Gloubi-boulga intellectuel

gloubiboulga

Les derniers articles de Yovan Menkevick ont attiré une nuée de commentaires. Résumons. On ne peut pas parler de sectes quand on parle de micro-courants politiques. On ne peut pas dire que leurs leaders se fourvoient quand ils fricotent avec des gens ouvertement placés à l’extrême-droite. Et pourquoi ? Parce que chez un homme, même d’extrême-droite, il pourrait y avoir de bonnes idées, et même s’il soutient un révisionniste ou un antisémite. Et puis quoi, merde, on est plus à la même époque. L’extrême droite d’aujourd’hui, ce n’est pas Hitler. N’est-ce pas ?

Comment en arrive-t-on a penser cela ?

En faisant du gloubi-boulga.

Les plus jeunes, qui font souvent partie des trolls attirés par le pot de miel de Yovan, ne savent peut-être pas ce qu’est le gloubi-boulga :

Selon Casimir, la recette du gloubi-boulga est la suivante :

Mélanger dans un saladier :

  • de la confiture de fraises,
  • du chocolat râpé,
  • de la banane écrasée,
  • de la moutarde très forte,
  • de la saucisse de Toulouse « crue mais tiède ».

Selon son humeur, Casimir ajoute parfois à ces cinq ingrédients majeurs un autre ingrédient (crème chantilly, anchois…).

Partons du principe que nous sommes dans une sorte d’oligarchie où une élite tente de préserver ses acquis et ceux de ses amis, au détriment de la majorité. On a le concept des 1% et des 99% porté par le mouvement #Occupy. Dans un monde désabusé, les 99% recherchent un projet pour sortir de l’impasse dans laquelle nous nous trouvons.

impasse
Photo pterjan : http://www.flickr.com/photos/cmoi/

Pourquoi une impasse ? Parce qu’il n’y a aucune chance que les choses changent. Les 1% ont bien travaillé. Leurs factotum sont au pouvoir par la grâce de la démocratie. Élus par le peuple souverain. Vouloir les déloger, vouloir changer les règles, le contrat social, c’est aller contre la démocratie. CQFD.

Lorsque l’on se retrouve dans une impasse, dos au mur, que ce qui arrive vers nous ou ce que l’on voit fait peur et ne convient pas, on cherche n’importe quelle solution pour s’échapper. Trouver une issue… Quelle qu’elle soit.

C’est là qu’arrivent les sauveurs providentiels. Ils ont des réponses simples à des problématiques complexes. Ces réponses sont compréhensibles même par le plus ballot d’entre nous. D’ailleurs, il est assez probable que cette rhétorique mise au service des masses soit encore plus compréhensible par ceux qui ont une culture générale proche de zéro que par ceux qui en ont une grosse. Quoi que. Il faut se méfier, les sectes (les vraies) attirent souvent des gens très cultivés, dans des strates élevées de la population. Comme IVI qui recrute dans le secteur médical. Pourquoi ? Parce que ces gens-là se croient tellement malins qu’ils sont persuadés que ça ne peut pas leur arriver. « Moi dans une secte ? Impossible, je les verrais arriver à 200 kilomètres« . En clair personne n’est à l’abri.

Mais revenons aux amitiés discutables.

Chez Reflets, nous devons être câblés différemment. Des trolls en question en tout cas. Il nous apparait impossible de chercher une idée valable chez quelqu’un qui valide implicitement celles de gens parfaitement infréquentables en les côtoyant. En d’autres termes, lorsque Etienne Chouard trouve qu’il y a de bonnes idées chez Alain Soral ou chez Faurisson, il leur offre une sorte de virginité, un transfert de notoriété qui nous semble inacceptable.

Inacceptable parce que stigmatiser les Juifs pour leur simple appartenance à une « ethnie » est inconcevable. Tout comme il est inconcevable de stigmatiser des Arabes parce qu’ils sont Arabes. Ou des Chinois parce qu’ils sont Chinois, etc. La haine appelle la haine. La haine sépare. Et in fine, elle tue.

Visiter Auschwitz ouvre l’esprit. En Pologne, c’est systématique pour tous les enfants scolarisés. Cela a un sens. Cela permet de mesurer ce que des hommes peuvent faire subir à d’autres. Les limites de l’imagination sont repoussées très loin.

Ecouter Karol Pila (il parle très peu) permet de se faire une vague idée de ce que des hommes ont pu faire subir à d’autres. A des enfants comme lui. Avoir eu la chance de discuter avec lui, encore plus.

Alors non, désolé… Même en faisant des efforts, nous ne pourrons jamais accepter le gloubi-boulga intellectuel qui fait dire à certains que, chez les ennemis de la liberté, chez ceux qui prônent la haine, on peut prendre de bonnes idées simplistes sans se compromettre.

Être conscient ou ne pas être

Dans le lot de nos trolls attirés par les articles, il y a ceux qui sont conscients. Qui savent que leur mentor est en train de glisser vers des idées boules-puantes. On peut ne pas être d’accord avec eux, comme nous. On peut les trouver pathétiques. Ils le sont. Mais il y a pire sans doute.

Ceux dont le cerveau  a été totalement grignoté par le gloubi-boulga. Ceux-là se sont laisser entrainer, ils ont glissé peu à peu, mangé des mots sans les comprendre. Ce sont ceux qui ont tellement envie de trouver une issue au monde qui leur fait si peur, qu’ils ne savent plus juger de la dangerosité d’une idée. Qu’ils n’ont même plus conscience du pouvoir des mots.

Pendant les cinq ans de Sarkozysme, Aporismes.com affichait cette phrase :

Words offer the means to meaning and for those who will listen, the enunciation of truth.

Pas en vain.

Les mots ont un sens, ils peuvent être transformés en armes.

peur

Twitter Facebook Google Plus email

Auteur: Antoine Champagne - kitetoa

Dinosaure du Net, journaliste à ses heures. A commis deux trois trucs (Kitetoa.com, Aporismes.com et Reflets.info).


73 thoughts on “Gloubi-boulga intellectuel”

  1. C’est reposant de lire ca après le style blogueur en terminale L de Yovan Menkevick. Au moins ca a du sens. Par contre j’aime pas trop trop cette tendance à dire les gens ils sont nuls ils comprennent alors que NOUS chez Reflets on est des petits génies de la science politique. Je préfère quand vous parlez d’ordinateurs, là au moins je ne me rends pas compte quand vous dites n’importe quoi.

    1. Détrompez-vous, Yovan ne disait pas autre chose que moi. Seuls les mots et leur ordre étaient différents.

      Nous ne pensons pas être plus malins que les autres. Nous prenons juste le temps de mettre des mots sur notre pensée et de les coucher sur du cyber-papier.

      1. Ok, personne ne conteste certains choix malheureux de Chouard. Maintenant, il faudrait peut être s’attaquer aux arguments, pour sortir de l’idéologie. Et il est facile de dire que ce sont des « idées simples pour répondre à des problèmes complexes ». C’est parfois l’inverse. Et parfois ces idées n’ont rien de simple. Il suffit d’en parler autour de soi pour constater que même des personnes cultivées n’y pigent absolument rien.

        1. Mais pourquoi sortir de l’idéologie ?
          En quoi c’est mal l’idéologie ?

          C’est l’argument des libéraux et des soc-dem (ha c’est les mêmes me dit-on) pour nous imposer les choix de l’Oligarchie depuis 2008.

          1. Justement non, car si ceux que tu mentionnent se basaient sur les faits pour maintenir l’oligarchie, alors ça ferait un bail que tout le monde serait dans le rue pour renverser le pouvoir. On constate exactement l’inverse : le terrorisme c’est mal mais on explique pas pourquoi; exploiter les mines d’uranium au Niger c’est bien mais on explique pas pourquoi non plus; notre système est formidable mais on explique pas pourquoi; etc… Les faits sont rarement exploités par nos dirigeants, et lorsqu’ils le sont, c’est toujours en étant sortis du contexte économique, culturel, social, historique. Un peu plus d’analyse des faits, un peu moins d’idéologie, ça ne peut pas faire de mal. C’est ce qu’a fait Bernard Manin dans son bouquin « Principes du gouvernement représentatif » : l’histoire vraie de notre système actuel.

          2. Parce que l’idéologie parasite le débat.
            Si tu fais un choix par pragmatisme, c’est que tu as trouvé un certains nombre d’argument en faveur de ce choix. Si on te montre que certains arguments sont faux, ou qu’un autre choix a des arguments aussi bon en sa faveur, tu peux changer d’avis. Hors, si on veut un jour changer le monde, il faudrait être capable d’échanger sereinement sur ce qu’on voudrait à la place de ce qu’il y a en place, peser le pour et le contre de chaque option, et se dire que quel que soit le système qu’on mettra à sa place, il ne sera pas parfait.
            Et je n’ai jamais vu personne réfléchir par rapport à une idéologie arriver à ce niveau de réflexion et de débat.

          3. Justement, l’idéologie, ce sont les idées. A la place on a du « dogme » : quand une société a perdu tous ses repères, qu’il n’y a plus aucune pensée politique, les idéologies sont réduites à des dogmes. Et c’est là que ça coince. C’est en tout cas mon avis. Mais émettre un avis, même avec un ton déconneur, en pratiquant le second degré, pour y réfléchir, ça ne marche pas non plus : tu te retrouves taxé de mec qui affirme des vérités. Parce que plus rien n’est possible en gros : surtout mettre en cause, souligner les limites des croyances et des soutiens inconditionnels à des pensées politiques réduites à du dogme faites de pas grand chose de constructif ou de réaliste. Pensées qui servent aussi à empêcher tout un tas de gens de contester ou proposer là où c’est important, ou empêcher de construire des idées nouvelle, réalistes et collectives. Les mecs qui défendent le revenu de base, et ben là, il y a quelque chose de très intéressant, parce que c’est le début d’une politique sociétale possible à effectuer. Et puis le RdB ne demande pas de revisiter l’histoire pour aller expliquer que les juifs ont participé à ce que la Shoah se fasse via la Fed. Faut quand même pas déconner non plus.

            D’ailleurs le RdB est déjà actif dans plusieurs pays. Je dis ça, je dis rien, hein :-)

            Mais le jour où le « peuple » prend le « pouvoir », je m’achète quand même un fusil à sangliers : on ne sait jamais…parce que le peuple c’est aussi 6 millions d’électeurs du FN, et encore plus de l’UMP tendance « Droite forte ».

            Faudrait certainement réfléchir à comment sortir de ces « foutoirs à idées puantes » avant de vouloir donner à ceux qui y sont (nombreux) la possibilité d’appliquer leurs idées pour de vrai à l’ensemble dans une grande liesse de démocratie directe, qu’elle soit en mode random ou pas.

            Mais tout le monde s’en fout : la démocratie réelle vaut bien ça…et la défendre est plus important que de regarder la réalité.

      2. Le problème c’est que vous n’avez pas le bagage ou l’expertise de parler de tout ça les amis. C’est le grand drame du blog, qui fait que les gens confondent analyse et opinion, et que n’importe qui avec une opinion sur n’importe quoi pense pouvoir se transformer en expert du jour au lendemain, uniquement parce qu’il a soudain accès à une tribune et qu’il croit du coup que ça intéresse quelqu’un. C’est un peu le même problème qu’un Rioufol, un Goldnadel ou n’importe lequel des éditocrates qu’on subit de nos jours : ces gens nous essayent de faire passer des opinions hyper biaisées et moulées par l’idéologie pour des analyses super malines et nées du bon sens. J’invite votre copain Yohan Ménélik là à lire un peu plus les gens qui savent de quoi ils parlent, et un peu moins ses propres écrits. J’ai envie de dire, chacun son métier.

        1. Ce commentaire est, à mon avis, une excellente synthèse de ce qui est reproché à ce blog.

          Après, un premier moyen de rectifier le tir serait, pour ses auteurs, de se la jouer « Wikipédiste », à savoir « ce que j’affirme, je le source ». En plus de prouver que l’auteur de l’article ne lit pas uniquement ses propres écrits (comme l’écrit si bien moody), il nous ouvrirait d’autres horizons, et nous permettrait d’approfondir notre petit savoir sur les sujets traités ici.

          Hé puis, sans vouloir me la jouer troll (mais si, en fait), ça permettrait d’écrire moins de conneries, même sur les domaines où vous pensez être experts (pour l’histoire des DNS de Free, bluetouff est resté muet après mes remarques, et n’a jamais rectifié les conneries qu’il avait pu débiter sur le ton du mépris…). La remise en cause permanente de ses opinions est, à mon avis encore une fois, la meilleure chose qui soit, sans pousser dans le cartésianisme extrême, c’est évident.

  2. Moi, ce qui me fait vraiment peur c’est les gens qui croient détenir des vérités immuables qu’ils soient politiciens ou journalistes, mais peu importe après tout.
    Attendez cela à un nom ça, déjà? Ce ne serait pas les gentils chiens de garde?

  3. Ben je ne vois pas en quoi le mot « secte » devient tout à coup correct. Il faudrait une étude un peu plus approfondie tout de même (au minimum une définition de la secte à laquelle vous vous référez, même si on comprend bien que ce n’est pas celle en usage dans l’antiquité car appartenir à une secte était alors tout à fait raisonnable). On pourra argumenter autant qu’on veut sur les erreurs même impardonnables des uns et des autres, un secte ce n’est pas juste se tromper, ce n’est pas particulièrement un désir d’écroulement de la complexité et un retour à la matérialité dans les rapports sociaux (à mon avis c’est plutôt le dénominateur commun de toutes les extrêmes-droites, et sans doute le fondement… je concède que j’aurais à l’argumenter mais pas ici), ce n’est même pas juste une superstition.
    Les personnes qui véhiculent les idées d’autres personnes ne sont pas forcément dans des comportements sectaires (sinon on ne peut plus citer personne, on ne peut plus essayer de construire une cohérence dans sa pensée), même si elles tiennent à ces idées, même si elles essayent de les défendre, même si elles se trompent. Visiter Auswitsch est un bon exemple pour vérifier que toutes les barbaries ne sont pas dues à une secte. On ne peut pas se contenter de tourner en ridicule tout un tas de personnes à la fois et à la va-vite, et ce n’est pas rendre compte d’une quelconque prise en compte de la complexité du monde.
    Les billets de Yovan ne sont pas très fins, malgré toute l’ironie utilisée pour cacher l’absence d’arguments. Et je n’ai besoin de faire partie d’aucune secte ni d’aucun des fan-clubs dénoncés pour le remarquer. Alors non seulement il ne suffit pas d’avoir raison, mais en plus il ne suffit pas de dénoncer ceux qui auraient tort pour avoir raison.
    Il y a des questions à se poser sur le sujet abordé, et dans toute cette série d’articles je n’en vois aucune. A mon avis si vous commenciez par les poser ces questions, qui sont à l’origine d’une réflexion, peut-être, nous y verrions plus clairs, y compris ceux qui sont d’accord avec votre manière de voir qui ne me semblent pas vraiment savoir non plus pourquoi ils sont d’accord.
    Si ça se trouve nous serions nombreux à acquiescer, d’autres pourraient éventuellement être convaincus, mais pour l’instant tout ceci est complètement gratuit. Il faudrait faire preuve d’empathie, au moins avec soi-même, pour produire une quelconque signification. Quel est le déclencheur qui a fait sortir ce mot « secte » ? Une fois l’émotion acceptée puis dépassée, il sera possible peut-être d’avancer (mais cet article commence déjà à sortir de l’obscurité) et sans doute de renforcer le discours en en évitant les écueils.

    Les mots ont un sens et celui de « secte » n’est toujours pas en vue. Peut-être suis-je en train de me tromper, mais pour l’instant je regarde ce que vous montrez, il suffirait peut-être de tourner la tête, je ne sais pas. Bref, à mon avis il y a une erreur de raisonnement à l’origine, et ce n’est pas grave, persister dans cette voie ne me semble pas opportun. Le « gloubi-boulga » me semble déjà être une bonne piste.

    Pour ce qui est des 99%, ou des indignés, ils n’ont justement pas réussi à se fédérer pour proposer la moindre ligne directrice, aucun programme, aucun groupe véritablement organisé (et les « gourous » sont plus des franc-tireurs qu’autre chose… s’il peut y avoir une impression qu’ils soient suivis c’est juste qu’il y a beaucoup de monde sur les chemins). On ne peut pas leur reprocher tout et son contraire. Mais ça ne veut pas dire que ça débouchera sur rien au final. Tout le monde sait qu’il n’y aura pas de lendemain heureux, que ce ne sera pas la fin des méchants… mais les nouveaux bisounours se cachent là, à croire que la résignation est le signe suprême de l’intelligence, à se moquer de toute libido y compris la leur. Le concept de Fin de l’Histoire existe depuis l’antiquité, et peut-être même avant sous d’autres formes mais nous n’en aurons pas la trace, toujours est-il que c’est un concept qui est loin d’être pertinent.
    Alors de quoi la multiplication des gloubi-boulgas pourrait-elle être le signe ? ça serait ma question à moi, mais bon, je suis certain qu’il y en a d’autres. Et il sera toujours temps de décider alors s’il s’agit d’une dérive sectaire embrassant toute ou partie de la société.

      1. Oui, tout à fait. Si on enlève le mot « secte » dans les articles de Yovan, si on enlève l’ironie et le « style », il ne reste plus grand chose.
        Si il ne s’agit que de faire de l’humour alors cet article qui tente de le défendre ne sert à rien : les critiques éventuelles ne serviraient que mieux la plaisanterie. Et surtout la conclusion « Les mots ont un sens » serait incohérente. Les formules stylistiques il faut savoir en changer.

      2. J’ai du mal à comprendre si une figure de style est bienvenue ou méprisable.

        Secte pour un courant idéologique c’est OK ?
        Cyber-guerre pour des DDOS ou du hack de server c’est pas OK ?

        Comment je fais pour m’y retrouver ?

  4. Plus dangereux encore que les « sectes politiques » dont parlait l’article précédent, c’est l’idée même d’être persuadé qu’on détient l’unique vérité.

    Les autres sont des cons, pardon, des trolls. Ce mot est de plus employé par des gens qui répondent parfaitement à sa définition Web…

    La pensée unique a cela d’extrêmement dangereux qu’elle finit par pousser ceux qui l’ont mis en place, par l’absence de réaction adverse, à être persuadés d’être dans le vrai.

    Alors, en ce qui me concerne, je laisse ce blog de lycéens et pseudo journalistes de gauche (mais bien de la caviar dont on espérait sortir un peu ces derniers temps) de côté. Laissons le à ses meilleurs lecteurs : Amicalement (qui n’a d’amical que le pseudo) et ses auteurs, qui au final sont son lectorat parfait, puisque tous ceux qui pensent différemment qu’eux sont des sous-m…

    Faudrait que les auteurs de ce blog relisent un peu les textes de ces deux (vrais) auteurs qui disaient, à peu près, »je n’ai pas le même point de vue que vous, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez l’exprimer librement », et avant lui « je ne donne pas mon avis comme bon, mais comme mien ». Mais je sens déjà que nos chers blogueurs sont persuadés d’avoir le même niveau intellectuel que les Humanistes et Lumières… Alors tant pis. Laissons-les se complaire dans leur médiocrité fasciste (car oui, ce qu’ils disent combattre depuis le début est ce qu’ils défendent depuis une bonne trentaine d’articles).

      1. @Kitetoa : Encore faudrait-il comprendre ce que vous appelez « ennemis de la démocratie ». Après tout, il n’y a ici que débat et échanges d’idées, pas d’actes de torture ou de menaces de mort.

        Si l’on ne peut effectivement pas tolérer très longtemps les intolérants, encore faudrait-il expliquer pourquoi nous les percevons comme tels.

        Je pense également qu’une personne qui vote à l’extrême-droite peut avoir une histoire et des raisons qui la poussent dans cette voie. Ne pas vouloir discuter avec elle, c’est la pousser un peu plus vers l’extrémisme.

        Bon, sur ce, je continue à vous lire mais reste échaudé par les articles de Yovan et surtout ses lubies, et les justifications que vous leur donnez ensuite…

      2. J’avais une très longue réponse, mais je vais me contenter de répondre par quatre petites questions à mon tour.

        1. Qu’est-ce que la démocratie ?
        2. La démocratie est-elle nécessairement bonne ?
        3. La France est-elle une démocratie ?
        4. Qui sont les ennemis de la démocratie ? Et sont-ils nécessairement les ennemis du peuple ?

        J’ai, en effet, un peu du mal avec le terme « démocratie ». Le peuple souverain, sur le papier, c’est beau. Mais sans ses élites, on a déjà vu à quoi il était capable de s’adonner, ce peuple.

        Tiens, et j’en profite pour poser une cinquième question.

        5. C’est quoi le racisme et c’est quoi un raciste ?

        Comme je le vois ces termes un peu à toutes les sauces depuis toujours, j’aimerais bien qu’on m’explique ce que c’est, concrètement. Car j’ai du mal à visualiser.

        C’est un peu comme les termes « résistant » – « terroriste », utilisés pour définir les mêmes personnes, mais par des camps opposés.

        1. Salut,

          1. http://www.guichetdusavoir.org/viewtopic.php?f=2&t=47040
          2. Non (mais -à mon sens- couplée à la stochocratie et à la méritocratie elle est la base la plus saine pour un outil de prise de décision viable, je n’aurai de cesse de le répéter.)
          3. Non, c’est une oligarchie crasse.
          4. Tous les processus de prises de décisions où le débat démocratique n’est pas possible ou inutile ; dans le contexte strict qui nous concerne en fRance c’est donc l’oligarchie (la supposée élite socio-politico-financière), qui sont également nos ennemis de classe.
          5. Le racisme est un abus de langage dans la mesure où on ne peut faire de distinguo raciaux au sein d’une même race, ici la race humaine ; on peut en revanche observer des différences ethno-culturelles. Dans le langage courant le raciste est donc l’individu xénophobe qui rejette tout ou partie d’une ethnie et/ou d’une culture.

      3. Comme je l’avais dit en commentaire dans un précédent article, la démocratie convoque la raison et la négociation. L’ironie y a rarement sa place.
        Pour ce qui est de la liberté d’expression, qui est une condition de la démocratie, et qui, elle, autorise forcément l’ironie, elle ne peut être partielle (mais la cohérence est alors exigée : en appeler à la liberté d’expression pour prôner la fin de la liberté d’expression par exemple ne peut être toléré). Ça veut dire que les « ennemis » de la démocratie exigent qu’on leur apporte point par point la contradiction, les envoyer paître, les traiter d’idiots ou de simplets, la moquerie… ne peuvent que renforcer l’affaiblissement de la démocratie car cela valide l’abandon de la raison.
        Que Chouard, Soral et d’autres puissent être combattus, ou au moins contredits, ça me semble tout à fait cohérent, mais il faut le faire avec méthode, c’est incontournable.

    1. « Je n’ai pas le même point de vue que vous, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez l’exprimer librement  »

      Alors soit on source, soit on se tait.

      « A l’origine de cette formule, une Britannique, Evelyn Beatrice Hall qui, dans un ouvrage consacré à Voltaire en 1906, lui attribue le célèbre « I disapprove of what you say, but I will defend to the death your right to say it ».

      Dans un documentaire de la TSR retraçant l’histoire de cette phrase, Charles Wirz, le conservateur du musée Voltaire de Genève, confirme que le philosophe n’a jamais rien dit de tel et présente même l’aveu d’Evelyn Beatrice Hall  »

      Pour invoquer les Lumières, il faudrait déjà commencer par les allumer chez soi… C’est un peu fort quand même comme tour de passe-passe.

      1. Hé oui… Je le savais (lu y’a pas mal de temps sur Rue89), mais je pensais que la culture c’était comme la confiture… ;) Alors je faisais comme cette chère dame, je résumais la pensée (d’où le « à peu près »).

        Bref, à moins que vous ne soyez la culture générale personnifiée (ce dont je doute, désolé), je doute que vous connaissiez le nom de cette dame par coeur… Donc vous êtes allé le récupérer quelque part, donc vous étalez, à votre tour, une culture que vous n’aviez pas forcément de base. ;)

        Personnellement, je ne parlais pas de culture, mais de contenu d’idées, de pensées…

        Votre déballage me rappel un film très sympa… Good Will Hunting… Vous voyiez à quel personnage je vous compare ? :)

        Allez, gros bisous.

        Sinon, quand vous aurez du contenu (du vrai), à apporter, je serai ravi de le lire.

        Cordia(b)lement.

  5. Bonjour, j’ai lu avec intérêt tous vos derniers articles ainsi qu’un paquet d’autres ces dernières années. D’abord Bravo pour votre travail.
    Ensuite, et je vous prie de croire que cette hypothèse est formulée avec bienveillance, je vois un truc revenir dans tous vos derniers articles, je pense que c’est à l’origine de l’incompréhension d’une partie de votre lectorat: certains de vos postulats logiques semblent clairement tabou, au point de vous empêcher de prolonger votre rhétorique.
    Métaphoriquement, les commentaires vous disent: tu refuse de critiquer la température de l’eau et la profondeur de la piscine, mais sans être rentré dans le bain, les arguments présentés se limitent à: c’est mal de se baigner, des gens que je connais sont morts en se baignant, nous on ne s’abaisse pas à mesurer la profondeur du bain etc. Comme s’il pouvait résulter de ce sondage intellectuel une forme d’addiction malsaine
    Les tabous ne sont pas une mauvaise chose dans une société civilisée, par contre il faut reconnaître leur pouvoir incontestable de mettre fin aux débats dont ils dont l’objet.
    Respectueusement

      1. Oui, c’est tout à fait vrai, et amha sain d’avoir ses limites.

        Du point de vue du débat, c’est pas un peu mazochiste/taquin/(punk ?) de lancer un débat qui va forcément trébucher sur des limites dont on ne conçoit pas de discuter ?

        Un peu comme si le schtroumpf costaud faisait un article sur la duplicité de la schtroumpfette en lui reprochant ses relations passées avec Gargamel mais mettrait fin au débat lorsque le schtroumpf à lunette ferait remarquer qu’après tout, Gargamel n’est peut être pas méchant.

        L’idée c’est pas d’en déduire que le schtroumpf costaud est un naze, ni que le schtroumpf à lunette est l’amant maléfique de la schtroumphette et de Gargamel, ni même que Gargamel est sympa et qu’on peut lui faire confiance.

        L’idée c’est qu’il n’est peut être pas super judicieux de choisir un sujet-débat quand on est convaincu au fond de son âme que Gargamel est un bouilleur de gosse et qu’il a probablement dévoré votre frère, sauf si on met tout le paquet sur la table et qu’on s’explique, quitte à se rendre compte qu’on avait totalement raison…Ou qu’on s’était trompé sur certains points (et là encore, qu’il soit clair que je n’ai pas la prétention de suggérer que vous pouvez vous tromper dans vos précédents articles)

        M’enfin bonne journée quand même, et au plaisir de continuer à tous vous lire.

          1. J’allais faire un commentaire comparable à celui de Steve F. : si on ne veut pas discuter de certaines choses (les limites) alors il veut mieux ne pas commencer la discussion.
            Personnellement il me semble impossible de « gagner » contre le racisme, l’antisémitisme, la haine, l’intolérance etc. si on ne les discute pas, car c’est le seul moyen d’atteindre leur fondement. Les balayer du revers de la main en l’étiquetant « c’est mal » ne peut amener qu’à la défaite. Quelque part… il faut déduire de l’éthique une stratégie, et les limites a priori sont contreproductives, la morale (qui fait que « c’est mal » est une conclusion) n’est pas purement théorique mais s’inscrit bien dans la gestion (nécessairement collective chez l’Homme) de la matérialité du monde.

        1. Schtroumpfement, j’ai schtroumpfé ça très bien schtroumpfé, quoiqu’un peu schtroumpf (non pas à cause de l’usage du schtroumpf, mais plutôt d’une phrase unique qui schtroumpfait lieu de schtroumpf). Hmmm, je schtroumpfe que mon schtroumpf est inschtroumpfable.

        2. « Du point de vue du débat, c’est pas un peu mazochiste/taquin/(punk ?) de lancer un débat qui va forcément trébucher sur des limites dont on ne conçoit pas de discuter ? »

          C’est tout l’intérêt de la profession de psychologue d’explorer ces limites avant de les rencontrer chez les patients, pour les accueillir ensuite.

          L’exercice de ce métier, de par l’asymétrie des positions, interdit cependant l’idée d’un débat sur ces sujets. Donc les limites sont quelque chose à prendre en compte de part et d’autre.

  6. D’accord a 100% avec l’analyse, sauf avec lle mot secte. Justement ce ne sont pas des sectes, ce sont des organismes politiques, qui visent a faire partager par ler plus grand nombre leur vision de la société et leur solution. Que ces partis soient minuscules n’en fait pas des sectes. Et les appeler sectes en minimisent le danger qu’ils représentent. La vision fachisto-paranoiaque du Fn des années 70 , pourtant groupusculaire, n’a pas empêché la diffusion de son venin.

  7. Je suis assez d’accord avec les deux posts précédents, même si je devrais y apporter quelques nuances, et même si je ne l’écrirais pas aussi bien.
    Reflets ne semble pas vouloir se rendre compte de deux choses, convergentes :
    – le style de Yovan, depuis de nombreux articles (malheureusement déjà nombreux), gâche complètement les intéressants sujets qu’il aborde. A vouloir prendre les gens de haut, les traiter de « trolls » et de crétins au lieu d’argumenter et d’analyser. Et bien sûr, cela n’aide en rien ses lecteurs à « progresser » puisque les discussions partent en vrille dès le début
    – kitetoa semble emprunter le même chemin, avec un style un peu plus courtois, mais le fond demeure : nous, chez Reflets, avons la science infuse, ceux qui ne sont pas d’accord sont des ânes.
    De plus, Reflets a récemment montré les limites de sa « démocratie » en éliminant certains commentaires… ce qui démontre une ouverture d’esprit certaine et un haut sens du dialogue. « C’est vrai, quoi, ceux qui ne sont pas d’accord n’ont qu’à aller prendre une carte au FN » !

    Dommage, les sujets auraient pu être traités sérieusement, poser de vraies questions et en faire poser à ses lecteurs, qui par nature sont ouverts d’esprits puisqu’ils viennent (venaient ?) lire Reflets.

    En ce qui me concerne, et pendant un bon moment, Reflets ce sera pour les titres, et lecture des articles de Bluetouff bien sûr sur ses sujets habituels, Shaman et quelques autres dont je n’ai pas le nom en tête, qui écrivent remarquablement bien sur leurs domaines respectifs. Eux savent s’adresser normalement à leur public, donnant toujours de l’information et de la matière à réflexion à chacun de leurs articles.

    1. C’est moi qui ai mis à la poubelle quelques commentaires. J’ai déjà fait ça sur mon forum sur kitetoa.com. Je vais réexpliquer pourquoi.

      Assimilez Reflets, comme Kitetoa.com à ma maison (sur Internet). Je vous invite tous, avec le plus grand plaisir dans ma cyber-maison. Nous sommes tous dans mon cyber-salon à discuter. Il y a des choses que je peux tolérer ou entendre. D’autres pas. Question d’éducation. Les insultes, les attaques ad hominem, la haine, le racisme, l’antisémitisme plus ou moins masqué. Dans ce cas, je vous demande de sortir de mon cyber-salon et d’aller faire ces commentaires ailleurs. Si en plus vous avez écrit ces commentaires sur mes murs, je vais les effacer parce que ça fout en l’air ma déco.

      Rien de plus.

      1. Vous devenez schizophrènes chez reflets. Vos articles et commentaires sont de plus en plus incohérents, et il y a souvent quelques contradictions.

        La liberté d’expression, elle est passée ou ?
        Lisser les commentaires en supprimant ce qui dépasse, en bien comme en mal, ça vous semble normal?

        Si tu considères des posts comme des trolls, tu devrais être capable de les remballer en quelques phrases.
        Si vous n’êtes mêmes plus capables de trouver des arguments corrects pour vous défendre, WTF on a été habitués a mieux.

        Là tu cites juste le combo haine/racisme/antisemitisme, mais on voit ce comportement de plus en plus face à des idées opposées et pas forcément troll.

        Je sais pas à quelle discussion se réfère Daniel67, mais je suis d’accord avec son commentaire.

  8. C’est marrant d’accuser Chouard et consort de faire du gloubi-boulga pour justifier une série d’article de son pote dont le premier article nous servit justement un joli gloubi-boulga :

    – Prenez un partisan de la vrai démocratie, Chouard pour ne pas le nommer.
    – Prenez ensuite un partisan du souverainisme en la personne d’Asselineau.
    – Prenez un Soral aussi piquant que de la moutarde bien forte.
    – Lier tout ceci avec le concept de secte mal définit, un peu comme la saucisse de Toulouse cru mais tiède…

    Joli Gloubi vous en conviendrez… ;)

    Discréditer une personne et son discours en mettant l’accent sur ses connaissances est une technique éculé de la dialectique.
    Tuer le messager, cela évite de discourir sur le message.
    Au passage, je n’ai jamais entendu Chouard faire l’éloge de Soral ou de Faurisson.
    En revanche j’ai vu une conférence de Frédéric Lordon ou Chouard était présent et ils étaient visiblement copains comme cochons. Allez-vous aussi jeter l’anathème sur Lordon en le traitant de rouge-brun (tiens, encore un concept gloubi-boulguesque) ? Ah non, pas lui il écrit à « l’humanité »… (Désolé pour le procès d’intention, il n’aura peut-être pas l’absolution).
    Que dire aussi de Chomsky qui préfaçât un livre de Faurisson ? Un dangeureux rouge-brun ???

    « Le suffrage par le sort est de la nature de la démocratie. Le suffrage par le choix est de celle de l’aristocratie. Le sort est une façon d’élire qui n’afflige personne; il laisse à chaque citoyen une espérance raisonnable de servir sa patrie. »
    Montesquieu, De l’esprit des lois.

    Merde, encore un attardé se permettant de donner des réponses simplistes à des problèmes compliqués.

    Désolé de vous le dire mais votre vision politique est très restreinte, apprenez à retirer vos œillères…

    1. Vous n’avez donc rien compris à ce que l’on a écrit.

      > Que dire aussi de Chomsky qui préfaçât un livre de Faurisson ? Un dangeureux rouge-brun ???

      Déjà répondu à Amicalement sur ce point. Les deux cazs sont différents. Vous savez pourquoi (et vous êtes de mauvaise foi) ou pas (et dans ce cas, allez vous renseigner).

      > « Le suffrage par le sort est de la nature de la démocratie. Le suffrage par le choix est de celle de l’aristocratie. Le sort est une façon d’élire qui n’afflige personne; il laisse à chaque citoyen une espérance raisonnable de servir sa patrie. »
      Montesquieu, De l’esprit des lois.

      Merde, encore un attardé se permettant de donner des réponses simplistes à des problèmes compliqués.

      Ni Yovan ni moi n’avons pointé du doigt l’idée du tirage au sort, même s’il a forcément, comme tout système, ses failles. Nous nous sommes attardés sur des liens nauséabonds.

        1. Pas faux, mais en précisant qu’ils ne remettent pas en question le bien fondé de l’idée du tirage au sort, cela les déculpabilise…
          Je pense que Kitetoa et Yovan Menkevick souhaitent simplement dénoncer ce côté « vénération » de certaines « idoles pensives » (qui ne sont pas contrairement à ce qu’on pourrait croire toute blanche) au détriment des idées.
          L’argument de l’épouvantail (cité dans l’article Wikipédia) inverse serait : cette idée est bonne/louable… donc la personne ou l’organisation qui la défend l’est tout autant. Affirmer une telle chose est également faux…

          Enfin je fais peut être moi aussi une mauvaise interprétation des intentions de nos chers rédacteurs. (le ton de leurs articles souvent impétueux et ironique y est peut être pour quelque chose)

      1. Chomsky s’est expliqué sur sa préface accordé au bouquin de Faurisson. Je n’ai pas lu votre réponse à Amicalement mais je n’ai pas vu non plus la complaisance de Chouard pour Soral.
        Dans le premier cas, c’est de la faignantise dans le second c’est l’info qui ne m’est pas parvenu.
        Il m’est donc difficile de savoir si les deux cas sont différents ou non.

        Là où je tique c’est quand vous dites que vous n’avez pas pointer du doigt l’idée du tirage au sort.
        Donc en fait, vous condamnez Chouard pour une complaisance envers Soral (que je n’ai pas personnellement constaté) au lieu de discuter de son propos (l’établissement du système par tirage au sort).

        Vous tuez le messager mais vous n’êtes pas contre le message…

        Je n’ai pas parlé du troisième laron à savoir Asselineau. Pour lui je sais qu’il met un point d’honneur de n’avoir aucunes relations avec Soral justement pour ne pas prêter le flanc à ce genre d’attaque.
        Son problème à lui c’est quoi ? D’être souverainiste ? Je suppose alors que des personnes comme Sankara ou Gandhi étaient aussi de dangereux personnages et que vous approuvez leur assassinat…

        Bon allez, j’arrête de troller, j’ai autre chose à faire…

        Cordialement,
        Bart.

  9. Intéressant ces articles, il en fallait pour informer après les vagues E&R tombées sur les petits humanistes du fdg. malheureusement je suis resté sur ma faim. Et le problème, je cherche donc des anti imperialistes/humanistes et sains qui n’ont pas pris un parti raciste ou contre, et il y en a pas … je suis bien embêté, j’ai donc pris ma conscience et mon honneur et ai décidé de ne croire qu’en moi. Jésus s’est proposé, je lui ai fermé la porte au nez.

  10. Quelques questions-remarques suite à la réponse de kitetoa :
    « kitetoa dit :
    29 janvier 2013 à 10 h 39 min  »

    – je ne me rends jamais chez quelqu’un où je ne suis pas le bienvenu et où je sais d’avance que je vais me faire traiter d’imbécile

    – pour moi, un cyber-salon privé sur internet ça s’appelle un extranet. On n’y invite que des gens que l’on souhaite y recevoir, moyennant authentification.

    – si je publie sur l’internet, donc accessible à la planète entière (au moins la planète francophone) c’est que je veux/souhaite être lu par la planète entière

    – si j’ouvre mon salon à la discussion (forum), je prends le risque de voir des avis contradictoires (et contraires aux miens éventuellement)s’y exprimer

    – si j’ouvre mon forum à la discussion, j’évite de traiter mes contradicteurs d’ânes, de trolls, d’incompétents, de racistes, etc… ce qui représente une « fin de non-recevoir » dans la discussion.

    – je ne crois pas avoir vu de posts réellement racistes ou antisémites (ni même antisionistes) sur Reflets ? (là, je reste prudent sur ce que je dis : j’en ai peut-être loupés ?)

    Tout ceci pour dire quoi ? Pour amener un peu de réflexion sur la finalité, l’outil employé, les lecteurs visés, les sujets sur lesquels on souhaite soulever des débats et des questionnements…

    Je sais que ma réflexion risque d’être mal prise ou mal comprise, elle n’est pas dans l’air du temps actuellement sur Reflets. mais c’est un risque à prendre, n’est-ce pas ?

    1. Je suis d’accord avec toi à une nuance prêt : si kitetoa a réellement supprimé uniquement des posts racistes et antisémites (encore faudrait-il savoir lesquels), il n’était pas dans son droit, mais dans son devoir. En France, on peut être condamné juste pour avoir hébergé ce type de contenu.

      Maintenant, je n’ai pas vu les posts supprimés, alors difficile de savoir s’il y a eu censure ou réel respect des lois.

      De ce que j’ai pu voir jusqu’à présent, autant chez Reflets y’a beaucoup de défauts, autant les commentaires les agressant (un peu ou beaucoup) n’ont jamais eu l’air de disparaître. J’ai donc tendance à penser que si posts supprimés il y a eu, c’est que ceux-ci devaient vraiment dépasser les bornes.

      1. « J’ai donc tendance à penser que si posts supprimés il y a eu, c’est que ceux-ci devaient vraiment dépasser les bornes. »
        Eh bien tu te trompes mon ami. Depuis quelques temps, lorsqu’on dénonce le bloubi boulga servi par ici et bien hop poubelle. (un peu comme pour Chouard et Asselineau en somme… Elle est pas belle la « démocratie » des Zinternet ?)

        1. Je m’avance, mais je ne crois pas que Reflets.info s’est un jour considéré comme une démocratie. Et ça me paraît tout à fait normal. Si quelqu’un à quelque chose à dénoncer, qu’il monte son site et qu’il s’y exprime comme ça lui chante.

          1. Disons que sur un site dont la ligne éditoriale est la liberté sur le net, sous toutes ses formes, aller contre la liberté d’expression serait un peu plus que paradoxal.

          2. En tous cas les stratégies de défense de cette série d’articles se basent pas mal sur cette idée. Donc si ce n’est même pas un principe de fonctionnement nous y gagnerions tous à l’évacuer du débat, effectivement.

      2. Mettant déjà fait censurer ici plusieurs fois, juste pour avoir mis des liens hypertextes pointant sur des articles traitant de façon impartial du sionisme, oui, je peux confirmer qu’il y a bien de la censure sur Reflets.
        Après il faut dire que je comprendrais jamais pourquoi il y a des gents qui se disent par principe être pour la liberté d’expression (normalement les journalistes) mais qui refuse l’absolutisme intrinsèque lié à de principe, qui veut que l’on puisse s’exprimer comme l’on souhaite sur tout avec la même équité de traitement peu importe le contenu du propos (« cela rejoint un peu l’idée de la neutralité du net »).
        Le problème que je pose ici, c’est bien celui de la censure, car qui peut être juge sur ce qu’on peut ou ne peut pas dire. Et qui est juge de celui qui juge.
        Après ce qui sont pour y mettre un limite, ne comprennent pas ce qu’est réellement la liberté d’expression, qui n’est d’autre que l’échange d’idée. Et les idées, elles sont comme toutes choses dans la nature, elles sont soumises à une sélection naturelle, due au débat. Mais si l’on censure des idées juste parce qu’elle ne sont pas moral d’un certain point de vue, alors jamais elle ne disparaitront par le débat, bien au contraire, car c’est seulement l’ARGUMENT qui tue les mauvaises idées. Mais ça avant que tout le monde l’intègre et arrête de faire l’autruche …

        1. Cher Constantin… Tu ne veux pas entendre, comme pas mal de trolls débarqués récemment. Reflets ne s’oppose pas à ta liberté d’expression et ne la restreint pas. Tu peux poster tous les liens que tu veux, même négationnistes. Mais… Ailleurs. Le Web est grand. Internet encore plus. Tu peux donc t’exprimer autant que tu le souhaites.

  11. Moi, ce qui me navre, c’est la promptitude avec laquelle certains vont défendre les pauvres polititien et la République qui pourtant, démontrent jours après jours qu’ils sont pourris au delà du raisonnable.
    Les partis politiques ne sont que des appareils de conquête du pouvoir. Que sont les militants sinon des endoctrinés ayant abandonné leur esprit critique ? Mais on ne peut pas dire cela, et encore moins l’écrire, malgré le fait que les campagnes politiques sont de plus en plus des cirques montés pour appater le gogo en lui faisant prendre des vessies pour des lanternes et en lui promettant monts et merveilles (promesses qu’on s’empressera d’oublier, cela va de soit).
    Et que défend le politique ? Le peuple qui l’a élu et dont il se soucie comme d’une guigne ? Non. Vous le savez, je le sais et ils le savent. Mais c’est mieux si on fait croire que si.
    La classe politique que nous avons n’a aucune dignité, aucun sens du service public et n’est là que pour la frime. On parle de retraite à 62 ou 65 ans pour tous, mais alors qu’on est trop vieux pour servir l’Etat, Jack Lang est suffisemment jeune (78 ans!) pour diriger l’Institut du Monde Arabe. Cherchez l’erreur.

    Donc non, je ne jeterai aucune pierre à Yovan Menkevick car il a parfaitement raison sur le fond, n’en déplaise aux adeptes des petits partis (qui de toute façons, ont des scores si nuls qu’ils ne sont qu’anecdotiques) et aux encartés des « gros », qui ont abandonné la notion de liberté de penser en versant leur cotisation.
    Et là où c’est encore plus flagrant, c’est d’ignorer qu’un parti est un outil de pouvoir et de contrôle, ce qu’est exactement l’Eglise (repenchez vous sur vos livres d’histoire), et ce que sont tout autant les sectes, au seul bénéfice de leurs dirigeants.

    Quand çà ceux qui demandent des solutions, je citerai Richard Morgan :

    « – Il y a des arènes si corrompues que les seuls actes honnêtes possibles sont nihilistes. »
    « – Fuck them all. Make it personal. »

  12. Lecteur assidu depuis les débuts de Reflets je m’étonne un peu du tour pris par les derniers articles.

    J’ai trouvé dommage que le traitement des « sectes » de la gauche soient traitées de manière aussi rapide et peu approfondies. Le passage sur les « sectes » de droite étant assez light aussi.

    En revanche la partie sur Chouard m’a un peu gêné. J’ai assez rapidement fait un parallèle avec les articles sur par exemple le 11 septembre, le réchauffement climatique et de manière un peu plus général sur les « procès en conspirationnisme » que vous avez dénoncé à plusieurs reprises comme étant un moyen de couper court à tout débat sur le sujet.

    J’ai un peu l’impression que vous faites la même chose ici. Mais peut être ai-je mal interprété les derniers articles.

    Si on prend les dates des articles : lettre ouverte le 23 et dès le lendemain bim nouvel article. Je vous ai connu plus patient.

    Après quand il dit qu’il peux y avoir des choses à creuser chez des conspirationnistes, par principe un conspirationniste s’appuie sur au moins quelques faits réels, donc ce n’est pas à rejeter à priori. L’important étant justement de faire la part des choses et de creuser le sujet pour voir si il y a quelque chose à en tirer. Et quand vous fouillez les choses vous le faites en général très bien.

    Ce que j’apprécie chez Reflets c’est le mélange entre articles lolesques (genre sur la com) et articles très fouillés. Dans cette série d’article j’ai eu l’impression de n’avoir trouvé ni l’un ni l’autre et c’est vraiment dommage.

  13. Ce qui est étonnant, c’est la promptiptude de certains pour sombrer dans le poujadisme et rejeter l’action collective, pourtant la seule à pouvoir nous protéger des quelques oligarques ( les 1%) qui profitent de tout le monde.

    Que les institutions soient squattés et dirigées par des partis qui emportent les élections ne veut pas dire que l’on doive se résigner à voir la finance dicter sa loi. Les idiots utiles du capitalismes sont vraiment nombreux, et les voir se masquer derrière une posture de révoltés en peau de lapin est amusant. En tous les cas, c’est ton banquier qui en rigole. Rejeter la politique, c’est surtout laisser une minorité s’occuper de toi. C’est là par exemple qu’il y a proximité entre Soral et Chouard : le tirage au sort, c’est refuser le débat d’idée et refuser laisser les citoyens le trancher.

    Amusant aussi ( mais jaune) de voir reflet.info confondre secte et parti politique, et de se faire dans le meme temps les thuriféraires d’un parti pirate dénoncé dans certains pays avec leur proximité avec l’extrème droite libertarienne – le poujadisme n’est là encore pas loin…. [/mode jecomprendspastout]

    J’abuse? Voire minilien sur slate.fr : http://goo.gl/dI0NW

  14. « le tirage au sort, c’est refuser le débat d’idée et refuser laisser les citoyens le trancher. »

    Enfin un argument contre ce concept qui pourtant me séduit…

    Le débat d’idée est pourtant un peu fausser dans le système dans lequel on vit… Chacun (ou presque) avance les arguments de son parti d’appartenance, illustre ses propositions avec des histoires de pains au chocolat, ment, cache la vérité de certains faits, font parler les chiffres comme ça l’arrange…

    Il me semble tout de même que dans le concept de tirage au sort, il y aurait des organes de contrôles et une sorte d’assemblée citoyenne où le débat pourrait avoir lieu.

    1. Le tirage au sort donne en fait une légitimité faible qui oblige au débat et à la négociation, il empêche, en principe, de trancher au nom des citoyens, c’est à dire que leur pouvoir de décision est systématiquement convoqué. Une légitimation forte du pouvoir permet de s’abstraire du pouvoir de décision des citoyens puisque ceux-ci sont représentés.

  15. http://www.palazzograssi.it/fr/expositions/eloge-du-doute

    Collection François Pinault

    ————————————-

    gloubi-boulga ?

    Selon Pinault, la recette du gloubi-boulga est la suivante :

    Mélanger dans un saladier :

    de la confiture de culture facile à étaler,
    de la société-écran râpée,
    de la poudre d’entreprise en difficulté,
    de la plus-value très forte,
    de l’évasion fiscale « crue mais tiède ».
    Selon son humeur, François Pinault ajoute parfois à ces cinq ingrédients majeurs un autre ingrédient (crême d’OPA, poudre d’artifice comptable…).

  16. Salut Kitétoa,

    Tout d’abord j’ai beaucoup de respect pour votre site d’information (ahah). Malheureusement, comme beaucoup, la posture intellectuelle douteuse de Yovan que tu sembles également appuyer. « Les fachos (ou suspectés) faut les brûler » est finalement la même étroitesse d’esprit que celle des fachos eux-même.

    Soyons un peu plus magnanime, lançons le mouvement « adopte un fachos ». Prêtons leur oreilles et invitons les à manger le couscous ou le berbouche. Si ça se trouve ils seront moins fachos après.

    Si tu poses la question aux intéressés de leur liens avec l’extrême droite, les premiers ils te diront qu’ils sont agacés de devoir se justifier de non-fachisme et non-extrème-droitisme. L’avantage pour les journaleux, c’est que le temps de s’être justifié sur ces points, le journal aura créé une suspicion et comme le dit l’adage « Il n’y a pas de fumée sans feu. » L’opinion publique n’étant pas très rationnelle le passage de suspect à coupable aura déjà était fait. Votre rôle de journaliste, si vous en doutiez, en terme de manipulation des consciences n’est pas nul.

    On peut d’ailleurs s’étonner du manque de discernement politique dont vous faites preuve (désolé). A travers l’histoire politique de notre Vième république on peut faire état d’une constante instrumentalisation à des fins politique de l’extrême droite. Comme Mitterrand qui l’a constamment diabolisé après en avoir « presque » fait partie.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Mitterrand_et_l%27extr%C3%AAme_droite
    Ou Chirac qui s’est bien frotté les mains pour son 2ième tour dans la poche, en ayant fait porter le débats sur des questions sécuritaires. Encore récemment le rôle du FN est de se faire instrumentaliser par les autres partis.

    Le talent et l’intelligence de critiquer l’extrême droite, existe pourtant comme nous le prouve Sophia Aram face à Marine Lepen http://www.youtube.com/watch?v=xFGMI9JhppU

    Pour Finir, si la présence des articles inversement informatifs, accusateurs sans fondement de votre pigiste trollesque Yovan, vous rapporte une fréquentation grandissante et des commentaires plus nombreux. Si vous même vous déplorer son style philosophe adolescent et ces arguments « va te faire foutre si t’es trop con », mais que vous les acceptez (par ce qu’il est le cousin de machin) ou par ce qu’il nous a fait rire qd il traitait de la finance. Alors je retire ma critique, faut bien vivre, on reprendra un peu de soupe troll …

  17. -…

    comment des personnes peuvent accepter des âneries comme le tirage au sort?

    comment peuvent ils suivre un illuminé ânonnant des propos quasi debiles des qu’il s’interese a un sujet donné…

    et de plus avec un petit ego minable surdimensionné??

    si on risque d’avoir a ce choisir des « representants » et en plus au hasard…
    c’est juste que on est un pauvre « citoyenniste »
    (prendre trois secondes pour ce documenter sur ce sujet si on a pas deja ressenti ca par soi-meme!)

    plutot que de risquer de se ‘chouarder’ dessus, comme ca…
    juste démarrer une petite reflexion… pourquoi chercher a massifier? pourquoi vouloir « faire société(s) »?
    quelle est la proportion de choses utiles a notre vie qui necessite plus d’un noyau de quelques centaines de personnes? (toutes donc « connaissables » et donc possibilité de decider de tout ensemble, avec les concernéEs, en general au cnsensus approfondi apres tous les debats necessaires!)
    pour le petit pourcentage residuel comment se federer, se garantir echanges connaissances equité solidarité et partage qd utile agreable ou necessaire…

    un minimum de culture politique facile d’acces…
    (support de reflexions et actions rien ne devrait devenir ‘thora evangile coran ou JT’
    infokiosques.net
    catherine baker, christiane rochefrt..
    l’appel, rupture, iqv…
    bolo bolo… et les grands classiques!

    et vos propositions de references?

    discuter et penser soi-meme, entre amis semble avoir suffit a plusieurs des piliers de reflets infos…

  18. Pas pu envoyer plus tôt ce petit commentaire le post était clos, alors je le glisse ici en fin, alors que plus haut, certaines réactions me semblent correspondre ( ropib, daniel67, Thibault, Steve F ).

    Bonjour, et xin nian hao !

    Sur la page d’accueil de reflets.info, on trouve une suggestion de participation ayant pour titre campagne mensuelle de dons « envoyez les brouzoufs », fort bien. Il se trouve pourtant que l’image ( dans le style de ce que l’on appelle : le réalisme socialiste, entre nous, c’est une esthétique que j’aime bien, ( et puis cela me rappelle mon enfance, même si nous n’avions pas pour cibles des animaux )) l’image donc, qui accompagne ce message, ressemble beaucoup, mais vraiment beaucoup, à ce que l’on peut qualifier de peinture de propagande tirée d’un épisode peu glorieux de l’histoire contemporaine chinoise, des enfants qui tirent à la fronde sur les petits oiseaux ; ceux-ci étant accusés de ravages sur les récoltes et donc coupables de causer disette et famines, faisant ainsi de ces volatiles, des ennemis du peuple ! Toute la population étant invitée à les détruire. ( le problème est, que les années qui ont suivit, les récoltes ont été encore plus mauvaises avec pour origine, cette fois réelle, une dévastation due à la prolifération d’insectes qui n’étaient plus mangés par les dits passereaux. Les représentants officiels de la « dictature du peuple » ayant depuis reconnu leur « erreur », au moins, pour cet épisode de la planification agricole …)

    L’usage de cette image, fait-il des auteurs d’articles paraissant sur reflets.info, de vilains diables rouges, maoïstes, aveugles destructeurs de notre bonne mère nature ( je sais, j’en rajoute, mais c’est la tactique utilisée parfois ici à tort, d’ou justement ce message ) bon ben, je ne le crois pas ; je laisserais « choir » ce type d’argument fallacieux ; que lesdits auteurs me détrompent si pourtant c’était le cas. Je pencherais, plutôt, pour la nostalgie d’une certaine utopie, et la rage qui découle de la perversion de celle-ci. D’un usage joyeux de la galéjade, ( d’ou entre autre, le terme argotique de brouzoufs ), associée à une forte capacité à l’emploi d’un humour corrosif . En tous cas je l’espère, enfin, peut-être là aussi me trompais-je !

    Ce que je voulais énoncer par ce préambule, il est vrai un peu long, est mon étonnement quant-à la manière d’écrire sur certains sujets, évidemment il s’agit pour moi d’une déception. Mais cela n’arrive que lorsqu’on attend quelque chose et donc tant pis pour moi.

    Pourtant donner à voir, lire, connaître, en un mot : informer, et puis décrypter, proposer une lecture, avec modestie, ( pas d’humilité s’il vous plaît ), n’est-il pas suffisamment ardu ?
    Communiquer est chose facile, un grognement y suffit parfois et peut en dire beaucoup et sur son auteur et sur le contexte de son éructation. On n’en est pas là, mais vu certains commentaires on pourrais s’en rapprocher rapidement. Qu’y gagnerait-on ?

    Un billet d’humeur, une chronique n’est pas obligatoirement un texte, reportage journalistique, mais ce n’est pas une tare non plus que d’exprimer sa déception, donc d’être agacé, énervé, etc. ( Il est aussi possible de rester poli, c’est plus difficile mais n’enlève rien à la pertinence du propos ) et dans le cas de figure de ce que l’on pourrais qualifier de billet d’humeur ou chronique par comparaison avec reportage ou enquête, il n’y a pas de hiérarchie du mieux, bien, au plus mal, nul … mais différence catégorielle. On communique et/ou l’on informe. On édite, publie, rend donc public, une pensée, on aura alors, pour le moins, le respect du lecteur. Après, bien sur, on peu trouver des textes bien ou mal écrits, et si le fond l’emporte sur la forme, certes, chacun appréciera selon ses critères.

    Mélanger les genres est certes permis, pourquoi non ? En général pourtant, cela fait vite brouillon, et demande pour le moins, dans le cas contraire, une certaine maîtrise du langage et de son utilisation.

    Au plaisir de lire encore, ici, de nombreuses contribution à l’édification des masses !
    ( Oh ! Nine, pourquoi tu ris pas ? T’a : bouche gonfle ? )
    Zai jian

    Eric Hénunc

    1. Je ne réagis pas sur le propos de la seconde partie de la réaction, mais juste sur la première (celle des petits ziozios que vous nommez « préambule »). ;)

      Honnêtement, je n’ai pas trop de connaissances sur cette époque bien sombre de l’Histoire chinoise et, si je peux en dessiner les grandes lignes (une politique globale irréaliste et démentielle qui a fini par affamer une population entière, « Grand bond en avant, face à un gouffre sans fond »), le détail de la politique d’extermination des petits ziozios m’était totalement inconnu. Merci donc, je me coucherai moins bête ce soir.

      Maintenant, cette image, à mon avis, est là à titre parodico-métaphorique, et rien de plus. Peut-être même les auteurs de ce blog en ignoraient la signification exacte ? Car ce dessin illustre surtout, sur le thème maoiste (et même quand on est de gauche, en France, on tient ses distances avec ce courant, c’est un peu comme le stalinisme), donc dans un semblant de propagande, le besoin de dons du blog (modèle économique sans pub’, notamment – même si on peut se poser quelques questions vis à vis de leur rejet de ce système, à la lecture de leurs articles récents – sic).

      Et, là-dessus, le lance-pierre illustre très bien, et avec humour, la dualité de leur demande : « Envoyez des brouzoufs à Reflets, vous ne serez pas déçus du résultat » (le terme « brouzouf » confirme, pour celui qui en douterait, le caractère humoristique de la démarche). J’y vois, personnellement deux façons de comprendre le message :

      1. Chez Reflets, on aimerait bien mettre en avant ce système de rémunération sain, où la personne qui aime le contenu le rémunère à la valeur qu’il lui donne. Et dans ce cas, on sait pertinemment que les gens ont tendance à rémunérer ce type de travail « au lance-pierre ». ;)

      2. Les « brouzoufs » sont envoyés à Reflets au lance-pierre, comme leur message l’est sur le net : « tiens, prends ça dans ta goule ! »*. Un peu à la manière d’un David (personnification d’un journalisme indépendant et critique du pouvoir, de plus en plus rare et isolé) contre un Goliath (assez difficile à définir sans troller, il faut l’admettre). Sauf que dans le cas présent, David a peu de chance de foutre une bonne raclée à Goliath. ;)

      Voili-voilou, de ce que j’en comprends, de cette image.

      * enfin, ça, c’est peut-être du passé.

  19. A l’image du titre, je trouve ce billet plutôt puérile, digne d’une pensée d’adolescent en colère.
    Un tantinet « condescendant et moraliste » sous entendu « je vous dis moi la vérité, car vous n’avez pas la capacité de penser juste et vrai »…
    ce discours rappel tant de choses et d’époques et reste malheureusement toujours d’actualité;
    surtout auprès de nos élites intellectuelles, fidèles du politiquement correct.
    A l’image de ces soit-disant très « respectables » anti-facistes de la toile, vous êtes exactement dans l’esprit de ce que vous « combattez ».
    Je suis toujours surpris, par exemple et pour faire court, qu’ici (à la lecture des billets de Yovan, pour la plupart assez affligeants) comme ailleurs, l’antisionisme soit assimilé à de l’antisémitisme.
    Ce qui est une preuve évidente d’un manque de culture, lorsque cela ne tient pas d’une volonté, couramment employée, pour détourner un débat qui dérange ou le clore sans autres arguments.
    C’est ce même état d’esprit, qui en son temps fit de JJ Rousseau un homme persécuté.
    Ou aussi, pour être plus contemporain, présenter Noam Chomsky comme un antisémite conspirationniste; ce que s’acharnent à si bien faire nos éminences pensantes.
    A chacun la liberté du choix de ses références pour « comprendre et expliquer » le monde, mais je vous laisse celles de l’Ile aux enfants que j’avoue mal connaitre.
    Aussi, plus qu’une volonté manifeste de déformer les idées et propos de ceux qui vous dérangent, l’humeur de ce billet serait à mettre sur le compte d’une révolte juvénile
    (qui est une saine réaction) mais au service de la bien-pensance (ce qui est franchement beaucoup moins respectable).
    Pour terminer et paraphraser une célèbre maxime, il est notoire que « au royaume de la bien-pensance on n’est pas la bêtise et la calomnie, on la répète ».

  20. Je trouve ca quand même dommage de jeter en bloc Chouard et ses idées parce qu’il a des contacts peu fréquentables.
    Je ne connais pas tout du bonhomme, mais il me semble qu’il dit des trucs pas trop cons en général, et qu’il ne s’égare pas sur des sujets comme le sionisme, le négationnisme, etc.

    J’ai un ami qui est con, mais bien con hein, con de naissance et ca s’arrange pas avec l’age, mais des fois il dit des choses intelligentes. Est-ce que si je souligne que ce qu’il vient de dire est pertinent ca veut dire que je partage toutes ses idées? que je suis moi même un con?
    Vu comment vous considérez Couard, j’ai l’impression que vous répondrez oui à ces questions. C’est dommage, ca aide pas au débat.
    A croire que chez reflets vous ne discutez qu’avec des gens bien, éclairés, aux idées saines.
    J’adore ce que vous faites (surtout au niveau informatique), même si je ne suis pas toujours d’accord avec tout, mais des fois j’ai l’impression que pour vous les gens sont soit tout blanc (comme vous), soit tout noir (la grande majorité des « autres »). :/

    1. Je peux discuter avec plein de gens qui ne sont pas du même avis que moi. En revanche, je ne comprends pas que l’on puisse trouver des « bonnes idées » chez des gens qui en ont des mauvaises au point qu’elles me semblent inacceptables. En clair, il y a des limites qui rendent à mes yeux certaines personnes infréquentables. Je n’ai aucune envie d’aller dîner avec la famille Le Pen par exemple. Ni avec Alain Soral.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *