Voter pour les candidats à la présidentielle, c’est surtout voter pour des faiseurs d’oligarchie incapables

Dans à peu près deux mois nous allons tous faire une grosse connerie : élire un homme politique médiocre ou incapable qui réglera ses problèmes et ceux de ses amis, mais certainement pas les nôtres.

Le choix qui se profile est à chaque élection plus terrible. Le niveau baisse, comme on dit… Ou pas. Quoi qu’il en soit, il va falloir choisir entre l’extrême droite classique (le FN), la nouvelle extrême droite (l’UMP), la droite (le PS et le Modem), la gauche (EELV, Mélenchon, etc.). Aucun n’a de solution pour sortir d’une problématique complexe à laquelle nous sommes confrontés.

Les polémiques des campagnes se limitent à savoir si oui ou non les Arabes Auvergnats sont des gens comme nous, si les homosexuels ont été déportés par les Allemands pendant la guerre, ou pas, si Facebook aide Sauron à affiner son compte, bref, du lourd.

Quand bien même la campagne porterait sur des sujets de fond, rien ne serait résolu par la suite. Tout va bien.

Le monde est plongé dans une crise économique et financière qui n’est autre que l’un des derniers soubresauts du système capitaliste.

Le problème n’est pas de dire si le capitalisme est un meilleur système que le socialisme ou le communisme.

Tout système, une fois mis en place, fonctionne, puis mute. Arrivé à un point donné, il est suffisamment dévoyé et modifié par ses évolutions naturelles (ou non) pour qu’il ne soit plus viable. Le communisme a trépassé, il n’y a aucune raison pour que le capitalisme ne meure pas un jour.

Nous arrivons à ce point charnière.

Reste à savoir comment nous sortirons de ce système. Et ce qui le remplacera. Lorsque le communisme est mort, tout le monde s’est bêtement accordé pour dire que le capitalisme avait « triomphé ». Il s’imposait donc comme voie unique. C’était sans compter avec le secteur financier qui a fini de le détruire en moins de trente ans. Par goinfrerie.

Ils avaient un terrain de chasse à l’échelle de la planète. Au lieu de prélever ce dont ils avaient besoin pour vivre, ils ont brûlé le terrain de chasse, et tué tout ce qu’ils pouvaient. Aujourd’hui, le gibier qui a miraculeusement survécu se rend compte que les chasseurs vont l’achever. Il lui reste deux voies. L’une consiste à ne rien faire. L’autre, consiste à se retourner contre les chasseurs et à les désarmer.

 

 

Manque de bol, les leaders du gibier n’ont absolument rien à faire de ceux qu’ils représentent. Ils ne pensent qu’à trouver des accords pour « rassurer » les chasseurs.  Au détriment du gibier.

Le gibier, pas si con, commence à comprendre que ses leaders ne le représentent plus. Certains, parmi le gibier ont même commencé à dévoiler les petits dessous des leaders. A base de leaks de données confidentielles, à base d’articles dans la presse. D’autres attendent de voir. Continuent à rêver de leaders qui s’engagent pour résoudre leurs problèmes. Alors, ceux-là, vont aller voter dans moins de deux mois et espèrent que tout ira mieux après. Que les promesses seront tenues.

Elles ne le seront pas. Et chaque jour qui passe, aujourd’hui, mais aussi chaque jour qui passera après les élections, le gibier se dit un peu plus qu’on le prend pour un con. Quand il ne parvient plus à nourrir ses enfants, le gibier se demande s’il ne devrait pas renouer avec de vieilles coutumes : couper des têtes  et les planter sur des piques.

Alors il prendrait le pouvoir et tout irait mieux.

Hum. Pendant combien de temps ? Combien de temps faudrait-il aux nouveaux leaders pour devenir aussi incompétents et aussi peu respectueux de ceux qui leur ont délégué leur pouvoir ?

Pas très longtemps.

 

La nouvelle extrême droite au pouvoir en France dans soixante-dix jours ?

 

Décomplexé. Il avait été clair. Il voulait une droite décomplexée, faire « sauter les  tabous« , il rêvait d’une « rupture« .

Attachons nous au sens des mots.

Décomplexé : dépourvu de complexes. L’inverse pouvant être « timide« .

Rupture : au sens figuré, une rupture évoque une « division qui se produit entre des personnes qui étaient unies par traité, par amitié, etc.« .

Et revoici donc le garant du pacte social nous unissant qui annonce la couleur via la Pravda, le Figaro Magazine, il sera clivant, favorisera la rupture entre les habitants de ce pays, sera tout sauf timide, puisque sans complexe, il sera débridé dans ses actes et ses mots. Tout, tout de suite, comme je veux…

« En posant la question du chômage et de l’immigration, je suis au cœur du sujet : 30 % des immigrés (non-européens) sont au chômage, et les Français considèrent, à tort ou à raison, qu’ils bénéficient le plus de l’assistanat. En proposant des référendums sur ces questions, je redonne la parole au peuple. Je me place du côté du peuple, contre les élites. » (Canard Enchaîné daté du 15 février, p.2)

Et pour cet homme, il y a eu en 2007 quelque 53,06% de votes en sa faveur : soit 18 983 138 votes pour 44 472 733 d’inscrits, donc en réalité autour de 42,5% d’expression favorable, sans compter les non-inscrits qui représentent autour de 10% du corps électoral, ce qui nous fait en réalité 32,5%. A l’approche de la présidentielle, il revient avec un discours encore un peu plus à droite.

Le Figaro Magazine l’a interrogé à quelques jours de son entrée dans la course. Les questions sont particulièrement orientées, mais qui aurait pu en douter ?

On part du principe qu’il faut supprimer les 35 heures, que les bénéficiaires d’aides sont des assistés, on sous-tend que les régions (qui sont, mais on ne le dit pas, gérées par la gauche) sont au coeur de la création de dette… Bref, on sert la soupe, comme disent les journalistes entre eux.

Et le président, qui a, on s’en doute aussi, travaillé les angles de son interview en amont avec la rédaction du Figaro Magazine, se lâche.

Quelques citations en vrac :

Comme pour toutes les décisions importantes, je prends le temps d’une réflexion longue et approfondie.

Etonnant… Le premier ministre François Fillon indiquait en début de quinquennat : « Notre pays a besoin d’un électrochoc, on n’a pas le temps de réfléchir, d’attendre, de prendre notre temps ».

La liberté sans frein ni limite, la liberté comme principe d’une société où tout serait permis, où l’on n’aurait pas à rendre des comptes, n’est pas une valeur dans laquelle je me retrouve.

Quand je vois ce que certains financiers ont fait de la liberté – liberté de gagner toujours plus, toujours plus vite et sans limite – je suis encore plus convaincu du danger d’une société sans règle, sans contrôle et sans régulation.

Pour un fanatique de la dérégulation, du libre-échange, on peut se demander ce qui lui passe par la tête.

A ce stade, on peut commencer à remonter le temps et voir ce que disait Nicolas Sarkozy il n’y a pas si longtemps…

« Président, on a été six à faire l’job. Regardez les  seconds mandats-hein ? Pas formidables ! Alors, moi, en 2012, j’aurai 57  ans, je me représente pas. Et quand j’vois les milliards que gagne  Clinton     [il avance le visage, cligne des yeux à répétition], moi, j’m’en mets plein les poches ! [il frappe de ses mains les deux poches de son veston]. »

« Je fais ça pendant cinq ans et, ensuite, je pars faire du fric, comme Clinton. 150 000 euros la conférence ! »

Enfin, l’autorité. Car aucun système ne peut fonctionner sans respect des institutions, des règles, de la famille, des parents, de la personne humaine…

Ah… Les règles… Chez les décomplexés, les règles, ce n’est pas particulièrement le truc le plus usité et le plus respecté. Imaginez par exemple un décomplexé qui voudrait imposer son fils à la tête de l’EPAD. Il ne se gênerait pas et les règles, il les oublierait.

À l’été 2011, la crise financière est repartie. Elle fut si violente qu’elle a permis une prise de conscience chez les Français. Du coup, il devenait possible de faire avancer des idées, notamment les accords compétitivité-emplois, qui organisent la fin des 35 heures administratives, rigides et obligatoires.

Traduisons la novlangue de droite décomplexée : « regardez en Grèce, avec une situation assez pourrie, il suffit de dire « c’est ça ou la chaos » et ça passe. Ils peuvent avaler n’importe quoi les travailleurs »

Mais si les intérêts particuliers, les obstacles catégoriels s’avéraient trop puissants,il faudrait sans doute réfléchir à l’opportunité de s’adresser directement aux Françaispour qu’ils donnent leur opinion sur ce système d’indemnisation du chômage et sur la façondont on doit considérer le travail et l’assistanat.

 

Salauds d’assistés homosexuels musulmans !

 

Le choix des mots… « Assistanat« .

Demandez à un chômeur longue durée ce qu’il préfèrerait : travailler ou recevoir un ersatz de salaire? En même temps quand on s’augmente soi-même de près de 200% en ponctionnant son salaire dans les poches des Français, que ce salaire est uniquement de l’argent de poche, on peut parler d’assistanat parce que l’on sait parfaitement de quoi l’on parle. Non ?

 

 

Je crois que la meilleure façon de surmonter des blocages dans notre société, c’est de s’adresser directement au peuple français.

En voilà une idée qu’elle est bonne. D’ailleurs, si l’on interrogeait les Français sur le rétablissement de la peine de mort quelques jours après un meurtre barbare, il y a des chances pour qu’ils le votent. Miam…

En même temps, c’est risqué, rappelons-nous le « non » à la constitution européenne de 2005. Mais pas très important non plus puisque Sauron-le-décomplexé est revenu sur le choix des Français en faisant adopter le traité de Lisbonne en 2007, sans référendum.

Et puis il faut, lorsque l’on vire à droite de la droite, se choisir des  boucs émissaires. Les homos, les juifs, les pauvres qui volent l’argent des autres membres de la société, et plus particulièrement des plus aisés, qui sont les premiers à les traiter d’assistés. Inversion du sens, explosion des repères. Voyons voir, pour les malcomprenants… Petit quizz :

Il y a assisté et assisté. Sauras-tu reconnaitre le plus assisté des deux ?

– Paulo est au RSA et il gagne 474 euros à rien faire. A part boire des coups avec ses amis et jouer au PMU.

– Robert gagne 120.000 euros par mois et subit le poids insoutenable de la pression fiscale. Il est même obligé de régler 10.000 euros par mois à son cabinet de fiscalistes pour « optimiser« . C’est une horreur, il a même été obligé d’acheter un yacht dans les DOM-TOM pour que l’Etat le harcelle un peu moins sur le plan fiscal.

– Paulo a demandé une petite aide à la Mairie pour se loger dans un studio HLM dans une riante cité du Neuf-Trois, arborée et accessible directement par les transports en commun. Après 4 changements et trois modes de transports.

– Robert n’en peut plus. Le gardien portugais de l’immeuble a pris sa retraite. Il va enfin pouvoir profiter des trois maisons qu’il s’est fait construire « au pays ». Il est riche, hein. Maintenant, c’est « un maghrébin »  qui sort les poubelles, et il fait ça très mal. Robert a noté d’en parler au syndic pour qu’il le remplace. On ne va pas sortir ses poubelles soi-même non ? A Neuilly, et vu le montant des charges… Et puis c’est sale, quoi, merdeuu…

 

 

D’ailleurs, Nicolas, ancien Maire de Neuilly, connait bien la problématique de Robert. Rapport aux poubelles et au gardien. Il l’a confié au Figaro Magazine :

 Nous avons pu intégrer dans le creuset républicain les vagues migratoires précédentes parce qu’il y avait chez les nouveaux venus une communauté culturelle et religieuse au fond très proche de notre histoire. L’immigration la plus récente est différente. Cela représente un atout mais cela pose également des questions redoutables, pour l’essentiel liées aux revendications communautaristes d’une minorité.

On se comprend à demi mots entre gens bien. Avant, il y avait les polacks, les ritals, les espingouins, toussa, toussa. Maintenant, il y a les arabes « l’immigration la plus récente » Les bicots, quoi. Les melons. Eux, ce n’est pas pareil m’ââââme Chabot. Ils sont arabes et EN PLUS, ils sont musulmans. Donc, je crois que c’est clair, ils égorgent des moutons dans leurs baignoires, ils excisent leurs gamines, ils mangent les enfants en les faisant bouillir avant pendant trois jours. Sont pas comme nous ces gens-là.

 


Sarko VS Hayate l’Algérienne par narutiba

 

Manquerait plus Mââââme Chabot, qu’on leur donne le droit de vote aux élections locales. Je vous le demande Mââââme Chabot, est-ce qu’il est normal que, dansss’pays, à l’heure ou je vous parle, mâââme Chabot, avec les temps troublés qu’on connaît – c’est pas moi qui l’dit, hein, c’est vous, les journalistes – on parle de donner le droit de vote à ces immigrés qui sont pas pareil que les immigrés qu’on avait avant ? Hein ? Hein ? Quoi…, enfin…, hein ? Non ?

Et de préciser sa pensée au Figaro Magazine :

Ce n’est vraiment pas le moment, avec tous les risques de montée du communautarisme. Le débat politique ne doit pas être communautarisé. Si les étrangers extra-européens pouvaient voter en France aujourd’hui, songeons comment risquerait d’évoluer le débat municipal dans telle ou telle commune: faut-il des cantines scolaires hallal? Des piscines réservées aux femmes? Est-ce cela que nous voulons? Ma réponse est non. Le droit de vote doit rester lié à la citoyenneté.

Ouuuh la vache… Des cantines hallal… #cafoutlatrouille….

Je ne sais pas vous, mais vivement que la rubrique Desintox de Libé se penche sur le cas de cette interview. Il y a de la matière.

Bref…

Laissons-là nos moutons et revenons à nos homos que l’on avait un peu oubliés à cause de la déferlante arabo-musulmane.

Du coup, donc…, pas de mariage pour les homosexuels. Oh, bien sûr, Sauron avait dit par le passé qu’il était pour, comme il était pour le vote des immigrés aux élections locales, il l’avait d’ailleurs écrit dans un livre. Mais là, non, vraiment, on ne peut pas. Premièrement, on vire à l’extrême droite décomplexée, donc, c’est incompatible (chez les burnés d’extrême droite, on aime pas les pédés) et deuxièmement, il faut ajouter un angle anxiogène. Amis Français, la période est « troublée« . Par quoi exactement ? Par des politiciens prêts à tout ?

En ces temps troublés où notre société a besoin de repères, je ne crois pas qu’il faille brouiller l’image de cette institution sociale essentielle qu’est le, mariage [Avec celui des homosexuels NDLR].

 

Un monde meilleur, dessiné pour vous par l’ultra-libéralisme

 

Nos dirigeants préparent depuis des années un monde meilleur. Dirigeants de droite comme de gauche. Ce monde meilleur, il est meilleur pour eux. Pas pour vous. Mais ça, les millions de chômeurs qui sont venus grossir les rangs des assistés pendant le quinquennat Sarkozy le savent déjà.

« Les marchés« , cette entité désignée comme l’origine du mal absolu ces temps-ci, sont surarmés pour chasser le gibier. Utilisant leurs bombes atomiques à loisir, ils jouent avec la vie de chacun, impunément. Quelqu’un peut citer un financier qui s’est retrouvé devant un tribunal après la crise des subprime ? Le producteur de café qui creuse la terre au fin fond de l’Amérique Latine ne comprend pas pourquoi le cours du café monte ou descend sans aucun rapport avec le volume de sa production. Normal. Tout cela est géré par des types à des milliers de kilomètres, dans des tours de verre qui scrutent les prévisions météo et parient à la baisse ou à la hausse sur les cours du café…

Tant que personne ne décidera de désarmer les marchés, il y a peu de chance que quoi que ce soit ne change pour le gibier…

A ceux qui croient que la droite est l’unique responsable de l’explosion ultra-libérale de ces dernières années, il serait bon de se replonger dans l’histoire de l’évolution des techniques financières et des marchés en France. A bien y regarder, la création de marchés de dérivés, cela remonte à l’époque Bérégovoy, quand Jean-Charles Naouri permettait la création en France du MATIF, du MONEP et plus généralement d’outils facilitant la vente de la dette française à des investisseurs étrangers…

Dans moins de deux mois, les Français vont donc voter pour un candidat d’extrême droite ou de droite (UMP ou PS) en pensant « changer le monde ». Rien ne changera. Les marchés continueront à dicter leur loi à base de bombes atomiques qui tomberont toujours sur la table du petit déjeuner des peuples. Pas de leurs élites. Ce sont des frappes chirurgicales atomiques. Si, si, ça existe.

 

 

Les Français qui s’apprêtent à voter seraient bien inspirés de regarder ce qui se passe chez leurs voisins Grecs.

Les « dirigeants » qui entendent sauver l’euro la Grèce multiplient les plans de la dernière chance pour « sauver » ce pays d’un défaut. A force d’imposer de l' »austérité » au peuple grec, le PIB s’effondre. Le cercle vicieux évident est en route :

Plus d’austérité = moins de croissance = moins de recettes = moins de chances de relever la tête = plus de chances de faire défaut.

Il faut dire que l’austérité, c’est pour le petit peuple, pas pour ceux qui ont tranquillement profité d’un système « optimisé« .

Inversion du sens à nouveau. Une sorte de marque de fabrique des néo conservateurs à tendance ultra libérale. « Il faut que les Grecs payent des impôts !« . Surtout ceux qui gagnent 500 euros, hein, parce que les grands armateurs, ce n’est pas très utile. L’église non plus. Pas la peine. Et d’ailleurs, n’est-ce pas logique ? Il y a beaucoup moins d’armateurs et de prêtres en Grèce que de citoyens lambda…

Lorsque l’on parle de « plan de sauvetage » de la Grèce, on parle d’asphyxie de la population. On parle de plan de sauvetage du reste de l’Europe. Pas de la Grèce. Les Grecs de la rue doivent être le dernier des soucis des sauveteurs autoproclamés. Une petite piste de réflexion… Lorsque notre bon président-candidat parle de sommet de la dernière chance, lorsqu’il évoque le coût insupportable d’un défaut de la Grèce, demandez-vous pour qui exactement ce coût serait insupportable et qui devrait l’assumer… Les Grecs qui gagnent 500 euros par mois ou la BCE et les banques européennes ?

Le processus de décomposition de la zone euro n’est pas, contrairement à ce que ses dirigeants tentent de faire croire, cantonné à la Grèce. Dans un avenir proche, une fois le défaut de la Grèce constaté, et si les marchés mondiaux ne dévissent pas de manière incontrôlée (CDS, banques détentrices de dette grecque et des CDS, toussa, toussa), d’autres pays entreront dans la ligne de mire. Le Portugal, bien entendu, l’Italie, la Belgique, l’Espagne, la France… Et quelques mois/années plus tard, ces pays en seront au même point que la Grèce aujourd’hui.

Où en est la Grèce exactement ?

 

 

Où l’ont menée les dirigeants (pour lesquels nous allons devoir voter) et leurs amis des autres pays ?

Oh, pas la Grèce en tant qu’entité, en tant que livre de comptes. Non, la Grèce de la rue. M. et Mme tout-le-monde…

Cette Grèce commence à voir des gens confier leurs enfants aux services sociaux, les abandonner, pour qu’ils puissent être nourris.

Une vraie réussite donc. Il n’y a rien qui vous dérange tout d’un coup ?

Et dire qu »il va falloir voter pour un des faiseurs (incapables) d’oligarchie… Sans quoi Sauron aura vraiment les mains libres. Vous le pensiez décomplexé ? vous allez voir ce que ce sera s’il repasse…

 

 

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Auteur: Antoine Champagne - kitetoa

Dinosaure du Net, journaliste à ses heures. A commis deux trois trucs (Kitetoa.com, Aporismes.com et Reflets.info).


96 thoughts on “Voter pour les candidats à la présidentielle, c’est surtout voter pour des faiseurs d’oligarchie incapables”

    1. D’ailleurs, on retrouve dans les situations politiques actuelles les bons vieux ressorts que sont Crainte et Orgueil, d’excellents leviers du pouvoir.
      C’est la théorie politique de Machiavel, « père de la politique moderne » pour beaucoup.
      (J’en parlais aujourd’hui chez môa, mais c’est tellement vaste que ça mériterait quelques dizaines de billets comme ça pour approfondir…)

      1. quand on voit qu’ils sont obligés d’aller présenter leur candidatures a la grande loge avant de l’annoncer à la masse que nous sommes j’ai de + en + de doute en ceux qui nous gouvernent
        exemple :
        François Bayrou et Hollande présente leur candidatures aux présidentielles chez les Francs-Maçons du Grand Orient de France en novembre 2011

        http://www.nouvelordremondial.cc/2012/02/12/francois-bayrou-et-francois-hollande-au-grand-orient-de-france/

  1. « Il n’est pas de sauveurs suprêmes :
    Ni Dieu, ni César, ni Tribun.
    Travailleurs, sauvons-nous nous-mêmes ;
    Travaillons au salut commun.
    Pour que les voleurs rendent gorge,
    Pour tirer l’esprit du cachot,
    Allumons notre grande forge !
    Battons le fer quand il est chaud ! »

  2. A mon sens, ce n’est pas le capitalisme qui est en crise. C’est le capitalisme de connivence. Celui ou les politiques protègent leurs amis. Et donc, créent mécaniquement des crises.
    La démonstration première est l’existence d’une banque centrale, qui ne créer pas une monnaie commune à chaque individu souverain, mais permet juste d’empêcher les banques de couler quand ça va mal. Du coup, elles font nimp, pourquoi se priver ? Et c’est ainsi partout. Un état qui intervient toujours, par clientélisme, pour ses amis ou électeurs.

    La seule solution pour une société
    1- Libre
    2- Egalitaire (au sens du droit)

    C’est de refonder toute nos républiques oligarchiques interventionnistes. Que chaque citoyen soit libre de faire ce qu’il veut. Et sans que l’oligarchie n’ait de moyens de leviers pour décider à notre place ce qui est bon pour nous.
    Un dividende universel comme création monétaire, et chaque citoyen décidera ce qui est richesse ou non. Et ce ne seront plus les banques qui décideront « toi je t’accorde un prêt, toi non ».

    1. Si c’est bien le capitalisme qui est en crise. Ses dysfonctionnements (comme l’inéluctable concentration des richesses dans toujours moins de mains) mènent forcément vers le « capitalisme de connivence ». Pour que le capitalisme ait pu être un tant soit peut viable, il a fallu la pression des syndicats, l’existence d’une menace (le capitalisme d’État de l’URSS), des politiques keynésiennes, etc.
      Mais Kitetoa souligne un problème plus fondamental que le capitalisme : le fait que toutes les organisations socio-politiques connues jusqu’ici (ou presque, y aura bien 1 ou 2 exceptions de-ci de-là), on aboutit à la (re)création d’une « aristocratie » ou « oligarchie ».
      Alors on peut se poser la question de comment on fait pour organiser un système qui ne permet pas cette recréation (comme semble vouloir se demander aussi Paul Jorion), ou on se dit qu’il faut toujours qu’il y ait des emmerdeurs pour empêcher d’oligarcher en rond, sans vagues.
      Le pouvoir, c’est de la corruption.
      Voilà.

      1. Pour te répondre, je te conseil d’écouter Etienne Chouard : http://etienne.chouard.free.fr/Europe/tirage_au_sort.php
        Il travail depuis longtemps sur le sujet et a des propositions vraiment très intéressantes (notamment via le tirage au sort). Si tu as perdu tout espoir sur des institutions qui resteraient dans l’intérêt commun, soit très attentif (et critique) envers ce qu’il propose. A défaut d’être une solution miracle, c’est une solution qui redonne l’espoir…

        1. Sérieusement, ça devient lourd les liens vers le site de Chouard. Rien que dans ton lien les deux premières vidéos sentent très mauvais !
          – Une vidéo postée sur Ubest1 (qui a une sacrément mauvaise réputation) d’un entretient sur une radio réputée pour les propos négationnistes qui y sont tenus et ses émission sur les ovnis.
          – Un vidéo posté par le site d’extrême droite Enquête et débat montrant « une intéressante conversation avec Yvan Blot », ex-membre du GRECE (groupe d’extrême droite) et co-fondateur du Club de l’Horloge (d’extrême droite aussi).

          1. ROHH… Ce que j’aime quand je propose de regarder une vidéo d’Etienne Chouard… C’est que les gens ne regardent pas la vidéo et jugent le site sur lequel elle se trouve.
            Ce cher monsieur (Mr Chouard) s’exprime là où on lui en donne l’occasion. C’est quand même pas sa faute si la bienpensence ne juge pas ses théories pertinentes (parce qu’elles les remet en cause).

            SI tu veux critiquer, je suis près à en discuter. Mais sur ce qu’il dit !! Pas sur les sites où sont visibles les vidéos…

            Que penses-tu des objectifs et institutions qu’il propose ?

          2. Ben j’étais lui, je me poserais des questions en voyant que la plus part de ceux qui me diffusent naviguent dans la fachosphère…
            D’ailleurs c’est lui même qui renvoie vers pas mal de sites craignos.

            Donc je l’avoue en voyant ses accointances avec ce genres de milieux j’ai assez peu approfondi son discours. Le choix de ses amis en dit parfois long.

            Mais pour avoir quand même survolé son site, je comprend pas trop d’où le tirage au sort serait plus démocratique que le vote…
            Si on tombe sur la mauvaise pioche faut attendre comme des cons ?

          3. « Le choix de ses amis en dit parfois long. »
            Ce ne sont pas forcément ses amis mais des gens qui diffusent ses idées… c’est pas la même chose ! Et même si ça en « dit long », cela ne remplace pas le fait d’écouter le contenu de ses propositions !!!

            « Mais pour avoir quand même survolé son site, je comprend pas trop d’où le tirage au sort serait plus démocratique que le vote »
            C’est bien pour cela qu’un « rapide survol du site » n’est pas suffisant !!! Je sais bien que ses conférences sont un peu longues (genre 2h) mais elles valent vraiment le coup et tu comprendras pourquoi le tirage au sort est plus démocratique, et surtout, quelles sont les institutions qui vont avec et qui donc :
            1) le rendent vraiment démocratique
            2) empêche de tirer au sort de « fous »
            Le tirage au sort d’un « monarque » est bien sur stupide !!! Mais ce n’est pas ce qui est proposé !!!
            Encore une fois : IL FAUT ECOUTER SES PROPOSITIONS !!! (et ne pas s’arrêter à l’emballage!)

      2. Pour que le capitalisme soit viable, il suffit d’un état neutre, qui arrête de favoriser des acteurs au détriment d’autres acteurs. Les même règles pour tous.

        Les dérèglements du capitalisme ont toujours été causés par une intervention de l’état pour sauver quelqu’un.

        L’état, comme entité très abstraite sans véritable responsable, se permet n’importe quoi. Et provoque des crises.

        Il faut donc un état encadré par des règles très strictes limitant les dégâts qu’ils puis causer sur l’économie.

        1. Et donc supprimer l’état ?
          N’oublie tu pas que l’état est censé représenter le peuple et sa volonté ?
          L’état est l’institution que nous avons collectivement mis en place pour établir les règles qui permettent de bien vivre ensemble.

          Je veux bien que ce soit devenu autre chose… Mais de là à dire qu’il faut qu’il ne puisse plus rien faire et qu’il soit mené par les règles capitalistes (« Il faut donc un état encadré par des règles très strictes « )… Je n’arrive pas à comprendre le cheminement…

          1. Je ne suis pas anar cap :)

            Un état qui donne la même loi pour tous, la sécurité, la justice. Un revenu de base pour l’équité devant la création mercantile ou non. Une sorte de minarchisme en sommes.

            Mais un état qui intervient énormément dans l’économie, cad les échanges entre les individus peuplant cette terre, c’est nécessairement nuisible. Surtout dans notre contexte de république.

            http://bastiat.org/fr/l_Etat.html

            « L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde.  » F. Bastiat

          2. Ce qui me gêne dans ta réponse précédente n’est pas ta conception de l’état. Tout est discutable là dessus à mon avis. Mais c’est le fait que tu dises qu’il doive être encadré par des règles strictes.
            Ces règles seraient donc supérieures à celles de l’état ? Donc supérieures à la volonté du peuple ? Bref, quelque chose de dictatorial donc !!!

            Il est absolument nécessaire pour moi que rien ne soit au dessus de l’état. Après, vouloir changer l’état, c’est tout à fait normal !

  3. Je me permet juste de faire remarquer à l’auteur, que le communisme, et cela vaut aussi pour le libéralisme, n’est pas un système figé. Cela veut concrètement dire qu’il existe divers interprétations de ceux-ci.
    Je me permet de m’arrêter ici sur le cas du communisme. L’erreur est très facilement faite entre communisme et le système politico-économique du Bloc soviétique. Or, si j’en conviens aux écrits de Marx, le communisme c’est l’institution d’une société sans classe. Jusqu’à preuve du contraire, le système soviétique a conservé les deux classes : celui des capitalistes, ceux qui possèdent (la Nomenklantura), et les prolétaires, ceux qui n’ont que leur force de travail (Stakanov). Soyons clair sur ce point, le système soviétique, bien qu’il ait clamé être communiste, ne l’était pas pour un sou (c’est comme dire que nous vivons dans une société démocratique parce que nos élus nous bourrent le crane). L’erreur du modèle soviétique a été de collectiviser (le dirigisme), et non pas socialiser (la construction collective de l’économie. Seriez-vous contre, par exemple, d’amener la démocratie dans le processus de décision d’une entreprise ? Et bien, ce modèle de fonctionnement est la socialisation de l’économie en partie).
    Deuxième point, ce qui fait nos crises n’est pas, contrairement à ce qu’on admet comme vérité absolue à l’habitude, les limites du capitalisme en soi. En effet, c’est bien l’intervention excessive dans l’économie (je parle ici, par exemple, de la FED américaine qui rembourre les multinationales pour « sauver » l’économie.). Faire du Keynes, c’est retarder l’échéance des effets de la crise, non pas relancer l’économie.
    Soyons clair, ce que vous soutenez, très justement par ailleurs, c’est que nos hommes politiques ne sont plus en mesure de remplir leur fonction : représenter nos intérêts. Mais laissons pas réduire les perspectives politiques que sont le libéralisme et le communisme à ce que nos dirigeants veulent nous laisser entendre. Car là se situe le piège.
    La construction d’une société nouvelle, se fera peut-être pas institutionellement. C’est une raison de plus pour essayer de comprendre au mieux les différentes perspectives qui ont été celles du 21ème siècle. Le communisme n’a pas « échoué », de même nous ne vivons pas dans une société à économie libérale (les libéraux ne peuvent pas défendre un gouvernement à la botte des multinationales et les protégeant. Cela va à l’encontre de leurs visions politiques. De même que le communisme a été clamé durant l’ère soviétique, le libéralisme, est clamé sans pour autant poser les réelles problématiques libérales.

    Bref, il n’est pas question pour moi de me lancer dans un flame wars, mais je pense que des nuances sont à apporter à votre propos.
    Je lis cependant avec plaisir Reflets.info, une des seules presses indépendantes d’aujourd’hui (hélas !). Continuez votre travail !

    1. Parfaitement d’accord !
      Sur la même lignée, je me bats pour que tout le monde comprenne la différence entre démocratie et république !
      En démocratie le peuple gouverne (c’est ce qu’on appelle démocratie directe, le direct est en trop!). Dans une république c’est le peuple qui élit ses dirigeants (c’est une démocratie représentative, mais ce terme n’a aucun sens, c’est un oxymore!).

      Il est absolument nécessaire que chacun change ses mots pour changer sa manière de penser. Nous ne sommes pas en démocratie !!! Nous sommes en république (président de la république, Vième république…). Cela n’a rien à voire !!

    2. D’accord avec Parj.
      « Le communisme a trépassé, il n’y a aucune raison pour que le capitalisme ne meure pas un jour. »

      >> En fait, il n’est même pas vraiment né – sauf, peut-être, à Cuba.
      Et surtout, le communisme ne nie pas le capitalisme : ce dernier est une partie de l’histoire du communisme, et est nécessaire dans un premier temps pour créer une grande quantité de richesses. Peut-être est on simplement à cette période charnière de transition vers le communisme.
      D’ailleurs, quand je vois les gadgets ultra-fats (smartphones… !) d’aujourd’hui, je me dis que question richesse, c’est bon, quoi.

  4. Je me permet juste de faire remarquer à l’auteur, que le communisme, et cela vaut aussi pour le libéralisme, n’est pas un système figé. Cela veut concrètement dire qu’il existe divers interprétations de ceux-ci.
    Je me permet de m’arrêter ici sur le cas du communisme. L’erreur est très facilement faite entre communisme et le système politico-économique du Bloc soviétique. Or, si j’en conviens aux écrits de Marx, le communisme c’est l’institution d’une société sans classe. Jusqu’à preuve du contraire, le système soviétique a conservé les deux classes : celui des capitalistes, ceux qui possèdent (la Nomenklantura), et les prolétaires, ceux qui n’ont que leur force de travail (Stakanov). Soyons clair sur ce point, le système soviétique, bien qu’il ait clamé être communiste, ne l’était pas pour un sou (c’est comme dire que nous vivons dans une société démocratique parce que nos élus nous bourrent le crane). L’erreur du modèle soviétique a été de collectiviser (le dirigisme), et non pas socialiser (la construction collective de l’économie. Seriez-vous contre, par exemple, d’amener la démocratie dans le processus de décision d’une entreprise ? Et bien, ce modèle de fonctionnement est la socialisation de l’économie en partie).
    Deuxième point, ce qui fait nos crises n’est pas, contrairement à ce qu’on admet comme vérité absolue à l’habitude, les limites du capitalisme en soi. En effet, c’est bien l’intervention excessive dans l’économie (je parle ici, par exemple, de la FED américaine qui rembourre les multinationales pour « sauver » l’économie.). Faire du Keynes, c’est retarder l’échéance des effets de la crise, non pas relancer l’économie.
    Soyons clair, ce que vous soutenez, très justement par ailleurs, c’est que nos hommes politiques ne sont plus en mesure de remplir leur fonction : représenter nos intérêts. Mais laissons pas réduire les perspectives politiques que sont le libéralisme et le communisme à ce que nos dirigeants veulent nous laisser entendre. Car là se situe le piège.
    La construction d’une société nouvelle, se fera peut-être pas institutionellement. C’est une raison de plus pour essayer de comprendre au mieux les différentes perspectives qui ont été celles du 21ème siècle. Le communisme n’a pas « échoué », de même nous ne vivons pas dans une société à économie libérale (les libéraux ne peuvent pas défendre un gouvernement à la botte des multinationales et les protégeant. Cela va à l’encontre de leurs visions politiques. De même que le communisme a été clamé durant l’ère soviétique, le libéralisme, est clamé sans pour autant poser les réelles problématiques libérales.
    Dans les deux cas, le néo-libéralisme actuel, et le communisme soviétique se rendent coupable par un interventionisme économique excessif (bien que plus important pour le communisme soviétique (on en a d’ailleurs vu les ravages des plans quinquénaux)).
    La solution n’existe pas, seulement des problématiques toujours nouvelles dont il ne faut surtout pas hésiter à analyser avec autant de perspectives que possibles et en les mettant en rapport. Ce devrait être le travail de la presse, ce qui n’est malheureusement pas accompli..

    Bref, il n’est pas question pour moi de me lancer dans un flame wars, mais je pense que des nuances sont à apporter à votre propos.
    Je lis cependant avec plaisir Reflets.info, une des seules presses indépendantes d’aujourd’hui (hélas !). Continuez votre travail !

  5. Comme le fait remarquer « PARJ Philippe » il y a un problème de terminologie dans cet article (et dans beaucoup d’autres).

    À certains endroits tu sembles critiquer l’autoritarisme mais à d’autres tu critiques le soi-disant libéralisme des dernières décennies. Pourtant le libéralisme est un bien un opposé de l’autoritarisme, c’est la défense des droits de l’individu face à l’autorité, c’est une forme d’anarchisme.

    Je pense que la confusion vient du terme de novlangue « néolibéralisme » qui n’a rien à voir avec le libéralisme (défense de la liberté) puisque c’est seulement une critique de l’efficacité de l’État.

    Pour finir, le mot « capitalisme » n’a pas de définition précise et consensuelle, il est tout simplement à proscrire.

    1. Pour moi la défense de la liberté passe plus par un comportement libertaire que libéral…
      Je ne suis pas non plus d’accord sur le fait que le libéralisme soit une forme d’anarchisme.
      Sans être érudit, le libéralisme inclut une notion de profit et le profit va forcément avoir des frictions avec l’aspect social. Or l’anarchisme, me semble-t-il, cherche une certaine harmonie social justement. L’auto-régulation du libéralisme, je n’y crois pas en revanche.

      Pour ce qui est du communisme je suis assez d’accord avec PARJ Philippe.

      1. « Pour moi la défense de la liberté passe plus par un comportement libertaire que libéral… »

        Un libéral et un libertaire peuvent avoir deux visions différentes de la liberté, mais les deux critiques l’autorité et sont donc bien du domaine de l’anarchisme.

        Pour moi ces deux mots sont tellement proches étymologiquement qu’ils sont quasiment synonymes.

        « Sans être érudit, le libéralisme inclut une notion de profit et le profit va forcément avoir des frictions avec l’aspect social. »

        En quoi l’existence de profits est-elle synonyme de grandes inégalités sociales causant des frictions ?

        1. La recherche de profit est animée par l’égoïsme, or ce dernier se mari très difficilement avec la notion de solidarité. C’est bien là le problème du libéralisme à mon avis.
          Je n’ai rien contre la liberté d’entreprendre, au contraire, mais dans les cas ou elle ne répond qu’à un but égoïste elle risque fort d’entrer en conflit avec l’intérêt général à un moment ou à un autre.

          J’ai donc l’impression que la vision libertaire inclus la notion de solidarité qui n’est pas présente dans la vision libérale.

          Pour ce qui est « l’arnacho-capitalisme », ça ressemble plus à un déguisement philosophique de la loi du plus fort.

          1. Le profit est la reconnaissance par les clients de l’utilité du travail accompli et la récompense pour celui-ci, ce n’est pas forcément égoïste.

            Comme je le disais dans mon autre réponse, les points cruciaux sont le système monétaire et le revenu de base.

          2. @Anon
            Je parlais de la recherche de profit (qui est égoïste) et non du profit en lui-même.
            Après, tu vois la notion de « récompense » me gêne un peu. Ça implique des idées de mérite, de travailler plus pour gagner plus. En dehors de ce que Sarko à fait de ces idées, je trouve que ça a un côté infantilisant.
            Je préfère l’idée de juste rétribution pour le travail fourni sans que cela appel à s’échiner par seul appât du gain.
            Je vais donner l’impression de jouer sur les mots, peut-être, mais bon c’est importants aussi.

            Pour ce qui est du revenu de base oui ça semble une bonne idée. Le système monétaire j’avoue ne pas y comprendre grand chose…

          3. Le système monétaire est un pilier de l’économie, tout le monde devrait connaitre son fonctionnement pour les mêmes raisons que l’on apprend le fonctionnement de l’État.

            « Je préfère l’idée de juste rétribution pour le travail fourni sans que cela appel à s’échiner par seul appât du gain. »

            Quoi de plus juste que la rémunération par le profit issu du libre échange ? (Je précise qu’actuellement l’échange n’est pas libre à cause du système monétaire inégalitaire et croissanciste.)

          4. Je suis d’accord avec Anon : « Le système monétaire est un pilier de l’économie, tout le monde devrait connaitre son fonctionnement ». Il en est de même pour notre constitution que l’on devrait apprendre à l’école ainsi que le code du travail et tout un tas de choses absolument indispensables.
            Comme disait Chouard : « Si demain les gens comprenaient comment fonctionne l’économie, il y aurait immédiatement une révolution ! ». Tout cela est vraiment scandaleux et mérite vraiment d’être étudié (à défaut d’être expliqué au grand public !)

          1. Merci de regarder la vidéo avant de répondre !!!
            Comme expliqué dans la vidéo, quand on parle de monnaie rare, on ne parle pas de quantité ni de volume mais d’un type de monnaie ainsi que de ses caractéristiques : méthode de création…

          2. Pas besoin de regarder la vidéo pour réfuter la terminologie. « rare » n’est pas le bon adjectif, il n’y a jamais eu autant de monnaie qu’aujourd’hui, le problème est la répartition.

          3. Je répète : la « monnaie rare » est un terme technique pour qualifier un type de monnaie. Cela ne préjuge en rien de la quantité de monnaie. Si tu « réfute » ce terme technique, autant appeler une porte, un chat ! C’est du même niveau !

            Je me répète encore : pour critiquer ce qui est expliqué dans une vidéo (12min c’est pas la mort!), il vaut mieux l’avoir vue !
            Ce que je t’explique rapidement ici est détaillé dans la vidéo.

    2. A moins, que le mot « libéralisme » se définisse autrement.

      Le libéralisme dit du « laissé faire », celui que tu décrit, c’est le passage de l’autoritarisme de l’état, qu’il soit ou ou non émanation des citoyens, à l’autoritarisme d’entrepreneur, chaque être humain étant son propre capital. Déguisé effectivement derrière la défense du citoyen face à l’État, son expression extrême le « libertarianisme » aux États-Unis, genre Tea Party.

      Les deux usent des affects des peuples, pour les orienter. Pas sur qu’une société libérale ( et non néo libérale) voit un meilleur bonheur des peuples autrement que par l’abrutissement consumériste.

      Pour le néo-libéralisme, c’est celui de la réglementation, on passe la notion de justice à la trappe pour la notion de contrat, et la loi se trouvant remplacer par des règlements, on vire les juges aux profits d’inspecteurs ( rôles aujourd’hui privatisé via des boites d’audits et de contrôles).

      Comme le dit Makhno, y’a notion dans tous les cas de profits, donc pyramides se mettant en place, généralement en s’appuyant sur l’affect, comme souligné dans l’article. « C’est vrai, si les chômeurs bossaient au lieu de glander »

      L’autoritarisme prend des formes différentes, mais il est présent dans les deux structures à première vue.
      Et contrairement à celui d’une structure politique, là, t’as rien à dire, mais en plus tu ne sais plus à qui le dire.

      1. Il est évident que remplacer une autorité « publique » par des autorités « privées » ne règle rien, mais ce n’est pas de ce clivage dépassé que je parle.

        Les vrais clivages sont plutôt du côté du revenu de base et du système monétaire.

      1. Le capitalisme est en soit une négation de la démocratie.

        Puisqu’un millio ou milliardaire a plus de pouvoir que le scmicar, puisque dans l’entreprise on tolère encore le servage…

        C’est donc bien avec le capitalisme qu’il faut en finir en mettant la question démocratique et égalitaire au centre.

        Ce que fait le communisme. (et qu’aucun abrutis ne vienne me sortir la corée ou autre connerie encore merci)

  6. « « Les marchés« , cette entité désignée comme l’origine du mal absolu ces temps-ci, sont surarmés pour chasser le gibier. Utilisant leurs bombes atomiques à loisir, ils jouent avec la vie de chacun, impunément. »
    Travaillant depuis peu dans le secteur de la finance, j’ai eu droit à une formation sur les produits financiers « options » et « futures ». J’y ai notamment appris ce que signifiait « vendre à découvert ».
    Pour ceux qui ne le savent pas : « vendre à découver » signifie vendre un bien que l’on ne possède pas ! Tout simplement !!!
    Elle est belle ma tour eiffel, qui n’en veut ? Pas cher ma tour eiffel ! Quoi ? Je ne peux pas la vendre ? Bon, il est beau mon palais de l’élysée, pas cher… Ca non plus ? A oui, je ne suis plus sur les marchés financiers !!! LOL

    J’ai aussi appris qu’on pouvait prendre des assurances sur des biens que l’on ne possède pas… Tiens, je vais prendre une assurance vie pour moi voisin, puis je vais le tuer ! Et Hop, 10 millions dans la poche ! Facile !

    Enfin, dernière grosse blague, quand on achète un produit, on ne le paie pas !!! On paie uniquement la plus grosse dévaluation possible en une nuit (10%) qui est réactualisée chaque jour… Avec une telle règle, je pourrais presque m’acheter un appart tous les ans… Génial non ?

    Que je me rende compte maintenant de tout ça doit bien faire rire ceux qui le connaissaient déjà mais je trouve ça allucinant !!!
    De plus, j’ai pu constater que pour le dommaine de la finance, tout n’est que chiffre, courbes, probabilités et surtout rentabilité. Ils ne se rendent absolument pas compte de ce qu’il y a derrière… « Investir » dans des tomates ou des armes nucléaires, du moment que c’est rentable, c’est la même chose !!!
    J’ai aussi beaucoup ri quand j’ai vu le regard interrogatif de certains lorsque l’intervenant à dit qu’il fallait préciser les modalités de livraisons lors du passage d’un ordre. « Quoi ? Mais c’est des chiffres que j’achète, il n’y a pas à les livrer… » semblaient-ils s’interroger… Il y en a même un qui a posé la question… La réponse à été simple : quand tu achètes un baril de pétrole, et bien tu reçois un baril de pétrole. Il faut donc définir, de quelle manière, où et à quelle heure… A oui, c’est vrai qu’il y a « parfois » des choses réelles…

    Bref, une bonne tranche de rire et de peur…

    1. Mais j’ai aussi compris que les « financiers » comme nous les appelons ne sont pas la source des problèmes…
      Ils sont comme nous tous : ils tentent de profiter un maximum du système dans lequel ils évoluent. Ils ont certes plus de moyens que nous mais ne sont pas fondamentalement différents.
      Le VRAI problème est la régulation de la finance. C’est donc au niveau politique qu’il faut agir et, ça tombe bien, c’est à ce niveau que nous avons le plus de pouvoir.

      Tout ça pour dire, qu’il ne sert à rien de planter au pilori tel ou tel « financier », il ne fait que suivre les règles du jeu… C’est les politiques qu’il faut mettre au pilori !!! C’est eux qui permette ces atrocités.

      (on ne peut pas reprocher à quelqu’un de se servir des opportunités qu’on lui donne : ne pas avoir de morale n’est pas un crime jusqu’à présent !)

      1. Personne n’est obligé de profiter de toute les importunités qui se présentent à lui. Chacun doit prendre ses responsabilités et si l’immoralité de certains leur fait commettre des crimes (faire du profit en piétinant des populations entières en est un à mon avis) il faut qu’ils en assument les conséquences. Ils sont adultes que je sache.

        1. Je penses la même chose, mais en écoutant Fredéric Lordon, j’ai pas changé d’avis sur le fait que ces opérateurs soient adultes, mais sur celui de « leurs libre choix ».

          Le choix de base est « libre », mais une fois dans le jeux, ces opérateurs soumis aux pressions de compétitions ne peuvent être que les meilleurs, sinon ils dégagent. Du coup, c’est la course entre les entreprises ainsi qu’au sein de l’entreprise. Celui qui fera moins de profit pour « cause éthique », sera licencié.

          Ils ne peuvent jouer le jeux que d’une manière, « à fond » en optimisant l’ensemble de leurs actions aux limites de ce que la loi permet.

          Je ne dédouane personne, je rapporte l’explication de F.Lordon, qui tend aussi à rappeler, qu’accepter une institution, modèle de fait votre comportement. Ce qui rejoint l’expérience de Milgram dans un sens, le plus dur est de faire faire le choix de départ.

        2. « Personne n’est obligé de profiter de toute les importunités qui se présentent à lui. »
          Je n’ai jamais dit qu’ils étaient obligés… Juste qu’il peut être compréhensible qu’ils le fassent !

          « si l’immoralité de certains leur fait commettre des crimes il faut qu’ils en assument les conséquences. »
          Justement, ce qu’il font est tout à fait légal. Donc ce n’est pas un délit et encore moins un crime… Après, je suis d’accord qu’il faudrait que ça change, et c’est justement ce que je dis : pour que ça change, il ne faut pas s’en prendre aux financiers mais aux politiques !!!

          1. Et pourtant si !
            Le mot crime est un terme judiciaire qui nécessite une définition du droit. Dans une société sans droit, il n’y a pas de délits ou de crimes. Il y a simplement des actes (éventuellement malfaisants).

            De plus, ce sont plus les institutions (style FMI) que les traders qui affament les populations… Je pense qu’il est nécessaire de ne pas tout amalgamer. Sinon on va finir par jeter le bébé avec l’eau du bain…

          2. Si tu tiens absolument à employer le mot crime en dehors de son cadre juridique… Et bien fait comme tu veux !

            N’empêche que pour poursuivre et condamner quelqu’un pour un « crime », il faut que ce soit pris dans le sens juridique et donc encadré par le droit.
            Même si tout cela à tendance à disparaître, il est encore heureux que la présomption d’innocence existe… Et donc, cela signifie : loi, juge et procès équitable !!!

  7. Alors déjà je conseillerai a tout le monde d’aller se renseigner sur l’origine et la vrai signification de « politique » et vous comprendrez (aller, pour la peine http://fr.wikipedia.org/wiki/Politique) que ce qu’on appelle de la politique aujourd’hui n’en est pas vraiment.

    Ensuite, si tout le monde avait vu Zeitgeist ça ferait germer quelques idées a certains. (et ça éviterait les éternelles discussion sur quel système peut bien être le meilleur etc etc…).

    Après, l’article n’apprend pas grand chose et dénonce des faits vieux comme le monde.
    Quelques soit le système, les communautés humaines ont toujours fonctionné comme ceci.
    Il y a toujours eu des plus fort, plus riche, et tout le tralala qui avait le pouvoir sur les autres. La seule chose qui varie d’un temps a l’autre, c’est l’étendu des pouvoirs et la taille des richesses accumulés (accessoirement le temps que cela dure aussi).

    Donc c’est vraiment pas nouveau, et a moins que le monde entier se mette d’accord (ça risque pas d’arriver, on arrive déjà pas a mettre d’accord 4 péquenots au sein d’un même parti alors…) on se contentera d’un système plus au moins bancale, de temps à autre un peu mieux que la moyenne.

    Et il faut donc essayer de faire au mieux selon le système du moment en s’adaptant au plus vite pour s’en sortir pas trop mal.
    En analogie on pourrait dire qu’a l’époque de cor-magnon il fallait devenir chef chasseur pour pouvoir bouffer avant les autres.
    Ben voila, aujourd’hui c’est pareil, les postes sont plus diversifiés, c’est tout.

    Moi aussi de temps à autre je rêve a un bon système, qui mette tout le monde d’accord. Mais bon je ne suis pas utopiste, et de rêve on revient a la réalité (il suffit de poser quelques questions a son entourage pour s’apercevoir que les points de dissensions dans de nombreux sujets sont très vite trouvés et que le système parfait n’existe pas).

    Alors voila, pour moi l’article revient un peu a dire :  » demain il va pleuvoir ».
    Je répondrais, oui mais alors ?

    Le problème c’est que ton le monde y va de son grain de sel, c’est la faute de ci, ça, machin, truc et au final personne ne propose quoique soit qui soit une alternative convenable. Alors tu m’étonnes qu’on en soit la.
    Qu’on retire déjà le pouvoir de prendre des décisions aux « politiques », après on verra…

    1. « Quelques soit le système, les communautés humaines ont toujours fonctionné comme ceci.
      Il y a toujours eu des plus fort, plus riche, et tout le tralala qui avait le pouvoir sur les autres. »
      Parce que tu connais toutes les communautés humaines ?
      Tu ne sembles pas le voir mais il y a un vrai changement. Il y a toujours eu des forts et des faibles, mais avant il y avait plusieurs pouvoirs « forts » qui s’affrontaient : le roi vs l’église vs les bourgeois ! De plus les « forts » avaient un pouvoir limité géographiquement : Louis XIV n’avait rien à dire aux anglais !
      Ce qui est relativement nouveau qu’un petit groupes de personnes disposent :
      1) de tous les pouvoirs sans exception : politique, exécutif, judiciaire, économique, industriel…
      2) des pouvoirs sur tous les peuples : vive la mondialisation !
      3) les écarts de pouvoir sont beaucoup plus importants !

      Il y a donc, contrairement à ce que tu dis, d’énormes évolutions. Et les « forts » sont bien plus « forts » qu’auparavant (que jamais ?).

      « au final personne ne propose quoique soit qui soit une alternative convenable »
      Ça c’est ce que tu crois !!! Va faire un tour sur les liens ici : http://mp2012.lkws.fr/articles/bibliographie.php
      PS: comprendre le monde qui nous entoure est le premier pas pour le changer !

      « le système parfait n’existe pas »
      Comme disait l’autre : « que ceux qui ne croient pas en l’impossible arrête de faire chier ceux qui y croient !!! » (joke ;) )

      1. vivre dans le dénigrement ça doit pas être facile tous les jours.
        être un peu parano sur les bords non plus.

        je crois que la crise est montée a la tête de beaucoup de gens qui ne voit même plus la réalité ou elle est.

        Il faut être totalement naïf pour penser que la bête noire financière a tous les pouvoir. Si c’était le cas, en fait tu pourrais même pas en discuter ici…
        Il y a des gardes fous, et bien heureusement sinon ça serait bien pire.

        Et comparer Louis nX a l’actuel système c’est être en dehors de la réalité : lui quand il se baladait, il pouvait demander la mort de n’importe quel pékin dans la rue, et personne n’y avait rien a redire.
        Dire que c’est le cas aujourd’hui, c’est sauter dans troupeau de troll a pied joins.

        Et les écarts de pouvoir sont précisément moins importants puisque plus dispersé par définition (sans parler qu’ils peuvent changer de mains assez rapidement).

        Le coup du clergé contre les roi ça m’a pas mal fait rire, merci (ils étaient sacré par qui les rois au fait ?).

        Sinon ton lien est bien joli, mais des trucs comme ça on en a des tas (même si je suis d’accord sur pas mal de truc).

        je parle pas de faire des énième propositions dans la lignée de ce que nous pondent les politiques, mais bien de réformer un système en entier.

        Et non, je ne connais pas toutes l’histoire des communautés, mais il y a des paternes qui se répètent, analysé par suffisamment d’historien pour que je n’ai pas besoin d’y ajouter mon grain de sel…

        Je suis moi aussi un partisan du « impossible is nothing » mais tout a une limite. « Down the road » il faut être réaliste et faire avec les moyens du moments et futur (dans ce cas précis, l’accord de plusieurs millions de personnes, on conviendra qu’il y a plus facile a obtenir…).

        Au final je pense que cette discussion illustre parfait le fait que le système parfait n’est qu’une utopie héhé !

        Mais je trouve ce que tu fais assez sympa, même si je ne pense pas que ça change grand chose a la ligne d’arrivée.
        J’ai pas vu Zeitgeist dans tes références et ça m’étonnes étant donné que lorsque qu’on est contre le système actuel, c’est plutôt une excellente référence. Si tu ne connais pas je te conseil.

        En tout cas ça fait toujours plaisir de ne pas être d’accord héhé !

        1. Effectivement, je ne connais pas Zeitgeist… J’irais voir…

          « Il faut être totalement naïf pour penser que la bête noire financière a tous les pouvoir. Si c’était le cas, en fait tu pourrais même pas en discuter ici… »
          Là dessus je suis d’accord. Quand je dis que les pouvoir sont beaucoup plus concentrés, je ne pense pas aux financiers mais aux amitiés politiques/industriels/financiers… Ils forment une petite caste qui contrôle tout ! Cela ne se limite en aucun cas à la finance.

          « Il y a des gardes fous »
          Oui, mais ils sont tous supprimés les uns après les autres…

          « il y a des paternes qui se répètent, analysé par suffisamment d’historien pour que je n’ai pas besoin d’y ajouter mon grain de sel »
          Ou pas… Les grecs avaient désynchronisés les pouvoirs politiques et économiques. Et si tu étudies en des organisations de petites communautés, tu verras qu’il n’y a pas que le « schéma dominant/dominé ».

          « il faut être réaliste et faire avec les moyens du moments et futur »
          Le peuple ne bougera pas pour un monde « bof »… Les personnes ont besoin de rêver (et de croire en leurs rêves) pour se bouger. L’espoir est nourri par les rêves. Montrer qu’un autre monde est POSSIBLE, même de manière utopique, donne envie aux gens de bouger et rend donc possible ce changement.

          « le système parfait n’est qu’une utopie »
          Merci d’enfoncer des portes ouvertes. J’aurais plutôt dit : un système meilleur est possible ! D’ailleurs, qui parle de système parfait ? Personne je crois…

          1. Z’avez tous les deux tort.
            Et tous les deux raison.

            Pour ma part, ça fait longtemps que j’ai cessé de rêver. L’humanité existe depuis combien de temps ? 2000 ans ? 10000 ans ? 100000 ans ?
            Si le système parfait existait vous ne croyez pas que ça ferait longtemps qu’on l’aurait trouvé ?
            Le problème n’est pas les gouvernants, c’est tout le monde, vous, moi… Tant qu’on existera il n’y aura jamais de système parfait à moins de passer à un monde à la Huxley, ce qui ne me branche pas trop.
            Je suis persuadé que si un gouvernement arrivait à faire baisser le chômage, l’insécurité, à résoudre les problèmes environnementaux, faire en sorte que la justice soit plus juste, favoriser les arts et les sciences, etc.
            Je suis persuadé que ce gouvernement ne serait pas réélu.
            Comme disait Dumas « demander aux peuples de ne pas être ingrats, c’est demander aux loups d’être herbivores ».
            Surtout en France.

            Kitetoa se lance dans le classique « tous pourris », « ils ne défendent que leurs intérêts ».
            Mais pourquoi ? Est-ce que les politiciens sont une espèce à part, programmés pour abuser de leurs fonctions ? Est-ce que c’est dans les gênes ?
            Ou est-ce que ce n’est pas pareil pour tout le monde, tout simplement ?
            Est-ce que vous pourriez jurer qu’une fois arrivé au pouvoir, vous respecteriez les droits de vos ennemis ? Que par intégrité, vous refuseriez de rendre service à vos amis proches qui eux vous ont aidé à être élu ?

            Et si par hasard vous êtiez suffisament intégre, vous croyez pas que ça se retournerait contre vous ?
            J’ai parlé de l’ingratitude de peuples, on peut appliquer ça à l’échelle du net.
            Regardez wikileaks par exemple, n’a-t-il pas été critiqué par ses plus fidèles utilisateurs (« wikileaks s’embourgeoise », cf kitetoa.com par exemple) avant même d’être critiqué par les politiciens qui avaient de bonnes raison de le craindre ?
            Lorsqu’un site torrent est fermé, est-ce la réaction principale n’est pas : « m’en fous, il y a mieux ailleurs ? »
            Je dirais qu’à peu près 10% (je suis généreux) des internautes se soucient du sort de ceux qui prennent des risques pour eux.

            Ben c’est pareil dans la vraie vie.
            Pareil avec la politique.
            Au lieu d’être honnête et de faire un bilan objectif : quels sont les bons et les mauvais résultats de tel ou tel gouvernement, on va se contenter de dire que c’est le pire gouvernement qu’on ait eu, de gauche ou de droite.

            Ça risque donc pas de changer en effet. Mais pas forcément à cause des dirigeants.

            Bonne journée.

  8. Bon article!
    Je suis un peu sceptique sur quelques passages, car je farouchement opposé au communautarisme (mais encore plus à ceux qui en font un argument pour faire du #fud).

    pour le 2eme tour (sauf surprise extraordinaire) je pense que mon bulletin représentera un homme avec un ? a la place de la tête et entouré de laurier… Ensuite j’irai brûler les 2 bulletins de vote.

  9. Article qui a mon avis gagnerai a etre plus court. Le point interessant c est de dire qu apres l election presidentielle on sera toujours dans la meme mer.. et que notre president ne s interessera pas a nos problemes.

    Toute la digression anti sarko est a mon avis pas tres utile. Sarkozy a tres peu de supporter (et la plupart ayant plus de 60 ans, il ne doivent pas frequenter ce site). De plus dans certains cas elle est contre productive. Par exemple, je n aime pas Sarkozy mais je pense pas qu il faille accroder le droit de votes aux etrangers (la loi sur le genocide armenien en est le parfait exemple, on fait une loi inutile voire nocive pour avoir des voix (dans ce cas, des descendants des armeniens, soit 200 000 -300 000 personnes). Alors imaginez ce que notre classe politique sera prete a faire pour plusieurs millions de voix)

    Pour en revenir au probleme initial de l article, on peut se demander pourquoi nos presidents sont de plus en plus nuls
    – de Gaulle (le premier et probablement le meilleur)
    – Pompidou (mort tres vite et est tompbe dans une periode faste -> difficle de juger)
    – Giscard (etait repute comme brillant mais n a pas compris que le choc petrolier de 73 signifiait qu il fallait changer)
    – Mitterrand (a erige le cynisme et la magouille en art. C est sous son regne qu on a commence a voir des gens dormir dans la rue, on appelait ca les nouveaux pauvres)
    – Chirac (un Mitterand bis, n a rien fait pendant ses 12 ans pour la France)
    – Sarkozy (no comments, l article le fait bien)
    – Flamby (a moins de le doper, il y a peu de chance qu il fasse quoi que ce soit. On va avoir un 2eme Chirac (qui a d ailleurs indique qu il allait voter pour lui !))

  10. Ce qui est bien avec kitetoa c’est que quand il écrit de la grosse merde c’est dès le début, ce qui évite une abominable perte de temps a lire le reste.

    Exemple:

    «Le communisme a trépassé, il n’y a aucune raison pour que le capitalisme ne meure pas un jour.»

    Un concentré de connerie telle en une phrase c’est du grand art.

    Et encore, non, la 1ere d’ambler c’est le bon gros fond poujadiste habituel.

    TOUS POURRIS TOUS POURRIS OUAI! OUAI!

    Sous merde…

        1. Il a écrit sur la chute du capitalisme. Je ne te refais pas sa démonstration exacte, j’vais me vautré ^^, mais l’autre face de la pièce ne peut que tomber aussi. Les livres sont « Aprés l’empire » et « Aprés la démocratie ».

          1. Ah je comprend mieux.

            Ma citation n’est pas idéal, je sais, m’enfin…

            Bref, je voulais surtout noter « Le communisme a trépassé, » c’est ca la plus grosse connerie.
            Ensuite oui, le capitalisme y passera probablement un jour, mais quand…
            Marx le voyait mourant a son époque déjà et on y est encore.

            L’humanité sera communiste ou ne sera plus.

    1. c’est quoi cette réaction de (je cite) « Sous merde » ?
      Le communisme est mort : c’est un fait. il est mort des démons qu’il dénonçait.
      Si t’arrives pas à le réaliser restes dans ton monde, mets toi sous ta couette, pleures et laisse les grandes personnes tenter d’avoir des idées.

      1. Le communisme comme il a été tenté de le réaliser dans la 2nd moitié du 20eme siecle tout du moins. (et ce fut un des pires fléaux de ce siècle aussi)

        L’idée de base après a des noms multiples. Et ca on verra bien.

  11. Bon article.

    Personnellement je n’irai plus voter tant que les états n’auront pas retrouver leur capacité à créér et gérer la monnaie ( et je ne crois pas que cette décision viendra de nos dirigeants actuels ).

    Tant que cette condition n’est pas remplie, le vrai pouvoir est clairement ailleurs…

    Alors vous allez me dire « oui » mais le FN…blablabla… et bien je n’ai plus peur de rien ( ou plutôt si, de l’europe actuelle… )

    1. Et bien tu risques d’attendre longtemps alors…

      Car ce dont tu parles, ca ne tombe pas du ciel, mais bel et bien de décisions politiques, prise par des votes et par des gens qui ont été élu.

      Typiquement la question monétaire c’est une décision politique.
      La libéralisation de la finance aussi.

      Et qui dit décision politique veut dire qu’on peut y revenir dessus.

      De la même facon, par vote.

      Donc si tu ne votes pas, tu laisse juste les mêmes salaud continuer de faire ce qu’ils veulent peinards.

      1. Je vois mal nos dirigeants actuels faire une telle réforme. Je ne la voit possible que par une rupture forte ( révolte ou coups d’état… ).

        Avec une peu de chance, je me trompe… Mais je n’ai plus envie d’aller voter pour des types dont l’intérêt general est la dernière préoccupation.

        J’ai longtemps voté oui à l’europe les yeux fermés, ils se sont ouverts en 2005 pour le referendum et depuis…

        Donc, en Mai j’irai à la pêche… mais prévenez moi tout de même si il y a du changement d’ici là, je viendrai avec des plumes et du goudron…

        1. Pour le premier tour, je t’encourage à voter pour quelqu’un, même minoritaire… Il y a vraiment un choix politique assez large (il suffit de se renseigner!) et il est absolument nécessaire de faire barrage à Sarko…

          Pour le second tour, si c’est le goudron et les plumes qui te plaises… Et bien amuse toi bien ;)

          1. « Il y a vraiment un choix politique assez large (il suffit de se renseigner!) »

            Pas vraiment non. Il n’y a pas de démocrates, pas de libéraux, que des oligarques, des autoritaires, qui prônent les mêmes conneries qui nous ont amenés dans la merde.

          2. Es-tu vraiment sûr de connaitre tous les candidats ? Et pas seulement ce que la presse main-stream dit d’eux ?

            Pour ce qui est de revenir sur le processus de création monétaire, il y a des propositions…

          3. Je ne connais pas toutes les idées de tous les candidats, mais un coup d’œil à suffit à se faire une bonne idée.

            Sur le système monétaire il me semble que la seule proposition est d’en rendre une partie à l’État, c’est donc bien autoritaire, et un retour en arrière qui ne règlera rien à long terme.

    2. Et du coup, à la place de voter tu fais quoi pour que ce que tu souhaites advienne ?
      Quel est le « vrai pouvoir » ailleurs auquel tu fais allusion ?
      Ou alors, attends-tu simplement que les autres se bougent à ta place ?

      Si tu t’étais renseigné un peu plus sur les élections que seulement ce qu’on nous sert dans les médias main-stream… Tu aurais certainement vu qui y a d’autres candidats que Hollande et Sarkozy…
      Voire même des candidats qui défendent ce que tu souhaites : mélenchon, cheminade (et d’autre, je ne connais pas tout non plus!)
      Alors, ce que je te propose, c’est qu’au lieu de ne pas voter (et donc légitimer le pouvoir en place), c’est d’aller voter pour des candidats qui ont des idées proches des tiennes (si si ça existe mais il faut les chercher, eux, n’ont pas accès à la tribune) même s’ils doivent faire qu’un ou deux pour-cent, ou, au moins aller voter blanc…
      Montrer son désaccord est toujours mieux que ne rien faire et râler dans les commentaires…

      1. Hum, j’avais pas l’impression de râler dans les commentaires :-)

        Pour le reste, je suis largement renseigné. Selon moi, puisqu’ils n’ont plus la maitrise de la monnaie, nos hommes politiques sont forcés de s’endetter pour financer les investissements de ce pays. Il arrive ce qui doit arriver, ce sont les agences de notations qui finissent par mettre la pression et imposer ( même si ce processus n’est pas explicite ), une politique.

        Donc hollande, sarko ou autre, tant que nous serons obligés d’emprunter sur les marchés financiers, la marge de manoeuvre sera minimale.

        Si d’ailleurs quelqu’un à une explication à la fameuse loi de 1973 reprise dans les traités européens et qui oblige les états à emprunter, je suis preneur.

      2. « au lieu de ne pas voter (et donc légitimer le pouvoir en place) »
        N’importe quoi ! Refuser de voter ce n’est pas légitimer le pouvoir en place. Si je décide de ne pas reconnaître le système électoral du pays, je ne légitime en aucun cas ce qu’il en sort.
        Il n’y a qu’en participant au jeu, et donc en respectant ses règles, qu’on rend légitime le résultat.

        1. Autant le vote blanc est un moyen de contestation contre le pouvoir en place, autant l’abstention ne dit pas grand chose…

          Le fait de ne pas prendre part aux élections, fait que tu ne prends pas part à la société. Que ça te plaise ou pas, c’est le système dans lequel tu es et, sauf à le changer, tu n’as pas vraiment d’autre choix que de l’accepter ou de faire la révolution…

          Einstein disait :
          « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire. »

          1. Faux, le vote blanc ne sert à rien en France… le seul moyen de se démarquer, c’est de s’abstenir, malheureusement…

          2. Le vote blanc et l’abstention ont le même effet sur le résultat du vote (aucun officiellement, diminution de la légitimité de l’élu et du système en pratique), la seule différence est qu’ils sont comptés séparément.

  12. petite correction :

    « …soit 18 983 138 votes pour 44 472 733 d’inscrits, donc en réalité autour de 42,5% d’expression favorable, sans compter les non-inscrits qui représentent autour de 10% du corps électoral, ce qui nous fait en réalité 32,5%. »

    18983138 / (44472733*1.10) = 38,8%

  13. Très bon article, très proche de ce que je ressens. Je comptais voter pour Eva qui me parait force de conviction mais déterminisme ne signifie pas forcément que cela arrivera. Je me dis que c’est à nous de proposer autre chose désormais. A la façon Islandaise ?

  14. Un si long billet sans connaitre son sujet, c’est fort !

    En trois mots et entre parenthèses, mettre dans le même sac les Verts, toujours aussi convaincus que l’Union européenne a fait avancer la protection de l’environnement, et qui dans le cadre du rassemblement Europe-Ecologie impulsé par Cohn-Bendit et Eva Joly en 2009 se positionne nettement au centre droit (après avoir voté le Oui à 52% au Traité Constitutionnel en 2005) avec le Front de Gauche dont la formation la plus importante est celle des Communistes (Pierre Laurent) qui depuis le Non de 2005 a fait évoluer ses projets utopiques de réformes internes de l’Union Européenne vers un mot d’ordre que le Parti de Gauche rejoint et que le M’PEP prônait depuis longtemps, la désobéissance.

    Ignorer cela, c’est n’avoir rien lu de leur programme respectif, et avoir une pauvre culture politique.

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