Elections, piège à c***

Mes chers compatriotes… Hum… Dans une quinzaines de jours, vous serez appelés à élire votre président. Le chef, quoi. Chef absolu. Bien que présentée comme une démocratie, la patrie des droits de l’homme, la maman des lumières, la France constitue un sujet d’étude pour ce qui est de l’impunité des politiques et plus globalement, du système qui la gère, pour son plus grand profit. Oui, chef absolu… Car il peut décider d’envoyer nos troufions mourir où bon lui semble, pour une bonne ou une mauvaise raison. Même pour effacer les traces de ses propres compromissions avec un dictateur. Absolu parce qu’il peut faire à peu près ce que bon lui semble sans être jamais inquiété par le contre-pouvoir supposé qu’est le Parlement. Combien d’enquêtes parlementaires mettant en cause un président de la république ? Vous allez donc élire quelqu’un sur qui ne s’exercera aucun contre-pouvoir pendant cinq ans. Autant dire, comme Jacques Chirac ou Charles Pasqua (selon les légendes) en leur temps que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. C’est à dire vous. Vous allez encore une fois, inexorablement croire tout ce que l’on vous promet (un avenir radieux, ou moins désagréable que votre présent. Et une fois encore, être déçus dans les mois qui suivront les élections. Et cette propension à croire (une fois qui s’apparente à celle des religions) est exacerbée par le fait que vous allez devoir choisir, comme souvent, le moins catastrophique de tous.

Pour ne retenir que ceux qui ont une chance d’être présents au deuxième tour, vous avez le choix entre :

  • Emmanuel Macron, un politique qui promet tout et n’importe quoi pour satisfaire tout le monde, qui ne connait pas les dossiers qu’il évoque et qui n’a pas les moyens d’obtenir une majorité lors des législatives qui suivront.
  • Marine Le Pen, une politique que l’on sait compromise sur le plan financier, dont les membres de son parti sont le plus condamnés en justice dans le spectre politique français. Une politique dont on connaît les penchants habituels familiaux pour le négationnisme et les petites fêtes des partis d’extrême droite européens (pour ne citer que ces travers).
  • Jean-Luc Mélenchon qui promet monts et merveilles et peut séduire les déçus des promesses (mon ennemi c’est la finance…) de François Hollande et du PS en général. Mais qui a un vrai problème avec la contradiction. Ses attaques répétées contre les journalistes qui lui posent des questions auxquelles il ne veut pas répondre laissent présager un avenir peu riant s’il était élu et donc… contesté.
  • François Fillon qui a montré à quel point l’éthique et le respects du bien public étaient importants pour lui. Quant à son programme, il promet du sang et des larmes pour les petits, des brouzoufs pour les gros.

File ton vote ou t’es contre la démocratie !

Oui, on vous demande de confier votre vote, de céder votre part de pouvoir à une personne qui est soit mise en examen, soit insulte les journalistes, soit en délicatesse avec le fisc. Et si vous annoncez que vous n’allez pas voter, il se trouvera mille commentateurs pour vous expliquer que c’est un droit gagné de haute lutte, le coeur de la démocratie, vous vous inscrivez donc dans le camp de ceux qui veulent miner ladite déocratie. CQFD.

Oui…

Mais non…

Le droit de vote ne consiste pas à voter pour voter, à voter pour le moins pire. Le droit de vote, c’est adhérer à des idées qui seront transformées en une réalité, c’est être représenté par quelqu’un qui respecte votre vote, c’est déléguer votre pouvoir à quelqu’un qui vous représentera et qui n’a en tête que le bien commun. Bon courage pour trouver la perle rare.

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Auteur: Antoine Champagne - kitetoa

Dinosaure du Net, journaliste à ses heures. A commis deux trois trucs (Kitetoa.com, Aporismes.com et Reflets.info).

32 thoughts on “Elections, piège à c***”

    1. Les arguments me semblent assez faibles… Même si l’abstention est nominative, je ne vois pas ça comme de l’engagement. Impossible de distinguer le désintéressement, le désengagement, la flemme ou la résistance. Au contraire je pense que jouer c’est toujours établir une propre interprétation des règles…

      Je trouve également logique que les programmes soient très différents des projets engagés par la suite. On ne peut pas monter une société contre le monde et un système de plus en plus global et très peu maîtrisable. L’essentiel est à mon avis de ne pas tomber dans la caricature et d’éduquer les électeurs pour qu’ils soient capables de visualiser les problèmes à échelle plus large, tout en imaginant des solutions hybrides et complexes pour le futur.

      1. D’accord, les arguments exposés dans le lien sont assez pauvres…
        Mais dites-moi, Enée, puisque vous voulez paraître plus avancé sur le chemin de la sagesse infuse, croyez-vous vraiment ce que vous dites ou essayez-vous de vous en convaincre ?

        1. Je n’ai aucune solution…. je me trouve d’ailleurs plutôt pessimiste.
          Tout ce que je voulais dire, c’est que pour mettre en place quelque chose de nouveau, voter me paraît plus utilise que ne pas voter. Je précisais aussi que pour moi « ils ne font jamais ce pourquoi ils ont été élu » n’est pas un argument pour ne pas voter, car aucun candidat ne sera élu avec un programme complètement progressiste. Bien que les solutions nouvelles nécessitent des changements profonds.

      2. Informez-vous et imaginez tant que vous voulez : vous serez toujours coincé par les partis, captation des 30 millionièmes de pouvoir, et les promesses non tenues. Les grands enjeux sont réglés ailleurs, vous le voyez autant que moi, dans des salons feutrés, entre gens fortunés et leurs sbires politiques.

        L’abstention n’est qu’une manière toute personnelle de ne pas s’abaisser plus encore quand on vous a déjà, en amont comme en aval, pris votre parcelle de pouvoir, ne faisant du citoyen que vous devriez être qu’un vulgaire votant pris dans la masse téléguidée.

        De mon petit point de vue, sans réformes profondes et militantes sur des formes alternatives d’exercice démocratiques (démocratie liquide par exemple), le siècle à venir ressemblera aux précédents en terme de déception du peuple et de fatalisme face à une émancipation possible.

        1. Je suis tout à fait d’accord avec ça.
          Malheureusement les réformes profondes nécessite l’engagement d’un certain nombre de personne. J’espère me tromper en disant que les personnes prêtes à entamer se changement sont aujourd’hui très peu nombreuses, pas suffisamment pour que cela change quoi que ce soit de notre système politique gangrené par le pognon (c’est vulgarisé mais la réalité n’est pas loin).

    1. Qui voulez vous faire réagir ? Ne voyez vous pas justement que les politiques réagissent sans cesse, mais dans le but d’amener les besoins légitimes du peuple à se plier aux désirs des puissants ? La forme est douce encore dans nos contrées occidentales, mais demeure néanmoins sans égale par sa force et son omniprésence.

  1. Sur les deux attaques de Mélenchon, la 1ère semble être une méprise de sa part et d’il y a 5 ans. La seconde me semble compréhensible, il a craqué, après que cette question « allez vous rejoindre Benoît Hamon ? » lui ait été posée pour la centième fois, ça ne me semble pas fou.
    Par ailleurs, quand tu parles du pouvoir absolu du président de la 5ème république, JLM propose justement de changer ça dans sa 6ème république. Mettre tout ça sur le même plan que le banquier, la facho et l’escroc, je trouve ça gros.

    1. Je confirme, personnellement, on me poserait la même question pour le 50ème fois, j’enverrai aussi balader.
      C’est les questions bateaux des journalistes (Enfin, « journaliste ») qui n’ont aucun intérêt, dans le même style il y a « êtes-vous éligible/apte à la fonction », comme si il fallait être un surhomme ou avoir des « pouvoirs » spéciaux pour être président…

      Autant Mélenchon a aussi un gros passif, autant certains « journalistes » sont clairement des cons a répéter toujours la même chose et à chercher la confrontation pour faire le buzz, et je n’ai même pas entendu agressivité de la part de Melenchon dans ses propos, c’est dire. En ajoutant lui-même que le journaliste attend l’incident, et derrière on repart sur le plateau avec « l’incident » pour faire le buzz. Exemple parfait. Venant de la part de kitetoa j’avoue être déçu si ils considèrent ces « journalistes » comme étant des vrais et les prenant en exemple :(

      Cela ne ressemblait en rien à une confrontation style « cash investigation » où là on voit que la question gène et où la personne ne veut pas répondre/cache quelque chose.

        1. C’est un humain, pas une machine.

          C’est normal et sain de ce mettre en colère contre ceux qui empêchent le débat de monter plus haut que « le top 10 des plus grosses crottes de nez filmée à l’assemblée ».

          Personnellement, ça ne m’a pas choqué. Pas le moins du monde. Et je vais expliquer pourquoi.

          Les journalistes aiment se voir comme une espèce d’ordre sacré ayant pour mission de diffuser des informations qui ne racontent qu’une vérité unique, etc. C’est pas ici que je vais rencontrer un contradicteur en affirmant que c’est des conneries. Tous les articles sur le Décodex sur reflets.info expose cette idée bien mieux que je ne pourrais le faire.
          Donc, les « journalistes » du petit journal font de la politique (c’est pas non plus ici que j’aurais à expliquer que la carte de presse ne fait pas le journaliste). Plus exactement, ils font la politique de la dépolitisation de la classe politique. S’ils se contentaient de simplement reporter cette dépolitisation, je dirais Amen, ce serait sain ! Mais ils ne la reportent pas, ils la créent !

          Imaginons que Mélenchon soit sincère dans sa démarche… Il est là, avec ses idées, une sincère envie de faire de la politique, et il se retrouve face à des gens qui veulent l’en empêcher, en pointant du doigt le fait que ses chaussettes se sont pas appairées. À se titre, il ne s’en est pas pris à eux en tant que journalistes, il s’en est pris à eux en tant qu’adversaires politiques. C’est un homme qui était là avec quelque chose à dire, qui s’en ai pris à d’autre qui étaient là avec le but de faire diversion de ce qu’il avait à dire.

          Concernant le sang froid, si c’était la première des qualité requise pour être président, il faut élire un bulot. Je peux aussi dire que si on exprime de la colère c’est pas forcement parce qu’on a perdu son sang froid, la colère est une posture comme une autre, parfois c’est juste la plus pertinente pour exprimer quelque chose.

          Concernant le fond de l’article. J’ai beaucoup hésité à aller voter ou pas à cette élection. Je vais probablement voter Mélenchon, je pense que je peux l’appeler monsieur Goodenough. Précisément parce qu’il ouvre la porte à un changement fondamental de notre « démocratie représentative ».

          1. Je comprends votre discours mais il ne s’applique pas ici. La colère, ce n’est pas désigner à une foule qui vous vénère deux ou trois personnes en disant : l’ennemi est là sortez les. Grand pouvoir, grosses responsabilités. Les types auraient pu se faire lyncher par quelques excités.

      1. Et j’ajouterai, sans être partisan ou fan absolu de JLM, que c’est le seul à proposer un programme « globlal », c’est à dire d’engager un mouvement d’abord national, puis mondial, qui tend vers une meilleure répartition des richesses et de gestion des ressources pour l’ensemble de la population mondiale.
        Là où une MLP veut retrouver l’époque des 30 glorieuses, qui ne reviendront jamais, où un Macron veut créer une société « loi du plus fort » ( me vient en tête la série dystopique Trepalium), JLM propose de modifier le chemin tracé pour notre avenir (et chez Reflets, vous savez à quel point le chemin esquissé aujourd’hui est merdique), en redonnant à la France son titre de « Pays des Lumières », et dépoussiérant celui de « Pays des Droits de l’Homme »
        AMHA,si nous voulons changer le code de la matrice, nous avons deux options :
        a) Faire confiance à un homme/femme qui aura le cran de faire ce qu’il a dit, et qui s’appuiera sur nous pour mener à bien notre projet
        b) Descendre dans la rue et tout renverser ( valable également si le a) n’est pas réalisé ^^)

  2. Bonjour,
    Il y a un problème d’indentation de l’article. Le texte est décalé sur la gauche et je ne vois pas les débuts de lignes. C’est le premier article qui pose ce problème, donc c’est peut-être lié à sa pagination.
    Je suis Firefox verrouillé en entreprise et version 38.6.1.
    Merci.

  3. « il se trouvera mille commentateurs pour vous expliquer que c’est un droit gagné de haute lutte, le coeur de la démocratie, vous vous inscrivez donc dans le camp de ceux qui veulent miner ladite démocratie. »

    J’en connais qui doivent se retourner dans leur tombe s’ils voyaient les les personnes politiques qu’on se farci aujourd’hui…

  4. Faudrait se méfier de ceux qui annoncent un programme de gouvernement alors que c’est de l’élection présidentielle qu’il s’agit.

    Ne jamais oublier que de toute façon quelles que soit les belles promesses, en restant dans l’EU, les directives de celle-ci sont des « lois-cadres », certes obligatoires quant à leur but puisqu’elles lient les États membres quant au résultat à atteindre, article 288 du traité du fonctionnement de l’EU,

    Selon l’article 5 de la Constitution, le président de la République incarne l’autorité de l’État. Il veille, par son arbitrage, au respect du texte constitutionnel, et assure le fonctionnement normal des pouvoirs publics et la continuité de l’État. Vis-à-vis de l’extérieur, il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités conclus par la France.

    Donc il est absurde et anticonstitutionnel de placer a cette fonction un homme ou une femme issu d’un parti politique car les partis politiques de France ,sauf un assez nouveau , ont abandonné l’ indépendance nationale pour adopter les contraintes de l’union européenne, . Même s’il affirme la main sur le cœur ne plus dépendre de son parti, il reste un complice.

    Facile de faire le bon choix du frexit au premier tour, au second si ce n’est pas celui qui veut sortir de suite de ce bourbier d’UE alors ce sera sans moi, dommage mais tant pis.

    1. c’est vrai

      mais les gens sont à mille lieu déjà que les 3/4 ne connaissent pas le programme pour lequel ils vont voter

      ne leur demande pas ce qu’ils pensent de l’UE (que personne ne connait mais tout le monde est « européen convaincu » oui m’sieur) ou de l’OTAN (nécessaire pour notre défense face à vlad bien sur).

  5. Concernant le problème de JL MELENCHON avec les journalistes, vous confondez vrais journalistes et fouilles merdes. Là, il s’en est pris à un fouille merde.

    Je sais, la nuance est faible entre journaliste et fouille merde, mais elle a toute son importance.

      1. Oui, je l’ai fait avant de poster mon commentaire, et je maintiens ma réponse. Et ce quelque soit l’article cité. Ces questions ne relèvent pas du journalisme, mais de la chasse au scoop, voir du remuage de merde.

        Vous aurez compris que je ne porte ni les journalistes, ni les hommes politiques dans mon coeur.

  6. Je partage les mêmes craintes à l’égard du personnage Mélenchon. Je n’ai pas oublié ses insultes contre les étudiants de l’école de journalisme de Science Po ou son boycott du Petit journal de Barthès au moment de la campagne présidentielle de 2012. J’ai profondément méprisé cette sale mentalité de colleur d’affiche obtus à l’égard de la presse qui aurait le malheur d’apporter la contradiction à leur idéologie. Cette critique des médias au ras des pâquerettes née d’un mélange d’ignorance, d’effets de groupe, de dissonance cognitive et de discipline militante. Bien que le Front de gauche de 2012 n’en a pas eu le monopole, les journalistes ont aussi été sifflés lors des meetings de Sarkozy. Et en 2017 aucun journaliste (à ma connaissance) n’a été frappé lors d’un meeting de la France insoumise au contraire d’autres mouvement de droite et d’extrême-droite.
    Mais au delà du personnage, même au delà de son mouvement France insoumise qui a en partie hérité de ce militantisme abruti du Front de gauche, j’ai le sentiment que quelque chose de frais s’est crée dans la mobilisation sur Internet qui a porté sa campagne. Non sans facettes puantes au niveau des méthodes similaires à celles de la fachosphère (notamment les raids pour flooder des sections de commentaires), mais en partie capable de se détacher des slogans et des éléments de langage pour susciter calmement et intelligemment un débat.
    C’est pourquoi je me dis que quitte à aboutir à une catastrophe en 2018 quelque soit les résultats de cette élection, autant saisir l’opportunité de porter au pouvoir non pas Mélenchon mais l’effervescence née de la campagne de Mélenchon. Autant parier sur la faible chance de voir une assemblée constituante se former, de voir ce monstre échapper à son créateur Mélenchon, de voir ce mouvement faire boule de neige et aboutir à de nouveaux cadres institutionnels moins sclérosés.

  7. Bon, et bien pour moi ce sera Mélenchon et c’est tout :)
    Fillon et Le Pen, autant pour leurs affaires, que leur mensonges à la Trump, que leur politique, c’est pas possible.
    Reste Macron, qui effectivement n’a insulté aucun journaliste, et Mélenchon, le plus clivant .

    Niveau personnalité, j’avoue avoir eu un petit faible pour Macron au début (cf Manu qui cite des classiques de littérature à Eldin au pied levé), bien vite dissipé. Alors que pour Méluche, j’avais une mauvaise image de lui qui s’est progressivement améliorée, au point que j’ai aujourd’hui une confiance, raisonnable, pour le bonhomme.
    Ce qui a fini de me convaincre, je crois que c’est l’émission sur l’histoire « Melenchon et Robespierre ».
    Notez la différence entre les intervenants de cette émission et les journalistes qui se font mordre par « la bête » ^^

    Plus important, j’ai un gros faible pour le candidat qui propose la légalisation, la sortie du nucléaire, la sécu à 100%, la fin des mutuelles et du RSI … Et aussi taxation des exilés fiscaux (faut pas déconner non plus XD).

    Un truc qui me fait plaisir aussi, c’est la France insoumise. Certes, ça spam sur youtube, mais quand tu fais se rejoindre des gens pas contents sous la bannière de la « philosophie », ben y’a quand même moins de dérapages que chez ceux qui se rejoignent sous le drapeau rouge ou sous le drapeau national.
    L’ensemble penche plus vers l’éducation populaire que vers la réinformation, et ça c’est une tendance (rare) à soutenir.

  8. Les médias ont déjà choisi Macron, voter n’est qu’une formalité.
    Le pote à Valls, Hollande… les mêmes qu’avant
    Les gens ont peur du changement, d’essayer de nouvelles idées, même pour seulement 5 ans.

    1. Faites les mentir…
      Un des seul résultat qui m’intéresse et que j’espère très fort :
      Le doigt d’honneur des Français à la tentative de coup d’état médiatico-institutionnelle : Macron.
      A conjuguer avec l’abstention.
      Nous sommes des veaux oui, mais j’espère pas à ce point là.

      Pour le gagnant, les Grandes Orientations Politiques et Economiques ont déjà été voté par le conseil Européen. Merci de repasser plus tard.

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