Changer la société (2) : l’archipel des hackers

(Si l’on a envie que la société change un tant soit peu, il est nécessaire de changer soi-même, s’observer et observer cette société différemment. Et il est absurde de le faire avec les lunettes du
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14 thoughts on “Changer la société (2) : l’archipel des hackers”

  1. Bravo pour l article. dommage qu on en trouve pas plus souvent de tel dans des medias « dominant ». Car helas, ce sont ceux qui touchent 98% de la population

    J ai quand meme 2 remarques:
    1) « apprends a l ecole pour avoir pus tard un travail bien paye ». C est pas si bete que ca quand ca s adresse a des enfants. Quand j etais gamin, je preferai aller jouer avec les copains que d apprendre des trucs que je trouvais sans interet. L autre probleme est que dans certains cas, pour avoir acces a la connaissance il faut passer par une phase rebarbative. Apprendre table de multiplications ou verbes irreguliers anglais n a jamais enthousiasme personne

    2) suppression de la peine de mort. Je vois pas tres bien en quoi c est un changement indispensable. Ca ne concernait en France que quelques individus condamnes pour des crimes de droit commun particulierement atroces (le dernier execute avait kidnappe et assassine un enfant). Qu on les enferme pendant 20 ans (ce qui en general signifie jusqu a leur mort) ou qu on les execute n a pas un impact majeur sur la societe

  2. « Quand j etais gamin, je preferai aller jouer avec les copains que d apprendre des trucs que je trouvais sans interet » :

    oui, mais ton expérience personnelle ne peut s’appliquer à l’ensemble, non ? Si ? Gamin, on peut s’intéresser à l’astronomie, la programmation, les insectes, l’Egypte antique, les dinosaures, des tas de trucs qui n’empêchent pas d’aller aussi jouer avec des potes.

    Mais l’article parle de « faire des études supérieures », étudier une fois adulte. Accéder à la connaissance est un choix, une envie. Si la majorité préfère jouer/travailler et estime qu’apprendre est gonflant (alors que c’est un jeu quand on pratique le hacking), ma foi, qu’elle joue et travaille…

    « Apprendre table de multiplications ou verbes irreguliers anglais n a jamais enthousiasme personne » : heu, franchement, ça se discute…tout dépend avec qui, comment, dans quelles conditions…mais ça peut être enthousiasmant, si, si, à part si on est conditionné : travail-loisirs-bien-pas bien, etc…

    « suppression de la peine de mort. Je vois pas tres bien en quoi c est un changement indispensable »

    Oh ben non, un peu comme le droit de vote donné aux femmes, l’abolitions des lois homophobes, ce genre de choses ne sont pas indispensables. Après tout on s’en est passé pendant des milliers d’années…

    Le dernier condamné à mort, il n’est toujours pas certain qu’il soit coupable : lire le pullover rouge, voir le film, lire les bouquin des avocats publiés encore récemment.

    Dans un monde « parfait » on tue tranquillement institutionnellement uniquement des coupables en se lavant les mains. Dans la réalité, le taux d’erreurs judiciaires est important, et puis on estime aussi que faire subir la même chose que ce qu’on reproche à quelqu’un n’est pas très évolué pour une société des droits de l’homme. Pas très moderne, quoi.

    Mais on peut aussi remettre en place des systèmes moyen-ageux, pourquoi pas ? Ca ferait du boulot (aux bourreaux). Tiens il y a encore deux criminels innocentés 10 ans après qui viennent de sortir de taule : dommage qu’on ne les ai pas raccourci, leur famille aurait appércié d’apprendre que leur fils, innocent, a été tué par l’Etat.

    « Qu on les enferme pendant 20 ans (ce qui en general signifie jusqu a leur mort) ou qu on les execute n a pas un impact majeur sur la societe »

    Oh ben alors, « tant que ça a pas d’impact sur la société », on s’en fout un peu hein : les prisonniers n’ont pas de condition dignes, sont maltraités, exploités, et on s’en fout parce que ça n’a pas d’impact sur la société. Et puis si on exécute aussi des innocents, c’est pas très grave non plus. Et puis comme on meurt en prison…

    Cher lecteur : je ne t’en veux pas, mais quand même, tu ne penses pas vraiment ce que tu affirmes ? Si ? On meurt en général en prison quand on prend 20 ans pour un crime ? Et donc éliminer ceux qui ont commis des crimes n’est pas un problème, puisqu’ils crèveront en prison ? La suppression de la peine de mort n’est pas indispensable ? Et ben, faut être né dans le monde qui l’a aboli la peine de mort, pour penser ça. Parce que c’est effrayant la peine de mort. Et c’est symboliquement un marqueur de société très important.

    En tout cas, je reste…stupéfait…des propos ci-dessus.

  3. Bravo et encore bravo.
    Je suis agréablement surpris de vos articles après lecture de commentaires assez remontés ces derniers temps !
    J’attends la suite avec impatience.

    « Et pourtant, si l’on accepte de s’auto-questionner un tant soi peu à ce niveau là […] pas mal de choses changent pour soi-même et un autre monde apparaît, le plus souvent. Légèrement moins angoissant, moins réducteur ou oppressant. »
    La considération de soi par rapport à l’autre… c’est un travail difficile…

    1. « Et pourtant, si l’on accepte de s’auto-questionner un tant soi peu à ce niveau là […] pas mal de choses changent pour soi-même et un autre monde apparaît, le plus souvent. Légèrement moins angoissant, moins réducteur ou oppressant. »

      Les 3 faces de la liberté, c’était passé dans une petite discussion philo sur arte…

      Liberté par rapport aux lois/ aux normes
      Liberté par rapport aux autres
      et surtout Liberté par rapport à soi-même

    1. Merci beaucoup pour ce lien. Billet que je n’avais pas vu, bien que je passe par chez Me Eolas de temps en temps. Ca m’a rappelé ma jeunesse, le film « le pull over rouge », et la détermination et les arguments de Badinter, qui m’a définitivement convaincu de l’inutilité de la peine de mort.

      Pour ce qui est du sujet d’aujourd’hui, je suis impatient de lire la suite. De voir comment l’état d’esprit hacker peut -ou non- représenter un « mouvement » (bien sûr pas un parti politique, je pense)qui puisse se structurer, ou du moins être structurant, à grande échelle. Probablement qu’il faudra du temps, et une détermination phénoménale, tant l’héritage du passé est lourd, et les forces d’inertie et les différents pouvoirs financiers, économiques et schémas simplistes de pensée ancrés dans la population.

  4. « publieraient des bouquin incompréhensibles »
    aïe aïe aïe il manque un S là dedans.

    Petit problème de mises en formes sur les dernières citations de l’article également (retours à la ligne n’importe où, mots coupés bizarrement…)

    Sinon, très bon article, comme toujours Monsieur Menkevick !

    Merci

  5. Mea culpa : la touche « s » ur mon clavier à tendance à e coincer, il faut que je fase gaffe à ça. Les retours chariots du texte, ça fait chier, il faut que j’y retourne et que je trouve une olution :-) Ah, c’est bon, le texte n’est plus coupé…

  6. Je dirais bien un « je ne te remercie pas » pour le pdf de 56 pages, mais vu que ça m’a l’air intéressant je te remercie quand même, malgré le fait que je n’aime pas lire.

    Allez c’est parti pour la partie 3 !

  7. Heureuse séquelle à l’épisode 1 « le hacking pour modèle », l’archipel des hackers n’est-il pas une vue de l’esprit ?

    Je suis tout à fait d’accord avec les idées préconçues sur l’éducation : on peut apprendre à tout âge, à tout niveau, pour toutes raisons, et de plus en plus facilement car les moyens de diffusion des connaissances sont de plus en plus accessibles. Mon blog sur l’apprentissage et l’autodidaxie en est une résultante.

    L’essence de ce second article sur le kacking tient en cette très belle phrase de l’auteur Yovan Menkevick, je cite : « plus on sait de choses et qu’on arrive à les relier les unes aux autres, plus on a de liberté. »

    Sur le titre de l’article maintenant :

    Tout comme l’île de la Tortue pour les flibustiers avides de libertés en tous genres, il symboliserait plus un état d’esprit qu’un ensemble physique d’individus curieux et libres.

    Car l’indépendance est, amha, le trait de caractère prédominant de cette variété humaine, et beaucoup de spécimens se refuseraient à vivre en communauté au vu des contraintes que cela pourrait amener.

    Je pense que le hacker n’a pas de problème d’égo, alors que la dimension sociale, sur le plan politique d’organisation de la vie de la cité, repose (sauf exceptions des liens du premier article) sur un besoin de reconnaissance au sein du groupe qui amène à une lutte pour le pouvoir.

    Je ne fais pas le raccourci de dire que le hacker est associal, anti-social ou peu sociable; il me semble juste que les conflits d’intérêts personnels lui passent bien loin au dessus de la tête, et qu’il y a peut-être mieux à faire que de gaspiller son énergie à essayer de gravir la pyramide du pouvoir.

    Alors, cet Archipel, à part sur le réseau ?

    Bien cordialement,
    Yann

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