Journal d'investigation en ligne et d'information‑hacking

Amesys : surveiller pour punir

Février 2011, Reflets découvre qu’une entreprise française, Amesys, à vendu à Kadhafi un système permettant de mettre sur écoute toute la population libyenne. Tout le trafic Internet est dupliqué, mis en bases de données et accessible en temps réel pour les surveillants. Aujourd’hui, l’entreprise est poursuivie à Paris pour complicité de torture.

Amesys à Milipol : "on vit dans la peur"

Advanced Middle East Systems (Amesys) a la trouille. La trouille que des journalistes viennent les voir. Ça n'a pas manqué...

Que dit Amesys à un prospect sur le salon Milipol ? A peu près tout. Que dit Amesys à un journaliste ? Rien. Pourquoi ? Parce que chez Amesys, on est attaqués par les défenseurs d'Internet, par la presse, cette méchante. Bilan, chez Amesys, on vit dans la peur.

par Antoine Champagne - kitetoa

Pour la plupart des développeurs d'Eagle, ni débat, ni cas de conscience

Lorsque Bull décide, AmesysGate oblige, de se défaire de son activité Eagle, le groupe publie un communiqué minimisant l'importance de cette "branche". En clair, cela représentait "0,5%" du chiffre d'affaires et environ une "dizaine de personnes". Nous nous étions longuement interrogés sur les motivations de cette dizaine de personnes. En effet, lorsque l'on travaille sur Eagle (devenu plus tard Cerebro), il faut une sacrée motivation.

par Rédaction

Qatar : les Fingers de Mr Qatbury

Dès 2007, Amesys déploie pour le State Security Bureau qatari (SSB) les deux premières phases de mise en œuvre de sa solution d'interception des communications, Eagle. Pour le client "Finger" (le Qatar), le déploiement s'est déroulé en trois phases, « Qatburry 1 », « Qatburry 2 et « Qatburry 3 ».

par Rédaction

Maroc : le Popcorn a explosé sous François Hollande

Le 8 mai 2015, quelques médias marocains évoquaient une plainte du ministère de l'Intérieur qui allait être déposée afin d'identifier et punir plusieurs militants et journalistes. Ceux-ci avaient déclaré que le Maroc avait acheté un Eagle à Amesys. Cette information, Reflets.info l'avait publiée le 30 novembre 2011 . Nous étions donc passablement surpris de voir le ministère de l'Intérieur marocain porter plainte pour la diffusion d'une information parfaitement véridique.

par Rédaction

Maroc : Popcorn, le projet qui n'existait pas

En Mai 2015, le ministère de l'Intérieur marocain a porté plainte contre des journalistes et des opposants qui avaient évoqué un achat par le Royaume d'un Eagle d'Amesys, un projet baptisé Popcorn. Selon le ministère, tout cela n'était que menteries. Pourtant, dès la fin de l'année 2011, nous avions déjà évoqué « Popcorn » dans nos colonnes.

par Rédaction

AMES, Nexa : bienvenue sur la planète Salies

« Difficile de suivre précisément la route prise par Eagle. Le système d'Amesys est cédé à Nexa Technologies. Une cession déguisée pour certains, pour exfiltrer la société à Dubaï. » C'est ainsi que France Inter évoquait Amesys « nouvelle formule ». Reflets.info avait pourtant documenté la « disparition » d'Amesys, et sa résurrection sous la forme d'une entité bicéphale Nexa Technologies (France) et Advanced Middle East Systems (AMES - Emirats Arabes Unis). Reflets.

par Rédaction

La liste des clients de Nexa/Amesys s'allonge : de la DCRI à la Belgique en passant par la Turquie

Nos investigations, comme celles de Jean-Marc Manach ou d'Olivier Tesquet de Télérama avaient déjà permis de dresser une liste conséquente de clients d'Amesys, entreprise qui avait muté en Bull, puis en Nexa. Initialement, Reflets dénichait le projet Candy (bonbon en français) en Libye, qui sera suivi de Finger (deux doigts coupe-faim pour la capitale Doha) au Qatar, PopCorn au Maroc, Crocodile (le bonbon Haribo) au Gabon, Kinder en Arabie saoudite, Miko (les glaces) au Kazakhstan.

par Rédaction

Armes de surveillance de masse françaises : révélations sur les coulisses d'un commerce mortifère

Dans les jours à venir, Reflets.info va dévoiler les coulisses des ventes d'armes de surveillance massive à travers le monde effectuées par une entreprise française : Nexa Technologies. Ces produits permettant d'intercepter les communications d'un pays entier sont un commerce mortifère.

par Rédaction

Abdel Fattah al-Sissi : Emmanuel Macron jette une pelletée de terre sur la tombe de la démocratie

Le monsieur en costard gris à derrière Saadi Kadhafi était à l'époque le responsable export Rafale pour la Libye. Il s'agit d'un ancien colonel de l'armée de l'air, Alain Martel Il est aussi l'acheteur d'un très beau joujou que nos lecteurs connaissent très bien, avec l'aval de la France : Cerebro. C'est le grand frère du Eagle d'Amesys. Produit par les mêmes, vendu par les mêmes, avec le même appui des autorités françaises. Tout va bien.

par Antoine Champagne - kitetoa

Technologies à double usage : Bercy à l'origine de l'impunité d'Amesys

Vous n'avez probablement pas pu rater l'enquête publiée par Telerama qui marque le premier épisode d'une nouvelle saison de la Saga Amesys, également prolongée sur ces pages par le sort des 10, et l'asile politique de Philippe Vannier .

par bluetouff

Thierry Breton et l'asile politique de Philippe Vannier

S'il y a bien un patron d'entreprise qui a été carbonisé par la presse, c'est bien Philippe Vannier. Rassurons-nous, le patron d'Amesys, puis de Bull, l'homme qui a organisé la vente de systèmes d'écoutes massives à des pays fâchés avec les droits de l'homme, n'est absolument pas carbonisé auprès des autres patrons d'entreprises et des services de renseignement français.

par Antoine Champagne - kitetoa

Amesys : #LesDix passés à la question confirment l'implication de Philippe Vannier

Amesys est une véritable Saga sur Reflets. Le 22 février 2011, Bluetouff lance l'affaire sur Reflets avec un tweet et un court article titré "Probablement pas …" puis présente le fameux Eagle (GLINT) d'Amesys dans un article du 31 mai 2011 titré "Deep Packet Inspection : « il suffit de mettre des gros ordinateurs… les chinois l’ont bien fait » J.Myard". En juin 2011, Olivier Tesquet publie sur Owni le nom de l'entreprise dont nous parlions alors : Amesys.

par Antoine Champagne - kitetoa

Petit précis d'Amesys à l'usage de Bernard Cazeneuve

(Note : faites clic-clic sur les liens pour bien comprendre toutes les implications de cet article) Notre ministre de l'intérieur, Bernard Cazeneuve, est le champion du « pas de failles ». Pas de failles, ni dans la lutte anti-terroriste, ni dans la mise en place du fichier monstre TES.

par Antoine Champagne - kitetoa

Le nouvel âge de l'algopolitique… et ses outils

Nous sommes entrés dans une nouvelle ère qui ne se nomme pas. Cette ère est caractérisée par plusieurs phénomènes liés, dont le principal est celui de l'émergence des IA, les intelligences artificielles. Le terme "intelligence" est contestable, puisque les caractéristiques des algorithmes de deep/machine learning et de data mining ne sont pas celles propres à l'intelligence humaine.

par drapher

Atos-Amesys S01E02 : à la recherche de l'éthique perdue

Cher Thierry Breton, quelque chose a manifestement dysfonctionné au sein du service de communication d'Atos. Notre article n'a semble-t-il pas été glissé dans votre revue de presse quotidienne ce matin puisque vous n'avez pas pris contact avec nos experts en communication digitale numérique. C'est dommage. Nous évoquions les problèmes qui pourraient se poser à Atos en termes d'image si l'instruction en cours contre Amesys (que vous avez rachetée via votre absorption de Bull) venait à faire Paf!

par Antoine Champagne - kitetoa

Thierry Breton, nous avons une idée pour Atos et ses lanceurs d'alerte

Photo : Marc Bertrand (via agence REA) — http://www.marcbertrand.com/ Reflets souhaite modestement s'inviter dans le débat malheureusement un peu confidentiel qui s'est engagé entre Atos et la Lettre A. Cette dernière a publié des articles critiquant le manque de protection des lanceurs d'alerte au sein d'Atos, tandis que la SSII répond a coups de communiqué que si, les lanceurs d'alerte sont une composante bien prise en compte et qu'ils sont protégés. C'est beau.

par Antoine Champagne - kitetoa

L'Etat, ce bon client de la société Elexo

Comme nous l'avons évoqué à plusieurs reprises sur Reflets, l'Etat français commerce volontiers avec Elexo, une société qui fait partie du groupe Bull et précédemment, de la galaxie Amesys. Elle est d'ailleurs localisée au 20 rue de Billancourt à Boulogne, là où travaillaient les développeurs d'Eagle, la fameuse solution tout en un d'écoute globale vendue à Kadhafi. Et où se trouve toujours Amesys Conseil.

par Antoine Champagne - kitetoa

Notre pourvoi en cassation est rejeté

Le Parisien ayant publié un papier aujourd'hui, nous allons vous donner un peu dans l'urgence une partie de notre point de vue sur le rejet du pourvoi en cassation de Bluetouff et donc, de Reflets et de tous les internautes français (n'en déplaise au système judiciaire). Nous reviendrons sur cette décision dans d'autres articles.

Édito
par Antoine Champagne - kitetoa

Les forces de l'OTAN utilisent des radios dont le coeur est fabriqué par ... la NSA

C'est sans doute une information connue dans le petit monde du complexe militaro-industriel, mais ce ne l'était pas tout à fait pour nous. L'équipement radio des troupes de l'OTAN, l'AN/PRC-148, a été fabriqué pendant des années par Thales Communications, une filiale du groupe Thales. Une belle réussite française donc. Thales est un pivot du complexe militaro-industriel français, et une très vielle connaissance d'Amesys.

par Antoine Champagne - kitetoa

Atos rachète Bull, et donc, Amesys

Il faut parfois prendre le temps de l’analyse. Parler de surveillance globale, c’est intéressant. Reflets le fait depuis 2011 avec par exemple l’interview sur Techtoc.tv de Thibaut Bechetoille, PDG de Qosmos. C’était bien avant les révélations Snowden. Nous avions poursuivi avec la révélation de la vente d’un système Eagle à la Libye, sujet largement traité dans la presse par la suite.

par Antoine Champagne - kitetoa