Que retenir de l'arrêt de la cour d'appel sur le détournement de fonds publics européens par le RN ?
La décision s'est transformée en écran de fumée
On parle désormais plus de la non-inéligibilité de Marine Le Pen, d'une décision aux petits oignons qui lui permet de se présenter à la présidentielle, que de ce que la figure de proue du RN représente et des risques qui sont liés à son élection. Les médias ne parlent même quasiment plus de ce à quoi elle a été condamnée.
Marine Le Pen est ressortie du tribunal confortée dans son déni récurrent de ce pourquoi elle et ses acolytes sont doublement condamnés :
La cour a bien « retenu qu’une organisation avait été mise en place pour permettre la prise en charge par le Parlement européen de la rémunération des assistants parlementaires de députés européens du Front National, devenu Rassemblement National, alors que leurs activités étaient sans lien avec le mandat de leur député européen et qu’ils travaillaient en réalité pour le parti politique national. »
Mais pour Marine Le Pen, le fait ne pas être déclarée inéligible est une aubaine. Elle peut tenter la course à la présidence moyennant un pourvoi en cassation qui suspend les peines prononcées en appel (bracelet électronique pendant un an notamment). Et elle voit la presse se perdre...