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Dossier : Amesys : 10 ans, 3 mois et 4 mises en examen

Le début de nos révélations sur Amesys, qui a -entre autres- vendu des outils d'interceptions massives du trafic internet libyen à Kadhafi, remonte au 22 février 2010. Le début d'une très longue saga. Le 22 juin 2021, ont été annoncées quatre mises en examens de patrons historiques de cette entreprise pour « complicité d’actes de tortures ». Voici quelques articles qui ont fait date dans la Saga Amesys sur Reflets.

Reflets dévoile la proposition technique et commerciale du projet Popcorn

La solution d'Amesys, devenue Nexa Technologies a bien été vendue au Maroc

En mai 2015, nos révélations sur le projet Popcorn au Maroc avait déclenché une enquête de la part du ministère de l'Intérieur qui niait la relation commerciale avec Amesys/Nexa. Le document que nous publions aujourd'hui devrait définitivement lever les doutes.

Dossier
par Antoine Champagne - kitetoa

Surprise : la Commission européenne cliente de Nexa Technologies en 2015

L'entreprise (ex-Amesys) était pourtant déjà visée par une enquête pour complicité de torture

La Commission européenne, qui prônait plus de démocratie en réaction au Printemps arabe, a retenu Nexa Technologies sur un appel d'offres en 2015. Date à laquelle la société faisait déjà l'objet d'une information judiciaire devant le pôle spécialisé dans les crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide au tribunal à Paris.

Dossier
par Antoine Champagne - kitetoa

Dans les coulisses de la signature du contrat Amesys en Libye

Quand les anciens patrons racontaient aux enquêteurs leur version des faits...

Les auditions de Philippe Vannier et de Stéphane Salies en 2017 confirment ce que nous écrivions au fil des ans sur Amesys et nous apprennent quelques détails. La justice se hâte très lentement, dans cette affaire d'écoute massive d'Internet ayant amenée à la torture d'opposants au colonel Kadhafi.

Dossier
par Antoine Champagne - kitetoa

Amesys à Milipol : "on vit dans la peur"

Advanced Middle East Systems (Amesys) a la trouille. La trouille que des journalistes viennent les voir. Ça n'a pas manqué...

Que dit Amesys à un prospect sur le salon Milipol ? A peu près tout. Que dit Amesys à un journaliste ? Rien. Pourquoi ? Parce que chez Amesys, on est attaqués par les défenseurs d'Internet, par la presse, cette méchante. Bilan, chez Amesys, on vit dans la peur.

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par Antoine Champagne - kitetoa

Pour la plupart des développeurs d'Eagle, ni débat, ni cas de conscience

Business is business...

Mais qu'est-ce qui peut bien motiver des développeur à coder des armes numériques ? En tout cas, le sujet n'a pas provoqué de discussions en interne.

Dossier
par Rédaction

Qatar : les Fingers de Mr Qatbury

Webmails, forums, vidéos postées sur Youtube : des cibles précises

L'installation d'un système d'interception massif au Qatar s'est déroulé en trois phases. Le DPI made in France vise les opposants au régime.

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par Rédaction

Maroc : le Popcorn a explosé sous François Hollande

Rien n'est trop beau pour "Notre ami le roi" du Maroc

Le président Hollande et Fleur Pellerin ont enfumé tout le monde avec l'ajout des outils de surveillance massive à double usage à l'Arrangement de Wassenaar. Dans le même temps, Amesys fournissait un upgrade conséquent de son système au Maroc

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par Rédaction

Maroc : Popcorn, le projet qui n'existait pas

Moralité, ne jamais croire un pays fâché avec les droits de l'homme

Le Maroc affirmait en 2015 qu'Amesys n'avait jamais rien déployé sur son territoire et s'en prenait sur un plan judiciaire à ceux qui l'affirmaient. Surprise, voici les détails du projet Popcorn que nous avions déjà longuement abordé dans nos colonnes.

Dossier
par Rédaction

AMES, Nexa : bienvenue sur la planète Salies

Elle est là, hop, elle n'est plus là... Où est donc passée Amesys ?

Changement de nom, exfiltration des activités sensibles à Dubaï, la vie trépidante des sociétés gérées par Stéphane Salies...

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par Rédaction

La liste des clients de Nexa/Amesys s'allonge

De la DCRI à la Belgique en passant par la Turquie

On trouve de tout dans la liste des clients établie en 2016 par Amesys. Quelques noms déjà connus, mais aussi des nouveaux, souvent surprenants.

Dossier
par Rédaction

Armes de surveillance de masse françaises

Révélations sur les coulisses d'un commerce mortifère

Dans les jours à venir, Reflets.info va dévoiler les coulisses des ventes d'armes de surveillance massive à travers le monde effectuées par une entreprise française : Nexa Technologies. Ces produits permettant d'intercepter les communications d'un pays entier sont un commerce mortifère.

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par Rédaction

Thierry Breton et l'asile politique de Philippe Vannier

S'il y a bien un patron d'entreprise qui a été carbonisé par la presse, c'est bien Philippe Vannier. Rassurons-nous, le patron d'Amesys, puis de Bull, l'homme qui a organisé la vente de systèmes d'écoutes massives à des pays fâchés avec les droits de l'homme, n'est absolument pas carbonisé auprès des autres patrons d'entreprises et des services de renseignement français.

Dossier
par Antoine Champagne - kitetoa

Amesys : le ministère de la défense marocain menace de poursuites journalistes et ONG

PopCorn, c'est le nom d'un projet Eagle, au Maroc. Il n'est pas dans notre habitude de publier des preuves de sujets que nous avançons, tout particulièrement quand ces preuves font l'objet d'examen dans une procédure en cours. L'existence du projet PopCorn ne fait aucun doute, nous travaillons sur ce sujet depuis le 2 février 2011, plus de quatre années durant lesquelles nous avons accumulé des preuves que nous tenons bien évidemment à la disposition de la justice...

Dossier
par Rédaction

Géopolitique des câbles et migrations fantômes des armes numériques

Qu'on se le dise, les produits Qosmos n'ont jamais été opérationnels en Syrie ! Thibaut Bechetoille, le patron de la société française le répète à l'envie. Devant la presse, devant les enquêteurs ou les juges qui planchent sur une éventuelle complicité de torture et de crimes contre l'Humanité. Oui, Qosmos a bien participé à un projet d'installation d'un système de surveillance globale en Syrie via le projet ASFADOR, mais non, ses sondes DPI n'ont jamais été opérationnelles.

Dossier
par Antoine Champagne - kitetoa

Dis, Reflets, pourquoi c'est dangereux le DPI ? Tu me fais un dessin ?

Certains pensent que Reflets fait une fixette sur le Deep Packet Inspection, cette technologie permettant de mettre sur écoute tout un pays d'un coup de baguette magique et que le France vend si bien à des dictatures et des Etats policiers. C'est possible. Mais il y a une raison à cela. Amesys a bêta-testé son outil en Libye. Qosmos aurait bien voulu le faire en Syrie. Les deux entreprises ont développé leurs outils avec les fonds récoltés sur la vente à la Libye et la Syrie, respectivement.

Dossier
par Antoine Champagne - kitetoa

Les écoutes massives ? C'est politique mon bon monsieur

Mais pourquoi revenir sans cesse sur les écoutes massives à l'échelle planétaire mises en place par des gouvernements "démocratiques" ? N'y a-t-il pas des choses plus importantes ? Le chômage, la faim dans le monde, la guerre ? Si, bien sûr. Pour autant, les écoutes massives décrites par les documents d'Edward Snowden ne doivent pas être négligées.

Dossier
par Antoine Champagne - kitetoa

Et le monde découvrit Cerebro, d'Amesys... heu non, d'Advanced Middle East Systems

Privacy International a compilé des documentations des sociétés de surveillance en se basant notamment sur ceux publiés par Wikileaks dans les Spyfiles ou encore ceux du BlueCabinet. Assez naturellement, notre regard s'est pas mal arrêté sur la plaquette de Cerebro, le Eagle nouveau dont nous vous avions parlé bien avant la publication des Spyfiles, en février 2013... Et encore pas mal après...

Dossier
par bluetouff

Expliquez-nous ça monsieur Hollande...

Plus de deux ans que Reflets expose sa théorie abracadabrantesque selon laquelle la France s'est dotée d'une infrastructure lui permettant d'écouter une partie de l'Afrique, mais aussi, n'importe qui dans le monde, en délocalisant ses écoutes, ce qui évite le contrôle tatillon d'un juge, d'une commission ad hoc, bref, les restrictions ennuyeuses posées par un Etat démocratique. Deux ans... Et personne jusqu'ici pour nous suivre dans notre indignation. Personne ou presque.

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par Antoine Champagne - kitetoa

Petit retour sur la cession fantoche d'Eagle par Amesys Bull à Advanced Middle East Systems (AMESys)

Parmi les nombreuses questions que nous nous posons encore chez Reflets sur le dossier Amesys, il y en a une que nous n'avons pas beaucoup abordé. Il s'agit de la cession d'Eagle, le logiciel de surveillance global développé par Amesys (I2E à l'époque), qui a été cédé à Advanced Middle East Systems une émanation directe d'Amesys. Il y a comme quelques petits incohérences dans les divers sons de cloches émanant tantôt de Bull tantôt de Bercy, tantôt de Matignon, sur cette "cession" guignolesque.

Dossier
par bluetouff

Amesys, DGSE, DRM, et si...

Le 16 juin 2012, Reflets évoquait un projet Eagle en France. Il porte en interne, chez Amesys, le petit nom suivant : EAGDLP1101. Aucun journal n'a repris cette information. Lorsque des députés ont posé des questions aux gouvernements, Fillon ou Ayrault, les réponses ont été les mêmes : circulez, il n'y a rien à voir. C'est fort dommage.

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par Antoine Champagne - kitetoa