DiY de maison bioclimatique : autonomie solaire électrique effective

Construire soi-même une maison à énergie positive est un projet de Do It Yourself comme un autre. Un peu plus long et compliqué qu’une ouverture de porte à base d’Arduino, certes, un peu plus cher aussi, mais cela reste un DiY. L’article publié il y a un peu plus d’un an présentait cette maison qui devait fournir son énergie en toute autonomie. C’est chose faite : la maison est (presque) terminée (restent le crépi extérieur, des enduits intérieurs, carrelages etc…), elle est en tout cas habitable et habitée. Cette maison  est alimentée en électricité, en 220 Volts, mais par elle-même. Sans EDF. Cela s’appelle un site isolé, puisque l’énergie créée ne sert qu’à la maison, n’est pas réinjectée dans un réseau existant et n’a aucun raccordement vers l’extérieur. Cet article à pour objet de présenter cette installation solaire, d’un point de vue technique.

Les panneaux solaires

Les panneaux solaires peuvent être installés sur le toit ou au sol. Plein sud. Il n’est pas conseillé de les placer sur le toit si vous avez suffisamment de place autour de votre habitation, et ce pour une raison simple : les rayons solaires ne parviennent pas sous notre latitude avec le même angle en fonction des saisons, et les panneaux ne sont pleinement efficaces que lorsque les rayons solaires leur arrivent dessus à 90°. En les plaçant au sol, vous pouvez les changer d’orientation au fur et à mesure que le soleil opère sa course dans le ciel, fonction des périodes de l’année.

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Le choix a été fait de créer un plateau de terre à l’arrière de la maison, d’y construire deux cadres de bois pouvant orienter les panneaux de 25° (juin) à 70° (janvier).

solaire-1-2

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Il y a différents types de panneaux solaires, le but de cet article n’est pas d’aller trop loin dans les spécifications techniques, mais de donner quelques détails importants : les panneaux polycristallins sont moins performants que les monocristallins : le choix s’est donc porté sur des panneaux monocristallins. Les panneaux d’origine chinoise sont à éviter, la maison est donc équipée de panneaux de marque Victron fabriqués aux Pays-Bas. Il y a deux voltages de panneaux : 12 volts ou 24 volts (tension électrique des panneaux). Les panneaux peuvent être couplés en série pour additionner leur tension. Par exemple, 2 panneaux de 12 volts en série injectent du 24 volts. Les panneaux ont aussi une capacité en Watts-crête, ce qui correspond à la charge maximale qu’ils peuvent produire par jour. Le Watt-crête (Wc) est une valeur moyenne que l’on multiplie par 5 heures de lumière quotidienne pour connaître approximativement la charge que les panneaux peuvent produire en watt-heure (Wh). Il a donc fallu calculer la moyenne de consommation quotidienne de la maison en Wh pour dimensionner la charge des panneaux et leur intensité. Une maison entièrement électrifié consomme en général plus de 3000 Wh/jour, et plus la consommation sur le réseau 220 volts est importante, plus il faut une « basse tension élevée ». Au delà de 3000 Wh, le 48 volts est préconisé. La production électrique des panneaux se fait donc en 48 volts, vers des batteries montées en 48 volts, régulés en 48 volts et ensuite convertie en 220 volts.

Avec une consommation moyenne autour de 4500 watt-heure à 5000 watt-heure par jour (au grand maximum), le choix a été fait d’installer 12 panneaux photovoltaïques 24 volts d’une puissance de 180 Wc, montés en série. Ce qui donne 6 champs solaire de 48 volts (2X24 volts en série, fois 6 = 12 panneaux) pour une production de 12X180Wc, soit 2160 Wc. Les deux champs sont raccordés à des boitiers parallèles 48 volts, et les les deux + et deux – des boitiers reliés entre eux par un « sucre » : les deux fils (+ et -) en sortie du sucre partent vers le régulateur dans la maison. La production quotidienne des panneaux se situe donc entre 6000 Wh et 10 000 Wh (de manière effective, entre 2000 Wh et plus de 10 000 Wh).

Les batteries solaires

Un site isolé est entièrement dépendant de sa capacité de stockage : il n’est pas possible de convertir la production 48 volts des panneaux solaire sans passer par des batteries. Les batteries solaires ont évolué, et actuellement, les plus performantes (en termes de durée de vie, capacité de charge, résistance aux décharges profondes) sont des batteries dites « scellées », sans entretien, appelées « Batteries Gel ». Ce sont des batteries 12 volts excessivement lourdes puisqu’elles pèsent 65 kilos chacune. Elles ne nécessitent donc aucun entretien, ne dégagent aucune vapeur, sont entièrement étanches. Une batterie solaire a une tension (12 volts en général) et un une capacité en ampères-heure : la capacité la plus élevée est 220 Ah dans le cas des Batteries Gel. La capacité (Ah) est important dans le cas des batteries puisque plus elle est élevé, moins la décharge de la batterie est rapide. Des calculs de capacité des batteries en fonction de la consommation courante permettent de déterminer la capacité la plus adéquate. En réalité, une capacité élevée va permettre aux batteries de ne pas se vider trop rapidement en cas de journées pluvieuses, sans lumière. Pour additionner les ampères-heure, il faut monter les batteries en parallèle. La nécessité de stocker du 48 volts a imposé 4 batteries montées en série, et l’intérêt d’augmenter la capacité des batteries en Ah a imposé d’installer 4 autres batteries en parallèle :

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(Installation de départ : les batteries vont être fermées à terme dans un « local technique », elle ne seront plus visibles dans la pièce).

Les batteries solaires sont donc deux blocs de 48 volts montés en parallèle avec une capacité de 440 Ah (2 X 220 Ah).

Le régulateur

Il est indispensable d’installer un régulateur entre les panneaux photovoltaïques et les batteries : si les batteries sont pleines et que les panneaux continuent de les alimenter, celles-ci peuvent être endommagées. De plus, le régulateur est un appareil très important pour connaître à la fois la charge des batteries et effectuer des programmes de maintenance sur les batteries. Le régulateur utilisé est un Tristar 45, programmé (par cavaliers) pour du 48 volts, et batteries GEL scellées. Il ne faut pas hésiter à mettre le prix sur cet appareil qui assurera la durée de vie des batteries et permet d’optimiser la charge solaire. Quand les batteries parviennent à 100% de charge, le régulateur baisse la charge des panneaux et régule le « système ».

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(Les fils noirs fins (6 mm2) sont les arrivées du solaire, les gros cables noirs (35 mm2) sont les sorties vers les pôles + et – des batteries. Le vert jaune, la terre, les deux petits fils de couleur bleue et verte, les sondes sur les pôles + et – des batteries)

Pour finir : le convertisseur

Le système 48 volts doit être ensuite converti en 220 volts pour électrifier l’habitation. Un convertisseur 2500 watts (pouvant monter à 3000 watts) a été installé. Il est directement couplé aux pôles  + et – du jeu de batteries. De marque Victron, c’est un appareil cher mais indispensable et central dans le dispositif.

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Il est raccordé à un tableau électrique de répartition différentiel, duquel tous les circuits électriques de la maison partent.

solaire-3(L’installation n’est pas encore terminée, les câbles seront scellés dans les murs, sous les enduits plâtre).

Conclusion provisoire

Un frigidaire basse consommation de type A++  (210 Wh) avec congélateur 90 litres, une machine à laver A+++ (consommation difficile à établir, mais autour de 500 Wh), des ampoules à led couleur chaude (4 Wh pour un éclairage équivalent à 50 watts), un Imac 27, un Macbook pro, un moniteur à led 27 pouces (lecture de films par clef USB des backups des DVD des propriétaires :-), un modem satellite, un switch, une mini chaine stéréo. Pour l’heure, il n’y a jamais de problème de charge, même après des machines à laver (l’appareil le plus gourmand). La semaine qui vient de passer a été particulièrement mauvaise, puisqu’il y a eu un maximum de nuages, mais surtout beaucoup de pluie et la charge des batteries, si elle s’opère plus lentement, atteint les 100% en milieu d’après-midi (au lieu de 9h ou 10 du matin en cas de journées ensoleillés, 11 heures en cas de nuages sans pluie). Les panneaux monocristalins ne demandent pas de soleil, mais de la lumière seulement, cette affirmation est vérifiée. L’autonomie de la maison en électricité est pour l’heure assurée.

(Coût de l’opération : environ 11 500€ avec une autonomie totale)

 

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Auteur: drapher

Journaliste (atypique mais encarté) web et radio — @_Reflets_ et d'autres médias. Ni "désengagé" ni objectif ou neutre, mais attaché à décrire et analyser la réalité, même la plus déplaisante. On the net since 1994. Gopher is power ;-)

127 thoughts on “DiY de maison bioclimatique : autonomie solaire électrique effective”

  1. « Les panneaux peuvent être couplés en série pour additionner leur intensité. Par exemple, 2 panneaux de 12 volts en série injectent du 24 volts. »

    L’intensité de compte en ampères. Là, c’est la tension. Fâcheux.

        1. Oui, c’est simple : le montage en série c’est juste de connecter deux panneaux entre eux (+ vers -). 2 panneaux de 24, ça fait un champs de 48 V. Le montage en parallèle, il faut acheter des boitiers // et connecter les + et – dans les boitiers (on peut monter 5 champs solaires par boitier). Depuis chaque boitier il y a une sortie + et – : donc pour 12 panneaux, il faut 2 boitiers (chaque boitier connecte 3 champs solaires, on a 6 champs, donc 2 boitiers). On raccorde les deux sorties de chaque boitier avec un domino et on repart avec 1 + et un – vers le régulateur.

  2. Ah, encore moi…

    « Le Watt-crête (Wc) est une valeur moyenne que l’on multiplie par 5 heures de lumière quotidienne pour connaître approximativement la charge que les panneaux peuvent produire en Watt/heure (Wh). »
    Watt/heure, c’est pas la même chose que Wh. Le premier est en fait des J/(s^2) : une accélération d’énergie (en gros). Le second est est fait des J (énergie).

    « Avec une consommation moyenne autour de 4500 watt/h-5000 watt/h »
    Encore la même erreur.

    Après, mesurer la consommation des appareils en Wh (donc quantité d’énergie) n’a aucun sens. En combien de temps cette énergie est-elle utilisée ?

    Je tiens juste à rappeler à reflets le nombre d’articles qu’ils publie juste pour se moquer d’articles traitant d’informatique/réseau alors que le journaliste n’y comprend rien.

    C’est quand même dommage de faire une telle bourde ici :)

    1. Très dommage, mais jusque là, tout va bien chez moi. La consommation en Wh des appareils se fait en moyenne d’utilisation par 24 heures. C’est tout à fait possible. Le Wc est un truc inventé pour le photovoltaïque. Je corrige le Watt/heure en Wh.

  3. Très intéressant! Un peu trop technique pour moi cependant mais bon. Pourquoi « La semaine qui vient de passer a été particulièrement mauvaise » si les batteries sont quand même chargées à 100% en milieu d’aprem ? C’est parce qu’elles sont quasi vides juste avant cette heure là ? Ce serait aussi intéressant d’avoir les différents coûts des matériaux (panneaux, batteries…) :) Bonne continuation !

    1. Non, simplement, le matin, les batteries ne sont pas à 100% (le frigidaire a tourné, par exemple). Donc, en cas de bonne lumière elles sont à 100 assez vite, sinon, il faut attendre plus longtemps. Donc, avec la consommation de fin de journée, elles sont plus rapidement en dessous de 100% Mais au final, il y a toujours assez d’électricité, le soir, comme dans la journée. Faire une machine à laver par contre, c’est dans la journée, pas le soir.
      J’ai donnée des prix dans un commentaire. sur http://www.ecologie-shop.com il y a moyen de faire des devis en ligne. Kit 48 volts avec panneaux 180 Wc (24 volts) et 4 batteries gel 12 volts 220 Ah, ajouter 4 autres batteries gel 220 Ah + 6 autres panneaux, et un convertisseur. Demander par téléphone pour les boitiers parallèles, autour de 300 euros par panneau. Mais l’ensemble comme je le disais fait 11 500 euros, pour cette maison (110 mètres carrés au sol).

      1. A mon avis tu doit avoir beaucoup de coupures. Ton installetion fait 2160 WC ce qui fait entre 1944 et 2270 kw/ an. Cela revient à 1.68 kw/ jour en janvier au maximum. Tu peut m’envoyer plus d’Infosys ? Merci.

        1. Je n’ai pas de coupures, mais en janvier, mes batteries sont basses. D’où l’éolienne pour cette période, éolienne qui va être installée.
          Tout se joue bien entendu aussi par la consommation de la maison. Nous ne consommons pas plus de 2Kwh, 2,5Kwh /24h.
          Calculer uniquement la capacité de charge des panneaux n’est pas suffisant : la capacité des batteries, leur qualité (batteries gel à décharge profonde) est très importante aussi, comme la tension de l’ensemble vis-à-vis de la conso (48v dans notre cas, parce que plus de 1600 Wh/24h de conso).

          Ton installetion fait 2160 WC ce qui fait entre 1944 et 2270 kw/ an

          La réalité ne donne pas un résultat aussi brutal, c’est plus fin que cela sur l’année. Je rentre en moyenne 70 Kw/mois, sur les plus mauvais mois… Mais comme les batteries sont pleines dès mi-février en milieu de journée, et passent en float, ce qui rentre alors dans les batteries est très faible et ne correspond plus à la capacité réelle des panneaux (cf float) puisque c’est une tension de maintien de charge. L’orientation des panneaux est importante, elle aussi (toujours à 90° de l’angle des rayons solaires).

          Donc, ce qu’il faut voir, c’est combien de décharge se fait sur les batteries du soir au matin et combien peut rentrer au moins bien dans la journée (arriver à 100% est toujours mieux) le tout en lien avec la consommation de l’habitation.

  4. Super initiative que de présenter ce projet !
    Une remarque : y’a un gros gloubi boulga sur les unités électriques utilisées :
    – voltage est anglais, on parle de tension en français, même si le terme est répandu
    – confusion entre l’intensité maximale (en ampères) fournie par les batteries et leur capacité (en ampère heure)
    – confusion entre intensité en ampère et tension en volts
    – on n’additionne pas une intensité en couplant en série mais en parallèle, cela permet en revanche d’additionner la tension fournie ( 4 batteries de 12V et 200A en série seront équivalentes a une seul le batterie de 48V et 200A. Les mêmes en parallèle equivaudront a une seule batterie de 12V mais 800A) dans les deux cas leur puissance s’additionne puisque P=UxI en courant continu !

  5. Merci pour les réponses! Un investissement cher quand même mais pour être autonome c’est pas mal. Par hasard, avez-vous fait un blog/topic de forum ou autre qui explique les démarches entreprises depuis le début avec l’avancée des travaux jusqu’à maintenant ?

      1. Ok merci! J’ai lu dans les commentaires de l’autre article justement (pas jusqu’au bout) qu’il y aurait un site ou autre pour voir vos avancées, c’est pour ça que je demandais. Merci pour les réponses !

  6. « – voltage est anglais, on parle de tension en français, même si le terme est répandu »

    Oui, certes. C’est une tension. On se comprend. Je parle de tension d’aiileurs : « 12 volts ou 24 volts (tension électrique des panneaux) »

    « – confusion entre intensité en ampère et tension en volts
    – on n’additionne pas une intensité en couplant en série mais en parallèle, cela permet en revanche d’additionner la tension fournie ( 4 batteries de 12V et 200A en série seront équivalentes a une seul le batterie de 48V et 200A. Les mêmes en parallèle equivaudront a une seule batterie de 12V mais 800A) dans les deux cas leur puissance s’additionne puisque P=UxI en courant continu ! »

    Heu, non, pas de confusion : le montage des batteries en série additionne bien les tensions (4X12 volts pour avoir du 48 volts), pas l’ampérage. Le montage en parallèle des 4 premières batteries avec les 4 autres permet alors de cumuler l’ampérage, d’où les 440 Ah au lieu des 220 Ah d’une batterie seule.

    confusion entre l’intensité maximale (en ampères) fournie par les batteries et leur capacité (en ampère heure)

    Non, je parle de leur capacité en ampère heure. 220 Ah en parallèle = 440 Ah.

    « Pour additionner les ampères, il faut monter les batteries en parallèle. La nécessité de stocker du 48 volts a imposé 4 batteries montées en série, et l’intérêt d’augmenter la capacité des batteries en Ah a imposé d’installer 4 autres batteries en parallèle »

  7. Sujet et retour d’expérience très intéressant.
    Bien qu’encore jeune, j’envisage quelque chose dans le genre dans l’avenir. Je suis dans la lecture du « petit guide de l’éolien raccordé au réseau » (qui lui comme son nom l’indique est relié à EDF lui).

    Pourquoi n’avoir pas diversifié les sources d’énergies (éolien, géothermie, etc…) ? Je suis partisan pour la non dépendance à une seule source, mais je ne me suis jamais confronté à la pratique, ni budgétisé quoique ce soit… Qu’en pensez-vous ? Trop de génératrices différentes nécessiterait un sous-dimensionnement et donc une moins bonne efficacité ? L’investissement est-il trop grand ? Ou simplement l’éolien/géothermie/etc… ne vous conviennent pas ?

    Sinon, pourquoi avoir choisi du solaire photovoltaïque par rapport à du solaire thermodynamique ?

    La non connexion à EDF est-il un choix « politique »? Pratique ? Autre ?

    En tout cas, félicitations pour cet énorme chantier, c’est très impressionnant!

    1. Diversifier, on y a pensé si l’on manquait : une éolienne. Mais si l’on ne manque pas, ce qui semble bien parti pour, nous ne voyons pas l’intérêt. La lumière du soleil est gratuite et permanente. La géothermie : gros investissement, nous avons beaucoup de bois très peu cher, du chêne, donc pas d’intérêt pour nous.

      Le solaire thermodynamique : je ne connais pas, mais le photovoltaïque est éprouvé, donc…

      La non-connexion à EDF : pourquoi vouloir payer des factures, être dépendant des normes, puis du nucléaire, alors que l’on se monte nous-même notre installation solaire ? Nous sommes autonomes en énergie électrique, c’est l’objectif. Donc, EDF : merci bien, mais non.

      1. Merci pour la réponse :)

        Donc si à l’avenir, l’installation actuelle ne suffit plus, vous vous orienterez vers une éolienne. Tenez nous au courant si jamais ça arrive! (Et auquel cas, je vous recommande le petit livre que j’ai cité plus haut)

        Concernant EDF, j’imaginais plutôt revendre le surplus. Gagner un peu d’argent (même sur le cout de rachat n’a l’air top, de ce que j’ai entendu) et « verdir » un peu l’ensemble du réseau.

        Il serait aussi intéressant d’avoir un retour dans la durée, les choses à faire / à ne pas faire, les avantages / inconvénients, etc…

        Encore bravo à vous et aussi un merci à Reflets pour relayer ce genre d’initiative :)

      2. Merci pour ce reportage !

        Moi j’avais compté 15K€ au total pour les panneaux, mais avec une autre énergie en appoint: Soit un système de cogénération bois , pour les hivers pourris qui nous attendent, soit éolien (ou hydraulique). Le régulateur supporte de multiples entrées ?

        D’autre part, je veux pouvoir garder un certain confort , sur l’informatique par exemple (Serveur, …) quitte à les couper en cas de besoins critiques. Il faut compter aussi le coût des éclairages à LED, même en gros.

        Au final c’est un investissement – avec une facture de ~70€/mois comme j’ai maintenant, c’est pas loin de 17 ans pour être à l’équilibre avec le EDF. Mais le EDF *de maintenant* ! Comme il ne fait nul doute que le tarif va exploser dans les années futures….

        @Franz:
        Le rachat par EDF est très contraignant en terme de normes & de règlements à respecter (tu peux pas auto-consommer par exemple, il faut forcément injecter sur le réseau. En cas de panne de celui-ci…. t’est coupé aussi). D’autre part, bien malin qui peux garantir le prix du rachat à long terme d’EDF ! Si ils décident de casser le contrat, tu vas passer des années au tribunal, et peut-être gagner à long terme…. mais quelle galère ! Tout ce résume en la confiance qu’on peux avoir à long terme dans une entreprise du CAC40 pilotée par la finance internationale dont le produit d’appel principal est l’une des chose les plus dangereuse inventée par l’homme….

  8. Excellent. C’est un investissement mais je suppose qu’on se sent bien libre. Le chauffage est-il électrique ?

    Sinon il ne manque plus qu’une petite platine Arduino qui gère toute seule l’inclinaison des panneaux solaires pendant la journée et l’année.

    1. Le chauffage électrique ? Nan, c’est une blague :-)
      Les convecteurs électriques consomment un maximum, et une maison bioclimatique a l’intérêt de pouvoir se chauffer avec très peu : un poêle étanche BBC feu continu double combustion au centre de la maison, et basta. C’est ce que l’on a fait.

      Le solaire nécessite de changer ses habitudes, donc pas de chauffage électrique. Pas de cafetière électrique quitte à faire non plus, mais une italienne.

      L’inclinaison des panneaux se fait à la main tout le long de l’année, et les faire suivre le soleil, c’est installer des poteaux avec un système pas possible, moteur etc… Sachant que nous avons assez d’électricité sans ça, pourquoi vouloir monter des trucs hyper sophistiqués qui ne vont pas amener plus ?

      Pour l’investissement, il est mineur dans l’investissement total (terrain+matériaux maison) et inclus dans le prêt. On le paye donc comme le reste, mais c’est un surcoût très faible (moins de 10% de l’ensemble), il sera rentabilisé dans 8 ans.

    1. Ah, l’eau chaude…purée, quelle galère… Mes études diverses sur le sujet m’ont amené aux conclusions suivantes : si l’on est pas dans le Suuuud, avec beaucoup de soleil, on n’arrive pas à faire de l’eau chaude en système solaire. Enfin si, mais une partie de l’année seulement. Il faut donc coupler, c’est galère. Nous avons donc opté pour un chauffe-bain 13 litres au butane, en direct, avec une bouteille. En attendant que les systèmes eau chaude solaire progressent…

      1. @drapher-epimae pour l’eau chaude de toute façon a toujours moyen de chauffer sur la cheminer
        je suis ravie de votre choix politique, refuser de revendre son électricité bravo, un jour sûrement , la partager gratuitement ou en faire profiter les poto , voila un vrai chois contre les idée narcissique de no dirigent , bon j’avoue je trole grave , mais bon pas ci conne que cela l’idée .

        je suppose que vous savez un toilette sèche .

        je penser a un truc une éolienne de secours ; je vois que vous avez du terrain ?

        peace ,bonne continuation à vous dans votre projet.

        1. Non, pas de toilettes sèches, on n’aime pas trimballer le caca… donc une phytoépuration, avec des toilettes tout à fait normales. Chauffer l’eau sur la cheminée ? Non, on a une baignoire, et on aime avoir l’eau chaude au robinet. Quand on pourra la chauffer via le soleil ou autre système renouvelable, on le fera. En attendant : bouteille de gaz.

  9. Concernant le lien edf et la revente éventuelle à EDF, je me suis beaucoup renseignée à ce sujet (je suis la compagne de drapher).

    Premier problème : pour revendre à EDF? il faut qu’EDF lui même installe l’installation solaire ou éolien. Le coût de cette installation est plus du double de ce que nous avons payé pour acheter notre centrale électrique.
    Deuxième souci : il rachète votre électricité à très très petit prix, donc pas la peine de compter faire des bénéfices ou en tout cas rentabiliser son investissement
    Troisième souci : votre installation demandera la venue d’un consuel et cette visite, voire contre visite auront un coût exhorbitant et on va vous imposer plein de machins et de bidules qui ne servent à rien dans certaines maisons (VMC, prise de tv, prise téléphone etc…etc… sans parler des détecteurs de fumée qui doivent arriver bientôt… Grosse perte de liberté quand même.

    Les sites isolés comme nous sont ce qui se rentabilise le plus vite et en fin de compte ce qui revient moins cher et puis politiquement parlant être déconnecté de ces grosses structures qui font leur richesse sur le dos des gens et savoir qu’on ne fait pas appel à ces gros E… qui actuellement font que des milliers de gens n’ont plus les moyens de se chauffer, bah franchement, je trouve que c’est un vrai acte de résistance et dieu sait que ces actes de résistance manquent cruellement en ce monde…

    Les choses à ne pas faire on peut en parler déjà. Nous sommes sortis du monde de l’illimité par cette installation solaire, ce qui veut dire qu’appuyer sur un bouton pour avoir de la lumière est un tantinet plus réfléchi chez nous. On regarde le niveau de nos batteires avant de lancer un lave linge, on ne connecte pas notre internet en permanence, on ne laisse pas nos appareils en veille permanente… Etc… en clair il faut revenir à du concret et du raisonnable. Y compris tourner nos panneaux c’est concret, et moi je veux rien automatiser car le retour au réel est très intéressant.

    Voili voilà

  10. Merci pour cet article qui apparaît un peu comme un OVNI au milieu des sujets dernièrement abordés par Reflets, mais je trouve rafraîchissant d’aborder un sujet un moins polémique, un peu plus technique, et qui va me permettre d’étaler ma science :P

    En parlant technique, justement, je remets une couche sur le vocabulaire (bien que cela ait déjà été fait dans les commentaires précédents):
    – Les panneaux couplés en série voient leur TENSION additionnée (bien que la suite soit juste : 2x24V = 48V)
    – La valeur indiquée en Ah sur une batterie est simplement une CAPACITÉ, non un ampérage (courant, instantané, en A). Une batterie de 220 Ah peut fournir 220 ampères pendant une heure, ou 110 A pendant 2 heures, etc.

    Sinon, quelques questions qui suscitent ma curiosité:

    Le régulateur a l’air d’être un élément névralgique : si j’ai bien compris, il isole les panneaux lorsque les batteries sont pleines et que le circuit ne permet pas d’évacuer l’énergie produite par les panneaux.
    Il faut bien le voir comme cela étant donné qu’il n’est pas possible d’empêcher les panneaux de produire du courant, surtout lors d’une belle après-midi ensoleillée…
    En cas de défaillance du régulateur (contacteur collé, court-circuit, élément mécanique coincé), est-ce que l’on risque l’incendie ?
    À la limite, le raccordement à EDF, bien qu’il ne soit plus aussi profitable, permet au moins de s’assurer de l’évacuation du trop-produit.

    Enfin, est-ce que l’habitation est autonome simplement en théorie ou n’est-elle pas du tout raccordée au réseau électrique ?
    Si c’est le cas, en cas de trop forte consommation ou de problème quelconque (batterie KO, temps merdique, éclipse solaire <- blague …), fait-on le choix de se passer simplement d'électricité (ce que je ne critiquerais pas bien que ce soit limite pour conserver les aliments).

    1. Si le régulateur tombe en panne, les batteries ne sont plus alimentées. Donc, pas de risque. Les batteries scellées sont des batteries qui ne risquent pas d’exploser, puisque scellées. L’habitation n’est pas raccordée à EDF, c’est écrit, et c’est le cas. Il n’y a rien de théorique dans cet article, simplement un retour d’expérience au présent. Une maison autonome en électricité.

      Autonomie signifie se débrouiller par soi-même. Donc, il faut maintenir son système opérationnel, il va de soi. On ne se passera pas d’électricité. Par contre, les abonnés EDF risquent d’avoir des surprises (mauvaises) dans les années qui viennent : un rapport assez récent indiquait des risques de black out en France dans certaines régions, l’hiver, à partir de 2015.

  11. Non ce n’est pas théorique, nous n’avons aucun raccordement avec EDF, aucun fil rien du tout… Le régulateur gère le trop produit, dans la mesure où il répartit la charge pour permettre aux batteries d’emmagasiner 130 pour cent à la place de 100 pour cent. Les batteries ont une durée de vie de 20 berges et ne sont pas censées tomber KO, le temps merdique n’est pas un souci… Nous avons de la pluie pour le neuvième jour et nous chargeons les panneaux à bloc quand même, en un peu plus longtemps c’est tout. Nous ne sommes pas tombés à court d’électricité, car nous gérons notre électricité. Nous en avons, et quand il pleut et qu’on charge moins vite nous faisons des choix dans notre utilisation. Par exemple, ne pas brancher les box le matin, ou différer le lavage du linge pour le lendemain. Ce ne sont donc pas des privations d’énergie mais de la gestion de notre énergie, ce qui est différemment différent.

    Rassurez vous, nous ne sommes pas retombés au moyen âge, loin de là : nous nous lavons à l’eau chaude, nous nous chauffons, nous avons des fringues propres, tout va bien :) :) :)

    1. Merci pour cette réponse.

      Effectivement, se passer « totalement » d’électricité était un peu fort.
      Mais la réponse est bien celle que je pensais entendre.

      Il faut faire des choix, et ne pas considérer l’énergie comme intarissable, tout le temps. On fait la même chose en voiture (loin d’une pompe ou si le niveau du porte-monnaie et du réservoir sont simultanément bas), le principe pourrait donc s’étendre à l’électricité domestique.

      Et ce serait, pour moi, déjà avoir résolu la moitié du problème…

      1. Hors du registre de l’autonomie électrique au Gabon il existe un système de compteur électrique qui se recharge à carte, qui s’achètent à divers points de vente. On prend une recharge en fonction de ses besoins.
        De cette manière on doit prendre une bien meilleure mesure de sa consommation…

  12. La démarche reste intéressante car il y en a vraiment marre de devoir toujours payer et subir les augmentations.
    Mais cela sera vraiment intéressant que le jour ou l’État ne donnera plus d’aide pour lui revendre l »énergie issue du photovoltaïque privé. Pour l’instant vivre en totale autarcie c’est une forme de liberté qui coûte plus cher puisque vous payez le KW 10 cts et EDF vous le rachète 30 cts.
    Urgence, lisez le livre interdit « Têtes à Flaques  » en ligne sur :
    http://www.thebookedition.com/tetes-a-flaques-thiellee-patrick-p-96895.html

    1. Nous ne revendons rien à EDF. Nous ne payons rien. Notre installation nous appartient. Aux vues des prix actuels (abonnements, prix du Kw etc…), notre installation sera « remboursée » dans 8 ans -> 11 500 euros / 8 = 1500 € par an. Après, ce sera de l’électricité totalement gratuite.

      1. Vu la façon dont vous gérez actuellement votre consommation, je ne pense pas que vous dépenseriez réellement 1500€/an si elle vennait d’EDF, si?
        Vous vous êtes appuyé sur votre consommation de l’époque ou vous étiez dépendant d’EDF pour faire le calcul, ou de votre consommation actuelle rationnalisé parce que justement vous n’êtes pas relié?
        Il serait intéressant si vous l’avez calculé, de voir la différence d’utilisation d’électricité depuis que vous avez emménagé dans une maison non relié au réseau.
        Sinon l’électricité ne sera jamais « gratuite », il faudra toujours changer les batteries de temps en temps (et probablement les panneaux solaires aussi qui n’ont pas une durée de vie réellement illimité), elle sera juste moins cher.
        (Mais juste pour être indépendant du réseau, je comprend le choix.)

  13. Haaa enfin de la bonne nouvelle !
    Hé bien, famille Drapher/Epimae, proches et ami(e)s associé(e)s,

    mes compliments sélectionnés !!!

    Voila un retour d’expérience que je vais décortiquer dans le détail.

    Excellente continuation dans votre projet

  14. Salut Drapher,

    Tout d’abord chapeau bas pour ce projet et un grand merci pour nous avoir fait partager les détails de ta réalisation.

    Je suis en train de terminer l’autoconstruction de notre maison et je commence à sérieusement peaufiner les détails de notre future installation elec pour espérer viser l’autonomie.

    Je suis aussi parti sur un Tristar pour le régulateur et du Victron pour le convertisseur. Je vais bientôt avoir 4 panneaux monocristallins de 250Wc en 48V et je vais construire une éolienne Piggott de 2000 W en 48V début de l’année prochaine.

    Mais, j’ai encore 3 zones d’ombre qui subsistent, peut-être peux-tu m’éclairer !!!

    Tout d’abord :
    Concernant les batteries, je penche pour le moment pour des Rolls surettes en 6V et 530Ah (environ 450€ l’unité : http://www.tieole.com/index.cfm?pageid=25).
    En effet, ces batteries peuvent encaisser 1200 cycles à 50% de décharge, par contre, elles nécessitent un entretient…
    Connais tu ces batteries ??? qu’en penses tu ???

    Ensuite :
    J’ai donc une production (PV + éoliennes en 48V) et je dois alimenter l’éclairage en LED, l’informatique et le frigo en 12V (+ le reste via le convertisseur bien entendu!!).
    Je pense donc faire un parc de batteries en 12V pour alimenter tout ça directement.
    Le problème concerne la transformation du 48V des PV + éoliennes en 12V. Je pense utiliser un tristar morningstar MPPT (réglé en sortie 12V), mais je ne suis pas sur que ça fonctionne (ça me parait un peu trop simple!!).

    Et dernier point :
    Je vais installer un ballon solaire et des panneaux solaires thermiques pour l’eau chaude sanitaire.
    Mais malheureusement, il est impossible d’avoir 100 % de l’ECS en solaire (sauf à accepter des douches froides en hiver !!!!!). Je pensais donc utiliser le surplus de la production elec pour alimenter une résistance (http://www.kitenergie.com/resitance-thermique-faible-tension-p-406.html?language=fr) dans le ballon solaire, mais :
    est ce que ça marche ??
    est ce que le tristar accepte de délester vers une résistance avant de convertir en 12V ??

    Voile pour mes questions du moment, si tu as des infos, des avis, des remarques … n’hésites pas.
    Et merci d’avance pour ta réponse.

    1. Salut Nob.
      Whooo : j’ai pas toutes les réponses, c’est tordu ton install :-)

      Concernant les batteries, je penche pour le moment pour des Rolls surettes en 6V et 530Ah (environ 450€ l’unité : http://www.tieole.com/index.cfm?pageid=25).
      En effet, ces batteries peuvent encaisser 1200 cycles à 50% de décharge, par contre, elles nécessitent un entretient…
      Connais tu ces batteries ??? qu’en penses tu ???

      De mes recherches, j’en ai conclu que le top reste les batteries scellées 12 Volts, sans entretien. Le Tristar se charge de les gérer (et donc d’effectuer des équilibres de charge etc… avec le programme N°1 (il y a 8 programmes)).
      Tu montes 4 batteries en série, tu as 48 volts. Et comme 220 Ah c’est pas énorme, tu remontes 4 batteries en série que tu couples en // : tu arrives à 440 Ah. Je n’ai pas trouvé mieux. Elles ont une durée de vie minimum de 12 ans et sont conçues pour aller jusqu’à 20 ans. Ces batteries sont conçues pour les décharges profondes, donc, on n’est pas sur les mêmes règles qu’avec les autres systèmes de batteries. Un peu de pub :

      La gamme Gel offre une durabilité en cyclage intensif encore plus grande et une durée de vie jusqu’à 20 ans. L’utilisation de matériaux de grande pureté et de grilles de plomb – calcium garantit aux batteries AGM et Gel un très faible taux d’autodécharge, ce qui permet de les stocker sur de longues périodes. Bien chargées en fin de saison, elles passeront facilement l’hiver sans entretien ni recharge.

      Comparées à des batteries acides, les batteries gel présentent de très nombreux avantages.
      La durée de cyclage
      La durée de vie en cyclage des batteries gel est relativement élevée, il faut compter entre 500 et 1200 cycles selon les types de technologies. Comme la durée de vie est assez importante, le prix est rentabilisé sur la durée, de plus, il y a un gain sur la performance.
      La haute technologie
      Les batteries gel ont une technologie robuste, ainsi qu’une bonne résistance aux chocs et et aux vibrations.
      Pas d’entretien
      Les batteries gel ne nécessitent pas d’entretien, ce qui est très avantageux puisqu’elles ne requièrent pas l’utilisation de produits spécifiques pour les entretenir.
      De plus, les batteries gel n’ont pas d’entretiens étanches, ce qui permet de les placer dans des endroits inaccessibles.
      Bonne résistance
      Les batteries gel présentent une bonne résistance cyclage profond, elles peuvent être déchargées complètement.
      Taux d’auto-décharge
      Le taux d’auto-décharge des batteries gel est relativement faible. En effet, il est compris entre 1 et 3% par mois.
      Faible dégagement
      L’utilisation de la batterie gel entraîne un faible dégagement d’hydrogène, donc pas de danger d’explosion ou de nuisance pour la santé.
      Moins de risques
      Les batteries gel ne provoquent aucun écoulement, donc, s’il y a un risque d’accident, il n’y aura pas de fuite d’acide.
      Hautes températures
      Les batteries gel ont une bonne tolérance aux températures élevées.
      Cycles répétitifs
      Les batteries gel sont adaptées aux cycles répétitifs, pour une utilisation quotidienne.

      J’ai donc une production (PV + éoliennes en 48V) et je dois alimenter l’éclairage en LED, l’informatique et le frigo en 12V (+ le reste via le convertisseur bien entendu!!).
      Je pense donc faire un parc de batteries en 12V pour alimenter tout ça directement.
      Le problème concerne la transformation du 48V des PV + éoliennes en 12V. Je pense utiliser un tristar morningstar MPPT (réglé en sortie 12V), mais je ne suis pas sur que ça fonctionne (ça me parait un peu trop simple!!).

      Là, je coince : pourquoi ne pas alimenter ton informatique, tes leds en 220 via le convertisseur ? (qui convertit ton 48 V en 220 V). Toutes nos lampes à led sont des 220 (des 4 et 5 watts, donc peau de balle). Le frigo est un 12 volts j’imagine ? Là, c’est problématique, parce que le régulateur fait 12 ou 24 ou 48 volts, il ne peut pas réguler du 48 et du 12. Ton parc 12 est en trop à mon sens, et si c’est juste pour un frigo 12 volts…un 220 basse consommation fait l’affaire à mon sens. Tes panneaux sont des 48 volts ? 4 X 250 Wc ça fait 1000 Wc, c’est peu. Mais couplé à l’éolienne de 2000 W ça peut aider, si elle tourne suffisamment. Mon avis, qui ne vaut que ce qu’il vaut, c’est d’avoir au moins 1500-1600 Wc en solaire. Du 48 Volts converti en 220. Mais ce n’est que mon avis.

      Je vais installer un ballon solaire et des panneaux solaires thermiques pour l’eau chaude sanitaire.
      Mais malheureusement, il est impossible d’avoir 100 % de l’ECS en solaire (sauf à accepter des douches froides en hiver !!!!!). Je pensais donc utiliser le surplus de la production elec pour alimenter une résistance (http://www.kitenergie.com/resitance-thermique-faible-tension-p-406.html?language=fr) dans le ballon solaire, mais :
      est ce que ça marche ??
      est ce que le tristar accepte de délester vers une résistance avant de convertir en 12V ??

      ALors ça… L’eau chaude par le solaire, j’ai abandonné, ça ne marche pas assez bien à mon sens. Mais tu fais un contresens : le régulateur Tristar ne convertit pas, il régule juste. C’est le Victron, le convertisseur, branché aux batteries qui convertit. Mais chauffer un ballon avec ton convertisseur, j’ai regardé, ça pompe trop, je ne m’y risquerais pas. Edit : ta résistance peut être branchée au ballon, directement depuis tes batteries. Mais combien elle va bouffer à chaque fois qu’elle doit chauffer l’eau ? Le cable : au delà de 4 ou 5 mètres, le 48 volts, on commence à avoir de la perte. A voir, à étudier en fait. Mais j’aurais peur de me faire vider les batteries par la résistance.

      Voili voilà. Beau projet apparemment toi aussi :-)

      Courage…c’est tellement bien de ne rien devoir à personne pour son jus… juste ça, c’est top ;-)

      1. Salut Drapher,

        Merci pour ta réponse.
        Bon, allons-y dans l’ordre !!!!

        « Whooo : j’ai pas toutes les réponses, c’est tordu ton install « 
        En fait, je ne penses pas que ce soit si tordu que ça (hormis la partie avec la résistance du ballon d’eau chaude !!!), c’est plutôt que j’essaie de compenser les lacunes d’un système qui ne fait rien pour que l’on soit en autonomie. Car dans une maison en autonomie, il faut un puissance telle qu’il serait logique de tout passer en 48V pour limiter les pertes. Et donc dans une société ou on favoriserai l’autonomie, les consommateurs serait eu aussi en 48V (LED, frigo, informatique …)
        Or, l’autonomie est principalement prévue pour des cabanons, des bateaux, des campings cars … donc en 12V, mais pas pour des maisons d’habitations…

        Concernant les batteries, la question est finalement :
        pour un prix identique, faut-il mieux privilégier un nombre important de cycles (en acceptant un léger entretien des batteries) ou des batteries sans entretient mais avec un nb de cycles inférieurs… Je vais continuer à creuser la question !!!!

        « Là, je coince : pourquoi ne pas alimenter ton informatique, tes leds en 220 via le convertisseur. »
        Tout d’abord, le 220V génère un champ magnétique qui « pourrait être » nocif pour la santé, de plus le convertisseur à une consommation propre qui génère des pertes.
        Mon objectifs est donc de faire fonctionner le 12V toute la journée (pour la consommation courante : LED, informatique et frigo) et le 220V pour les besoins spécifiques (machine à laver, imprimante …).
        L’idée est de laisser le convertisseur éteint et de ne l’allumer que quand on en a besoin, ainsi il n’y a pas trop de champs magnétique nocifs et pas de perte liée à la consommation de ce convertisseur (pour info, je me suis pas mal basé sur les infos de Marc Gironce : http://maisonautonome.over-blog.com/article-648687.html)

        « Là, c’est problématique, parce que le régulateur fait 12 ou 24 ou 48 volts, il ne peut pas réguler du 48 et du 12. « 
        En fait, c’est pour cette raison que j’avais opté pour un régulateur MPPT qui (à priori) peut passer les 48V de production en 12V pour l’envoyer vers les batteries (puis LED, info et frigo). L’idée est de le régler en 12V et de lui envoyer du 48V … et de le laisser gérer (et c’est la où je place le : ça me parait un peu trop simple!!)

        « L’eau chaude par le solaire, j’ai abandonné, ça ne marche pas assez bien à mon sens » :
        Tout à fait, on ne peut pas avoir 100 % de l’ECS en solaire

        « Mais tu fais un contresens : le régulateur Tristar ne convertit pas, il régule juste » :
        Je parle de conversion, car pour moi, je lui envoie du 48V et il me ressort du 12V grâce à la technologie MPPT (cf plus haut!!)

        « ta résistance peut être branchée au ballon, directement depuis tes batteries ».
        « Mais j’aurais peur de me faire vider les batteries par la résistance. »
        Je me suis mal exprimé. L’idée n’est pas de pomper le jus des batteries, mis d’utiliser le surplus produit par les PV + éolienne quand les batteries sont pleines et qu’il n’y a pas de consommation.
        Ce qui amène ma question : « est ce que le tristar accepte de délester vers une résistance avant de convertir en 12V ?? » (d’ailleurs j’aurais du dire réguler en 12V plutôt que convertir en 12V).
        Car, à ce que j’ai compris, le gros radiateur sur le Tristar sert justement à délester/convertir le surplus de production en chaleur.
        L’idée est de ne pas utiliser ce radiateur mais une sortie reliée à la résistance (si cette sortie est prévue…. là est la question !!!!!)

        « Le cable : au delà de 4 ou 5 mètres, le 48 volts, on commence à avoir de la perte ».
        Le cable qui va du régulateur au ballon fait une dizaine de mètres et est en 16² ce qui devrait lui permettre de passer 22A (1000W) avec 2 % de pertes ou 56A (2600W) avec 5 % de perte, ce qui devrait aller !!

        «Courage…c’est tellement bien de ne rien devoir à personne pour son jus… juste ça, c’est top « 
        C’est vrai, on est pas difficile, on demande juste à être en autonomie, quoi de plus normal!!!!!!!!!!!

        Voilà pour les précisions.
        Qu’en penses tu ???

        1. Oui, très bel installation tout ça,
          mais le truc qui m’interpelle c’est effectivement pourquoi convertir toute l’électricité en 220V?
          alors c’est peut etre beaucoup plus simple au quotidien,
          mais beaucoup d’appareils électriques fonctionnent en basse tension /courant continu, il suffit alors d’adapter des versions allumes cigares de leur chargeur pour récupérer directement le 12V (pour la plupart des petits appareils électroniques avec un chargeur, des portables….); on trouve sans problèmes des ampoules dans toutes les tensions (donc 12 ou 48V ça doit exister); et ya même toute une gamme d’appareils spécialement fait pour être alimentés en 12V (frigo, ecran, et surement plein d’autres trucs…), même si le choix doit etre un peu limité.
          Reste quelques appareils en 220V qui doivent de toute façon passer par un convertisseur (machine à laver, four si pas au gaz, ordi fixe…). Les convertisseurs je crois dépensent beaucoup d’énergie pour la conversion, et le transformateur derrière qui va reconvertir en basse tension va dépenser encore pas mal d’énergie (testé un ordi portable par un convertisseur 220v sur une batterie 12v, et avec un chargeur direct 12V, la différence d’autonomie de la batterie était presque du simple au double). La conversion BT/BT est aussi à priori pas trop couteuse en energie. Ensuite je sais pas ce que ça donne avec du 48V.
          J’imagine que ce genre d’installation implique de toute façon que le chauffage, la cuisine et le chauffage de l’eau ne se font pas en électrique (gaz, chauffe-eau solaire, bois?)? qu’est ce que tu utilises du coup?
          Après c’est peut surement du pinaillage, et ça doit surement être un petit peu plus compliqué au quotidien.

          1. « mais le truc qui m’interpelle c’est effectivement pourquoi convertir toute l’électricité en 220V? »

            Plusieurs raisons:

            * Comme tu le dis, le choix des équipements. Est-ce qu’il vaux mieux un frigo 12V mal isolé ou un frigo 250V de haute qualité ?

            * Le vrai problème c’est l’intensité. Pour une même puissante, il faut passer plus d’ampères en 12V/24/48V qu’en 250V. Or, l’intensité c’est ce qui fait les pertes en lignes dans les câbles, par échauffement. Donc il faut des câbles plus gros (beaucoup plus gros, même, en 12V), ca créé aussi des pertes.

            * Il existe a présent d’excellents onduleurs/convertisseurs 250V à haut rendement. Certes c’est pas le genre de truc vendu à Norauto, en terme de prix, mais c’est quand même très bon.

            * Pour la conversion BT/BT aussi, il existe plusieurs techniques. Des bêtes régulateurs à dissipation type 7405 aux systèmes plus complexes et très efficace.

            A mon sens, un truc intéressant à faire serait par contre pour les 10aines de petits transfo « bloc » des chargeurs qui produisent tous du 5 ou du 12V (chargeurs, réveils, ….) par exemple, donc en moyenne quelques milliampère.
            Mon idée était de faire un « rail » 12 et 5V en plus dans la maison, et de les y brancher dessus derrière un convertisseur DC/DC de bon rendement. A voir si c’est réellement nécessaire…

            D’accord sur le reste, par exemple que le fait que ce qui est chauffage ne doit pas être électrique.

  15. Bon ben tiens, j’ai une question aussi, qui concerne « l’avant » autonomie électrique :
    Lors des travaux de construction de la maison, sur le chantier êtiez-vous déjà autonome en électricité, ou avez vous réalisé une installation provisoire type « chantier edf » (ou groupe électrogène, ou ….) résiliée ensuite ?

    Merci

    1. On a tout construit avec un groupe électrogène. Mais il y avait peu de demande, puisque c’est une maison en briques alvéolées de 30 cm d’épaisseur, scellées au ciment colle (3 minutes à mélanger avec une perceuse et un mélangeur au bout pour un seau qui fait 20 briques en moyenne). Juste le béton des châinages verticaux et horizontaux avec une bétonnière : là c’était plus long, et on alimentait la bétonnière avec le groupe. Mais dans l’ébsolu, un groupe, pour construire ça le fait. Eviter les chinois : j’en ai tué deux en 2 semaines. Pas chers, mais c’est de la merde. J’ai fini par acheter un groupe à 500 euros, dans une coque plastique, il tourne toujours impeccable. On s’est logé dans une petite location en attendant de pouvoir rentrer dans la maison à 3 km de notre chantier.

      1. ok merci, très intéressant,
        la proximité avec le chantier c’est un aspect important, pour garder un oeil sur les matériaux, et s’éviter un bon paquet d’allers-retours …
        On envisage ossature bois, donc ça devrait être faisable itou

    1. Pour le permis de construire, ce n’est plus vrai : il ne faut pas dépasser 20 M2 et 1,80 de haut pour se passer de permis/et ou autorisation municipale.. Donc, le permis est obligatoire dans le cadre de cette maison.

  16. Bonjour,

    Merci pour cet article très interessant; je ne pensais pas que pour ce budget, on pouvait avoir une maison autonome.

    Petite question : avez vous passé le label BBC ?

    Et petite remarque, j’ai aussi de la brique monomur, mais avec l’enduit (qui etanchéifie), je ne vois pas trop comment se passer de VMC.
    De plus, il me semble que le label BBC impose des VMC dans les salles d’eau et locaux techniques (on a du en rajouter une d’urgence dans la buanderie, d’ailleurs).

    1. Nous ne voulons pas passer de label BBC, parce qu’il est absurde sur pas mal de points. Nous savons que notre maison est basse consommation : la résistance thermique des monomurs, leur capacité de transfert thermique (diffusion de la chaleur), vérandas ouvertes sur le sud, résistance thermique du toit élevé, le solaire et le chauffage bois avec un poêle BBC, etc…
      Les enduits rendent la maison étanche (à l’air), mais il n’y a aucune obligation concrète à poser une VMC : renouveler l’air est bien plus sain en ouvrant des fenêtres et portes 10 minutes chaque jour que de laisser circuler en permanence de l’air dans des tuyaux qui deviennent très vite sales et charrient plein de saloperies. En plus, ça consomme de l’électricité une VMC.

      C’est en tout cas notre approche. Le monomur est un matériau très sain, et si l’on ne pose pas de cloisons (à proscrire), juste un enduit, type plâtre par exemple, ce sont des maisons avec un taux d’humidité proche de 0% : pas d’humidité ni moisissures. Donc, la VMC…ça nous semble franchement un truc à la gomme, et borné.

      Mais les consuels y obligent à la VMC. Nous, sans EDF, pas de consuel, donc…pas d’obligation.

      1. Je suis assez d’accord, le BBC est assez contraignant, mais il donne droit à une réduction d’impôt interessante.
        Il existe par ailleur des bouches VMC qui se déclenchent à la presence, et aérer la salle de bain quand il fait -10°C dehors, c’est pas génial pour celui qui passe après ;)
        Le BBC a néanmoins l’avantage de noter un bâtiment sur sa consommation en energie primaire (kWhep), donc exit les chauffages elec et autres absurdités.
        Pour ma part, la moitié de la consommation en energie primaire de la maison vient de l’ECS, et pourtant, c’est tout au gaz.
        L’etude thermique du bâtiment est souvent bâclée, car elle devrait prendre en compte tout ce que tu as décrit : baies vitrées au sud, etc … mais le travail est tellement enorme que le technicien qui fait ça passe par de grosses approximations. De toute façon, c’est quasi impossible à calculer precisement : exemple si tu as un arbre qui fait de l’ombre à ta baie vitrée : moins de vent, mais moins de soleil aussi …

        Il serait interessant de calculer ta « note » BBC de manière empirique (en kWhep/m²/an) lorsque tes travaux seront terminés.

        Pour l’humidité, le confort idéal se situe en général entre 30% et 70%. Surtout pas 0 !

        En tout cas si tu n’as pas de soucis d’humidité dans les salles d’eau d’ici quelques années (sans VMC) je dis bravo.
        Autre avantage de la VMC : elle met en depression les pièces qui generent des odeurs. Il est peu agréable d’avoir des odeurs de cuisine et de toilettes dans les pièces à vivre.
        Ceci dit il y a aussi des bouches d’aération non mécaniques, qui fonctionnent par convection naturelle.

        Bref, ce genre de détails (odeurs, humidité), c’est à voir sur le long terme. Mais je reste sceptique quant à l’idée de se passer totalement d’aération : je trouve nettement plus sain d’avoir une petite circulation d’air constante, partout dans la maison : il vaut mieux que la poussière se depose dans les conduits d’aération qu’autre part (et aérer 10minutes n’empechera pas l’air de stagner 23h50 par jour).

        1. Concernant la ventilation, il peut être intéressant de mettre un système double flux. Ça permet de chauffer l’air qui rentre avec l’air qui sort, et du coup c’est plus économique qu’une fenêtre ouverte. Mais si vous vous chauffez au bois, ça revient à consommer un peu d’électricité/solaire pour optimiser la consommation de bois. Il faut voir quelle est la ressource la plus rare dans votre cas.
          On peut optimiser encore plus ce système en faisant passer le circuit de ventilation par le sous-sol (voir puits canadien).

  17. drapher a raison pour la construction de la cabane il faut un permis de construire.
    frigovide a aussi raison car si tu t’impreignes bien des pages 33-34 que tu puisses retranscrire a l’oral l’essence de la pensée quelles contiennent , devant quiconque , un tribunal , un élu ; des flics ;
    le permis t’en a définitivement pas besoin …….

      1. Du coup j’ai des questions.

        Dans le permis de construire, as-tu précisé que tu ne serais pas relié à EDF ? Parce que normalement l’un des points de ce permis c’est la viabilisation du terrain…. Si oui tu n’a pas eu de problèmes ?

        Ensuite, as-tu prévu (au niveau tranchée, tableau elec,…) la mise en place d’EDF pour plus tard, par exemple dans un but de revente ou si tes enfants veulent la revendre un jour.

        Enfin, au niveau assurance , ça se passe comment ?
        Car si je suis d’accord avec toi concernant le Consuel (encore un monopole d’état très lucratif) , beaucoup d’assurances refusent d’assurer sans ce papier… (Et j’ai aussi constaté que ça refroidi certaines banques, donc maintenant j’en parle plus quand je vais en rendez-vous).
        Les mentalités des institutions sont très frileuses et très « suivistes » , tout ce qui sort de l’ordinaire est suspect…

        Merci

        1. Un terrain viabilisé, c’est un terrain qui a l’adduction d’eau. EDF, c’est en plus, et ce n’est pas nécessaire pour la demande du permis de construire. Un permis peut être demandé pour un terrain constructible, point barre. Rien n’a été fait pour permettre la mise en place future d’EDF : le projet est véritablement de ne pas avoir EDF. Donc, les enfants se débrouilleront, avec ou sans EDF : la maison est électrifié et sans factures, qui nous en veut ? Pas grand monde en réalité…ah si : EDF…

          Niveau assurance : la MAIF ne nous demande rien. La Banque a exigé que les fondations et la dalle soient effectuées par un pro, uniquement. Rien d’autre.

          1. M’étant occupée de la demande de permis (nous ne nous sommes pas adressés à un architecte), je peux répondre sur plusieurs points.
            L’obtention du permis est soumis à 3 points :
            1. Un certificat d’urbanisme : il va attester que le terrain est constructible, viabilisé (raccordé à l’eau) et que donc une demande de permis peut être faite
            2. Un pré agrément du SPANC quant à la future évacuation des eaux usées
            3. Quand le 1 et le 2 sont positifs, alors la demande de permis débute, la construction va être validée selon les règles locales, régionales et nationales de construction, et au bout de 2 mois si c est bon, on vous donne l’autorisation de construire.

            A aucun moment, le raccordement à edf rentre en compte. Preuve en est notre maison qui n’est pas raccordée à EDF du tout (aucune ligne va à notre maison). J’avais souligné dans la notice de construction (pièce obligatoire au permis) que la maison ne serait pas raccordée au réseau. Je n’étais pas obligée de le faire, mais j’ai préféré jouer transparent car le me méfie des petites communes.

            Tout cela pour dire que pour construire sans permis, cela devient quand même rudement difficile. Savez vous que le SPANC commence à venir contrôler toutes les fosses d’épuration individuelles, donc si vous n’avez pas de permis, vous êtes mal.

            Après une fois une maison construite sans permis, on n’est jamais à l’abri d’une dénonciation de voisin et j’ai suffisamment vécu dans des petits villages pour vous dire que cela existe… beaucoup… Votre pelouse est mal taillée allez hop une petite dénonciation… Votre petit dernier braille pour s’endormir, alllez hop petit coup de fil à la mairie. Ce n’est pas de la paranoïa mais du vu.

            L’assurance elle s’en fout, la banque elle veut juste une garantie décennale, et on l’a. Donc pas de souci avec cela.

            Quant à la vente d’une maison sans edf, je pense que nous devons commencer à penser différemment et je pense que dans quelques années, pas si longtemps que cela, ce sera au contraire un plus de vendre une maison non énergivore et sans facture. J’en suis persuadée, surtout quand je vois des personnes avec de relativement bons salaires qui en ce moment ne peuvent plus payer leurs factures edf gdf, et qui restreignent chauffage, bain etc… chez eux.
            On change d’époque, faut s’y faire!

          2. @epimae
            tu écrie « J’en suis persuadée, surtout quand je vois des personnes avec de relativement bons salaires qui en ce moment ne peuvent plus payer leurs factures edf gdf, et qui restreignent chauffage, bain etc… chez eux. »
            Là tout de même sois sur le « relativement »on n’est pas d’accord ou alors dépoiler la consommation du ménage et voir où sont les priorités ?
            tout de même je voudrais pas faire mon troll, le confort d’un ménage c’est quoi .
            Notre société a tellement changé vite, que l’on n’arrive même plus à se rappeler comment nous avions froid en hiver et chaux en été, bien sure je caricature, mais bon !
            je trouve dans ta réflexion sur l’autosuffisance en électricité un problème majeur il s’adresse d’abord des personnes qui peuvent installer est financé ce type de projet .
            de toute façon pour vous il ne s’agit pas que d’indépendance électrique, à vous lire il me semble avoir compris que votre mode de consommation ceux fait de façon plus résonner .
            cela rejoint aussi le problème futur pour des pays comme les nôtres de l’eau potable dans un avenir proche, fini les bains à gogo, sauf pour le riche . un retour en arrière extraordinaire propice a de nouvelles révolutions .
            je ne suis jamais à l’abri d’écrire une connerie, mais il me semble que c’est dans l’adversité que l’on reconnais c’est faiblesse, jais moi-même vécue dans un état de pauvreté , connue la faim,le froid , dormis avec des clochards dans des villes, une époque lointaine, jais voyagé avec des mendient céleste sur des montagnes, manquer d’eau, jais us peur du noir absolut dès nuit avec trop de nuage pour que la lune éclaire ma route, cela je crois me fait voir la magie de l’électricité est l’eau potable qui coule à flots de façon différente .
            pour conclure tous les artifices qu’elle qui soit comme l’énergie solaire, ne pourra jamais me faire oublier que les riches abusent de leur confort au détriment des pauvres , la lutte des classes que l’on croie fini resurgira avec le futur conflit énergétique , Et je ne mens réjoui pas .

          3. On est déjà dans une lutte des classes.
            Warren Buffet à dit : « Il y a une lutte des classes, évidemment, mais c’est ma classe, la classe des riches qui a mène la lutte. Et nous sommes en train de gagner.

            Pour info, en France en 1980, le profit récupérai 30% du PIB.
            En 2010, on est passé à 40% (pour un PIB de 2000 milliards d’euros).
            Ça fait quand même 200 milliards de perdus par an!!!
            Et Sarkozy a proposé de passer à 50% du PIB!!!

  18. @drapher

    EDF sent fout à partir du moment ou ça reste minoritaire, le jour où disons le quart des 27 millions de ménage, les personnes vivant dans des habitations mobiles, les mariniers, les sans-abri, et les personnes vivant en communauté foyers de travailleurs, maisons de retraite, résidences universitaires, maisons de détention… sont considérées comme vivant hors ménage.
    Fera leur installation tu peux être sûr que là des lois interdisant ce type de fonctionnement arrivera au parlement et serons voté..
    bon d’accort c’est pas le sujet de ton article.
    mais sais plus pour aller dans ton sens quand tu écrie « l’Etat te pète en deux »
    ton expérience de maison détruite la pour le coup relier a cette histoire de permis de construire me fait penser a une connaissance qui penser berner les pouvoir public en construisent son habitation en forme de bateau , pour ta par cette destruction tu la voyer venir . sur qu’elle type de terrain la tu construis le tien ou un squatter , ci sais pas trop indiscret bien sure ;).

  19. Bonjour Drapher

    Nous comptons prochainement nous équiper en solaire en autonomie totale, et nous avions comme schéma exactement le même que le tiens. J’avais par contre pensé à acheter les batteries Gel en Chine (beaucoup moins cher), mais j’ai vu que tu déconseillé l’achat des panneaux. Tu penses que c’est applicable aussi aux batteries ?

    Autre question, as tu un module de contrôle de charge de tes batteries, ou de surveillance de consommation journalière ? J’ai vu qu’il en existait aussi chez Victron (Victron Net ou quelque chose comme ca) mais ce n’est pas non plus donné.

    Merci de tes réponses,

    1. Salut Julien : les batteries-gel vendues par Victron sont… »made in China ». Donc…, les panneaux et le reste sont vraiment hollandais, mais pas les batteries. J’espère qu’elle ne me feront pas des siennes. Pour l’heure, tout va bien.

      Alors, pour le contrôle des charges, le régulateur le fait : avec les led (mais c’est léger), ou autrement avec du RS232, à l’intérieur du régulateur Tristar.
      Seul truc : c’est un soft Windows, et je n’ai pas de windows, il va falloir que je le virtualise un de ces jours.

      Donc pas la peine d’acheter un truc en plus du régulateur : il te donne (presque) toutes les infos. Après, si tu veux un afficheur de la charge, taux de remplissage des batteries etc, ça s’achète. Comme ça, c’est sur le mur.

    2. Bonjour Julien,

      J »ai aussi pour projet de partir sur une autonomie totale (cf post plus haut!!), et je bloque aussi sur le batteries.
      Peux tu nous donner les références + prix de tes batteries GEL, afin de voir ce que ça donne niveau tarifs.

      Merci d’avance

      1. Le kit 24 ou 48 volts de 1080 Wc
        http://www.ecolodis-solaire.com/kit-photovoltaique-pour-site-isole-15/kit-photovoltaique-site-isole-1080wc-24v-ou-48v-818

        Les batteries seules : http://www.ecolodis-solaire.com/batterie-gel-solaire-12v-victron-80/batterie-gel-12v-220-ah-591

        J’ai monté deux kits de 1080 Wc d’où les 12 panneaux et 8 batteries.
        J’ai ajouté ensuite un convertisseur, fait retirer un régulateur d’un kit (inutile) et ajouté deux boitiers de liaison parallèle + du câble.

  20. @Drapher merci pour tes réponses, je ne savais pas que tu pouvais faire la liaison avec le pc sur un soft WIN avec le régu Tristar. Qu’en est-il d’un régulateur Victron ?

    Concernant les batteries gel, il y’a des prix extrèmement compétitifs (moins de 200€ la batterie) via des grossistes chinois que j’ai trouvé sur alibaba.com Certains acceptent d’envoyer une faible quantité (10x 12V 200Ah), en fret visiblement = 1700 Euros. Soit 4x moins cher que des Victron. Reste à rajouter la TVA 19,6% et d’éventuels frais de dédouanement (dont je n’ai pas encore connaissance)… A creuser

  21. Bonjour,

    Je vous remercie pour vos explications ; elles m’ont été précieuses pour comprendre concrètement les aspects techniques qui soutendent à la réalisation d’une centrale PV.

    Je souhaite être « Out Of Grid » l’année prochaine, dans la Creuse où se trouve l’habitation OSB de 52m2 où de vais m’installer seul (ça c’est pour le dimensionnement de la consol).
    Je pense me contenter de 1kW/jour, en zappant l’ECS par ballon, la plaque induction..) en leur préférant le gaz (où en me servant du poêle à bois).
    J’en suis arrivé à dimensionner ma centrale PV comme suit : 1200Wc (faut-il 6*200Wc ou 12*100Wc ?) montés pour sortie en 24V, régulateur 40A, 2 batteries 12V-220Ah montées en série et un onduleur 350VA.

    Là où je veux en venir, c’est que pour en arriver à ce compromis, j’ai énormément utilisé le site de simulation « http://re.jrc.ec.europa.eu/pvgis/apps4/pvest.php » ; et donc, avec ce site, je n’arrive pas à retrouver le rendement que vous annoncez (et je sais que vos infos sont un retour sur la réalité donc fiables).

    Pourriez-vous me dire ce que vous pensez de ce site ? (et accessoirement du ma future installation)

    Merci

    1. Bonjour, je commence à avoir pas mal de données récoltées de mon régulateur et d’un voltmètre, pour mieux savoir ce qui rentre dans mes batteries. Il est indispensable aussi de calculer par avance votre consommation moyenne. J’ai acheté un bête boitier de calcul de consommation, branché sur chaque appareil pendant 24h pour avoir un résultat fiable.

      Il se trouve qu’en moyenne nous consommons autour de 1400 watts par 24h. Un frigo/congélo (550 watts / 24h), des lampes leds 5 watts, un modem satellite, un switch, des ordis, et le convertisseur qui lui, tourne 24h/24. Il consomme 16 watts, mais ça fait quand même 384 watts par 24h.

      Bref, au final, tout se joue sur les périodes de pluie, de nuages. Dans ces périodes là, notre système de 2160 Wc (les 12 panneaux 180 wc) peut rentrer à peine 1000 watts par jour. Nous bouffons donc de la capacité des batteries, et c’est là que la capacité (les Ah) est importante.

      Nous avons 440 Ah, et cela donne en gros 3 semaines d’autonomie, sous la pluie.

      Je regrette une chose : nous n’avons pas fait attention, le régulateur est un Morningstar, une marque américaine de qualité, mais il n’est pas MPPT, et ça c’est une très mauvaise chose.

      Il faut un MPPT : optimisation de +30% de la charge des panneaux, surtout avec temps nuageux… Nous allons donc en installer un à terme.

      Les panneaux : préférez 6 panneaux de 200 Wc à 12 de 100 Wc : plus performants. Monocristallins, évitez les chinois, prenez du hollandais.

      1200 Wc : vous n’allez pas charger grand chose, il faudrait que vous ayez une consommation vraiment très basse, ou un ensoleillement à l’année très important, du genre le sud est de la France.

      Il y a plein de manière de calculer votre centrale PV, mais il est très difficile de savoir ce qu’elle va rentrer fonction du climat, donc du soleil. Ce qui est certain, c’est qu’en France, il me semble qu’il faut au moins 1,5 à 2X en champ solaire (Wc) votre consommation quotidienne. Donc, pour une conso de 1 Kw/24h, il vous faut au moins 1500 Wc, voire plutôt, 2000 Wc.

      Pour les batteries, à plus de 1600 Wc, il faut passer en 48 Volts. Entre 1200 et 1600 watts, 24 volts. Sinon, 220 Ah, vous êtes trop court, il vous faut une sécurité plus importante d’autonomie, donc si vous prenez des 220 Ah, il faut les monter en parallèle pour avoir du 440 Ah. Pour un champ de 1200 Wc, le 12 volts est suffisant, c’est ce que j’ai vérifié un peu partout.

      Monter 4 batteries de 220 Ah en parallèle me semblerait plus pertinent : 880 Ah de capacité, et un convertisseur 12 volts avec un régulateur MPPT.

      Pour ma part, quand le beau temps est là, avant ou après l’hiver (le soleil est plus haut, plus chaud, donc ça charge mieux) mon champ solaire produit jusqu’à 4 fois ma consommation. Mais pour éviter d’abimer les batteries en déchargeant trop longtemps et trop souvent l’hiver, je vais installer une petite éolienne de 1 Kw (48 Volts) sur un mat. Nous sommes sur un plateau, très venté l’hiver, nos batteries seront maintenus au maximum, même la nuit. L’autonomie sera optimale à ce moment là, à mon sens. Ah oui, dernière chose : le seul moyen de connaître ou en sont vos batteries en terme de capacité est d’investir dans un moniteur de batterie (150 euros). Les régulateurs ne donnent jamais de véritables informations fiables sur la capacités réelle restante des batteries.

      Bien à vous.

  22. Merci pour vos précieux conseils.

    Je vais prévoir un champ de 2000Wc et tout chainer en 48V avec un régulateur MPPT (et 8 batteries 12V-224h).
    Je pense investir dans un suiveur horizontal car le gain est – parait-il – de 30° (je règlerai manuellement l’azimut, une fois par mois).

    Il semble important d’avoir les câbles les plus courts ; je mettrai donc tout dans un local proche des panneaux et tirerai des câbles pour le 230V-AC (moins de pertes). Cependant, il peut être intéressant de tirer une ligne en 48V pour alimenter un maximum d’appareils en continu (mais il aura peu de pertes car cette ligne fournira peu de puissance.
    Peut-on transformer du 48VDC et 12VDC ?

    Quoiqu’il en soit, je suis malheureusement convaincu que cette installation (8k€ rien que panneaux+batteries !) ne sera peut-être jamais amortie de mon vivant au vu de mon âge (50 ans) et du prix du kW EDF (0,1211€TTC/kWh).
    En effet, même si je compte le kWh au double du prix actuel (0,2422€, ce qui est possible dans 10 à 15 ans) et ma consommation jour à 1,5kWh, ma consommation annuelle se monterait à 210€ TTC (abonnement 6kVA de 78€ inclus).
    Donc, même en 20 ans, j’aurai à peine amorti la moitié du prix de mon installation ; je veux bien que de passer à une énergie verte relève d’une approche écologique, mais il me semble que c’est souvent un investissement à parte.
    Comment voyez-vous l’amortissement de votre installation ?

    Best Regards

  23. Oui, le 2000 Wc avec du 48 V + MPPT, orientation des panneaux, et une capacité à 440 Ah, c’est ce que j’ai fait (sauf pour le MPPT) et ma fois, ça tient la route. Je répète qu’une éolienne l’hiver me semble intéressant pour ne pas faire baisser trop longtemps les batteries (en dessous de 50% de capacité) si mauvais temps trop longtemps. Mais avec 52 M2, si vous n’avez pas plein d’appareils, vous devez peu consommer.

    Pour l’amortissement : je ne calcule rien là dessus, pour une simple et bonne raison, je ne veux pas d’EDF, je veux être autonome, point barre. Donc, c’est mon choix. Les compteurs intelligents arrivent, avec la possibilité à terme qu’ils puissent agir sur les appareils, chez les gens…imaginez un peu la misère d’être sous le joug d’un compteur EDF qui vous brime ou décide pour vous de vos consommations…

    Sachant que nous n’avons aucune idée de comment va tourner la guerre énergétique en cours, je crois que mon poêle à bois et mes panneaux vont faire baver pas mal de monde sous quelques années. Donc wait and see. C’est un choix. D’autonomie. J’investis pour avoir la paix, pour me permettre d’envoyer chier EDF, pour ne devoir rien à personne, pour gérer moi-même mon énergie.

    Le coût du watt EDF, je m’en cogne ;-)
    Moi, tous les mois, personne ne m’envoie de factures électriques…
    Et bien que me rapprochant dangereusement des 50 ans, je ne doute pas de ma capacité à durer plus longtemps que mon installation : les technos vont évoluer, j’adapterai.

  24. Moi aussi je sais que je serai ravi de ne plus avoir la menace EDF au dessus de ma tête ; c’est déjà un plaisir de rouler en VE et de ne plus avoir rien à foutre du prix de l’essence à la pompe, bien que l’auto électrique est là aussi un investissement qu’il est difficile d’amortir. A ce propos, je vais – à regret – devoir revendre mon VE, car il faudrait une installation de malade pour la recharger (15 heures sur du 230V/16A, car la batterie fait 57kW) et il y aurait trop de décharges profonde des batteries, ce qui les ferait vieillir avant l’heure).
    Il faut effectivement se méfier d’EDF : c’est bien eux qui ont poussé il y a qq années les gens à passer au « tout électrique ». C’est encore eux qui nous rackettent sous réserve de d’entretien des installations (x fois amorties). Et quant au frais de démantèlement des centrales nucléaires qui nous pendent au nez à tous (et pas seulement aux abonnés EDF), j’en frémis d’avance.
    Je comprends donc tout à fait vos motivations et apprécie votre enthousiasme.

    Pour revenir aux aspect techniques, je ne suis finalement pas sûr que le « Tracking » ne coûte pas plus cher que d’ajouter des m2 de PV fixes ; je vais creuser le sujet (auto-construction d’un suiveur ou ajout de panneaux.
    La concentration des rayons par ajout de miroirs inclinés (ou tôles brillantes) sur les côtés me semble un moyen économique d’augmenter le rendement des panneaux (ce qui compenserait l’absence de traqueur) ; qu’en penses-vous ?

    La première chose que je vais faire c’est de dimensionner/réduire ma consommation et faire un bilan sur 1 an.
    Pour un complément par éolienne, je vais attendre de voir comment mon futur terrain sera venté, car par vent faible-moyen le rendement est très faible. Par contre, l’ajout d’un panneau solaire thermique pour l’eau chaude sera intéressante pour les 6 meilleurs mois de l’année (et ça ne coûte pas cher en matos).
    Si vous avez un site bien venteux, l’éolienne vous sera utile, car avec votre champ de 2160Wc, ça ne doit être facile (par temps couvert) de couvrir votre besoin de 3kW/jour

    Encore merci pour votre sympathique page qui m’a fait réaliser qu’une installation PV n’était si compliquée à faire par soi-même (pas besoins de payer 50% de plus pour qu’un pro connecte les fils à ma place) ; la possibilité d’auto-construction d’une station PV est un des avantages à ne pas revendre à EDF, qui décevra sans doute ceux qui ont signé pour 20 ans la revente de leur production (le prix d’achat du kW n’est ré-évalué que pour 20% de son prix global).

    1. En fait nous n’avons pas un besoin de 3kW/jour : c’était ce que j’avais calculé au départ, et ça se révèle faux, nous sommes autour de 1300-1500 kW/jour.
      Mais dans l’absolu, l’éolienne va être là surtout pour optimiser la durée de vie des batteries en empêchant celles-ci de descendre en dessous de 80% de capacité (charge la nuit, vent nocturne fréquent). Pas plus.

      Le coup des miroirs est amusant, je n’y avais pas pensé : à étudier. Pour le tracking, c’est trop pénible pour l’instant à monter pour moi, j’ai d’autres priorités, entre autre : finir les intérieurs de la maison. A voir plus tard, mais le prix des cadres et moteurs me semble un peu élevé à première vue.

      1. Salut,

        * Que pensez vous des éoliennes hélicoïdales qu’on voit parfois ?
        Apparemment le rendement est meilleur par vent faible, quoique plafonnant rapidement par vent soutenu. Pour moi l’important est de maintenir une charge batterie quand les panneaux ne donnent pas, donc pas besoin de grosse puissance.

        * 1500kWh/jour, ok, mais moi ce qui me limite c’est la conso en pointe: je souhaite pouvoir tirer ponctuellement 10-15A @ 250V , le reste du temps étant assez limité. Or, une telle puissance demande un surdimensionnement des équipements, ce qui revient vite cher..

        * Pour le tracking je compte le faire « a la main », avec une structure bois à 4 positions (beau-frère charpentier m’aidera pour la mise au point :-) )

        Merci de ces échanges !

    1. La durée de vie des batteries est dépendante du facteur de décharge : plus les décharges sont importantes, moins elles durent. Les « Deep cycle » (batteries gel au plomb scellées) de cette habitation sont faites pour les décharges profondes, elles sont chères mais censées durer 12 ans. Mais avec trop de charges/ décharges importantes, leur durée de vie peut être raccourcie : 5, 6 ou 8 ans. C’est pourquoi, après un hiver écoulé, je vais installer une petite éolienne pour optimiser la charge, que les batteries se déchargent très peu (jamais en dessous de 80%-90%.) Si les batteries restent au dessus de 80%; la durée de vie est très importante : > 12 ans.

      Dans l’absolu, ne calculer que le prix vis-à-vis d’ERDF est un peu limitant. Etre autonome en énergie est une démarche, pas seulement un gain financier. C’est en tout cas mon avis. Sachant que pour une habitation neuve, en DiY, il n’y a pas de consuel, donc on peut faire son électricité soi-même, pour presque rien. Avec EDF : sans électricien, no way. Donc l’électricien plus le consuel, c’est très très cher…
      Tout ça est un pari sur l’avenir et un confort personnel : être indépendant. Ca n’a pas de prix pour moi :-)
      P.S : les technologies de stockage évoluent très vite, donc des batteries à durée de vie très importantes vont arriver, ce qui règlera ce problème d’usure.

  25. Bonjour,

    On ne dit pas ampérage mais intensité. Et une valeur en Ah ne désigne pas une intensité, mais une capacité.

    Avez-vous réfléchi au court de votre démarche sur le coût en énérgie et pour l’environnement de la fabrication des panneaux solaires et des batteries ?

  26. Bonjour, et merci pour ce partage.

    belle expérience qui donne envie de franchir le pas, il ne reste plus qu’à … .
    L’avantage pour moi, est d’avoir beaucoup d’ensoleillement (nouvelle-calédonie), l’inconvénient, le coup du matériel, surtout le transport.

    1. En Nouvelle Calédonie, alors là, c’est top : je vois bien de mon côté, dès que le soleil a repointé un peu son nez, en février, les batteries sont remontées très vite. Depuis début mars, dès qu’il y a un peu de lumière, on est très rapidement en charge maximale. Et on consomme en moyenne autour de 1800-2000 watts par 24h… Donc, à conso égale, un système deux fois moins important que le nôtre doit largement suffire en NC. Essaye de regarder un site qui peut livrer sur des longues distances, on a des surprises parfois…

      1. C’est ce que je commence à faire, et grace à ton partage, j’ai une bonne base de départ. Je vais aussi essayer de regarder du coté de l’Australie, il font plein de truc sympa.
        C’est vrai que pour le rendement énegétique, ici le solaire peut ˆetre valable. D’ailleurs les sytèmes de chauffe eau solaire fonctionne super bien ici. L’appoint n’est utilisé à peine 1 à 2 semaine par an, souvent moins.

  27. Salut,
    J’avais aussi envie de monter une maison autonome, la question est pourquoi mettre du 220V partout alors qu’on pourrais effectuer de l’éclairage basse tension ?

    Typiquement le rendement electrique batteries -> convertisseurs -> 220 -> Eclairage (LED) est un peu bas.

    Les lampe LED dissipent de la chaleur (faut voir les ailettes de certaines d’entre elles) car sont souvent alimentée en 1 ou 3 Volt donc y a nécessairement baisse de la puissance type 220 -> 12VDC ou 3VDC.

    J’avais pensé a faire 2 circuits :

    – Un HT (haute tension = 220V AC) pour les appareils qui ne fonctionnent qu’avec ca : iMac, TV…
    – Un (ou 2) BT (type 12VDC ou 24 VDC ou 48VDC) pour l’éclairage type : Spots LED, ou Halogène.

    L’avantage c’est même si tu n’as pas presque plus de jus (typiquement l’onduleur dit stop on plus de 48V) tu as toujours de quoi t’éclairer (un peu)….

    Kiwi

  28. La perte sur les câbles en 24 ou 48V est très importante, il faudrait du câble de très grosse section, et vues les distances dans une maison, ça va très vite, donc ça me semble très casse-gueule. Je ne pense pas que ce soit une bonne solution. L’éclairage ne consomme quasiment rien dans l’ensemble avec les spots LEDS. Donc aucun intérêt d’avoir un circuit 48V. A part peut-être pour un frigo 48V, à la rigueur. Mais placé très près des batteries. L’halogène est à proscrire: il consomme beaucoup trop. LED uniquement. Une rampe de spots pour une salle de quasiment 40M2 (à vivre) consomme 15 Wh. C’est très peu, la lumière est parfaite, et comme l’éclairage ne tourne que le soir…

    Dans l’absolu, avec des batteries d’une capacité suffisante, la recharge à 100% du système se fait tous les jours, 9 mois sur 12. Le 220V ne pose donc pas de problème, et particulièrement pour l’éclairage. L’avantage du 220V : il transporte l’électricité sur de longues distances , avec très peu de pertes.

    J’avais une maison éclairé en 12V il y a longtemps, avant les LED, et mes ampoule étaient des ampoules de voiture. Mais aujourd’hui, avec les performances des matériels, côté production comme consommation, c’est un peu décalé. Je ne recommencerais pas.

    1. 100% d’accord avec toi vis à vis des pertes sur du 12 ou 48V, ceci dit, la perte est proportionnel a la consommation électrique.
      Donc si tu mets du LED, en admettant que tu mettes du spot LED 5W (equivalent 50W en 12VDC), tu consommerais du 420mA…

      Donc en gros en prenant du 1,5mm2 (prévu pour du 10A) le prix du cable changerais absolument rien et la résistance du cuivre est surement inférieures aux multiples pertes Ondulo (qui lui doit avoir un bon rendenment) + transfo (merde in low cost) qui as un rendement de 50% par vents portants.

      En gros l’idée c’est de limiter les pertes ET aussi l’utilisation de composants a pertes à la con…

      Après pour le frigo / tv / ordi se compliquer a réinventer la roue n’est pas une bonne idée..

  29. Bonjour,
    Ravie de voir que mon idée d’autonomie et partagée c’est souvent vu comme une idée saugrenue.
    De même, je ne compare pas les tarifs EDF, mais je calcule en quiétude et je pense aussi que c’est plutôt un plus pour la revente eventuelle. De plus les maisons devant devenir de plus en plus performantes, il n’est pas à douter qu’une consommation nationale se reduisante, les tarifs EDF augmenteront pour palier au manque à gagner et eviter la chute des actions!
    Votre article me conforte dans mon idée, enfin un retour d’expérience et de tarification que l’on imagine souvent beaucoup plus concequent d’où ce jugement d’idée saugrenue. L’installation est apparemment bien plus simple qu’on l’imagine aussi.
    Personnellement, etant dans le sud est, je tente la passive ou de m’en approcher, sans systeme de chauffage (baie vitree sud, isolation et vmc double flux).
    Quelques questions :
    Dans un 1er temps vous dites avoir un regulateur pour eviter de pousser les batteries lorsqu’elles sont pleine, ce que je comprends comme une capacité pour votre installation de panneaux à pouvoir récupérer bien plus d’énergie solaire (gratuite) que vous ne le faites. Et d’un autre côté vous dites, faire attention à votre consommation : horaire lave linge, modem, veille des appareils…
    Pourquoi ne pas ajouter une batterie supplementaire vous permettant, à mon avis (peu douée en électricité), d’être plus libre dans votre consommation électrique?
    Et pourquoi du coup, préférer l’installation d’une éolienne pour palier, alors que votre solaire est déjà installé?
    Enfin, exite t il un simulateur ou une calculette, un site pour calculer notre besoin et dimensionner notre installation?
    Merci

    Pour revenir à votre installation

  30. Pour répondre simplement : le régulateur n’est pas une option dans une installation solaire, il est indispensable. Pas seulement pour limiter les surplus, il permet de… réguler l’énergie à stocker, donc, c’est obligatoire pour ne pas détériorer les batteries. Nous avons bien plus d’énergie que ce que nous consommons, durant 9 mois de l’année, et là, il n’y a pas besoin de se restreindre particulièrement, sauf que vider (même un peu) des batteries la nuit avec un modem allumé est stupide et inutile. Donc l’éolienne est là pour venir compenser les manques de lumière de novembre à janvier. Il y des simulateurs, et des méthodes de calcul, basées sur la conso, et la localisation géographique. Pas le temps de rechercher mes sources, mais ça se trouve facilement. Tout réside dans une consommation intelligente dans la maison. Pas dans des restrictions.

    Mais le « jeu » principal d’un système autonome solaire est de conserver les batteries à + de 80%, que ce soit de nuit ou de jour, pour les faire durer le maximum. Nous avons d’ailleurs investi dans un moniteur de batterie qui indique donc en temps réel la capacité exacte des batteries, ce qui rentre et sort du système, etc…

    P.S : vous ne pouvez pas être avec un système autonome (batteries) et revendre à EDF.

  31. Bonjours, voila j’ai un projet a faire en cour et on me demande de présenter la meilleur solution avec du polycristallin sachant que j’ai besoin de fournir a mon habitation 5,5kwh/jours. Combien de batteries ainsi que de panneaux ai-je besoin ? ( l’habitation se trouve en haute corse 42.512 / 8.674

  32. Déjà, c’est bien de venir sur Reflets, jeune homme :-)
    Mais on ne va pas faire ton devoir à ta place, non plus. Ce que je peux te dire, c’est que les Wc correspondent à la capacité de charge des panneaux optimale (en plein soleil, orientés à 90° par rapport à l’angle des rayons lumineux. Il est souvent compté 5 heures par jour ensoleillé de charge pour les panneaux. Donc placer moitié de charge en Wc que de conso est une bonne idée dans les régions ensoleillées. Pour les batteries comme le dit l’article, il faut être en 48 Volts dès que l’on dépasse 1600 wh/jour de conso, et la capacité des batteries se calcule en Ah. Donc fonction de la consommation, à convertir : 5500 watts / 50 volts = 110 Ah de conso par 24 h. Comme il faut tenir plusieurs jours avec de la pluie, le calcul se fait sur le nombre de jour avec pluie d’affilée. 5 jours sans soleil – 550 Ah, par exemple. Donc tes batteries doivent coller avec ces critères, sachant qu’il faut toujours éviter de les faire tomber en dessous de 50% de leur capacité. Le polycristallin est moins performant que le monocristallin. Les moteurs de recherche vont t’aider, si tu cherches autour de « calcul panneaux solaires et batteries ». Genre : http://energie-developpement.blogspot.fr/2012/01/photovoltaique-batteries-capacite.html

  33. Bonjour à tous.
    Epinae et Drapher, merci infiniment pour ces précieuses informations dans les 2 articles qui présentent votre projet et le retour sur la centrale PV, mais aussi dans les nombreux commentaires. Une véritable mine d’informations…et je suis heureux de trouver des personnes qui partagent mes idées.

    Avec mon épouse, nous sommes en train de rénover une penichette de 20m de long et environs 60m2 habitable. Notre objectif est de rendre ce bateau autonome en électricité et en eau et vos renseignements sont donc d’une précieuse utilité.
    Le fait d’avoir un bateau autonome dispense d’avoir un emplacement de port coûteux ceux qui permet de rentabiliser encore bien plus vite une installation électrique autonome.
    J’aurais quelques questions et demandes de conseils à vous soumettre. Serait il possible que nous puissions échanger par mail?
    En tout cas, encore grand merci à vous.
    Cordialement,

    Guillaume

    1. Les batteries doivent être dimensionnées en fonction du nb de jour « sans production » du système.
      Ça peut aller de 3 jours à 5j selon la région.
      Sachant qu’en plus, il ne faut pas dépasser une décharge de batteries de 50%, ce qui donne : 5500w / 50% de décharge x 5j d’autonomie => besoin de 55000w de batteries.
      Et dans ton cas, ça fait 55555/(12×130)= 35 batteries.
      Et si tu es dans le sud et que 3 jours d’autonomie suffisent, tu as quand même besoin de 21 batteries.

      Peut-être que ça coûterait moins cher de réduire d’abord la consommation!!!!

  34. Oui, mais avec du 5,5 KWh par jour, on ne monte pas un système en 12 V mais en 48 V, et il faut prendre des 220 Ah au lieu de 130 Ah. A mon sens, 440 Ah en 48 V doit passer dans le sud. Ce qui fait 8 batteries 220 Ah. S’il en rajoute 4 pour monter à 660 Ah, avec 12 batteries 220 Ah, là il est garanti de tenir sans aucun problème. Après, il est certain que 5,5 KWh par jour c’est beaucoup pour une maison en solaire isolée. On peut diminuer par 2 cette conso pour un foyer, à mon avis. Quand il pleut, le système produit quand même, il ne fait pas nuit. Il produit peu, mais il produit. Tout dépend de la consommation de jour, et de nuit. Chez nous il n’y a que le frigo qui tourne « tout le temps » et qui est A++, donc très peu énergivore. Le calcul des 5,5 KWh doit se faire de façon fine, pas en bloc : qu’est-ce qui bouffe 5,5 KWh ? Quand ? Ponctuellement ou en permanence. Une conso en bloc ne signifie pas grand chose. Moi, dans l’absolu, je mettrais 12 batteries (4 en série à chaque fois et 3 fois en //) -> 48V, 660 Ah. Ca laisse de la marge. Pour les panneaux, il installe des PV 24V de 280 Wc, 12 panneaux montés en série + //. Ca laisse largement de la marge -> 3360 Wc, c’est costaud. Une installation un peu chère, parce qu’une maison énergivore, presque équivalente aux maison EDF (2000 KWh/an dans ce cas là -> entre 2500 et 4000 KWh pour les maisons classiques). Nous on est à 800 en gros.

  35. Bonjour drapher, epimae,

    Merci à vous de partager autant d’informations sur l’autarcie électrique que vous avez obtenu (après quelques sacrifice). Je me suis poser beaucoup de question, mais mon budget n’étant pas assez conséquent, j’ai préféré me limiter à du basique, et de mesurer pour savoir ou sont les kwh avant d’améliorer (quand les économies le permettront).

    J’ai mis des sondes en places (teleinfo stick et raspberrypi qui relève la valeur du compteur à intervalle régulier) + sous-compteur (une impulsion à chaque kwh consommé, avec une arduino, c’est relativement simple). Avec ces sondes, sur les 6 derniers mois, le seul radiateur de la maison (il y a aussi un poele pour chauffer 140m2) et le chauffe eau « standard » sont responsable de 45% de ma conso sur les 6 derniers mois. D’ou ma première question, une raspberry ne « consomme pas grand chose », donc avez pensé à mettre en place une supervision, si oui, pourquoi ne pas l’avoir fait (le temps je suppose, quand on construit…).

    Est-ce que vous avez envisagé (malgré un rendement pas top), la solution de la thermoelectricité : quand le poêle à bois est en route, c’est en général qu’il n’y a pas de soleil (apport solaire nul => il faut allumer le poêle).
    Je suis tombé sur ce genre d’équipement : http://www.tegmart.com/datasheets/DW-SM-45W.pdf
    45W c’est pas énorme, mais ça peut sans doute « aider » à maintenir les batteries au dessus des 50%. Mais bon 45W (voire 90) pendant une nuit complète… ça doit pas recharger lourd.
    Après les ventilateurs peuvent apporté une certaines nuisance sonore.

    Merci encore pour la mine d’info que l’on peut trouver à la fois dans l’article et les commentaires.

  36. « donc avez pensé à mettre en place une supervision, si oui, pourquoi ne pas l’avoir fait (le temps je suppose, quand on construit…) »

    -> Oui, ça y’est depuis 3 mois on a un moniteur de batteries. On sait donc précisément combien rentre et combien sort, combien il reste de capacité de batterie, etc…

    Après une nuit, depuis mi-mars, on est toujours entre 97 et 98% de capacité. Donc, excellent. 100% très vite dans la matinée.

    En fait, je me répète, mais nous avons vraiment seulement décembre-janvier ou ça chute plus. Une petite éolienne va compenser ça. Le reste du temps, on est au dessus de 95% de capacité de batterie en permanence. Et sans sacrifices, disons-le :-) C’était quoi les sacrifices dont tu parlais, au fait ?

    1. Du coup je suppose que vous attendez de connaitre le % le plus bas l’hiver prochain pour « calibrer » l’eolienne.

      Du coup, si on est dans une zone « ventée », tu préconiserai d’enlever par exemple 2 panneaux en considérant que les apports sont « jour/nuit » de l’éolienne, mais tout aussi inconstant => c’est risqué non ?

      Les… euh, en fait le sacrifice c’est sur le chauffe eau (gaz), mais c’est vrai que le pic pour remonter la température dans le chauffe eau après sous-tirage est très pénalisant. Je comprends pas qu’avec les CESI surdimmensionnés (moins de déperdition car moins de surface par rapport volume), on ne soit pas capable d’attendre plusieurs jours avant de remettre à niveau (apport d’eau après qu’elle est été réchauffée par du solaire).

      Autre question, sur la deuxième photos, on voit que les capteurs sont relativement près de la maison, c’est un choix par rapport à la longueur des cables ? N’y a-t-il pas gêne de celle-ci à un certains moment de la journée ?

      1. « Du coup je suppose que vous attendez de connaitre le % le plus bas l’hiver prochain pour « calibrer » l’eolienne. »

        Non, en fait une éolienne 48V au minimum suffira (800 Wh), puisque ce qu’il nous manque n’est pas énorme, et une éolienne l’hiver chez nous, peut touner toute la nuit.

        « Du coup, si on est dans une zone « ventée », tu préconiserai d’enlever par exemple 2 panneaux en considérant que les apports sont « jour/nuit » de l’éolienne, mais tout aussi inconstant => c’est risqué non ? »

        Non, on garde les panneaux, l’éolienne est juste un appoint pour l’hiver.

        « Les… euh, en fait le sacrifice c’est sur le chauffe eau (gaz) (…) »

        Ah oui : quand un système de chauffe eau solaire ou autre en renouvelable efficace dans nos régions (47° nord) sort : on prend

        « Autre question, sur la deuxième photos, on voit que les capteurs sont relativement près de la maison, c’est un choix par rapport à la longueur des cables ? N’y a-t-il pas gêne de celle-ci à un certains moment de la journée ? »

        Les capteurs sont plein sud, sur une plateforme (de terre) contre la maison. Ils sont donc « sous le soleil » un maximum pendant la journée, jusqu’à que le soleil passe derrière le mur d’angle de la terrasse de la maison. Donc, là, oui, on perd un peu. Mais la contingence est la suivante : les batteries doivent être conservées à T° constante, donc dans la maison. Les câbles standards de 6mm2 des panneaux ont une perte trop importante au delà de 10 mètres. Résultat : il ne faut pas dépasser 10 mètres, ce qui est notre cas. En réalité, la lumière du jour suffit à charger conséquemment. Si ta conso est inférieure à 2X la capacité max d’une journée sans soleil de ton système photovoltaïque, tu ne risques rien. D’où le fait qu’un 2160 Wc pour une conso de 2500 Wh/24h est correct. Voire carrément surdimensionné 8 ou 9 mois sur 12. Il y a juste à compenser sur cette fameuse période d’hiver, de 2 mois, deux mois et demi. A cause des machines à laver, qui pompent pas mal, même avec une machine basse consommation, les journées très courtes et la lumière très faible.

        1. C’est sur que c’est sur les gros consommateurs (chauffe-eau, machine à laver) ont une consommation assez difficile à gérer / stocker sans surdimensionner. Le frigo c’est sans doute plus facile à quantifier avec une conso plus « lisse ».

          Un chauffe eau qui apporterait l’eau chaude à la machine à laver, ça déplace la conso (c’est le chauffage de l’eau plus que la rotation qui consomme je pense). Vous avez sans doute pensé à la connecter ?

          « Si ta conso est inférieure à 2X la capacité max d’une journée sans soleil de ton système photovoltaïque, tu ne risques rien. » => en gros, avoir l’info de « aujourd,hui X kwh sont rentré », demain, la météo prevoit la même journée => c’est pas le moment de faire une machine, ça serait le top (mais j’ajoute trop de complexité dans le système sans doute).

          C’est vrai que plus on s’éloigne de l’équateur… l’hiver devient compliqué.

  37. Bonjour,

    et merci beaucoup pour cet article, ne connaissant personne qui avait franchi le pas vers l’autonomisation énergétique je ne trouvais pas d’informations et de retours d’expérience concrets. J’ai été interpellé par un autre sujet lorsque vous évoquez en fin d’article le « modem satellite ». Qu’en est-il de ce système ? est-ce avantageux pour vous ? est-ce efficace ? merci de votre retour !

    1. Le modem satellite pour mon accès Internet est là parce que le haut débit ADSL dans ma campagne est à 1Mb/s. Mais comme j’ai la chance d’avoir une asso FAI membre de la FFDN dans mon coin, dont je suis membre, je serai bientôt (un mois) doté d’un accès par antenne Wifi de 20Mb/s synchrone. L’antenne ne consomme que 10 Watts, et le routeur à peine 15. Donc, je consommerai encore moins d’électricité. Je suis en cours de construction d’un petit site web pour n retour d’expérience partagé, avec un wiki technique de l’ensemble du chantier de A à Z : des plans de départ, à l’installation du net en wifi associatif…

      1. Bonjour Drapher,

        merci pour la réponse. Intéressant. Vous faîtes bien de vouloir développer le sujet, cela plaira très certainement à nombre d’entre nous. Et comme je visite régulièrement le site mais que je n’avais encore laissé de commentaires… Bravo pour tout le travail accompli, ce site est une mine d’informations pertinentes.

    2. Gantz,
      « je ne trouvais pas d’informations et de retours d’expérience concrets » :

      Quelques retours d’expérience concrets sur l’autonomie énergétique, mais pas seulement :
      heol2.org (http://www.heol2.org/index2.html), famille Baronnet autonome sur plein d’aspect dont l’électricité depuis qq chose comme 30 ans

      l’écocampement nomade de Véronique, en pleine Andalousie,
      http://ecogite-insolite-andalousie.over-blog.com/article-c-est-mon-histoire-et-celle-de-l-ecocampementnomade-106714956.html
      autonome en électricité et eau potable depuis 2010 si j’ai tout compris.

      Le bouquin « Electron libre » de Valéry Borraz qui cause technique et qui présente en fin du livre des exemples de personnes ou familles passées à l’autonomie électrique partielle ou totale, reliée ou non à edf
      ISBN : 978-2-84221-254-4
      http://www.laplage.fr/ecologie/Habitat-bio/Electron-libre_0002_127_.html

    1. Cette question n’a aucun sens. Il faut vous intéresser aux calculs de charge solaire, capacité des batteries, géographie du lieu et type de consommation que vous effectuez. 5.5 KWh par jour de consommation, c’est de toute façon bien trop important pour une maison au solaire.

  38. Salut,

    Ce sujet est très intéressant, c’est vraiment super d’avoir le retour d’expérience de quelqu’un qui s’est investi dans ce genre de démarche de vie en autonomie.

    J’ai une question par rapport à la durée de vie des batteries :

    Je travaille dans les télécoms, et dans nos locaux techniques, on constate des durées de vie très amoindries à cause des différences de températures. Différence de 30°c à l’année = diminution de moitié de la vie d’une batterie.

    Les différences de température dans votre local des batteries est-il un détail important pour vous ?

    1. Oui, absolument. Il faut les conserver autour de 20°C le maximum du temps. Elles sont donc installées au fond de la maison, fermées mais aérées et elles ne descendent jamais en dessous de 18-20°C, et pas plus de 25°C l’été. C’est ce qui tue les batteries les différences de température.

  39. Bonjour ! Bravo pour tous c’est conseils !!

    Je termine actuellement un voyage en Australie qui a duré 2 ans (40 000 km en campervan à travers le pays entier) et j’ai beaucoup appris sur l’énergie solaire, très développer ici, j’ai moi-même équipé les 2 campervan que j’ai eu pendant c’est 2 ans et j’ai était très surprit de l’efficacité des panneaux solaire. Avec seulement une petite installation (panneau 100W 12V + régulateur + batterie deep cycle + convertisseur 300W) j’arrivé a brancher un frigo 12V 24/24, recharger mon macbook, appareil photo, téléphone, lumière du van etc sans aucun problème et sans me priver !

    Après ce fabuleux voyage je rentre en France avec le projet déjà bien entamé de me faire un petit chalet habitable en kit de 60m2. Tous les calculs sont déjà effectué, 4 panneaux 12V 250w (peut être 2 de plus plus tard) 4 batteries deep cycle 12V 120AH branché en série et parallèle en 24V + régulateur 50A + convertisseur 3000W. Je pense pas être autonome toute l’année mais pratiquement. J’ai trouvé un boitiers qui bascule sur EDF quand les batterie atteignent un certain seuil puis re-bascule sur les batteries une fois celle-ci chargées. j’aurai besoin d’une « petite consommation » tout l’éclairage sera à LED, juste télé allumé 2H par jour max, frigo A++ 24/24, macbook 6/24, machine a laver 1/sem. Pense tu que je c’est réalisable avec seulement 1000 wc ou je doit plutôt viser les 1500 ?

    Poële à bois pour le chauffage, chauffe bain pour l’eau chaude

    Récupération des eau pluviale dans une cuve de 3000l enterré + robinet avec flotteur pour re-remplir la cuve jusqu’a 1/4 par l’eau de la concession en cas de pénurie, le tout avec une pompe surpresseur pour alimenter tout le chalet.

    Sachant qu’il faut compter 60 m2 de toiture pour 1 personnes par an. je diviserai donc ma facture d’eau par 2 (2 personnes dans la maison)

    :)

    1. Bonjour, vu qu’il y a EDF avec ton système, tu ne risques rien. Mais quel intérêt de conserver EDF ? En réalité, si ta consommation sur 24h est de 1000 Watts, ton installation peut (presque) suffire en autonome. La localisation de ton chalet va jouer aussi, fonction du nombre de jours de pluie/nuages par an. 240 Ah en capacité de batteries, en 24V, il faut calculer combien de temps tu tiens fonction de ta conso : Avec 1kW/24h, c’est en gros 40 Ah de bouffés, donc tu arrives à 50% de capacité des batteries en 3 jours sans charge. C’est court. Sachant que 1kW/24h ça va vite avec un frigo même A+++, qui consomme 600 Watts/24h.

      Moi je miserais sur 1500 Wc, mais c’est ta consommation réelle qui va jouer. Après, en conservant EDF, tu ne risques rien en fait. Sauf de te retrouver avec un linky œil de Moscou et payer un abonnement pour rien…

      La réalité, c’est que c’est novembre-décembre qui font tomber les batteries, qui remontent doucement en janvier, puis sont bien chargées en février, pour rester à plus de 90% la nuit, et 100% tous les jours en flot tout les autres mois…

      Si tu as un torrent pas loin, regarde une turbine 220 et un convertisseur-chargeur : la turbine injecte du 220quand les batteries sont sous un seuil déterminé. Certains font ça avec un groupe électrogène. Certitude de ne jamais tomber en dessous de 90% même l’hiver, et pas besoin d’EDF pour prendre le relais.

      1. Merci pour la réponse :) le terrain que j’ai acheté est dans le sud ouest, région Bordeaux et a déjà le compteur EDF et je vais en avoir besoin pour les travaux donc je le garde pour l’instant, on verra au bout d’un an si j’en ai réellement besoin. Et je ne veux pas de linky alors :) Je pense aussi que 1500 Wc serait plus judicieux … et pour les batteries je me suis trompé, j’aurai 4 batteries 12V 200Ah donc 24V 400Ah une fois monté :)

        Encore une question, c’est préférable 4 panneaux 250W 12V monté en série et parallèle pour faire du 24V final ou 4 panneau 24V 250W ?

        Je n’ai pas de torrent malheuserement mais pas mal de vent alors pourquoi une petit éolienne 500W a l’avenir !!

  40. Linky, tu n’auras pas le choix, si tu ne te déconnectes pas. ErDF l’impose. 4 panneaux 24V 250 Wc en parallèle, oui. Plus simple. Tu branches tes pôles dans un boitier parallèle, et basta. Ca évite les raccord série, les câbles qui pendent.

    J’ai installé une micro-éolienne 400 Watts /48V, j’attends de voir le résultat à l’automne et cet hiver. Pour l’instant, je n’ai pas été emballé, c’est très faible comme apport…

    Calcule surtout vraiment bien ta consommation. C’est central pour décider de ta capacité de batteries et de la puissance des panneaux.

    Bon courage.

  41. Bonjour,

    Votre site m’a permit de me poser les premières questions : quelle stratégie utiliser ? 1/ se mettre en mode revente à ERDF et récupérer cela pour atténuer la facture ou diminuer la facture et la dépendance au fournisseur d’énergie ?

    Dans la seconde option, je me pose la question suivante : 28m² de toiture exploitable orientée S-SO dans la Drôme. D’après un rapide calcul, il y a moyen de produire 4500 KWh/an (calcul PVSyst). Soit 75% de la conso actuelle….

    Existe-il déjà un onduleur / chargeur de batterie qui puisse gérer l’apport ponctuel du fournisseur d’électricité en cas de manque ?

    Pour les batteries, ici on est à 440 Ah de capa. C’est une techno plomb. Un intérêt à passer au LiFePO4 ? Un montage 4S5P amène à 450 Ah pour des cellules 12v de 90 Ah.

    La maison est équipée en triphasé (aucune machine tri néanmoins). Quel est l’impact sur le circuit électrique existant ?

    Merci pour votre aide

  42. Ma stratégie est de ne pas être dépendant d’un fournisseur, puisque je suis autonome. Donc pas d’Erdf. Ils n’ont aucun intérêt. Je crée 100% de mon électricité. Point.

    4500 KWh/an c’est énorme
    Cela représente 375 KWh/mois soit 12,5 KWh /24h : avec une consommation pareille, ce n’est pas la peine de passer au solaire, franchement.

    Un foyer moyen consomme déjà beaucoup, autour de 6 à 8 KWh/24h, et en solaire ce qui est important c’est d’optimiser au maximum la consommation, pas de dimensionner au plus fort pour compenser une trop grande consommation (ce qui est la voie du nucléaire actuelle).

    Au delà de 3,5 à 4,5 KWh/24h, il faut se poser la question de « pourquoi je veux du solaire » : ça ne colle pas.
    Nous dépensons entre 2 et 2,5 KWh/24h, et notre système tient, sans se « priver », mais sans être non plus dans le tout éléctrique (four électrique, cuisinière électrique, sèche-linge, cafetière électrique, lave-vaisselle et écran plat grand format n’existent pas chez nous.

    Nous avons 2160 Wc de panneaux.

    Si vous voulez une consommation classique, avec tous les appareils électriques existants, vous allez devoir simplement monter une centrale énorme. Ce qui n’est pas l’intérêt de ce types de système faits pour consommer moins (et plus intelligemment). Une maison solaire, c’est une maison qui crée de l’énergie, donc avec un chauffage qui n’utilise pas d’électricité, qui conserve la chaleur l’hiver, des appareils basse consommation, et des habitants sobres énergétiquement, etc…

    Pour les batteries, je regarde ce qu’il se fait, autre que les plombs gel, mais c’est encore bien trop cher. Je verrai dans 8 à 10 ans quand je changerai mon parc de batteries. Ça aura baissé, si le solaire prend en France…

    Le triphasé : i don’t know. Suis pas très bon électricien pour tout dire…

  43. Bonjour

    Bravo pour la démonstration! et merci de partager.
    Si ce fil est encore actif je me permet quelques questions:
    – tout d’abord quand tu parles de raccorder les panneaux photov par des « Sucres », s’agit’l de domino? ou quelque choses de plus sophistiquer?
    -cela fait 3/4 ans que le système est à l’épreuve maintenant et je me pose la question de la durée de vie des batteries, sont elles toujours ok?
    si c’était à refaire quelle(s) modifications apporterai tu?
    -as tu fais évoluer la centrale ( augmentation de la production ou du stockage)?
    -et enfin avez vous a vous restreindre en hiver ou les capacités sont suffisantes pour une utilisation raisonné.

    Par avance merci

    1. Le sucre c’est un domino, ce n’est pas sophistiqué, c’est dans un boitier étanche et ça regroupe les 2 + du boitier // 1 et les 2 – du boitier // 2. Les batteries vont très bien après 3 ans et demi. Aucun problème de charge. Nous avons rajouté 600 Wc (2 panneaux 300 Wc) pour mieux passer l’hiver (2760 Wc désormais). Et ça passe nettement mieux. On ne se restreint pas l’hiver, Le seul truc est que nous pouvons faire quelques machines à laver sur le groupe dans les périodes de très mauvais temps qui dure pour éviter de creuser les batteries. Mais ce fut rare cet hiver. On vient d’aider un couple d’amis à s’installer en autonome : ils ont plus de puissance 3360 Wc, 3 trackers (des poteaux qui suivent le soleil), pareil que nous en batteries, un plus gros régulateur Victron, mais c’est tout. Ah si : un transfo chargeur. Mais pour l’instant le chargeur ne prend pas le groupe électrogène, il faut surement paramétrer la puissance de charge.

      Voilà, voilà.

  44. Bonjour,

    Suite à ma propre installation : http://david.mercereau.info/installation-electrique-solaire-autonome-mise-en-oeuvre/
    Je me suis mis à concevoir un petit outil pour aider au dimensionnement d’une installation photovoltaïque en site isolé : http://calcpvautonome.zici.fr/
    Et son petit frère : http://calcpvautonome.zici.fr/?p=CalcConsommation pour calculer ces besoins électriques journaliers.
    Il s’agit d’outils libres et gratuit, pas de démarche commercial derrière, rien à vendre… mais il a besoin de diffusion, de partage…
    N’hésitez pas à faire des remarques techniques constructives…

    Belle journée,

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