Altair, Internet et la culture

Il y a quelques mois de cela, nous vous parlions du think tank Altair. Ce dernier se proposait d’apporter des réponses aux questions qui animent depuis des années la vie numérique et culturelle dans l’hexagone, dans toute sa singularité. Réunissant des professionnels de la culture et d’Internet, des institutionnels, des associatifs, des acteurs de la société civile,, le Think Tank Altair a finalement accouché de propositions visant à réorienter de manière un peu plus pragmatique les discussions interminables qui débouchèrent sur des textes qui régissent aujourd’hui notre quotidien… comme HADOPI.

Altair livre donc aujourd’hui 7 propositions directement adressées à la commission Lescure. Il s’agit de propositions « offensives » visant à apporter des réponses à des problèmes bien réels, et plus précisément des problèmes que le législateur a toujours évacué, cédant à la simplicité, pour aboutir à des absurdités…

Nous vous proposons donc de découvrir ces propositions, voici le communiqué officiel :

Dans le cadre de son audition,
Altaïr think tank fait 7 propositions à la mission Lescure

30 novembre 2012

Dès sa création, Altaïr Think Tank a placé le numérique au coeur de ses réflexions sur la culture.
Pour lui, le numérique, notamment à travers Internet, est devenu incontournable et indispensable à tous.
Avant même les échéances électorales de 2012, Altaïr Think Tank est passé à l’acte, en organisant, au début de l’année, la première concertation Culture et Numérique qui a réuni pour la première fois durant deux journées de travail en commun une centaine d’acteurs et de personnalités issues de toutes les filières culturelles, des start-up, des représentants associatifs et des utilisateurs.

Cette concertation, élaborée via des méthodes innovantes issues des Barcamps a permis d’aboutir à 27 propositions pour un New Deal Culture et Numérique. Fort de cette expérience qui s’est poursuivie durant les six derniers mois autour d’une plateforme collaborative en ligne, Altaïr Think Tank a exprimé, à la mission Lescure, 7 propositions offensives et d’avant-garde pour qu’enfin l’alliance entre la Culture et le Numérique constitue un pôle de croissance dans les années à venir en France, et en Europe.

Proposition 1 : passer à une méthode de concertation innovante et trans-secteurs, seule manière d’élaborer des idées nouvelles à la mesure des enjeux de compétitivité internationale, de création et de revitalisation du lien social. Réintégrer dans la concertation l’ensemble des acteurs de l’écosystème y compris les associations d’utilisateurs et les internautes, seul moyen de donner force et légitimité à la concertation. Provoquer la création d’une Assemblée constituante Culture et Numérique qui appelle à une loi triennale révisable.

Proposition 2 : une régulation souple par une puissance publique réinvestie qui anime et arbitre le dialogue plutôt que de contraindre les acteurs. Un outil indispensable à créer : l’Agence Nationale du Numérique (ANN), un véritable « CNC » de la Culture et du Numérique.

Proposition 3 : l’expérimentation graduée, un « laboratoire » du numérique à ciel ouvert
L’ANN pourra lancer une série d’expérimentations d’envergure (internet à 5€, plate-forme publique, « cloud » culture, streaming durable,…) qui permettront, comme le font tous les innovateurs du numérique, de «tester pour trouver» en fondant ses décisions sur des données fiables et en investissant progressivement au fur et à mesure des succès.

Proposition 4 : l’accès à un service public minimum du Numérique à 5€ : un FAI public, socialement responsable, et qui permette à tout citoyen l’accès à l’information et à la diffusion du savoir au travers d’internet. Accélérer le déploiement du très haut débit en France tout en garantissant les libertés publiques numériques.

Proposition 5 : faciliter l’accès au contenu culturel par la création d’un « cloud » public : accompagner la distribution de contenu et la diffusion de la culture en France via une plate-forme publique pour valoriser de nouveaux talents et via un soutien aux plates-formes légales à travers une politique de labellisation. Reconnaissance du secteur non marchand.

Proposition 6 : financement et supports : financement croisé des acteurs publics, privés et des utilisateurs (business angels, crowd funding, fonds d’investissement publics). Contributions financières équitables des grands acteurs industriels du web avec des mécanismes de non-répercussion vers les utilisateurs.

Proposition 7 : l’éducation au numérique dans l’enseignement scolaire, associée à l’éducation artistique et culturelle et, en amont, dans la formation des enseignants et professeurs. Le système éducatif a un rôle majeur à jouer dans la lutte contre l’inégalité numérique.

Les querelles entre les industries créatives et le monde du numérique sont sans issue. Nous vivons une crise de civilisation dans laquelle la culture a un rôle central à jouer. Altaïr est convaincu que seule la convergence culture et numérique est à même de construire un avenir qui relève les défis du XXIème siècle.

Premier laboratoire d’idées français consacré à la culture et aux Médias, Altaïr est un think tank indépendant dont l’objectif est d’être une force de propositions d’intérêt général.

ContactAltaïrthinktank:0620348640 /www.altair-thinktank.com/contact@altair-thinktank.com 

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48 thoughts on “Altair, Internet et la culture”

  1. « Contributions financières équitables des grands acteurs industriels du web avec des mécanismes de non-répercussion vers les utilisateurs. »
    Quelques bons trucs dans cette « contribution », mais sur le point que je cite, ils sont un peu reveurs. Comment empecher les « grands acteurs » de repercuter une taxe (ou « contribution ») sur leurs utilisateurs? C’est bien de proposer des idees, mais sur certains points, ils vont devoir etre plus precis.

    Sinon, la proposition 4 me semble peu applicable. Creer un « service public d’Internet » n’est pas necessairement une aberration, mais dans un contexte ou l’on privatise de plus en plus le secteur des communications, il semble douteux que l’on fasse demi-tour juste sur la question d’Internet. De plus, pour avoir teste les FAI nord-americains, nos prix ne sont pas excessifs et le service est globalement bons… a condition de ne pas se limiter a Orange… et de preference en vivant dans une grande ville.

  2. Cloud… Streaming… tout ça sonne « centralisation » à mon oreille ; ça ne m’inspire pas.
    Le « service minimum », non plus : quand on a Internet, on a Internet, point (au débit près). À quoi pensent-ils, exactement ?

    Quant au concept de labellisation… hem !

  3. J’aime beaucoup le passage « Les querelles entre les industries créatives et le monde du numérique sont sans issue. »
    Depuis une décennie, l’art multimedia interactif est grignoté par ses partenaires industriels qui s’insinuent de plus en plus en profondeur dans la production même des oeuvres tant et si bien que des grosses écoles comme par exemple le ZKM se sont trouvés face à de gros problèmes (les doléances de ces « business angels » commençaient à devenir insupportables aux artistes et aux institutions chargés d’exposer et conserver ce type d’oeuvre).
    Mais face à ces difficultés pour trouver des partenaires afin de produire une grosse installation arty onéreuse, de nombreux outils open source ont été diffusés et un large public en a bénéficié et continue de la faire, en dehors du circuit labellisé « Pure Art ».

    J’ai du mal à voir comment cette situation va changer aux vues des propositions de Altair.

    La proposition 7 va aussi assez loin dans l’humour…tous les nouveaux enseignants doivent avoir le C2i2e (qui ne va pas chercher bien loin) afin d’être titularisé. Mais comme il est question de diminuer le nombre d’heures de cours plutôt que de les augmenter, j’ai du mal à saisir comment la formation en informatique et en culture numérique à destination des élèves (ces chers apprenants) pourra advenir dans l’enseignement (du moins en ce qui concerne le public).
    A moins que cela ne se passe comme pour l’histoire de l’art, une circulaire floue rajoutant une compétence à acquérir pour les élèves sans précisions, aménagements horaires ou moyens. C’est beau à lire dans la proposition, ça fait chaud au coeur mais la réalité de l’application, si application il y a, risque d’être toute autre.

    Par contre, si ce think tank prenait part (même de manière détournée) à l’application qualitative de ses recommandations, cela pourrait changer les choses. w8 and see…

    1. prop 7 : A l’heure actuelle, l’informatique à l’école est une parodie d’enseignement, assurée par des « assistants pédagogiques » en CDD à temps partiel, ni diplômés, ni formés, ni accompagnés. Ce qui sert à la fois de programme et d’évaluation est une grille de compétences (double cliquer, faire une recherche…) à valider. Je ne vois pas comment on pourrait faire pire.

  4. Concernant la proposition 4, j’ai peur que même avec beaucoup de bonne volonté de la part de la commission Lescure (…), on se heurte à un hic avec la création d’un FAI national : en 1998, c’était bien sous la pression des directives européennes de mise en concurrence des services de télécom que France Télécom s’était privatisé, et que le marché s’est ensuite ouvert à de nouveaux opérateurs.

    Je doute qu’à l’heure actuelle une renationalisation des télécoms ou d’Internet soit envisageable, certainement pas pour l’état français qui cherche déjà à savoir comment il va passer l’hiver, et certainement moins encore à l’échelle européenne où il ne fait pas bon entraver le libéralisme économique…

    Le prix de 5€ me trouble un peu également. La plupart des lignes sont certes tirées et encore fonctionnelles pour longtemps, mais rien que le coût de location des connexions internationales de transit et de peering (une valeur en hausse depuis la centralisation outre-atlantique de services extrêmement consommateurs en bande passante… quelqu’un a dit Youtube ?), et le coût d’entretien général, je pense tout de même qu’un abonné doit coûter quelques deniers de plus.

    Le débat peut effectivement se porter sur le fait qu’un tel service puisse se permettre ou non d’être déficitaire (étant d’utilité publique ?), mais une fois de plus, ce n’est peut-être pas la bonne période pour en parler.

    Et en tout cas, ça ne risque pas beaucoup d’aider à financer des fibres optiques disponibles au foyer (« qui ne servent qu’à pirater » après tout, alors pourquoi s’emmerder).

  5. Tiens, par hasard j’ai réagi en répondant à flo(w) avant de lire ton papier Mr Blue :

    http://reflets.info/la-grece-est-sauvee-et-leurope-avec/#comment-80967

    Je vois beaucoup d’obscurité venue de la dévotion envers de trop vieilles lumières dans les logiques de fond qui articulent ces propositions.

    En parcourant le « qui sommes nous » de cet audaciiiieux thintank, ma fois, j’ai mieux compris pourquoi… ;)

    1. Tu aurais pas des origines américaines toi, vu comme tu causes, cher taxeur with no feedback about E entre autre? :)

      Tu vas sur le site de ce think tank, tu regardes les gens derrière, tu vois vite comment et pour qui ils thinkent (?), et le comment et le pour ceux ils thinkent, eh bien ça fait partie intégrante du problème de la culture et d’internet et de quelques autres trucs, et pas qu’un peu.

      No way out!
      To not feed slaved dogs is the rule, to feed creative wolves is the scope.

  6. Renseignements complémentaires pris, confirmation donc à mon post précédent

    -> très honorable Mr Blue, avoue, c’est un gag de pointer vers ce truc dont le nom est Altair est qui doit plus thinker à son own tank et celui de ses potes qu’à autre chose ?

    Full respect, mais taquin ;)

        1. Rajout tout de même, car ça doit être pris en compte.

          Tu as peut être entendu parler de la préparation d’un plateau tv avec un certain EC, et où j’ai rédigé bien 20 axes de questionnements qui avaient un peu un tout petit peu de « valeur » et de « cohérence ».
          Tu sais peut être aussi ce qu’il en est ressorti de « significatif », d’utile aux lecteurs, entre autre aux lecteurs…

          Parles en à mon ami Yovan, en qui j’ai toute confiance pour te rapporter la réalité des faits.

          Mais ne désespère pas, je fais et ferai pour Reflets.

          Respect Kitetoa.

  7. Titre du commentaire :
    Altair, les membres d’Altair, les amis d’Altair, un pour tous, tous pour un
    (et en option le package « Culture et Internet »)
    —-
    Proposition 1 : passer à une méthode de concertation innovante et trans-secteurs, seule manière d’élaborer des idées nouvelles à la mesure des enjeux de compétitivité internationale, de création et de revitalisation du lien social. Réintégrer dans la concertation l’ensemble des acteurs de l’écosystème y compris les associations d’utilisateurs et les internautes, seul moyen de donner force et légitimité à la concertation. Provoquer la création d’une Assemblée constituante Culture et Numérique qui appelle à une loi triennale révisable.

    ->Tous les mots clés sont pafaitement poss : transversalité, concertation, innovation, idées nouvelles, enjeux, compétitivité, création, revitalisation, lien social, ensemble, écosystme (éco-nomie…?), associations, utilisateurs (clients…?), internautes, légitimité (la peur à la mode chez les hiérarques de la « culture » et leurs amis politiques…), Assemblée consituante (c’est chic, c’est à la mode aussi, ça séduit l’aile gauche, et… ça ne veut rien dire en soi), loi trienneale révisable (loi certes, mais rassurons non, c’est « révisable »).
    —-
    Proposition 2 : une régulation souple par une puissance publique réinvestie qui anime et arbitre le dialogue plutôt que de contraindre les acteurs. Un outil indispensable à créer : l’Agence Nationale du Numérique (ANN), un véritable « CNC » de la Culture et du Numérique.

    ->Suite à la rigidité de ces dernières années, mission Lescure y compris, l’emploi du moit souplesse est habile. Il y a « changement » de terme. Puissance publique réinvestie toussa, ouf, les bénéficiaires de subventions culturelles vont pouvoir respirer. Une Agence Nationale du Numérique, une de plus, possible prélud à la suppression de la Hadopi honnie : toute la force de l’innovation est là sans doute, c’en est révolutionnairre tant c’est créatif. En outre, une agence, ça sert à plein de choses, la Cour de comptes en sait quelquechose elle qui s’est penchée sur celle du CNC par exemple !
    —-
    Proposition 3 : l’expérimentation graduée, un « laboratoire » du numérique à ciel ouvert
    L’ANN pourra lancer une série d’expérimentations d’envergure (internet à 5€, plate-forme publique, « cloud » culture, streaming durable,…) qui permettront, comme le font tous les innovateurs du numérique, de «tester pour trouver» en fondant ses décisions sur des données fiables et en investissant progressivement au fur et à mesure des succès.

    ->Ils ont dévouvert le top-down et l »inniovation ascendante, un progrès anthropologique majeur chez eux… Mais attention, ce sera gradué, expérimental, et même graduel. Le temps de gagner du temps pour l’éco-système et les mousquetaires du titre de ce commentaire peut être ?
    —-
    Proposition 4 : l’accès à un service public minimum du Numérique à 5€ : un FAI public, socialement responsable, et qui permette à tout citoyen l’accès à l’information et à la diffusion du savoir au travers d’internet. Accélérer le déploiement du très haut débit en France tout en garantissant les libertés publiques numériques.

    ->Le fameux modèole français décliné et rassuré, celui qui fait que notre culture rayonne depuis 30 ans aux 4 coins de l’univers comme jamais, je veux parler de l’univers des Césars et des salons mondains parisiens, cela va de soi ! En plus, comme c’est très haut débit, et que les libertés toussa, tout y est, du travail d’orfèvre !!!
    —-
    Proposition 5 : faciliter l’accès au contenu culturel par la création d’un « cloud » public : accompagner la distribution de contenu et la diffusion de la culture en France via une plate-forme publique pour valoriser de nouveaux talents et via un soutien aux plates-formes légales à travers une politique de labellisation. Reconnaissance du secteur non marchand.

    ->Bon, le cloud, ils ne pouvaient pas y échapper ; une phrase sans le mot cloud, et tu es catégorisé ringard… chez les ringards. Ah, la plateforme publique ; les vieux démons en pleine action, centralisons, labellisons, c’est si académique, si habitus, si corrélé à la grandeur de la France actuelle ! Enfin, souriez, le secteur non marchand sera reconnu par le haut, comme si il ne se reconnaissait pas déjà lui même !
    —-
    Proposition 6 : financement et supports : financement croisé des acteurs publics, privés et des utilisateurs (business angels, crowd funding, fonds d’investissement publics). Contributions financières équitables des grands acteurs industriels du web avec des mécanismes de non-répercussion vers les utilisateurs.

    ->Mots clés suite, tels que crowd funding, équitable, c’est chic, mais bordages pour les industriels et le sacro saint investissement public (clientélisme oblige!!!, il suffit de regarder les membres de ce Altair, de surfer 10 minutes, pour voir quels genres de liens existent entre tous, et ce n’est pas beau à voir, c’est l’anti-France et l’anti-Culture, le paragon de ces précieux ridicules qui font que la culture française est au point zéro dans le monde, mais que l’on retrouve aux Césars s’autocongratuler de leurs génies respectifs, en conclave!).
    —-
    Proposition 7 : l’éducation au numérique dans l’enseignement scolaire, associée à l’éducation artistique et culturelle et, en amont, dans la formation des enseignants et professeurs. Le système éducatif a un rôle majeur à jouer dans la lutte contre l’inégalité numérique.

    LA 7 vient clore de manière parfaite et si significative ce ramassis de fadaises et de merchandising qui aligne les mots clés avec autant d’habile perversion rhétorique que de médiocrité dans les intentions et les logiques sous jacentes.
    —-
    Les querelles entre les industries créatives et le monde du numérique sont sans issue. Nous vivons une crise de civilisation dans laquelle la culture a un rôle central à jouer. Altaïr est convaincu que seule la convergence culture et numérique est à même de construire un avenir qui relève les défis du XXIème siècle.

    Blah blah blah, mots clés alignés, idées creuses et plombées.
    —-
    Premier laboratoire d’idées français consacré à la culture et aux Médias, Altaïr est un think tank indépendant dont l’objectif est d’être une force de propositions d’intérêt général.

    Le mot « indépendant » vient clore de manière parfaite cette insulte à l’intelligence des internautes et des vrais créateurs de Culture !

    Minable :/ : par respect pour Internet et la Culture
    —-

    Ps. Merci et Respect Mr Blue, toi au moins tu es d’utilité publique.

    1. :) Et si tu descends en bas de home page, ça te saute aux yeux que c’est des super potes à Altair, pas la même « branche » c’est vrai, mais le même tronc.

      Du genre tronc moisi et pas des masses ami ni d’internet ni des internautes ni des citoyens ni de la démocratie ni de la culture ni de la France ollé, bref une « bande de malfrats qui bossent pour leur bande à eux point barre, en gros », rien à voir avec les COMMUNS donc…

  8. ça me déçoit un peu, m. touff, du copier-coller de communiqués de presse de « think tank » qui balance du poncif bien-pensant. où comment résumer la pensée déjà foutraque de terra nova (123 propositions quand même) en 7 points de novlangue à créer du Machin (vite, une Agence).
    suis d’accord avec m. boin du coup. et merci à amicalement pour la nalyze :)

    1. De rien, c’est bien peu de choses cette nalyze à la va vite -:)

      Quant à ce que tu dis sur Mr Blue, rien ne laisse penser qu’il est enthousiasmé par ce think???tank et ses 7 crottes bien emballées dans du papier doré.
      Par contre, on a là quelques lignes directrices probables des conclusions à la con de cette mission Lescure à la con commandée par des cons menée de manière à la con et destinée à prendre les français et les internautes pour des cons.

      Ceci avec l’aide de « grands communicants » dont il faut mémoriser les noms, ça peut servir pour « après », il y aura forcément un « après » ces heures sombres de notre histoire démocratique et numérique ;)

        1. Tu sais ce que je préfère chez toi Mr Blue : ta droititude et ta sincéritude :)

          Du coup, même quand tu fais le couillon avec Altair et ses minables maitres de l’ombre, je t’aime d’amour sincère, car tu es fiable et fondamentalement « citoyen » ;)

          Ps. Respect Mr Blue, donc keep cool stp, le franc parler c’est sain.

        2. il y a toujours du vrai travail avec des vrais gens. prend les propositions de terra-nova, tous les gens auditionnés sont biens ! même la commission Lescure, les premiers à parler ont été Calimaq et Silva pour savoirComm1.
          le problème des comités théodule, qu’ils soient décrétés ou auto-proclamés, c’est que la conclusion est déjà écrite (voir la tragi-comédie gallois). c’est la défense chewbacca: pendant que ça débat de SOPA, tu ne vois pas PIPA arriver (et vice-versa).
          j’ai fait du théodule à la fing sur la musique il y a 10 ans, pour voir :
          1/ aucune avancée
          2/ ceusses qui avaient une grande gueule et pas d’idée récupérer ton travail pour se vendre (ah, la production collaborative…)
          j’ai aussi été invité chez altair; ce qui m’a déplu aussi était le coté « conclave ». non que je n’aime les maçons, mais ils n’ont rien fait de bien depuis l’invention du mot « fraternité ».

          après, merci pour ton travail et ton engagement qui t’honorent, et qui te donneront le droit de tenir la tondeuse. pour ma part, je persiste à croire que les changements viennent de la rue (bottomUp comme on se la glause en deuzero); mais que le up s’obstine à te faire croire le contraire.
          quant aux comités théodule, je te conseille ce petit nouveau en terme de culture, faux-nez d’audiens : l’ACCEN (l’Assemblée pour la Culture et la Création du Numérique) . évites d’aller y apporter ton enthousiasme bénévole.

          amicalement (mais pas lui, moi).
          julien

          Sans la liberté de blâmer, il n’est pas d’éloge flatteur (parce qu’il est hors de question de la laisser au fig)
          p

          1. 15mn plus tard, « To not feed slaved dogs is the rule, to feed creative wolves is the scope » est déjà indexé chez google ! à croire que bluetoof est un faux nez de sergey brin..

          2. Cette phrase est de moi :)

            Elle colle aux tripes de Brin et Bluetouff je dirai, à vue de nez.

            Rien à voir avec Altair, entre autre, donc.

  9. Tout ça ressemble fort à une belle usine à gaz typique du « consensus mou » politicien. La plupart des propositions restent assez vague pour que chacun puisse y trouver à boire et à manger et les transforme à sa convenance en coquilles creuses. ça me rappelle un peu toute la sémantique autour du « développement durable » et de son bruit médiatique.
    Mention spéciale à la proposition 1, modèle de la sémantique de communication politique :
    « une méthode de concertation innovante et trans-secteurs, seule manière d’élaborer des idées nouvelles à la mesure des enjeux de compétitivité internationale, de création et de revitalisation du lien social. »
    Réussir dans une même phrase à associer la concertation, la compétitivité et le lien social, tout ça à propos du numérique, chapeau messieurs, ça c’est de la com !
    La proposition 2 est un modèle d’usine à gaz #quisertarien mais peut rapporter beaucoup :
    « l’Agence Nationale du Numérique (ANN), un véritable « CNC » de la Culture et du Numérique »
    Cool, une nouvelle agence publique pour caser les potes après les prochaines législatives !

  10. P 7 : »l’éducation au numérique dans l’enseignement scolaire, associée à l’éducation artistique et culturelle et, en amont, dans la formation des enseignants et professeurs.  »

    Ça existe depuis au moins 10 ans.

    P 1 « passer à une méthode de concertation innovante et trans-secteurs, seule manière d’élaborer des idées nouvelles à la mesure des enjeux de compétitivité internationale… »

    On propose de faire « innovant » en reprenant le vocabulaire tarte à la crème, usé et orienté néo-libéral « compétitivité ». Contradiction quand tu nous tiens.

    « Provoquer la création d’une Assemblée constituante Culture et Numérique qui appelle à une loi triennale révisable. »

    L’idée est bonne, mais on ne peut anticiper les résultats, par définition, sinon ça s’appelle « commission désirs d’avenir » et on sait que ça ne mobilise réellement pas les citoyens et ne débouche sur rien.

    Sept propositions percutantes, aux pointes émoussées, lancée par un archer qui se regarde tirer et entend se faire applaudir par ceux qu’il est censé viser.

  11. Sérieux quand je lis certain de vos commentaires, vous me confortez dans l’idée que je devrais plus m’occuper de ma vie perso qu’essayer de défendre les intérêts de tout le monde.

    1° cette commission vous en pensez ce que vous voulez en attendant il y a quoi en face ? La licence globale ? Vous y croyez encore ? L’HADOPI ? Vivement qu’on la fusionne avec l’ARCEP hein ?

    2° le coté buzzword etc ça c’est de la forme, sur le fond j’aurais très bien pu accepter une petite place au chaud dans un Labs HADOPI pour proposer la même chose et de manière rémunérée.

    3° ALtair a le mérite de faire ce que l’HADOPI n’a jamais réussi à faire : permettre à des pro du Net et de la culture de se rencontrer sans s’écharper sous la bannière PUR.

    Pour votre information voici le type de proposition qu’Altair porte, et il se trouve que celle ci c’est moi qui l’ai rédigé :

    —- Debut —-

    Depuis quelques années maintenant, on commence peu à peu à se rendre
    compte de la fragilité de l’écosystème Internet. La réalité des volumes
    échangés, de leur provenance et de leur destination, nous ramène à une
    dure réalité : l’asymétrie des volumes échangés, par exemple entre la
    France et les USA, remet en cause les pratiques sur lesquelles Internet
    s’est jusque là reposé.

    Parallèlement à cela, les gros fournisseurs d’accès Internet ont dans
    leur grande majorité opéré une diversification significative en
    direction des contenus, par le biais du triple play. Des fournisseurs
    d’accès éditeurs, producteurs ou distributeurs de contenus sont devenus
    une norme. Il ne s’agit pas là de quelque chose de naturel, ni de
    souhaitable si nous souhaitons conserver Internet en tant que bien
    commun et comme un outil aujourd’hui devenu indispensable à l’exercice
    de la liberté d’expression et de communication. La tentation pour les
    fournisseurs d’accès Internet de restreindre plus ou moins
    volontairement l’accès à des sites à fort volume de trafic afin de
    privilégier leurs propres contenus commence à se préciser. L’affaire qui
    opposa cette année Cogent à Orange, ou encore celle qui oppose Free à
    Youtube et Google ne sont que d’inquiétants signes avant-coureurs d’un
    âpre bataille à venir.

    Préserver le bien commun Internet en tant que réseau d’échange
    d’informations neutre, nécessite aujourd’hui une intervention forte de
    l’Etat. Internet est trop précieux pour qu’on le relègue au rang d’un
    marché à capter sur lequel les pratiques commerciales le videraient de
    sa substance. Le développement du réseau Internet sur lequel repose
    maintenant une part non négligeable de la richesse produite par notre
    pays, une part toujours croissante d’emplois directs ou indirects, est
    un vecteur de croissance qu’il nous faut préserver et encourager.

    Aussi, l’intervention de l’Etat pourrait passer par la maitrise du
    réseau physique : tous les acteurs pourraient avoir accès à ce réseau,
    dans des conditions équitables. Les bénéfices directs d’une telle mesure
    seraient de
    – favoriser l’émergence de nouveaux acteurs locaux pour offrir un
    service de proximimité
    – rationaliser et mutualiser les coûts de transit IP
    – d’accélérer le déploiement du très haut débit sur lequel la France a
    pris un inquiétant retard
    – redéfinir le rôle de l’ARCEP qui pourrait ainsi se voir doter de
    pouvoirs renforcés dans son rôle de régulateur et de garant d’un Net
    ouvert et neutre, terrain favorable à l’émergence de nouveaux projets et
    de nouveaux acteurs.

    —-end—–

    Sur ce …

    1. Sur ce, sans commentaire.

      Ah si tout de même, un petit, pense au cas Dailymotion, pour voir quel genre de projet au service de la France et des français comme ils disent zet communiquent il y a derrière en REALITE.

      1. Je t’apporte un fait…
        Christine Albanel affectée à la direction des contenus d’un opérateur de tuyaux apres avoir démontré ses compétences en matière de numérique … et hop rachat des dailymotion après éviction (dans des circonstances pas super propres) de Benjamin Bejbaum pour le remplacer par .. martin Rogard, fils de Pascal, le boss de la SACD… tout va bien.
        Et quel est le trublion qui a le plus dénoncé cette merde ?

        1. Mr Blue? :)

          On parlera de tout ça IRL, autour de ou après une radio Reflets par exemple.

          Mais de mon point de vue et pour faire court, en te commettant ainsi avec les amis du PS culturo-parisiano-parisien, car c’est bien de ça qu’il s’agit, tu commets deux erreurs.

          Tu aides les caciques de ce parti qui se moquent et trahissent tout ce qui fonde tes valeurs (démocratie, internet ouvert et libre et informatif, participation mais la vrai, équilibre entre contrôle et l^etc), ceci directement et indirectement.
          Et tu aides une petite caste de suffisants de la culture qui sont au coeur du problème culturel français, c’est à dire une culture quasi morte et sous subventions, avec pour fond de commerce le clientélisme tous azimuts pour asperger d’euros des amis qui vont aider à ce que d’autres amis aident au final les caciques précédemment cités.

          1. Bon, j’ai fait un enter du coup manque un bout, mais en gros ça pose des jalons.

            Conclusion rapide, dans l’esprit droititude : moi, ce qui m’intéresse vraiment, c’est démocratie et « révolution numérique » au sens très large, ceci POUR humanité, POUR la France, POUR les français, et POUR le mindspirit 21e siècle.

            Tout ce qui va contre cela, et Altair et les zouaves derrière au plus haut(???) niveau façon Filipetti allez elle citée au hasard -;) , je le considère comme problématique, car le simple bon sens me dit qu’il faut qu’il y ait Disruptation (cadeau le mot, je l’ai fait pour toi).

            A+ Mr Blue, Respect.

          2. Oups, j’ai voulu vérifier quand même, après coup, et en cherchant « disruptation » je me suis aperçu que ça avait déjà été utilisé par au moins un mec sur tweeter.

            Du coup, c’était un cadeau en bois, pardon Blue. J’espère avoir l’occasion un jour de t’en faire d’autres de cadeaux, des vrais. Je n’en sais encore rien, la route est sinueuse et accidentée.

            Au pire, si tout plante, un verre offert, petit cadeau -:)

            Amicalement.

    2. Muahahaha
      Je me doutais bien que tu faisais parti du thinktank, Bluetouff.
      Le fait de copier-coller les propositions de cette manière sans développement ou explication de ta part semblait suspect.

      « Sérieux quand je lis certain de vos commentaires, vous me confortez dans l’idée que je devrais plus m’occuper de ma vie perso qu’essayer de défendre les intérêts de tout le monde. »

      Pourquoi? le fait de faire parti d Altair ne t’oblige pas à adhérer à Toutes leurs propositions…
      Aussi, on peut critiquer certains articles d’Altair sans que cela remette en cause ni ton travail ni son bien fondé.

      Même si pour le déploiement de la fibre, beaucoup de choses sont en train de se mettre en place à l’échelle nationale (FT inside), reste à revoir les accords de mutualisation.

      Cela dit, je reste toujours autant méfiant quand à la phase d’application de certaines de ces propositions (car il y a des précédents pas toujours heureux).

      1. Je ne comprends pas que Mr Blue ait accepté ce que Zimmerman et Aigrain ont refusé de faire, à savoir aider un peu à légitimer et nourrir cette « commission » et indirectement ses commanditaires de Solférino&copains.inc

        Pas bon ça… :/

          1. #cestdit
            -> Respect X10.0000

            + bluetouff est un véritable Humain jusque dans ses erreurs
            => bluetouff EST très très respectable

            #cestdit

        1. non pas du tout mais je ne fais pas parti du gouvernement :p

          mon précédent commentaire ne visait que : « Sérieux quand je lis certain de vos commentaires, vous me confortez dans l’idée que je devrais plus m’occuper de ma vie perso qu’essayer de défendre les intérêts de tout le monde. »

          Il ne visait qu’à relativiser celui ci du fait de ses connotations amères…

  12. (presque…) « pire que le bruit des bottes, le silence des pantoufles »

    Je me posais une question du genre démocratique, je sais, c’est chiant la démocratie comme sujet, c’est abyssal en plus.

    Ce qui va sortir de Dubaï, quoi que ce soit, a t’il dans le fond une quelconque légitimité démocratique?
    Toutes choses à peu près bien pesées je crois, je réponds Non.
    Dont acte.

    ( ~8 ko d’espace disque ce post, je dirai -;) )

  13. ça a vachement avancé question débat. comme quoi, la construction se passe toujours dans la douleur.
    alors puisqu’on ne me demande pas mon avis, en 7 points :
    1/ flinguer la Veme. parce que le représentatif, ça n’était bien qu’au temps du télégraphe. et que ça a recréé les baronnies.
    2/ flinguer les FAI. nationaliser les tuyaux, avec plan d’invest en fibre assuré par l’Etat (voir la 1ere nationalisation du « réseau », la Poste, sous Louis XI je crois)
    3/ créer du moteur de recherche d’Etat. Dans un Etat de droit bien entendu, et décentralisé aussi (du peersearch)
    4/ écrire les lois en RFC, avec que des gens compétents et pas des abrutis qui se font retoquer leur « travail » au CC tous les 4 matins
    5/ arrêter de penser « nation »; ça n’a plus de sens, ni à l’ere des réseaux, ni de l’europe.
    6/ repenser la culture et sa propriété, car tout le monde fournit la matière et quelques uns se l’approprient au détriment de tous.
    7/ avoir les couilles de mettre en oeuvre. c’est le plus dur dans la pseudo-société du pseudo-consensus.

    c’était histoire de parler..

  14. je peux en faire un livre, avec des chapitres, et des paragraphes, et aussi une table des matières, des citations et des références, mais je crois que m. touff a des problèmes d’espace disque. et pis, c’est ce auquel je crois, donc j’essaie de faire dans le trend de ce topic. et pis, de toutes façons, tu as donné une miette (de temps) :p
    en passant, parce que c’est irresistible :
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/12/03/la-culture-nous-sortira-de-la-crise_1799055_3232.html

    1. Mais non cher julienb, restons ouverts à l’inconnu de la CRÉATION sans trembler, c’est très résistible ce laïus programmatique et risible dans le ex-Monde,
      résistible comme toutes les mauvaises ascensions ;)

      En tout cas il faut résister!

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