Amesys, la Libye, Nicolas Sarkozy, et la minute nécessaire de monsieur Cyclopède

A ce stade des découvertes, quelques petites questions à deux cents d’euros méritent d’être posées. Pour ce qui est des découvertes : il y a le Wall Street Journal qui a bien amoché Amesys et
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Auteur: Antoine Champagne - kitetoa

Dinosaure du Net, journaliste à ses heures. A commis deux trois trucs (Kitetoa.com, Aporismes.com et Reflets.info).

21 thoughts on “Amesys, la Libye, Nicolas Sarkozy, et la minute nécessaire de monsieur Cyclopède”

    1. Note que rue89 a quand même fait un article sur cette question. Mais ça fait bien longtemps que le gouvernement ne répond plus aux questions des journalistes qui ne sont pas aux ordres.

      1. pas d’accord, si un ou deux journaux posaient la question en une tous les jours, ils finiraient par répondre. C’est ce qu’avait fini par faire certains journaux en Italie, de mémoire.

  1. La France a vendu des armes a Sadam Hussein, à la Chine, à la Russie, au monde entier. Des équipements 100 fois plus dangereux que des ordinateurs.
    Je ne dis pas que vendre du DPI est plus moral mais je comprend que cela soit un non-évènement pour la presse généraliste.
    Votre article est intéressant mais moi-même j’ai du mal à m’indigner, pardonnez mon cynisme.

    1. Outre l’aide fort probable de la France apportée à un pays démocratique comme la Libye pour surveiller les communications de son peuple, il ne faut pas oublier l’affaire Karachi et les liens étroits entre notre actuel président et ses proches (Hortefeux, Guéant, Copé et Takkieddine) dans une affaire de vente d’armes (sous-marin et frégate), de rétro-commissions illégales et de questions quant au financement de la campagne présidentielle de Balladur en 1995.

      On a tout ce qui faut pour faire sauter le gouvernement français actuel et mettre à jour un des plus gros scandales politique français.
      Malheureusement la presse écrite se fait (trop) discrète.
      C’est très inquiétant.

      1. Effectivement, tout cela est très inquiétant.
        Sans le support de la presse, il est impossible de percer à jour ces scandales.

        Je serais curieux de savoir par quels mécanismes la presse française est contrôlée (directement ou indirectement) par le gouvernement. Parce que, pour moi, c’est une certitude, si la presse ne réagit pas c’est qu’elle n’est plus vraiment libre de dire ce qu’elle veut…

        1. Ahem. C’est bien plus compliqué que cela.
          Il y a la hiérarchie dans le journal. Selon la place dans cette hiérarchie, la « censure » d’un sujet peut venir d’une méconnaissance du sujet proposé, ou d’une auto-censure pour éviter des pb. Avec des annonceurs, des interlocuteurs habituels (politiques aussi).
          Il y a aussi la « rencontre » avec le public. Pourquoi une affaire DSK prend alors qu’elle est bien moins intéressante que l’affaire Takkieddine ? Pourquoi parle-ton pendant des mois de l’affaire Bettencourt, puis plus rien? Le droit de suite. Assez inexistant dans ce pays.

          1. Mouais en gros ils veulent pas parler de sujets qui fâchent et/ou n’ont aucune idée de ce qu’il se passent dans le monde numérique… (ou pire, s’en foutent totalement)

        2. Pour répondre à ta question concernant les liens entre la presse en France et le gouvernement actuel:

          TF1, Metro, LCI, NT1, Eurosport, TV Breizh, Styla, Histoire, TMC, TF6,etc. = Martin Bouygues => proche de Nicolas Sarkozy

          Le Figaro, Figaro magazine, etc = Serge Dassault => proche de Nicolas Sarkozy. (Le Directeur des rédactions est maintenant Étienne Mougeotte => ancien vice-président du groupe TF1 )

          Elle, Paris Match, Europe 1, Virgin Radio, RFM, Hachette Livre = Arnaud Lagardère => considère N. Sarkozy comme son frère

          La Tribune, Les Echos = Bernard Arnault (LVMH) => très proche de Nicolas Sarkozy.

          Ça se passe de commentaires…

          A noter que beaucoup de journalistes (Le Monde entre autre) avouent qu’ils préfèrent avoir une dépèche AFP avant d’écrire en une de tels scandales. En gros, ils attendent que d’autres prennent le « risque » d’être attaqué pour diffamation.

  2. (quote)
    Personne ne voit une sorte d’incongruité entre le désir d’exporter auprès d’une dictature des moyens d’écoute pour une population entière et celui de mener, par la suite, le « front » occidental de libération du peuple Libyen ?
    (/quote)
    Juste pour répondre (avec cynisme encore) a la question: Moi je vois surtout un double bonus.
    On vend du matos au régime en place ET a la rébellion, et on se fout de savoir qui gagne. Même si au final, on a quand même perdu un des deux clients, c’est un peu dommage.

    Sinon, sur le fait que vendre des bombes, c’est plus grave que des espions Internet, ça sera bientôt plus le cas: On est clairement a l’aube des guerres cybernétiques mainte et mainte fois décrites dans la SF du dernier millénaire: Si on ne s’indigne pas de suite, il sera trop tard (le probleme, c’est que c’est super technique et que 99% de la population ne comprennent pas le probleme donc bon…)

  3. Le site Amesys.fr est toujours indisponible (Image indiquant que le site est en construction). Le cache Google est vide.
    Le PDF qui explique leur système d’espionnage Eagle n’est plus accessible.
    La page Wikipedia d’Amesys parle déjà de cette affaire.
    Le groupe Bull ne répond pas…

    Panique à bord ! ^^

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