Un Eagle d’Amesys en France… Mais pour quoi faire ?

Amesys, la Libye, le Maroc, le Qatar, tout ça, c’est très intéressant, mais en France…

Existe-t-il un Eagle© en France ?

La question a peut-être été posée par Paul Moreira dans son reportage et la réponse officielle tombera peut-être demain lors de la diffusion. Ce sera la surprise. En attendant, Reflets va apporter sa pierre à l’édifice.

Selon l’article du Figaro concernant la Libye, il existerait un Eagle en France. Bien entendu, seul le journaliste du Figaro pourrait prouver cela. Le journaliste ne donne pas beaucoup de détails sur la finalité de cet outil ni sur sa localisation.

Selon l’un des sources de Reflets, il existerait un Eagle en France servant pour des trucs « légaux ». C’est à dire encadrés par la Justice. Donc, à ce niveau, a priori, rien à dire. Toutefois, nous n’avons pas encore pu confirmer cette information.

En revanche, en compilant les informations récoltées grâce à DaHubbleVisionPowa©, un outil de haute technologie développé par Reflets et qui permet d’écouter les communications téléphoniques, Internet, GSM, Fax et les pigeons voyageurs de la direction de Bull et d’Amesys, nous avons pu déterminer avec certitude qu’il existe un Eagle en France. La question est maintenant de savoir s’il y en a un, deux ou trois, celui évoqué par le Figaro, celui évoqué par notre source et celui que nous avons identifié et localisé (ce peut être le même pour les trois pistes).

Rappelez-vous, le ministre de la Défense, Gérard Longuet, nous avait expliqué que sa fille lui avait soufflé à l’oreille que Bull/Amesys -dirigées par Philippe Vannier qu’il a décoré de la légion d’honneur– étant une entreprise privée, le gouvernement n’avait pas à connaître son business, ni ses clients. Une théorie mise à mal par notre explication de texte juridique, mais aussi et surtout, par les récents articles de Mediapart. Imagine-t-on que le gouvernement Français qui a cette fois, forcément autorisé l’installation du Eagle français, puisse ne pas avoir d’informations sur le business à l’international de cette technologie assez prometteuse pour que le FSI s’y intéresse doublement, en investissant à la fois dans Qosmos et dans Bull/Amesys ?

Chez Reflets, nous avons une certaine idée de la Démocratie. Nous pensons, peut-être à tort que s’il existe un outil d’écoute Eagle similaire à celui qui a été installé en Libye par Amesys à l’insu du plein gré du gouvernement français, mais avec l’aide de la Direction du renseignement militaire, selon le Canard Enchaîné,  il serait utile que le gouvernement ou les députés informent les Français de sa finalité.

Il ne tient qu’à vous, ami lecteur de saisir votre député sur la base de cet article pour lui demander de creuser. D’interpeller le gouvernement puisqu’il en a la possibilité. A vos outils de mail

Et si… Et si tout ça n’était qu’une sorte de répétition générale, pour un projet européen au pif, un projet plus global… le projet INDECT. Vous avez compris le message ? A vos EuroMails !

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Auteur: Antoine Champagne - kitetoa

Dinosaure du Net, journaliste à ses heures. A commis deux trois trucs (Kitetoa.com, Aporismes.com et Reflets.info).


38 thoughts on “Un Eagle d’Amesys en France… Mais pour quoi faire ?”

      1. Les rapports commerciaux de Amesys avec la Dirisi et autres Celar, DGA, sont connus. JMM les a épluchés. Nous avons également des tonnes d’informations sur ces sujets. Cette fois nous avons écrit qu’il y avait un Eagle en France, que nous avons localisé, c’est un peu différent.

        :)

        1. Ben ça change rien ça, ça doit apparaître dans les marchés publics quand même sous une forme ou une autre. Le gag serait plutôt que ça n’y figure pas et que la procédure d’attribution de ce marché ait contourné la législation en matière de marchés publics :)

  1. Je ne sais jamais si en parlant de votre DaHubbleVisionPowa© vous détenez vraiment des informations solides ou non.
    Mais en même temps j’aime bien ce mystère :)
    La suite au prochain épisode…

  2. Putain, comment ça se fait que j’ai pas été au courant pour Indect bien avant aujourd’hui ??? oO.

    Mais FULL OMGZ là ! :O.

    J’en avais vaguement entendu parlé ya quelque jour en regardant le programme de François Asselineau, mais là comme vous en avez parlé, j’me suis renseigné un peu plus en détails.
    Mais. Mais.
    MAIS.
    FUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU

  3. INDECT c’est un projet de recherche, ils vont donc pas chercher a déployer des Eagle-like dans toute l’Europe. Et ça a donc rien a voir avec le déploiement d’Eagle en France.

    La partie threat detection est en effet un peu « spéciale ». Mais a leur décharge il y a aussi une partie « Data privacy et Privacy protection ». Donc, c’est pas exactement un projet a sens unique.

    1. Sur le papier, peut-être.
      Dans la pratique, c’est moins sûr, on verra bien ce que ça donne.

      En revanche, le logo INDECT me fait flipper…
      Je comprends très bien le souhait de représenter un oeil, mais on dirait plutôt la Mort avec sa faux. #Paranoia

    2. Si vous cherchez de la documentation sur INDECT, vous pouvez lire les delivrables dispo sur le site du projet : http://www.indect-project.eu/public-deliverables.

      Sur un site de la CE :
      *L’appel a projet : http://cordis.europa.eu/search/index.cfm?fuseaction=prog.document&PG_RCN=8745524.
      *La liste des projets sélectionnés : http://cordis.europa.eu/fp7/security/projects_en.html.
      *La page sur INDECT : http://cordis.europa.eu/search/index.cfm?fuseaction=proj.document&PJ_LANG=EN&PJ_RCN=10374914&pid=52&q=FD8A9BBC079BD5FCECD584ADBD3CE6A7&type=adv

      Du coup, quand l’article de Mediapart dit, je cite, « Il est étonnant qu’il n’y ai quasiment aucune documentation sur le sujet sur internet. », je me marre (comme disait l’autre).

  4. Hum, c’est plutôt l’inverse il me semble, à savoir que la « protection des données privées » ne constitue qu’un seul des trois objectifs énoncés du projet (et vu l’angle de ce dernier, la dite protection semble plutôt destinée aux services de la « sécurité intérieure » qu’au citoyen lambda).
    Les deux autres objectifs étant :
    « to develop an intelligent information system for automatic detection of threats and recognition of criminal behavior or violence »
    Et :
    « to develop new methods and techniques providing tools to support activities of police officers, including tools for threat detection in the Internet […] »
    Ce qui parait assez clair (même pour une buse en anglais comme moi)
    http://www.indect-project.eu/

    1. Oui, enfin, on le tourne comme on veut, mais il y a effectivement trois axes. L’axe sur sur la vidéo surveillance n’étant qu’une partie du projet.
      Sur la partie « Data protection et privacy », j’ai me suis effectivement trompé, d’après ce que je comprends, c’est plutôt comment protéger des donnes sensibles au sein d’un état, i.e. éviter la fuite des câbles diplomatiques par exemple. :)

      Dans tous les cas, INDECT n’a rien a voir avec un EAGLE européen, ça relève de la même volontés d’appliquer des technologies modernes a certains cas d’utilisations qu’on peut considérer comme tendancieux, mais pas plus. Donc, pour moi, la remarque final de cet article et l’article de blog de Mediapart sont a coté de la plaque.

      L’article de blog de Mediapart annonce plein de trucs mais ne cite aucuns documents. Or,je pense que l’auteur a fouillé un minimum sur le site du projet (pour trouver la date de ‘examen d’éthique par exemple). C’est vraiment dommage, parce qu’en l’état on ne sait pas ce qui est vrai de ce qui est faux… Et quand je lis ca « Le consortium INDECT est en train de plancher très discrètement sur une sorte de méga robot qui épluchera minutieusement et automatiquement tous les sites internet, les forums de discussion, les FTP, les P2P et même nos ordinateurs personnels … Une sorte de clône du projet ECHELON des Etats-Unis. », j’ai envie de douter du reste de l’article.

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