Journal d'investigation en ligne et d'information‑hacking
Édito
par Antoine Champagne - kitetoa

La surveillance électronique de masse, c'est fini ! #Oupas

Historiquement, on tue le messager. On dit aussi qu'avoir raison avant tout le monde est une mauvaise idée. D'ailleurs, on nous reproche souvent d'écrire dans nos articles que nous avions prévu tel ou tel développement. Et puis... Ça fait tellement prétentieux de dire : "je l'avais dit...", même avec une grosse pointe d'amertume face à une évolution tellement évidente et pathétique. En face, il y a ceux qui ont foncé dans le mur en klaxonnant.

Historiquement, on tue le messager. On dit aussi qu'avoir raison avant tout le monde est une mauvaise idée. D'ailleurs, on nous reproche souvent d'écrire dans nos articles que nous avions prévu tel ou tel développement. Et puis... Ça fait tellement prétentieux de dire : "je l'avais dit...", même avec une grosse pointe d'amertume face à une évolution tellement évidente et pathétique. En face, il y a ceux qui ont foncé dans le mur en klaxonnant. Pas simple pour eux, sur un plan psychologique de reconnaître qu'ils se sont trompés, même prévenus. Pas plus que pour ceux qui ont placé leur confiance dans les décideurs, ceux qui ont foncé dans le mur. Aujourd'hui, je voudrais revenir sur les révélations basées sur les documents d'Edward Snowden. Depuis à peu près de trois ans, Reflets explique que les technologies permettant d'écouter tout le trafic passant par un backbone (les vertèbres du Net) sont installées. Trois ans qu'on rabâche que la France écoute, écoute, écoute... En masse. En dehors de tout cadre légal. Et paf, arrive Edward Snowden avec des powerpoint moches (une spécialité de l'armée américaine). Ces documents confirment que les Etats-Unis utilisent la même technologie pour créer une base de donnée monumentale contenant tous les lolcats ayant été créés depuis leur apparition sur le Net. Corollaire, des nuées de spécialistes viennent vous expliquer comment vous prémunir contre cette intrusion dans votre vie...