Laurent Chemla : ils sont trop forts ces voleurs 2.0…

Vous aviez lu une interview de Laurent Chemla sur Reflets. Laurent, c’est un dinosaure du Net français. Et à ce titre, il a vécu toutes les époques de ce réseau. Depuis l’intérieur, mais aussi en tant qu’entrepreneur atypique. Il était donc, à nos yeux, impératif qu’il vienne donner son point de vue de « vieux con »© aux jeunes (et moins jeunes) qui assistaient à Pas Sage en Seine. Nous l’avons invité à raconter ce qui lui semblait intéressant. Sujet libre. Pour ceux que son exposé n’intéressait pas, Laurent diffusait sur l’écran une vidéo expliquant comment il fait des macarons. Et comme Laurent est vraiment très sympa, il avait amené quelques boites de sa production. Ceux qui ont assisté à sa conférence à PSES ont donc entendu un truc sympa et ont pu goûter les bon gâteaux. Pour ceux qui n’étaient pas là, il n’y aura pas de macarons, mais le texte est là :

 

 

Alors, voila.

On m’a demandé de venir vous parler.

Ça fait très longtemps que j’ai pas fait ça, alors je vous prie d’excuser ma nervosité, mais voilà.

On m’a demandé de venir vous parler.

Le problème c’est que personne ne m’a dit de quoi je devais vous parler.

On m’a juste demandé de venir vous parler.

Bref.

De quoi donc pourrais-je vous parler ? Je suis un vieux con. Il y a très longtemps que je ne fais plus rien (je suis hébergeur, c’est dire).

Du coup j’ai pensé vous parler des trucs à la mode vus depuis ma grotte de vieux con.

Le cloud par exemple. Ça c’est à la mode non ?

De mon temps, en préhistoire, il me semble qu’on appelait ça en français « stockage à distance ».  J’ai tapé ça sur Google.  Le 1er lien m’a renvoyé un article préhistorique (01net, en 2004, ça fait 8 ans) dont le titre était « le stockage à distance enfin populaire ». Populaire si tu étais une entreprise
prête à claquer 100000¤ par an, mais déjà populaire. Le 3ème lien par contre (journaldunet en 2001, ça fait 11 ans) expliquait que plutôt que d’envoyer des pièces jointes par email et de gâcher de la bonne bande passante il valait mieux utiliser le « stockage à distance » et qu’avec un tel produit on pouvait proposer un bureau en ligne, un juke-box ou un album photo.

Et que la seule limite c’était qu’on ne pouvait pas (encore) faire du streaming en temps-réel.

Je sais pas vous, mais à moi ça me semble exactement la même chose que le « cloud » de 2012. Mais c’était pas à la mode.

En remontant à peine un peu plus loin, c’était presque hier, dans les années 90 du siècle dernier (vous n’étiez pas nés) je me souviens qu’à
la fac on utilisait un truc moderne appelé un « terminal X ». Imaginez un peu: le système d’exploitation était ailleurs et, sur notre écran, on
avait l’affichage de l’application, mais tout se déroulait « dans les nuages ». Si seulement on avait pensé à appeler ça du « SaaS en Cloud »
on se serait sûrement fait des couilles en or (et on aurait économisé 20 ans).

Mais personne n’avait pensé à demander à un marketeux d’appeler ça « cloud », du coup on utilisait ça mais on était pas à la mode et ça n’intéressait que nous.  Les vieux cons.

En plus comme aucun grand opérateur ne proposait ça, on utilisait nos propres services de « stockage à distance ». On avait, je me souviens, un serveur dans une baie dans les nuages sur lequel chacun d’entre nous déposions les MP3 rippés depuis nos vieux CD et plutôt que de n’avoir que notre CDthèque on pouvait partager comme ça celle de tous nos copains des nuages. Magie ! Mais, bon, c’était pas à la mode, et on maîtrisait les backups, et la redondance et, si on partageait les coûts, personne ne gagnait d’argent dans l’histoire: c’était pas très rentable, ça pouvait pas marcher.

De nos jours, donc, on va enfin pouvoir payer pour un service qui va nous permettre de stocker nos MP3 rippés à distance, sans avoir aucune garantie – ni de redondance ni de sécurité – en déléguant au service les droits d’utilisation de nos données, en payant d’avantage pour avoir le droit de les partager, et en risquant à tout instant une descente du FBI qui saisira les serveurs sur lesquels sont stockés nos fichiers. Pour à peine 60 dollars par an on va pouvoir disposer d’un énorme disque dur de 100Go sur le Google Drive. Trop bien.

Pour votre information, en 1999 IBM avait pensé au « fous du stockage » en proposant un disque dur de 25Go qui coûtait 4000 anciens euros. En nouveaux euros ça ferait dans les 600 je crois. Ça explique pourquoi, à l’époque, ça valait le coup de déporter les données de plusieurs utilisateurs sur un même espace de stockage distant: le stockage local coûtait très cher.

Aujourd’hui pour 90 euros on a 1To d’espace de stockage local. Du coup, ce qui est à la mode, c’est de payer chaque année pratiquement le même prix
pour stocker à distance un dixième de cette taille et donner à un tiers la propriété de nos données sans la moindre garantie de sauvegarde à long terme.

Vous comprendrez pourquoi j’ai du mal à m’adapter au monde moderne.

Mais bon, vous me direz: le cloud c’est déjà du passé. Ça fait au moins 3 semaines que plus personne n’en parle sur Twitter, c’est plus vraiment à la mode. Non le dernier gros truc dont on a parlé c’est de l’entrée en bourse de Facebook.

Ah, les voleurs…

Certains ici le savent: je suis un ancien voleur. Je connais le métier. Mais il faut bien admettre que, là aussi, je suis largement dépassé.

Faut quand même admettre que c’est devenu autre chose, de nos jours. Plus qu’un métier: un modèle. Le modèle économique du Web 2.0. Ça a commencé sans faire de bruit, avec Google d’abord qui a fait son truc en se disant « plutôt que de vendre des résultats de recherche basés sur une intelligence artificielle pertinente, je vais trier mes résultats par ordre de popularité chez les humains qui font des liens à la main, c’est plus rentable de faire bosser les humains gratuitement que de payer des chercheurs pour fabriquer un robot ».

Pas con.

Bon, le défaut c’est que les humains sont parfois trop malins par rapport au but recherché, alors Google a dû peu à peu rendre son truc assez intelligent pour contrer l’intelligence humaine qui arrivait à faire remonter artificiellement certains résultats dans les 1ères places. Mais comme ils avaient déjà vaporisé la concurrence l’objectif était atteint quand même.

Et du coup pas mal de gens se sont dit que, si ça marchait pour Google de vendre le boulot des humains sans les payer, y’avait pas de raison de pas faire pareil. Et hop: le web 2.0.

Ah, les plate-formes de blogs: « tu écris, je publie, je te paie pas, et je gagne du fric en vendant des espaces publicitaires qui seront vus par les gens attirés par ton talent ».  Ce modèle là a essaimé depuis sous le doux nom de journalisme participatif, à la Huffington post, mais il est aussi à la base de trucs comme Megaupload (vous rippez, je touche le blé), Youtube/Dailymotion (vous filmez, je touche le blé), les exemples sont innombrables.

Tous les ayant-droits qui couinent sur la disparition du droit d’auteur sont restés bloqués sur l’ancien modèle, mais nous, le reste du monde, on vit tous les jours avec ça: nos oeuvres à nous sont monétisées par nos éditeurs 2.0 qui se sucrent avec sans jamais rien nous reverser. On a pris l’habitude et allez donc expliquer à un gamin que ce qu’il crée lui doit rapporter du fric à Blogger.com, mais qu’il doit payer pour voir les créations des artistes officiels. C’est avec le Web 2.0 que le droit d’auteur est mort dans l’esprit des gens, pas avec le piratage.

Reste que, quoi qu’on en dise, le gâteau de la publicité en ligne est limité. Du coup certains se sont demandé comment monétiser encore mieux le travail des autres (mais toujours sans les payer). Et voilà l’arrivée des médias sociaux.

Ben oui: si la publicité rapporte, mais que le gâteau est limité, alors les données qui permettent aux régies de mieux cibler leurs annonces valent de l’or. Donnez-moi vos informations personnelles, les gars, et en échange, je vais vous permettre de bosser gratuitement pour moi.

C’est Facebook (non je n’ai même pas un compte de test).

Ah, Facebook. A ce jour (à ma connaissance) ce sont les plus grands voleurs du monde. Ils vous ont déjà volé quatre fois, et vous continuez d’en redemander.

Quelle classe.

Ils vous ont volé une première fois en publiant (sans vous payer) vos journaux intimes selon le bon vieux modèle de la publicité en ligne qu’on vient de décrire.

Puis ils vous ont volé une 2ème fois, en vendant à leurs annonceurs les informations privées liées à vos comptes (pour que les seconds puissent mieux vous cibler tandis que le 1er pouvait augmenter ses tarifs de pub).

Là ça devenait de l’art: je vous fais bosser pour moi, vous attirez le public en écrivant, vous me payez avec vos données privées que je revends à mes clients qui, eux, paient pour afficher de la publicité sur vos écrans (eh oui: les clients de Facebook ce sont les régies publicitaires, pas ses utilisateurs. Les utilisateurs de Facebook ne sont pas ses clients, ils sont ses petites-mains).

Mais attendez c’est pas fini.

Ils vous ont volé une 3ème fois en vous proposant de payer, en vrai argent cette fois, pour que vos oeuvres soient mises en valeur sur les écrans de vos potes. Non seulement vous payez en regardant la pub des clients, non seulement vous payez en donnant vos informations privées, mais désormais vous payez aussi pour que votre boulot attire encore plus de monde chez Facebook.

Du grand art, je vous dis.

Et là, enfin, l’apothéose: l’entrée en bourse. Alors là, chapeau bas, moi je dis « Mossieur ». « Eh les gars, on vous a volé 3 fois déjà, ça prouve quand même un peu notre talent, alors si vous voulez vous pouvez nous acheter un petit bout de ce talent en devenant actionnaire ».

Tu peux te dire « non mais quand même, c’est trop gros, personne ne va aller payer si cher pour acheter des actions d’une boite dont l’unique valeur est basée sur les contenus mis en ligne par des tiers ». Eh ben si. Et pas qu’un peu.

Et comme un bon voleur, Facebook n’a pas mis en vente ses actions au prix du marché. Ben non on l’a bien vu: dès que les actions ont été disponibles, le marché a dit « elles étaient trop chères » et leur prix a baissé de 20%. Mais ce n’est pas Facebook qui y a perdu, ce sont les 1ers acheteurs. Facebook, lui, il a vendu ses actions au prix qu’il en voulait.

Se faire voler 4 fois par le même voleur. Ce sera difficile de faire mieux.

En parlant de voleur, j’ai écouté (comme toujours) Benjamin Bayart avant-hier.

Quel talent. Il m’a tout volé. Il me l’a avoué hier devant témoin (et devant des pâtes): 70% des idées qu’il développe étaient dans mon livre.

Mais j’avoue aussi: j’avais volé ces idées à l’AUI.

J’ai vérifié hier dans les archives que j’ai gardées du vieux site: presque tout le contenu du projet de loi qu’il vous a présenté y était déjà.

En 1996. J’ai vérifié la date. Ça fait 16 ans.

Ça fait 16 ans que des gens se battent pour des choses qui pourtant semblent simplement évidentes, ça fait 16 ans qu’on rabâche les mêmes idées à nos représentants politiques (mais c’est normal il faut recommencer à chaque fois qu’ils changent et ils changent tout le temps), ça fait 16 ans que le nombre de citoyens concernés et conscients des enjeux augmente. Et ça fait 16 ans que rien ne change.

Oh il y a eu des progrès depuis la création de l’AUI fin 1995.

– Aujourd’hui plus personne ne considère la cryptographie forte comme une arme de guerre. C’était le combat en particulier de Stéphane Bortzmeyer, celui-là a été remporté.

– Et c’est à peu près tout.

En 1996, l’AUI avait publié un rapport intitulé « Pour une intégration sereine d’Internet dans la société française ». Il avait été rédigé juste avant la 1ère tentative de législation spécifique à Internet (amendement Fillon). Les points que ce rapport abordait risquent de vous être familiers.

– La neutralité du réseau. Le terme n’est jamais employé dans le rapport, mais l’AUI considérait qu’un FAI ne devait être considéré que « comme un transporteur d’information uniquement », et que « en particulier le FAI ne doit pas avoir de rôle ni de responsabilité éditoriale ». Tout était dit.

– L’atteinte au droit à la liberté d’expression. J’avais rédigé une proposition de loi sur ce sujet – très similaire à celle de ce voleur de Benjamin – mais dès 1996 l’AUI rappelait dans son rapport que « la diffusion de l’information et du savoir, avec la garantie de la liberté d’expression réelle et complète, sont les garants de la démocratie et de l’exercice de la citoyenneté ».

– La censure. Le fait de ne pas obliger un intermédiaire à censurer un contenu sans y avoir été contraint par une décision judiciaire a toujours été un des principaux combats de l’AUI.  Depuis 1995.

– Le droit d’accès universel. Sur ce point, Hadopi a permis de gagner une bataille partielle. l’AUI se battait pour qu’Internet soit considéré comme un service public. Et grâce à l’Hadopi, le Conseil Constitutionnel a validé ce point de vue en justifiant sa censure de la loi par l’importance de la liberté d’accès à Internet. Mais on est encore loin de pouvoir affirmer que
l’accès à Internet est devenu à ce jour un réel service public garanti par l’Etat.

Je passe sur les notions d’identité numérique, de droit d’auteur sur Internet, de guerre des brevets: je veux juste dire et redire que tous ces sujets, absolument tous, sont à l’ordre du jour citoyen des défenseurs des libertés depuis au minimum 16 ans.

C’est long 16 ans. Au début tu peux te dire: « ok, c’est nouveau, les politiques n’y comprennent encore rien, on va leur expliquer et avancer« . Au bout de 3 ou 4 ans et après un 1er changement de législature, tu recommences en te disant « ok eux on les a pas encore formés on recommence« . Mais 16 ans?

Au bout de 16 ans des mêmes combats, il faut encore que de simples citoyens soient forcés d’aller expliquer à leurs députés que ACTA c’est mal ? Ils ont besoin de nous pour le comprendre au bout de 16 ans de généralisation d’Internet dans toute la société ? Dans quel monde vivent-ils ?

Pourquoi, aujourd’hui, n’y a-t-il pas comme pour les finances, la culture, le droit, le développement durable et que sais-je encore, une commission permanente des affaires numériques à l’Assemblée Nationale, dans laquelle nos députés, de tout bord, pourraient préparer ensemble des textes qui tiennent enfin compte des enjeux fondamentaux qui influencent aujourd’hui les vies de tous les citoyens ?

Honnêtement, je ne comprends pas.

Twitter Facebook Google Plus email

Auteur: Antoine Champagne - kitetoa

Dinosaure du Net, journaliste à ses heures. A commis deux trois trucs (Kitetoa.com, Aporismes.com et Reflets.info).


102 thoughts on “Laurent Chemla : ils sont trop forts ces voleurs 2.0…”

  1. Vous ne comprenez pas ?
    c est pourtant simple: age moyen des deputes est d environ 60 ans. la plupart ne se sont jamais servit d internet (et meme d un ordinateur! Chirac avec son mulot c est pas un accident)
    Un politicien veut etre elu et reelu. C est tout. Tant que ce que vous defendez ne rapportera/coutera pas beaucoup de voix aux elections, ils s en moqueront. Surtout si en face, des lobbys bien financé ont des arguments en beton (et quelque fois aussi des putes belges, n est ce pas DSK) pour montrer que c est eux qui ont raison
    Actuellement, seul le parti pirate defend ce type de problematique, et ils ont meme pas fait 1% aux legislatives

    1. « Actuellement, seul le parti pirate défend ce type de problématique »
      C’est bien vite oublier Europe Écologie – Les Verts !

      « et ils ont meme pas fait 1% aux législatives »
      Là tu parles du PP français uniquement… Le parti étant nouveau en France, c’est normal.

      1. Je doutes que EELV va defendre les interets du numerique mais dans le cas du Front de Gauche, j en suis sur. Il faut quand meme pas oublier que ce parti c est des gens qui soutiennent le regime chinois ou regne la censure et l arbitraire.
        Et contrairement au parti pirate, le numerique c est ps ce que met en avant le front de gauche

        A mon avis internet (decentralise, pas d autorite superieure qui decide) est a l oppose d un parti qui reve d un etat central fort dirigé par un politburo et une nomenklatura

        1. C’est beau la propagande…
          Je ne vais pas nier qu’il existe au FdG quelques vieux staliniens, mais votre description du parti est aussi fine que l’analyse d’Internet comme un repaire de pédo-nazis.

          1. Le gros des dirigeants du FdG sont quand meme du PCF. Je veux bien qu ils aient change depuis l epoque de George Marchais mais de la a les prendre pour des defenseurs des libertes individuelles, il y a un sacre pas a faire.
            PS: j ai entendu une fois Melanchon a la radio a propos du Tibet. C est exactement ce que me disent mes interlocuteurs chinois (et ca me rappelle les discours en France a l epoque de l algerie francaise). Autant je peux comprendre un chinois qui tient ce discours, surtout s il n a acces qu aux medias locaux, autant j ai du mal avec un politicien francais. S il veut s aligner sur la chine c est son droit mais qu apres il en assume les consequences

    2. Faut pas attaquer sur l’âge de la 60ène mon gars, ce sont ceux de 60 ans qui ont fait que l’Internet évolue peut-être pas toujours dans le bon sens, mais surtout de bonnes choses.
      Mais combien (une majorité) de plus jeunes avec un mulot greffé à la main droite et un TelPortable dans la main gauche qui alimentent bêtement ces Faces de bouc, etc.. c’est un concours de celui qui dira le plus de bétises et de photos.
      Et dans ton commentaire je ne vois pas ce que DSK ou autres vient faire dans ceci quand à Chirac faut le laisser alzheimer.
      Un gouvernement, des députés, etc… ne reflètent pas une majorité G ou D ce sont des anciens et jeunes (sérieux) qui font avancer les choses comme Laurent Chemla

  2. >C’est long 16 ans. Au début tu peux te dire: « ok, c’est nouveau, les politiques n’y comprennent encore rien, on va leur expliquer et avancer« . Au bout de 3 ou 4 ans et après un 1er changement de législature, tu recommences en te disant « ok eux on les a pas encore formés on recommence« . Mais 16 ans?

    C’est normal parcqu’en france l’âge moyen du représentant politique ou syndical est passé de 45 ans en 1982 à 59 ans en 2000: soit une hausse de quatorze ans en dix-huit ans, c’est la même génération qui est au pouvoir, ils y restent, et ils ne voient pas l’interrêt de changer.

    →http://www.louischauvel.org/ofceralentissementgenerationnel5.pdf

  3. Ben tiens, je dois aussi etre un vieux con, parce que le « cloud » j’en pense la meme chose …par contre je voudrais relativiser un peu : blog et consort ca coute quand meme un peu en bande passante de DD , faut bien que l’hebergeur s’y retrouve. Et puis blog desole hein , de mon temps on appelait ca un site personnel ;) mygale si tu m’ecoute

    1. La grosse différence entre un site perso et un blog est que pour faire un site perso a l’époque de mygale.org il fallait un minimum de savoir faire, de temps d’apprentissage, pendant lequel le futur webmaster prenait connaissance de la netiquette et de tout ce qui allait avec.
      Avec les blogs c’est du prêt a vomir que l’on retrouve, sans passage obligé par un apprentissage des règles de vie en société, de l’écoute de l’autre… donc NON ce n’est pas DU TOUT la même chose.

      1. Ce n’est pas pertinent Laurent.

        Tu sais bien qu’à l’époque Mygale internet et les éqquivallents blogs/microsites/forums/news étaient quasiment réservés à pas énormément de défricheurs, du coup forcément ça facilitait les échanges en longueur auto-entretenus, la netiquette, etc

        Maintenant… Ca a changé de nature.

        Je ne parle plus sur le net comme je parlais il y a 15 ans dans les échanges en espaces ouverts, en général.
        J’ai du apprendre à composer avec le bruit de fond, avec les coupures de fils, et hélas avec des emmerdeurs que je ne rencontrai pas avant.

        Mais bon, j’ai décidé de ne pas snober le net popularisé, et je gère du coup des multi types d’interventions, en fonction de multi lieux et de leurs publics respectifs, etc

        Bah :)

  4. Intervention intéressante :)

    Pour ce qui est du cloud et des universités, la totalité des universités où j’ai eu le loisir d’étudier (France ou à l’étranger) utilisent toujours des terminaux X, ce n’est pas un truc de dinosaures.
    C’est juste que plus personne dans les médias/politiques ne se préoccupent des choses réalisées au sein des universités..

  5. Humpf le sieur Chemla est un peu injuste avec les politiques, il y en a qui comprenaient quand même pas mal de choses il y à déjà assez longtemps, je pense en particulier au sénateur Tregouet (http://www.senat.fr/senateur/tregouet_rene86047k.html) et a quelques autres au Sénat ou Laurent Chemla avait d’ailleurs été invité.
    Mais c’était il y a trééééés longtemps (13 ans si ma mémoire est bonne), cet oubli est donc excusable!

    1. je doute que laurent chemla ait oublié tregouet ( dont la newsletter est toujours active d’ailleurs ), le truc c’est qu’à cette époque le nombre de politiques qui avaient compris à peu près quelque chose au sujet se comptaient sur les doigts d’une main coupée

      c’était aussi l’époque de billaud, de l’aui, de l’EFF (déjà, et depuis un moment), du blue ribbon ( l’histoire est un éternel recommencement ,parfois en pire.. >< ) de Free Mitnick, de Zimmerman taggué au FBI, http://www.contra.org/pgp/PhilZimmerman.html etc..

      résultat: ne pas baisser la garde il faut, le combat est encore plus important et étendu qu'il y a 16 ans , et c'est tout à fait normal, c'est le prix que nous avons à payer pour avoir obtenu ce que nous souhaitions:

      avoir démocratisé et répandu l'usage d'Internet.

      Tout reste à faire, alors au boulot et fight,
      l'Histoire ne se termine pas avec suckerberg en bourses et il pleut des lois en i au pays de candy.

  6. Je me retrouve pour beaucoup dans l’analyse, même si pour moi les « inscrits » facebooks sont avant tout des marchandises (et non des fournisseurs de contenu bénévoles)
    Sinon le problème, ce sont les lobbys qui peuvent se faire entendre, et il n’y a pas de Lobby pour la liberté, juste un pour Sony and Co…

  7. – Le cloud.

    J’ai mis mes fichiers « personnels » sur le cloud (dropbox et icloud). Pas de films ou de bouquins, juste l’administratif, les photos. Pourquoi ? J’ai vécu un incendie et j’ai vu des gens perdre tous leurs souvenirs personnels. Pour me prémunir de ces avaries (notamment le vol, dont j’ai été une fois victime), j’utilise le cloud avec l’obligation de payer assez cher chaque année pour un service médiocre.

    Une autre raison très importante : j’utilise icloud pour que mon agenda soit mis à jour sur tous les ordinateurs de mes collaborateurs (iCal donc). C’est devenu incontournable : j’ai quelquefois besoin de savoir à un quart d’heure près si un créneau horaire est pris ou libre.

    Comment faire pour s’en sortir de manière libre ? J’ai cherché du cloud libre, ça ne court pas les rues et question pérennité, ce n’est pas très rassurant. J’ai cherché pour les agendas partagés (pas google surtout !), eh bien je n’ai rien trouvé de probant.

    – Facebook. Fascinant de bêtise et de roublardise. Mais devenu incontournable avec les gens plus jeunes. Comment faire autrement et que proposer d’autre ? Les forums sont éparpillés, usenet est pratiquement mort sur le terrain du partage de discussions, en tout cas les forums français. Avec un peu de maturité, on se passe très bien de Facebook. Mais allez donc dire cela à un adolescent ! Quelle solution alternative lui proposer ?

    J’aime l’informatique minimaliste. Un unix-like, vim, slrn, R, gcc, tout ça suffit à mon bonheur. Je trouve ça plus jouissif et aussi, curieusement, plus esthétique. Ca doit être le fameux côté vintage. Enfin, disons que je n’ai pas l’impression d’être dans un supermarché.

    Et pourtant, la majorité de mes ordinateurs personnels ou professionnels sont des Macs ! Concessions : j’ai un semblant d’unix et les logiciels en mode texte mais les autres ont à leur disposition des usines à gaz comme Itunes, Xcode, iPhoto etc. C’est toujours un peu moins sordide que windows. Que faire ? Comment montrer qu’une informatique minimaliste est souvent bien plus efficace et surtout bien plus pédagogique car elle oblige en fait à tenter au moins de comprendre ?

        1. Owncloud marche presque aussi bien que Google Drive. Seule la possibilité d’éditer les fichiers type texte ou feuille de calcul ne sont pas encore au point. Sinon tout le reste y est. L’installation est triviale (sudo apt-get install owncloud). Pour la sauvegarde/redondance il suffit de demander à un ami d’héberger une copie. Si comme moi tu n’as pas d’ami je veux bien être ton ami.

  8. Résumer le cloud à la dimension du stockage c’est fort réducteur ma foi.
    Tout comme la comparaison au terminal X, pas besoin d’aller jusque la, le web, c’est la même chose hein. La différence introduite par le cloud, c’est que c’est n’est plus moi, université, qui opère les serveurs. Que quand j’ai rempli tous mes serveurs et que j’en ai besoin d’un autre, je n’ai plus à en racheter, installer un nouveau, le configurer, le réparer quand il tombe en panne…
    Le principe du cloud, c’est simplement de faire de l’outsourcing des taches opérationnelles de maintenance d’un service. Les particuliers le font parceque c’est plus simple, les pros le font parceque ca coute moins cher (et pour un pro, ce n’est pas le stockage qui coute moins cher, c’est la personne qui s’en occuppe).
    Bref ce discours véhicule des valeurs fausses en faisant volontairement ou non abstraction de ce que c’est que le cloud.

    Même chose pour les blogs. Facile de présente ca comme « j’exploite votre contenu ». Mais ce contenu aurait-il eu même l’occasion d’etre publié sans l’existence de ces plateformes ? Combien de personnes ne comprenant rien aux aspects techniques s’y retrouvent très bien ? C’est juste du win-win, et pour autant que je sache quand il y a un voleur ce n’est pas du win-win.

    Je suis plus en ligne sur l’entrée de FB en bourse et le point de vue sur le législateur.

    1. La belle affaire.
      Donc le cloud, c’est juste une prestation externe type « data center » pour du stockage, en plus du stockage, un truc qui existe déjà depuis pas mal de temps pour l’entreprise, qui s’est étendu au particulier avec un nom plus vendeur (un nom qui me rappelle le bisounours pour un assouplissant, allez savoir pourquoi) et à bas prix.
      Au passage, un pool d’endroits où sont supposés être concentrées toutes les données du monde, plus facile à cibler, et donc question résilience ça prend un peu le contre-pied de la « philosophie d’internet »… mais c’est vrai, où avons-nous la tête : que peut l’être humain face à la raison technico-économique ?
      :)

  9. Enfin un bon de bon sens, et vraiment du truc de base à deux balles mais cela fait tellement de bien de se dire qu’on est pas le seul vieux con à traîner derrière un écran.

    Et même sans être d’accord avec tout (je ne le suis pas), c’est quand même 95% de bon sens absolument indiscutable.

    1. Aujourd’hui une 404 comme pour l’EFF Citadel :)

      http://www.juriscom.net/pro/1/asso19980701.htm

      mais une légende raconte qu’ils sont partout, disséminés ça et là , et qu’en plus ils ont transmis leur savoir et leur combativité à tous ceux et celles qu’ils croisaient, au gré des vents du Cyberspace.

      Ils ( et elles) n’étaient pas « Légion » à l’époque , c’est indéniable.

      Mais il y a un début à tout, n’est il pas ? ;)

  10. Beaucoup de blogs jouent à un jeu équivoque.

    Facebook me propose toujours de nouveaux « amis » (déjà, le terme m’a toujours fait tiquer) et surtout des « amiEs » qui ont vraiment l’air de putes. J’ai beau ne jamais aller sur Facebook (j’ai eu le malheur de m’y inscrire une fois), ils ne me laissent pas en paix. Ils me reprochent de faire la gueule.

    Comme je ne suis qu’un homme, je vais sur les sites animaliers : clicanimaux, greenpeace etc. Et je file du fric. Je sais que ça fait un peu efféminé mais la tronche d’un chat en besoin de soins, je craque et je casque. Depuis, ils ne me lâchent plus!
    Je commence à me poser la question de qui je paie réellement en donnant de la tune.

    Et je ressens de plus en plus la même chose pour les blogs. Je m’abonne par flux Rss. Et j’ai le même résultat que du spam : 40 messages dans la journée par flux pour me « tenir au courant » que la énième application vient de sortir, que je fais une ristourne de 1 euro sur telle autre… C’est enrobé dans une « ligne éditoriale », mais ça sent tout de même davantage le petit commerce que l’article de fond. Je passe sur le fait que tout le monde se rebalance les « scoops » d’un blog à l’autre, les mêmes photos, les mêmes informations, les mêmes humeurs.

    Je ne sais pas pourquoi, mais dès que je suis sur un site qui ne passe pas du tout avec un navigateur texte (elinks,w3m etc.), j’ai la vague impression qu’on cherche à m’entuber ou que je suis moi-même la marchandise. « Lorsqu’on ne vous vend pas une marchandise, c’est vous qui êtes la marchandise » dit-on dans le marketing.

    1. Tu as le blues du consommateur, c’est clair…Viens sur mon blog, je vend personne, sauf parfois les auteurs que je chronique, parce que je les aime, mais je donne des nouvelles et des articles sur la culture ou les medias.
      Ah part ce bref instant publicitaire sotto voce, tu m’apprends que le flux RSS sert de gros tuyaux pour une armée de relances..Moi qui croyais que c’était juste pour avertir de la parution des articles. Dégouté.
      Oui, on est de la marchandise, ça devient de plus en plus clair, mais conscients de l’être. Alors, ne joue pas le jeu non plus de cet humanitaire bling-bling. Greenpeace…Et pourquoi pas l’amicale des ONG sarkoïdes ?…Clicanimaux, mais késako, rien que le nom ça fait quinzaine commerciale avec Morandini en tutu.
      Tu sors, dans la rue la où il y a des trottoirs et des chats perdus, des gens assis aussi. Et tu donnes ton fric à celui/celle qui a l’air le plus cassé par la vie.

      1. Des bestiaux ramassés dans la rue, sur la route ou à peu près n’importe où, j’en ai des containers. C’est physique : je ne supporte pas. Donc c’est direction véto immédiatement. A ce propos, je déconseille le cygne dans la voiture. Plutôt sur le porte-bagages. Ca pince pas fort, ça ne casse pas de bras mais le cygne veut conduire la bagnole à votre place.

        Et je tombe un jour sur une vioque me faisant l’apologie du site « clicanimaux ». J’y vais et je ne suis pas déçu : c’est tellement laid, tellement sirupeux, que ça fait vrai. Je file du fric uniquement pour favoriser un effet de groupe (ce qu’il n’y a pas dans la rue, sauf si il s’agit de faire rôtir l’animal et le servir avec un bordeaux).

        En fait, il me faudrait un how-to pour détecter l’organigramme des gestionnaire d’un site de cet acabit et un complément pour repérer les flux fiscaux. Quand on me relance jusqu’à dans ma boite mail, ça fait témoins de Jehovah, je deviens suspicieux.

        Sinon oui, je me suis abonné à tout un tas de flux RSS et la distinction entre l’information et la publi-information est souvent ténue. Je ne garde en général que les flux qui m’envoient des listing de code ou des astuces de oufs que le propriétaire des lieux semble avoir réellement pondu lui-même ou récupéré dans un grimoire devenu plus ou moins un incunable.

  11. Article sympa mais un peu radical.

    Si Facebook a tant d’utilisateurs et un tel succès, c’est quand même qu’il a un certain intérêt… Et de la même façon qu’il y a plusieurs façon d’utiliser le web, il y a plusieurs façon d’utiliser Facebook… Tout n’est pas bon dans Facebook, mais tout n’est pas à jeter :-) Je ne vois que des gens ne s’y étant jamais inscrit pour dire le contraire.

    Concernant le cloud, évidemment ça n’a rien de nouveau, tout comme le web 2.0 qui existait bien avant qu’on en invente le nom. Youtube et Dailymotion permettent à n’importe qui de diffuser une vidéo à des millions de personne, sans s’occuper de l’hébergement, c’est tout de même une petite révolution.

    D’ailleurs les révolutions en Tunisie, Egypte auraient été différentes sans ces nouveaux outils de communications (Facebook, Twitter, Youtube, …), même si leurs modèles sont conçus pour faire gagner de l’argent à leurs actionnaires.

    De là à parler de voleurs, c’est de la provocation, car nous trouvons notre intérêt dans les services offerts (par Facebook, Youtube…), et on nous vole avec notre accord implicite :-)

    Évidemment, si on trouve le moyen de réaliser l’équivalent avec plus d’éthique, de transparence, du logiciel libre, et avec le même succès, je suis pour! Au moins un exemple du web 2.0 a réussi en ce sens : Wikipedia.

    1. « nous trouvons notre intérêt » >> en fait c’est juste la flemme de monter un site, l’interet.

      et puis comme je disais sur un message qui est passé je ne sais pas ou: la pression sociale est le moteur du web 2.0, on pense qu on doit s y inscrire, parce qu on pense que « nos amis » (les gens qui sont censés meubler nos loisirs) y sont.

      1. « en fait c’est juste la flemme de monter un site, l’interet. »

        J’ai l’impression que vous ne savez pas ce qu’est Facebook? Je ne vois pas trop en quoi faire un site pourrait remplacer tout ce que m’apporte Facebook.

        La pression sociale, je m’en cogne. (d’ailleurs je connais plein de gens pas sur Facebook par choix, là n’est pas la question)

        1. Je ne suis pas inscrit sur FB.

          Je n’ai pas envie de my inscrire.

          Je suis malgré tout exposé à une sorte de pression de gens qui poussent à m’y inscrire (et ceci malgré un isolement assez important).

          Il est amusant de lire cette bravade: « la pression sociale, je m’en cogne ». On dirait une vaine tentative d’affirmer son libre arbitre, donnant l’illusion de gommer des effets de pressions de groupes pourtant bien réels et démontrés (allez voir la bio de leon festinger, sur wiki EN).

          Moi je ne me cogne pas de cette pression sociale, c’est comme ça qu’on embrigade les autres ou que des fantomes du passé comme la « religion » arrivent encore à exister (« c’est la tradition »).
          « Il faut etre sur FB, les « amis » sont la bas »… voila comment je ressens les choses.

          Pour le reste, je sais faire mes propres sites web, je sais héberger mes videos chez moi et les « memes » (entité d’information que les gens se partagent) existaient bien avant internet.

          D’ailleurs en guise de reponse, pouvez vous nous expliquer ce que vous apporte facebook, qui est specifique à facebook ?

          En effet, si c’est pour jouer à des jeux du genre zynga, leur simple existence m’amuse:
          On voit ainsi les gens se plaindre d’une vague pixelisation de certaines images sur le dernier jeu video à la mode… et les gens jouent aux jeux de zynga… qui pourraient faire passer civilization II pour la dernière nouveauté en matière de jeux video…

          Ce que represente facebook provoque chez moi une aversion.
          Je reprends par ailleurs à mon compte ce qu’a dit Chemla, je n’aurais probablement pas dit autre chose.

          1. « D’ailleurs en guise de reponse, pouvez vous nous expliquer ce que vous apporte facebook, qui est specifique à facebook ? »

            Je n’ai jamais joué à un jeu sur Facebook (mais peut-être que c’est bien, je ne connais pas.)
            L’intérêt de Facebook n’est pas forcément si simple que ça à synthétiser.

            Le premier intérêt de Facebook pour moi est de regrouper la plupart des gens que l’on connaît sur un même carrefour de communication non intrusif. C’est à dire que l’on peut diffuser de l’information vers toutes nos connaissances, sans les obliger à nous lire (contrairement aux mails), et on peut également être à l’écoute de de ce que nos connaissances veulent partager, mais sans aucune obligation de les lire. Et tout cela sans aucune connaissance technique (oui, tout le monde n’est pas geek informatique). On peut aussi écouter et partager au delà de nos connaissances si l’on souhaite suivre des artistes, politiciens, philosophes, penseurs, ou toute personne qui a quelque chose à dire ou partager.

            J’ai sûrement bien trop simplifié (et c’est sûrement pas très clair) car il y a de multiples usages de Facebook, mais en tout cas, ça va bien au delà de la plupart des sites web basiques. Alors même si des actionnaires gagnent de l’argent sur notre dos, est-ce cela suffit pour discréditer 100% des usages de Facebook ? Évidemment non.

    2. Je suis tout à fait d’accord avec ton analyse Mat.
      J’ajouterais qu’il faut mettre aussi en regard la fréquentation des skyblogs, de myspace, de google+, de googledoc pour parler de FB.La valorisation de FB dépend de sa capacité à garder ses utilisateurs.

      Qu’est-ce que je suis prêt à subir pour utiliser ces services : plus de 10s de publicité avant chaque video ( Youtube ).

      Concernant le cloud je vois ça aussi comme de l’outsourcing.
      Sinon article et point de vue intéressant découvert grâce à FB. dommage que pas un mot sur irc :'( .

    3. « Youtube et Dailymotion permettent à n’importe qui de diffuser une vidéo à des millions de personne, sans s’occuper de l’hébergement »

      Heuuu… les nombreuses censures sur ces plateformes poussent à toujours se poser la question de l’hébergement.

      Ce qu’on apporté Youtube et Dailymotion ce n’est rien comparé à ce qu’à apporté quelque chose comme BitTorrent et ses dérivés comme Tribler.

      http://www.numerama.com/magazine/22777-comment-tribler-prepare-un-bittorrent-plus-rapide-et-anonyme.html

      1. Désolé, mais je pense que youtube a un plus gros impact sur le grand public que BitTorrent, même si les quantités de données échangées par ce p2p sont très importantes.
        Pour diffuser en masse une vidéo, youtube est n°1. Mais c’est sûr que le fait que ce soit des entreprises privées qui ont la maitrise de ce qui peut être diffusé ou non pose question.

        http://fr.wikipedia.org/wiki/YouTube#Popularit.C3.A9 :
        « On peut noter aussi que YouTube est responsable de la consommation de 10% de la bande passante américaine. Le 9 octobre 2009, Chad Hurley annonce qu’un milliard de vidéos sont visionnées chaque jour sur YouTube »

        http://www.webdo.tn/2011/01/05/bittorrent-explose-avec-100-millions-utilisateurs-par-mois/ :
        Les utilisateurs actifs s’élèveraient au nombre de 20 millions pour 400 000 téléchargements quotidiens depuis un peu plus de 220 pays chaque jour.

      1. …aux marketeux le plus souvent. Aux publicitaires, aux grandes marques, à ceux et celles qui font et défont les « tendances ». A des inutiles sans qui on ne se lèverait pas moins bien le matin en quelque sorte.

    1. Illusion :

      Sens 1 Perception fausse.
      Sens 2 Jugement erroné, opinion fausse.
      Sens 3 Apparence trompeuse, en dehors de la réalité.

      * Interprétation erronée d’une donnée sensorielle
      * Effet obtenu par le moyen de l’art, de l’artifice, du truquage et qui crée le sentiment du réel ou du vrai
      * Appréciation conforme à ce que quelqu’un souhaite croire, mais fausse par rapport à la réalité

      Donc l’illusion nécessaire est entretenir un état chez chacun de #toutvabien.

      En quoi c’est necessaire? Oh wait j’ai compris, parce qu’a l’instant où on sort de là on commence à reflechir…

  12. Madouf on 28 juin 2012 at 2 h 36 min

    illusions necessaires à quoi ?

    à la survie des parasites …

    le marketing est à l’humanité ce que le lierre est au chêne , ou la tique au chien …

  13. L’ours, le retour ;-) … On a quand même eu la chance d’avoir un Geek dans le précédent gouvernement (http://www.ecrans.fr/Il-y-a-12-ans-le-geek-Fillon,7519.html) mais, il n’avait pas le temps de s’occuper de tout et c’est vraiment dommage. A noter que sans ce Geek, nous n’aurions pas eu de 4ème opérateur de téléphonie (Iliad/Free). Fillon fut un super ministre des Télécoms en 97 et sans lui, Transpac et FT aurait mis encore plus de bâtons dans les roues de l’Internet Français à tellement vouloir défendre leur poule aux œufs d’or (le minitel). D’ailleurs, Facebook, c’est un minitel bis… Les premiers réseaux sociaux Français, c’était Fidonet, QBBS ou encore RTEL, Teaser, etc. De là à les traiter de voleurs 1.0, il y a un fossé que je ne franchirai pas ;-) Amicalement – Chip.

  14. euh, les trucs trop sucrés de couleur
    c’est comme photos de chats ?
    j’ai un peu de mal avec les effets d’image

    heureusement que de temps en temps
    ce genre de son de cloche circule sur des sites
    comment dire… de grande écoute !

    de toute façon avec ce qui s’annonce
    il va bien falloir décroître un peu
    hein !

    on va voir comme les « tic »
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Technologies_de_l%27information_et_de_la_communication
    vont arriver à tirer sur la « liaison »…


    aller* quelle époque
    jf le scour, 2012
    *je sais, je sais, je revendique

    ps : reste encore des partageurs éclairés
    je leur dis merci !

  15. D’accord sur tout sauf sur le cloud.

    Ya 12 ans les débits étaient dans les 512K max, vous avez essayé de faire du cloud avec ces débits ?

    Alors oui rien n’a changé sur le service, ça existait déjà, sauf que ça n’était réalisable à l’époque

  16. Voilà encore un nième article qui critique FB avec les mêmes arguments bidons, ça en devient lassant.

    Les gens sont sur FB en connaissance de cause, personne ne les y oblige, et personne ne les oblige à payer non plus.

    « Puis ils vous ont volé une 2ème fois, en vendant à leurs annonceurs les informations privées liées à vos comptes » C’est totalement faux, si une appli nécessite vos infos perso, vous êtes prévenus et vous êtes libre de refuser.
    Sinon évidemment les pubs sont ciblées, mais rien n’est transmis aux annonceurs. Comme sur gmail quoi.

    L’introduction en bourse ? Mais OSEF. Laissez les financiers se démerder entre eux…

    FB des voleurs ? Certainement pas ! Ouvrez un dico pour vérifier le sens de ce mot.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *