Is France about to End Exporting Surveillance Technology?

During a public radio show held in Montpellier (France) on july 20th and hosted by public radio FranceCulture and Le Monde, France’s best known and weightiest newspaper, French State Sec. for Digital Economy Fleur Pellerin announced she was opposed to suveillance technology exports to oppressive regimes.

This shocking announcement, coming from a country known to be among the world’s leaders in mass surveillance technologies, should come as a relief to many living in oppresive regimes. Dictatorships like Syria, Barheim, Morocco, Gabon, Cambodgia, or former oppresive regimes like Libya and Tunisia are all equiped with french mass surveillance technologies.

It should also come as a relief for those fighting for privacy rights in France. In october 2011, before France’s presidential elections, Reflets.info and Owni.fr revealed that mass surveillance technologies where spying on french citizens. A scandal similar to the American NSA domestic spying gear.

In the United States, surveillance technology firms are currently under heavy fire from the administration. President Obama recently announced an executive order allowing U.S. officials to impose sanctions on foreign nationals found to have used new technologies to help carry out grave human rights abuses.

In France, no need for sanctions, since the french government is a major stakeholder in nearly all current french key players in surveillance gear, such as Alcatel (ALU), Thales (TCFP), Bull (BULL) or Orange (FTE). The State Secretary’s announcement should therefore be quickly followed by dramatic effects. The french government could simply stop exporting surveillance gear to oppressive regimes just by imposing its decision to the board of those companies.

Smaller mass surveillance technologies firms like Qosmos, involved in Syria, also recently received heavy investments by the State, not to mention that this French startup is a spinoff coming from UPMC, a major public French university. As of today, UPMC University still benefits financialy from royalties coming from mass surveillance technology patents used by Qosmos.

Are France surveillance technology firms about to change their ways ?

Bull, one of the oldest technology companies in the world, known to have worked on a punch card system aimed at filing jews during world war II, is currently under investigation for complicity in acts of torture in Libya (see Wired’s report). The company should quickly react to State Secretary Fleur Pellerin’s announcement, as she explicitely asked, during the same radio show, for additional evidence held by Reflets.info to be passed to France’s DOJ in order to help the investigation.

Thales, another leader in surveillance technology, recently revealed major management changes and the ousting of Blaise Jaeger, sales manager for Africa and Middle East. But it isn’t clear at this time whereas this is linked to the dramatic strategy shift in France’s digital economy announced by State Sec Fleur Pellerin or not. Thales is also a hudge business partner for Amesys, a Bull subsidiary.

Such a deep move in french tech industry should be confirmed quickly by french State Sec. for Industry Arnaud Montebourg and by president François Hollande, since it will heavily impact not only the french digital economy but the french hightech industry as a whole and could affect its GDP. It should also have some consequences on France’s foreign policy, led by Laurent Fabius.

If such announcement becomes reality, France could come closer to what used to be one of its core value : Human rights. With the radical transformation of Bull under president Sarkozy following its acquisition of/by Amesys, France quickly became a world leader in mass surveillance technologies, assisting numerous oppresive regimes and helping them crushing their political opposition.

All this could come to an end very soon, unless the announcement made by Fleur Pellerin was just a diversion.

(cc) creative commons cc-by

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Auteur: Fabrice Epelboin

Ancien directeur de publication de ReadWriteWeb France, cofondateur de plein de trucs, e-guerillero fi Tounes, spécialiste intergalactique de l'infowar, réincaranation de Nostradamus tous les 26 du mois par temps agité à très agité.

26 thoughts on “Is France about to End Exporting Surveillance Technology?”

        1. Sauf que ces salauds d’américains vont encore se servir des libertés sur internet pour leur propres intêrets et imposer de lourdes sanction aux gentils Français… http://www.theregister.co.uk/2012/07/24/privacy_international_legal_action/

          Pour le coup, l’analyse de @Sarkofrance dans ce contexte se tient. C’est d’ailleurs ce qui nous rapproche du Wall Street Journal qui republie nos informations régulièrement.

          LULZ.

  1. j’ai comme un léger doute …
    va suffire que l’un ou l’autre des lobbyistes de ce secteur aille chialer dans les basques de l’un ou l’autre des chefs pour que le tweet (indirect) de la tulipe rejoigne celui de madame …
    d’autant que pas mal des clients passés ou à venir de nos entreprises de pointe sont dirigés par des membres de l’internationale (socialiste) … ( bon c’est vrai qu’ils ont perdu Gbagbo, Ben Ali et Moubarack , mais il reste du potentiel … )

      1. pas que … en fait , même entre eux ils se détestent alors qu’ils sont d’accord sur tout au plan des idées ( ne devrais je pas écrire « du dogme » ? je doute ) … ;o)
        alors détester les mécréants … c’est fastoche , je dirais même « génétique »

    1. ha, tiens… oui. Tu soulève une dissonance interessante dans le discours du gouvernement. Plusieurs explications possibles :

      1) L’une des deux sorties de Fleur Pellerin est un immense foutage de gueule qui ne sera pas suivit d’effets alors que l’autre annonce clairement une stratégie politique. – je te laisse choisir laquelle.

      2) Fleur Pellerin est atteinte de schizophrénie (elle m’a semblé parfaitement censée quand je l’ai croisée, posée, calme… mais bon, je suis pas psychiatre)

      Je te laisse choisir.

        1. blanchir l’image du DPI, ça va être chaud, parce qu’on a commencé a en parler en 2009 sur RWW et on n’a jamais arrêté ici…

          Sinon, les lobbies anti net neutralité, en France, hier, c’était Orange, aujourd’hui, c’est Orange, et les marchand d’armes numérique c’est ??

          Un œil aux actionnaires de Bull devrait rendre ça plus clair…

          voyons voyons…

          http://fr.wikipedia.org/wiki/Bull#Actionnariat

          LULZ

          1. Certes. Après, c’est 10% (et pas majoritaire). En raisonnant comme ça et en regardant l’actionnariat d’Orange tu peux bien plus facilement dire « c’est l’État » hein (qui se fait du lobbying à lui-même ?) :)

            Si Orange contrôlait vraiment Bull peut-être que ça ne serait pas le partenaire de SFR dans le projet concurrent d’Andromède. Ou alors peut-être que ces entreprises s’entendent, et qu’un des projets (ou les deux) n’est de toute façon pas destiné à aboutir après avoir englouti ses millions d’argent public ?

            LULZ (bis)

          2. Pour en rajouter un peu : sur les quatre acteurs majeurs des deux gros projets Cloud subventionnés par l’État, il y en a trois dans ta liste de quatre marchands d’armes numériques. Coincidence ?

            Et quand je pensais aux lobbies je ne mettais pas qu’Orange dedans mais aussi Vivendi/SFR, Bouygues/TF1 et toute l’industrie du temps de cerveau disponible et de l’exploitation des artistes.

      1. Elle pourrait être skizo, parfois ils sont calmes… :vecu: :S

        Plus sérieusement, ça me rappelle quelques ministres sarkozistes qui ont tentés de l’ouvrir à leurs débuts, et qui se sont fait recalés grave derrière.

        Donc c’est possible qu’elle y croit; mais que ce soit une idée concertée et appuyée par l’ensemble du gouvernement… peu de chances…
        Soyons un peu sérieux 5 minutes, les Dassault Thalès et autre marchands d’armes en tout genre apportent combien à notre PIB ? Je ne suis pas allé vérifier, mais à mon avis, si on avait interdit tout ça depuis des années, on serait peut-être vraiment dans la merde… Même si c’était sûrement préférable moralement parlant.

  2. petit rappel des « cohérences » de not’ vénéré président, du temps ou il fut président de la Corréze :
    2008 y décide ( et largement lui tout seul ) de filer un laptop à chaque chiard de collége , claironnant partout qu’il est la jeanne d’arc du logiciel, puisque les machines sont équipées de *buntu … ( au deumeurant, en y mettant les moyens , pas grand chose à critiquer … )
    2010, un matin, il a une révélation, l’avenir est au I-chauffeplat-télémobile . et y refile au chiards de 6eme des ipads ( comme quoi les critiques de Fabrice Epelboin d’anti-yankeeisme primaire, c’est juste les délires d’un libertaro-gaucho-pedo-islamo-nazi ) espérant oeuvrer au développement des TMS dés l’age de 11 ans .
    ( personne avait osé lui expliquer que les TMS, c’tait pas des technologies mais une conséquence … ).
    Et quand on avait , sur le fofo de mon Gull corrézois osé émettre des réserves … on avait eu un fabuleux trollage par le chargé de mission himself … il en reste encore des traces …
    Résultat, les gamins corréziens apprennent dés l’entrée au collége comment bien consommer sur I-thunes … top pour la préparation au B2I …
    Z’étes juste des méchants !
    Preuve que not’ président est gentil, il avait même étendu la distro d’I-pads aux mamies de Corréze …

  3. Vous emballez pas, c’est juste un impayé de la part des lobbies. Surement une carte bleue qui a expirée. Le message de notre chère ministre c’est l’équivalent de la facture avec premier avertissement quand on ne paye pas l’électricité :p

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