Vouloir gérer l’Etat comme une entreprise : quelles conséquences ?

  Le management politique du nouveau chef de l’État français ne fait plus aucun doute, et les réformes par ordonnances qu’il fait passer via son subalterne en chef Premier ministre éclairent ce rôle de PDG
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Auteur: drapher

Journaliste (atypique mais encarté) web et radio — @_Reflets_ et d’autres médias. Ni « désengagé » ni objectif ou neutre, mais attaché à décrire et analyser la réalité, même la plus déplaisante. On the net since 1994. Gopher is power ;-)

3 thoughts on “Vouloir gérer l’Etat comme une entreprise : quelles conséquences ?”

  1. Je suppose que Macron est suffisament intelligent pour se rendre compte qu un etat n est pas une entreprise. Mais est il mauvais de vouloir insuffler du changement et de voir/appliquer ce qui se fait de mieux ailleurs ?

    Car ce que denonce l auteur existait deja avant. Par exemple c est Chirac qui a privatisé les autoroutes. Sur le plan ecologique, c etait aussi pas mieux avant Macron vu que les pollueurs de la FNSEA avaient toujours le dernier mot (par ex sur les pesticides tueurs d abeilles ou sur la pollution de l eau par les elevages de cochons. L etat francais preferait meme payer les amendes de l UE que d affronter les paysans).

    Le monde a beaucoup changé depuis 30 ans, la France a changé (probablement moins) mais l etat lui a assez peu evolué car de nombreux groupe de pressions n y ont aucun interet. D ou la tendance de nos ex gouvernants a se refugier dans le symbolique/societal alors que c est pas du tout ce qu attendent les citoyens (qui a voté Hollande pour avoir le mariage gay ?)

    Macron a maintenant 4.5 ans pour faire evoluer les choses afin de remettre les choses en phase, en peu comme De Gaulle en 1958 (a l epoque c etait solder les colonies, moderniser l economie et batir la CEE)

    PS: il me semble qu on parle de soins ambulatoires, pas deambulatoire

    1. La forme correcte est bien « ambulatoire » et non « déambulatoire », je confirme. Voilà une erreur gravissime qui détruit totalement le sens de l’article (pour ceux qui l’auraient raté, c’est juste avant le chapitre « Le choix du « au service de qui » est fait »).

      En conséquence, je propose de voter un 0 pointé à Drapher, ou lui signifier une ordonnance, cela ira plus vite (et évitera de justifier le 0, ou alors mettons-lui un 0,5 pour éviter les critiques).

  2. Un citoyen n’est pas un employé : il ne peut pas être licencié. Ça a l’air bête, dit comme cela, sauf que notre ami Macron (le qualificatif « ami » est sans doute un peu excessif) ne semble pas l’avoir compris.

    C’est un rêve commun à tous les néocons que celui d’un organisme social qui « s’autorégulerait » sur des critères économiques, et « ruissellerait » à qui mieux mieux, une espèce d’invertébré (une grosse limace, pour être plus « parler vrai ») qui s’adapterait à tout… Ou un tardigrade, tiens.

    Les Américains sont en train de se rendre compte, par exemple, que les questions des dépenses de santé ne peuvent pas être gérées comme un simple crédit. Bon, quand je dis « américains », je ne parle pas des citoyens américains de base, qui eux le savent depuis belle lurette (à leurs dépens), je parle des mêmes jobards – que « chez nous » – qui leur vendent du vent.

    Les dépenses de santé sont un thème qui requiert une structure (une colonne vertébrale ou au moins un coquillage) pour protéger l’intégrité de l’organisme. Mais encore une fois il faudrait s’entendre sur qui est cet organisme. Or il semble que nous n’en fassions pas partie, et en conséquence, ce qui nous arriverait à nous tous, les sans-dents, les « personne », est effectivement sans intérêt.

    Juste un truc sur le final de l’article : si, il y a un « bien collectif » ! Il suffit juste de clarifier le langage : cette collectivité n’est pas la nôtre, et ceux qui sont sacrifiés pour ce bien commun ne sont bien sûr pas les glorieux membres de cette communauté, sinon ceux de la nôtre. La novlangue est une chose merveilleuse.

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