DiY : une maison bio-climatique autonome en énergie, why not ?

Drapher, fidèle membre de Reflets, souhaitait nous parler d’un sujet qui lui tient à coeur : sa maison, imaginée et dessinée avec son amie, une sorte de maison en mode DiY qui hacke les dépendances institutionnalisées.

Je Amicalement me suis proposé de lui poser quelques questions, et Drapher nous propose ses réponses très instructives  :-)

Et l’on voit alors que le cas du numérique dématérialisé est complémentaire et convergent avec des choses aussi matérielles qu’une maison en dur, inventée, et si « énergique »!

 

Peux tu nous donner une description rapide des différentes technologies et matériaux que tu as décidé d’utiliser pour ton projet de maison énergiquement autonome, y compris concernant le problème du stockage de l’énergie produite avec les énergies dites renouvelables ou inépuisables ?

Au départ je voulais construire en bois, avec une technique dite de la « fuste » : des rondins de 30 cm de diamètre empilés. Ce sont de très belles maisons qui ont une résistance thermique très haute. En étudiant le sujet je me suis rendu compte que d’un point de vue technique ça allait être coton : il fallait une grue pour hisser les poutres, des rainurages manuels dans chaque poutre, très longs à effectuer… J’ai donc cherché l’équivalent d’un point de vue résistance thermique avec d’autre matériaux que le bois. C’est là que j’ai trouvé la brique alvéolée de 30 cm d’épaisseur. Un truc assez génial ce système dit du « monomur » : ça se pose avec un ciment-colle, pas de joints verticaux (juste horizontaux), un peu comme un légo, avec des propriétés très intéressantes : pas seulement sur la résistance thermique très élevée et qui ne nécessite pas d’isolants à ajouter mais aussi en termes bio-climatiques : la ventilation naturelle de ce matériau fait que tu n’as pas besoin non plus de VMC (ventilation mécanique contrôlée) : la maison est facile à chauffer l’hiver, ventilée, pas de moisissures, pas de problèmes d’humidité, elle reste fraîche l’été…

Pour la toiture, j’ai un peu tout étudié et les systèmes classiques d’isolation par laine de verre ou laine de roche ne me satisfaisaient pas,  je voulais une R (résistance thermique) égale à au moins 4 (ce sont les normes actuelles pour l’isolation des toits qui le stipulent), j’ai donc choisi les « panneaux sandwich » isolants. C’est un truc super moderne (un peu cher, 50 euros le M2, mais bon), des plaques de 120 mm d’épaisseur (pour mes plaques à 50 euros le M2) avec chevrons intégrés qui se résument à ça : « Panneau composé d’une âme isolante en mousse polyuréthanne recouverte d’un parement en panneau de particules bois hydrofuge de 3 mm d’épaisseur sur lequel sont fixés des contre-linteaux en résineux ». Ca se pose super facilement, ça n’est pas nocif pour la santé comme la laine de verre ou de roche, et ça a une R égale à 5 : je suis au dessus de la norme minimale de R=4 en isolation de toit (pour avoir une baraque qui a peu de déperdition d’énergie), et c’est ce qui compte. La finition intérieure est en plâtre, donc c’est joli avec le bois des pannes de la charpente.

Pour le chauffage, vu que nous sommes situés dans une région très boisée (le nord Bourgogne), c’est un poêle à double combustion, feu continu qui va chauffer intégralement la maison. Pareil, ça coûte un peu cher, 2500 euros, mais ça s’amortit très vite vue son efficacité et sa faible consommation en bois.

Le sol est une dalle en béton sur laquelle on pose du carrelages et des parquets, les murs seront simplement plâtrés blanc et crépis à l’extérieur (couleur terre), bien entendu il y a du double vitrage avec des menuiseries bois (en alu pour les portes fenêtres). Donc, normalement, avec un unique chargement de bois dans le poêle, tu chauffes la baraque pendant 12 heures……avec -5 ou -10° C dehors. Pour le stockage électrique, c’est une installation classique avec des batteries-gel 24Volts (haut rendement) montées en série pour envoyer du 48V vers le convertisseur 220V et le réseau électrique de la maison. Il y a 10 panneaux solaires de 180 Watt-Crête, 8 batteries 12V (220 AH), montées en série pour sortir du 48V et en parallèle pour envoyer le tout vers le convertisseur.

Par rapport à une maison conventionnelle, à combien estimes tu le surcoût en investissement initial pour un individu qui fait le choix de ce type de construction? A combien estimes tu les économies réalisées sur une année en consommation d’énergie achetée auprès des fournisseurs habituels tels Edf ?

Ah mais non, c’est l’inverse, je dépense moins à l’investissement que quelqu’un qui veut faire construire en traditionnel : au niveau du prix de la maison seule, en comptant tout, sauf l’installation électrique, l’assainissement et les aménagements (type carrelage, peintures, plomberie) la maison coûte moins de 400 euros/mètres carrés… Donc une maison de 110 mètres carrés à 40 000 euros : je ne crois pas que le marché propose une maison en matériaux traditionnels à ce prix là. La moyenne c’est autour de 1300/1500 euros/mètres carrés en traditionnel et 2000 à 2500 euros/mètres carrés en bio-climatique.

 

Tout se joue sur le coût de la main d’œuvre et les choix architecturaux : pas d’étage, structure simple etc… Les murs, pour donner un exemple, coûtent 8000 euros. Le toit 6000. Pas de quoi fouetter un chat. Au niveau de l’installation solaire/éolienne, le calcul doit se faire en termes d’amortissement. L’installation de 4300 Watts/h coûte 12 000 euros à l’achat. Nous installons tout nous-mêmes. Dans une maison classique équivalente, il faut compter 130 euros/mois de consommation par mois (chauffage, appareils, éclairage, sans l’eau). Cela donne 1560 euros/an. En 8 ans mon installation est amortie. Les panneaux d’origine hollandaise (monocristallin) sont garantis 20 ans pour au moins 80% de rendement…Je vais ajouter certainement une éolienne de 3 mètres de haut (qui fournit du 48 Volts) pour compenser les périodes peu ensoleillées. La maison dans sa totalité, avec l’assainissement, les installation intérieures, la couverture, la centrale électrique solaire, enfin l’intégralité du projet clés en main coûte 72 000 euros. Moins de cinquante briques pour les plus vieux ;-)

Y a t’il des aides pour ce genre d’investissements, de quelle nature, et proposées par quels organismes ou quels acteurs institutionnels? Penses tu que ces aides soient suffisantes, et quels aspects positifs vis tu à ces aides sur l’ensemble de l’écosystème économique?

Oui, mais seulement si tu fais faire les travaux par des artisans. Si tu fais toi-même, tu n’as droit à rien. Mais très franchement, je m’en contrefous : l’Etat ne donne plus grand chose comme avantages et comme l’installation coûte une fortune avec des professionnels, même avec les aides, c’est bien plus cher. Pour ce qui est des aspects positifs sur l’écosystème économique, je sais que les aides d’Etat n’ont pas beaucoup d’influence, elles ne sont pas suffisantes, mas surtout, comme je le disais elles sont entièrement orientées sur la pose par des professionnels, ce qui signifie que celui qui veut acheter du matériel et l’installer lui-même n’est jamais aidé. Sauf peut-être pour le chauffage, des crédits d’impôt, je crois, mais je ne suis même pas certain de ça… De toute manière la vison économique française est orientée sur le marché du bâtiment : il suffit de regarder ce qu’il se construit pour comprendre.

Et aller dans une banque en disant « je construis moi-même » c’est un peu comme leur annoncer « j’ai besoin d’un crédit pour construire une navette spatiale ». La plupart des banques refusent, deux ou trois banques françaises ont prévu le truc, et c’est difficile quand même, il faut faire faire au moins les fondations par un professionnel… Tout est fait pour qu’on consomme du service, pas pour qu’on fasse nous-même. Mais c’est logique dans une économie de croissance. Il y a une association qui aide les auto-constructeurs, les Castors, leur site est bien foutu, on va passer par eux pour l’assurance (obligatoire) de la maison.

Places-tu ton projet dans le cadre d’un projet de société visant in fine à la sortie du nucléaire ?

Non, je ne crois pas. Je ne peux pas me placer dans un projet de société alors que je me démerde comme je peux pour monter ce projet. La « société », si elle voulait sortir du nucléaire, ferait tout pour aider les gens à se passer de l’électricité par EDF, et puis les gens chercheraient en grand nombre à s’en passer entièrement, et ce n’est pas le cas, enfin je ne crois pas. Je n’aime pas le nucléaire, c’est vrai : dangereux, exploitant des ressources africaines en quantité limitée, déchets radioactifs enfouis de partout, technologie très coûteuse à entretenir, coût du démantèlement hors de prix, etc, mais mon projet est avant tout d’être indépendant d’un opérateur. Si EDF passait à 100% d’énergie non nucléaire, je monterais quand même mes panneaux et mon éolienne pour ne pas dépendre d’eux et pour ne pas les payer. En 2012, à l’heure des technologies les plus délirantes dignes de la SF, fabriquer de l’électricité chez soi n’est plus franchement un défi terrifiant : on fabrique de l’électricité depuis le XIXème siècle ! La société qui m’intéresse est celle que je vais constituer à mon échelle, et elle est basée sur le fait d’assumer ce que tu fais, d’être responsable : si tu laisses tourner les appareils électriques pour rien, tu te retrouves le soir sans lumière. Là au moins les choses sont nettes : ce que tu fais ou ne fais pas t’affecte directement. Comme pour la bouffe si tu as la flemme d’aller t’occuper des bestioles, elles crèvent. Donc, le projet c’est surtout de sortir de la dépendance et de l’irresponsabilité. J’aime bien être responsable de ce que je fais.

Si j’ai bien compris, tu rapproches la philosophie de ton projet de celle la culture hacker et du DIY. Penses-tu que ceci devrait être complété et facilité par une volonté politique, sachant que nous ne serions plus alors strictement dans une culture de type hacker ou DIY ?

J’ai construit ma première maison à 22 ans, en bois et pierre. C’était il y a 20 ans, donc… En inventant la structure, en imaginant cette maison à partir de ce que je pouvais trouver. C’était du « full DiY ». Aujourd’hui ça l’est un peu moins (avec l’achat des matériaux tout faits), mais ça l’est quand même puisque la maison est imaginée par nos soins, fabriquée à 90% par nos soins (seules les fondations et dalle sont effectuées par un professionnel), etc… La culture hackers se situe au niveau de l’élaboration permanente de projets autour de cette maison, des modifications qui vont y être apportées, de la technologie qui va y être implantée, des inventions sur le terrain, des moyens de production autonomes. Il y aura de l’arduino par exemple pour déclencher de l’eau automatiquement dans des abreuvoirs, des capteurs de température pour des serres auto chauffées en solaire…

Je ne vois pas du tout pourquoi la volonté politique devrait compléter quoi que ce soit : la politique française, pour l’instant, c’est tout le contraire que de faciliter la construction de ta maison ! Il n’y a qu’à voir les difficultés pour souscrire à toutes les contraintes administratives… Nous avons échappé de peu à un refus de permis de construire (à un mois près) : une nouvelle loi t’empêche désormais de construire à plus de 400 mètres d’une bouche à incendie. Ce qui signifie que désormais, en dehors des lotissements, tu peux toujours t’accrocher pour avoir un permis  de construire en campagne. Le solaire, ou l’éolien, personne n’y croit ni te soutient, la plupart du temps les commentaires sont « ah, mais vous êtes certain que vous allez pouvoir subvenir à tous vos besoins, vous devriez être raccordés quand même au cas où, puis vous pourrez revendre à un opérateur à certains moments ». C’est presque un affront quand tu expliques que tu ne veux pas être raccordé. Dans les mairies comme chez la plupart des gens.

Quant aux politiques, à mon sens ils veulent des moutons qui payent des impôts, bossent la journée dans des bureaux et restent tranquillement chez eux le soir dans des maisons/appartements dortoir à regarder la TV, bientôt connectée au net. Donc des politiques qui poussent à l’autonomie, à l’indépendance dans un sens du DiY ou d’une culture hacker, à moins consommer, je crois que c’est un leurre. C’est aux gens de faire. C’est tout.

La maison autonome dont tu parles aurait la capacité de produire plus d’énergie que celle qu’elle consomme. Selon toi, quel modèle serait plutôt à privilégier : un stockage du surplus énergétique au niveau de ta maison pour les périodes où les sources d’énergies productives sont « au creux », ou la possibilité de faire circuler cette énergie entre les territoires et les habitations en fonction des besoins de chacun selon un modèle de type « smartgrids »?

Houla, on en est pas là ! Pour l’instant, le but recherché c’est de stocker suffisamment d’électricité pour la consommation courante et ce, toute l’année. D’où l’éolienne en soutien pendant l’hiver. La maison n’aurait pas la capacité de produire que ce qu’elle consomme : elle va réellement plus produire que consommer. Et pas dans 10 ans, mais dans 6 mois. Le surplus, je n’ai pas réfléchi au sujet, mais il faudrait que les voisins aient envie de récupérer le surplus, et je n’ai pas l’impression que ce soit le cas, mais surtout, nous aurons ce qu’il faut pour nous, pas beaucoup plus, surtout l’hiver. L’idée de faire circuler les surplus en période de grand soleil est intéressante, je vais y réfléchir. Si mon voisin se décide à placer une éolienne, ça peut devenir quelque chose de valable. Mais il faut trouver les câblages adéquats pour ne pas avoir trop de déperdition, du stockage en plus, et ça ce n’est pas évident.

Tu as conscience que le modèle d’organisation que tu affectionnes, qu’il soit purement au niveau des habitations ou en réseau par des smartgrids, va à l’encontre de puissants acteurs et de leurs intérêts, tout particulièrement au niveau français où le nucléaire centralisé et redistributif est très ancré. Si tu en avais les moyens, à quels niveaux et de quelle manière agirais tu pour que la transition que tu défends se fasse au mieux et au plus vite?

Si j’en avais les moyens…c’est marrant ça…je n’y ai jamais pensé…tu veux dire si j’étais « moi-président » ? Ma foi, je balancerais un grand plan énergies renouvelables, avec crédits d’impôts (genre à 50% pour les bâtiments autonomes, créateurs d’énergies et correctement isolés), plus des aides de l’Etat sur des projets individuels à soumettre. Dans le même temps je lancerais un chantier national éolien : terrestre et maritime. L’objectif serait d’atteindre le maximum d’énergie renouvelable en 10 ans, avec une demande européenne de conférence au sommet pour que des fonds soient débloqués pour tous les pays européens au lieu de balancer des centaines de milliards aux banques… Mais dans l’idée, il faudrait aussi construire des centrales solaires, donner des avantages à toutes les PME qui veulent développer ces énergies, faire une campagne nationale pour sensibiliser le public, montrer l’exemple dans toutes les administrations, etc… Ce qui est dingue c’est qu’on discute encore de l’impact paysager des éoliennes, alors que toutes les centrales nucléaires ont été implantées sans l’avis de la population, jamais personne n’a été consulté. Mais dans le cas des autres énergies, propres, il faut des débats : c’est assez absurde.

Même si cette possibilité (d’un autre modèle de société) me semble absolument improbable, je me fous une peu de ce qu’il va se passer parce qu’au fond je ne peux rien changer dans cette société, tout ce que je peux faire c’est faire pour moi, à mon niveau. Et ça c’est déjà pas mal. Le reste, les discours écolos, c’est du théâtre pour militants en mal de politique : ils n’ont qu’à tous déjà s’installer en autonomie avec des baraques à énergie positives au lieu de venir gueuler tout en vivant dans des apparts raccordés à EDF, en bouffant des trucs bio achetés à prix d’or au marché écolo du coin au lieu de produire eux-mêmes des produits de leur propre agriculture. La société changera le jour où les gens auront la nécessité de faire des choses, pas de simplement en parler. Pour ma part, j’ai la nécessité de construire cette maison et d’avoir cette autonomie. Donc, je le fais. Nous allons cultiver, élever quelques bestioles, (poules, chèvres, moutons) pour bouffer chez nous des trucs qu’on a fait nous mêmes, qui ne coûteront rien et qui seront bons. Pas plus.

A ton avis, peut-on parler de manque de conscience de la part des citoyens concernant les alternatives que tu affectionnes ? Si tu acquiesces, quelle est de ton point de vue la part de responsabilité des media de masse dans ce manque de conscience, et quelles raisons de fond donnerais tu pour expliquer cela ? En rapport à ces questions, il y a bien sûr dans mon esprit le cas des habitations non individuelles (lotissements, immeubles), où les décisions sont prises en commun.

Mais en réalité c’est un problème d’enfermement individuel et collectif. Je peux être le premier à me faire piéger, et j’ai passé quelques années à me faire piéger, d’ailleurs. Si tu ouvres les yeux et te poses quelques questions à deux centimes d’euro, tu trouves des réponses toutes bêtes. Moi, mon problème est devenu critique avec le prix des locations : j’en étais venu à bouffer la moitié de ce que j’arrivais à gagner pour payer un loyer. Dans le même temps l’énergie a augmenté elle aussi, ça a commencé à me les gonfler sévèrement de voir des facture EDF de 180 euros mensuels ou des réservoirs de gaz à 1000 euros bouffés en 3 mois juste pour me chauffer…

Sachant que mon « idéal philosophique de vie », entamé dans les années 90 était celui d’une autonomie la plus grande possible, ça m’a fait un électrochoc de me voir coincé comme ça : j’ai décidé qu’il fallait trouver un terrain constructible assez grand (il fait un demi hectare), pas trop cerné par les humains (ils sont vite fatigants), pour construire soi-même, avec des matériaux sains, une maison agréable, qui produit de l’énergie, sans factures…pour sortir du piège…et voilà… Je suis donc aussi un produit de la dérive du système économique.

Pour ce qui est des médias, je ne sais pas, je crois qu’ils sont suiveurs les médias. Si demain il y a un engouement pour l’autonomie de l’habitat, l’autonomie énergétique, les médias en parleront. Ou si un gouvernement dit « c’est ça qu’il faut ». Autrement, les médias ils s’en foutent parce que ce n’est pas leur problème de parler de ce qui n’est pas « mainstream ». Comme pas mal de gens qui résument les choses à la consommation, la facilité, l’immédiateté, etc……Construire son habitat, penser son autonomie c’est du travail. Ça coûte en énergie, en temps, ça ne t’est pas donné comme quand tu vas acheter un PC ou que tu cliques sur une page Web. Les gens préfèrent consommer un peu tout pour l’instant, même du militantisme d’ailleurs, mais peut-être que la « crise » va changer ce type de comportements. Surtout quand ils verront que rien ne reviendra comme avant, que la croissance, la consommation facile, tout ça, c’est fini… Nos deux chèvres auront alors peut-être plus de valeur que le dernier Ipad, qui sait ? :-)

P.S : Ce n’est pas moi qui voulais parler du projet de maison mais Amicalement qui voulait en savoir plus (parce que j’avais balancé une fois ou deux dans des commentaires ce projet de maison), alors j’ai accepté de répondre à ses questions. C’est un petit malin cet Amicalement (votre ?)

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182 thoughts on “DiY : une maison bio-climatique autonome en énergie, why not ?”

  1. Bonjour,
    « Les panneaux d’origine hollandaise (monocristallin) sont garanties à 80% de rendement jusqu’à 20 ans… »
    Je pense qu’on doit lire :
    « (…) sont garanties à 80% de rendement maximum (17%) jusqu’à 20 ans…(…) »
    ;)

    Merci pour ce retour d’expérience.
    dekloo

  2. Très intéressant. Ça donne envie.

    Une question un peu digressive : tu affirmes que les gens *consomment* même du militantisme. Tu peux développer ?

    Pourrais-tu aussi un peu décrire le temps que ça t’a pris, étape par étape, élément par élément (construction du mur, du toit, conception et réalisation de l’électricité…)

    1. La construction débute dans 3 semaines. On a démarré le projet en février. Tout est prêt…y’a plus qu’à. Normalement, fin décembre, le toit est posé sur les murs avec ses tuiles, le poêle et une baignoire plus un évier… Le minimum quoi. Je compte un mois et demi pour les murs et menuiseries, 15 jours pour le toit et de la plomberie. L’électroche, on va faire au fur et à mesure, il faudra une bonne quinzaine pour tout mettre en place. Donc une rallonge au début, avec une grosse led au bout… L’électricité est déjà conçue.

      Pour le militantisme, je croise de nombreux(ses) militant(e)s qui militent avec une souris, un stylo bille, des achats « responsables », des « attitudes responsables », tout ça est pour moi de la consommation militante : ça ne sert à rien, ça ne mène nulle part. Il faut faire des choses concrètes, militer, ça fait 40 ans que ça dure niveau écolo ou social, faut voir le résultat, c’est pas terrible…

      En fait le militantisme m’ennuie. Il n’y a jamais eu autant de gens qui militent et les choses n’ont jamais été aussi figées… Mais je m’en fous un peu : je ne suis pas là pour sauver le monde ou changer la société. Chacun fait ce qu’il veut.

  3. GG!

    Ca fait un moment que j’y pense, cet article donne des pistes pour une maison bio-climatique abordable.

    par contre on ne put pas tous élever notre bétail pour le manger (j’ai un travail qui me prend beaucoup de temps mais que j’aime beaucoup), donc désolé mais je reste un de ces consommateurs qui achète de la bouffe bio. (mais locale le plus possible hein on fait ce qu’on peut)

    Par contre (bis), le fait qu’il ne devrait pas y avoir de debats sur les eoliennes je ne peux pas etre d’accord. Il aurait dû en avoir pour le nucleaire, mais on ne peut refuser le débat même si les arguments sont pas vraiment pertinents et que ceux ci sont lancés par des lobbys.

    Mais bon article, ca fait plaisir

  4. Je tiens à dire que je ne cherche aucunement à être un exemple : je fais ce que qui me semble le mieux pour moi. C’est une démarche personnelle. Je n’ai rien contre le bio, local en plus, c’est très bien. Je disais juste que ceux qui militent en politique écolo tout en ne modifiant pas radicalement leur mode de vie ne servent à rien.

    Pour les débats, je crois quand même que si on débattait de tout, rien en se ferait.

    Mais ce qui est drôle, c’est que quand c’est pour aller envoyer des bombes sur la gueule de gens de l’autre côté de la méditerranée avec nos impôts, il n’y a pas de débat, mais que quand c’est pour des éoliennes sur des hauteurs, là d’un seul coup, il faut débattre. Dans le même temps, les sites d’enfouissement de déchets nucléaires sont choisis, sans débat non plus.

    Bizarre, non, cette pratique démocratique du débat seulement pour certaines choses ?

    Donc, je ne suis pas pour un débat à propos des éoliennes. Suffit de les installer sur des hauteurs…ou dans la mer, sur la mer, etc…Et basta. Mais je ne suis pas au pouvoir et je m’en contrefous au final, c’était juste parce que mon interviewer me demandait avec des « si ». De toute façon dans ce pays, personne n’est jamais d’accord, même sur les trucs évidents. C’est ainsi.

  5. Il manque une série de références, si je puis me permettre. Je suppose que tu as fait un peu d’optimisation sur les prix, alors… où est-ce qu’on trouve les meilleurs matériaux ;) ?

    Il y a une chose que je ne saisis pas, c’est l’histoire des briques alvéolées : elles isolent ET elles ventilent ?

    1. Oui, la brique en terre cuite a des qualités isolantes naturelles, mais la brique alvéolée de 30 cm d’épaisseur (ou 37 cm pour les régions plus froides) a été conçue pour permettre cette capacité « bio-climatique », avec le principe de ventilation « intégrée » (la circulation de l’air dans les alvéoles et la régulation dûe aux propriétés de la terre cuite) :

      – Le pouvoir d’inertie de la masse de la brique ;
      – Le pouvoir isolant de l’air grâce aux multiples alvéoles verticales de petites dimensions ;
      – La respiration de la terre cuite évitant la condensation assurant une qualité d’air remarquable.
      – Réduction et limitation des ponts thermiques
      – Matériau incombustible, ne dégage pas de fumée toxique en cas d’incendie
      – Durable dans le temps
      – Pas de rongeurs
      – Briques recyclables
      En hiver > les murs absorbent la chaleur du chauffage et la rediffuse en douceur par rayonnement.
      En été > les murs régulent de manière naturelle la température et gardent la fraîcheur.
      C’est à travers de vidéos pédagogiques , concises et précises, que les principes fonctionnels du MONOMUR sont détaillés, le visiteur peut visualiser les qualités essentielles du MONOMUR, témoinages, fiches techniques, … S’adressant ainsi aux professionnels, mais aussi aux particuliers désireux d’étendre leurs connaissances à travers l’éco-construction, la construction bio-climatique,…
      Le Monomur est disponible en deux épaisseurs : en 30 cm ou 37,5 cm et ne nécessite donc aucune isolation complémentaire. Le MONOMUR permet d’autre part toutes fixations lourdes requises pour les charges suspendues. Les composants qui forment la brique en terre cuite sont parmi les meilleurs en terme de ventilation, d’inertie thermique et de confort. Utilisant l’argile, une matière première abondante, le MONOMUR contribue au respect de l’environnement, et s’inscrit d’ailleurs dans la démarche Haute Qualité Environnementale. »

      http://www.blog-habitat-durable.com/article-monomur-la-brique-qui-se-moque-de-la-meteo-la-brique-monomur-terre-cuite-cree-l-actualite-61627451.html

  6. Je pense un peu que ton projet est plus complexe que cela, j’ai moi même la volonté d’entrer dans ce genre de projet, mais je me rends compte que c’est beaucoup plus complexe que cela.

    Après avoir construit un logement, j’ai vu ce que c’était :

    rien que le coût des matériaux via les fournisseurs traditionnel (lm, bricodep, etc) revient vite cher, entre les vis, les outils, les peintures, les boutons, les cables.
    Les pros achetent HT, revendent (passé?) à 5,5%, en gros, a des fournisseurs comparés et connus depuis des années

    le fait de le faire soi-même est aussi une source de dépense, tu gagnes en main d’oeuvre, mais tu perds en matériaux. J’ai mis 3 semaines et 1 sac d’enduit complet pour faire 10m² de mur placo, un pro aurait mis une demi journée et demandé 50e, autant passer ce temps à faire quelque chose qu’on sait faire et pour lequel on est bien payé, et payer quelqu’un qui le fera bien et rapidement.
    Y a pas, même en étant bricoleur, c’est pas acquis.

    concernant les panneaux solaires, je me demande comment tu feras en hiver, ou le soir, avec moins de 150kw produit LA JOURNEE entre novembre et fevrier, pour charger ton téléphone, utiliser ton frigo, ton four, ta TV, tes arduinos, tes lumières.
    j’ai des panneaux de 3Kw, ce sont mes chiffres, tiré de mon relevé de production DIY, et franchement hors temps d’ensoleillement et printemps/été, je produit pas ce que je consomme !(voir mon site web http://home.davidmagniez.fr/teleinfo )

    l’idée de l’éolienne est pas mal, mais il faut pas oublier que c’est peu régulier.

    as tu étudié tes calculs de coût dans les convertisseurs, les batteries plomb, les câbles, les jauges, le temps passé dans l’install, dans l’étude, etc etc ?

    c’est une aventure formidable, c’est énorme et c’est ce que j’aimerai faire également, mais concretement, c’est pas encore si idylique que ca, et c’est pas si simple.

    Et on le voit aussi dans les émissions, tu commences a faire un truc, mais tu fais quoi si tu tombes malade? tu n’as plus le temps ? tu as un enfant ? tu t’écrase le bras ? si il y a un gros défaut majeur dans tes estimations ou ta mise en oeuvre, qui fait des ravages sur ta maison ?

    En tout cas ne m’écoute pas et fonce, c’est comme ça qu’on réussit, et j’espère pouvoir suivre (et reproduire un jour) ton aventure, c’est énorme.

    1. Je vais apporter quelques réponses, vu que je suis l’autre comparse de ce projet et ce que dmagniez dit m’interpelle.
      Concernant le coût, nous avons optimisé au maximum le prix des matériaux, nous sommes donc normalement au moins cher, en plus nous avons trouvé un fournisseur qui nous fait un prix quasiment identique à celui fait aux pros.
      Bien sûr, faire appel à des pros serait plus simple en terme de savoir faire mais l’important dans ce projet est aussi de s’approprier la construction et l’habitation en la concevant de nos petites mains. C’est symboliquement important dans notre vision des choses. C’est cela aussi revenir au réel à mon sens. Il y a aura des défauts mais ce seront les notres et cela n’en rendra que plus personnelle l’habitation, bien sûr en limitant les défauts. On ne va pas non plus faire une maison breloque hein :)

      L’éolienne est aussi un plan très étudié en fonction du lieu de la construction : un plateau, venté en permanence, en hauteur, idéal pour un complément en éolienne. Quant aux panneaux solaires, on a fait beaucoup de calcul et on verra les compléments si nécessaires. Devoir ajuster la consommation me semble actuellement nécessaire socialement parlant et politiquement parlant. Nous sommes dans une société d’hyper consommation et revenir à quelque chose de normal me semble essentiel dans notre démarche.

      Bien sûr ce n’est pas idyllique, bien sûr qu’on va en chier, mais ce ne serait pas une aventure si tout était facile. Quant à tomber malade, s’écraser le bras etc… oui certes… mais vivre st dangereux non? Quant aux enfants, cela fait des bras supplémentaires :) On ne peut pas non plus tout sécuriser à l’extrême, les risques font partie de la vie malgré ce qu’on voudrait nous faire croire et je pense que ce retour à cette réalité là est essentielle.

      Donc non pour ma part, je ne t’écoute pas :) et je compte mettre en place un site où vous pourrez suivre les avancés des travaux pour justement permettre à d’autres aventureux ou aventuriers de nous suivre et pourquoi pas de faire la même chose.
      Il y a une asso qui s’appelle l »asso des castors qui regroupe tous les autoconstructeurs de France et de Navarre, pour info, ils sont d’une aide précieuse. je vous la recommande.

    2. Bon, ne te fais pas trop de soucis pour nous quand même : j’ai déjà construit une maison, vécu avec du solaire, et il y a 20 ans. Donc, voilà. Pour le prix, si tu veux, c’est sur devis, la banque finance, il n’y a pas de problèmes, ça passera. Le solaire est étudié, et l’éolienne vient compenser des manques qui surviendront en hiver, et comme c’est du 48V, que l’éolien ça envoi du 48V, tout va bien. On est sur un plateau, avec du vent très très fréquent.

      Pour la fin de ton message, je me suis bien marré : « tu fais quoi si tu tombes malade? tu n’as plus le temps ? tu as un enfant ? tu t’écrase le bras ? si il y a un gros défaut majeur dans tes estimations ou ta mise en oeuvre, qui fait des ravages sur ta maison ? »

      Parce que je me suis dit : ben ouais, et si une météorite s’écrase sur la baraque, ou bien que le 21 décembre c’est la fin du monde ?

      Bon, sérieusement : on ne fait plus rien si on réfléchit comme ça. Après, j’ai pratiqué la charpente quand j’étais plus jeune, pas mal de maçonnerie pierre, je suis conscient de ce que représente mon chantier, et je n’ai même pas peur. Parce que bon, la peur est mauvaise conseillère et puis si je restais dans ma baraque louée à me poser toutes ces questions, je risquerais de finir en eau de boudin…

      1. Ah oui, j’oubliais : niveau conso, on investit dans un frigo basse consommation, une machine à laver basse consommation et tous les éclairages sont en led. Le modem ADSL (pas de box) ne sera allumé qu si besoin du net, pas de net toute la journée en continu, ce sera comme ça, et rien ne sera laissé au hasard sur les appareils énergivores. Bien obligé, et tant mieux.

      2. Ok, je pense dorénavant avec ces éléments que votre aventure est plus étudiée et plus construite que ce que j’avais imaginé : vous êtes 2, avez de l’experience dans le batiment, et les technos que vous allez utiliser, les avez déjà mis en place, ouaip, effectivement ça tiens un peu mieux la route ;)

        Vous serez également d’accord que ce n’est pas donné à tout le monde ?

        Je m’identifie/je partage votre démarche, et ces questions sont les questions que je me pose, et je vous remercie de vos réponses.

        En ce qui concerne les « aléas » que j’ai évoqué, ça paraît marrant, j’avoue volontiers, mais c’est ce que mettait en évidence régulièrement l’émission « Tous ensemble », et c’est des choses auquel on ne pense pas forcément.

        1. Je ne regarde pas la télévision, c’est peut-être pour ça que je monte des projets sur 6 mois en passant un temps infini à aller chercher toutes les docs qui vont bien pour ne rien oublier. Les batteries ont évolué par exemple, et une batterie-gel, c’est pas pareil : en 220ah, montées en // ça fait du 440ah quand même…donc le maintien de charge est bien meilleur. Les cables sont blindés, ne dépassent pas 10 mètres, la charge est contrôlée par un régulateur et le niveau se vérifie par…connexion ethernet…

          Les panneaux ne sont pas montés sur le toit pour optimisation : au sol, ils vont être positionnés sur des cadres faits-maison qui vont permettre de les orienter pour suivre chaque mois l’orientation du soleil : plus on avance bers l’hiver, plus les rayons sont bas donc plus les panneaux doivent être relevés et inversement, abaissés au printemps et encore plus en été. Il y a un schéma d’orientation fonction de la région en France avec les angles optimum. Un panneau doit recevoir les rayons solaires à 90° pour charger au maximum : ce sera fait.

          Le « donné à tout le monde »…je le dis dans l’interview : ce n’est pas :
          1) mon problème
          2) nous sommes tout le monde (seule ma comparse a un CDI, moi je suis indépendant)
          3) Nous n’avons pas spécialement de fric
          4) je stoppe toute rentrée financière durant les travaux
          5) c’est un choix, avec des risques, des « sacrifices »
          6) Entre payer un loyer ou financer ce projet, on préfère la deuxième option
          7) vivre en campagne (ce que j’ai fait longtemps) n’est pas la même chose qu’en ville, entre autres niveau travail, rentrée d’argent. Mais tu dépenses moins.

          C’est donc à mon sens une histoire de choix. Ce n’est donc pas une histoire de « donné ou pas à tout le monde », mais plutôt une histoire que « tout le monde n’a pas envie », et ça se comprend très bien. Mais, pour ceux qui ont des envies allant dans ce sens, ma foi, on renvoie de l’info pour montrer aussi que c’est possible sans claquer des fortunes, modestement. Nous sommes des gens modestes pour le coup, pas comme Carla et son mec…

          Je n’estime même pas que c’est une aventure, c’est juste un travail, une orientation de vie pour adapter notre mode de vie à nos envies, pour mieux vivre. Je comprends très bien les gens qui adorent la ville et ne peuvent s’en passer. C’est juste que ce n’est pas notre cas :-)

  7. Drapher et Amicalement, merci !!

    C’est, comment dire, extrêmement rafraichissant. Drapher, je suis 100% d’accord avec toi dans ta logique, quand tout le monde sera au pied du mur il faudra bien le faire et arrêter d’en parler.
    Je cherche (hic vraiment trop peu) aussi une indépendance énergétique, pas par obsession ou militantisme, mais par simple logique: on ne peux pas consommer du périssable (qui plus est qui n’est pas dans ce pays ou même ce continent), et les modes de production centralisé d’électricité sont une aberration avec les déperditions dû au transport. Que chacun sur son bout de terrain crée son énergie et assainisse ses déchets, c’est le seul modèle pérenne dans le temps.
    Nous sommes une vraie société de consommation assistée qui doit nourrir des rentes.

  8. Bonjour
    Article très intéressant.
    Je suis globalement d’accord sur les constats.
    Je m’interroge sur la solution. J’ai du mal à penser qu’elle soit généralisable : c’est un peu un modèle de l’étalement urbain qui n’est pas viable à court terme.

    1. Etalement urbain pas viable à court terme ??

      tu peux développer stp ?
      C’est marrant mais concentrer 99% de la pop sur 1% du territoire, c’est le bonheur de l’Etat, de l’arcep, d’edf, d’Orange, mais est-ce le bonheur enviable des habitants de ce pays ?

    2. Idem que Lam.

      Je n’ai pas compris l’argument
      « J’ai du mal à penser qu’elle soit généralisable : c’est un peu un modèle de l’étalement urbain qui n’est pas viable à court terme. »

    3. Effectivement ce type de projet ne peut être que personnel et ne peut constituer un projet de société car non généralisable. La tendance actuelle au niveau de l’urbanisme est de revenir à d’avantage d’habitat collectif pour des raisons de couts au niveau des réseaux, essentiellement : réseau routier, éléctrique, tel, eau… L’étalement urbain représente une charge énorme au niveau de la collectivité et est énergivore par rapport à de l’habitat collectif, sans compter la consommation de surface agricole.
      Bref, même si j’ai suivi moi aussi suivi ce type de démarche (je me suis cependant contenté de « rénover » moi même sans le volet production électrique), il faut reconnaître que l’idéal d’autosuffisance est en grande partie un leurre (et non rentable) et constitue d’une certaine manière le dernier avatar de l’hyper individualisme. Ce n’est pas un hasard si on retrouve cette problématique de l’autosuffisance chez les survivalistes… Mais en creusant de ce côté on se rend compte qu’il n’y a jamais eu d’autosuffisance (c’est harassant et chimérique) mais des réseaux d’échange locaux. Je crois qu’il faut plutôt réfléchir à l’échelle du groupement local, de la communauté, comme dans la permaculture…

      1.  » il faut reconnaître que l’idéal d’autosuffisance est en grande partie un leurre (et non rentable) et constitue d’une certaine manière le dernier avatar de l’hyper individualisme. Ce n’est pas un hasard si on retrouve cette problématique de l’autosuffisance chez les survivalistes… Mais en creusant de ce côté on se rend compte qu’il n’y a jamais eu d’autosuffisance (c’est harassant et chimérique) mais des réseaux d’échange locaux. Je crois qu’il faut plutôt réfléchir à l’échelle du groupement local, de la communauté, comme dans la permaculture… »

        permets-moi, cher Ivan, de te dire que tu n’as toujours pas compris la démarche, et que ta vision « éminemment idéologique » est tronquée.

        Primo : nous ne cherchons pas l’autosuffisance et de plus, elle existe depuis des lustres, ça s’appelle des fermiers. Pour avoir vécu en Afrique, je peux t’assurer que des centaines de millions de personnes vivent en autosuffisance. Au USA, il y a de nombreux endroits où des gens vivent de manière semi-autarcique, en produisant beaucoup de chose chez eux.

        Deuxio : pas besoin d’être survivaliste pour vouloir se passer de payer certaines factures et de ne pas être dans l’hyper-dépendance. Entre sortir de l’hyper dépendance et aller vers du survivalisme, il y a des voies intermédiaires. La nôtre est intermédiaire.

        Tercio : vouloir le bien à tout prix de 65 millions d’individus est dangereux. L’expérience a été tentée en URSS, le résultat n’a pas été joli-joli.

        Quatro : rien n’empêche de créer son propre environnement ET de créer/participer à des réseaux d’échanges locaux. Nous pensons créer une AMAP si il y a suffisamment de gens preneurs. Si il n’y a pas, on ne va pas les forcer, on ne fera pas l’AMAP, point barre.

        Donc, je répète quand même que : je suis sorti des idéologies, des dogmes et que ma démarche est simple et triviale. Je ne cherche rien d’autre que d’aller au mieux, au plus que je peux, en me dégageant le plus posible des contraintes du « système ». Je veux bien réfléchir intellectuellement aux bonnes solutions globales, mais pour qu’elles aient une chance d’aboutir, il faut que l’action prime sur la réflexion. Même à petite échelle, même sans être à 100% autosuffisant, etc… Au passage, j’apprécie plein de choses dans le monde moderne et capitaliste et je ne souhaite pas revenir au cheval, et à au soc de charrue.

        En 1960, Paris pouvait tenir deux mois sans être ravitaillé (avec la production agricole autour de Paris), aujourd’hui…5 jours.

        Donc, des choix ont été faits, et le résultat est une hyperdépendance. De plus en plus de gens cultivent en ville, sur leurs balcons, dans des jardins collectifs, et en campagne, les villages-dortoirs vont peut être se réveiller. Par nécessité…

        1. Oulà, faut pas s’exciter comme ça. Moi je ne critique pas ton projet, d’ailleurs ça n’aurait pas de sens, je réponds juste au post plus haut en disant qu’effectivement, cette démarche n’est pas généralisable. Et je suis bien placé pour le savoir puisque j’ai fait un peu la même chose.
          Et je suis donc revenu de l’idéal d’autosuffisance. L’autosuffisance, c’est sympa mais inatteignable, harassant et non rentable, comme je le disais. C’est effectivement possible pour des fermiers, au niveau alimentaire s’entend, mais un fermier est un professionnel mécanisé. De plus il n’arrive pas à produire tous les produits qu’il va consommer. Il y a toujours eu des échanges et une spécialisation de la production. Pour prendre un exemple simple, il n’est pas rentable de produire des tomates ou des melons dans certaines zones climatiques, etc… Bref, le trip de l’autosuffisance est proche du trip survivaliste, un avatar de l’hyper individualisme contemporain qui ne se justifie pas vraiment au niveau rentabilité. Elever un cochon, par exemple, c’est difficilement rentable par rapport à l’agro industrie…
          Perso j’élève poulets et lapins. Si je faisais les comptes (ce que bien sûr je ne fais pas^) je sais que je serais largement déficitaire par rapport à des produits du commerce, même en bio. Cela à cause des intrants que je dois acheter, comme le blé. Je pourrais éventuellement produire moi même le blé que je donne à bouffer aux poulets. Mais c’est un cercle vicieux chronophage, il faudrait aussi que je réserve une partie du potager aux céréales ou que je mette en culture une nouvelle parcelle… Pour les lapins, c’est encore plus chronophage. Il faut également cultiver du fourrage, choux, etc… Bref, par rapport à un lapin de l’agro industrie en promo chez carrouf, c’est NON RENTABLE.
          De plus, revenir au stade de la petite paysannerie, ce n’est pas vraiment un progrès ni un projet de société…
          Moralité : produire soi même est un boulot à temps plein.

          1. Je dis souvent : « bien vivre est un travail à temps plein » : d’où le fait que la rentabilité n’est pas très préoccupante, et puis les choses peuvent se faire par échanges de services aussi, enfin bref : changer de paradigme pour soi-même est toujours une bonne chose. Le bonjour à tes lapins, j’adore les lapinous (dans mon assiette aussi) :-)

            La société se démerde, je le dis depuis le début de ces échanges. Tu devrais la laisser continuer son truc…

            Le cochon, ça peut être très bien, on en a eu fait : c’est très très intéressant à plusieurs, à tous les niveaux. Mais bon, voilà, le tout est de faire les choses et de ne pas se prendre la tête avec trop de choses extérieures.

            « Perso j’élève poulets et lapins. Si je faisais les comptes (ce que bien sûr je ne fais pas^) je sais que je serais largement déficitaire par rapport à des produits du commerce, même en bio. Cela à cause des intrants que je dois acheter, comme le blé. Je pourrais éventuellement produire moi même le blé que je donne à bouffer aux poulets. Mais c’est un cercle vicieux chronophage, il faudrait aussi que je réserve une partie du potager aux céréales ou que je mette en culture une nouvelle parcelle… Pour les lapins, c’est encore plus chronophage. Il faut également cultiver du fourrage, choux, etc…  »

            Ca se discute l’intérêt de cultiver quelques trucs pour les bestioles, ça se discute… ou de voir avec un agriculteur du coin pour faire un truc avantageux avec lui niveau blé ou fourrages.

  9. yo. tu n’as pas parlé de la question de l’accès à l’eau, de son traitement et / ou de son retraitement ?

    des eventuels dispositifs techniques à ce sujet auxquels vous auriez pensez.

    juste par curiosité. me semble que la question de l’autonomie par rapport à l’eau quant aux réseaux de distribution, d’évacuations et de retraitement etc est aussi important que la dépendance à EDF.

  10. Une autre info, bien que Europe soit mon ennemie jurée tant elle est monstrueusement et par nature définitivement incompatible avec Démocratie. Oui! -:-)

    Il existe un projet en cours de « macro-smartgrid » au niveau européen.
    Rien à voir avec le niveau local et pair à pair qui est celui qui me séduit, mais…

  11. Une dernière info avant de me sauver.

    La main sur l’image en haut du papier et au dessus du plan de la maison réalisé par la comparse

    vient de la grotte de Chauvet
    https://www.google.fr/search?q=grotte+de+chauvet&hl=fr&safe=off&prmd=imvns&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ei=v2dGUJmnCIi_0QXKz4CIDQ&ved=0CCMQsAQ&biw=1366&bih=597

    où l’on a trouvé sur les parois ce qui est parmi les plus plus anciennes formes d’expression artistique imaginées par l’Homme.

    Mon côté préhistorique qui ressort… -;-)

    ‘nuit

  12. Bon courage pour le chantier !
    Si vous attaquez dans 3 semaines, ça veut dire fin septembre, ça vous laisse 3 mois avant Noël construire à partir d’une simple chappe et rendre la maison habitable, sachant que les journées vont raccourcir vite.
    C’est un sacré défi, même si la surface de la maison n’est pas précisée.

    Nous venons d’emménager dans notre maison économe en énergie et écolo dans le choix des matériaux, dans laquelle nous avons fait tout le second oeuvre et une petite partie du gros oeuvre (assainissement, drainage, mur de soutènement…). Nous avons mis 8 mois, avec le boulot, une petite de 2 ans et l’aide de nombreux amis et famille. Et il reste pas mal de choses à faire :p Après j’étais pas un super bricoleur au départ du projet hein….

    Pour le site web ça serait top de pouvoir suivre votre aventure !

    1. Oui, mais moi je me libère à 100% sur le chantier : je vais bosser du lever du jour au coucher du soleil 6 jours sur 7. Ma comparse me rejoindra les jours où elle peut. Donc en fait, c’est 50 heures par semaines X 12, soit 600 heures pour arriver au bâti couvert.

  13. Salut Yovan et Epimae et bravo pour votre enthousiasme.
    (Et salut et bravo à Amicalement, on se connaît sur d’autres forums :-) )
    Je suis claqué et du coup, je n’ai pas l’esprit aussi clair que je l’aimerais. Aussi, je vous livre 2/3 questions et remarques en vrac, si vous le voulez bien.
    – vous ferez connaître le site du suivi de l’aventure, hein ? Pas de blague…
    – Des pays comme l’Allemagne, l’Autriche ou la Suisse ont une sérieuse avance sur la France dans le domaine des habitats basse consommation, auto-producteurs en énergie, etc. Est-ce que ça a pu être une source d’inspiration et de renseignements pour vous ?
    – Avez-vous calculé l’autonomie maximale en électricité dont vous bénéficierez en cas de production nulle, sachant que vous avez pris l’option de ne pas être raccordés au réseau EDF ?
    Je prends le cas probablement le pire : temps de brouillard toute la journée, voire sur plusieurs jours. Par définition, très faible luminosité et vent nul, sinon, il n’y aurait pas de brouillard. Ou bien est-ce que dans votre région le brouillard est rarissime ?

    – Je me chauffe au bois (à 90%) depuis 16 ans. Très agréable, économique, sachant que ça demande tout de même beaucoup de travail, un peu d’entretien aussi, de la vigilance niveau sécurité (feu bien sûr, mais aussi entretien des conduits). Le reproche qu’on peut faire à la formule bois (sauf appareils automatiques à granulés) c’est que ça ne chauffe pas en cas d’absence, j’entends sur plusieurs jours. Est-ce que vous avez intégré ce point et prévu une formule-relai ?
    Connaissez-vous ce genre d’appareils, venus des pays des grands froids ?
    http://www.nunnauuni.com/francais/ ou son concurrent Tulikivi ?

    – je suis très curieux de suivre votre installation côté solaire et éolien. J’avais essayé d’aborder la question à l’époque où j’ai acheté ma maison. Mais j’ai carrément laissé tomber. Le sujet n’était pas du tout à la mode, on me prenait pour un demeuré, je ne trouvais ni matériel ni interlocuteur… et aujourd’hui, je reçois 5/6 spams journaliers pour mettre des panneaux solaires « tout-partout » et fournir EDF… ça me rend fou.

    – je trouve Yovan un peu sévère avec certains de ses congénères : celui qui habite en plein coeur de Paris ou d’une banlieue moisie, le côté campagne-DIY-je me prends en main-je bâtis ma maison, il en rêve 5mn… et il file prendre son RER en vitesse parce que le prochain est dans une 1/2 heure… Alors, il lui arrive de se rabattre sur le militantisme en espérant que son HLM passe un jour au solaire.

    – Personnellement, je suis moyennement fan de l’éolien. Je crains qu’il faille en mettre une quantité phénoménale pour que ça pèse réellement quelque chose. Je ne trouve pas que ça embellisse le paysage (question de goût). Et surtout, surtout ce sont des pièges mortels à chauve-souris ! Et j’adore ces petites bêtes, contrairement à Bigard !
    Maintenant, des modèles « personnels » dans son jardin, je ne sais pas… à étudier

    Bravo pour votre initiative en tout cas, et bon courage !

  14. Houla, trop de choses je réponds demain sur les aspects techniques du solaire, de l’éolien et du chauffage. Pour la surface, c’est dit dans l’interview : « Donc une maison de 110 mètres carrés… » De plein pied, sans étage.

  15. Quelques réponses sur l’eau : en terme d’épuration, on va utiliser un système de phyto épuration agréée par le SPANC (l’organisme qui contrôle les fosses septiques et les systèmes d’épuration, et qui depuis quelques mois, doit donner son autorisation pour lancer une demande de permis, donc incontournable). Ce système est constitué de roseaux et de bassins, c’est une véritable micro station naturelle sans électricité. A la fin du système, de l’eau parfaitement pure qui peut nous servir à irriguer un potager entre autres et éventuellement fournir l’eau pour le bassin d’un jardin japonais que je veux dessiner et créer. C’est un vieux rêve :)

    Concernant l’eau de pluie : récupération maximale.
    Dans un second temps, nous pensons faire venir un sourcier car il semblerait qu’il y a de l’eau sous le sol si on en croit les petits ilots d’herbe bien grasse qui perce dans le pré. L’idéal serait de devenir entièrement autonomes dans notre conso d’eau.

    Concernant le délai, on a conscience que c’est super short. Le but étant de se mettre hors d’air et hors d’eau pour s’installer puis de finir la maison de l’intérieur, conditions économiques obligent.

    Au sujet du solaire, drapher répondra beaucoup mieux que moi, car c’est sa partie. On se partage le boulot selon nos centres d’intérêt et nos compétences.

    Enfin, dans un troisième temps, je pense créer un studio photo dans une annexe, entièrement alimenté par le solaire et l’éolienne et utilisant des matériels non conventionnels et « pas chers », particulièrement niveau flashs et lumières. Ce serait un studio pour moi mais aussi pour des photographes qui voudraient essayer une autre forme de photo, moins chère, moins consommatrice de KW parce que c’est possible avec un peu plus de finesse technique, mais cela fera l’objet d’une de mes chroniques futures de l’art de l’image : le hacking photographique :)

    Quant à généraliser cette pratique, je suis comme drapher par forcément fan de la généralisation. Je pense que chacun de nous peut trouver des actions en correspondance avec ses modes de vie, ses choix etc… par contre, si cette expérience peut donner du courage et montrer qu’en fin de compte c’est possible, alors je trouverai cet échange d’expérience vraiment riche et génial.

    Tout l’important est de trouver plaisir à ce qu’on fait mais dans la dureté et la difficulté, et pour l’instant on aborde tout cela avec beaucoup d’envie, d’énergie et de plaisir.
    Bien sûr nous vous tiendrons informés d’une adresse pour le site, je vais bientôt le démarrer… Quelques photos à faire et c’est parti :)

    1. Oui on pourra avoir internet, mais la box ne sera pas allumée toute la journée, juste le soir, panneaux solaires obligent, c’est pas inintéressant de réévaluer notre conso d’internet je pense que ce soit en terme d’énergie mais aussi de disponibilité psychologique et relationnelle au monde.

  16. Salut reflet,
    Je lis tous les articles de ce super blog, et je suis souvent conquis par le résultat final article + commentaire ouvrent le débats. Super! Habituellement je ne suis pas informé sur les sujets traités, mais cette fois c’est le cas! Je ne cris pas au scandale car votre fond est le bon comme à l’habitude. Mais excusez moi, cette maison est loin voir très loin de l’indépendance quelle qu’elle soit. Renseigné vous plus beaucoup plus avant de vous lancer dans ce genre de construction dans laquelle vous allez vivre. Faite en sorte de la rendre naturellement positive et non électroniquement positive. Puis on ne fait pas d’agriculture avec des capteurs etc etc… Le retour à la terre doit et devra être présent c’est sur, mais que diable nous avons le net alors servez vous en!!! Instruisez-vous pour densifié des progets réellement innovent.
    Et puis un peu déçu par la presse, car comme à chaque fois quelle traite un sujet que je maîtrise, je le trouve dénué de réel contenu. Cordialement

    1. Pourquoi loin de l’indépendance ? Pourquoi électroniquement positive ?

      Par ailleurs le retour à la terre peut se faire via capteur. Par exemple pouvoir remplir les bacs des animaux de manière quotidienne via des capteurs permets un gain de temps certains , sans pour autant dénaturer la démarche.
      Je trouve qu’il est important de coupler l’agriculture avec une électronique non envahissante. Pour m’être essayé à l’activité pendant quelques temps je sais ce que j’aimerai automatisé et ce que je veux pouvoir faire moi-même.

      Et puis cela a un petit coté géo trouvetou chez grand mère donald =)

    2. tout pareil : je reste sur ma faim.
      votre projet est vraiment bien et je ne critiquerais pas vos choix, vous avez l’air de les assumer et c’est l’essentiel. C’est même ça le militantisme : assumer ses actes et les faire « vivre ». Le « militantisme » dont tu parle, c’est de la bonne conscience.

      @Amicalement : ce serait bien de ne pas mettre les termes « hacker » et « DIY » à toutes les sauces. Dans le bâtiment, on parle depuis longtemps d’habitat et de méthode de construction « non conventionnel » et « d’autoconstructeurs ».

      L’automatisation dans l’agriculture, ça existe : c’est l’élevage en batterie et la culture hydroponique. c’est important d’aller nourrir ses bêtes, autant pour elles que pour nous. y a matière à débat.

      C’est un détail mais tous les autoconstructeurs ne font pas appel aux castors, nous en sommes la preuve ma compagne et moi.

      Je suis plaquiste et un grosse partie de mon boulot, c’est la pose d’isolant. Je pense être au courant de tout ce qui se fait et se dit sur beaucoup de matériaux : le polyuréthane et nettement plus nocif que la laine minérale, tant à la pose que pour y vivre.

      J’allais oublier : vu que tu as déjà construit une première maison, tu as déjà de l’expérience alors il ne me reste qu’à te souhaiter bon vent ;o)

      1. Salut pookwpamwa.

        Tu m’écris : @Amicalement : ce serait bien de ne pas mettre les termes « hacker » et « DIY » à toutes les sauces. Dans le bâtiment, on parle depuis longtemps d’habitat et de méthode de construction « non conventionnel » et « d’autoconstructeurs ».

        Je te réponds : je n’ai pas l’impression de mettre ces 2 mots à toutes les sauces.
        Mais derrière ces 2 mots, il y a disons 2 aspects culturels mis en pratiques et que de mon point de vue on peut appliquer à à peu près tout (du logiciel à l’habitat en passant par la cuisine ou… la politique).

        Remarque si tu veux bien : le « DIY appliqué » et même le « kacking appliqué » a pris un réel essor dans les sixties, pas d’hier donc, et pas directement lié à habitat.
        De plus, d’un point de vue artistique, j’en vois les prémisses même bien avant, déjà chez Dada peut être bien.

        1. ‘scuse : je me suis un peu emporté. En fait, j’ai été un peu stupéfait par l’article.Le titre a piqué ma curiosité et j’en ai oublié que s’est un témoignage et non un article de fond. Finalement j’ai été déçu que vous ne m’ayez pas surpris au delà du fait que vous abordiez ce sujet à reflets.

          Pour en revenir aux termes « hacking » et « DIY », ce qui me dérange, ce n’est pas que toi tu étendes leur utilisation. Mais plutot que les gens se l’approprient un peu trop et que ces termes finissent dans les mains des communiquants qui en feront ce qu’ils ont fait de l’écologie : du marketing. Et c’est pour cette raison que j’utilise plutôt « autoconstruction » ou même « bricolage » et « non conventionnel ». C’est beaucoup moins vendeur et les gens comprennent tout de suite.

          C’est cool d’aborder ce sujet, je ne retiens que ma surprise à la vue de l’article.

  17. Les panneaux PV actuels, c’est surtout du Silicium. Abondant, et pas qu’en Chine.

    On aura un souci lorsque les couches minces (hors Si) se multiplieront. Ca a déjà commencé, et là effectivement on utilise des matériaux bien moins abondants…

  18. Bravo pour ce superbe projet !

    Quelques questions / remarques :
    – Une installation de « 4300 Watts/h » ça n’a pas de signification… J’imagine que c’est 4.3 kWc ? A combien vous estimez la production et votre conso ?
    – pour l’eau chaude, panneau solaire thermique ?
    – une dernière pour la fin, mais pas des moindres : comment gérez vous vos déplacements ? Plusieurs personnes au dessus ont parlé d’étalement urbain : c’est clair que beaucoup de français ne peuvent pas faire comme vous dans le contexte actuel (= lieux de travail centralisés). Mais de votre côté ? Vous bossez où (en partie à la maison si j’ai bien compris) ? Vous vous déplacez comment et à quelle distance ?

  19. J’avais oublié de préciser de 4300 Wh/jour produits à 3500 wh/jour désolé.
    Les calculs ont été faits vis à vis de nos consommations moyennes, de la localisation, etc… L’éolienne viendra compenser en hiver, je pense que ce sera nécessaire entre décembre et février.

    Pour l’eau chaude, j’ai fait le tour des solutions solaires : pas convaincu dans nos régions.
    Les systèmes de chauffe-eau par récup de l’air ambiant (me rappelle plus la terminologie, c’est un système comme en géothermie, mais par l’air de la maison) ont l’air bien mais consomment trop d’électricité, donc pour l’heure, niet.

    Donc, on est sur un chauffage de l’eau au gaz, comme des cons, mais on va voir par la suite : on investira certainement à termes sur quelque chose d’autonome, quand on aura plus de sous…

    Pour les déplacements : je ne comprends pas où est le problème des déplacements : je répète que nous ne sommes pas des écolos qui veulent démontrer qu’il est possible de vivre en consommant très peu, en étant dans une démarche démonstrative de produire moins de Co2 ou je ne sais quelle autre théorie à deux balles sur le réchauffement climatique et la fin du monde par la pollution des populations !

    On a un diesel 4CV, qui fait du 4,5 l au cent (une petite voiture), on travaille pas mal chez nous, mais on fait aussi des déplacements pour le boulot si nécessaire. Mais l’idée est bel et bien d’avoir moins besoin de ramener de sous en produisant le maximum de choses sur place, d’avoir moins de besoins aussi…

    Donc les Français font ce qu’ils veulent, la société fait ce qu’elle veut, le gouvernement fait ce qu’il veut : ce n’est pas notre problème ! Nous, on a surtout envie qu’on nous fasse chier le moins possible, on gère notre vie en faisant des choix. Cette interview est là parce qu’un lecteur voulait en savoir plus. Le reste, pour sauver le monde, empêcher les 4° de réchauffement ou je ne sais quel autre truc culpabilisant pour les gens, c’est pas nous qu’il faut aller voir. Je laisse couler l’eau en me brossant les dents : je sais, je ne sauve pas la planète…

    Si on a envie de se déplacer loin parce qu’on a le fric pour, on se déplacera loin avec notre diesel, voire un avion ! Ouais, on aime voyager aussi. On fera garder les bestioles. Voilà, ne pas tout mélanger dans la démarche, nous ne sommes pas dans l’écologie. En aucune manière. J’espère que vous n’êtes pas trop déçus ?

      1. Si tu veux : l’individualiste qui arrive à créer un environnement qui permet ensuite de partager, d’aider d’autres à s’autonomiser, est-il plus individualiste que quelqu’un qui a une vision généreuse mais ne fait rien de concret à son niveau ? Mon nouveau voisin est très preneur de ce qu’on fait : il va peut-être installer une éolienne chez lui…

        On va faire un truc en commun au niveau du bois de chauffage.

        C’est égoïste et individualiste de se chauffer soi-même ? Le problème est de mélanger les discours et les actes. Les généreux disent qu’ils sont généreux, mais que font-ils ? Lesindividualistes comme moi, disent qu’ils font pour eux : pourquoi, je devrais faire ma maison pour y installer des banlieusards ? Des sans-papiers ? Le problème est vraiment ce truc des discours. Un être humain fait les choses pour lui, et si c’est possible, il fait avec les autres, voire pour les autres. Mais là, on mélange tout.

        Je suis trop vieux pour venir me la jouer « idéaliste qui sauve le monde et fait les choses pour le bien du plus grand nombre » : je ne suis pas un politicien.

        Désolé. Mais il faudrait quand même définir ce qu’est l’individualisme. Tu n’es pas individualiste toi ? Tu vis en communauté ? Tu fais les choses pour les autres avant tout ?

        Je ne dis pas ça agressivement, mais il faut quand même sortir des grands truc préfabriqués un peu mensongers et paralysants.

        Une bande d’individualistes qui fait ensemble, c’est quoi ?

        1. Ou comment appuyer comme un gland sur une touche et effacer un magnifique paragraphe…..

          Bon j’vais essayer de le refaire.

          Je me suis mal exprimé, j’en suis désolé… j’étais un peu pressé (et ça croyez moi ça arrive tellement rarement que ça mérite d’être souligné ;) )

          Votre projet est beau, noble itou itou, et j’adhère à se genre de chose.

          Par contre en limiter « l’impact » alors que vous êtes visiblement à fond dans le partage (retour d’expérience, projet de blog, bon plan et assos…) me semble un peu dommage.

          J’pense réellement que vous êtes dans une démarche complètement globale et pas justement dans une démarche simple démarche « individuel ».
          D’aileurs quand tu dis que ton voisin va peut-être se mettre à l’éolienne ça me « touche » quoi.

          Après sans faire de « grands discours » , sans faire de « concours de taille de zizi », et en m’expirmant hyper mal, l’essentiel est la transmission, le partage (ce que vous faîtes ici), le « DIY » devrait peut-être être par « faisons le ensemble »….

          Bon c’est écrit à l’arrache mais j’pense qu’il y a l’idée quoi….

    1. Vous faites ce que vous voulez, mais avoir un beau projet ne vous dispense pas de respecter les autres, et notamment leurs idéaux, leur travail, leurs efforts individuels et pour la communauté.

      Je trouve simplement dommage d’avoir une vision aussi partielle, et finalement égoïste, de la question du logement et de son alimentation en énergie.

      1. Oui, totalement égoiste, tellement égosites qu’on se fait chier à venir présenter le projet pour le faire partager au plus grand nombre ici-même…

        Pendant que des grands sauveurs de la planète, eux, poussent des boutons, cliquent sur des souris et font des déclarations enflammées pour le bien collectif du plus grand nombre.

        La vision égoïste, si tu veux, c’est surtout du réalisme : nous, on fait.

        On ne donne pas des leçons sur du vent. Et si on ne fait pas, au passage, on ne peut pas changer la politique du logement, de l’énergie. Toi, tu peux ?

        Par contre, si quelques personnes se rendent compte qu’elles peuvent, avec quelques efforts, sortir de leur logement énergivore, moins claquer de ronds, mieux vivre, grâce à ce type de démarches, je pense que ce sera déjà très bien. C’est en tout cas la nôtre de démarche.

        Et c’est ce qu’on fait. Dans ce pays, les gens donnent des leçons sur absolument tout. Mais quand il faut agir, il n’y a plus personne. Respecter les autres, ce n’est pas sortir des âneries bien-pensantes en disant des trucs de bisounours « je veux que tout le monde bénéficie de… », « nous participons à… »

        Tout ça c’est de la frime. De la connerie en barres. Et les autres, pour le respect, tu m’excuseras, mais je les fréquente depuis suffisamment longtemps pour savoir qu’ils ne sont pas toujours du tout bienveillants, et que la vision « globale », des gens très bien sous tous rapports l’ont depuis des années et que ça n’avance pas. Alors la vision partielle, oui, mais au moins elle se concrétise.

        C’est parce que des gens agissent pour eux, dans une démarche d’autonomie, d’indépendance, pour eux-mêmes que des choses se font. Si on attend la vision globale et généreuse de l’énergie, du logement, on y est encore dans 40 ans.

        Donc, voici ma réponse à ton commentaire qui ne prend pas en compte énormément d’éléments que nous ne t’avons pas donnés et qui vient simplement donner une leçon morale et nous juge vis à vis des « autres » comme si nous n’en faisions pas partie. Que sais-tu de nos actions vis à vis des autres, de notre propre travail ou efforts dans la collectivité ? La vision que j’ai renvoyée est simplement que nous ne sommes pas là pour militer. Les idéaux, c’est un truc pour se satisfaire de son inaction si ils ne sont pas mis en œuvre concrètement.

        Donc, si pour la question du logement et de l’énergie ta vision moins partielle est la bonne, exprime la nous.

        Au passage, tu aides les centrales nucléaires à tourner ou non ?
        Ton logement il bouffe l’énergie ou il la conserve ?

        1. (…)Par contre, si quelques personnes se rendent compte qu’elles peuvent, avec quelques efforts, sortir de leur logement énergivore, moins claquer de ronds, mieux vivre, grâce à ce type de démarches, je pense que ce sera déjà très bien. C’est en tout cas la nôtre de démarche.(…)

          Je te rejoins à 200% !
          Agissons, agissez ! Lachez vos TV.
          Perso j’ai réduit de 40% ma facture d’élec (ca c’est concret quand EDF nous fait un versement), et j’attaque le pb de l’eau chaude.

          Le système ne fera rien pour nous. La/les solutions sont personnels et local.

        2. Mon commentaire précédent n’a pas l’air d’être passé (?) et je ne sais plus bien ce que j’y ai mis.

          J’ai re-répondu en partie dans un autre commentaire (réponse à epimae 10h57)

          « Donc, si pour la question du logement et de l’énergie ta vision moins partielle est la bonne, exprime la nous. »

          Tu déformes mon intervention…
          Je parle d’une vision moins segmentée globalement. Ne pas découpler transport et logement par exemple.
          Votre solution est quasi-idéale dans votre situation et au problème « énergie dans le logement », ce qui n’empêche pas de penser aux déplacements, aux économies d’eau (ce que vous avez fait malgré tes brossages de dents ^^), etc.

          « Au passage, tu aides les centrales nucléaires à tourner ou non ? Ton logement il bouffe l’énergie ou il la conserve ? »

          Oui, tu m’as bien cerné, je suis un hypocrite qui critique et propose sans être parfait… honte sur moi !
          Sérieusement, puisque je sens que ça t’intéresse, je vis temporairement en coloc dans une maison mal isolée chauffée au fioul (le comble !), étant nouvel arrivant dans ma ville, et n’ayant pas les sous pour acheter un terrain à une distance pédalable de mon boulot. Mais ça ne saurait tarder à changer.

          Pour recentrer le débat, on pourrait avoir quelques précisions sur le côté « bioclimatique » de la maison ?

          Tu parles de matériaux et d’approvisionnement en énergie mais pas des ouvertures, de la forme générale (compacité préférée ?) et de l’orientation : quel boulot a été fait là dessus ?

          1. Je n’avais pas vu le commentaire de kholl au dessus, et ça colle complètement à ce que je pense.

            Je n’en rajoute pas car je sens que il arrive mieux à faire passer mes idées que moi-même ;)

  20. Bonjour,

    Félicitations pour ce projet, c’est une très belle aventure. Néanmoins, je me pose quelques questions d’ordre logistique quant à la réalisation et la maintenance d’un tel « mode de vie ».

    Durant la construction, au moins l’un de vous devra travailler a plein temps sur le chantier, ça veut dire pas de salaire qui rentre a coté, cela ne pose-t-il pas de problème au niveau des banques pour obtenir un financement ?

    Ensuite a priori vous désirez produire vous même le plus gros de votre alimentation, ça me semble beaucoup de travail au quotidien, une fois de plus ça implique beaucoup de temps libre pour gérer tout ça, avez vous estimé l’investissement en temps que cela représente ?
    Toujours à ce sujet avez vous des solutions de secours en cas de problèmes qui mettrait en péril vos ressources agricoles (sécheresse, …) ou tout simplement si vous devez vous absenter sur une période plus ou moins prolongée ?

    En tout cas félicitations pour votre aventure et bon courage pour sa réalisation.

    1. Une autre petite question, peut-être personnelle et par conséquent libre a vous d’y répondre ou pas : avez vous des enfants et si oui comment perçoivent-ils votre projet, les contraintes qu’il implique au quotidien, bref comment vivent-ils et perçoivent-ils tout cela ?

    2. « Ensuite a priori vous désirez produire vous même le plus gros de votre alimentation, ça me semble beaucoup de travail au quotidien, une fois de plus ça implique beaucoup de temps libre pour gérer tout ça, avez vous estimé l’investissement en temps que cela représente ? »

      Non, on est un peu cons et on ne pense à rien :-)

      On va faire le maximum de ce qu’on peut vis à vis des contraintes et des possibilités… On continue à avoir des métiers rémunérés en dehors, mais moins prenants.

      Toujours à ce sujet avez vous des solutions de secours en cas de problèmes qui mettrait en péril vos ressources agricoles (sécheresse, …) ou tout simplement si vous devez vous absenter sur une période plus ou moins prolongée ?

      Oui, on appelle la commission européenne à l’aide :-)

      On va s’organiser pour que de nombreuses choses soient stables : les serres aident à ça. Des amis ou nos enfants peuvent venir s’occuper du bazar quand on est partis, les automatisations de certaines choses comme l’eau peuvent aussi aider, etc… La vie quoi…

      Mais de mon côté je peux poser une question ?

      Comment vas-tu faire le jour où (puisqu’on parle du jour où) le ravitaillement des supermarchés ne pourra plus se faire, parce que les ravitaillements en pétrole auront cessé ou qu’une crise majeure paralysera l’économie, ou que le crash mondial aura fait fermer les plus grandes enseignes, que les banques seront à sec ?

      Ou encore, si une sécheresse terrible, suivie d’une inondation majeure pourrit toutes les récoltes françaises ?

      Je veux dire par là : on peut penser que rien ne peut arriver au système alimentaire, ou bancaire, ou routier, que c’est impossible que… mais on voit obligatoirement la possibilité de casse-gueule au niveau local d’un individu.

      En fait, il est plus facile de pallier aux problèmes chez toi qu’au niveau d’un pays où là, tu est totalement impuissant. Je préfère avor à gérer mes propres contraintes, manques que de subir ceux d’un pays entier, où là, je ne peux rien faire.

      1. « Comment vas-tu faire le jour où (puisqu’on parle du jour où) le ravitaillement des supermarchés ne pourra plus se faire(…) »

        Et bien justement c’est une question que je me pose de plus en plus régulièrement figure toi, j’ai même fait cette année un petit test potager dans le jardin à petite échelle pour voir un peu ce que ça représente. Et justement avec le temps pourri j’ai perdu pas mal de mes (modestes) récoltes, d’où mes questions qui n’étaient là que pour mieux comprendre l’investissement en temps et en argent que vous avez envisagé pour atteindre vos objectifs d’autonomie et pas pour mettre en doute le sérieux de votre démarche.

        1. J’ai fait du maraîchage il y a longtemps. C’est prenant mais très enrichissant. Certaines erreurs, je ne les referai pas. Cest pour ça qu’un peu de technologie me semble une bonne chose pour empêcher des trucs comme le trop de flotte ou trop de sécheresse. Le système de gestion par serres ouvrables avec des capteurs pour l’humidité, la gestion de l’eau, de bouffe des animaux est une voie que je vais ouvrir. Après je peux aussi me planter, mais de nombreux agriculteurs modernes sauvent leurs récoltes grâce aux technologies modernes, c’est une réalité. Et l’électronique open-source offre plein de solutions intéressantes, couplées au net pour des prévisions météo par exemple… on va inventer, on va voir ce qu’on arrive à faire. Rien n’est jamais certain, mais il faut essayer :-)

          1. Et ensuite tu ouvres un wiki ! Ahah.

            Je cherche à expérimenter l’arduino (ou une solution) dans l’automatisation de certaine tâches agricoles. Est-ce que tu sais si il existe un wiki/site/livre/autre sur lequel m’appuyer ?

            J’ai des idées mais manque parfois de connaissance pour l’appliquer.

  21. Comme Drapher le disait plus haut, on a 4 gaillards d’un mètre 80 et de 70 kilos, ce qui nous fait au bas mot 280 kilos de muscles et de bonne humeur qui perçoivent tout cela avec un oeil ravi et ils nous encouragent beaucoup.

    Individualisme? égoïsme? On donne notre part à la communauté largement et si vouloir faire « son nid » soi même et de façon autonome est égoïste, bah ok on est égoïste.

    Je ne vois pas en quoi notre démarche est plus individualiste ou égoïste qu’acheter une maison ou un appart. Je ne comprends pas l’argument. Je ne vois pas non plus en quoi vouloir se dégager de grosses entreprises telles que EDF est indivivualiste.

    Bref, on est dans une société où on a le choix : de travailler selon le mode qu’on veut, d’habiter où on veut, de participer à la société comme on veut… On est dans une société encore relativement libre (et cela ne va pas durer), chaque choix est possible et respectable, c’est peut-être cela qu’il faut retenir de tout cela.

    1. Ne le prenez pas mal, les commentaires sur l’égoïsme/individualisme sont une réponse au « on fait ça, le reste ça sert à rien, et de toute façon c’est pas notre problème » (grosso modo) du message de drapher plus haut.

      Pour le reste, je crois qu’on est tous admiratifs :)

  22. Et ben je suis déçu ni de l’article, ni des commentaires, c’est super intéressant !

    Si j’avais les moyens et quelques facultés manuelles, je me lancerais sans hésiter dans un projet comme celui-là, c’est vraiment passionnant.

    J’ai hâte de suivre le projet, pensez bien a prendre des photos et à faire les retours d’expérience, je suis persuadé que ça pourra intéresser plein de monde.

    Et petite question, j’ai entendu parler en bien d’un système dit « puit canadien »

    je voulais savoir si vous connaissiez, si vous l’avez envisagé,…

    http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89changeur_air-sol
    http://fr.ekopedia.org/Puits_canadien

  23. Je n’ai pas dit que le reste ne sert à rien. Tout ce que chacun peut faire à son niveau est intéressant : pour la personne avant tout, et au global pour l’ensemble puisque si de plus en plus de gens commencent à faire par eux-mêmes c’est une donne que devront prendre en compte le politique et la société dans sa globalité. Et des choses changeront. J’entends par là que nous sommes dans une période de mutation, pas réellement de crise en réalité. Et dans cette mutation, le désir de s’autonomiser augmente chez pas mal de gens. D’être moins dépendants du « système ». Donc sortir d’EDF en fait partie. Moins acheter chez Carrouf et consors aussi. Les mouvements de hackerspaces, du DiY sont dans cette orientation. Mais des gens de plus en plus nombreux, pas au courant de ces mouvements auto-construisent, inventent des solutions d’indépendance. Je pense « ce n’est pas notre problème » au niveau des problèmes de logement, de dépenses énergétiques, parce que réellement, ce n’est pas notre problème pour les autres : c’est notre problème avant tout et nous tentons de le régler avec ce projet. Et les autres ne sont pas toujours très aidants, ni très sympathiques ou neutres, ou volontaires…les autres, il y a de tout, même des sales cons fascistes, des jaloux arrivistes, des empêcheurs de liberté, etc… Les gens, plein n’ont pas envie de se faire chier, ou de changer quoi que ce soit non plus, et je ne veux pasles forcer, ils ont le droit de vouloir consommer, pousser des boutons, ne pas se poser de questions ou aimer le nucléaire. Qu’est-ce que tu veux que je fasse contre ça ? Les société sont constituées de gens qui font des choix. Suivre, pas suivre, un peu beaucoup, inventer, pas du tout etc…

    Ce que je veux dire, vraiment : je n’arrive pas à porter tout le malheur du monde sur mes épaules, ni le problème global de la société (logement, énergie ou autres) : toutes les réponses sont là depuis des années, tout le monde sait ce qu’il devrait être fait. Les politiques sont les seuls à pouvoir activer des choses, régler des problèmes au niveau global, pas nous. Donc, c’est le problème du politique de régler ça au global. Nous, au niveau local, on règle notre propre problème, après on peut filer des retours d’expérience, du genre. Pour le SAV du monde, c’est Hollande et consors… :-)

  24. « Les politiques sont les seuls à pouvoir activer des choses, régler des problèmes au niveau global, pas nous. Donc, c’est le problème du politique de régler ça au global. Nous, au niveau local, on règle notre propre problème, après on peut filer des retours d’expérience, du genre. Pour le SAV du monde, c’est Hollande et consors »

    Diantre Drapher, quand tu auras fini ta maison, tu m’inviteras pour un café et on causera entre hommes -;-)

    Car cette phrase entre guillemets, diantre de chez diantre de crénom de bonsoir de vingt dieux! -:-)

  25. C’est comme si c’était fait, invitation activée. Mais tu dois continuer à produire des articles sur Reflets, sinon c’est pas du jeu.

    Y’avait une question sur l’exposition : c’est sur un plateau et la partie avec les porte-fenêtres est plein sud, avec une terrasse devant (voir plan 3D ici-même).

     » mais pas des ouvertures, de la forme générale (compacité préférée ?) et de l’orientation : quel boulot a été fait là dessus ? »

    La maison est conçue vis à vis des facilités de construction, parce que j’ai horreur de me retrouver coincé par des trucs trop compliqués à mettre en œuvre.

    Donc, des pièces de 6mX6m, une enfilade de deux pièces, puis une troisième (qui fait le « L » comme sur le plan.

    Le toit de la première pièce a un seul pan, par facilité. Les murs de refends, le dernier permet de faire le pignon… Pas d’étage (trop compliqué, trop cher)

    En réalité, on a fait au plus simple, avec des pièces ouvertes et de taille correcte (on aimerait avoir un billard 8 pool d’occase dans le salon, avec la bière pression dans la cuisine derrière avec bar américain…), le tout pour 2 à 4 personnes (3 chambres dont une sur mezzanine…

    Il y a des fenêtres, de façon logique, je ne sais pas quoi dire de plus.
    La maison est celle qui est en 3D dans cet article.

    Le plan 2D vu du dessus, je peux l’ajouter si besoin…

    1. As-tu regardé le principe des murs en paille ?

      Il me semble que s’est un très très bon isolant, propre et durable, bon marché…

      Par contre il me semble qu’il faut bien prévoir un truc au taquet pour éviter l’humidité….

      Est-ce un procédé que tu as envisagé ou ça ne te semble pas réalisable ?

    1. En france pour te faire comprendre quelques choses ont te tape sur le porte monnaie .. (Si c’est réellement pour faire comprendre quelques choses.)

      Au lieu de proposer des aides pour l’auto-dépendance et la réduction de consommation. On préfère te faire payer ta surconsommation ..

  26. Je vais faire un commentaire à charge parce qu’on vous a déjà suffisamment encensés.

    Sur le terme « bio-climatique » : c’est du green-washing bullshit, cette maison n’a rien de bio-climatique. Maison à autonomie énergétique, maison à énergie possible, ça d’accord. Parce que du mono-mur, et de l’isolation en polyuréthane, ça a beau être efficace, ça ne transforme pas une maison en maison bio-climatique. Il n’y a pas de prise en compte du terrain, de ensoleillement, du vent, ni des matériaux locaux (ok pour le poêle à bois), qui pourrait permettre de qualifié cette maison de bio-climatique. Et de la production d’électricité photo-voltaique et éolienne à coté ça ne change rien à la chose.

    C’est bien beau d’être autonome électriquement, mais avez vous pris en compte l’énergie grise ? Parce que généralement, c’est le point faible des PV (heureusement qu’ils viennent des Pays-Bas), et s’il faut en plus compter dedans le coût énergétique des batteries, pas sûr que ce soit un pari gagnant (en surface ça l’est effectivement).

    Je ne voterais pas personnellement pour ton « moi président », tu proposes l’exacte inverse que ce que tu as défendus juste avant. Il faut responsabiliser les gens vis-à-vis de la consommation, il faut faire un plan du négawatt, pas un plan d’énergies renouvelables complétement hypocrite tant qu’on ne saura pas linéarisé la production ou faire fluter la consommation au gré de la production.

    C’est chouette de faire son ermite dans la nature, loin des humains, mais hormis d’être autonome à 100%, vous allez devoir vous déplacer de votre coin paumé et votre autonomie énergique plongera à l’eau quand vous serez passé d’une dépendance à l’électricité à une dépendance au pétrole. C’est surement le moment de démarrer un projet de voiture électrique DIY, histoire de pouvoir utiliser votre surplus d’électricité :-D

    1. En fait tu mélanges tout. Le terme de bio-climatique n’est pas là pour dire « écologique » ou « prise en compte du Co2 » et je ne sais quels autres trucs des grenelles du réchauffement anthropique.

      Une maison bio-climatique est une maison construite avec des matériaux particuliers qui lui offre des qualités bio-climatiques. La brique, et particulièrement la brique alvéolée de 30 est un matériau bio-climatique. Le toit, c’est au niveau de l’isolation que ça se joue pour empêcher la déperdition de chaleur l’hiver et empêcher la chaleur de rentrer l’été.

      Donc, le reste, tes histoires d’énergie grise et toutes ces merdes pour écolos frimeurs, tu te les gardes, tu te les mets sous le bras et tu les balances chez les super-écolos du Xème arrondissement de Paris.

      On en à rien à foutre de prendre notre caisse pour rouler : ça n’a ren à voir avec une maison bio-climatique, on ne vit pas dans notre caisse et on ne se déplace pas comme des dingues. Et on aime la campagne pour y rester. Maintenant, on intègre dans le coût global notre production d’énergie (le solaire), et les PV, les Pays-bas, tous ces calculs de merde qui ne servent qu’à une chose c’est d’emmerder les gens pour leur dire « vous devriez mieux continuer à tirer sur la centrale pourrie à côté et payer un maximum EDF », ça commence à me gonfler.

      Mon « moi-président », il est là pour dire de répondre à la question : je n’en sais rien au fond, je n’ai pas de solution. Mais je sais une chose : les gens savent beaucoup de choses mais n’en font souvent pas grand chose.

      Je te donne la définition d’une maison bio-climatique, comme ça t’auras appris quelque chose :

      « Un habitat bioclimatique est un bâtiment dans lequel le chauffage et la climatisation sont réalisés en tirant le meilleur parti du rayonnement solaire et de la circulation naturelle de l’air. La conception bioclimatique de l’habitat est appelée parfois bioclimatisme.

      Cela consiste donc à trouver une adéquation entre l’habitat, le comportement des occupants et le climat, pour réduire au maximum les besoins de chauffer ou de climatiser (voir schéma ci-contre). »

      http://www.techno-science.net/?onglet=glossaire&definition=1058

      Le monomur ne demande ni VMC, ni Clim l’été, ni parois isolantes intérieures ou extérieures. La maison est plein sud, et les ouvertures les plus grandes (baies vitrées) sont aussi plein sud.

      La résistance thermique de l’ensemble est en classe A.

      Bon vent, et bons calculs d’énergies grises et de sauvetage de planète sur les rejets de Co2…

      1. J’aimerais bien tes sources pour « la brique monomur ne nécessite pas de VMC ». Ca me turlupine depuis l’autre soir où j’ai lu l’article et la phrase suivante : « la ventilation naturelle de ce matériau fait que tu n’as pas besoin non plus de VMC »
        Car bien mise en oeuvre, cette brique permet d’atteindre de bonnes valeurs d’étanchéïté à l’air, ce qui fait que c’est un matériaux très prisé pour les maisons passives ou BBC. Ne veux-tu pas dire que c’est un matériau qui est « respirant » : mais dans ce cas, c’est par rapport à la gestion de la vapeur d’eau dans la maison.
        La VMC est nécessaire car elle permet de renouveler l’air intérieur, souvent plus pollué que l’air extérieur. La liste des polluants qui s’y accumulent (CO2, CO quand on a un poêle…), surtout dans nos maisons modernes bien étanches justement. Après en aérant 10 min par jour portes et fenêtres grandes ouvertes ça le fait aussi hein. Mais en plein hiver par -10 thermiquement c’est pas l’idéal !
        J’avais failli choisir ce matériau justement pour ma maison, mais souhaitant engager un professionnel, je n’avais trouvé à l’époque aucun maçon formé à la mise en oeuvre de la monomur dans ma région : les chantiers que j’avais visité faisaient frémir (joints verticaux entre briques de 2cm par endroits car briques mal « enclipsées », briques cassées pour réalisées les angles au lieu des éléments adéquats… bref du travail bâclé) et pour un matériau aussi cher, mieux vaut avoir confiance dans l’artisan.

        1. « La brique Monomur terre cuite® peut faire partie des solutions pour améliorer la qualité de l’air. Grâce à ses nombreuses alvéoles, elle permet d’emprisonner l’air et d’assurer une isolation thermique sans aucun ajout d’isolant.
          100% en argile, elle ne dégage aucun gaz toxique et aucune substance allergisante. La composition du Monomur Terre Cuite® ne permet pas en effet à l’humidité de se développer et évite ainsi la prolifération des moisissures. Autre avantage, matériau exclusivement minéral et totalement naturel, la brique Monomur ne dégage aucun composé organique volatil (COV).
          La brique Monomur Terre Cuite® s’impose donc comme un matériau incontournable pour qui veut concilier respect de l’environnement et préservation de la qualité de l’air intérieur. »
          http://www.leblogenergie.com/2010/12/02/monomur-la-brique-qui-se-moque-de-la-meteo/

          C’est une info qui revient un peu de partout, dans les docs techniques aussi (état de l’art) : sans développement d’humidité, pas besoin de VMC. Pour les problèmes d’air en tant que tel (pureté etc…) : je ne vois pas l’intérêt de la VMC pour ma part : aérer une maison une fois par jour quelques minutes si besoin n’a rien de compliqué et ne nécessite pas une appareillage comme le VMC, à mon sens, qui est là normalement pour les problèmes d’humidité, de moisissures etc…

          Pour la maçonnerie : les maçons ne sont pas formés pour la plupart, c’est vrai. Les joints verticaux ne doivent être effectués qu’en zone sismique, sinon il ne faut effectuer que l’encollage horizontal. Donc faire des joints verticaux en zone normale est une absurdité. Les angles, murs de refends, lintaux, briques d’arrases, sont des éléments particuliers qui justement ne demandent pas à être cassés : ton chantier était tenu par des salopiauds… Je ne fais jamais confiance aux artisans la plupart du temps. L’idée de l’auto-construction est justement de pouvoir maîtriser a construction. Le matériau n’est pas si cher que ça en réalité : tu n’as pas besoin de rajouter des BA13 ou autres isolations intérieures, et je renvoie au prix global des murs dans notre cas, pour une maison de 110 m2 de plein pied : 8000 euros.

          1. La VMC aujourd’hui vient surtout palier le problème de renouvellement de l’air dans des maisons de plus en plus étanches. Les maisons BBC, notamment, sont conçus comme de véritables bocaux étanches. Sans VMC, ça devient assez angoissant niveau renouvellement de l’air…

  27. « Et ensuite tu ouvres un wiki ! Ahah. »
    Ouais, bon, les wiki, ok, c’est cool, mais qui les utilise vraiment, y en a t il pas un peu trop ? Par contre un gros wiki super bien architecturé sur le DiY et les techniques de hacking par thèmes, ça… J’en parlais dans le cadre de l’archipel des hackers…

    « Je cherche à expérimenter l’arduino (ou une solution) dans l’automatisation de certaine tâches agricoles. Est-ce que tu sais si il existe un wiki/site/livre/autre sur lequel m’appuyer ?
    J’ai des idées mais manque parfois de connaissance pour l’appliquer. »

    Non, mais en fait, pour avoir fait des tests avec des capteurs de températures, humidité, je vais m’inventer des systèmes pour pouvoir gérer les serres avec déclenchement de la flotte/chauffage. Il y a pas mal de tuto arduino, tout réside ensuite dans l’application de l’idée que tu as, tes besoins. Les hackerspaces sont aussi de bons lieux pour aller se faire aider : il y a toujours un fondu d’Arduino qui traîne et qui sais plein de trucs. Mais une fois le système mis en place, rien n’empêche de le mettre sur un wiki, effectivement… si le wiki vit par une communauté de gens qui l’alimentent…

    1. Bonjour,

      Je me permets de signaler le wiki opentruc.fr
      qui est précisément dédié à l’élaboration en commun (et en open) de machines, engins, trucs & bidules,
      destinés à nous faciliter la vie.

      Pour ceux que ça peut intéresser, actuellement, il y a (entre autres) un projet d’éolienne discrète
      (horizontale ou verticale) et un projet d’extracteur de chaleur optimisé.

      http://opentruc.fr/wiki/Eolienne_Horizontale

      http://opentruc.fr/wiki/Extracteur_de_Chaleur

      Sinon, merci pour cet article très intéressant.
      Drapher a tout à fait raison dans sa démarche
      (même si ses calculs sont peut-être un peu serrés).

      J’ai construit ma maison moi-même (en béton cellulaire) avec les manuels des Castors (très utiles) et les bouquins de Matana aussi.
      Si on est un minimum bricoleur, le gain en coût de main d’oeuvre est conséquent, mais surtout la qualité de réalisation ainsi que la customisation.

      Les artisans vont très vite, mais, pour dégager une marge, ils sont contraints de carotter sur tout. L’essentiel est que ça ne se voit pas tout de suite.
      Quant à leur demander quoi que ce soit qui sorte de l’ordinaire. C’est juste impossible.

      Bon courage !

  28. ça a l’air très chouette tout ça, beau boulot.
    j’ai rencontré un type qui bossait sur un projet de clim solaire (industriel certes),
    et où il apparait que la condition envisager de se passer du nucléaire, même si on met le paquet sur le renouvelable, c’est de réduire drastiquement la consommation électrique.
    Pour ce faire l’utilisation d’alternatives à l’électricité pour fabriquer du froid et du chaud notemment me parait une bonne solution.
    Avec des panneaux solaires (thermique, pas éléctriques, donc avec un rendement assez proche des 100% je crois),
    on peut fabriquer:
    -de l’eau chaude (le chauffe-eau solaire est très largement répandu en asie, on en voit des forets sur tous les buildings)
    -du froid (frigo solaire ou clim, meme si une clim tient plus de besoins industriels)
    -du chauffage
    tout ça existe (des infos sont faciles à trouver), je ne suis pas du tout spécialiste, donc je ne sais pas à quel point c’est viable surtout pour une utilisation exclusive,
    mais peut etre que ça vaut le coup de s’y pencher, et pour ce type de projet, et plus globalement pour réduire globalement les besoins d’éléctricité.
    (faire du chaud et du froid ça represente à la louche au moins une bonne moitié si c’est pas beaucoup plus des besoins en energie pour un foyer, à moins d’utiliser exclusivement du bois ou des énergies fossiles, ça doit pouvoir aussi s’appliquer dans le cadre industriel).
    Il reste plus que l’éclairage et les appareils électroniques qui consomment de moins en moins.
    Sinon je suis curieux de savoir si dans le cas des batteries qui stockent et produisent du courant continu c’est pas plus simple d’envisager une partie l’installation (ce qui peut etre le cas ici en partie) en 12V DC directement(ou plus), ce qui élimine une phase de conversion 220V couteuse en énergie. C’est en tout cas jouable pour la lumière, et ça doit permettre après conversion DC ou non d’alimenter un paquet de petits appareils qui sont branchés d’habitude sur une alim.
    (mais j’imagine que ça peut devenir un sacré casse tête, y compris pour trouver des pièces). ça se fait dans certaines installations (maisons alimentés au solaire, bateaux), par contre difficile de se passer de 220V completement de toute façon.

  29. J’ai cherché et trouvé de l’électroménager pour installation solaire, en 12V : Frigo et congélo même. Mais comme une majorité des appareils sont en 220V, c’est compliqué de passer une partie du circuit en 12 et le reste en 220. Sachant que mes études sur le sujet m’ont aussi amené à stocker en 48V, pas en 12V. La charge se maintient bien mieux, et la conversion vers le 220V est bien plus performante. Mais comme tu le dis, tout réside dans la consommation : si tu balances des éclairages 60 watts classiques, le gros frigos américains, la cuisinière électrique etc… c’est un désastre. Donc tout doit être pensé en termes de réduction de consommation et efficacité. L’électroménager peut consommer peu si on y met le prix. Les led, les ordis avec veille programmée, veille profonde, etc…

    J’ai vécu avec du 12 V : c’est un peu galère…

    Je vais regarder ce que tu dis : « Avec des panneaux solaires (thermique, pas éléctriques, donc avec un rendement assez proche des 100% je crois) »

    Parce que je n’ai pas trouvé la solution pour la production d’eau chaude en renouvelable, ça vaut donc le coup d’être creusé.

    1. oui merci pour les précisions, mes infos sont pas fiables du tout, j’imaginais plus (c’est peut etre dans ce cas précis de clim solaire, un projet de recherche qui trouve pas de gros financement parce que le nucléaire met la pression apparement). En tout cas 50 c’est plus que les 17 de l’électrique.
      Pour le frigo solaire je pensais plus à un truc comme ça
      http://www.solaref.com/
      pas un frigo alimenté en 24v

      1. En fouillant le site, j’ai compris un truc, c’est que ça demande d’être installé dans les pays chauds et ensoleillés, comme au Burkina :

        « Principale caractéristique, les réfrigérateurs à glace solaire sont particulièrement adaptés aux sites isolés et ensoleillés. »

        Donc, très cool comme techno, mais par chez nous, pas certain que ce soit suffisant. A discuter avec les techs…

    1. Tu ne rêves pas et je pense que ce n’est pas par hasard! de plus en plus de gens s’intéressent à ce genre d’initiative et sont tentés par l’aventure. La crise aidant, je pense que de plus en plus de gens vont réfléchir à de nouvelles façons de fonctionner, de bosser et d’interagir avec l’humain et le non humain. Peut-etre une nouvelle révolution en perspective?

      Pour la paille (la question plus haut), je connais quelqu’un qui a construit seul sa maison en paille. C’est très délicat à mon sens car il faut être super vigilant à l’humidité. Lui avait conçu des coffrages qu’il remplissait de paille. Le point positif était la rapidité de montage, par contre, gros souci car sa paille s’était chargée d’humidité pendant le stockage donc il a dû en jeter pas mal. Donc en fin de compte, ce mode de construction m’a fait beaucoup hésiter mais il y a d’autres modes de construction que le sien sûrement. Faudrait fouiner un peu plus.

  30. « …Surtout quand ils verront que rien ne reviendra comme avant, que la croissance, la consommation facile, tout ça, c’est fini… Nos deux chèvres auront alors peut-être plus de valeur que le dernier Ipad, qui sait ? »

    Alors ça c’est l’interviouve que je n’attendais plus (merci amicalement…). Ya kèk jours, je lis cet article (http://reflets.info/de-la-societe-des-hackers-interview/) et ses commentaires ; on y cause de hacking, et tiens tiens, des époux bourguignons, et dans les derniers commentaires de maison autonome… Mmmmh ça m’intéresse beaucoup, beaucoup.

    Voilà environ 5-6 ans que je me gratte la tête sérieusement sur l’orientation que prends notre belle société ; en gros depuis la crise des subprimes, jusqu’à aujourd’hui. Vous avez vu l’émission sur Goldman-Sachs mardi 5/9/12 (http://www.arte.tv/fr/goldman-sachs/6820372.html) ?

    La finance, les banques, ma maison (pour l’instant la maison de crédagricol), et ma famille dans la maison : (http://www.pauljorion.com/blog/?p=34939#comment-302220)

    En parallèle à ces questions financières qui ont des conséquences directes et désastreuses sur nos vies quotidiennes, je me pose les mêmes questions sur la nourriture, la façon de la produire, la confiance que l’on peut ou non accorder aux systèmes de productions actuels : le fait que le monde de la finance puisse spéculer sans vergogne sur les récoltes à venir par exemple, sur les sécheresses de cet été… De là ma découverte -entre autres- des Bourguignons, de leur façon de réagir face à l’agro-industrie, de leurs solutions possibles pour révitaliser les sols (le brf bois raméal fragmenté),etc…

    En parallèle à la finance et à la nourriture, mon métier d’informaticien qui devient vide de sens me pousse aussi à revoir en profondeur mon futur professionnel ; donc et entre autre R. Stallman, FDN et les conférences (http://www.fdn.fr/-Conferences-.html) de B. Bayart sont un appui précieux.

    Bref tout ça me conduit à tenter d’imaginer un autre mode de vie avec ma famille, c’est à dire mes 2 enfants, ma femme et moi, portant notamment sur la construction d’une maison autonome, auto-construite on non, mais autonome certainement :
    d’abord autonome financièrement, c’est à dire détachée de tout emprunt bancaire, et détachée de fournisseurs extérieurs préoccupés uniquement de rendements financiers court-termistes donc : autonome en électricité, en eau potable et sanitaire, en traitement des eaux usées, en production alimentaire, en réparations, entretiens et maintenance, facile à vivre en particulier pour nos futurs vieux jours, pour lesquels j’ai bien compris que la retraite ne sera plus qu’une sorte de mirage bizarre, d’où le choix de constuire de plain-pieds, sur un terrain plat ou à peu près, avec un accès facile aux équipements (par exemple je prévois de poser des panneaux solaires à même le sol sur support tournant afin d’éviter à avoir à monter sur une échelle pour leur réparation ou nettoyage).

    Une objectif complémentaire à l’autonomie serait aussi de fonctionner localement, éviter des déplacements inutiles,de pas dépendre de fournisseurs ou de tiers hors de portée géographique ; Jean Zin en parle dans l’un de ses articles sur la relocalisation (http://jeanzin.fr/2009/07/14/Relocalisation-mode-d-emploi/).

    Je passe donc un temps considérable à apprendre tout ce qui touche à ces domaines, à comprendre comment vivent ceux qui ont déjà passé ce cap, par exemple la famille baronnet ici (http://heol2.org/) et là (http://www.dailymotion.com/video/x8fmn8_patrick-baronnet_news), la famille charmeau (http://www.areso.asso.fr/spip.php?article221), et d’autres encore. J’ai d’ailleurs placé une partie de ces recherches et réflexions sur notre site familial (http://famillesellier.hd.free.fr/autonomie/), afin d’ordonner tout ça et y voir un peu plus clair : notre problème immédiat étant de concrétiser le passage de notre actuel mode de vie à autre chose de plus serein.

    En général, lorsque j’aborde ces problèmes, on ne peut pas dire que ça suscite un grand intérêt autour de moi ; et voilà-t-y-pas qu’un article amicalement posté présente tout ça d’un coup sec.

    Bon sinon, besoin d’un coup de main l’un de ces prochains week-end ? (si vous êtes situés pas trop loin de chez moi…)

    Amicalement,
    Christophe

    1. Pourquoi cette émission sur Goldman Sachs a été programmée sur Arte (~720000 de spectateurs ce soir là) et pas sur France2 (~3,5M de spectateurs ce soir là)?

      Combien sur ces 3,5M auraient « fui » France2 si la soirée avait été ce reportage?

      Jusqu’à quel point dans ce programme (je n’ai pas regardé, le sujet GS c’est bon, j’ai donné) des liens ont ils été clairement exposés et traités entre GS et politique, que ce soit au niveau européen et aux niveaux des nations dont la France?

  31. Marrant ça, très marrant…et passionnant. En plus, je me reconnais fortement dans ce que tu dis : j’ai été informaticien pendant…20 ans, avant de devenir journaliste. Comme quoi, on est un certain nombre à vouloir changer maintenant, mais par nous-mêmes :-)

    Je t’écris directement, il y a certainement des choses à faire…

  32. Génial tous ces commentaires, toutes ces bonnes volontés, toutes ces envies de « changement pour de vrai ».

    Reste que la question soulevée par notamment Vincent et Kholl (self versus everybody) a été trop prise à la légère à mon avis.

    1. A la légère, à la légère…je ne crois pas. C’est simplement que faire pour le plus grand nombre, je ne vois pas trop comment faire justement. Les initiatives individuelles ont la vertu de se faire sans être dépendantes des groupes ou collectivités etc… donc de se faire…

      Ce que j’ai vérifié depuis de nombreuses années, c’est que si tu ne commences pas à faire pour toi, que tu attends « du reste » ou veux que ce soit à plus grande échelle ou en constituant un collectif, les choses ne se font pas, ou très lentement.

      Je pense qu’une somme de volontés individuelles qui agissent ont plus de poids et de capacité au « changement » que des volontés pour du « grand nombre ». Il y a aussi la valeur de l’exemple : j’ai vu des gens faire, je me suis rendu compte que c’était possible, j’ai osé faire aussi grâce à leur propre action.

      Mais j’ai ma propre vision des choses, et je n’aime pas les volontés de masse ou collectives : le collectif est souvent un truc très pesant, très chiant, avec beaucoup de luttes de pouvoir. Je préfère donc faire mon truc, sinon, je n’avancerai pas. Et pour l’instant, comme je ne suis pas Gandhi, je fais avancer mon sort avant celui de la nation…

      Mais je suis un gros égoïste, je sais bien : au lieu de construire cette maison et essayer d’avoir le maximum d’autonomie, je devrais monter une association nationales des auto-constructeurs, me présenter aux prochaines élections, aller au ministère du logement pour convaincre le gouvernement de développer des solutions bio-climatiques et autonomes en énergie, etc…ou constituer une fédération des autonomistes bio-climatiques ?

      Mais je ne le ferai pas. Je ne sais pas pourquoi, mais je ne le sens pas.
      Quel sale individualiste je fais… :-)

      1. Arrête ton char « je suis un méchant égoïste », taquin va -;)

        Tu sais bien que :

        je suis d’accord avec toi

        ET

        je ne suis pas d’accord avec toi.

        Fort de café, non? -;)

        Si tu veux, pour faire clair, je suis très porté sur l’individu et très porté sur le collectif.
        Et je crois que placer le destin d’une société et de ses individus en misant que/trop sur l’individu ou que/trop sur le collectif sont deux formes d’erreurs.

        Qu’est ce que le Peer to Peer en fait? Les deux.

          1. C’est bien ce que je disais :-) et ce que tu dis :-)

            P2P : Une somme d’invidualismes qui se démerdent pour « profiter » les uns avec les autres ? Le P2P n’est pas organisé, pas régenté, ni régulé, c’est ça sa force. Juste une possibilité de prendre et/ou donner : mais en plus on peut même ne faire que prendre (certains ne relancent pas leurs fichiers) ou que donner (certains ne font que relancer de leurs propres fichiers). J’adhère totalement au concept P2P : liberté, liberté, liberté. L’égalité et la fraternité, c’est pour les gogos :-), ça ne marche pas, c’est biaisé et ça ne sert qu’à maintenir des « républicains » au chaud.

            Maintenant, tenter de partager des expériences, s’entraider pour ceux qui veulent, c’est très possible, surtout avec l’aide du réseau.

          2. Lu, vu, compris :)

            Belle pique aux « républicains » actuels au passage, car ils feraient honte à leurs honorables ancêtres…

            Quant au P2P, faudra aussi qu’on en parle, entre hommes! ;)
            (/ex je trouve ceci non-vrai « Le P2P n’est pas organisé, pas régenté, ni régulé, c’est ça sa force »)

      2. Dans ce reportage (au combien intéressant) http://www.artevod.com/esprit_des_plantes (que l’on doit pouvoir trouvé très facilement en stream par exemple)
        il y a une super « histoire » juste passionnante sur des accacias, des « gazelles » (je me souviens plus le nom exact)….

        Prendre une leçon de vie par un accacia ça fait mal au cul au début…

        Je vous recommande aussi de lire si ce n’est déjà fais le magnifique bouquin « l’homme végétal »
        https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Homme_v%C3%A9g%C3%A9tal
        qui est un putain de chef d’oeuvre…

        C’est un peu « tiré par les cheveux » à priori mais contrairement à ce que l’on pourrait croire à première vue loin d’être hors-sujet.

        Drapher, pour lire tout tes articles et souvent les kiffer (le truc sur l’amap j’vaais adoré par exemple) je pense vraiment que ce bouquin (et peut-être ce reportage si tu l’as pas déjà vu) font te plaire ;)

    2. Amicalement,
      Pour ma part, ce n’est plus seulement une question d’envie et de bonne volonté. Sans trop exagérer, c’est plutôt de survie. Aujourd’hui concernant ce projet familial (le mien pas celui de Drapher, hein) je ne suis sûr que d’une chose : si nous continuons sur notre schéma actuel de vie, d’ici disons 3 à 5 ans, nous coulons. En famille d’accord, mais nous coulons. Nous avons acheté notre maison il y a 7 ans maintenant. Il y a 7 ans, le remboursement du prêt, les charges de fonctionnement de la maison (le chauffage notamment) et les charges annexes (impots…) étaient supportables pour nous ; c’est limite aujourd’hui, ce ne sera impossible à brêve échéance. Il nous reste encore 13 ans à rembourser…

      Pour l’aspect Do It soi même ou tous ensembles, tous ensembles , il me semble que concrétiser un tel projet tout seul sur son île déserte, c’est simplement irréalisable. Sur un plan bassement concrêt, monter les fondations tout seul, ensuite les murs, les cloisons, puis la toiture, puis l’aménagement intérieur, chauffage électricité, etc etc. C’est évident pour moi que c’est un piège mortel. Les exemples de familles ayant déjà passé le cap, comme celle de Patrick Charmeau et son association arezo s’appuient sur une équipe motivée ; familiale, amis, artisans concernés structurés dans cet exemple autour de l’association… Dans mon projet, j’accorde une grande importance aux compétences qui m’entourent. Dans la famille, j’ai un menuisier, un conducteur d’engin, un chauffeur routier, des vieux de la vieille qui savent monter un mur, faire un béton, pousser des brouettes, etc etc… autant de possibilités que je pourrais utiliser si besoin. J’ai aussi autour de moi des compétences culinaires, trrèès importantes quand il s’agit de nourrir au quotidien une équipe affamée qui monte, qui pousse, qui charie, et tout ça ! ! Seront-ils disponibles au bon moment ? pour l’instant je n’en sais rien ; à moi de m’organiser en fonction de ces possibilités.
      Une fois concrétisé, si tout se passe bien, l’étape suivante pour moi consistera à inviter et montrer que ça marche. Voici un exemple d’installaton autonome en fonction et qui en plus permet de voir sur place que « ça marche » puisqu’ils louent des espaces (chalets, yourtes, maisons) autonomes :
      https://sites.google.com/site/ecocampementnomade/home ou http://www.eautarcie.org/temoignage-andalousie.html
      Et pour que ça marche, en plus de se bâtir un quelque chose autonome, il faut évidemment revoir complétement son mode de vie quotidienne. Pour ma part, j’envisage carrément d’arrêter mon métier actuel, et de me consacrer au fonctionnement de la structure. Il ne s’agit en aucun cas de se replier sur soi-même et de se dire « après moi le déluge ». Dans mon projet de construction, j’envisage une salle commune, distincte de l’habitation, capable d’accueillir du monde de passage, ou de servir d’atelier, ou de salle de concert ou de répétitions, de projection ou de je ne sais quoi d’autre. Là encore, est-ce que ce sera faisable ? Je n’en sais rien.
      Ce genre de démarche plutôt individuelle dans l’immédiat ne pourra fonctionner en groupe que le jour où une commune, c’est à dire une équipe municipale et ses habitants décidera de reprendre en main la gestion de son fonctionnement : ne plus déléguer la gestion de son eau par exemple, définir soi même son approvisionnement électrique. Aujourd’hui nous avons de très belles cathédrales nationales appelées centrales : électriques, d’achat (appelées aussi super/hypermarché), atomiques, autoroutières… Lorsqu’une cathédrale s’arrête c’est la panique. Pour accéder à ces cathédrales, on passe par des péages obligatoires. Revenons à une échelle locale, communale, ou de quartier.
      Voici un exemple de gestion de l’eau en inde, ou il s’agit de construction de réserves et de citernes pour un grand ensemble d’habitants et pas seulement d’une citerne familiale isolée… : http://www.ted.com/talks/anupam_mishra_the_ancient_ingenuity_of_water_harvesting.html (vous pouvez changer la langue de sous titrage pour suivre la séquence)
      Voir aussi le mouvement des villes en transition : http://villesentransition.net/

      Christophe

      1. Je vois que nous avons en fait un projet très similaire avec ce que toi tu projette, kride.
        Quand tu parles de revoir son fonctionnement y compris son mode professionnel, nous sommes tout à fait dans cette démarche. Si je ne parle que pour ma part, je vais remettre tout à plat dans ma façon de travailler, d’entrer en relation pro avec les autres etc… Je suis arrivée au bout de plus de 20 ans au constat que le salariat ne me convient plus, surtout dans la société d’aujourd’hui. Je ne peux pas décemment continuer à pratiquer avec la pression économique qui règne sur nos têtes, c’est tout à fait antinomique avec ma et mes professions, donc oui il faut tout repenser du début jusqu’à la fin, en partant de l’habitat pour arriver à l’alimentation en passant par la conso, le boulot, l’éducation des enfants etc… c’est une prise de risques pour un meilleur et PAS pour le pire, par contre continuer comme cela c’est aller vers le pire de façon certaine.
        J’ai parlé plus haut du studio photo non conventionnel, je compte à terme le louer à des photographes parisiens à des prix modiques avec en plus des services divers (formation sur les logiciels, sur la lumière etc… mais aussi table d’hôte le soir, balades photographiques, repérage pour de la photo animalière etc…). Le but n’est pas de faire fortune mais de rentabiliser mon installation et de créer de l’échange parce qu’on est seuls et de plus en plus seuls et internet nous donne l’illusion d’être en communication permanente mais c’est un leurre, je veux revenir à du concret…

        Je me suis renseignée sur les écos villages mais ils se sont apparemment tous cassés la figure : lutte de pouvoirs, règles trop dures, démarche dogmatique etc… Il y a quelque chose à faire au milieu de tout cela : juste revenir à une nécessité d’échanger et de s’entraider.
        C’est pour cela que penser que notre démarche n’est qu’individualiste est complètement faux à mon sens.

        En tout cas je te souhaite bcp de courage Kride et si tu as besoin d’échanger des tuyaux ou autres, pense à nous ;)

        1. « C’est pour cela que penser que notre démarche n’est qu’individualiste est complètement faux à mon sens. »

          C’est complètement faux parce que nous ne parlons tout simplement pas de la même chose.

          Je pensais d’ailleurs que nous étions suffisamment revenu sur la « chose » pour l’avoir rendu « compréhensible », visiblement c’est pas le cas…

          Pour faire très très simple, sans quote ni rien, juste l’idée quoi… en somme votre projet est hyper intéressant, pour vous c’est évident que ça doit être une expérience hyper riche, et pour plus globalement la « communauté » (et c’est bien c’est aspect qui est primordial pour moi) parce que vous pouvez faire un retour d’expérience (le blog dont tu parlais par exemple).

          Après qu’est ce que l’on peut sous-entendre par « la communauté » j’en sais rien, mais il me semble que votre démarche touche pas mal les lecteurs de Reflets dans un premier temps vu le nombre de commentaires. C’est déjà un bon début ^^

          Ce que je trouve intéressant dans ce genre de démarche justement c’est bien « l’élan » (clin d’œil au discobole)que ça peut donner.
          Que votre projet fonctionne, que vous montiez votre maison c’est super pour vous, que par votre retour d’expérience vous incitiez X personnes à remettre en cause lors « mode de vie » (oué carrément) c’est à mon sens ça l’enjeu.

          Que X personnes viennent vous donnez un coup de main c’est génial, à mon sens pas parce que vous allez gagner du temps (ou autres hein) mais bien pour le transfert d’expérience, les possibles « vocations » (ouais carrément) que ça peut entrainer, les échanges que ça va permettre, les débats & co.

          Et je vais même aller plus loin, il me semble que votre démarche est tout sauf individualiste, je crois aussi que quand Drapher dit qu’il estime ne pas pouvoir faire plus (ou ne pas devoir, qu’ après c’est le rôle des assos, politique…) c’est un putain de non sens vu que visiblement vous projetez de faire beaucoup plus que juste vous contentez de votre maison (les bons plans donné niveau matériaux, assos’ sont un début, le blog est une super idée, quand il parlais de votre voisin qui risque de se mettre à l’éolienne, du projet de bois de chauffage collectif…. bref du partage et de l’échange quoi)
          Après il faut bien noter aussi qu’à l’écrit les « choses » ne passent pas toujours -ou ne sont pas toujours perçu- comme on le souhaiterait itou itou, qu’autour d’une bonne bière (avec un ptit fond sonore à base d’herbie hancock par exemple) nous prenons plus la peine de bien détailler les différents « process » & co…

          Bref pour moi cet article est probablement celui paru sur Reflets dernièrement qui peut avoir le plus de retombé concrète… et l’un de ceux qui m’a le plus « emballé » aussi ;)

          « Le but n’est pas de faire fortune mais de rentabiliser mon installation et de créer de l’échange parce qu’on est seuls et de plus en plus seuls et internet nous donne l’illusion d’être en communication permanente mais c’est un leurre, je veux revenir à du concret… »

          Alors là je suis à 100% d’accord avec toi…

  33. Bonjour, je me pose une question sur l’isolation depuis longtemps. J’ai remarqué que les couvertures de survie sont extrêmement isolantes tout en étant très fines et très peu cher. Ma question est-donc : est-il intéressant de les utiliser pour l’isolation d’une maison (toiture notamment) ? ou ai-je oublié un point essentiel qui rend cette idée très mauvaise ?

      1. Tu as vraiment pensé à tout Drapher, même aux hamsters!
        Respect :)

        (Reste que la question soulevée par notamment Vincent et Kholl (self versus everybody) a été trop prise à la légère à mon avis -> ce sera autour d’un café, donc)

        1. Houla, dès que tu parles de couverture et d’isolation, la question des rongeurs arrive très vite. Ces petits malins arrivent très facilement à se faire un chemin sous les tuiles, et les matériaux isolants sont importants à ce niveau là. Il y aussi des bestioles pas cool comme les capricornes qui peuvent se faire un chemin jusqu’au bois de charpente et te bouffer le tout très vite. Le système qu’on utilise, les « panneaux sandwichs » est très intéressant, il s’appelle Rexolight. Ca permet une toiture ventilée en plus de l’isolation hyper élevée : http://www.unilin-systems.com/fr/downloads/Documents/2011%2003%2028%20BROCHURE%20REXOLIGHT%20BLEUE.pdf

          Et vis-à vis des solutions laine de roche/laine de verre, rien à voir : aucun souci pour la santé (allergies, etc…). Ca a été pensé pour les incendies aussi…c’est assez récent et ça vient des pays du nord.

      2. Pour l’isolation de son toit un pote à utiliser des vieux bouchon en liège….

        Une grosse quantité allait être balancé à son taff, donc hop recup (ça a pué la vinasse pendant quelques temps mais bon est-ce que « puer la vinasse » est juste déjà, sentir le vin ok mais « puer la vinasse »… bref).

        De mémoire il a utiliser une broyeuse à végétaux pour les découper un peu et pouvoir faire une sorte de « couche assez compact »…
        visiblement ça à l’air pas mal, à voir avec le temps quoi…

    1. Perso j’ai utilisé un isolant mince « triso super9 » il me semble d’une marque historique.
      L’avis du CSTB classe cependant l’isolant mince en complément d’isolation équivalent 12cm laine de verre il me semble.
      Plusieurs points sont à noter, à mon avis :
      1 Mieux vaux éviter les marques balourdes vendues à bricodépot, la garantie dans le temps ne me semble pas… garantie. Préférer donc une marque historique et reconnue par les pros.
      2 Concernant l’avis du CSTB et la « réputation » des isolants minces, il faut garder à l’esprit que l’isolation ne se fait pas par inertie mais par réflexion, ce n’est donc pas du tout le même principe qu’un matériaux à inertie. Donc les soit disants comparatifs équivalent 12cm laine de verre me laissent perplexe. Il ne faut pas oublier non plus qu’on est dans un pays ou Saint Gobain et la laine de verre sont rois et ont un pouvoir d’influence…

      3 La pose doit être faite sans comprimer l’isolant et en laissant une lame d’air pour que ce dernier soit efficace. Si c’est posé à l’arrache avec des ponts termiques etc… ça ne vaut plus grand chose.

      4 Personnellement quand je compare ma toiture l’hiver, elle tient plutôt mieux la neige que celle de mon voisin qui a mis 20 cm de laine de roche, à peu près en même temps… En été l’inertie quasi nulle de l’isolant mince est avantageuse si tu aménage tes combles : la chaleur se dissipe beaucoup plus facilement et n’est pas emmagasinée dans la toiture.

      5 Isoler par l’extérieur présente l’avantage de n’avoir aucun travail de finition sous plafond et une jolie volige apparente, dans mon cas.

      6 Cependant le top,à mon avis, ça reste les panneaux rigides à poser par l’extérieur type panneaux de bois comprimés ou liège. Mais c’est beaucoup plus cher…

    2. la chaleur se transmet de 3 manières diférentes : le rayonnement (soleil ou le poêle qui rougi), la convection (le flux d’air chaud qui monte des radiateurs electrique ou d’air froid qui qui passe sous la porte) et la conduction (la main sur la plaque de cuisson).

      La couverture de survie (comme les isolants minces) agissent sur le rayonnement mais sur terre, à cause de l’atmosphère, ceux ci ne représentent que quelques pour-cents des échanges thermiques. Pour bien isoler une maison, il faut lutter contre la convection et la conduction.

    1. Nord Bourgogne, plutôt dans la rase campagne à l’ouest d’Auxerre, là où il y a plein de grande forêts, des collines, des châteaux…enfin bon on en dira pas plus. Après, tout le monde va vouloir s’y installer dans le quartier et ça va devenir la merde :-)

  34. Salut et bravo!

    Cet article tombe pile dans un moment où je me pose la question de comment ne pas etre dans la merde (pas trop) quand les rayons de super/hyper marchés seront vides et que la banque ne nous filerons plus notre argent. Si j’avais coutume de dire ce genre de chose, j’aurais parlé de destin ;)
    Mais je pense plus à un eveil, une prise de conscience d’une partie de la population .
    Je pense construire ma maison d’ici un an malgré mon jeune age (24) car les conditions ne nous laissent plus beaucoup de temps. Et la rendre autonome en énergie reste le plus délicat

    Plusieurs remarques/questions :

    1/ à propos de cette brique alvéolée, je me demandais ce qui avait motivé ce choix par rapport à du siporex (j’imagine que tu as du comparer les différents matériaux sur le marché), je dis ça car mon père à construit nos deux maisons en sipo justement et en cherchant des comparatifs il ressort que la brique est un peu plus gênante à travailler, surtout une fois posée (pas possible de rajouter une saignée pour un interrupteur oublié ou autre) mais plus simple à poser (le sipo demande une rigueur extrême pour un résultat impeccable), et ton histoire de vmc dont on peu se passer me fait grandement hésiter…

    2/ a propos des personnes qui se motivent à monter leur maison sans être des expert, moi je dis, rien n’est impossible pour peu que l’on y passe du temps et que l’on ne lâche pas l’affaire tant que le résultat n’est pas parfait ou presque, on apprends tous de nos erreurs… pour la petite histoire mon honoré géniteur ne détient qu’un BEP mécanique automobile de l’an 40 et s’est très bien débrouillé. Après, faut pas être con, rester humble et demander des conseils à des pros lors de l’achat de matériaux par exemple.

    3/une question qui me turlupine : tu dis (puisque ce n’est apparemment pas la tasse de thé d’Epimae ;o) avoir choisi des panneaux solaire hollandais me semble-t’il, garantis 20ans. C’est bien, c’est beau, mais … dans 20 ans, quand tes panneaux seront en rade et que plus personne ne saura en fabriquer, (pour cause guerre nucléaire totale ou autre…) comment vas-tu faire? (il n’y a aucune critique ou reproche, je demande juste de l’info hein ;) )

    4/dans cette optique là, j’essaye de trouver des solutions moins « complexe » (j’entends par là que l’on pourrait bidouiller quand ça tombe en panne). En réfléchissant, je me suis dit que si le terrain est à proximité d’un cours d’eau alimenté toutes l’année, il y aurait peut-être la possibilité de se servir de la force de l’eau, à la façon d’un moulin ou d’un barrage. C’est une idée comme ça que je n’ai pas eu le temps d’approfondir mais ça ne vas pas tarder.
    Je reste à la recherche d’un moyen autre que le panneau solaire pour être indépendant en énergie… je vais creuser…

    En tout cas, c’est un beau projet, la serre est une partie qui va m’éclater. j’ai fait un petit jardin de test cette année pour prendre la mesure de ce que cela représente et honnêtement, ça prends du temps certes, mais moi j’aime ça alors je compte pas ;)

    Excusez moi, je formule surement très mal mes propos/idées, mais je vous souhaite bonne chance et bon courage, pensez à faire parvenir le lien vers le site oueb ;)
    Et si à l’occaz je quitte mon Var natal et adoré pour voir mes grands parents en Bourgogne, je serais ravi de pouvoir voir le résultat et/ou la progression des travaux!

    Très cordialement, Loki loki

    1. qaund je parle palier aux panneaux solaires, je n’imagine pas une unique source, mais plusieurs petites source de courant pourraient (ou pas?) palier au problème de maintenance d’un panneau solaire (garanti 20ans mais comment on fait si l’entreprise coule avant?)

      Petite idée qui me vient en tete, récupérer par exemple la chaleur perdue crée par un poel ou une cuisinière (d’ailleurs la cuisinière à bois, ça vaut quoi? pas eu le temps d’approfondir)
      je n’ai pasconnaissance de solutions dans le commerce mais on pourrait imaginer couplerune cuisiner à bois avec ça : http://quanthomme.free.fr/qhsuite/2007News/nouv140607symkocampbell.htm
      ??

      Loki, qui passe en coup de vent pour ne pas oublier ses idées ;)

      1. Pour les panneaux, je ne peux pas me poser des questions à 20 ans, c’est pas mon truc. Je sais juste que le monocristallin fabriquée en Hollande est de bonne qualité et que d’avoir une garantie à 20 ans c’est bien. Avec des « si » on ne fait plus rien. Mais dans le même temps j’adhère avec le fait qu’il y a mieux que le photovoltaique, d’où l’éolienne qui va être placée, testée, on a pas mal de vent. Donc, si ça produit bien, à termes j’en rajoute, et si les Panneaux tombent en rade ou quoi que ce soit, je compense avec de l’éolien. J’ai la place en plus.

        Le ciporex : ça n’a vraiment rien à voir en termes de qualité isolante, d’air etc avec la brique monomur… : le ciporex, je ne me rappelle plus ses caractéristiques thermiques mais c’est super faiblard, il faut isoler à fond à l’intérieur. Pour les siolants minces, ‘est visiblement de l’escroque, pas homologué. Il faut aussi savoir que la laine de verre ou de roche, en 120 mm c’est très très faiblard en terlmes d’isolation : ça monte à une R de 2,5, pas beaucoup plus. Et il faut au moins 4 sur une toiture si on veut vraiment conserver la chaleur. Donc, il faut des isolants extérieurs avec des propriétés élevées de résistance thermique. Après des mois de recherche, je n’ai pas trouvé mieux que les panneaux sandwichs, chers, mais à termes ça s’amortit très bien. Je n’ai pas pris les plus chers d’ailleurs…ça peut aller jusqu’à une R de 6 ou 7 je crois…

  35. ça vient :) patience les gars!!!! faut que j’aille faire quelques clichés de « avant » et j’ai pas eu le tps encore entre le débroussaillage et tous les préparatifs mais la semaine prochaine, je touche pas à une débroussailleuse, je shoote. C’est promis :)

  36. Merci drapher de cet article & des commentaires.

    Je compte justement me lancer dans un truc similaire, peut-être en rénovation (on aime les vieilles pierres, ma compagne & moi).

    Au niveau régulation, perso je penche pour ce genre de régu:
    http://www.birdenergy.fr/shop/catalog/product_info.php?cPath=26&products_id=152

    Mon objectif est d’être en mesure de diversifier les sources d’énergies (Comme toi, Solaire sur structure au sol + Eolien , ou hydro si le terrain s’y prête).

    J’ai par ailleurs récupéré un onduleur « pro » 4Kw, que je compte bricoler pour acheter les batteries au plomb gélifié.
    Bien sur, lampes à leds partout et réduction du courant au max. dans la maison, par le choix des appareils ménagers & électroniques, tout en prévoyant une grosse marge car je ne compte pas me passer de certains éléments informatiques.

    Mes questions sont:

    * Qu’est ce que tu as choisi comme onduleur/unité de gestion d’énergie ?

    * Tu parles de panneaux hollandais.
    Des derniers jours on parles des panneaux chinois à bas coûts que l’UE veux taxer. Or, ces panneaux chinois sont-ils tellement plus mauvais que les hollandais ? Ou bien , comme dans le reste des biens matériel, TOUS les panneaux sont chinois en réalité, c’est juste les hollandais qui revende avec un sticker « assemblé en NL » ?

    Je n’ai pas bouclé mon projet, mais effectivement, je me tâtait à acheter les panneaux immédiatement, histoire de profiter des coûts assez bas. Mais si les panneaux ne durent que 5 ans, c’est effectivement une affaire moyenne.

    As-tu étudié la question ?

    Merci !

  37. Chez moi la marque des panneaux c’est Victron :
    http://www.future-tech.fr/Panneau-solaire-180W-Monocristallin-Victron-Energy
    En fait c’est 25 ans de garantie à 80% de rendement.

    Et 2 ans de garantie tout court.

    La bonne qualité des panneaux fabriqués en Hollande revient souvent, quant à trouver si c’est du panneau chinois habillé hollandais…je ne sais pas. Mais les retours (sur forum) sont positifs.

    « Les monocristallins : Ces panneaux sont actuellement le must sur le marché du photovoltaïque, ce sont de véritables générateurs d’énergie par tout temps. Le rendement moyen est compris entre 12 et 21% »

    Le convertisseur c’est du 4500 Watts et ça donne ça : http://www.ecologie-shop.com/convertisseur-12v-220v-et-24v-220v-8/convertisseur-220v-5000-va-4500-watts-pur-sinus-victron-505

    Mais ton convertisseur-régulateur de charge a l’air très bien, un « tout en un ».

    Il faut que je retrouve le calcul fonction de la localisation, consommation, durée sans soleil etc…

    Les batteries GEL solaire sont des 12V 220ah, montées en série pour atteindre 48V -> convertisseur 220V. Moi, j’ajoute régulateur de charge entre les panneaux et les batteries bien entendu, puisque mon convertisseur ne fait que convertisseur.

    1. Merci de tes réponses & de tes liens.

      Je garde la ref. de tes panneaux & vais essayer de me renseigner pour d’autres références. Il est pas exclu que je m’achète un échantillon de quelques un pour tester.

      Perso mon idée était de partir sur du panneau amorphe: Je n’ai pas de problèmes de place, mais pour moi l’important est de continuer à produire par temps nuageux, voire carrément gris. Or, j’avais compris que les panneaux poly ou mono cristallins convertissaient uniquement les UV, ce qui fait que le moindre nuage qui passe devant le soleil leur fait perdre une grosse partie de leur puissance.
      A voir…

      Le converto « tout en un » est très bien, excepté qu’il n’a pas de prise informatique pour le monitoring, encore moins la commande (ni ethernet, ni série, ni autre). Gênant. D’autre part je n’ai pas trouvé de retours d’utilisation, donc je suis encore moins motivé.
      J’aimais bien le coté tout en un et la diversité des entrées , mais je vais pas acheter un truc à ce prix si je suis pas 100% sur de moi…

      Pour les batteries, même idée que toi.

      Merci de m’avoir donné ton avis !

  38. Excellent article ! Merci beaucoup du partage !!

    Ce serait super de pouvoir suivre l’évolution des travaux quelques part, et d’avoir un résumé final avec les difficultés rencontrées et les ajustements/choix en découlant.

    Pourquoi pas une contribution à Open Source Ecology ?
    http://opensourceecology.org/wiki/Open_Source_Ecology

    (désolé si tout ceci a déjà été dit, je confesse ne pas avoir lu les centaines de commentaires !)

    Quoi qu’il en soit, excellente continuation et bon courage !

  39. Bonjour Drapher et epimae,

    D’après les commentaires je dois être 250ème lecteur à vous féliciter pour votre projet, je vais donc faire court:

    ~~~~ Très bonne idée, continuez comme ça !!! :-) ~~~~

    D’ailleurs, étant moi même bourguignon, si vous avez besoin de bras en plus faites moi signe.

  40. Pas dan l’article c’est vrai (gros oubli de ma part et de la part de l’interviewer, hein Amicalement :-)), mais ma comparse en a parlé dans le fil de commentaires. En réalité, ayant vécu quelques années avec des toilettes sèches extérieures, au fin fond d’une vallée, je ne suis pas du tout preneur pour renouveler l’expérience. Avec des toilettes sèches, c’est du trimballage de caca, très peu pour moi :-)

    Que ce soit super bien niveau écolo, c’est certain. Mais ça ne nous branche pas. Donc, pour avoir quelque chose qui ne consomme ni électricité, ni vidange avec gros camion à aspiration de merde, qui soit clean niveau environnement, nous avons opté pour la phytoépuration filière roseaux. La filière vient d’être agrée par les SPANC, nous avons trouvé un professionnel, parce que si on voulait le faire nous-même, le SPANC ne nous l’aurait jamais validé, dans notre coin, soyons bien clairs là dessus.

    Donc, c’est cher, mais comme la maison elle ne l’est pas, on a dit banco. Il y a 24 metres carrés de roseaux et l’eau ressort clair comme de l’eau de roche, utilisable pour du maraîchage par exemple. C’est un système souterrain avec deux cuves filtrantes, du sable, gravier, roseaux, pas de pompe électrique parce qu’on utilise la pente naturelle du terrain (faible mais comme il est très long ça suffit par gravitation). C’est en réalité une véritable station d’épuration autonome, sans boues à vider…

    Donc, un assainissement complètement autonome et naturel. Mais ça coûte 9000 euros. Ceux qui arrivent à le faire eux-mêmes en convaincant un SPANC que leur taf est aux normes, devraient gagner au moins la moitié du prix. Mais comme maintenant le permis est conditionné à l’agrément SPANC…et qu’ils sont super tatillons…je ne sais pas si ça peut être jouable. A voir. Nous, ça ne l’était pas.

    http://www.reseau-innovea.com/fr/acces-particulier/pourquoi-choisir-le-filtre-a-roseaux-autoepure/comment-fonctionne-la-filiere-plantee-de-roseaux-autoepure.html

  41. D’autres commentaires sont sceptiques sur ces panneaux :
     » le polyuréthane et nettement plus nocif que la laine minérale, tant à la pose que pour y vivre. »

    « les panneaux poly ou mono cristallins convertissaient uniquement les UV »

    Je m’interroge aussi sur les information des sites comme monomur.com (repris par un blog que tu citais) : information pertinentes ou juste bla-bla commercial pour vendre ??

    1. Tout n’est que blabla, mais la brique en terre cuite a des qualités prouvées et établies. La brique alvéolée type monomur aussi, et d’ailleurs les gens qui ont construit avec en sont très satisfaits.

      Pour les panneaux sandwichs : il faut bien saisir que ces panneaux, de types assez récents isolent le polyuréthane entre des couches de bois et plâtre. Il n’y a pas d’exposition directe au polyuréthane, en aucune manière. Ca ne fait pas de poussière, c’est coincé à l’intérieur du panneau. Ca n’affecte donc pas les habitants, sachant que c’est pensé pour des habitations… mais bon, on prend un terme « polyuréthane » et on extrapole. Le bois aussi a des propriétés dangereuses dans l’absolu… Comme pas mal de choses, tout dépend comment on les utilise.

      Pour les panneaux monocristallins : les UV, heu, oui, et donc ? Je te donnerai le résultat de la production électrique de nos 10 panneaux 180wc calés sur notre consommation moyenne. Et si nous avons avons assez d’électricité toute l’année, ils peuvent bien convertir ce qu’ils veulent les panneaux, je m’en contrefous. L’intérêt d’une installation c’est de donner la performance vis à vis du besoin. Le reste c’est de la masturbation.

  42. Salut Drapher, salut Epimae, je pensais à quelque chose.

    Est ce que ça rentrerait dans vos calculs de production électrique et est ce que avez envisagez à terme un truc qui permettrait de recharger une voiture genre Autolib, pour les courses et les petites ballades en campagne?

  43. Non on n’y a pas du tout pensé. En fait, la priorité est de faire tourner la maison déjà avec le solaire, voire une petite éolienne, si on branche une voiture on risque de ne pas faire tourner la maison. D’autant plus que dans une perspective d’autonomie alimentaire et de production potagère et fruitière il nous faut absolument un congélo. Mais dans un deuxième temps, cela peut se réfléchir.

    Pour répondre à une question au dessus au sujet des toilettes sèches, je m’étais un peu branchée dessus. C’est viable si on a bcp de sciure de bois (pas toujours évident à trouver) et si nous ne sommes pas trop nombreux. Même si nos enfants sont grands et donc ne vivront plus vraiment avec nous, on a quand même des pics d’occupation de la maison à 6, voire plus (les copains, les petites copines etc… ), cela me paraît difficile. il nous est essentiel que notre maison reste aussi un lieu d’accueil pour nos jeunes adultes et presque adultes et leurs copains et copines. C’est un peu mon principe de laisser ma porte ouverte à toute cette jeunesse en ces temps d’isolement et de refermement sur soi. Je tiens que ce principe perdure donc je réfléchis aussi en lien avec cela.
    Par contre, la chasse d’eau sera alimentée par l’eau de pluie. J’y tiens absolument.

    1. Merci epimae. Clair, c’est step by step, d’abord faire tourner la maison en autonome, après plus si possible, du genre autolib ou hélicolectrique -;-)

      Vous avez l’air d’être un couple cool toi et drapher, vos enfants ont de la chance -:-)

      Je me suis posé la question de la raison pour l’eau du pourquoi eau de pluie absolument, mais je ne pose pas la question, ça doit relever du mystique, donc secret.

      Bon weekend à vous deux.

  44. « Vous avez l’air d’être un couple cool toi et drapher, vos enfants ont de la chance -:-) »

    Le dis pas trop fort, y’en au moins un qui vient sur Reflets et qui lis…
    Et puis c’est surtout nous qui avons de la chance d’avoir des kids très très cool et open-minded. Mais faut pas faire chier drapher non plus… :-)

    L’eau de pluie : toujours dans le step by step, on aimerait se passer de la régie des eaux, et donc forer, installer une pompe (solaire) et avoir notre eau à nous. Mais balancer ta flotte potable dans des cuvettes de chiottes, c’est quand même dommage. Donc, si tu peux utiliser l’eau du ciel pour tes chiottes, ben c’est toujours ça qui n’est pas tiré de ta nappe phréatique…ou payé à la régie des eaux.

    Donc rien de mystique mais un peu d’optimisation.

  45. Bah Oui on est cool! tu en doutais encore amicalement? ;) mais c’est vrai faut pas nous faire chier non plus quand même.

    Pour l’eau de pluie, non rien de mystique mais l’accès à l’eau va devenir à terme un vrai problème et l’eau risque de devenir une denrée rare. On voit déjà en France des endroits qui sont en restriction depuis fort longtemps et qui paye l’eau très très cher, je pense que ce problème est vraiment à prendre au sérieux.
    On a encore un ciel capable de nous fournir naturellement l’eau, et il est peut-être plus judicieux de la récupérer que de la laisser se perdre inutilement.
    Quand on a connu le manque d’eau dans certains pays, on mesure encore pls aisément que l’accès à l’eau est vraiment crucial et vital et donc la nécessité de l’économiser et l’utiliser avec intelligence. De l’eau potable dans tes toilettes c’est vraiment une aberration à mon sens d’où l’idée de l’eau de pluie.
    Enfin ce n’est pas gagné car même dans nos régions, il pleut de moins en moins.

  46. Je me suis retiré sur la pointe des pieds, so… :)

    Pour l’eau quantité, en tout cas en France, ce n’est pas un problème de quantité, on en a partout autour et dedans.

    Le soucis, de mon point de vue, c’est QUI gère la Eau.
    Paris ville a effectué un retour en arrière bienvenu.
    Mais ce n’est pas le cas partout, notamment tout autour de Paris et par un sale « hasard » quasi simultanément…

    Pour penser en dehors de France, oui, il semble qu’il y aura un gros soucis avec l’eau. Je me souviens avec lu des trucs effrayants sur MexicoLaMonstre.
    Mais là, comment peser, même légèrement???

    Ps. Ah ouaiiih, pas mystique même un chouïa l’eau de pluie, bien voyons – lol ;)

  47. Je suis en désaccord au sujet des implantations d’éoliennes de manières généralisées et non concertées suggérées dans cet article (si j’ai bien compris):
    Imposer n’est pas une solution honnête, ni valable sur le long terme aussi bien pour l’éolien que pour le nucléaire.
    C’est très moche un parc éolien sur une crête (moins qu’une centrale on est bien d’accord mais moche quand même…) et la beauté de la nature reste la dernière poésie; la poésie étant à mon sens le dernier rempart garant de notre humanité sur le long terme.
    Je Pense que l’éolien est une très bonne solution, mais surtout individuellement et que s’il doit y avoir des parcs pour une production plus « industrielle », ils doivent être créés de façon à ne pas tout gâcher, dénaturer, les paysage. Pour ça ils ne doivent pas être implantés dans une logique de profits et d’enrichissements personnels comme c’est aujourd’hui le cas (pour le nucléaire et pas mal d’éolien…), mais de manières concertées et intelligentes dans une logique environnementale plus élaborée.
    Pour en arriver là, il nous faut pour commencer réduire de façon drastique notre avidité à consommer afin de réduire nos besoins énergétiques (le confort de vie n’est pas toujours ou on nous dit)…
    Merci pour le champ d’expression.

  48. Salut,

    Etant moi même en train de construire ma propre baraque (de A a Z fondation included avec des materiaux similaires: briques alvéolées de 30…), je voulais saluer ce travail et l’independance du projet.

    Pour ma part, je serai raccordé à EDF dans un premier temps et je suis heureux de voir ce genre d’initiative (DiY)…ca me rend confiant pour ma future indépendance énergétique (et dieu sait que mes Pc ont besoin de watts ;-)

    Je confirme que le « gros oeuvre » me coute quand a moi moins de 35 K€ (mais j’avoue avoir quelques bons contacts)
    Oui il faut relever ses manches mais ca vaut clairement la peine! Le vrai problème, ca reste juste le prix du terrain mais ca, c’est une autre histoire!

    En un mot, Bravo!

    Amicalement ;-)

  49. Cool camarade auto-constructeur !

    Je te tire aussi mon chapeau, surtout pour les fondations et la chape : gros boulot, et dans notre cas, on a quand même tenté d’y aller mais la banque ne finançait pas si ce n’était pas un artisan qui bossait dessus…

    Ouais, on est obligés de passer par une banque : pas une thune de côté.

    Les murs ont été revus à la baisse, le vendeur nous avait commandé des 30 pour les murs de refends, ce qui n’avait aucun sens. On est donc à 6800 euros pour les murs sur une surface de 110 m2 de plain pied.

    Pour tes PC, je pense que l’éolienne est franchement une bonne solution si tu es dans un coin venté. C’est notre cas, et le complément éolien va être un sacré bon truc durant l’hiver : je tiendrai les comptes et donnerai des résultats de consommation/production en 2013 pour ceux que ça intéresse.

    Pour le terrain, il y a des coins de campagne peu cher : 11 euros le mètre carré dans notre cas. Avec Certificat d’urbanisme et adduction d’eau.

    Pour @ Ailurus : c’est de la phytoépuration, filière roseaux. Pas de boues, pas de mare, juste de l’eau épurée qui s’infiltre dans le sol au bout du terrain…

    Pour l’eau potable : nous sommes avec une adduction classique, nous allons installer des réservoirs d’eau pour récupération d’eau de pluie (toilettes et jardins), à terme, le forage avec une pompe solaire pour être indépendant en eau potable.

    Pour l’isolation toit (panneaux sandwichs rexolite) : vérifications faites, c’est déclaré comme laissant passer la chaleur l’été, mais très bon isolant l’hiver. Les composants ne se dégradent pas, le polyuréthane contenu à l’intérieur ne cause aucun problème de santé, donc pas d’OCV. Je vais par contre regarder comment empêcher la chaleur de passer l’été. Je teste cet été et agit ensuite…

  50. Je les ai contactés, ils font du de prosélytisme sur les mail list des hackerspace. Pas de réponse pour l’instant : par contre ils sont très intéressés pour faire bosser les hackers sur leurs projets, qui bien qu’open source, sont des produits vendus par une entreprise. Au final, ça sent quand même le gros plan business : on cherche à avoir des plans, des rendements, quelque chose à de mettre sous la dent, etc…que dalle…

    Affaire à suivre.

    1. C’est une bonne question : la maison est finie (il manque juste une mezzanine dans le salon que l’on monte sous peu), et je vais faire un petit article court dessus sous peu. Qui renverra sur un site où l’on va donner le maximum d’informations sur l’ensemble du projet, du début…à la fin. Voilà, voilà.
      Au final, après eux ans et demi, de la première brique posée au billard 8 pool dans le salon, c’est encore mieux que ce que l’on imaginait :-)

  51. Je suis ravie de voir que le projet est pratiquement terminé.
    Vivement les infos sur la réalisation du projet (peut-être en pas à pas ?). Merci de nous avoir tenu au courant et de nous tenir informé de la suite à venir.

    1. Un site + un wiki technique pas-à-pas ont été créés. J’ai commencé à les alimenter. Mais le temps est une chose qu’il faut prioriser, et ces temps-ci on priorise ailleurs que sur ces deux supports. A l’automne, on s’en occupe. Envoyez-nous un mail, vous pourriez nous aider à mieux procéder. Un regard extérieur peut permettre de faire un site qui colle au mieux aux attentes des personnes intéressés par le sujet.

      drapher@reflets.info

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