Comment atomiser du béton armé

Tous les symboles ont volé en éclat dimanche dernier dans la Meuse. Une foule joyeuse de 400 personnes a exécuté avec brio un permis de détruire collectif, décidé la veille, pour abattre près d’un kilomètre
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27 thoughts on “Comment atomiser du béton armé”

  1. D’un certain côté, il ne faudrait peut être pas trop s’emballer. Si cela se passe comme en Italie, le trou serra creusé (ou pas) le fric colossal empoché par un tiers privés, mafieu ou pas, et les produits balancés à la mer, donnés gentiment à l’Afrique, ou comme en Italie avec les résidus d’Hopitaux brulés en ras-de-campagne ou stockés dans les caves du village voisin. http://fr.euronews.com/2014/01/16/scandale-des-dechets-toxiques-en-italie-l-armee-a-la-rescousse
    Le budget de l’enfouissement est juste colossal, ça aiguise toujours certains appétits.

  2. Mais que faire ?
    Que va t’on faire des déchets radioactifs ?
    Le collectif à t’il une proposition à faire ?
    Comment faire de l’électricité sans nucléaire ?
    Si on arrête le nucléaire, que fait on des déchets ?

    Parce que dire non, je veux bien mais le problème reste.

    1. Le principe est simple : en tant que anti-nucléaire, pas de compromis. Certes y a les déchets à gérer, bien sûr il faut le penser, mais il n’y actuellement pas de solutions, seulement des moindres mesures. On arrête d’abord le nucléaire, on aura assez de temps pour pleurer, mais les pseudos-gestion de déchets sont seulement de prendre une grande zone géographique pour la tuer sans se préoccuper du futur, c’est simplement de la spéculation.

      Ça fait plaisir que l’info passe ici !

    2. Cher Cédric, c’est toujours la question qui tue balancée aux anti qui critiquent les choix de l’Etat. Et pourquoi ce serait pas à l’Etat de trouver une solution qui convienne à tous? Et puis la question « que faire? on a bien besoin d’électricité! Comment faire de l’électricité sans nucléaire ? », désolé mais c’est puéril comme approche. Mais bon, il me semble que j’ai donné mon avis dans le dernier paragraphe – mais l’as-tu lu? – donc ta question effarouchée, elle est juste insignifiante…

      1. Le rôle de l’État, c’est de faire des compromis et de trouver les solutions qui sont « les moins pires ».
        Il n’y a pas de solution qui satisfasse tout le monde sur un sujet aussi complexe.

        On peut bien sûr douter que cette solution soit la meilleure, elle comporte des inconvénients majeurs.
        Mais quelles alternatives proposes-tu ?
        Le dernier paragraphe propose de pointer du doigt le nucléaire pour que tout le monde voit ses méfaits. Très bien, mais le problème reste le même.

        Il y a une raison à ce que cette question reviennent tout le temps: elle est pertinente.

        1. Elle est pertinente, et j’ai donné ma réponse. Hors de question d’aider à « trouver des solutions », tant qu’on continuera à en produire du nucléaire, ça c’est clair. Et les stocker sur site, c’est complètement faisable dès demain, je vois pas pourquoi tu ne considères pas ça comme une alternative à la grosse poubelle unique qui présente bien sur le papier.

          1. Stocker des déchets nucléaires fortement radioactifs sur site, à l’air libre.

            Quelle brillante idée.

            J’espère que c’est une vue de l’esprit et que vous n’êtes pas sérieux en proposant cela.

          2. Quelle brillante tentative de falsifier mes propos. Je n’ai jamais dit « à l’air libre », mais sur site et en surface, cad conditionné comme il faut pour limiter les émanations radioactives, ce que l’Andra fait à Soulaines. Les barres d’uranium usées, pareil, aujourd’hui, on les met dans des piscines à la Hague, pourquoi pas sur site? Faut savoir que les déchets ce n’est pas qu’un problème d’ingénieurs qui serait résolu par des ingénieurs, le dossier est éminemment politique. Rendre visible l’accumulation des déchets sur chaque centrale ne serait pas acceptée par les habitants, or c’est justement en travaillant sur l’acceptation des habitants que le nucléaire existe encore. Sans garantie des États, aucun industriel n’accepterait d’en assurer les risques — et sans assurance, pas d’industrie! Le nucléaire ne répond même plus aux lois du marché. Je pense sincèrement que le travail de l’Andra est moins de trouver une solution aux déchets que d’assurer à la filière une viabilité même temporaire. Dit autrement : l’Andra n’est pas là pour gérer les déchets, elle sert à justifier le maintien du programme électronucléaire. Encore une idée brillante, Oupsman?

          3. Donc votre position actuelle c’est « on donne pas nos solutions tant qu’on continue à produire des déchets » ? ça risque de faire beaucoup avancer le débat…
            Je suis d’accord sur le fond : se passer du nucléaire qui a prouvé plusieurs fois à quel point il peut être dangereux est une bonne chose, mais on fait quoi ?
            Les interrogations de Cédric restent valables, il faudra de toute manière s’occuper des déchets déjà existants…
            Et il faudra bien remplacer la production des centrales actuelles : le charbon ? jamais. le bois ? pareil. l’éolien ? pas suffisant. Le solaire ? pas rentable. Acheter à d’autres ? on déplace le problème.

            Je pense que le nucléaire reste aujourd’hui le moindre mal tant qu’il est bien géré, et il en va de même pour cet enfouissement que tout le monde décrie.

          4. la mutualisation des ressources, cela vous parle ?

            Une piscine de stockage par site, c’est un beau gâchis, idem pour le stockage « en surface » (mais pas à l’air libre, quelle farce) sur site (donc avec des humains qui évoluent proche des déchets) : mieux vaut rassembler ces déchets dans un seul lieu, cela permet de mutualiser les ressources nécessaires à leur stockage dans de bonnes conditions.

            Question, puisque vous avez l’air bien informé : quel est le périmètre nécessaire à respecter quand on stocke des déchets faiblement radioactifs en surface ?

            PS : contrairement à ce que vous pourriez penser, je suis favorable à une sortie MAITRISEE du nucléaire.

          5. La prolifération nucléaire, ça vous parle? 2 transports de matières radioactive par jour (au moins), à cause de ces satanés déchets qu’il faut aller « mutualiser » à la Hague ou dans les pays qui ont un contrat de « retraitement » à la Hague. Le périmètre dépend du type de déchets, à Soulaine ils conditionnement et enterrent à qqs mettre de profondeur, et recouvrent d’un beau gazon à l’anglaise…

          6. Bien sûr que cela me parle, mais je préfère cela à avoir un stockage sur chaque site nucléaire, avec autant de risques d’accidents de stockage que de site.

      2. Autant j’adore les articles engagé, autant parfois je ne comprends pas les « anti ».

        Je ne me considère pas comme pro-nucléaire et suis partisan complet des énergies renouvelable;

        La question importante, avant même de parler de l’Etat, n’est-pas plutôt de savoir si la totalité de la population accepterai de diminuer de plus de la moitié sa consommation energetique pour l’écologie ? OU pour un principe ideologique ?

        Le charbon n’est pas « mieux » que le nucléaire.

        Le problème avec tous ces articles c’est qu’ils ne proposent strictement aucune autre solution valable, mais en existe-t-il ? Mis à part la fusion thermonucléaire « propre en déchet » mais ultra-dangereuse dans son application.

        Nan parce que recouvrir une grande partie du territoire terreste et maritime d’éolienne et de solaire c’est joli dans la théorie mais dans la pratique suis pas sûr du gain pour la faune/flore…

        1. Bien sur qu’il faudra accepter de vivre dans un monde où le courant est coupé une fois par jour ou par semaine. Ca se passe comme ça dans les 3/4 des pays de la planète, pourquoi pas chez nous? La vérité c’est que les usines doivent tourner H24, pas possible de leur imposer des coupures! Parce que le marché n’attend pas, et qu’il est toujours plus facile de culpabiliser les consommateurs que de faire pression sur les milieux d’affaires pour qu’ils arrêtent avec cette religion de la croissance du PIB. Oui, tout est lié, et arrêter le nucléaire se fera par une nécessaire baisse des consommations, la fameuse « sobriété énergétique » que nous n’atteindront jamais si on continue de demander aux gens de trouver des solutions à la place de ceux qui nous les ont imposé.

          1. Oui c’est connu, le nucléraire n’alimente que les usines…

            J’ai hâte (façon de parler) de voir ta tête quand ça va couper au beau milieu d’une opération des testicules. Par exemple.

            Si les énergies renouvelables étaient si efficaces, tu crois pas que ce fameux lobby se jetterait dessus ?

          2. Ah ben voilà, dès qu’on évoque la sobriété, la fin des privilèges des nations développées qui l’ont été en pillant à tout-va, on flippe! Vous prétrendez que je n’ai pas de solutions, mais elles sont là, au détriment de notre beau petit confort occidental. Et les coupures de courant, même dans les pays les plus reculés, tu sais, il y a des hôpitaux (quand ils ne sont pas bombardées… au passage), et ces coupures sot prévues et les gens s’y accommodent. Quant aux énergies non carbonnées, Areva et EDF ont des filiales qui installent des éoliennes, par exemple. C’est pour faire joujou? Évidemment que c’est moins rentable, plus galère, mais si ce n’était qu’une qestion économique, on n’aurait jamais signé les accords de Kyoto. Et puis je ne suis pas DU TOUT favorable aux parcs d’éoliennes géantes, gérées par les mêmes prédateurs énergétiques, les mêmes groupes qui font du charbon à droite et du nucléaire à gauche, il faut arriver à produire localement sans que l’énergie produite soit rebalancé dans des énormes réseaux électriques qui ont besoin de rentabilité. Comme par hasard, c’est quasdi interdit de produitre du courant en solo pour un village ou un quartier. Regardez donc le docu sur les « smart meters », c’est plutot bien vu: https://reflets.info/compteurs-intelligents-la-corporatocratie-en-marche-linky/

    3. Et le problème restera.
      Il y a telement de façon de faire de l’électricité que même les poissons savent en produire, et pas de centrale nucléaire dans la raie, garantie.
      L’article est si bien fait qu’il te donne la solution : « arrêter d’en produire ». Bon, a toute chose mesure est bonne, et se passer définitivement d’électricité me parait impensable. Reste que la question de nos besoin réel se pose, de même que se pose la question de moyen de production indexé a leur destination. Par exemple l’énergie mécanique et cinétique a disparue de la circulation, pourtant a certaines échelles elle est la bonne solution, et propose des moyens de stockage efficace et simple.
      Alors la question n’est plus « que faire? », mais « de quoi j’ai besoin ».

      Et de changé l’axiome capitaliste offert tell une couronne au consommateur « vos désire son des ordres » par une vielle évidence : « vos désirs font désordre ».

      Que faire des déchets? ce qu’on pourra, ce qui est certain c’est qu’il va bien falloir les assumer.

      Il y a tellement de solution que j’en ai le tournis. La vrai difficulté réside dans l’inertie individuel. Et dans cette « peur » de la suite. « Et après, il se passe quoi? » Tous ce qu’on voudra, a condition, par exemple, d’arrêter de donner de la légitimité a ceux qui donne leur légitimité a ceux qui prennent de force le pouvoir.
      Voter c’est mal.

  3. C’est fou que tout le monde se sent plus conforté par l’idée que l’ANDRA puisse enfouir des déchets près d’une nappe phréatique avec des solutions de stockage scientifiques qui relèvent plus du petit apprenti chimiste que d’hypothèses viables. Quand on voit l’opacité avec laquelle l’agence communique ses données techniques, on peut fortement douter de sa capacité à gérer des déchets radioactifs.

    Peut-être qu’on devrait ébaucher un programme de sortie du nucléaire qui permettrait de maintenir les déchets sur les sites pollués et de leur coller par-dessus une chape de plomb similaire à celle de tchernobyl, en attendant de trouver une véritable solution.

    Mais d’abord et avant tout on arrête de produire ce qu’on ne sait pas gérer pour avoir plus de recul dans la recherche de solutions pour ce qui a déjà été produit.

  4. Mettre les dechets sous le tapis est evidement criminel, vu qu on a aucune idee de ce qui se passera dans des milliers d annees. Imaginez que les romains nous aient legue ce type de cadeau …
    Par contre, arreter le programme nucleaire n est pas si facile car il va falloir remplacer 80 % de l electricite francaise et de toute facon il va bien falloir gerer les dechets deja produits …

    PS: il me semble que la technologie utilisee dans les centrales francaises est francais et non US meme si au debut framatome avit une license americaine (https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9acteur_%C3%A0_eau_pressuris%C3%A9e)

    1. Il me semble au contraire que la MAJORITE des réacteurs français encore en activité est issue d’une techno Westinghouse, datant de Framatome (devenu Areva), qui voulait dire, ce qui a le mérite de la clarté, « Franco-Américaine de Constructions Atomiques ». Les ingénieurs frenchy ont bien sur participé à l’aventure, mais reconnaissez qd même que le nucléaire en France a toujours vécu sur ce mythe de l' »indépendance énergétique », grâce à laquelle on arriverait à se passer du pétrole qu’on a pas ou qu’on a plus (depuis l’indépendance de l’Algérie).
      Et le 2eme volet de ce mythe, c’est l’uranium, qu’on avait dans nos sous-sols, mais qu’on a vite arrêté d’extraire par manque de ressources mais SURTOUT pour éviter de polluer les sols et les nappes, qui risquait bien de contaminer l’opinion publique : demandez ce qu’ils en pensent dans le Limousin. Autant se servir en Afrique, demandez aux ONG qui surveillent les chantiers d’Areva au N?iger ou en Mauritanie…

  5. Juste comme ça pour faire taire ceux qui prétendent encore qu’on ne peut faire sans le nucléaire : il est largement prouvé depuis plus d’un an que les énergies renouvelables sont plus efficaces et moins chères à produire que les energies fossiles. Bref. En réalité ne reste à régler que la disparition du lobby du nucléaire qui va pouvoir s’occuper à plein temps du retraitement de la pollution qu’il a produit entre autre pour justifier et permettre le nucléaire militaire.

  6. Bonjour, Ne lachez rien de votre beau combat. D’autres que vous, ailleurs en ont déjà gagné de similaires. Il faut tenir, être tout le temps présent. C’est ce qui s’est passé dans le nord des Deux-Sèvres fin des années 80.. Alors continuez !!! Vous allez gagner !

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