Quand Eric Horlait de l'université Pierre et Marie Curie vient expliquer au LIP6, dont il est l'ancien directeur, comment les contenus des correspondances de scientifiques se sont retrouvés dans une proposition commerciale d'Amesys en Libye, on apprend beaucoup, beaucoup de choses. Vous allez découvrir dans cet enregistrement, fait de façon clandestine, très récemment lors d'une réunion de crise, pas mal d'éléments intéressants. L'affaire remonte à 2004.

par bluetouff

#AmesysGate : un vide juridique... de leur fenêtre

Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage... Nous avons déjà passé en revue tous les textes qui s'appliquent à la vente de Eagle mais il semble qu'il soit nécessaire d'y revenir tant les adeptes du juridisme de salon sont légion. Certains parce que cela les arrange, d'autres parce qu'ils n'ont pas les clefs nécessaires pour comprendre.

par Rédaction

#Amesys : #LesDix qui font les 0,5%

Depuis un an, Reflets a pas mal disserté sur Amesys et ses différents marchés. L'installation d'un système d'écoute globale de la population en Libye, bien entendu, mais aussi au Maroc où Amesys a vendu une installation qui coûte, à l'achat par ServiWare, la filiale de Bull, quelque 2 millions de dollars. Tout ça pour chasser les pédophiles, comme l'a indiqué le directeur commercial d'Amesys lors d'une interview télévisée.

par Rédaction

Bull en Tunisie ?... on va vous montrer

Reflets vous avait brièvement parlé de matériel de surveillance Bull en Tunisie. Nous nous sommes dit que nous pouvions certainement faire plus efficace, plus bref, moins chiant à lire, et avec un beau dessin . Du coup, aujourd'hui, on vous explique où il se trouve.

par bluetouff

#BullAmesysGate : quand le petit poucet Reflets se voit remercié par le géant américain

Comme le disait Bluetouff, "ce soir sur Canal+ sera diffusé pour  la première fois le reportage de Paul Moreira, résultat d’une investigation menée sur l’affaire I2E/Amesys/Bull concernant la vente d’armes numériques en Libye, à un terroriste notoire, monsieur  Senoussi, chef des services de renseignement de Kadhafi". Il n'est pas inutile à ce stade d'expliquer à nos lecteurs pourquoi et comment l'affaire Bull/Amesys a fait la Une de la presse en France et ailleurs dans le monde.

par Antoine Champagne - kitetoa

Un Eagle d'Amesys en France... Mais pour quoi faire ?

Amesys, la Libye, le Maroc, le Qatar, tout ça, c'est très intéressant, mais en France... Existe-t-il un Eagle© en France ? La question a peut-être été posée par Paul Moreira dans son reportage et la réponse officielle tombera peut-être demain lors de la diffusion. Ce sera la surprise. En attendant, Reflets va apporter sa pierre à l'édifice. Selon l'article du Figaro concernant la Libye, il existerait un Eagle en France. Bien entendu, seul le journaliste du Figaro pourrait prouver cela.

par Antoine Champagne - kitetoa

Amesys : vendeur d'armes numériques décomplexé

Demain soir, Canal Plus diffusera un reportage de Paul Moreira sur les vendeurs d'armes numériques. Quelques extraits ont été mis en ligne. retenons pour l'instant celui qui diffuse la parole officielle d'Amesys. Vous vous attendiez à des excuses ? Vous allez en avoir. L'étonnant "directeur commercial" d'Amesys, Bruno Samtmann, récidive. Dans sa première apparition publique, il expliquait à une journaliste télé que le "logiciel" Eagle© servait à traquer les terroristes et les pédophiles.

Édito
par Antoine Champagne - kitetoa

Elève Reflets: vous auriez mieux fait d'écouter en cours de maths !

C'est ça d'avoir rêvé, d'avoir eu le nez pointé vers les nuages, à travers la fenêtre en cours de maths... On se plante sur les chiffres, on n'y comprend pas grand chose et parfois, même, en utilisant une calculette, on se plante. Mais tout de même... Reflets a dégainé un peu vite hier en titrant que Bull revendait Amesys.

par Rédaction

Bull annonce la vente d'Amesys : une bien belle opération

Elle n'est pas belle la vie ? Imaginez que vous soyez le patron d'une petite entreprise, une sorte de start up améliorée. Prometteuse, un peu le truc avec des geeks dans un garage. Et voilà t'y pas que par magie, vous vous retrouvez patron de Bull, un mastodonte de l'informatique, la vitrine française dans ce domaine. C'est exactement ce qui est arrivé à Philippe Vannier. Il était à la tête d'Amesys et par l'opération du saint-esprit, le voilà patron de Bull.

par Rédaction

#OpSyria S04E02 : The Iron Strike investigation, now open for fun and profit

Greetings, Hackers and Freedom fighters. By the end of the Season 3 of #OpSyria, Telecomix, FHIMT and Reflets published 54Go of Syrian Censorship logs. The Season 4 is called "The Iron Strike", or how to strike the FastIron Cache of the syrian's Net censorship infrastructure.

par bluetouff

Mouvement du 20 février au Maroc : bientôt tous fichés grâce à Amesys et au gouvernement français ?

Eh, président du peuple, tu t’es vu quand tu autorises la vente de matériel Amesys ? Par ce que in fine, c'est de cela qu'il s'agit. Le gouvernement français autorise, formellement ou en détournant le regard, la vente d'armes numériques à des pays dictatoriaux ou à des régimes policiers. La différence entre les deux types de système est faible car en bout de course, le policier qui interroge le suspect lui fait à peu près aussi mal. La douleur est là. Le saviez-vous ?

par Antoine Champagne - kitetoa

#OpSyria S04E01 : The Iron Strike

Aujourd'hui est un jour très spécial, c'est le jour où Qosmos présente à San Francisco sa formidable technologie de surveillance, avec une grande nouveauté, les sondes DeepFlow®☠. Encore une technologie duale, présentée pour vous assurer "de la sécurité" et que Qosmos n'aura, une fois de plus, probablement aucun scrupule à vendre à des fins de surveillance, parfois à des régimes autoritaires, ou des régimes notoirement violents, comme celui de Bachar El Assad.

par bluetouff

#Amesys : business as usual

Il ne s'est rien passé. Rien du tout. Non, un petit site du fin fond du Web n'a pas découvert qu'une société française, filiale de Bull avait vendu un système d'écoute global de la population libyenne. Non, ce n'est jamais arrivé. Cette découverte n'a jamais été relayée et approfondie par Owni.  Ni reprise par toute la presse et toutes les TéVés.   Le Wall Street Journal n'a jamais découvert un centre d'écoute de toute la population à Tripoli.

par Antoine Champagne - kitetoa

Google Screenwise might use Deep Packet Inspection, by QOSMOS

The recent announce of Google about his Screenwise panel raised various reactions, and many privacy questions. Screenwise lets users who decided to join, share their browsing data with Google. Google will pay for this (Up to $25 in gift cards.). Screenwise panelists are invited to use Google Chrome and the Screenwise plugin for Chrome. This plugin will collect their browsing data, as a keylogger does. Google intends to improve its services and products by analyzing user's way to browse the web.

par bluetouff