Égypte : les hacktivistes tissent leur bout de toile

usiNous vous avons récemment parlé de Telecomix et de la manière dont des hackers et des radio amateurs ont réussi à établir des communications avec l’Égypte, ce malgré un blackout quasi total du Net et des réseaux de communication 3G et GSM. Très vite c’est d’abord FDN, puis encore Telecomix qui s’illustraient en proposant des connexions RTC gratuites, bas débit, mais présentant l’avantage de fonctionner sur de bonnes vieilles lignes analogiques, encore en état de bon fonctionnement en Égypte.

Les hacktivistes de tous les pays (Égypte, Tunisie, France, Espagne, USA, Suède…) se mobilisent et Telecomix propose aujourd’hui une page récapitulant les ressources disponibles pour contourner le blackout des autorités égyptiennes… ça se passe sur le wiki WeRebuild.

La puissance du réseau Internet c’est avant tout les hommes qui se trouvent derrière les machines, cette somme d’intelligences prouve une fois de plus qu’aucune censure ne peut empêcher des humains de communiquer… ni Internet de fonctionner. Le réseau est vivant, il est coriace aussi, il a été conçu pour. La conscience du réseau que nous observons aujourd’hui, c’est celle que Nicolas Sarkozy appelle à « civiliser ». Une situation qui révèle surtout plus qu’un paradoxe… un abîme d’incompréhension, où des hackers, contre lesquels le rapporteur Riester disait lutter, donnent une leçon aux politiques qui entendent les civiliser.

Internet est donc également doté d’une faculté, celle de rappeler aux dirigeants de tous les pays, les quelques valeurs que ces derniers sont sensés défendre. En France, on ne peut que se sentir consternés de la perception que les dirigeants ont d’Internet… mais Ségolène avait au moins raison sur un point : « il est puissant le lobby d’Internet‘.


Ségolène Royal vs le lobby Internet

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3 thoughts on “Égypte : les hacktivistes tissent leur bout de toile”

  1. Le réseau est vivant, il est coriace aussi, il a été conçu pour.
    Pour la petite histoire, arpanet (l’ancêtre d’Internet) devais permettre de maintenir une communication entre la maison blanche et le Kremlin même dans un contexte nucléaire.

    Quand je regarde le fonctionnement du réseau j’y trouve une ressemblance avec un cours d’eau : impassible, le flot numérique rejoint sa destination peut importe le chemin tortueux et divisé qu’il emprunte. Et bittorrent c’est la même chose mais sans « impassible »?

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