Changer la société (2) : l’archipel des hackers

(Si l’on a envie que la société change un tant soit peu, il est nécessaire de changer soi-même, s’observer et observer cette société différemment. Et il est absurde de le faire avec les lunettes du siècle dernier. C’est pourtant ce que font tous les politiques, avec une constance sans faille, comme une bonne partie de la population. Leurs constats vont de pair avec les solutions, basés sur le monde du XXème siècle et nous sommes au XXIème. Petite promenade dans l’approche du monde qui nous entoure, mais avec des lunettes plus en accord avec l’époque.)

Le premier article de cette série apportait de façon généraliste des possibilités de modifier le fonctionnement quotidien de chacun en utilisant le modèle du hacking. Des bouts de réponses qui bricolaient la vie courante pour se mettre en accord et changer des modes individuels et collectifs de consommation, d’accès et d’utilisation des biens matériels, à l’habitat, etc. Mais cette introduction a logiquement été interprétée de façon réductrice par certains, comme si la vision du modèle de hacking se résumait à repriser les chaussettes et bricoler un peu plus. Ce n’est bien entendu pas cela qui est en jeu. D’où la nécessité de continuer cette réflexion, de creuser le sujet. Parce que le modèle du hacking n’est pas simplement le bidouillage, et parce qu’en plus, l’existence humaine occidentale va de moins en moins pouvoir  se résumer à tenter de conserver un travail, changer de voiture, fonder ou conserver une famille (en une seule pièce) et essayer d’arriver jusqu’à l’âge de la retraite en bonne santé.

Un peu de philosophie sociale

Si vous voulez penser politiquement, économiquement, socialement le monde de la deuxième décennie du siècle numéroté 21 après la naissance d’un prophète va-nu-pieds barbu, il vous faut arrêter de le faire avec le conditionnement intellectuel général qui caractérise la quasi totalité des observateurs, analystes, acteurs politiques français. Arrêter de penser la société de manière conditionnée passe par une réflexion philosophique et sociale personnelle. La philosophie, depuis ses origines, n’est pas une science élitiste réservée à des types qui pratiqueraient de hautes études très compliquées et publieraient des bouquins incompréhensibles lus par une centaine de gugus. Non, la philosophie est une pratique populaire, quotidienne, que chacun peut et doit accomplir, en tout cas pour les individus qui veulent exister par eux-mêmes, pas par un conditionnement.

La philosophie a pour objet de réfléchir sur l’existence humaine. Où suis-je, que fais-je, pourquoi suis-je ce que je suis, où vais-je, puis-je changer, suis-je libre, dans quelle mesure, dans quelle étagère ? Toutes ces choses qui « pensent » la condition et l’existence humaine. Si l’on fait un peu de philosophie sociale, on intègre ces questionnements personnels en interaction avec les autres, avec l’ensemble des humains qui composent la société qui nous entoure. Houlala, mais c’est super compliqué, on va pas se prendre la tête avec des trucs pareils ?  

Et pourtant, si l’on accepte de s’auto-questionner un tant soi peu à ce niveau là (pas en lisant des bouquins modernes de philosophie, la plupart du temps obscurs, « useless » et à moitié débiles), pas mal de choses changent pour soi-même et un autre monde apparaît, le plus souvent. Légèrement moins angoissant, moins réducteur ou oppressant. Pour faire court, une première question est incontournable : quel est l’objet central de mon existence ? Qu’est-ce qui doit me mener, la chose que je vais rechercher ? Si vous répondez « la liberté », par exemple, il y a de fortes chances pour que vous commenciez à sortir un tantinet du conditionnement général. Votre liberté, si elle est centrale, oriente vos choix autrement que celui indiqué par le conditionnement général, surtout si elle est assise sur une éthique, faite de sens. Comme le verbe « apprendre » et « faire », si ils sont centraux peuvent changer beaucoup de choses. (Vous remarquerez le verbe utilisé est « faire », pas « travailler »).

Quelques exemples : on explique aux jeunes qu’ils doivent faire des études. Pourquoi ? Parce qu’ils auront un « meilleur » emploi ? Ah bon ? Les études seraient une sorte d’entraînement au travail mieux rémunéré ? Ridicule : faire des études est un des moyens d’aller contenter sa soif de connaissances, pouvoir se passionner dans un domaine intellectuel. Mais faire des études ne peut pas se cantonner à une période établie. On fait des études toute sa vie, parce qu’on est curieux, qu’on adore apprendre de nouvelles choses, parce que plus on sait de choses et qu’on arrive à les relier les unes aux autres, plus on a de liberté. Si vous recherchez la liberté, la connaissance est incontournable, une connaissance concrète, qui vous ouvre des portes, vous permet d’agir, d’aller vers d’autres connaissances, vers d’autres personnes qui en détiennent une portion, mais qui surtout a un sens pour vous. Et au passage, si vous n’arrivez pas à obtenir le bac et aller dans des universités ou des écoles supérieures, cela ne vous empêche absolument pas de continuer à faire des études. Comme vous n’avez pas besoin d’un budget de folie et acheter des dizaines de bouquin tous les mois pour étudier : le réseau contient toutes les connaissances, des plus anciennes aux plus récentes.

Le problème qui nous préoccupe désormais, avec cette campagne électorale pitoyable, cette pensée du prêt-à-porter qui nous cerne, est celui du sens. D’où le fait qu’une fois un bout de réflexion philosophique effectué, l’aspect social de cette réflexion commence à faire sens, justement. Qu’est-ce que le travail pour moi ? L’argent est-il central, la possession matérielle ? Quelle possession ? La même que mes parents ? Que mon voisin ? Que mon patron ? Ai-je envie d’être en compétition avec les autres ou en collaboration ? Pourquoi apprends-je des choses ? Le plaisir est-il central dans ma vie ? Quelles concessions à ma liberté suis-je prêt à effectuer ? Préfère-je avoir des objectifs ou bien activer des projets ? Est-il nécessaire de me comparer aux autres ? Aime-je le pouvoir, la domination ? Comment suis-je le plus heureux ? Ai-je expérimenté toutes les voies pour me sentir heureux, ou tout du moins « bien dans mes pompes » ?

L’éthique hacker : un moyen de vivre différemment

Si vous pensez le monde avec des vieilles lunettes, vous croyez aux concepts de « droite » et de « gauche » en politique. Vous estimez que certains de ceux qui analysent les problèmes de la société et veulent mettre en place de nouvelles règles vont améliorer votre sort et celui de l’ensemble. Changer les « choses ». Seulement, il y a quelques objections à cette pensée poussiéreuse : rien ou quasiment rien n’a changé par le biais des décideurs politiques depuis des siècles. Les changements ont pour la plupart été des changements de mentalité des populations, d’évolutions naturelles que les politiques ont seulement validé. Et si des changements indispensables (abolition de la peine de mort par exemple) ont été effectués par des politiques dans la dernière ligne droite du XXème siècle, ils étaient les derniers avant le grand bond dans le nouveau monde, celui d’aujourd’hui. Et celui d’aujourd’hui ne sera pas changé par les politiques. La droite et la gauche sont de vieux concepts totalement vides de sens aujourd’hui : que la dictature soit celle des marchés, des entreprises toutes puissantes, avec un Etat privé de possibilités d’interventions ou d’une dictature de la planification étatique, de l’Etat tout puissant, régulateurs de toutes choses, ou d’une alliance des deux, nous restons dans la vision du XXème siècle, avec les fonctionnements du XXème siècle, alors que tout a changé, à tous les niveaux. Ennuyeux non ?

Au XXIème siècle nous ne consommons plus de la même manière. Nous ne communiquons plus de la même manière. Nous n’apprenons plus de la même manière, les possibilités de déplacements ont changé, l’accès au travail, les forces géopolitiques ont changé, même le climat mondial a changé. Et c’est là que les hackers rentrent en jeu, logiquement.

Puisque le monde a basculé et que le basculement s’est fait pour beaucoup sur leur territoire, le réseau. Oui, le réseau s’est vu envahi par les politiques et tous les composants de la société : entreprises, citoyens, associations, groupes militants, militaires, police, services secretes etc. L’interaction entre ceux qui ont « fait » le réseau (les hackers) et ceux qui viennent s’en servir ou y contribuer est désormais concrète. Les hackers sont d’ailleurs un peu entrés en politique, avec par exemple les actions Anonymous, LulzSec ou Telecomix. Mais bien entendu, pas dans une forme politique du XXème siècle, pas une politique de droite, de gauche et des actions ou solutions conditionnées par les valeurs, les idéologies, les réflexes, les schémas pré-digérés du vieux monde.

Alors, pour mieux comprendre comment les hackers fonctionnent, en accord avec le monde tel qu’il est, il faut aller regarder du côté d’un concept un peu incontournable : l’éthique hacker.

Parce qu’un type qui programme comme un dieu, pénètre des systèmes, effectue ce qui est appelé communément des piratages, s’il n’est pas raccordé dans ses actions à l’éthique hacker, n’est en réalité rien d’autre qu’un informaticien qui effectue des actions sur le réseau. Qu’elles soient répréhensibles par la loi ou pas ne nous intéresse d’ailleurs pas. Alors, la différence entre un informaticien plus ou moins doué et un autre qui fait le même chose ou même autre chose, qui n’est pas de l’informatique, mais est lui, un hacker ? L’éthique hacker. Elle se résume très facilement avec une « première version », établie au MIT dans les années 70 :

  • L’accès aux ordinateurs – et à tout ce qui peut nous apprendre comment le monde marche vraiment – devrait être illimité et total.
  • L’information devrait être libre et gratuite.
  • Méfiez-vous de l’autorité. Encouragez la décentralisation.
  • Les hackers devraient être jugés selon leurs œuvres, et non selon des critères qu’ils jugent factices comme la position, l’âge, la nationalité ou les diplômes.
  • On peut créer l’art et la beauté sur un ordinateur.
  • Les ordinateurs sont faits pour changer la vie.
C’est à partir de cette base, philosophique, sociale, politique, que l’éthique hacker s’est développée, a engendré l’open-source, le concept du « libre » et peut être synthétisée aujourd’hui, en plus des critères retenus par le MIT par les concepts suivants :
Liberté, partage, échanges, collaboration, ouverture aux autres, autonomie, passion, envie de faire…
Mais le mieux pour comprendre l’éthique hacker est de lire ce document de divers auteurs autour du texte originel de Pekka Himanen et qui débute de la façon suivante :
« L’éthique hacker nous rappelle également que notre vie se déroule ici et maintenant au milieu de toutes ces tentatives pour minimiser l’individu et la liberté au nom du « travail ». Le travail est un élément de notre vie à l’intérieur de laquelle il doit y avoir la place pour d’autres passions. Modifier les formes du travail est un sujet lié à la fois au respect des travailleurs mais aussi au respect des êtres humains en tant que tels. Les hackers ne souscrivent pas à l’idée que « le temps, c’est de l’argent », préférant affirmer « c’est ma vie ». C’est précisément cette vie que nous devons embrasser pleinement et pas une version bêta et creuse. »
Un peu plus loin, vous trouverez aussi ce type de choses :
« Les hackers peuvent faire n’importe quoi et être hacker. Vous pouvez être un charpentier hacker. Il n’est pas indispensable d’être à la pointe des technologies. Je crois que cela a à voir avec l’art et le soin qu’on y apporte. »

Qu’est-ce que l’Archipel des Hackers ?

Ah, ah, ah, curieux ce concept, hein… ? L’archipel des hackers sera développé un peu plus tard au sein de cette série d’articles, mais il est avant tout un constat : les hackers ont déjà organisé des lieux sur le réseau et dans le monde physique. On peut les nommer des archipels puisqu’ils sont des îlots qui agissent en leur sein mais interagissent aussi avec les autres îlots de hackers. Mais quelle forme prendrait une  sorte de « république des hackers » composée de l’ensemble de ces îlots ? Le terme république a été placé entre guillemets puisque ce vieux terme ne pourrait convenir à une organisation sociale et politique des hackers plus formalisée qu’elle ne l’est aujourd’hui : ce serait un archipel.

Si le Parti Pirate est une forme d’organisation politique un peu axée sur l’éthique hacker, il n’en reste pas moins une formation politique classique, et qui se préoccupe avant tout du numérique. L’archipel des hackers, lui, se préoccuperait de créer une autre société dans la société, d’autres formes d’échanges, à tous les niveaux. L’archipel créerait des lieux de hack sur le réseau, mais aussi dans le monde « physique » et basés sur l’éthique hacker. Il participerait à la société, sans jamais tomber dans le jeu des vieux conditionnements. Une somme de projets, pas une somme d’objectifs. Il est possible de hacker la pensée politique, hacker l’espace social, économique, et si les hackers le font déjà depuis longtemps, l’époque est peut-être désormais plus propice à ce qu’ils le fassent de façon visible. Assumée. Organisée. Dans une « organisation » philosophique et politique, capable d’être une interface avec l’ensemble de la société mais aussi ses dirigeants : un concept composé d’humains qui proposent et agissent. Une vraie force politique, en quelque sorte…

 

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14 thoughts on “Changer la société (2) : l’archipel des hackers”

  1. Bravo pour l article. dommage qu on en trouve pas plus souvent de tel dans des medias « dominant ». Car helas, ce sont ceux qui touchent 98% de la population

    J ai quand meme 2 remarques:
    1) « apprends a l ecole pour avoir pus tard un travail bien paye ». C est pas si bete que ca quand ca s adresse a des enfants. Quand j etais gamin, je preferai aller jouer avec les copains que d apprendre des trucs que je trouvais sans interet. L autre probleme est que dans certains cas, pour avoir acces a la connaissance il faut passer par une phase rebarbative. Apprendre table de multiplications ou verbes irreguliers anglais n a jamais enthousiasme personne

    2) suppression de la peine de mort. Je vois pas tres bien en quoi c est un changement indispensable. Ca ne concernait en France que quelques individus condamnes pour des crimes de droit commun particulierement atroces (le dernier execute avait kidnappe et assassine un enfant). Qu on les enferme pendant 20 ans (ce qui en general signifie jusqu a leur mort) ou qu on les execute n a pas un impact majeur sur la societe

  2. « Quand j etais gamin, je preferai aller jouer avec les copains que d apprendre des trucs que je trouvais sans interet » :

    oui, mais ton expérience personnelle ne peut s’appliquer à l’ensemble, non ? Si ? Gamin, on peut s’intéresser à l’astronomie, la programmation, les insectes, l’Egypte antique, les dinosaures, des tas de trucs qui n’empêchent pas d’aller aussi jouer avec des potes.

    Mais l’article parle de « faire des études supérieures », étudier une fois adulte. Accéder à la connaissance est un choix, une envie. Si la majorité préfère jouer/travailler et estime qu’apprendre est gonflant (alors que c’est un jeu quand on pratique le hacking), ma foi, qu’elle joue et travaille…

    « Apprendre table de multiplications ou verbes irreguliers anglais n a jamais enthousiasme personne » : heu, franchement, ça se discute…tout dépend avec qui, comment, dans quelles conditions…mais ça peut être enthousiasmant, si, si, à part si on est conditionné : travail-loisirs-bien-pas bien, etc…

    « suppression de la peine de mort. Je vois pas tres bien en quoi c est un changement indispensable »

    Oh ben non, un peu comme le droit de vote donné aux femmes, l’abolitions des lois homophobes, ce genre de choses ne sont pas indispensables. Après tout on s’en est passé pendant des milliers d’années…

    Le dernier condamné à mort, il n’est toujours pas certain qu’il soit coupable : lire le pullover rouge, voir le film, lire les bouquin des avocats publiés encore récemment.

    Dans un monde « parfait » on tue tranquillement institutionnellement uniquement des coupables en se lavant les mains. Dans la réalité, le taux d’erreurs judiciaires est important, et puis on estime aussi que faire subir la même chose que ce qu’on reproche à quelqu’un n’est pas très évolué pour une société des droits de l’homme. Pas très moderne, quoi.

    Mais on peut aussi remettre en place des systèmes moyen-ageux, pourquoi pas ? Ca ferait du boulot (aux bourreaux). Tiens il y a encore deux criminels innocentés 10 ans après qui viennent de sortir de taule : dommage qu’on ne les ai pas raccourci, leur famille aurait appércié d’apprendre que leur fils, innocent, a été tué par l’Etat.

    « Qu on les enferme pendant 20 ans (ce qui en general signifie jusqu a leur mort) ou qu on les execute n a pas un impact majeur sur la societe »

    Oh ben alors, « tant que ça a pas d’impact sur la société », on s’en fout un peu hein : les prisonniers n’ont pas de condition dignes, sont maltraités, exploités, et on s’en fout parce que ça n’a pas d’impact sur la société. Et puis si on exécute aussi des innocents, c’est pas très grave non plus. Et puis comme on meurt en prison…

    Cher lecteur : je ne t’en veux pas, mais quand même, tu ne penses pas vraiment ce que tu affirmes ? Si ? On meurt en général en prison quand on prend 20 ans pour un crime ? Et donc éliminer ceux qui ont commis des crimes n’est pas un problème, puisqu’ils crèveront en prison ? La suppression de la peine de mort n’est pas indispensable ? Et ben, faut être né dans le monde qui l’a aboli la peine de mort, pour penser ça. Parce que c’est effrayant la peine de mort. Et c’est symboliquement un marqueur de société très important.

    En tout cas, je reste…stupéfait…des propos ci-dessus.

  3. Bravo et encore bravo.
    Je suis agréablement surpris de vos articles après lecture de commentaires assez remontés ces derniers temps !
    J’attends la suite avec impatience.

    « Et pourtant, si l’on accepte de s’auto-questionner un tant soi peu à ce niveau là […] pas mal de choses changent pour soi-même et un autre monde apparaît, le plus souvent. Légèrement moins angoissant, moins réducteur ou oppressant. »
    La considération de soi par rapport à l’autre… c’est un travail difficile…

    1. « Et pourtant, si l’on accepte de s’auto-questionner un tant soi peu à ce niveau là […] pas mal de choses changent pour soi-même et un autre monde apparaît, le plus souvent. Légèrement moins angoissant, moins réducteur ou oppressant. »

      Les 3 faces de la liberté, c’était passé dans une petite discussion philo sur arte…

      Liberté par rapport aux lois/ aux normes
      Liberté par rapport aux autres
      et surtout Liberté par rapport à soi-même

    1. Merci beaucoup pour ce lien. Billet que je n’avais pas vu, bien que je passe par chez Me Eolas de temps en temps. Ca m’a rappelé ma jeunesse, le film « le pull over rouge », et la détermination et les arguments de Badinter, qui m’a définitivement convaincu de l’inutilité de la peine de mort.

      Pour ce qui est du sujet d’aujourd’hui, je suis impatient de lire la suite. De voir comment l’état d’esprit hacker peut -ou non- représenter un « mouvement » (bien sûr pas un parti politique, je pense)qui puisse se structurer, ou du moins être structurant, à grande échelle. Probablement qu’il faudra du temps, et une détermination phénoménale, tant l’héritage du passé est lourd, et les forces d’inertie et les différents pouvoirs financiers, économiques et schémas simplistes de pensée ancrés dans la population.

  4. « publieraient des bouquin incompréhensibles »
    aïe aïe aïe il manque un S là dedans.

    Petit problème de mises en formes sur les dernières citations de l’article également (retours à la ligne n’importe où, mots coupés bizarrement…)

    Sinon, très bon article, comme toujours Monsieur Menkevick !

    Merci

  5. Mea culpa : la touche « s » ur mon clavier à tendance à e coincer, il faut que je fase gaffe à ça. Les retours chariots du texte, ça fait chier, il faut que j’y retourne et que je trouve une olution :-) Ah, c’est bon, le texte n’est plus coupé…

  6. Je dirais bien un « je ne te remercie pas » pour le pdf de 56 pages, mais vu que ça m’a l’air intéressant je te remercie quand même, malgré le fait que je n’aime pas lire.

    Allez c’est parti pour la partie 3 !

  7. Heureuse séquelle à l’épisode 1 « le hacking pour modèle », l’archipel des hackers n’est-il pas une vue de l’esprit ?

    Je suis tout à fait d’accord avec les idées préconçues sur l’éducation : on peut apprendre à tout âge, à tout niveau, pour toutes raisons, et de plus en plus facilement car les moyens de diffusion des connaissances sont de plus en plus accessibles. Mon blog sur l’apprentissage et l’autodidaxie en est une résultante.

    L’essence de ce second article sur le kacking tient en cette très belle phrase de l’auteur Yovan Menkevick, je cite : « plus on sait de choses et qu’on arrive à les relier les unes aux autres, plus on a de liberté. »

    Sur le titre de l’article maintenant :

    Tout comme l’île de la Tortue pour les flibustiers avides de libertés en tous genres, il symboliserait plus un état d’esprit qu’un ensemble physique d’individus curieux et libres.

    Car l’indépendance est, amha, le trait de caractère prédominant de cette variété humaine, et beaucoup de spécimens se refuseraient à vivre en communauté au vu des contraintes que cela pourrait amener.

    Je pense que le hacker n’a pas de problème d’égo, alors que la dimension sociale, sur le plan politique d’organisation de la vie de la cité, repose (sauf exceptions des liens du premier article) sur un besoin de reconnaissance au sein du groupe qui amène à une lutte pour le pouvoir.

    Je ne fais pas le raccourci de dire que le hacker est associal, anti-social ou peu sociable; il me semble juste que les conflits d’intérêts personnels lui passent bien loin au dessus de la tête, et qu’il y a peut-être mieux à faire que de gaspiller son énergie à essayer de gravir la pyramide du pouvoir.

    Alors, cet Archipel, à part sur le réseau ?

    Bien cordialement,
    Yann

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