Non mais c’est quoi ces blogueurs qui critiquent les journalistes ?

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Le dernier article de Reflets sur les journaux qui bâtonnent ou tout simplement copient/collent des dépêches d’agences fait couler de l’encre sur Twitter. Or, 140 caractères pour répondre aux critiques, c’est un peu court. La discussion entamée sur Twitter réunissait initialement @VCquz , @Citizen_Sam et @alberror. Le premier travaillant, si j’ai bien compris chez Arrêt sur Images, le deuxième, est « rédacteur en chef du délire« , le troisième travaille à ZDNet. Tous trois, donc, journalistes. Leur argumentaire est grosso-modo le suivant. Reflets est légitime quand il parle de Deep Packet Inspection (et encore, il manque, paraît-il, des preuves de ce que l’on écrit) mais pas du tout lorsqu’il parle de journalisme.

Dire que les groupes de presse produisent des articles de qualité médiocre, copient/collent des dépêches à longueur de journée pour essayer d’avoir l’air de produire quelque chose sur le Web, dire qu’ils sont désormais détenus par des industriels qui n’en attendent rien d’autre qu’une rentabilité à deux chiffres, que ces industriels ne savent pas ce que c’est que la presse, qu’ils réduisent les coûts là où ils ne devraient pas le faire, dire que les journalistes n’ont plus les moyens de travailler correctement, tout ça, c’est mal. Pourquoi ? Parce que l’on réduit ce qui est dit à : « vous n’aimez pas les journalistes« .

Triste constat pour quelqu’un qui a 25 ans de journalisme dans les pattes. Ne pas aimer son métier ? Ce serait dommage d’avoir passé tant de temps à écrire…

Reprenons.

Nous aimons les journalistes. Nous leur souhaitons de pouvoir continuer (à l’avenir) de nous informer, de nous émerveiller, de nous éclairer. Ils sont nombreux à le faire. Le problème tient plus aux dirigeants des groupes de presse qui leur mettent des bâtons dans les roues/stylos, en permanence. Les sites Web comme réponse au déclin du papier sont devenus des machines à copier/coller des dépêches, les forçats du desk dans lesdits journaux sont les esclaves modernes du journalisme, payés au lance pierre avec des horaires indécents. La plupart du temps…

Arrêt sur Images ou Acrimed se font régulièrement l’écho des dérives d’une presse qui cherche le clic comme l’alchimiste la pierre philosophale. A tel point qu’elle multiplie les titres putassier au détriment du contenu, pour attirer le cliqueur. Ce n’est pas le journalisme qui me motive et ce n’est sans doute pas le journalisme qui motive les journalistes qui sont forcés de produire ces articles.

Le métier du journaliste, c’est aussi, pour certains, travailler sur dépêches. Ce n’est pas honteux. En revanche, enrichir une dépêche devrait être un réflexe naturel. Il semble incongru au pauvre et humble simple blogueur que je suis, de constater que dans « l’article » du Point, une phrase n’ait pas été ajoutée afin d’indiquer que venant d’un politique (issu de ?) d’extrême droite, la petite phrase sur Christiane Taubira était particulièrement croquignolesque.

Pourquoi cette phrase n’a-t-elle pas été ajoutée ? Manque de moyens ? Pas vu l’intérêt ? Il faudrait poser la question au journaliste qui a copié/collé la dépêche. Ou plutôt à son chef de service qui aurait dû lui dire de le faire.

L’absence de cette phrase contribue-t-elle à décerveler les lecteurs ? Premier point, ce n’était pas à l’AFP d’ajouter ce contexte. L’AFP est une agence de presse et il est heureux qu’elle se concentre majoritairement sur les faits plus que sur le commentaire. Pour le journaliste qui va répercuter ce fait, c’est un peu dommage de ne pas ajouter le contexte. Le lecteur de 20 ans qui lit cette dépêche n’a probablement pas conscience que Gérard Longuet a un lourd passé à l’extrême droite de l’échiquier politique. Il peut donc en effet être induit en erreur. Il peut très bien prendre cette petite phrase au premier degré, la faire sienne et voter sans être parfaitement éclairé sur l’ami Gérard.

Plus tard dans la discussion sur Twitter, @greglemarchand me fait remarquer que l’AFP produit des reportages essentiels (c’est moi qui le dit) sur ce qui se passe dans le monde. Et il cite deux exemples. Parmi tant d’autres.

Je l’ai dit, l’AFP n’avait pas vocation, dans cette dépêche à ajouter le contexte extrême-droitier de Gérard Longuet. Le lecteur lambda lit rarement l’AFP à part via des dépêches copiées collées dans des journaux. En revanche, le lecteur lambda, comme moi, qui lit un article d’un journal comme Le Point, attend une valeur ajoutée. Sinon, à quoi servent les journalistes qui y travaillent ?

Il est par ailleurs triste de constater que le site du Point donne plus de place à des dépêches qui permettent de meubler et de faire croire à un fil continu d’informations qu’à des reportages comme ceux pointés par Grégoire Lemarchand.

Nous allons sous peu vous proposer un reportage photos de ce type sur Reflets. Vous verrez, c’est plus intéressant qu’une petite phrase de Gérard Longuet.

Et généralement, cela permet au lecteur d’apprendre des choses, de s’ouvrir au monde, bref, l’inverse de l’effet produit par les articles qui relatent des petites phrases, en continu, l’une chassant immédiatement l’autre. Le rôle du journaliste n’est à mon sens pas de créer du buzz. Mais de donner à réfléchir sur la marche du monde.

Nous vous parlerons aussi, prochainement, du métier de photographe et de ce que les patrons de presse sont en train d’en faire. C’est sans doute pire que ce qu’ils font au journalisme écrit.

Pour finir, @VCquz nous signale que nous ne pouvons nous placer dans la catégorie des journalistes d’enquête (par opposition aux journalistes assis) puisque nous n’allons ni en Libye, ni en Syrie, pour enquêter.

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Premier point, Reflets n’a ni les moyens financiers, ni l’infrastructure pour que nous allions aujourd’hui en Syrie ou en Libye. Ceci dit, c’est mal nous connaître car des membres de Reflets ont fait le déplacement sur le terrain, dans des pays voisins, notamment, pour aider les opposants. D’autres ont participé à des opérations avec Telecomix pour aider à exfiltrer des informations sur la situation sur place.

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En outre, c’est mal comprendre ce que nous entendons par journalisme assis. Il s’agit pour nous des éditocrates qui se contentent de commenter le travail de leurs confrères ou les petites phrases des politiques et de crier « des preuves ! Où sont les preuves ?« . On peut être journaliste sans bouger de sa chaise et faire des enquêtes visant à sortir des informations qui ne se trouvent pas ailleurs. Ce n’est pas, à notre sens du journalisme assis. Mediapart joue parfaitement ce rôle, comme le Canard Enchaîné. Je ne crois pas que Claude Angeli soit allé en Syrie récemment mais ses articles sont une mine d’informations.

Sur ce point, on peut aussi préciser que Reflets, qui a des moyens extrêmement limités, a fait des choix qui mettent en danger son existence. En dévoilant les petites affaires de Bull et Amesys, de Blue Coat, nous savons que les moyens dans le camp d’en face sont largement plus importants que les nôtres. Cela nous indiffère. Lorsque nous écrivons -sans preuves nous disent ceux qui réclament des fac-simile des documents d’Amesys- sur Bull et Amesys, nous savons pertinemment qu’il n’y a pas un actionnaire ou une entreprise pour prendre en charge les frais financiers liés à un éventuel procès. Ce seront les comptes de Reflets, et nos portefeuilles personnels qui seront affectés. C’est un peu moins facile que dans une rédaction de journal classique.

Tiens… A propos de procès… Nous ne publions pas de fac-simile de nos preuves. Et pourtant, nous n’avons encore reçu aucune convocation dans le cadre d’un procès pour diffamation. Étonnant, non ?

En même temps, serions nous assez illuminés pour écrire que Amesys a versé une somme de 130.000 euros au Xème festival mondial des Arts Nègres au Sénégal, probablement pour ouvrir des portes, si nous n’en avions pas la preuve ?

EOF

 

Edit 11/10/2013  : @alberror a écrit un article en réponse à celui que vous venez de lire. C’est ici.

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Auteur: Antoine Champagne - kitetoa

Dinosaure du Net, journaliste à ses heures. A commis deux trois trucs (Kitetoa.com, Aporismes.com et Reflets.info).

35 thoughts on “Non mais c’est quoi ces blogueurs qui critiquent les journalistes ?”

  1. Vous oubliez un détail dans votre long argumentaire, que je partage sur le fond, c’est que des journaux comme le Point, et la presse française en général, sont des journaux d’opinion. Je me risque à dire que Le Point ne fait pas cette omission (oui, le mensonge par omission, ça s’appelle comme cela je crois, concernant la presse pour dire que c’est voulu)parce que l’opinion d’un journal comme Le Point se rapproche de Longuet plus que de Taubira et c’est pas un hasard si ce journal omet cette précision sur le passé d’extrême droite de Longuet. A mon sens.

  2. Le plus drôle est que la chef de service de la personne « responsable » de l’article du Point vous a répondu mais vous n’avez pas poussé l’enquête suffisament loin visiblement :) Pour connaître le fonctionnement d’une rédaction et avoir suivi votre « débat » en 140 caractères avec beaucoup d’intérêt, vous avez à peu près tout faux. Sur les DPI en revanche pas grand chose à redire, donc le constat n’est finalement pas si mauvais.
    Le débat (me semble-t-il) est sur le « ton Reflets » qui est vite imblairable. Les néologismes toutes les deux phrases, les private jokes miteuses et le « on l’a dit avant tout le monde et en dehors de nous pas de salut » dilue à un point impressionant votre propos. Vraiment dommage. Et apparemment quand on le pointe du doigt on a le droit à un article encore plus bourré de mauvaise foi, belle démonstration que vous apportez là.

    1. Ah… La chef de service du Point nous a répondu. Où ça ?

      On a tout faux parce que l’on ne connaît pas le fonctionnement d’une rédaction ? Je suis désolé, je n’ai pas envie de jouer à « qui a la plus grosse » comme dans une cour de récré mais je pense que si l’on comparait les numéros de carte de presse avec la plupart des gens qui ont dit que j’écrivais des bêtises sur ce sujet, je gagnerais. ;)

      Voyez-vous, j’ai par ailleurs le privilège de travailler régulièrement pour, à mon sens, le dernier journal qui fabrique un journal comme au bon vieux temps, c’est à dire avec du papier, de l’encre et pas de Monsieur Excel. J’y vois des méthodes très différentes de celles des autres rédactions.

      Pourriez-vous nous dire où vous voyez de la mauvaise foi dans l’article ? Soyez précis si possible.

    2. @ Instable:

      1. Quelle était cette réponse?
      2. Curieux, je connais aussi le fonctionnement d’une rédaction (et même de plusieurs) et je ne vois pas en quoi ce que dit Kitetoa est « tout faux ». Certes, tout son propos ne s’applique peut-être pas à toutes les rédactions mais dans l’ensemble cela me paraît (malheureusement) juste.
      3. Le ton « Reflets » est imblairable (en passant, quand on critique le ton et le vocabulaire de quelqu’un on s’applique un peu soi-même) ? Disons qu’il ne vous plaît pas… Personnellement, c’est plutôt le ton employé par certains « donneurs de leçon » tels les délicieux éditorialistes des « grands » médias qui m’insupporte. Chacun ses goûts je suppose.
      4. Intéressant votre « Sur les DPI en revanche pas grand chose à redire ». Qu’auriez-vous à redire exactement ?

      Bonne journée

  3. Merci Kitetoa pour cet article, mais le titre me pose problème.

    Il y a eu sur reflets il n’y a pas longtemps, dans les commentaires de je-ne-sais-plus-quel- article un beau débat sur la ligne éditoriale de Reflets ainsi que sur le thème « mékeskevouzèt’ chez reflets? ».
    Cette discussion avait abouti, si je me souviens bien,à quelque chose dans la veine de « on est journaliste, on est bloggueur, on fait quelque chose qui ne ressemble à rien d’autre sur le web, dans lequel on peut être sérieux ou déconneur. on fait du journalisme en s’affranchissant des contraintes connues des autres media mainstream »

    Je pense qu’un titre comme « Ici Radio Reflets, les journalistes parlent aux journalistes » aurait pu être plus approprié.
    Après si les journalistes des autres media (toute nature que ce soit) ne vous voient pas comme des journalistes, malgré votre travail, ma foi je dirai ceci: « il n’y a pas pire aveugle qu’une personne qui refuse de voir »

    1. J’ai du mal à me définir. Je pense faire du journalisme depuis 25 ans, même si ce n’est plus mon activité principale (en temps). Je poste des trucs sur Internet depuis… heu… longtemps. Cela fait il de moi un blogueur ? Je ne crois pas. J’ai même écrit un jour que je conchiais les blogs. C’est dire…
      :)

  4. « @VCquz nous signale que nous ne pouvons nous placer dans la catégorie des journalistes d’enquête »

    J’ai précisément dit l’inverse. Que vous étiez des journalistes d’enquête ALORS même que vous n’alliez pas en Syrie (pour démontrer que l’attaque contre le « journalisme assis », que vous pratiquez tout comme Mediapart et ASI, n’était pas utile), et vous l’aviez très bien compris, pourquoi dire l’inverse à vos lecteurs ?

    1. Je n’ai pas compris cela.

      Mais je suis content de voir que ce n’était pas une pique.

      Encore une fois, relisez l’article. Ni dans cet article, ni dans le précédent, il n’y a d’attaque contre les journalistes. Il y a des constats sur ce que les patrons de presse sont en train de faire de cette profession.

      Visiblement, nous n’avons pas la même définition du journalisme assis. La mienne est précisée dans l’article et vous notez que ni les journalistes de Mediapart ni ceux d’ASI n’entrent dans cette catégorie (pour moi). Bien au contraire.

  5. Ça me rappel d’une certaine manière le problème qu’il y avait eu avec les journalistes du Petit Journal de Canal+. Sous prétexte qu’ils ne faisaient pas du journalisme « comme les autres » on allait leur retirer leurs cartes de presse … alors que régulièrement ils sont là où on ne les attendais pas quand tout les autres se déplacent en troupeau pour relayer la même information …

    Reflets a dénicher pas mal d’infos et les articles sont en général de quelques preuves là où la plupart des « autres » n’en publient aucune et on devrait « les croire sur parole ». Et puis les articles des « autres » se ressemblent tous tellement …

    1. J’appuie fortement ce commentaire.

      Oui, LPJ n’est pas un journal sérieux, mais son existence même indique que tout n’est pas toujours juste dans les images / propos tenus.

      Seulement, quelle autre rédaction est allée à Detroit ? Quel journal a fait une enquête sur l’Azerbaïdjan pendant l’Eurovision ? Qui est allé parler aux Grecs ? Qui a essayé d’interviewer Aube Dorée ? Qui a brisé le couvre-feu en Égypte pour aller voir des Égyptiens ?

      Reflets, ça rejoint ce genre de choses : on va voir ce qu’il se passe là où personne ne va regarder. Bien sûr, on est un registre au dessus, on n’est pas là pour faire de l’audience, mais on parle d’AUTRE CHOSE. Et pour le coup, on le fait bien.

    2. Pour le Petit journal, le problème c’est plus qu’ils bidonnent certains sujets pour en tirer de l’indignation rigolarde. Comme il leur faut de la matière au quotidien, leur hyper spécialisation les pousse à fabriquer des situations les jours de vache maigre…

          1. Pas trouvé où m’identifier…
            Faut-il que j’aie un truc du genre « Gravatar » comme par exemple MathieuF?

          2. Merci!

            … mais ça marche pas non plus : création compte = rectangle rouge genre erreur mais sans texte dedans.

            Tant pis, j’essaierai de mieux me relire…

  6. J’adore les journaleux qui se tire dans les pattes les un les autres :o

    Ouais moi tu comprend c’est plus noble je copie pas les trucs AFP, j’ai téléphoné et on m’a envoyé des photos par SMS.

    Faut pas se leurrer copie coller l’AFP aucun ne fait que sa.
    Et les infos AFP sont utile car a mon sens l’AFP est une agence de partage de l’info a la base cette payante mais de partage.

    L’important pour un journaliste je pense que c’est les information a valeur ajouté et l’utilite pour le lecteur.

    1. L’ AFP pas en question, en somme…
      Mais c’est qui l’AFP?
      Salariés en CDI, pigistes?
      Combien de dépêches quotidiennes?
      Comment sont choisis les sujets?
      A quoi ça sert?
      Est-ce sain de n’avoir plus qu’une Agence de ce type (plus reuters et AP)?

      1. Va lire wikipédia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Agence_Continentale) ou directement sur le site de l’afp ou va dans des archives te renseigné mais j’ai la vague impressions vu tes questions que tu n’a même pas essayé de te renseigné sa se fait pas !!

        « A quoi ça sert? » est lourd de sens surtout sur un sujet comme cela :x

        Je veut bien que a l’AFP il y ai des branquignole/magouille comme partout mais bon l’AFP quoi…

        Ah oui pour infos les journaux sont abonnée a l’AFP qu’il alimente et c’est le journal qui met ce qu’il veut dedans et pas l’AFP qui dit faut mettre sa.

        1. Merci de me prendre pour un gros débile :-)
          Je suis bien sûr allé survoler la page wiki http://fr.wikipedia.org/wiki/Agence_France-Presse
          et j’ai lu des choses traitant de l’AFP sur acrimed (pas tout bien sûr…)

          Rien sur les conditions de travail (peut être sur acrimed…)
          Rien de précis sur le fonctionnement (hiérarchies, conférences de rédaction (ou pas), spécialisations des journalistes (où pas), etc…)

          Bon, j’ai trouvé ça :
          « L’AFP est gouvernée par un conseil d’administration de 16 membres :
          8 représentants des directeurs de journaux quotidiens (lesquels?)
          2 représentants du personnel de l’AFP élus à bulletins secrets
          2 représentants de la radio et de la télévision française (mais qui donc?)
          3 représentants des services publics : le premier ministre, le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie et le ministre des affaires étrangères nommant chacun un représentant.
          le président directeur général (PDG), choisi par le conseil d’administration en dehors de ses membres, élu par au moins 12 voix sur 16, pour un mandat de 3 ans renouvelable »

          A quoi ça sert? Ben oui, qu’est-ce qui fait que les journaux ne peuvent s’en passer?
          A l’AFP bossent des journalistes, dans les médias bossent des journalistes, pourquoi faut-il 2 couches?
          Je comprends l’idée de mutualisation pour l’étranger (de plus en plus nécessaire vu comme on réduit le nombre de correspondants) , mais pour la France (qui doit au doigt mouillé compter pour la majorité des dépêches…)?

          Alors, non, je n’ai pas passé des heures à me renseigner avant de poster ici.
          Je me suis dit que sur un site où travaillent des journalistes qui questionnent le métier, je serais peut-être au bon endroit pour avoir des infos pertinentes.

          « mais bon l’AFP quoi… »
          Oui, quoi?

          « Ah oui pour infos les journaux sont abonnée a l’AFP qu’il alimente et c’est le journal qui met ce qu’il veut dedans et pas l’AFP qui dit faut mettre sa. »
          Mettre sa quoi? :-)

          Moi, je trouve que c’est un bon sujet journalistique l’AFP (et les agences de presse en général, bien sûr), tout comme les banques d’image et ce qu’on en fait. Un sujet super dense en fait.

          PS : Je regarde sur un autre onglet pendant que j’écris et oui, il y a des journalistes spécialisés.

          PPS : si je trouve un bouquin traitant du sujet, je vous en ferai part.

          1. Et je voulais aussi ouvrir la discussion.
            Je peux me renseigner dans mon coin, mais j’en fais quoi après?
            J’ai pas de blog… et surtout je ne me sens aucune légitimité en tant que projectionniste (c’est ma seule qualification) à déblatérer sur le sujet.

  7. Hum que dire.

    On peut visité des organismes de presse en france, truc de fou !!

    On peut voir les gens travaillé et se faire plus ou moins une idée du truc =) !

    Y a des journée du patrimoine en France ou tu peut même visité certain truc gratos !! (message en douce : FR3 fait des visites gratuite ce jour la), que des gens prennent du temps pour toi pour t’expliqué des trucs !

    Voilà.

  8. Et il existe aussi des méthodes faciles à mémoriser pour savoir si l’on doit utiliser l’infinitif ou le participe passé.
    Sinon le reste, les conjugaisons et tout, j’avoue c’est des règles à apprendre par coeur, c’est chiant.

    Pour l’orthographe, par contre je vois que tu fais l’effort de ne pas laisser traîner les mots soulignés en rouge, c’est bien.

    Voilà pour répondre à ton minable ton condescendant par une méthode dans le même esprit.

    Je t’aime.

  9. La réaction d’alberror est sereine et constructive bien que non dénué d’humour.

    On déplorera quand même (manu style) une petite coquille dans son billet (article ? Merde, j’sais plus) : « suppression de la source lorsqu’elle n’est pas jugée signifiante (c’est le cas lorsqu’il s’agit d’une source officielle, ou qu’elle n’est pas identifiée clairement) »
    Il manque l’accent sur le « u » pour faire « où » :p

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