Le conspirationnisme, comment ça marche ?

(Au delà de tenter de comprendre la structure et l’origine du fonctionnement des théories conspirationnistes, ce qui semble la moindre des choses, la question très intéressante qui se pose est la suivante : à quoi ça sert ?)

Les hommes n’ont pas marché sur la Lune, les tours du 11 septembre ont été plastiquées de l’intérieur par les services secrets de Georges W. Bush, Ben Laden n’est pas mort, Ben Laden est mort depuis longtemps, les Illuminatis dirigent secrètement le monde et veulent réduire la population de 90%, le sida est une maladie créée de toutes pièces pour décimer l’Afrique, une base lunaire extra-terrestre est en place depuis les années 50 sur la face cachée de la lune…

Bon, arrêtons là : la liste est trop longue. Vous, lecteurs de Reflets, avez certainement entendu parler de ces théories dites « conspirationnistes », pas la peine d’en rajouter des couches. L’article que vous lisez en ce moment même existe parce que plusieurs d’entre vous ont crié au scandale suite à la publication d’une vidéo illustrant un article d’analyse sur le populisme, vidéo d’un reportage d’une chaine de Télévision allemande, mais postée par un conspirationniste notoire. Le sujet du conspirationnisme est important aujourd’hui, et le balayer d’un revers de main est en gros le meilleur moyen de passer à côté d’une « compréhension de l’époque et des grands systèmes d’influence de l’opinion ». Et comme vous allez le voir, pas seulement par l’influence de ces théories sur le public…mais aussi l’inverse.

Comment fonctionnent le conspirationnisme et la théorie éponyme ?

Rien de bien compliqué, mais un rappel est nécessaire pour bien être certain que l’on parle de la même chose. Une théorie conspirationniste est une explication donnée  pour un phénomène de grande envergure existant ou passé, ou encore, prêt à survenir. Explication étayée par une somme d’arguments, de faisceaux de présomptions, de preuves matérielles plus ou moins incontestables. Cette conspiration est donc un objectif secret qui touche la plupart du temps aux rouages des pouvoirs politiques, économiques du plus haut niveau. Les individus travaillant secrètement pour le réaliser sont donc des acteurs d’un complot, d’une conspiration. Leur but : aboutir à l’objectif sans que que celui-ci soit connu des populations. Voire le réaliser sans que personne ne se soit rendu compte qu’il a été réalisé.

Les théories conspirationnistes les plus répandues, emportant l’adhésion du plus grand nombre sont celles qui mettent en cause l’organisation politique à grande échelle. L’idée principale et récurente est le plus souvent l’asservissement des populations à une puissance existante ou une puissance occulte (un groupe secret et ancien, des « clubs » d’individus influents, des gouvernements, des loges secrètes, des créatures extra-terrestres). Mais de façon plus précise, la théorie conspirationniste établit que les plans de domination peuvent se réaliser à l’insu des populations, c’est à dire en camouflant les éléments les plus révélateurs, en maquillant la réalité, jusqu’à un changement terrible, mais…qui peut lui-même être imperceptible, ou tout du moins accepté parce que logique. L’influence des populations, au point qu’elle ne savent pas qu’elles ont été piégées, est le point d’orgue des théories conspirationnistes. Mais observons le principe concrètement.

Alors un exemple ?

Le mieux est de décrire rapidement les ingrédients type d’une théorie conspirationniste « crédible »  (c’est-à-dire un complot qui n’est pas basé sur des hypothèses délirantes sans éléments concrèts, comme l’origine de l’homme expliquée par une créature cosmique) : un événement important survient. Personne ne peut contester l’événement, il est réel. Par exemple des buildings abritant le gratin de la finance mondiale au cœur d’une ville américaine sont percutés par des avions de ligne. Les buildings s’enflamment, et finissent par s’écrouler « comme après un plastiquage ». Le gouvernement retrouve le passeport d’un terroriste de l’avion kamikaze dans les décombres fumantes, un autre bâtiment qui n’a pas été percuté par les avions s’écroule de la même manière des heures après. Une famille de la même origine que l’organisateur présumé des attentats sort du territoire alors que plus aucun avion n’a le droit de circuler. Etc, etc…vous connaissez l’histoire. Ce qui est crucial est de saisir que l’explication officielle exactement comme l’explication conspirationniste sont toutes les deux basées sur les mêmes éléments. Rien n’est inventé dans la théorie conspirationniste : seules les raisons diffèrent vis à vis des explications officielles. Raisons de l’envoi des avions contre les tours, raisons de l’écroulement du bâtiment, raison de la présence d’un passeport dans les décombres, de l’écroulement du troisième bâtiment, etc, etc…

La réalité du changement politique qui suit un événement pareil est elle aussi incontestable, ce qui amplifie encore plus la véracité de la thèse conspirationniste. Une bonne théorie conspirationniste, donc d’influence majeure, est toujours basée sur des éléments vrais et vérifiables. Sur du factuel. Et ces éléments doivent être relayés par des sommités, des experts de domaines pointus concernant des détails de l’événement.

Oui, bon, ok et alors ? On est au courant, c’est bon, sans intérêt là… ;-)

Pas si certain, parce que ces rappels permettent de commencer à réfléchir aux raisons qui motivent l’existence de ces théories et surtout de leur intérêt. Oui, oui, leur intérêt. Le leitmotiv le plus communément relayé est le suivant pour expliquer le succès des théories conspirationnistes : « dans un monde complexe, technologiquement de plus en plus avancé, perdant ses valeurs, instable, les théories conspirationnistes donnent du sens au grand bazar, permettent de se rassurer en croyant comprendre les « pourquoi » réels des événements perturbants. »  On entend parfaitement l’argumentaire, mais il est uniquement sociologique, psychologique et surtout pauvre parce qu’il fait l’impasse sur des concepts qui ne peuvent être écartés. Entre autre celui de la guerre de l’information.

Parce qu’il faut observer les conséquences d’une « campagne conspirationniste » comme par exemple dans le cas des attentats du 11 septembre. Si aujourd’hui, en tant que journaliste, vous voulez vous ridiculiser et passer pour un hurluberlu adeptes des théories conspirationnistes, allez discuter dans une rédaction des éléments officiels douteux de la version officielle, ou simplement déclarer que « quand même, ça ne tient pas trop l’écroulement des tours par l’explosion des avions et l’incendie ». Il est d’ailleurs impossible aujourd’hui à quiconque de discuter du sujet dans les médias sans un déchaînement d’injures. La mise en avant des théories conspirationnistes du 09/11, leur sur-médiatisation (jusqu’au ridicule) a engendré un effet retour d’une efficacité redoutable : seule la version officielle prévaut. Aucune autre ne peut survenir puisqu’elle sera invariablement accolée au terme de conspirationniste. Et cet état de fait n’est pas circonscrit au 11 septembre aujourd’hui. Il s’applique en principe de précaution pour beaucoup d’événements. Au point que n’importe quel événement, même naturel, comme un tsunami voit fleurir sa théorie du complot. Ou une épidémie de grippe A. A chaque événement, une théorie conspirationniste, à chaque événement le contre-feu officiel : « Ne discutez pas notre version, vous n’allez quand même pas verser dans le conspirationnisme ? »

Monter une opération secrète. Laisser des éléments réels, puis des faux…

…mettre en avant les éléments, remettre une couche de faux, continuer à agir, lancer des limiers sur les bases réelles, les laisser se perdre un peu, mettez en avant les limiers, secouez le tout, attendez un peu, montrez les éléments faux, décrédibilisez tous les intervenants et continuez votre opération tranquillement  : vous avez le cocktail déjà très ancien de la guerre de l’information pratiquée par les militaires. Une version policière existe aussi avec la célèbre nouvelle d’Edgar Poe « la lettre volée ». Plus c’est gros, plus c’est visible, plus ça passe.

Les techniques de guerre de l’information sont basés sur des principes simples mais redoutables : si quelque chose qui doit rester secret peut se savoir, même partiellement, alors tout ce qui concerne cette chose peut être connu. Et comme il est très difficile de conserver intact un secret d’importance, le mieux est de dévoiler soi-même une partie du secret, pour ensuite placer des faux indices, des fausses pistes qui envoient les enquêteurs ailleurs que là où la vraie piste doit mener. Les services de renseignements militaires ont utilisé de nombreuses fois ces méthodes qui peuvent permettre dans les cas extrêmes d’avoir les réponses (fausses) à fournir aux investigateurs, ou mieux, à créer des pistes composées d’éléments réels et d’autres faux pour pouvoir contrecarrer ceux qui voudraient effectuer une démonstration à partir d’éléments véritables mais aussi d’autres totalement pipeau. L’affaire du meurtre de J.F Kennedy est un sommet du genre : qui aujourd’hui pense que la version officielle est la réalité ? Pas grand monde en réalité…mais il n’y avait pas alors la possibilité que des théories du complot à moitié bidons circulent comme aujourd’hui. Sinon, parler d’un « coup d’Etat pratiqué par la CIA commandité par Nixon » ferait aujourd’hui de vous un doux-dingue.

Mais alors, les théories conspirationnistes sont vraies !? (cri d’effroi)

Certainement pas. Pas dans leur intégralité. Peut-être parfois partiellement justes, mais le plus souvent bancales si on regarde bien. Mais en fait, on s’en fout, le problème n’est pas là. Parce que ce qu’on doit se demander est : « à qui profite le crime ? », traduisez par : « à qui profite la diffusion de certaines théories conspirationnistes depuis un certain temps » ? Petit moment de réflexion…

A ceux qui ont besoin de cacher leurs conspirations, en premier lieu. Houla, houla : la conspiration de la conspiration ? En quelque sorte… En tout cas à cacher des éléments dérangeants, des intentions peu avouables. Ce qui ne signifie pas que les théories soient valides. Mais les théories de grande ampleur sont toujours basées sur des éléments vérifiables, et ce n’est qu’ensuite qu’elles montent en flèche jusqu’à devenir bizarres, bancales, avec des éléments contestables. Mais une fois ces théories basées sur des éléments de départ incontestables lancées, puis décrédibilisées par la suite, le premier bénéficiaire est celui qui aurait intérêt à cacher un complot. Ou des intentions cachées. Parce qu’il faut être bien clair : si les Etats ne complotent pas en permanence, ils le font quand même. C’est à dire qu’ils font des choses qu’ils ne veulent pas que leurs populations sachent. Comme des organisations plus ou moins secrètes ou des entreprises. Et puis, même s’il n’y pas de véritable complot derrière une théorie du complot activée par vous-même, le meilleur moyen de cacher vos intentions est d’en dévoiler une partie, d’en rajouter des couches, de glisser des éléments de plus en plus énormes jusqu’à que l’ensemble ne soit plus du tout crédible. Ainsi, on ne peut plus vous attaquer même sur des intentions : ceux qui tenteront de le faire seront collés comme des mouches au miel par leur appartenance à la théorie conspirationniste qui vous entoure et que vous avez savamment su entretenir ou déclencher. Le conspirationnisme « bien géré » est un outil redoutable pour empêcher les débats, la contestation de certaines réalités troubles, de volontés de haut niveau peu claires.

La problématique du réchauffement climatique anthropique (dû au rejet de Co2 par l’homme seul) en est un exemple tordu au possible : le GIEC récuse les scientifiques qui contestent leur théorie, leurs méthodes, leurs conclusions en les traitant de climato-sceptiques (pris potentiellement dans une conspiration des pétroliers), et inversement les climato-sceptiques accusent le GIEC de tricher pour imposer des nouvelles technologies et une » dictature verte » conspiratrice. La théorie du GIEC ne se conteste plus officiellement aujourd’hui sous peine d’être cramé : les théories conspirationnistes anti-GIEC qui ont fleuri sont tellement nombreuses qu’il est désormais impossible de discuter de ce sujet. Pratique, non ?

Conclusion en forme d’oxymore (sortez vos dictionnaires) : une réalité peu crédible…

Comme tout mythe ou légende puise sa source dans la réalité, les théories conspirationnistes ne sont pas seulement de pures inventions délirantes montées de toutes pièces par des illuminés en mal d’émotion et perdus dans un monde qui les angoisse. Bien qu’une certaine partie d’entre elles en soient. Elles sont, avant tout, des éléments d’information et de désinformation qui, malheureusement par leur nombre et leurs récurences, sont désormais une réelle entrave à la recherche sérieuse des causes réelles d’événements graves soumis à des suspicions légitimes. Ce qui n’empêche pas les zélateurs de ces théories d’être de parfaits naïfs passablement énervants. La réalité, lorsque des intérêts majeurs sont en jeu, n’est que très rarement celle qui est servie par les apparences et par la voix des dirigeants, mais les possibilités d’investigations deviennent vite limitées lorsque les théories conspirationnistes s’en mêlent. Ce qui est de plus en plus le cas. Sachant qu’il est difficile de ne pas se servir d’éléments fondés et réels sous prétexte que des conspirationnistes les utilisent, l’impasse est rapidement là avec la perte de crédibilité engendrée.

Les spécialistes en stratégie de l’information estiment qu’une partie des théories sont montées par les Etats eux-même ou bien récupérées par des Etats qui les accentuent, les modifient un peu, pour mieux s’en servir comme paravent ou comme outil de manipulation de l’opinion : « vous n’allez quand même pas me demander de parler de ça, on sait très bien que c’est du conspirationnisme, très peu pour moi ! » est une méthode politique de plus en plus courante. Comprendre donc qu’entre deux extrêmes il y a une ligne intermédiaire semble un bon compromis. Toujours se permettre de réfléchir sur les éléments avancés au départ aussi. Et surtout se demander, au delà de la validité ou non de la théorie : à qui profite ou pas la diffusion de cette théorie ?

Twitter Facebook Google Plus email

78 thoughts on “Le conspirationnisme, comment ça marche ?”

  1. Le « conspirationnisme » apparaît au moment où la société, en crise, se rend compte qu’elle s’est fait balader pendant 30 ans par les médias & co.
    Du coup on passe d’un extrême à l’autre: de « privé de vérité » à « tout est mensonge ».
    C’est un fait (troublant?): le « conspirationnisme » perpétue, sous une forme plus extrême, la paralysie mentale et morale de la société.

  2. Attention ça va troller XD

    Sinon, il y’a aussi l’exemple du changements de régulation du système monétaire, théorisé à la fin du XIX siècle,par notamment l’école de Chicago.

    Tout c’est au final fait au grand jour, sisi, mais qui va lire l’ensemble des 1000 pages ultra technique des traités? Du coup, certains tombant sur un bout d’info ré-écrivent l’histoire. Le conspirationnisme à le coté pratique de ne pas se remettre en question pour certaines personnes: fatalisme?

    En exemple amusant, dans lequel même les politiques « ne savaient pas » le tabac, l’amiante etc… Des groupes sociaux dans leurs ensembles se cachant via le paravent des experts commandités par le contrôlé. Trop d’intérêt financiers ( pas humains) et les flux associés pour réagir.

    Du coup, le fleurisse-ment de site de « décryptage », « suivi » et lecture technique de données brutes, comme ici, ça fait du bien, même si pour beaucoup de gens encore ça reste:

    « trop long, trop compliqué, peu rien faire », ça permet à ceux qui prennent le temps de reconnecter les différents segments de la société et d’enfin avoir à nouveau une vision d’ensemble structuré.
    meilleur arme pour désarmé les conspirationnistes de tout les bords.

  3. « (Au-delà de tenter de comprendre la structure et l’origine du fonctionnement des théories conspirationnistes, ce qui semble la moindre des choses, la question très intéressante qui se pose est la suivante : à quoi ça sert ?) »
    Plus intéressant encore la question est : à quoi ça dessert ?

  4. @Tomy13 : si vous lisez au delà de la première phrase, vous verrez que l’article se préoccupe d’expliquer ce que ça dessert, justement. Allez, un effort, lisez tout l’article avant de commenter !

    1. Je l’avais lu et c’est bien pour cela que j’ai écrit que c’était plus intéressant de savoir ce que cela dessert plus qu’a quoi ça sert puisque l’article le dévoile plus qu’ il ne dévoile à quoi ça sert. Et ce n’est pas une conspiration de l’écrire? À moins que…Sinon ça ne sert pas à grand-chose puisque la vérité est ailleurs parfois ou pas selon si on y croit ou pas et c’est tout aussi simple que ça.

  5. Le « conspirationnisme » est avant tout un anathème rhétorique qui permet de discréditer une explication divergente. Le meilleur exemple est celui que vous citez, du 09/11. Il est intéressant de noter à ce propos que la théorie dite officielle est une théorie « conspirationniste » qui bénéficie de la légitimité institutionnelle. Elle est pourtant encore plus farfelue que la théorie dite « conspirationniste » de « l’inside job », pour qui se penche sérieusement sur la question. Elle est d’ailleurs jugée peu crédible par une majorité d’américains…

    1. N’exagérons rien. Les principaux conspirationnistes se décrédibilisent tout seul. Il suffit de voir Thierry Meyssan, en dehors des ses théories sur 9/11, il a dit pas mal d’autres conneries. Du genre le séisme de Haïti qui serait un test d’arme sismique des USA…

  6. Au sujet du 09/11: c’est pour tenter de ne plus être étiquetés de conspirationnistes et pour essayé de maintenir un minimum de débat et d’enquête, que beaucoup se concentrent sur un élément seulement : l’écroulement « miraculeux » du bâtiment WTC 7. Malheureusement, grâce aux mécanismes décrits ci-dessus, les outils de décrédibilisation médiatiques sont efficaces et bien rôdés…
    Voir http://rememberbuilding7.org

  7. tiens, petit exemple des questionnements que les théories fumeuses permettent d’éviter :
    comment un peuple aussi imbu de sa putative supériorité peut il générer une société aussi fragile à l’action d’une poignée de « sand-niggers » ( selon l’expression consacrée, il est bien connu que le sandnigger, l’est juste bon à enculer des chévres ) ?
    Pas de souci, it’s an inside job, comme la déculotée au vietnam a été due à l’action des pacifistes américains …

  8. « L’article que vous lisez en ce moment même existe parce que plusieurs d’entre vous ont crié au scandale suite à la publication d’une vidéo illustrant un article d’analyse sur le populisme »
    J’avais même pas utilisé le caps lock, c’est pas crier au scandale :p.
    Article intéressant, mais je sens la flamewar arriver à trois kilomètres. Heureusement que j’ai trop de boulot aujourd’hui…
    J’aurais juste bien aimé voir un petit paragraphe sur les liens évidents de beaucoup de théories conspirationnistes avec l’extrême droite.

      1. arrétons de se leurrer …
        je sors réguliérement la barre à mine pour renvoyer à la niche pas mal de mes camarades ( pas fachos ) adeptes des théories à la con susnommées …

        ces théories marchent particuliérement chez les cons … et malgrés la forte proportion chez les fachos, ils ont pas de monopole de ce coté …

        1. C’est vrai, cependant ceux qui sont derrière ces théories sont souvent appuyés par des groupes d’extrême droite. Genre les conspis du 9/11 et le Tea Party au USA.

          Après que certains qui n’ont rien à voir avec des fachos se laissent embarquer ça oui. J’en ai vu l’exemple chez certains Indignés.

          1. Houlà, vous tombez droit dans ce que vous prétendez dénoncer : voir des groupuscules d’extrêmes droite manipulant les théories dites « conspirationnistes » à propos du 09/11, n’est-ce pas du bon gros conspirationnisme servi à la louche ?

  9. Cet article m’inspire trois remarques bien connues :

    1 – Quand le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt
    2 – Attention à ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain
    3 – « Et pourtant, elle tourne »…

    1. 3 – « Et pourtant, elle tourne »

      je retiens que celle là, pour ma part.
      une autre manière de dire qu’il n’y a qu’une vérité et que j’espère, dans 75 ans, la lever du secret sur ces complots.

  10. Plein de choses à dire sur cet article. Malgré toutes les précautions prises, j’ai l’impression qu’on retombe dans travers des explications « conspirationnistes ». Je m’explique par l’extraction de certains passages du texte.

    Par exemple, dire qu’aujourd’hui il est impossible à un journaliste de discuter d’évènements à propos desquels a surgi des thèses conspirationistes contestant la version officielle est faux. Ça dépend du ton avec lequel c’est fait. Par exemple, Rue89 l’a fait sur le 11 septembre et a produit un travail de qualité.
    Et c’est justement un ressort des conspirationnistes que de dire que « de toutes façons, on peut pas en discuter, ILS nous en empêchent » (remplacez « ILS » par « le système médiatique » et vous avez le propos tenu dans cet article).

    Autre exemple, les théories conspirationnistes, «à quoi ça sert ? » demande l’introduction (et une réponse est proposée dans la seconde moitié du texte). Cette question, « à quoi ça sert ? », renforcée par celle encore plus forte de « à qui profite le crime ? », laisse entendre qu’il y aurait un élément d’intentionalité derrière ces théories. L’article dit bien que la majeure partie de ces théories émanent de simples citoyens dérangés, mais propose l’idée que certaines pourraient être appuyées par des États/entreprises/personnes qui ont intérêt à les faire apparaître comme repoussoir.
    Je pense que le terme de « profiter » n’est pas inadapté, mais que celui de « crime » est tendancieux et s’inscrit dans la logiques des explications conspirationnistes. Je trouve qu’il est plus pertinent d’analyser la plupart des évènements en considérant qu’ils se déroulent la plupart du temps sans « intention » autre que celle de leurs auteurs immédiates, mais que certains sont mieux placés que d’autre pour en tirer profit (sans pour autant être à l’origine de ces évènements).
    Pour être plus clair, prenons pour exemple le sujet de cet article : nul besoin de considérer que les États brouillent délibérément les pistes pour susciter les théories conspirationnistes. Il n’en ont, la plupart du temps, rien à faire. Seulement, dans certains cas, des personnalités politiques ou médiatiques peuvent se servir de ces théories comme repoussoir pour décrédibiliser un adversaire sérieux.

    Rien à dire par contre sur la première partie du texte : c’est assez clair et plutôt bien décrit (à mon sens). On peut aussi préciser que le monsieur qui a posté la vidéo utilisé dans l’article précédent est plus un curieux mystique qu’un conspirationniste, ayant en plus des amitiés antisémites (qui sont elles ouvertement conspirationistes, pour le coup).

    Dernière petite critique, tout de même :
    « Comprendre donc qu’entre deux extrêmes il y a une ligne intermédiaire semble un bon compromis. »
    Ce procédé rhétorique, faire apparaître sa position comme une ligne intermédiaire entre deux extrêmes, est très classique est relève de la mauvaise foi (à mon sens). C’est le même procédé qu’utilisent Guéant, Sarkozy&co lorsqu’ils se disent « républicains », du « juste milieu » en exhibant l’épouvantail FN à leur droite et ce qu’ils décrivent comme une gauche bisounours de l’autre côté. C’est assez nul de votre part d’en faire usage ici, je trouve.
    Cette critique vise juste à attirer votre attention sur cette tendance qu’on peut avoir de se justifier en se plaçant au milieu de deux points arbitrairement placés, je considère pour ma part que vous n’y avez pas fait attention.

    1. Le « dossier » de Rue 89 était essentiellement « circulez il n’y a rien à voir ».
      Je ne pense pas être conspirationniste, étant plutôt sur la ligne de Chomsky sur ce coup: « on ne sait pas et tant qu’on ne saura pas ce n’est pas une bonne idée de faire diversion en allant chercher d’hypothétiques crimes cachés quand des crimes à visage découvert se déroulent devant nous ».
      Mais le dossier de Rue89 et l’arrogance puante de nombre d’anti-conspirationnistes qui n’ont généralement aucune expérience de la clandestinité et en sont quasiment à contester que la CIA existe ou puisse agir en marge de la loi ne peuvent que me pousser à me poser beaucoup de questions…

      Par ailleurs la définition du conspirationnisme par l’article me paraît malheureuse, ne serait-ce que parce que s’il y a des preuves incontestables ce n’est plus une théorie conspirationniste mais un fait établi…

      Il me semble que le conspirationnisme s’oppose à une démarche rationnelle en ce qu’il tire des conclusions définitives de rapprochements troublants mais ne prouvant rien au sens strict.
      Les conspirationnistes s’illustrent par leur ignorance des concepts statistiques élémentaires (un évènement improbable peut par définition malgré tout se produire), de la sociologie de base (on dirait qu’à part la conspirations des illuminati aliens chinois de l’Internet il n’existe pas de groupes de pression engagés les uns avec les autres dans des luttes de pouvoir pas forcément transparentes)et leur inculture politique générale qui leur fait négliger les inévitables contradictions internes de toute organisation (les petits gris francs-maçons du FBI juif sont bien évidemment infaillibles et n’ont aucun problème pour contrôler tout).

  11. Et bien je ne pense pas. Ce n’est pas un procédé rhétorique, c’est un constat. Les théories conspirationnistes poussent dans des extrêmes : vous êtes pour la théorie ou contre. Soit c’est uniquement du délire, soit c’est très sérieux et c’est gravissime. Et j’insiste pour dire que des gens très sérieux avec qui j’ai échangé, issus des meilleurs institutions de réflexion stratégiques expriment le fait que de nombreuses thèses dites conspirationnistes sont montées en épingles par des officines gouvernementales ou des structures privées très puissantes. Ou même créées pour étouffer de véritables opérations. « Comprendre donc qu’entre deux extrêmes il y a une ligne intermédiaire semble un bon compromis. » n’est pas un procédé visant à faire une politique anti-extrême, mais simplement ne pas se faire piéger dans le tout ou rien qui est désormais la règle la plupart du temps. Bon nombre d’événements inquiétants ont des explications entre les deux thèses : celle officielle et la conspirationniste. Entre les deux. Je ne me préoccupe pas des idées ou partis politiques dans cet article. La réflexion se situe autour de l’investigation. Et si Rue89 a fait du bon travail sur le 09/11, je peux vous assurer qu’aujourd’hui ce n’est pas la peine de revenir dessus sans se faire allumer.
    « Je pense que le terme de « profiter » n’est pas inadapté, mais que celui de « crime » est tendancieux et s’inscrit dans la logiques des explications conspirationnistes. »

    Vous tombez pile poil dans le piège tendu. Lire les enquêtes très sérieuses de journaliste sur le club Bielderberg est un bon moyen de comprendre ce que je voulais dire par là… http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_Bilderberg#Bibliographie

    1. Votre commentaire me permet de me faire un avis plus précis sur votre pensée, je vous en remercie (mais je reste en désaccord sur certains points au moins).

      J’attire quand même votre attention sur un point de votre commentaire (qu’on retrouve aussi, d’une certaine façon, dans l’article) :
      (à propos du 9/11) « je peux vous assurer qu’aujourd’hui ce n’est pas la peine de revenir dessus sans se faire allumer. »
      Là aussi, je vois une caractéristique qui m’agace dans le débat public (mais ce n’est pas spécifique aux conspirationnistes, à mon sens). Faire sans cesse appel à une « pensée unique », un « politiquement correct » qui écraserait toute pensée critique, pour se placer dans une position de victime et tenter faire compatir le lecteur sinon à ses arguments, au moins à la position de ses idées dans le champ médiatique, est un procédé récurrent de nos hommes politiques (encore une fois, je ne vous accuse pas de le faire consciemment, hein). Pour prendre encore une fois un exemple extrême, j’en ai marre d’entendre Guéant dégueuler son racisme à la TV et dans les journaux et se plaindre en même temps qu’on ne le laisse pas s’exprimer, qu’il est tout le temps censuré par les « droitsdelhommistes » qui réagissent à chacune de ses déclarations. Ou, encore plus extrême, Rioufol qui dénonce régulièrement la « pensée unique » (c’est un résistant, ce brave homme !) au cours de sa tribune hebdomadaire dans Le Figaro.

      Pour prendre un peu de hauteur : il me semble que les discours médiatiques et politiques sont divers, que ces champs sont occupés par des acteurs qui ont des valeurs, des idées et des discours différents selon leur appartenance politique ou idéologique (ou selon leur parcours personnel). Et que, du fait de cette diversité, lorsqu’une personne exprime un avis il y aura presque toujours quelqu’un qui a l’avis contraire qui aura l’occasion de s’exprimer. Et cette seconde personne sera rarement seule et plusieurs réagiront négativement à des propos avec lesquels ils sont en désaccords.
      Pour autant, la première personne a pu s’exprimer (et le pourra toujours). Il n’y a pas de « censure », il y a juste des avis différents qui s’expriment (dont certains appellent parfois à la censure, mais vous remarquez que c’est presque toujours des gens qui n’ont pas ce pouvoir qui demandent à ce qu’on fasse taire untel ou untel).

      Cette analyse n’empêche cependant pas de reconnaître que certains ont plus de pouvoir que d’autres. Les patrons de presse, les groupes financiers ont souvent plus de poids que le journaliste pour définir l’orientation d’un média. Mais ça n’empêche pas l’existence d’une presse alternative de qualité, au moins en France (je pense par exemple à CQFD, Article 11, Le Tigre, Z, … mais je pourrai aussi citer l’existence de Minute, Flash & co, que je ne lis pas mais qui par leur existence prouvent que même les idées les plus nauséabondes peuvent être imprimées).

      Pour en revenir à l’exemple initial, j’ajoute l’article de rue89 date de février 2009. À cette époque, les théories conspirationnistes sur le 9/11 étaient aussi vives qu’aujourd’hui et ce média n’a pas, à ma connaissance, subi de vindicte politique ou médiatique pour cet article, ni reçu de pressions particulières relativement à cet article.
      Donc oui, il est possible de faire des enquêtes journalistiques sur le 9/11 et les diverses théories sans se faire vouer aux gémonies.

  12. Pour répondre aux théories conspirationnistes qui fleurissent ça et là, il me semble aussi important de décrire en quoi elles sont dangereuses/problématiques du point de vue de l’analyse politique qui en découle.

    On se souvient que l’antisémitisme du XIXe et du début XXe se nourrissait beaucoup de théories conspirationnistes (et c’est encore le cas aujourd’hui, avec un simple changement sémantique pour parler d’antisionisme).
    Les théories conspirationnistes ont pour effet de rejeter la faute des « malheurs du monde » (ou des malheurs personnels) sur un ensemble de personnes plus ou moins identifiées, en tout cas lointaines et inaccessibles. Le responsable de divers problèmes, selon le conspirationniste, c’est quelqu’un de loin, de puissant, caché dans sa tour d’ivoire de décideur politique ou économique (éventuellement caché).
    Ces théories ont donc pour effet de dé-responsabiliser ceux qui les défendent et les empêchent souvent de comprendre que le problème ne repose pas sur la personne de pouvoir mais sur la position qu’elle occupe. Et donc que si l’adepte de cette théorie se retrouvait à la place de l’homme de pouvoir, il ferait sans doute la même chose et arriverait au même résultat, sans pour autant avoir besoin de s’entendre avec une guilde de gens puissants pour mettre en œuvre un plan diabolique.

    Deux choses donc que ces théories conspirationnistes empêchent de voir :
    1. Que le problème est en l’homme au sens large, donc en moi autant qu’en cette personnalité qui fait des choses qui me semblent graves.
    2. Que, par conséquent, lorsque j’exerce un pouvoir ou une domination quelconque, il est parfaitement possible que j’en fasse un usage qui est proche de celui que je dénonce chez ceux qui sont au-dessus de moi.

    Les théories conspirationnistes sont ainsi particulièrement populaires, il me semble, dans certains milieux bourgeois. Ces personnes exercent une domination (économique) parfois violente et ne s’en rendent pas compte, aveuglés qu’ils sont par l’idée que le problème vient d’en haut, d’un lieu de pouvoir qui leur est (coient-ils) inaccessible.
    De même, les personnes conspirationnistes se posent rarement des questions sur le Sexisme, le racisme ou tout autres dominations du quotidien dont la plupart d’entre nous profitons/bénéficions à un moment ou un autre.

    Sortir de ces schémas de pensée, c’est s’ouvrir à questionner nos propres pratiques et commencer un travail réellement politique.

    1. Mais des théories conspirationnistes, ou tout du moins établies comme telles n’en sont pas moins très intéressantes. Certaines sont même devenues des théories tout à fait acceptées et ne sont plus conspirationnistes. La crise financière actuelle en est un excellent exemple. Lorsque le Monde Diplomatique dénonçait, preuves à l’appui, il y à 15 ans, les 200 entreprises qui influençaient la planète entière, le complot des dirigeants du monde politique déclaré libéral qui poussaient la mondialisation pour qu’une poignée de personnes de très grande influence s’empare des richesses des Etats sans que personne ne puisse le savoir et le prouver…ils étaient déclarés paranoïaques, ceux qui écrivaient au Monde Diplo. Actuellement, le calcul complotiste des grandes entreprises (de la finance internationale, de l’énergie, de l’agro-alimentaire, etc…) est réel, connu et reconnu. LA collusion avec les dirigeants politiques aussi (Schroder, Bush, Blair etc…). A moins que non ? Tout est hasard, nécessité, une simple mauvaise gestion nous aurait mené là où nous sommes ? Allons donc discuter de tout ça avec les paysans africains expulsés de leurs terres par leur propre gouvernement qui vendent les terres aux multinationales…

      1. Effectivement, plus on avance dans la discussion, moins on est d’accord, et plus votre discours m’apparaît perméable aux théories du complot (ou au moins à la logique qui est derrière ces théories).

        Je pense que vous vous fourvoyez quand vous pensez que la monde diplo dénonçait un complot 15 ou 20 ans en arrière. « Complot » est un terme relevant typiquement de ce avec quoi je ne suis pas d’accord : l’idée que certains auraient un projet concerté et secret (visant ici à imposer un ordre économique néo-libéral, pour prendre l’exemple de votre commentaire).
        Que « la finance » aient pris un pouvoir démesuré sur les politiques, c’est un fait et je m’en offusque autant que vous. Que certaines personnes soient à des positions où leurs intérêts ne sont pas les mêmes que ceux des paysans du Tiers-Monde, c’est un fait aussi.

        Mais …. merde, réveillez-vous les gens ! Notre intérêt d’occidentaux bien installés devant nos ordinateurs à discuter politique et avenir du monde, il est aussi contraire à celui de pauvres gens bien plus loin dans le monde. Nos ordinateur et notre internet qui nous permet de discuter fonctionnent grâce à EDF, qui fait tourner ses centrales grâce à un uranium qui nous vient tout droit du Niger où, effectivement, des touaregs sont expropriés et souffrent de maladies graves liées à ces mines. Ici, notre intérêt entre directement en concurrence avec le leur.
        Pour autant, faisons-nous partie d’un complot contre ces gens pour les maintenir dans la misère et l’exploitation ?
        Non, à moins que ça ne soit délibéré (et ça commence à l’être à partir du moment où l’information est connue).
        Je regrette cette situation et je milite contre en essayant demandant l’arrêt du nucléaire en France, mais je n’en suis pas moins complice.

        On a pas besoin d’un « complot » pour que les touaregs soient opprimés. Il suffit juste d’éloigner les exploités (ici les touaregs) des exploiteurs (nous) pour éviter de choquer la bonne conscience des seconds. De même pour l’économie, il suffit juste que des intermédiaires se mettent en place entre les décideurs et ceux qui subissent pour que les problèmes des seconds empirent.
        Deux exemples de « choses intermédiaires » entre les 2 :
        – Les fonds de pension. Quand Marcel, ouvrier chez Renault place son argent pour avoir un peu plus de retraite, il va avoir intérêt à ce que son argent rapporte. Il ne saura sans doute pas ce que fait la banque pour ça, mais ça peut être des trucs aussi chouettes que des plans sociaux artificiels pour augmenter les dividendes.
        – Des milieux sociaux extrêmement cloisonnés, empêchant les contacts avec d’autres catégories et enfermant les personnes concernées dans une idéologie, une vision du monde, une pensée. Le milieu des « très riches » décrits par Michel et Monique Pinçon-Charlot est plein de gens aux bonnes intentions, qui sont sincèrement convaincues de « faire le bien ». Autant que nous, débatteurs ou militants de diverses causes, étant parfois aveugles à d’autres problèmes sur lesquels nous pourrions avoir plus de pouvoir que sur ceux de la domination économique ou politique.

        1. Mais oui, tout à fait : de nombreuses phénomènes peuvent être taxés de « complots » pour empêcher qu’ils soient dénoncés. Seulement, dans le même temps, de nombreux phénomènes politiques et stratégiques sont fomentés dans le dos des peuples. Et ce qui valide ma théorie, c’est que dès qu’on parle de puissances qui fomentent dans le dos des populations, on entend des cris d’orfraie qui demandent d’arrêter de parler de ces choses, de ces complots qui n’ont pas de sens…

          Serait-ce la peur, l’angoisse qui tireraient en avant les adeptes de l’anti-coplotisme à tout crin ? Ceux qui ne veulent jamais entendre parler de conspiration sont aussi obtus que ceux qui voient des conspirations partout.

          Comprenez-vous ?

          Et empêcher de développer une pensée crtique, ou une investigation, passe par la phrase que vous venez justement de proférer : « plus votre discours m’apparaît perméable aux théories du complot (ou au moins à la logique qui est derrière ces théories). » Et toc ! Me voilà donc bien décoré pour Noël, dans la case du type perméable aux théories du complot. Ah, ah, ah…très drôle. Vous validez ma théorie : encore merci.

          1. Aïe, j’ai l’impression que ça va de plus en plus mal.

            Premier point, court:
            « Et empêcher de développer une pensée crtique, ou une investigation, passe par la phrase que vous venez justement de proférer ». On tombe exactement dans ce que je dénonçais quelques lignes au-dessus, la sur-estimation du pouvoir des gens qui ne sont pas d’accord avec soi.
            Rassurez-vous, je n’ai absolument aucun pouvoir pour vous faire taire, je ne fais qu’exprimer des analyses qui tendent à montrer (avec vos réponses) que votre description des théories du complot est lacunaire, justement sur ce que j’identifie être les logiques fondamentales de cette façon de pensée.

            Le premier argument me semble, du point de vue de la raison, totalement fallacieux et typique (encore une fois) des arguments du type « complot » (bien que cet argument soit aussi employé pour défendre d’autres théories) : « la preuve que j’ai raison, c’est qu’il y a des gens pour dire que j’ai tort ». Un peu facile, comme argument… Bref, je ne vois pas vraiment comment y répondre.

            « on entend des cris d’orfraie qui demandent d’arrêter de parler de ces choses, de ces complots qui n’ont pas de sens… »
            Ce passage montre que vous ne semblez pas comprendre ce qui motive mes commentaires ici. Comme vous le soulignez, les théories du complot se basent sur des observations que font tous les observateurs mais proposent des théories alternatives à la « version officielle ». À ce titre, elles sont parfois difficiles à contrer sur le plan de la logique qu’il y a derrière qui est parfois imparable (car souvent circulaire).
            Du coup, la principale question à se poser face à une théorie de ce type, c’est : « à quoi ça sert ? En quoi ça peut m’aider à changer les choses ? »

            Et si l’on passe votre article à travers le filtre de ces questions, il peut en ressortir deux choses :
            – Un effet de connaissance, celui que vous espérez : dire « les théories du complot sont aussi exploitées par ceux qui font des complots » permettrait d’informer « les gens » (nous) et d’avoir plus de recul sur ce qui est dit. Avoir du recul et un esprit critique est toujours utile, en effet, mais au-delà de ça, quel intérêt cela a-t-il de « savoir » (ou croire, selon le point de vue) que Gbagbo aurait été renversé par des puissances occidentales* ? Que X ou que Y ? En somme, qu’espérez-vous sur le plus long terme ? Une révolution ?
            – Un sentiment d’impuissance. « Puisque tout est manipulé (même les théories du complot), je ne sais plus à quel saint me vouer, je m’abstiens et je coupe tous mes contacts avec ce monde décidément trop pourri ». Attitude mortifère qui ne produit que des résignés.
            [Note : je reste ouvert à toute autre explication relatif à ce que produit cette analyse.]

            À l’inverse, s’en tenir à une description des réseaux, des mécanismes de pouvoir, du pouvoir des idéologies sur les pratiques, des dominations diverses qui peuvent exister, est un acte libérateur pour le lecteur. Il ouvre des questions telles que : « comment puis-je observer ces mécanismes à mon échelle ? M’arrive-t-il de les reproduire ? Et pour ceux qui se produisent autour de moi, comment puis-je faire prendre conscience à ceux qui sont autour de moi qu’ils exercent une domination ? Et pour ceux qui ont beaucoup de pouvoir (hommes politiques, médiatiques), comment rendre de telles opérations impossibles ? »
            Bref, une analyse qui débouche sur du concret.

            * : Des hommes politiques européens ont soutenu son rival, Ouattara, c’est un fait. Mais ça ne dénote pas nécessairement un complot (à mon sens).

          1. Exactement !!

            C’est quelque chose que nous cache les médias !! On est en plein débat sur la transition énergétique, on nous fait croire que l’on veut un avenir alternatif sur le pays et pourtant personne n’est au courant qu’il existe des fournisseurs d’électricité alternatifs…

            Il y a aussi http://www.planete-oui.fr

        2. Nous n’avons pas le choix d’utiliser autre chose que le nucléaire, le choix du mode d’énergie est une décision autoritaire de l’État. Tout comme le choix d’aller piller au Niger de l’uranium, plutôt que de l’acheter à son prix de marché.

          Tout comme Marcel n’a pas le choix de placer son argent ailleurs, les banques ont décidé d’autorité ce qu’il pourra faire ou ne pas faire.

          Marcel n’est pas conspirationniste, il est pied et poing liés face aux décisions autoritaires prises par une poignée de structures qui dominent le monde économique. Et conspirent pour défendre leurs intérêts.

  13. Oui le conspirationnisme est bien utile au pouvoir.
    Cependant, depuis qu’on eu lieu les attentats pourquoi aucun site remettant en cause de manière sérieuse la version officiel ne s’est fait connaître?
    Les seuls qu’on voit sont carrément farfelus et leur rubrique « liens » renvoie toujours les un vers les autres en plus de sites dont la couleur politique tire insidieusement sur le brun.

    1. Merci. Plus l’état parle de conspiration et plus il récupère sa crédibilité avec la conviction de l’inatention, en plus de pouvoir de ne plus se faire faire avoir mais comme le spectateur ne peut faire la différence entre la conspiration et le mensonge il choisit le pouvoir et s’éloigne plus de la connaissance encore que si au départ il n’était qu’un individu conformiste par incrédulité.

  14. C’est même ce qui ouvre la voie a la conspiration puisqu’au départ l’état pourrait ne faire que mentir sans trop calculer tandis que si il se tiens tiens je vais utiliser les théories de conspirations à mon compte en créant moi même des conspirations mais en disant que c’est les autres là vous avez une vraie conspiration fun comme les nazi l’ont fait avec un certain philosophe majestueux.

  15. Sur ce coup là, je me suis fait prendre la main dans le slip, heu, dans le sac…enfin bon c’est une faute fréquente entendue en radio et je l’ai faite ! Désolé. Sachant que c’est circonscrit et non pas circonscris.

  16. A douter de tout, on ne croit plus en rien. Les faits ne servent plus que de base à toutes les théories possibles. La personne lambda qui n’a pas les moyens/temps/possibilité de vérifier la véracité d’une théorie en ait réduit à choisir celle venant d’une source (personnalité/journal/…) de confiance. Et la confiance devient alors la clef.

    Mais à l’inverse, ce n’est pas parce que vous avez perdu confiance dans une entité (les institutions par exemple…) qu’ils faut y voir toutes actions de leur part comme une tentative de manipulation du citoyen. Avec la rétorique que vous utilisez, ils devient impossible pour toutes personnes de bonne fois d’apparaître comme crédible si elle n’a pas votre confiance. A part biensur apporter des preuves factuelles irréfutable, mais malheureusement il y a beaucoup de cas où ces preuves sont impossibles à produire.

  17. Oui, bon, certes.

    Une fois qu’on a intellectualisé tout ça, expliqué que les uns ont manipulé ceux qui croyaient pouvoir tromper les autres qui se sont fait niquer par les extra-terrestres qui roulent pour les ennemis de nos amis qui nous veulent du mal…

    Restent des faits. Des lois physiques, chimiques, et même un peu de bon sens.

    Chacun accommode sa conscience avec tout cela.
    La religion n’est pas raison.

  18. « à qui profite le crime ? », traduisez par : « à qui profite la diffusion de certaines théories conspirationnistes depuis un certain temps » ?

    A ceux qui les diffusent en premier lieu.
    Qu’est-ce que ça leur rapporte ?
    De l’attention, ce qui est chez certains une motivation suffisante.
    De l’argent, avec les livres et dvd vendus (meyssan et autres).
    D’un manière générale, la théorie du complot est toujours attirante. Si vous sortez un livre sur al quaïda et ses ramifications, ça n’intéressera que les spécialistes. Si vous dites : « on vous ment, on vous manipule, tout le monde vous cache la vérité sauf moi. » Ça plaît tout de suite.
    Et, sans aller jusqu’à les traiter de « complotistes », c’est une tendance que j’ai repérée pas seulement chez les « journalistes ». Chez certains historiens par exemple. Sortir un livre qui ne font que confirmer ce qu’on sait déjà, avec plus de détails, n’intéresse pas beaucoup. Par contre, un livre qui remet tout en cause depuis le début, là ça marche.
    « Néron était un brave gars, on a exagéré. »
    « Les Borgia ont été victimes d’une désinformation. En vérité si on n’y regarde de près… »
    Si on y regarde de près les arguments avancés pour remettre en cause ne sont pas tellement plus convaincants que ce qu’ils remettent en cause.

    Sinon, je voulais dire que je trouve les commentaires très intéressants. Notamment entre Samuel et Yovan.
    Continuez comme ça. :)

  19. « les théories conspirationnistes ne sont pas seulement de pures inventions délirantes montées de toutes pièces par des illuminés en mal d’émotion et perdus dans un monde qui les angoisse. »

    Je constate qu’il est bien difficile d’avoir un avis contraire des avis « officiels » sans être immédiatement classé parmi les illuminés.

    Sans dec, cet article ne passe pas la barre. Il tient plutôt de la discussion de comptoir ( c’est un peut méchant, je vous l’accorde… )

  20. En prenant du recul sur l’histoire, ne peut-on parler de conspiration des très riches pour mettre le peuple à genoux et se partager les marchés du nouveau monde, durant le XVIII et XIX siècle aux États Unis ? Je pense notamment aux compagnies de chemin de fer, aux banques, et à l’Etat, qui main dans la main ont construit les Etats Unis, préservant la richesse pour les très riches et l’exploitation pour les Noirs et les blancs pauvres.

    Ne peut-on parler de conspiration quand les banquiers inventent l’Éducation et financent des Universités, dans lesquelles on se gardera bien de diffuser des idées contestataires, de libérer l’homme par le savoir, comme ce fut le cas aux Etats Unis, durant le XIXe siècle ?

    Il semble bien que oui.

    1. Justement non, ce que vous décrivez s’appelle la prise de contrôle de l’état par une classe, et ça n’a rien à voir avec une conspiration (même si des groupes à l’intérieur de la classe ont pu se former pour défendre leurs intérêts particuliers).

      Le conspirationnisme ce n’est pas penser qu’il y a des conspirations (*), c’est penser qu’il y a UNE conspiration. C’est celà qui est délirant.

      Pour prendre une analogie qui sera compréhensible par le lectorat de reflets:
      Ce qui nous pose problème à voir certains intervenants reprendre les logiques conspirationnistes et l’auteur être ambigu sur certains points est très similaire à votre réaction quand vous voyez développer des sites web sécurisés avec des logiciels windows: vous pouvez sympathiser avec l’objectif mais vous êtes ébahis par l’incapacité des auteurs à comprendre que ça ne pourra pas marcher.

      (*) Il y a des conspirations depuis que le monde est monde, et cela n’arrête pas l’Histoire même si cela peut contribuer à la façonner à la marge: comme pour l’intervention du général Bel Rose contre Fondation, le génie individuel ou le groupe conspirationniste se heurte finalement assez vite aux contraintes structurelles du système qui l’entoure, et en particulier aux réactions à ses actions.

  21. Pour le 9/11: Selon la théorie la plus probable, l’une des tours c’est effondré après, car le revêtement anti-incendie avait été changé il y a peu, l’autre était prévue.
    Les autorités masquent la vérité car la tour n’était donc pas au norme depuis trèèèèès longtemps (voir jamais).

  22. « Les hommes n’ont pas marché sur la Lune, les tours du 11 septembre ont été plastiquées de l’intérieur par les services secrets de Georges W. Bush, Ben Laden n’est pas mort, Ben Laden est mort depuis longtemps, les Illuminatis dirigent secrètement le monde et veulent réduire la population de 90%, le sida est une maladie créée de toutes pièces pour décimer l’Afrique, une base lunaire extra-terrestre est en place depuis les années 50 sur la face cachée de la lune… »

    Faut pas tout mélanger. L’amalgame, c’est pas sérieux, les versions officielles, encore moins et faut arrêter de nous prendre pour des cons lobotisés par la propagande merdiatique.

    On a compris que t’es un fidèle télé spectateur de la propagande merdiatique, via c dans l’air et vous l’avez dans l’os, de Boniface et les clowns de l’

  23. Moi qui ai toujours cru que les théories conspirationnistes servaient avant tout à vendre des livres, des fausses vidéo de Roswell. Il y aurait donc une méta-conspiration : la conspiration des fausses conspirations !

    Et d’ailleurs, si c’était en soi une conspiration. Si je tape « Yovan Menkevick » et « CIA » dans google, j’obtiens le grade et le numéro en double zéro de cet agent double ! Il a le droit de tue… couic !

  24. article intéressant mais un peu plus de sources ça aurait été pas mal. exemple: « Les spécialistes en stratégie de l’information estiment … » qui? où? quand?

    …ah mais c’est vrai qu’en cette matière on ne peut se fier à personne. Et vous qui êtes vous d’abord, Monsieur Menkevick?? ;) C’est une blague.

  25. Donc les théories du complot servent à cacher les vrais complots, un peu de vrai un peu de faux, agitez le tout, faites monter la sauce ici, réduisez là. L’auteur fait un effort intelligent et louable pour proposer un point de vue qui ne se laisse pas enfermer dans un extrême ou un autre. Il est remarquable et symptomatique de l’irrationnalité du débat sur les théories du complot que la moitié des commentateurs le félicitent de dénoncer ces théories, et que l’autre moitié l’agresse pour soi-disant coller aux versions officielles.

    A la question  » à quoi servent les théories du complot » la réponse psy ( sérieuse, prenant de la hauteur, mais non exempte d’humanité, après tout il s’agit de comprendre ces brebis égarées) répond par une quête de sens. On a vu fleurir ce genre d’explications sur des médias de gauche libérale comme Libé après le 11/9. Mais il est curieux qu’on se pose jamais la question de savoir pourquoi on se refuse d’envisager une explication alternative à la version officielle. Dans le cas du 11/9, car il s’agit bien là de la « mère de toutes les conspirations », envisager qu’un complot d’insiders a organisé le coup en manipulant ou pas les terroristes c’est admettre qu’un gouvernement ou mieux des éléments d’un gouvernement ( services secrets, militaires, clans politiques, etc..) puisse organiser un événement criminel contre sa propre population et là, on franchit une ligne rouge que se refuse à franchir le commun des mortels. Et pourtant l’histoire ne manque pas de ce genre d’exemples, à commencer par les nazis envoyant dans les camps d’extermination des juifs allemands ayant combattu dans l’armée allemande de la première guerre mondiale.

    Les théories conspirationnistes sur le 11/9, pour se limiter à cela et c’est déjà pas mal, ont accompagné le développement grand public de l’internet, et ont bien sûr commencé aux Etats-Unis, patrie qu’on le veuille ou non du 1er amendement. On peut y voir le délire d’illuminés, on peut y voir une quête de sens, on devrait surtout y voir une soif incroyable d’informations « alternatives » et oui, le désir de tout un chacun de comprendre le monde qui l’entoure et le dessous des cartes, grâce à l’Internet l’accès aux informations n’est plus un processus long et relativement pénible réservé aux journalistes professionnels, grâce à l’Internet on ne dépend plus de la soupe mainstream, et une des raisons de la haine de la profession envers Meyssan est que Meyssan a compris ça avant tout le monde, au point de sortir un bouquin ( l’effroyable imposture ) complètement basé sur des sources internet. La profession a mis longtemps à comprendre et à accepter l’intrusion de l’internet dans son domaine réservé, et on a pu le sentir dans toutes les tentatives de décrédibilisation des théories du complot. Je dis ça pour Meyssan, cela ne m’en fait pas un de ses fans, j’essaie simplement de pointer la poutre dans les gros yeux des journalistes otaniens, pour reprendre une classification messaynique ( lol)…
    Le gros problème des théories conspirationnistes, c’est justement qu’elles tendent à vouloir expliquer le monde, et comme le souligne l’auteur de l’article on se retrouve avec une bonne grosse théorie unique qui en général nous propose un plan historique impliquant francs-maçons, banquiers juifs, agitateurs politiques, réunis sous le doux vocable d’ « Illuminati », ça a commencé lors de la destruction du temple de Jérusalem et ça continuera jusqu’à la venue de l’Antéchrist, à moins qu’îl ne soit déjà parmi nous camouflé sous les trait de Koffi Annan. Avec ce genre de scénario qui pullule sur le net inutile de se casser les burnes à décrédibiliser les théories du complot, elles le font bien toutes seules. J’ai pour ma part renoncé à vouloir discuter de certains aspects du 11/9 avec mes relations quand une de mes connaissances m’a affirmé que les Illuminati étaient derrière et qu’on ne pouvait rien faire à ce sujet à part donner son obole à Greenpeace ou à la SPA de temps en temps histoire de soulager sa conscience. Rideau . A ceux qui opposent l’argument de la liberté d’expression sur le net pour démontrer que justement il n’y a pas de complot car « alors pourquoi les gouvernements acceptent-ils que ce genre de scénario s’expose à la vue de tous, ils ( les gouvernements) devraient bien sûr fermer ces sites si ces théories étaient vrais », je ne trouve rien à répondre sinon adresser mes félicitations aux « stratèges de la manipulation d’informations ». A ce propos on a beaucoup entendu lors de la chute de Saddam en 2003 que la non-trouvaille d’armes de destruction massive était à porter aux crédit de l’honnêteté américaine, du genre  » s’ils avaient vraiment voulu ils les auraient placés là pour démontrer la justesse de leur raisons de guerre », argument qui par extension a servi à décrier les théories conspirationnistes sur le 11/9. Je pense personnellement que justement la non-trouvaille des ces prétendus armes a constitué un message subliminal incroyablement fort au monde et à la populace que le gouvernement américain n’éprouvait simplement pas le besoin de fabriquer des pièces justificatives pour faire admettre son invasion. Comme disait Adolf,  » quand nous aurons gagné personne ne viendra nous demander des comptes ».

    Les événements du 11/9 sont un sujet d’étude particulièrement riche et l’on ne peut que regretter la pauvreté de la version officielle ainsi que celle des théories alternatives.Si on veut vraiment s’intéresser au 11/9 cela prend du temps et des efforts et ce n’est pas la pitoyable ( il n’y a pas d’autre mot) étude de Rue 89 qui résoudra quoi que ce soit, à part réconforter les bonnes âmes éprises de rationnalité facile. On trouve relativement peu d’intelligence de part et d’autre , on trouve beaucoup d’anathèmes et d’égos blessés. Et finalement on peut se demander à quoi ça sert, et même si un jour on savait « la vérité » qu’est ce que cela changerait, c’est pas ça qui va éliminer la lutte des classes ou la crise écologique. Affirmer que faire la vérité sur le 11/9 est nécessaire car le 11/9 est le prétexte et le départ des guerres impériales d’Afgha et d’Irak et constitue le socle idéologique de la War on Terror, c’est peut-être penser qu’il existe une cause traumatique première à la maladie mentale d’un individu et que la mettre en lumière permettra de dérouler la pelote, c’est quelque part vouloir changer les conséquences immédiates du 11/9, refaire l’histoire. Peut-être qu’un Alexander Cockburn a raison, pendant qu’on se casse le crâne sur le 11/9 l’histoire elle n’attend pas, et elle devient de plus en plus difficile à rattraper.

    Pour ceux qui aiment l’étude le soir après un bon repas et lisent l’anglais, un lien vers un site à peu près cohérent, et un scénario alternatif intéressant:
    http://911research.wtc7.net/sept11/analysis/scenario404.html

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *