Journal d'investigation en ligne et d'information‑hacking

Qosmos : la surveillance de Paris à Damas

Issue de l’Université Pierre et Marie Curie, Qosmos se développe avec des contrats publics déguisés. Cette pépite pour l’Etat français a « inventé » le Deep Packet Inspection. Elle est également poursuivie pour complicité de torture à Paris pour avoir vendu à la Syrie. Elle a aussi équipé des opérateurs français pour les interceptions administratives.

Qosmos a-t-elle facturé 4 millions d'euros à la DGSE entre 2011 et 2012 ?

C'est en tout cas le montant versé par l’agence comptable des services industriels de l’armement au fabriquant de sondes DPI

Comme l'indique la Cour des comptes, l’agence comptable des services industriels de l’armement est le comptable assignataire de la direction générale de la sécurité extérieure. Or l'ACSIA a versé plus de 4 millions à Qosmos entre 2011 et 2012

par Antoine Champagne - kitetoa

Morpho : fichier monstre, systèmes prédictifs, et p'tits PPP

C'est un fleuron de la french high-tech, abrité par Safran, la firme française au plus gros chiffre d'affaire dans le domaine des solutions de "cyber-défense". Son nom est sympathique et lié à son activité : Morpho. Comme morphologie. Et c'est bien là sa spécialité : l'intelligence artificielle spécialisée en reconnaissance biométrique.

par drapher

Nous vous scrutons, bien que ce ne soit pas vous la cible

Comment repérer des criminels dans une foule, sans scruter la foule ? Comment connaître les habitudes des terroristes sans connaître celles des non-terroristes ? Comment établir des profils type, sans les comparer à un ensemble ? Comment créer des alarmes comportementales sans connaître les habitudes du plus grand nombre ? Comment fouiller la vie privée d'un seul individu, sans savoir à quoi correspond le quotidien des autres ? Toutes ces questions n'en représentent qu'une seule.

par drapher

IOL à l'heure de cette France en état d'urgence permanent, mais qui va mieux

Mediapart et Reflets viennent tout juste de vous révéler IOL, ou comment dès 2006, la France déployait un dispositif qui se positionnait aux frontières de la légalité. IOL est le second projet "confidentiel défense" après Kairos et apparu au cours de nos investigations sur la société Qosmos, sur lequel nous pouvons aujourd'hui faire la lumière. IOL porte donc sur les interceptions dites de sécurité, que l'on opposera aux interceptions judiciaires qui se font sous le contrôle d'un juge.

par Rédaction

Qosmos : tel est fou qui croyait prendre ?

Thibaut Bechetoille, PDG de Qosmos © extrait d'une vidéo de Tivipro.tv Le temps est à l'orage pour les patrons. La justice prud'homale vient de donner raison à deux lanceurs d'alertes. Le conseil de Prud'hommes de Paris a condamné UBS pour le harcèlement d'une de ses anciennes salariées, Stéphanie Gibaud, qui avait refusé de détruire des documents pouvant révéler l'existence d'un système d'évasion fiscale.

par Antoine Champagne - kitetoa

Qosmos aimerait bien qu'on l'oublie un peu... c'est raté.

Le droit à l'oubli finira t-il par s'opposer au devoir de mémoire ? La question est plus que jamais d'actualité depuis que Google, conformément à l'arrêt de la cour européenne de justice, a ouvert un formulaire de demande de retrait de contenus. Ce formulaire, destiné aux particuliers, profite évidemment aussi aux entreprises, même si ces dernières ne devraient pas en profiter. Sous les feux des projecteurs, le PDG de Qosmos a commencé à faire nettoyer Internet de certains articles...

par bluetouff

En France, la Démocratie, on l'exporte, on ne la pratique pas beaucoup...

Le pays des Droits de l'Homme. Le pays qui donne des leçons de démocratie à toute la planète. C'est un peu ça la France. Sur le papier. Parce qu'en matière de Droits de l'Homme et de Démocratie, on le pratique avec parcimonie. Nous avons un savoir-faire vanté par la NSA et le GCHQ en matière d'écoutes massives des populations. Ce savoir faire, on l'exporte volontiers. Prenez Amesys par exemple.

par Antoine Champagne - kitetoa

La République, les yeux dans les yeux #ExpliquezNousCa

Il y a un an, Mediapart déclenchait le premier gros scandale du mandat du président François Hollande en révélant que Jérôme Cahuzac, alors ministre du budget, détenait un compte en Suisse, alimenté, entre autre, par de vraisemblables commissions occultes de l'industrie pharmaceutique suite à son passage au ministère de la santé comme conseiller de Claude Evin - ministre de la santé au début des années 90.

par Chuck Norris

François : pas en mon nom !

Mon cher François, Je te dis "tu" parce que c'est la coutume, au PS, on s'appelle "camarade" et on se dit "tu". Je n'ai jamais milité au PS, mais j'imagine qu'il est préférable d'adopter les us et coutumes de ton environnement pour m'adresser à toi. Mon cher François, disais-je, tu es en passe de réussir là où l'on ne t'attendait pas. Ce n'est pas une nouveauté. Les socialistes, lorsqu'ils sont arrivés au pouvoir en 81 avait fait de même.

Édito
par Antoine Champagne - kitetoa

#MTN : l'opérateur Telecom qui finançait des groupes armés en #Syrie

Jusque là, nous étions plus habitués à rencontrer l'univers des Telco brosser le pouvoir dans le sens du poil, le marché de la surveillance des dissident étant un marché notoirement lucratif, surtout quand il faut re-signer des contrats d'attributions de fréquences. Mais en Syrie, rien ne se passe comme partout ailleurs en ce moment.

par bluetouff

Le Parti Socialiste est-il complice de crime numérique contre l'humanité? #UEPS

L'atelier consacré au numérique et aux Droits de l'Homme de l'Université d'été du Parti Socialiste laisse rêveur. Citant le Printemps Arabe comme exemple positif, désignant la Chine comme coupable de traquer ses opposants politiques sur le net et dénonçant le "scandale Prism", il se donne comme ambition de déterminer si le numérique est un allié ou un ennemi des Droits de l'Homme. Malaise.

par Fabrice Epelboin

Qosmos : l'enquête préliminaire est ouverte

Illustration par @Monanorak Et hop, c'est parti mon kiki! Cette fois il va peut être falloir trouver des arguments un poil plus sérieux que "Les contrats n'ont pas été retrouvés ». Une excuse un peu curieuse quand on est une entreprise maitrisant parfaitement l'outil informatique. Alors que chez Qosmos on s'agite dans tous les sens et que les fouilles archéologiques continuent pour retrouver ces satanés contrats, Reuters indique que le parquet de Paris a ordonné une enquête préliminaire.

par bluetouff

Qosmos - Amesys : l'art de prendre le reste du monde pour des cons

Prendre le reste du monde pour un con, c'est une attitude que l'on rencontre souvent. Prenez le secteur financier... Il précipite le monde dans un chaos pathétique en sifflotant et en engrangeant des bonus. Ça dure depuis des années et ça passe. Sans doute en raison de la complexité organisée de ses métiers. Personne n'y comprend plus rien. Du coup l'analyse critique est complexe et peu de gens s'y risquent. Les financiers stigmatisent facilement ceux qui la tentent, en noyant le poisson.

Édito
par Antoine Champagne - kitetoa

Le changement... ça commence !

Votre serviteur a pris une très mauvaise habitude, celle de lire ses mails et de consulter sa timeline Twitter avant de prendre son café. La plupart du temps, il s'agit fondamentalement d'une très mauvaise idée. Sauf que voilà, ce matin deux nouvelles toutes fraiches ont attiré mon attention. L'une concerne Qosmos, l'autre concerne un décret de la LOPPSI, la Loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, si chère à Nicolas Sarkozy.

par bluetouff

Radio : reflets parle de la surveillance

(Do You Hack Me, l'émission de radio dédiée au hacking et aux hackers a réuni deux membres de Reflets, Bluetouff et Jet Lambda autour du micro, pour une émission intitulée : "Surveillance globale : la fin de la démocratie ?") Une heure de discussion qui reprend les affaires Amesys, Qosmos, l'état du DPI en France, l'avenir de ces technologies dans nos démocraties, ACTA… Somme-nous déjà dans une pseudo-démocratie qui organise la surveillance massive des citoyens ?

Entretien
par Yovan Menkevick

Reflets : c'est trop compliqué tes histoires...

Une petite discussion sur Twitter a fait remonter une critique constructive à l'adresse de Reflets. Nos articles seraient très intéressants, mais trop techniques pour que la presse généraliste s'en empare. D'où partions-nous ? Je faisais remarquer que dans un article de @lauredlr chez Rue89 évoquant TMG, le lien proposé pointait vers 01net.

Édito
par Antoine Champagne - kitetoa