Aziz Ridouan, il va falloir nous expliquer quelques trucs de #Spanou®

La discussion entre Bluetouff et Aziz Ridouan hier a de quoi laisser pantois. Imaginez un conseiller com’ d’une ministre expliquer sur Twitter que, en gros, l’AmesysGate, on s’en fout. Que parler d’Amesys, c’est… troller. Pas
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Auteur: Antoine Champagne - kitetoa

Dinosaure du Net, journaliste à ses heures. A commis deux trois trucs (Kitetoa.com, Aporismes.com et Reflets.info).

34 thoughts on “Aziz Ridouan, il va falloir nous expliquer quelques trucs de #Spanou®”

  1. « On entre dans une séquence intéressante », comme disent les éditocrates qui se succèdent sur les plateaux télé. Ce gouvernement sait l’impact que peut avoir une bronca sur le web. ACTA a montré qu’il y avait une caisse de résonnance dans la population pour les sujets de la neutralité du net, du sécuritarisme technologique ou de la défense du domaine public. Et les sornettes entendues ces derniers jours, du côté de Pellerin, de NVB ou de Filipetti, heurtent frontalement les espoirs que certains plaçaient en eux. S’ils traduisent ces différents discours en actes, ça devrait logiquement faire du bruit.

    1. Pour être moi-même un informaticien et un ingénieur, je sais reconnaître les compétences de gens de chez reflets et je jouerai pas trop à troller sur ce sujet avec eux…

      1. Ah bah si tu es ingénieur.

        Alors tu pourras faire un petit cours à Bluetouff sur la manière dont le filtre de Free fonctionnait :

        http://reflets.info/adgate-free-la-bonne-blague-des-dns-menteurs/#comment-115190

        Pour revenir sur l’article un peu plus sérieusement, Reflets m’a ouvert les yeux sur pas mal de choses (parmi d’autres journaux du web, même s’ils sont sûrement ceux à s’être le plus penchés sur le sujet que j’ai pu lire).

        Mais, et j’en suis désolé pour eux, je suis d’accord avec Aziz Ridouan, leur comportement est assimilable à du troll. La manière dont ils re(rerere)servent Amesys sur leur plateau à destination d’un Ministère devient ridicule.

        Oui l’ « AmesysGate » comme il est appelé ici, est un fait grave qui mérite que lumière soit faite et justice rendue. Mais on est où ici ? Ah oui, en France. Il existe le principe de séparation des pouvoirs (vous savez « Exécutif », « Legislatif » et « Judiciaire »)… Ah bah oui ! Merde, on demande à l’Exécutif de s’occuper du Judiciaire alors ? Et on ne pige pas pourquoi on est renvoyé sur les roses ?

        Une enquête a été ouverte par une juge du pôle GCCH du TGI de Paris. Alors oui, si les pseudojournalistes de Reflets ont des « questions super méga gênantes » (ou mieux, et plus intelligemment, des documents et résultats d’enquête) à transmettre, c’est là-bas que ça doit l’être. Ce ne sont ni des ministres ni leurs collaborateurs qui vont aller mener l’enquête, et heureusement !

        Bref, on se rassure : la FIDH et la LDH, elles, ne se sont pas trompées de porte.

        1. Tu n’as pas du lire assez en détail les différents articles de reflets qui présentent les liens entre Amesys/Bull et l’état soit directement soit indirectement à travers d’autres grosses sociétés qui sont liées plus directement à l’état.

          Si je suis d’accord avec toi concernant la séparation des pouvoirs, tu dois néanmoins admettre que cette affaire n’est pas que judiciaire mais également hautement politique. Il est donc normal que les politiques soient sollicitées.

          A titre perso, je ne suis pas d’accord avec Ridouan, donc pas avec toi. Le jour où Bluetouff a twitté n’était pas anodin et c’est quand on met son tweet en comparaison avec les mots prononcés que cela prend tout son sens.

        2. Le Judiciaire, oui, pour faire appliquer la loi. Mais quand on est dans un contexte de nouvelles technologies, ça fait nécessairement appel à une évolution de la loi. C’est là qu’exécutif (à la Française) et législatif doivent intervenir. Pour proposer des textes de loi et les valider.
          Donc, re(rerere)servir Amesys au ministère le plus concerné & accessible, non ce n’est pas inutile. Bien au contraire.

          1. Ah bon ? Car la loi informatique et liberté ne couvre pas déjà tout ça ? Et le bloc de constitutionnalité ? Ah bah si en fait.

            En réalité, l’ « AmesysGate » est une dérive aux lois déjà existantes. Alors avant d’en créer de nouvelles, permettons déjà à notre système judiciaire de faire appliquer les existantes !

            Je sais qu’en France, on adore créer et recréer des lois sur tout et n’importe quoi. Mais cela finit par être dangereux, car une fois que la loi existe, si elle possède des failles (et c’est souvent le cas), le contournement est ultra-facilité (voir ce qui s’est passé avec la loi sur le harcèlement sexuel il n’y a pas si longtemps). Pour donner un autre exemple totalement HS, mais illustratif du propos, dans le milieu motard que je fréquente aussi, beaucoup de gens gueulent contre la loi proposée d’autoriser l’interfile pour les motos. Car actuellement, l’interfile, non réglementé, est toléré sous toutes ses formes par la police (tant qu’il n’est pas dangereux, et encore …). Lorsqu’il sera légiféré, même si la façon de le faire n’est pas dangereuse, mais ne correspond pas totalement à la loi, le policier pourra verbaliser. Et ça arrivera.

            Pour en revenir au sujet qui nous concerne, les nouvelles technologies ne datent pas d’hier. Rappelons que le fichage systématique et rapide de certaines catégories de personnes sous le troisième Reich avait été rendu possible grâce à un système informatique (vendu par IBM aux nazis).

            Depuis, il y a eu des lois, et même une nouvelle Constitution en France ! Et la surveillance des gens par les gouvernements, leur fichage, etc. sont autant de points totalement interdits.

            CQFD. Les lois existent, mais ne sont pas appliquées. Et ça ne date pas d’hier ! Avant Amesys, combien d’affaires « SAFARI » (Pompidou) ou d’écoutes téléphoniques (Mitterrand), de surveillance de pseudo-terroristes en réalité simples étudiants (Chirac).

            Et Adlène Hicheur, qui s’en est ému ? Pourtant, combien de lois ont été piétinées pour qu’il reste en prison entre 2009 et 2012, sans qu’aucune preuve de sa culpabilité ne soit jamais apportée ?

            Dès que l’on parle de surveillance des populations, l’exécutif nous dit que ça n’existe pas. Puis, quand il est pris la main dans le sac, il nous répond « terrorisme », « bien de tous ». Alors que faut-il faire ? Une loi qui interdit toute surveillance ? Et dans ce cas, au premier acte terroriste réel, on recommence ? Le serpent se mordra de toute façon la queue éternellement sur ces sujets.

            Bref, je pense que chez Reflets, de bonnes questions ont été posées (mais elles se font de plus en plus rares). Le principal problème est que les journalistes du site ont tendance à vouloir foutre du #Gate un peu partout, et ça finit par ne plus rien vouloir dire.

          1. Ah bah au final, tu es un journaliste bien dans le moule de l’effet d’annonce par le raccourci systématique !

            Quelqu’un t’a parlé du fait que les membres du Parquet sont issus du même concours, de la même formation et ont le même statut que les magistrats du Siège ? Qu’ils forment ensemble un corps qui appartient à l’autorité judiciaire. Que le Conseil constitutionnel l’a rappelé il n’y a pas si longtemps (cf. Cons. constit. 17 déc. 2010, n° 2010-80 QPC) et que cela implique qu’ils disposent de toutes les garanties liées à l’indépendance de l’autorité judiciaire qu’imposent les normes constitutionnelles (art. 64 et 66 de la Constitution notamment). Bien que l’inamovibilité des membres du Parquet ne soit pas consacrée par les textes, ils en bénéficient de fait.

            Alors oui, ils sont placés sous l’autorité du Garde des Sceaux d’après les textes. Mais ils ne dépendent de lui que pour les instructions générales destinées à unifier les politiques publiques de réponse pénale. Si l’art. 30 du Code de procédure pénale permet au Garde des Sceaux d’imposer aux membres du Parquet (sous conditions) d’engager des poursuites dans une affaire, il ne peut jamais leur imposer de classer une affaire ! Les instructions ne peuvent être que de poursuite et jamais de classement. Enfin, à l’audience, les magistrats du Parquet disposent de la liberté de parole. Il faut donc bien relativiser les choses et arrêter de succomber au discours médiatique de bas étage que nous offre les journaux télévisés de 13 et 20 heures et à toutes les sirènes de la théorie du complot. Si certaines doivent être sonnées, l’histoire a souvent démontré que la plupart étaient totalement absurdes.

            Oui, le statut du Parquet français pose des difficultés de droit théorique (à l’égard de la CEDH notamment) mais dans les faits il dispose d’une autonomie fonctionnelle suffisante pour réaliser la séparation des pouvoirs et non il n’obéit pas aveuglément au Garde des Sceaux.

            La séparation des pouvoirs judiciaire et exécutif, en France, est bien respectée. N’en déplaise aux pseudojournalistes de ce site qui, ces dernières semaines, s’enfoncent dans le troll à mon grand regret. Quand je pense que j’avais partagé ce site avec pas mal de connaissances. Aujourd’hui, en lisant leur flux RSS, elles doivent se demander où je les ai amenées et quel type de pensées je défends.

        3. oui on est en republique bananiere de france, donc il n y aura aucune poursuite sur Amesys. Au pire Bull fera quelques emplois fictifs a des amis bien placé et ca sera la seule sanction

  2. Les 2 seuls domaines ou j’avais imaginer ce gouvernement moins néfaste et dangereux que le précedent étaient rapport aux sans-papiers et recours moins « facile » aux forces armés… ça va être long putain……

    1. Inquiétant en effet, en tout cas suffisamment pour faire « tempêter » la Quadrature:
      https://www.laquadrature.net/fr/neutralite-du-net-neelie-kroes-cede-sous-la-pression-des-operateurs

      C’est tout de même étrange comme posture, le Parlement Européen s’étant prononcé exactement aux antipodes, en parlant même clairement de neutralité de l’internet, à la suite de la conférence de l’ITU en décembre dernier (qui doit encore vous évoquer des souvenirs):
      http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=MOTION&reference=P7-RC-2012-0498&language=FR

  3. Ridouan et Pellerin ne sont que des façades, des bimbos de la com que ce gouvernement a placé là en remerciements pour services rendus.
    Dés lors qu’ils sont « encartés », ils perdent toute crédibilité et surtout, toute latitude de mouvement pour devenir des perroquets du pouvoir…qui corrompt tout, absolument

    1. Un peu du même avis. C’est dommage qu’ils n’aient pas le courage de prendre ce sujet à bras le corps, malgré les risques de vagues, car ils y gagneraient tout les deux en reconnaissance de la part du public.

      Juste FAIL… mais ce ne serait pas les premiers qui en servent à rien.

      1. Gagner en connaissance déjà oui, je suis d’accord, mais en plus tout ce qui s’est passé au sujet de l’ACTA montre qu’une forte mobilisation est possible dès lors qu’on touche à certains sujets aussi sensibles qu’aux conséquences importantes.

  4. Et vive la gauche décomplexée !

    Faudrait quand meme que ces braves gens percutent une bonne fois pour toute qu’ils ne sont pas « au pouvoir » mais au devoir, qu’ils ne sont que nos employés et que donc, ils feraient bien de faire ce qu’on leur demande de faire.
    D’ailleurs je demande la démission de M. Ridouane qui est selon toute vraisemblance totalement incompétent et de surcroit irrespectueux envers ses supérieurs.

  5. Ce qui insulte mon intelligence est que vous êtes encore en train de croire que le gouvernement p(v)eux infléchir les intérêts privés internationaux. C’est terminé depuis belle lurette la défense des intérêts communs, le peuple, la sécu, le CDI…
    Nous avons un gouvernement néo-libéral qui ne fera aucun cadeau. Votre affaire sera étouffée comme des dizaines d’autres, en plus les français ne comprennent rien à Amesys
    Merci pour ces infos durant des mois :)

      1. C’est vrai que tu as rapidement écrit que j’aurai écrit « que tous les opposants …» non les mêmes ai-je écrit, relis et recommence sans référence à nos parents résistants s’il te plait.

        1. Vous avez ecrit « on aide en Syrie les mêmes que l’on combat au Mali »
          A ma connaissance, en Syrie on en livre pas d armes ni ne soutient des islamistes. On soutient des opposants (surtout en paroles d ailleurs) dont certains sont certes proches des islamistes (freres musulmans) mais pas tous (par ex des kurdes) cf http://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_national_syrien

          Au Mali ont fait face a 2 types de combattants: des anciens soldats de Kadafi qui sont rentres chez eux (Kadafi utilisaeint pas mal de mercenaires africains) et aussi des djiadhiste dont certains ont en effet du se battre en Lybie contre kadafi (et donc etaient a l epoque nos allies)

          Quand au rapprochement avec la seconde guerre mondiale, je le trouve au contraire tres justifie. A l epoque le pouvoir en place (vichy) et les nazis tentait de discrediter la resistance en l associant systematiquement aux communistes (cf l affiche rouge). C est exactement ce que fait Bachar en syrie en associant ses opposants a des islamistes. IL oublie evidement que c est grace a sa repression qu un mouvement a l origine pacifique comme en Tunise ou Egypte est devenu un soulevement arme

          1. Je n’ai pas précisé de quel genre d’aide il s’agit, tu extrapoles.
            Si les islamistes refusent les ordres de la coalition, c’est qu’ils y sont et ce n’est pas une invention de Bachar el-Assad.
            http://www.news26.tv/proche-orient/2445-syrie-les-islamistes-sopposent-a-la-coalition.html
            Rien à voir avec les résistants français qui s’opposait à une invasion.
            Si Ben Ali avait fait comme al Assad tu aurais vu le pacifisme des islamistes tunisiens.

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