Jacques Attali digital, au propre et au figuré

Le digital (ta mère) est partout. Qu’est-ce qui n’est plus « digital » ? Premier point évident, le digital est ce qui a trait au doigt et n’a donc rien à voir avec ce que visent les
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Auteur: Antoine Champagne - kitetoa

Dinosaure du Net, journaliste à ses heures. A commis deux trois trucs (Kitetoa.com, Aporismes.com et Reflets.info).

15 thoughts on “Jacques Attali digital, au propre et au figuré”

  1. Sans vouloir défendre la qualité du travail mis en valeur dans l’article, la langue est chose mouvante.

    « Digital (2) » :
    « Qui est exprimé par un nombre, qui utilise un système d’informations, de mesures à caractère numérique. Système digital. (Quasi-)synon. binaire, numérique; (quasi-)anton. analogique.Le traitement des quantités, est effectué, dans un ordinateur digital, par un organe appelé l’unité arithmétique (Jolley, Trait. inform.,1968, p. 207).
    Prononc. : [diʒital], plur. [-o]. Étymol. et Hist. 1961 (Lar. encyclop.). Adj. angl. digital notamment dans digital computer « ordinateur digital » (du subst. digit « doigt » mais aussi « chiffre, [primitivement « compté sur les doigts »] ») « ordinateur employant des nombres exprimés directement en chiffres dans un système décimal, binaire ou autre » d’apr. Webster’s. Fréq. abs. littér. : 6. »

    source : http://cnrtl.fr/definition/digital

    Pour faire du numérique, il a bien fallut commencer par compter sur les doigts, ce n’est pas le plus important. Ou est-ce que ça l’est ?

    1. Combien de millénaires entre les doigts et l’ordinateur ?

      La langue est mouvante certes, mais ce n’est pas une raison pour ne pas la défendre contre les anglicismes (spoiler / divulgacher, streaming / flux, mail / courriel, cloud / nuage, adresser / attaquer, burnout / épuisement…).

    2. Sinon, on pourrait aussi arrêter avec « digital » (les doigts) ET avec « numérique » (les nombres), et parler d’autre chose quand il s’agit d’autre chose. On pourrait aussi arrêter de considérer que « informatique » est un gros mot (ça fait réparateur de zindwoes j’imagine ?) pas assez moderne pour désigner la révolution disruptive du digital-web-numérique4.0..

    3. Le problème ici est que la « mouvance » est utilisée pour remplacer des mots qui existent déjà.

      Et qui s’est déjà frotté au vocabulaire abscon désormais à l’œuvre dans tous les métiers de l’informatique, on ne peut que saluer cette défense de notre langue.

      Les responsables français ne savent, de toutes manières, pas parler anglais et plus parler français.

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