Le fascisme : les mots et la réalité (historique)

(Après avoir fait réagir avec l’affiche de Pascal Colrat, agacé avec des constats politiques sur l’entre deux tours qui n’arrivent pas à être admis par une partie des lecteurs qui commentent, le temps est venu de faire œuvre pédagogique. Ah ! La pédagogie… C’est un peu prétentieux, hein ? Oui, c’est vrai, mais quand on lit ce qu’on lit et qu’on voit ce qu’on voit et qu’on entend ce qu’on entend, ça devient une œuvre de salubrité publique, la pédagogie.)

Une première chose : à Reflets on ne roule pour personne. Ecrire sur l’économie, l’histoire, la politique n’est pas ici une manière d’inciter qui que ce soit à aller dans un sens particulier, adhérer avec une quelconque idéologie. Le but est de s’emparer des sujets, de les tordre, les fouiller, sans état d’âme ni obligation éditoriale. Mais avec le plus d’honnêteté intellectuelle possible.

Alors, que vous soyez ou non en accord avec des analyses, des affirmations, est tout à fait possible, mais reprocher le manque d’analyse parce que vous pensez différemment de ce qui est écrit, tout en reprochant aux médias traditionnels d’être consensuels, de ne pas dire l’entière vérité est un peu paradoxal. C’est pourquoi, cet article modeste va essayer de compléter le « manque d’analyse » sur la tentation néo-fasciste, puisqu’une partie conséquente des commentaire démontraient, elle, un manque de culture historique, politique évidents. Alors, pas la peine de se fâcher en appelant à ma suffisance, ou l’étalage de « ma science » pour s’éviter de lire ce qui suit et venir ensuite dégueuler des contre-vérités : il est ici question de se pencher sur une réalité politique : le fascisme.

Pas celui qui vous est vendu depuis votre plus tendre enfance, à grands coups de camps de la mort et de croix gammées, de petit moustachu hystérique et de marches militaires. Non. Parce que le fascisme, ce n’est pas spécialement Hitler et le nazisme. Parce que l’histoire n’est pas une série télé produite par Spielberg, la politique un truc qu’on résume en trois phrases après s’en être préoccupé en regardant « le petit journal » de Canal+. On a le droit de ne pas tout savoir à 20 ou 25 ans, c’est pas interdit non  plus, même si on aimerait bien prouver le contraire…

Quand, comment et pourquoi le fascisme ?

Allez, on y va, sans appeler à des grandes théories, mais avec la fiche Wikipedia qui va bien, qui est tout à fait bien documentée et sourcée : http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l’Italie_fasciste

Premièr point important, le contexte, en 1918-19, à la sortie de la première guerre mondiale, l’Italie est dans une crise économique terrible :

Au lendemain de la Première Guerre mondiale(…)Les caisses de l’État sont presque vides, la lire pendant le conflit a perdu une grande partie de sa valeur et le coût de la vie a augmenté de 450 %. Les matières premières manquent et l’industrie ne réussit pas à transformer la production de guerre en production de paix pour absorber l’abondante main-d’œuvre qui a augmenté en raison du retour des soldats du front.

Vous remarquerez, en gras, les similitudes entre la situation à l’époque, et la nôtre, aujourd’hui. Entre la dette, le coût de la vie, le problème industriel, le manque d’emplois. Bon, je vois que tout le monde suit. C’est bien.

Arrive ensuite le contexte social :

Dans une telle situation, aucune classe sociale n’est satisfaite et une profonde peur d’une possible révolution communiste s’insinue dans la classe bourgeoise. L’extrême fragilité socioéconomique conduit souvent à des désordres réprimés par des méthodes sanguinaires.

Tout ça, bien entendu, n’est que de l’histoire, hein…jamais au XXIème siècle nous n’aurions des situations similaires, mais oui, mais oui…

(…)les couches sociales les plus mécontentes et les plus sujettes à la propagande nationaliste qui, après le traité de paix, enflamme et alimente le sentiment de la « victoire mutilée »…

Une propagande nationaliste ? Non ? Si, si. Oh, les vilains italiens des années 20, ils étaient vraiment limités. Surtout les couches populaires, ben oui. Mais c’est une guerre qui les énerve, alors que nous, hein, mis à part la guerre contre le terrorisme, la guerre en Afghanistan, la guerre en Libye. Enfin bon, c’est pas certain non plus que seule la cause compte. On sent quand même que les conséquences ont un peu plus d’importance. Z’ont plus de boulot quoi, puis plus trop de thunes non plus. Enfin bon, passons à la suite :

(…) Les 119 personnes présentes (dont Mario Carli, Marinetti, Bottai, et le futur quadrumvirat de la marche sur Rome, Italo Balbo, Cesare Maria De Vecchi, Emilio De Bono et Michele Bianchi) s’accordent, tant bien que mal, sur un programme qui mêle revendications nationalistes et sociales.

Oh, oh, le beau programme ! Chouette chouette : du nationalisme et du social ? Mais qui donc aujourd’hui nous la fait comme ça ? Hum ? Allez, la suite :

(…)Le nouveau mouvement exprime la volonté de « transformer, s’il le faut même par des méthodes révolutionnaires, la vie italienne » s’auto-définissant « parti de l’ordre » réussissant ainsi à gagner la confiance des milieux les plus riches et conservateurs qui sont opposés à toutes manifestations et aux revendications syndicales des socialistes.

Oui, oui : transformer la vie de la société, parti de l’ordre, gagner la confiance des milieux les plus riches et conservateurs, comme en France, les campagnes, ou des déçus du sarkozisme, et puis surtout : opposés aux revendications syndicales. Oui, ces affreux cocos syndiqués, les corps intermédiaires…

(…)Néanmoins, le premier fascisme réussit à allier un aspect contre-révolutionnaire, et une mystique révolutionnaire de gauche, anti-marxiste, liée à l’origine politique de Mussolini et de ses premiers partisans.

Là, c’est du pu plagiat, chers lecteurs ! Allez lire programme de Marine, sa volonté de gouverner, ces saillies contre le libéralisme, son horreur du marxisme, ses envolées sur le retour d’une forme d’Etat-providence réservé aux seul nationaux. Si, vraiment, allez le lire et l’écouter : http://www.frontnational.com/le-projet-de-marine-le-pen/

Continuons cette difficile et lente remontée à l’origine du fascisme, cette politique des temps de crise :

(…)lors des élections du 15 mai 1921, les fascistes, qui ont rejoint la coalition gouvernementale, obtiennent 35 sièges (dont Mussolini élu à Milan et Bologne) 5 sur les 275 élus de la coalition5. Mussolini prend place à l’extrême droite de l’hémicycle, marquant la distance avec le programme des Faisceaux, et présente le programme du fascisme parlementaire le 21 juin 1921.

Complètement compatibles avec la République, mais oui, mais oui, comme notre président nous l’a dit : si ces gens étaient dangereux ou allaient contre nos valeurs, on les interdirait. Ben en Italie aussi. Normal quoi. Pas des dangereux révolutionnaires, non, non.

Mais alors ils veulent quoi ? Ben des trucs comme ça, qui nous rappellent des trucs actuels, mais de loin, hein…

Celui-ci revendique une politique étrangère conservatrice(…)il condamne le communisme tout en promettant d’appuyer la CGL; se concilie le Parti populaire italien en condamnant le divorce, et en se prononçant en faveur de l’enseignement privé et de la propriété rurale, tandis qu’il affirme le caractère non-anticlérical du fascisme.

Et ouais. J’ai même plus envie de commenter tellement c’est limpide. Allez, la suite !

Mussolini veut calmer le jeu et utiliser la voie parlementaire. Il donne ainsi mandat aux députés fascistes Giacomo Acerbo et Giovanni Giuriati pour négocier un « pacte de pacification » avec les socialistes Tito Zaniboni et Ellero, signé le 3 août 1921 avec la participation de responsables de la CGL

Ouais, c’est de la politique le fascisme, on a beau essayer de l’expliquer, personne ne vous entend. Bizarre non ?

  Le 12 novembre 1921, le Parti national fasciste (PNF) est fondé : le mouvement devient un parti et il accepte certains accords constitutionnels avec les forces modérés.

PNF, FN, ces nationalistes sont prêts à tout pour faire de la politique !

Après les affrontements de Ravenne, les syndicats proclament une grève générale pour le 1er août 1922. Les fascistes, sur ordre de Mussolini, brisent la grève de manière très violente. Le mouvement fasciste gagne encore en popularité dans l’opinion publique car il est perçu comme le seul qui peut « remettre de l’ordre » dans le pays.

L’Italie forte quoi, avec un chef qui casse des grèves : ouais, ouais, cool, l’opinion est contente, il en a lui au moins, il se laisse pas faire par tous ces anarcho-syndicalistes…

Bon, pour finir, la politique économique, réelle, pas celle promise au départ, parce que bon, vous comprenez, en réalité, l’Etat, ça peut être encombrant aussi :

(…)Sur le plan économique, le fascisme poursuit, sous la direction du ministre de l’économie Alberto De Stefani (1922-1925), une politique d’inspiration libérale. Le 20 septembre 1922, Mussolini déclare : « Il faut en finir avec l’État ferroviaire, avec l’État postier, avec l’État assureur. » Le 18 mars 1923, il ajoute: « Je pense que l’État doit renoncer à ses fonctions économiques et surtout à celles qui s’exercent par des monopoles, parce qu’en cette matière l’État est incompétent. ». L’État fasciste transfert ainsi au privé plusieurs monopoles: celui sur les allumettes est cédé à un Consortium des fabricants d’allumettes; en 1925, l’État se désengage du secteur des téléphones, et renonce aussi à l’exécution de certains travaux publics. (…)Une loi de 1912 avait créé un Institut d’État pour les assurances, institut qui devait obtenir le monopole au bout de dix ans. Mais Mussolini transfère l’assurance-vie aux assureurs privés par la loi du 19 avril 1923. Les municipalités socialistes s’étaient engagées dans l’économie ; Mussolini ordonne qu’on « ralentisse le rythme de la municipalisation». À Pola, Turin, etc., des régies prospères sont ainsi transférées au privé.

P.S : Les commentaires sont bienvenus de la part de ceux qui auront lu l’article correctement, pas en diagonale ou en s’arrêtant après 10 lignes : le moindre des respects dans un débat d’idées est de lire vraiment ce qu’on veut commenter.

Twitter Facebook Google Plus email


60 thoughts on “Le fascisme : les mots et la réalité (historique)”

  1. Oui, rappel salutaire et si « comparaison n’est pas nécessairement raison » il faut toujours se souvenir que les humains font toujours appel à des « répertoires de comportements » qui sont finalement en nombre relativement limités.

    Alors « les mêmes causes produisant les mêmes effets » la similitude entre des causes constatées hier et que l’on retrouve aujourd’hui pourrait conduire à des effets comparables.

    N’oublions pas ce qui se passe depuis un moment en Hongrie avec Viktor Orbán.

    Voir par exemple :
    « Ce que Viktor Orban fait subir à la Hongrie »
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/01/31/ce-que-viktor-orban-fait-subir-a-la-hongrie_1636335_3232.html

    Viktor Orbán sur Wikipedia :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Viktor_Orb%C3%A1n

    Ce qui tend à démontrer que l’on peut agir en conformité aux lois de la république mais faire peser sur un pays un joug très fort et limiter un grand nombre de libertés.

    1. On lira avec attention : « Les schèmes ne sont ni des « compétences » ni des « idéologies », ils se situent à un niveau profond de la structure mentale comme représentations intermédiaires entre phénomènes perçus par les sens et catégories de l’entendement. »

      Une façon de dire qu’une certaine partie de la population ne fait pas un appel trop intense à ses capacités de réflexion, s’arrêtant aux abords des « catégories de l’entendement »…

  2. Mais ma parole c’est de l’acharnement! Pourquoi ne laissez-vous pas les êtres humains voter pour ça si c’est ce qu’ils veulent? Vous êtes contre la démocratie c’est ça? xD

    Sinon sur le sujet, il y a une analyse à l’époque d’un gars qui s’appelait Luigi Fabbri et qui a développé l’idée de contre-révolution préventive (mise en place de la révolution fasciste par la bourgeoisie de l’époque pour devancer et contrer la révolution socialiste imminente).
    De ce point de vue (même si j’ai bien compris que tu ne dis pas que Musso est revenu avec une péruque blonde), il y a une distinction assez importante sur le contexte et la fonction de la « réaction » (je vois pas trop la révolution socialiste arriver là xD)

    1. Mais personne n’est allé leur retirer le bulletin des mains !

      Seulement chacun de nous a le droit d’analyser ce qui se produit, les comportements, les motivations… et d’en tirer des déductions.

      Sur la base de ces déductions chacun a également le droit d’alerter, d’attirer l’attention sur ce qui pourrait ne pas être bénéfique ou pire ne pas être acceptable.

      C’est exactement ce qui se produit ici dans l’espoir que ceux qui ont pris des options que nous n’approuvons pas pourront examiner leurs motivations et leurs réflexions sous des angles différents et parvenir à des conclusions différentes.

      Cela me semble très sain et en pleine correspondance avec un comportement que l’on peut attendre de chaque citoyen !

  3. Bonjour,
    Il y a effectivement d’énormes similitudes.

    Pourquoi ne pas avoir creer un autre système qui rendrait cette situation impossible?

    Par exemple :

    1) Nous élisons 2 personnes, une de gauche, une de droite (dans notre cas Sarko ET Hollande)
    2) Les deux élus montent chacun une équipe
    3) Ils débattent sur les questions a tranché, le tout retransmit par les medias
    4) On organise un referendum mensuel OBLIGATOIRE pour trancher sur les questions debatu
    5) On creer des règles strictes pour les medias afin de rendre impossible la manipulation de masse

    Ces règles permettraient d’avoir un système transparent, de poussée le débat à fond et de prendre des décisions au plus près de ce que pense le peuple.

    1. L’idée est bonne en théorie
      .
      En pratique, Sarko et Hollande passeraient des accords et gouverneraient ensembles. Il n’y aurait donc plus de choix possibles pour les citoyens dès lors qu’ils proposent tous deux la même politique (à quelques arrangements près).

      D’ailleurs, je m’interroge si ce n’est pas déjà le cas (accords implicites, voire explicites, entre le PS et l’UMP pour tout faire pour que rien ne change). Sinon comment expliquer que Hollande n’attaque pas Sarko sur son bilan désastreux et sur les nombreuses affaires qu’il a au cul ??? Et que l’on ne me parle pas de courtoisie…

      1. Le discours qui amalgame les grands partis traditionnels de droite et de centre gauche est celui de l’extrême droite partout en Europe : http://reflets.info/extreme-droite-petite-analyse-europeenne/

        « Les partis d’extrême droite prospèrent lorsque les partis traditionnels sont arrivés à une convergence en termes de politiques et de pratiques. La convergence permet aux partis d’extrême droite de dépeindre les gouvernements de gauche et de droite traditionnels comme étant fondamentalement « les mêmes » et ils insistent par conséquent sur la nécessité de les confronter à des perspectives alternatives sur des questions telles que l’immigration et l’intégration européenne. »

        1. Effectivement… Et ça fait mal !
          Cependant je ne les amalgames pas. Je fais très bien la différence entre eux (surtout avec leurs représentants actuels). L’UMP et le PS sont fondamentalement différents mais cela ne les empêche pas d’avoir des points de rassemblement à mon avis. Comme par exemple : ne pas trop taper sur le FN afin qu’il soit suffisamment haut pour provoquer un vote utile de masse.

          Je n’affirme rien, je m’interroge juste sur le fait qu’il me semble évident que Hollande ne met pas toutes ses forces dans la campagne. Il laisse de côté beaucoup trop d’éléments qui lui auraient apporté beaucoup et je ne vois pas d’autres explications que celle d’un accord tacite… Il faut quand même se rendre compte qu’il ne parle ni du bilan de sarko (alors qu’il y aurait des montagnes à en faire) ni des affaires (alors qu’elles sont gravissimes comme vous le rappelez).

    2. Bonjour,

      L’idée est apparemment intéressante sauf que si les deux groupes en place ont une politique à peu près similaire, il n’y a plus de vrai choix. Il n’y aurait que l’illusion du choix. Un peu comme différentes marques de lessives qui extérieurement sont concurrentes alors que la même société et/ou groupe d’intérêts les contrôlent. Pour ma part, je reste convaincu que les formes de « démocraties » que nous connaissons ont vécues et que nous sommes à un stade où de profondes réorganisations de la civilisation humaine sont à réaliser. Depuis plus de 200 ans, nous vivons dans le même système politique de gouvernement représentatif, fatalement nous n’envisageons que des alternatives DANS ce système. Pourtant, c’est le système lui même qui est à changer. Le gouvernement représentatif n’a qu’une seule conséquence directe : la professionnalisation du représentant et, comme toute profession dans une approche capitaliste, il y a forcément concurrence. De là, le conflit d’intérêt est évident : comment se préoccuper du bien commun alors que le représentant est en concurrence pour conserver son poste … ou autrement illustré, si la logique impose une mesure qui va à l’encontre de son idéologie, le représentant devra-t-il soutenir cette mesure au risque de se couper de son vivier électoral, et quelque part se renier, ou ne pas la soutenir et considérer que les conséquences sont à passer aux postes des pertes et profits ? Ce choix assez cornélien est un problème du candidat de droite actuellement. Obligé de louvoyer entre intervention de l’état contre le monde financier, affirmation du nationalisme face à l’Union Européenne, … Tout le problème revient à promettre suffisamment sans trop se compromettre. Pour en revenir à l’immigration, je constate que les avis sont très tranchés pourtant seule la conséquence est étudiée. La ou les causes sont passées sous silence. Par exemple, beaucoup d’anglais sont venus s’installer en France suite à l’explosion du marché immobilier au royaume uni. Cela ne semble visiblement déranger personne. Blanc, chrétien, d’us et coutumes à peu près similaires aux nôtres, ils passeraient même inaperçus. Pourtant l’immigration n’est qu’une conséquence : Chercher ailleurs ce qu’on n’as pas chez soi. Qui peut croire qu’un nigérien abandonne femme, enfants et famille pour venir uniquement percevoir des prestations sociales ? Certes c’est le but mais s’il le fait c’est uniquement parce que cette personne ne peut pas vivre dignement dans son pays d’origine. Si nous voulions vraiment lutter contre l’immigration, nous commencerions par participer activement au développement social et économique de ces pays. Ce n’est vraiment pas à l’ordre du jour de tous les candidats. Les bloquer à la frontière et aussi absurde que de tous les accepter. Par exemple, on oublie que pendant la période franquiste jusqu’à la fin des années 80, dans les régions du sud il y avait un sentiment anti-emmigrant espagnol et portugais assez palpable. Là aussi, l’espagnol ou le portugais venait prendre de l’emploi en France. Depuis les années 90, le phénomène s’est inversé et l’espagnol et le portugais a plutôt tendance à repartir chez lui ou à y rester depuis que l’ambiance sociale et économique s’est améliorée. Bref, pour ma part, je pense que nous assistons à une « boucémissarisation » à des fins électorales. Un peu comme un argument de CV ou de lettre de motivation sauf que l’employeur ne dirige plus la boite.

      1. « Qui peut croire qu’un nigérien abandonne femme, enfants et famille pour venir uniquement percevoir des prestations sociales ? Certes c’est le but »
        NON ! Ce n’est pas le but !!! Comment imaginer qu’ils fassent des cours de droit social comparé pour savoir vers quel pays émigrer ! C’est un MENSONGE.

        Pour un peu de désintox sur le sujet, je vous recommande le communiqué de l’ATD Quart Monde : https://docs.google.com/file/d/0B9hmB55hEbflSEZYWE0zczJuVnM/edit

        1. Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire. Le vrai but suit juste après « c’est uniquement parce que cette personne ne peut pas vivre dignement dans son pays d’origine ». Toutefois, j’admets que la phrase est mal tournée.

  4. Ben avec les révolutions arabes, particulièrement celle en Tunisie toujours en cours qui appelle à une démocratie directe, sociale, les mouvements des indignés, qui vont dans le même sens, on peut quand même penser qu’une forme de révolution sociale pointe son nez, pas besoin qu’elle soit « socialiste » : elle est sociale, et les contre révolutionnaires, conservateurs des campagnes, petits propriétaires, ouvriers précaires n’en veulent pas…sachant que celui qui a coulé notre système, pour ces électeurs, c’est l’arabe, le noir, les gens d’Afrique qui viennent prendre les allocations, gagnent plus que les travailleurs en étant au RSA avec plusieurs femmes puisqu’ils sont polygames, etc, etc…

    1. J’ai malheureusement de gros doutes, sans être défaitiste (houlà un -iste xD), sur la possibilité de faire une analogie trop poussée entre la situation des pays « arabes » et la France. Les choses ont l’air très complexes là-bas, en témoigne l’absence de mouvement d’une efficacité similaire à la Tunisie en Algérie ou au Maroc…

      Après effectivement il y a des choses intéressantes ici, mais je sens pour l’instant dans l’esprit des gens davantage de résignation que d’intérêt pour des modèles alternatifs et libertaires tels que la démocratie directe… Après on ne sait jamais, mais je reste réservé sur la possibilité d’un changement spontané sans réelle existence concrète dans les pratiques des gens au quotidien.

      Par contre je resterais prudent sur le fait que les ouvriers précaires constituent un électorat homogène porté sur le vote fasciste (même s’il y a une part de réalité).

      Mais quoi qu’il en soit ne lâchons rien!

      1. Je connais pas trop la situation marocaine. En Algérie, le spectre de la guerre civile plane toujours. Les élections sont bidons. Et les médias de masse sont complètement contrôlés par l’état.
        De plus, lors de grandes manifestations, le gouvernement s’arrange pour mettre les islamistes au premier rang, histoire de faire peur.

  5. Point de critique de ma part.
    On ne vit ou ne voit actuellement que le cousin du Vichysme qui fait de l’oeil au fascisme canal historique, bref de la démagogie qui répond à la démagogie, et ça fait 45% de bernés qui s’enchaînent

  6. Je trouve un nationalisme moins dangereux et plus sain qu’une société dirigée par la recherche de bénéfices financiers au point d’aller casser un pays comme la Libye, ce qu’est prête à faire notre classe politique pour sauver ses fesses est bien plus flippant que la volonté de redevenir peuple souverain.

    Or si analogie il y a et elle est intéressante, ça ne veut pas dire qu’aujourd’hui les mêmes maux pourraient nous atteindre, la situation est bien différente. (euro, otan, wall street, toussa)

  7. « ça ne veut pas dire qu’aujourd’hui les mêmes maux pourraient nous atteindre, la situation est bien différente. »

    Le fascisme, par essence est nationaliste, et il n’a comme solutions à offrir qu’une seule recette, déjà entamée par Nicolas Sarokozy : le totalitarisme. C’est-à-dire un Etat policier, répressif, de contrôle social.

    Donc, ce ne sont ni l’euro, ni l’Otan, ni wall street, ni toussa qui empêchent un néo-fascisme de s’installer en Europe, ce qui est déjà en train de se passer : il faut aller discuter avec des Grecs, des Espagnols, des Portugais ou des Italiens pour le comprendre.

    Si les conditions actuelles sont très similaires, les réponses proches de celles des années 20, ou 30, il est évident que la mise en œuvre d’une politique fasciste en 2012 ne peut être exactement la même qu’à l’époque. Mais la politique d’austérité imposée sans aucune concertation avec les populations, n’est-elle pas elle aussi une réponse néo-fasciste ? Les lois de surveillance du net ? Et le reste des lois faits-divers sarkozistes…?

    L’Europe est une forteresse, de plus en plus, et les nationalismes sont excessivement dangereux : bien entendu si tu as une tête de bon Français, tu ne risques pas trop de t’en apercevoir, et puis si tu te tiens à carreaux avec la peur du flic, ça peut bien se passer.

    Mais vois-tu, avec un « type un peu méditerranéen », ou une peau noire, là, c’est nettement moins simple. Ca frise même le cauchemar. Ca tourne à l’horreur, en général : en 2012 comme en 1933. Parce que les plaintes de la commission des droits de l’homme et d’Amnesty international à l’encontre de la France et de ses commissariats, conditions de détentions, si tu veux, ça n’aide pas à envisager mieux les choses sous un avenir nationaliste, donc néo-fasciste.

    Et puis si tu penses que les nationalistes sont contre la recherche des « bénéfices financiers », tu te fourres le doigt dans l’oeil. Quant à soutenir des régimes dictatoriaux, les fascistes ne peuvent que le faire, mais à l’inverse, réfléchir une intervention en Syrie comme un « moyen de faire des bénéfices » pour l’Occident est un peu court. Ce sont surtout les soutiens de longue date à Bachar, de la part du gouvernement actuel qui posent problème…

    Attaquer Bachar ne serait qu’une diversion dans la real politik française…ils auraient pu le faire depuis longtemps, tu ne penses pas ? A moins que les massacres avérés d’une partie de la population par les forces de Bachar ne soient pour toi qu’une réponse « nationale » logique et normal ?

  8. En attendant l’illusion du choix pour le second tour est parfaite.

    Si le programme du FN a des similarités avec le fascisme d’antan, soit. Mais ça changera pas grand chose.

    Pour ma part je n’aime pas l’Histoire (tout comme les -ismes), surtout quand elle est répétée. Comme disait Albert Einstein : «La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent.»

    Et pour finir léger : http://www.dailymotion.com/video/xqfhak_hollande-sarkozy-bonnet-blanc-ou-blanc-bonnet_music

  9. « En attendant l’illusion du choix pour le second tour est parfaite » :
    tu peux développer ?

    « Pour ma part je n’aime pas l’Histoire (tout comme les -ismes), surtout quand elle est répétée » :
    et tu veux te mêler de politique ?

    « Comme disait Albert Einstein : «La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent.» »

    Oui, et donc ? Tu sais, Albert a sorti des grosses conneries aussi. Et puis il aidé à fabriquer la bombe atomique en croyant bien faire, pour combattre un « isme » aussi.
    Il l’a regretté.

    Le sujet est aussi de regarder comment, au delà du FN, le fascisme redevient une politique respectable, pas qu’au FN. Donc, entre un Sarkozy qui adoube Marine le Pen et son parti, reprend à son compte des propositions comme le permis de tuer pour les flics (présomption de légitime défense s’ils flinguent quelqu’un), la prison à vie, les mesures contre l’immigration etc, etc…je ne sais pas comment tu peux arriver à cette conclusion qui serait de mettre Sarkozy et Hollande dans le même panier.

    Ah, mais si, je sais : tu n’aime pas l’histoire et les « ismes » : et là, si tu veux, ce qui est un peu emmerdant pour toi, c’est qu’il y a de l’histoire, des ismes et un candidat qui a plongé du côté d’un « isme », celui du fascisme.

    Quoi qu’on pense de Hollande, il a une « qualité », celle de ne jamais encore avoir été aux manettes. Je peux t’assurer que si il passe, on vérifiera asse vite s’il est bonnet-blanc ou blanc bonnet. Et surtout on ne se gènera pas pour dépiauter ses actions, discours et autres entourloupes de social-démocrate…

    Allez, dans 5 ans tu pourras de nouveau aller t’éclater dans un bureau de vote. En attendant, quoi qu’il se passe, tu auras le droit de la fermer ou d’aller te prendre des gazs lacrymos.

    Mais vu ton discours, je mise sur toi avec « le droit de la fermer. »

    1. Y’a rien à développer sur « l’illusion du choix », les élections c’est du bidon. L’un comme l’autre, rien n’ira mieux, tout secteur confondu ou presque.

      Il faut être historien pour se mêler de politique ? Mince alors.

      Heureusement que t’as mis qualité entre guillemets. Et permet moi de dire qu’il n’y aura pas besoin de vérifier, pour moi c’est tout vu. Ouai j’ai bouffé madame Irma. En ce moment y paraît que c’est tendance, comme le fascisme.

      Vivement 2017 ! J’ai tellement hâte. Tiens tu me rappelles une image. « La dictature c’est ferme ta gueule, la démocratie c’est cause toujours. » (http://3.bp.blogspot.com/_uBujjEtfvb4/TMa4EwuOaJI/AAAAAAAAAWI/L2LZsr2I-lw/s640/democratie-dictature.jpg)
      Avec de la chance d’ici là tu causeras toujours.

    2. Ben moi aussi j’ai envie de répondre à « l’illusion du choix » car je partage ce point de vue ( j’aime bien l’Histoire j’me fous des ismes et j’suis pas très cultivé).

      A mon sens on vote pour 2 libéraux. Le choix se pose plutôt en terme de « Avec ou sans vaseline »…

      Alors certes Sarko c’est la méthode bulldozer, fascisante au possible, etc.

      Mais Hollande ne changera pas les « causes » car il est sur la même ligne politique globale, c’est à dire un social-libéralisme ( enfin je pense).

      Et si « les causes » restent ( les mêmes dont tu montrer les similitudes avec l’Italie des années 20) nous fonçons donc aussi dans le mur avec les mêmes dangereux travers toujours présents… peut être moins vite, avec un peu de vaseline, mais dans le mur quand même.

      D’où le sentiment blanc-bonnettennob-blanc quand même fortement ancré.

      Au niveau de l’article par contre : rien à r’dire ! c’est très très intéressant ! et merci pour l’Oeuvre pédagogique ;)

      1. S’il n’est pas acquis que Hollande ne changera pas les « causes » il est en revanche probable que l’autre candidat les aggravera.

        Ce n’est donc pas blanc-bonnet/bonnet-blanc car les actions conduites seront de nature différentes avec des conséquences différentes, et aggravantes si Sarkozy demeure au pouvoir.

        Alors faute de pouvoir se prononcer pour un idéal nous devons faire le choix de celui qui paraîtra le « moins pire » à défaut d’être excellent, et dans ce cas ce sera « le meilleur » (puisque l’autre ne le sera pas !).

        C’est comme pour toute chose dans la vie, on choisit généralement ce que l’on estime meilleur…

        1. Je comprend ton point de vue. ( même si je pense quand même dans ta première phrase que c’est « probable » pour les deux).

          Et même si « faut pas faire sa madame Irma », j’ai le sentiment qu’en mettant la droite modérée ( hollande) au pouvoir et devant les désillusions que cela risque forcément d’entrainer, en fait, ça soit encore pire dans l’alternance qui suivra ! ( quand je vois ce qui se passe en Espagne…lois liberticides, loi contraire aux engagements pris pendant les élections, etc., « l’après gauche » française me fait **légèrement** peur…)

          Mais j’n’ai pas de solutions convenables,ou miracle à proposer ! …Si ce n’est quelques pistes, peut être, de ne pas s’arrêter aux élections pour en chercher… et de ne pas les attendre des élites..

          1. Hollande ne changera rien : super scoop, tout le monde est au courant :-)

            Mais le sujet est surtout : tiens, le super président a plongé dans fascisme du FN à 200%…

            Alors après, chacun fait ce qu’il veut, mais le constat est juste intéressant, et parler de fascisme est plus correct que « droitisation » et autres terminologies édulcorées.

            Ensuite, les sociaux démocrates, on sait ce qu’ils font ailleurs en Europe, ils ont voté les traités libéraux à fond…donc…voilà quoi, ils sont pas fachos, mais à droite. Enfin de la droite libérale. Soumise à la finance, aux oligarchies en place. On peut aimer…ou pas.

    3. Quand quelqu’un dit/écrit « je ne roule pour personne », généralement la preuve du contraire arrive peu de temps après…

      Voyons, voyons :
      « entre un Sarkozy qui adoube Marine le Pen et son parti, reprend à son compte des propositions [..], je ne sais pas comment tu peux arriver à cette conclusion qui serait de mettre Sarkozy et Hollande dans le même panier. [..] Quoi qu’on pense de Hollande, il a une « qualité », celle de ne jamais encore avoir été aux manettes. »

      Et le début d’article, il disait quoi :
      « à Reflets on ne roule pour personne. »

      Ah bah oui, ça marche aussi ici ! (ouais bon ok, je chipote)

      Excellent article cependant; il aurait été encore plus percutant en se référant aux textes officiels de l’époque et aux discours très « explicites » des principaux leaders fascistes/autoritaires/totalitaires des années 30. Les indications de Wikipedia restent souvent dans l’euphémisme courtois pour des sujets aussi polémiques. Les livres d’histoire, et même mon vénérable « Chronique du 20e siècle » (un vrai livre, avec du papier dedans !) suffisent à apporter une démonstration tout aussi édifiante.

      Sujet d’un prochain article, peut-être ?

      Pour la route, petite question subsidiaire à ceux qui s’étonnent aujourd’hui de la dérive pointée par l’article : quel candidat à l’élection présidentielle de 2007 avait martelé dans l’un de ses principaux meetings (je cite de mémoire) : « Notre pays doit s’appuyer sur ses trois piliers : le travail, la famille, la nation » (hmm, déjà entendu ça quelque part…)
      Sur le moment, j’avais pensé à un suicide politique qui serait relevé par les journalistes présents … mais non, rien !

      Alors, vous avez trouvé ?

      1. Sarkozy a une politique d’extrême droite depuis le début. C’est un fascisme libertarien qu’il masque par des idées sociales de 1950… Il permet au pouvoir de la finance d’étendre sa puissance en France, passant par les institutions européenne et internationales. Son but est clairement de détruire les acquis sociaux, le droit du travail tout en montant les différentes classes sociales les unes contre les autres. Pour moi, sa culpabilité apparaît clairement non pas par l’emploi de mots pétainistes mais évidement par sa manière d’éluder constamment les problèmes majeurs de la France en crise comme par ex la spéculation sur la dette souveraine. Pourquoi Lagarde est-elle nommée au FMI ? :) Ouvrez les yeux tous… on y est, en plein dedans et depuis un bon moment !

        1. libertarien et fasciste ca va pas tres bien ensemble non ?

          le premier veut un etat faible qui ne s occupe presque de rien et le max de liberte pour tous les individus (meme par exemple pour se droguer)

          Le second estime que l individu doit etre subordonne a l etat et ne doit pas avoir le choix

          1. Ce n’est pas necessairement oppose.
            Le libertarien-fasciste voudra un etat fort qui s’occupe de ses interet personnels. Genre, pour un exemple simple, l’industrie du divertissement qui veut que l’etat ne se mele pas de ses affaires, mais lui accorde des subventions et reprime (pas dans le sang mais presque) tout ce qui peut nuire a son monopole.

            Un libertarien-fasciste est donc un individu adepte du deux poids-deux mesures. C’est une position mesquine et meprisante, mais existante dans la realite.

    4. Ben disons que selon toute probabilité, Hollande 2012 signifie un ticket Copé-Le Pen en 2017 alors que Sarkozy 2012 signifie une entrée de ministres frontistes à a peu près la même échéance…

  10. Merci pour cette remise en contexte utile. Il n’est jamais vain de se replonger dans l’Histoire européenne de la première moitié du XXe siècle. C’est évident qu’on ne fait pas de politique, pas plus que de photographie, de romans, etc. sans savoir, ne serait-ce qu’un peu, ce dont est fait le passé. Une manière de prendre conscience de ce qui guide nos choix, parce que ceux-ci sont forcément déterminés par ce passé, en plus du contexte présent.
    Par exemple de lire ne serait-ce que les 100 premières pages du journal intime de Viktor Klempererreférence – qui débute en 1933 permet de voir qu’on peut voir venir.
    De voir aussi les similitudes non seulement avec les partis genre UMPFN (ou UDCPLR pour le contexte helvétique) mais également avec les partis du type PS (idem pour l’helvétie). Ça fait au moins 15 ans, si ce n’est plus, que nos sociétés dérivent méchamment. Les camps de rétentions, les reconduites à la frontières, le financement de camps en Libye, en Mauritanie, etc., ne sont pas le fait que des partis brunâtres. En Suisse, on produit pas mal de disparus administrativement chaque année. Des personnes qui perdent toute existence juridique. Il y a des zones géographiques qui sont interdites à certaines catégories de personnes. Depuis déjà quelques longues années.
    Ces partis brunâtres n’ont rien à opposer à la main mise d’une élite financière sur le reste de la population. Tout juste ont-ils leur propre élite à mettre à la place.

    Alors, il est évident qu’une élection n’apportera pas de solution. Pour autant, un choix permet seulement de peser un peu sur le frein plutôt que sur l’accélérateur (en direction du mur ou de l’abîme). Ce qui nous offre au moins la possibilité de construire d’autres façons de vivre ensemble.

    Du coup je trouve que des débats comme celui qui a lieu ici n’est pas vain. Merci.

  11. Qu’est ce que c’est lourd à lire …

    Et oui dans la vie, il y’a des gens qui pensent différemment de toi, pas la peine de dégainer Wikipedia

    Je suis TRES décu par reflets

    Faut vraiment vous sortir les doigts et arrêter avec le FN, on dirait que vous découvrez

    Non ? Alors assumez…

  12. Une fois de plus quelle est exactement ta thèse ? Ceux qui votent FN ou UMP veulent instaurer un régime de type fasciste ? Les conditions économiques, sociales et politiques sont réunies pour cela ?

    Si c’est ça je ne suis pas d’accord, et je suis loin d’être le seul. Sans forcément dire que l’histoire ne peut pas servir de leçon ou qu’on peut pas faire des parallèles entre époques. Mais justement les parallèles il faut les faire avec précision et de façon complète.

    La France a-t-elle une inflation a deux chiffres, un niveau de vie et une économie proche de celle de l’Allemagne des années 30, y-a-t-il un risque de coup d’Etat communiste, le rejet massif d’une jeune démocratie, une défaite militaire humiliante, un mouvement populaire et violent constituant un « Etat dans l’Etat », palliant à un Etat faible et impuissant.

    Et je parle même pas de l’évolution sur le plan des mentalités ou de la société : le souvenir de la seconde guerre mondiale, la fin de la guerre froide, la montée de l’individualisme, le vieillissement de la population.. Faire de l’histoire c’est voir les similitudes, mais savoir en mesurer le degré et voir les différences. Sans parler des années 30, même la différence entre les années 60 et 2010 sont énormes en terme d’impact politique.

    1. Et la Hongrie d’Orban, c’est en 1920 ? Ca se passe en Asie du sud est au XIXème siècle ? Faut sortir les gars un peu.

      La crise économique que l’on subit en ce moment même en Europe, tu crois que c’est juste un petit truc comme ça qui va vite passer ? Tu as vu la carte des extrêmes droite en Europe ? Tu n’as toujours pas compris qu’il n’y a pas de « régime fasciste », il y a des gens qui prennent le pouvoir par les urnes avec des idées fascistes, et modèlent la société légalement avec ces idées.

      Tu connais le taux de chômage en Espagne ? Au Portugal ? La précarité en France, en Espagne ? Le prix de l’énergie ? Remplace la peur du communisme par celle de l’Islam et tu commences à mieux comprendre.

      http://reflets.info/extreme-droite-petite-analyse-europeenne/

      Mais si ça ne t’inquiète pas, c’est ton problème. Ils ont été nombreux à ne pas être inquiets du tout de ces montées là, à plein de moments. Et pas seulement il y a 80 ans…il y a bien bien moins de temps.

      1. On parle pas de la Hongrie, de la Grèce ou de l’Espagne mais de la France. A moins que pour toi tous les pays situés géographiquement en Europe sont tous identiques.

        Ensuite pour que quelqu’un comme Hitler arrive au pouvoir il n’a pas suffit d’une grave crise économique et d’une campagne nationaliste et populiste.

        Mais que déjà à la base, sans même qu’il ait eu besoin de faire quoi que ce soit, la majorité des allemands ne s’identifiaient pas à cette jeune République, synonyme du diktat de Versailles. Et bien éloignée du modèle idéologique hérité de l’Empire, notamment dans l’administration ou l’armée.

        Quand au monde ouvrier il faut quand même rappeler l’importance du communisme dont le soulèvement avait donné lieu à une guerre civile en 18-19. Et qui avait été écrasé dans le sang par les républicains.

        Les allemands n’ont pas voté pour un gars qui leur promettait de sortir de la crise, avant de se rendre compte avec horreur qu’il voulait installer un pouvoir autoritaire. Ils ont voté pour la fin du parlementarisme, pour l’écrasement du communisme, pour la rupture totale avec tous les engagements internationaux, pour le relèvement militaire d’une Allemagne conquérante et non plus conquise et étranglée par le paiement des réparations de guerre.

        Quand au communisme quel rapport avec l’Islam aujourd’hui ? La probabilité d’un soulèvement communiste n’était pas qu’un fantasme de politiciens. L’histoire l’avait montrée. Les communistes aussi n’en avaient rien à faire de cette république pour les raisons citées plus haut.

        Même chose pour l’aspect monétaire, économique et social. Même en France à la même époque la situation n’était pas aussi désastreuse. Ne parlons pas de la situation actuelle.

  13. L’article est un peu biaisé, même complètement, dirais-je. S’il dit partir d’une bonne intention, on perçoit qu’il vise à justifier à posteriori la comparaison entre la droite française et le fascisme. Je trouve le procédé un poil malhonnête car le fascisme ne se réduit pas à l’exemple italien, c’est au contraire très réducteur et pas franchement représentatif du sens plus générique qu’a pris ce terme et ce fait historique. Ainsi, sur la même fiche wikipedia, le passage suivant est bien plus pertinent (mais il ne servait pas la thèse de l’auteur :):
    « Au sens large, le terme fascisme a pris un sens générique. Il s’est étendu à tout mouvement politique s’appuyant sur un pouvoir fort, les métiers organisés en corporations, l’anticapitalisme, le militarisme, l’exaltation du sentiment nationaliste, le rejet des institutions démocratiques et libérales, la répression de l’opposition et un contrôle politique extensif de la société civile. Le nazisme s’est en partie inspiré du fascisme. »
    J’attire particulièrement votre attention sur : « le rejet des institutions démocratiques et libérales, la répression et un contrôle politique extensif de la société civile ».
    C’est cette acceptation commune du fascisme qui prévaut plutôt que votre définition « stricto sensu » historique. Et c’est pourquoi il m’a semblé, ainsi qu’à d’autres commentateurs, que votre rapprochement avec la droite actuelle et l’extrême droite était un amalgame insultant. On retrouve certes des éléments de rhétorique et des idées qui appartiennent au fascisme, mais le caractère anti-démocratique et exclusif du fascisme en est la caractéristique essentielle. C’est pourquoi assimiler les électeurs de MLP ou de NS à des fascistes ou leur parti à un parti fasciste, est à mon sens l’amalgame habituel des rebelles en carton qui peuvent ainsi se prendre pour des Jean Moulin du clavier…

    1. « Ainsi, sur la même fiche wikipedia, le passage suivant est bien plus pertinent… » :

      sauf que tu n’es même pas allé lire la fiche que j’ai mise en lien, et qui ne comporte en aucune manère ces définitions…puisque la fiche que j’ai mise en lien est celle de l’Italie fasciste http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l’Italie_fasciste pas du tout celle beaucoup trop générique du « fascisme ». Donc quand tu dis « sur la même fiche Wikipedia », tu mens…

      Ce qui signifie, que pour avoir raison, tu racontes n’importe quoi et tente de me faire passer pour quelqu’un qui détourne : pour le coup, c’est toi qui détourne.

      Donc, sur l’Italie fasciste, et c’est le sujet de l’article, et tous les extraits de cet article sont issus de cette fiche sur l’Italie fasciste, tes assertions sont totalement fausses et biaisées. Et le fascisme est né en Italie. Et y a prospéré longtemps.

      « c’est pourquoi il m’a semblé, ainsi qu’à d’autres commentateurs, que votre rapprochement avec la droite actuelle et l’extrême droite était un amalgame insultant. On retrouve certes des éléments de rhétorique et des idées qui appartiennent au fascisme, mais le caractère anti-démocratique et exclusif du fascisme en est la caractéristique essentielle »

      Ta démonstration est une insulte à l’intelligence et prouve la pauvreté de tes connaissances : le fascisme n’est pas anti-démocratique par essence, la plupart des partis fascistes ont été au pouvoir par les urnes, les populations les ont plébiscités…Mussolini, inventeur du concept, n’est pas un putschiste. Ca t’a échappé ?

      Les rebelles en carton ou Jean moulin du clavier, je ne sais pas trop où ils sont, mais ce qui est certain c’est que les prétentieux effrayés par des constats gênants qui détournent les propos des auteurs pour tenter de faire des démonstrations en carton, ça, ça ne manque pas…

      Et puis va donc parler aux anti-franquistes espagnols de tes belles théories sur l’amalgame insultant, tu vas voir ce qu’ils en pensent…

      Franco : au pouvoir de 1939 à 1975. Une « belle droite », pas du tout fasciste, bien tranquille, mais oui. Va discuter des gens qui ont perdu leurs proches, des torturés…

      1. Je suis d’accord avec toi, mais permets moi de te reprendre sur une partie HS par rapport à l’article :
        « le fascisme n’est pas anti-démocratique par essence, la plupart des partis fascistes ont été au pouvoir par les urnes »
        L’élection n’est pas démocratique. Je sais que c’est difficile mais il est nécessaire d’employer les mots avec le sens qu’ils ont : notre régime est une république et non une démocratie et la différence est de taille.

        Démocratie : le peuple est souverain (donc de manière directe)
        République : le pouvoir est exercé par des représentants (éventuellement élus lors d’élections).

        Merci de faire donc la correction de vocabulaire à l’avenir car cette confusion participe de notre impuissance et de notre incapacité à remettre en cause le régime actuel !!!

        1. Ce n’est pas moi qui exprime mon opinion quand je parle des démocraties. Je parle de la terminologie établie de « démocratie », opposée à celle de dictature, c’est-à-dire de régimes qui empêchent l’alternance politique, la liberté de la presse, etc…

          République, monarchie parlementaire, tout ça n’est qu’organisation institutionnelle : le principe de démocratie réelle n’a jamais été appliqué, sauf durant deux mois, pendant la commune, et pas à l’échelle d’un pays dans son intégralité.

          Donc, je signifie par là qu’il faut simplement arrêter de penser que le fascisme a besoin d’une dictature pour s’imposer. Le fascisme se contente très bien des jeux politiques classiques, la plupart du temps, et s’installe dans les « démocraties » (au sens commun) pour mieux les faire plier à ses envies, de façon légale en général.

          Regardons aujourd’hui ce que fait Orban en Hongrie, soutenu au parlement européen par le PPE dont fait partie… l’UMP…

          1. Justement, cette notion « démocraties vs dictatures » met dans la tête des gens que si on est pas sous une dictature alors on est en démocratie. C’est absurde !
            De plus, le gens imaginent qu’il n’y a plus que deux types de régimes et cela contribue à les enfermer dans la pensée du système (un peu comme : « Le capitalisme est me moins pire des système ». Ils en savent quoi ?).

            Je reconnais que c’est effectivement rentré dans le langage courant et c’est assez difficile d’en ressortir ne serais-ce que par habitude mais je pense réellement que c’est un effort essentiel à faire.

            Si tu voyais la tête des gens quand je leurs dit que la solution politique serait de mettre en place une démocratie… C’est vraiment à faire peur !!!

            Mais bon, c’est du HS par rapport à l’article. Je suis tout à fait d’accord avec toi que le fascisme peut très bien s’instaurer dans nos républiques occidentales ;).

      2. « le fascisme n’est pas anti-démocratique par essence, la plupart des partis fascistes ont été au pouvoir par les urnes, les populations les ont plébiscités…Mussolini, inventeur du concept, n’est pas un putschiste »
        Des propos pareils, c’est juste ridicule, surtout de la part de quelqu’un qui a des prétentions pédagogiques.
        C’est bien connu, Hitler, Mussolini et Franco étaient des démocrates. Il faudrait arrêter de raconter n’importe quoi juste pour le plaisir d’avoir raison.
        Et oui, je sors la fiche Wikipédia sur le fascisme, c’est bien le sujet non ? Ou j’ai mal compris ?
        Et puis persévérer dans l’amalgame entre la droite et FN français et le franquisme comme tu t’obstine à le faire :
        « Et puis va donc parler aux anti-franquistes espagnols de tes belles théories sur l’amalgame insultant, tu vas voir ce qu’ils en pensent… »
        C’est une insulte à l’intelligence, une fois de plus. « Va discuter des gens qui ont perdu leurs proches, des torturés… » Quel rapport avec le FN ??? Arrêtes de dire n’importe quoi sur ce sujet car oui, ça fait vraiment Jean Moulin en carton et c’est RIDICULE !

        1. « C’est bien connu, Hitler, Mussolini et Franco étaient des démocrates. »
          Tu peux dire ce que tu veux, mais ils sont tous arrivés au pouvoir par les institutions en place. Alors démocrates ou pas, c’est qu’une question de point de vue après…

          Quand à Marine Le Pen, qui sait ce qu’elle serait capable de faire si jamais elle était élue…

        2. « Et oui, je sors la fiche Wikipédia sur le fascisme, c’est bien le sujet non ? Ou j’ai mal compris ? »

          « L’article est un peu biaisé, même complètement, dirais-je. S’il dit partir d’une bonne intention, on perçoit qu’il vise à justifier à posteriori la comparaison entre la droite française et le fascisme. Je trouve le procédé un poil malhonnête car le fascisme ne se réduit pas à l’exemple italien, c’est au contraire très réducteur et pas franchement représentatif du sens plus générique qu’a pris ce terme et ce fait historique. »

          (…)Ainsi, sur la même fiche wikipedia, le passage suivant est bien plus pertinent (mais il ne servait pas la thèse de l’auteur :

          Ainsi sur la même fiche ? Petit voyou va…ce nest pas la même fiche. Et tu établis que c’est la même et que j’aurais soigneusement évité ce passage. Ce qui est faux.

          Tu mélanges « démocrate » avec processus démocratique. Un démocrate peut être un despote qui s’ignore, il suffit de faire le bilan des 5 années passées et leur lot de « faits du prince » et de recul de la démocratie dans notre pays.

          Un démocrate n’est rien d’autre qu’un politicien qui participe au système démocratique. Comme Mussolini ou Hitler. Après, une fois élus, on ne sait pas ce qu’ils peuvent faire. Et c’est le danger aujourd’hui. Que feraient-ils ? Que fait Orban en Hongrie ? Ce n’est pas un démocrate, parfaitement élu ?

          Qu’a fait le pouvoir en place en 5 ans, avec son populisme de droite, avec ses lois-faits-divers ? 800 000 gardes à vue par an entre 2008 et 2010… ça ne te parle pas ? Les contrôles au faciès généralisés par la politique du chiffre ? Les reconduites aux frontières de n’importe qui, dont des parents sans leurs enfants, étudiants, etc… ? Des rafles devant les écoles… La politique des Roms ? La loi sur l’obligation de soins psychique ? La liste est trop longue…mais surtout, aujourd’hui elle serait rallongée avec de nouvelles lois vu la tournure électoraliste qui est prise. Mais peut-être que les propositions du front national ne te paraissent pas particulièrement anti-démocratiques et surtout « compatibles » avec notre république ? Le fascisme italien est très similaire aux propositions d’extrême droite actuelles. Celle du régime national socialiste allemand aussi. Sur les étrangers, le repli national, la stigmatisation, etc…

          Voir les dirigeants fascistes comme des monstres sanguinaires, qui ont écrasé tout le monde est une déformation de la réalité très ennuyeuse.

          Sur Hitler et le national socialisme, il faut lire Wilhelm Reich: « les hommes dans l’Etat, » et « la psychologie de masse du fascisme ».
          http://fr.wikipedia.org/wiki/Wilhelm_Reich
          Il vivait en Allemagne quand le national socialisme a pris, et ensuite quand il est arrivé au pouvoir, et comment la population a soutenu cette politique. C’était un Allemand. Communiste. Psychanalyste aussi.

          Ca te démontrera que tu as une vision totalement caricaturale du fascisme, fabriquée par tes cours du collège et du lycée et des fabrications hollywoodiennes.

          1. « Un démocrate n’est rien d’autre qu’un politicien qui participe au système démocratique. Comme Mussolini ou Hitler. »
            Ouais ouais ouais… Présenter Mussolini et Hitler comme exemples de démocrates, j’avoue qu’il fallait oser. Respect.
            « Tu mélanges « démocrate » avec processus démocratique. Un démocrate peut être un despote qui s’ignore »
            Et un despote, ce serait pas, des fois, un démocrate qui s’ignore ? Non, parce que des fois qu’Hitler et Mussolini aient été des démocrates, hein. Mais je dis ça, je dis rien, c’est peut-être ma vision de la démocratie des « années collège »…
            « Mais peut-être que les propositions du front national ne te paraissent pas particulièrement anti-démocratiques et surtout « compatibles » avec notre république ? »
            Bah non, pas anti-démocratiques. Xénophobes, populistes, réactionnaires, tout un tas de choses, c’est sûr, mais pas ça.
            « Voir les dirigeants fascistes comme des monstres sanguinaires, qui ont écrasé tout le monde est une déformation de la réalité très ennuyeuse. » Bah quand même, un petit peu non ? Je sais pas moi, les chemises noires, les franquistes, les SS, c’était quand même un petit peu des gens qui « écrasaient tout le monde » non ? Ah mais j’suis con moi, j’oubliais que Hitler, Mussolini et Franco étaient des démocrates.
            Après, bien sûr qu’on peut voir des similitudes entre l’extrême droite et les régimes fascistes (et même l’extrême gauche, mon pote, ce dont ne se privent pas les cloportes Umpistes), ce sont les mêmes schèmes à la base : nationalisme, boucs émissaires, obsession de l’ordre, sécuritarisme… Ce sont les caractéristiques de tous les partis d’extrême droite. Pour autant, ces partis sont-ils anti-démocratiques, ont-ils pour projet d’installer une dictature ? Non, à part dans vos fantasmes. Et c’est bien de cela qu’il s’agit malheureusement. « Après, une fois élus, on ne sait pas ce qu’ils peuvent faire. »
            Il faut arrêter de fantasmer, même si cela présente l’avantage de se prendre pour un résistant virtuel. Avec des argumentaires pareils essentiellement fondés sur l’amalgame (et je précise que pour que l’amalgame fonctionne il faut évidemment des points communs, des similitudes, mais, comme dans tout bon syllogisme, de ces similitudes on tire ensuite une loi générale en extrapolant) on arrive à justifier tout et n’importe quoi. Ce sont les mêmes procédés grossiers servis à la louche par… l’extrême droite et les crétins anti-fas de base (qui se ressemble s’assemble).

  14. Les 14 piliers du fascisme :

    Fascism Anyone?
    Laurence W. Britt
    http://www.secularhumanism.org/index.php?page=britt_23_2&section=library

    Résumé en français :
    1. Nationalisme constant et puissant
    2. Mépris pour les droits de l’homme
    3. Identification d’ennemis / boucs émissaires comme facteur d’unification
    4. Suprématie de l’armée
    5. Sexisme rampant
    6. Médias sous contrôle
    7. Obsession pour la sécurité nationale
    8. La religion et le gouvernement s’entrecroisent
    9. Protection du pouvoir corporatiste
    10. Suppression du pouvoir des travailleurs
    11. Mépris pour les intellectuels et les arts
    12. Obsession pour la criminalité et les sanctions
    13. Corruption rampante et politiques de copinage
    14. Élections frauduleuses

  15. Je ne suis vraiment pas certain que l’on puisse affronter le péril posé par la dérive de l’UMP vers l’extrême-droite (un parti unitaire de type Fini à 30-40% est nettement plus dangereux qu’une Le Pen à 18%) avec des analyses du type « ouais, ouais, cool! »…

  16. Le fascisme n’est qu’une réplique à une autre et première abomination totalitaire et intellectuelle : le communisme.
    Depuis quand existe le communisme?
    Depuis quand existe le fascisme?
    Faites la soustraction.

    Lorsque les totalitaires se seront neutralisés mutuellement et qu’ils seront donc devenus inopérants (c’est à dire lorsque les Peuples auront compris- mais quand? qu’ils sont manipulés), la vie sociale pourra renaître selon des critères de respect, de pondération et d’échange.

    La souveraineté du Peuple Français et l’Indépendance de la France en valent la peine. Hors de toute diatribes haineuses et une fois abolies la mondialisation furieuse et l’UE totalitaire. Ces deux monstres politiques conçus par les internationalistes en collusion sournoise avec le capitalistes pour tuer les Peuples et dissoudre les Nations.
    Castelin michel

    1. véééééééééééé la mêre fachô et la fille fachö sont pas encore élues que leur progéniture se met à frétiller dans tous les sens …
      et en plus y prouvent comment qu’ils sont intelligents en allant détérrer de vieux posts qui causent d’eux …
      couché, à la niche naméo !!!

  17. Ecrit le 28 avril 2012 donc. Bien instructif, commentaires y compris…

    La notion de fascisme me semble insuffisante pour englober la situation actuelle, et ses grands risques, mais aussi quelques possibilités de s’en sortir, avant le cauchemar j’espère, ou après si cela tourne mal.

    J’y rajouterai au minimum donc la notion de totalitarisme d’une part, et d’autre part le genre de profond glissement philosophique et politique tel qu’un a pris forme au XVIIIe. Au minimum.

    D’autre part, la question des nations, des nationalismes, me semble importante à bien mesurer dans le contexte actuel avec la question de UE, UE nation peut être, ou UE autre chose. Dans ce papier et les commentaires, je trouve que ça n’a pas été le cas.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *