Syrie : Machrek for dummies

Printemps syrien devenu été puis automne puis hiver…. La révolution qui agite ce grand pays du Machrek s’embourbe. Les déclarations se succèdent, les manifestations persistent et les morts s’accumulent. Quand tout ceci va-t-il enfin se
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25 thoughts on “Syrie : Machrek for dummies”

  1. Je n’ai pas encore lu tout l’article, mais ceci n’est pas très clair :

    Alors déjà, le Machrek, qu’est ce que c’est ?

    Signifiant « Couchant », cet terme fait écho au terme « Maghreb » qui signifie « Levant » et qui qualifie les pays arabes se trouvant en Afrique du Nord (Maroc, Tunisie, Algérie, Libye).

    On ne sait plus trop lequel est lequel…

      1. Très bon article. Il y a cependant une coquille: la Syrie, l’Irak, le Liban forment le Machreq (Levant) et les pays d’Afrique du Nord le Maghred (Couchant).

        Merci à Reflets.info pour son implication dans la révolution syrienne!

  2. Bon article,

    Mais je ne saisi plus : la population, si 55% cherchent surtout a sauver leurs pions et éviter une instabilité chronique -ce qui les amenent à ‘soutenir’ le president-, il n’y a donc que 45% qui soit de coeur avec les revoltés?

    Cela signifie que c’est voué a l’echec?

    1. Je parle d’un basculement possible de la bourgeoisie sunnite. Et je parle des druzes qui ne sont pas soudés.

      L’equation geopolitique dans la région est extremement complexe. Les alliances peuvent basculer brutalement. Mais pour le moment, je pense que les 55% vont plutot augmenter … Une intervention de l’ONU dans la région pourrait avoir des conséquences dramatique. Et faire basculer la région entière dans le conflit.

      J’aborderai les autres données de cette complexe equation geopolitique dans les prochains articles.

      1. Tout le probleme est là… Qui dit Syrie, dit Liban, dit Israel, dit Irak, dit Iran… et qui dit Israël dit aussi Egypte…
        Entre les accords commerciaux des un avec les autres, les vieilles haines issues de l’histoire (par ex. la guerre Iran-Irak), etc… ça sera très difficile pour chaque pays de la zone de prendre parti, parce qu’aussi bien politiquement, cela peut mal e passer, si tu as des accords économiques derrière, ce n’est pas dit qu’ils aillent soutenir…
        J’ai toujours comparé la zone à un jeu de Djenga, le trucs pour les gamins où on retire une brique en bois du bas de la tour pour la poser sur le dessus en espérant que tout ne tombe pas. Là bas, c’est pareil, il se passe qqch dans un des pays, toute la zone tremble. Et comme ils savent que si un bouge, c’est le chaos, ça tremble, mais ça finit par rentrer dans l’ordre.

  3. Ah, les routes libanaises !!! Celle entre Bcharré dans la valée du Chouf à Balbek, dans la vallée de la Bekka est monumntale en terme de paysages mais pas que. On passe de minuscules bleds qui comptent parfois jusqu’à trois églises, à des villes où églises et mosquées sont mélangées, puis de moins en moins d’églises, et les vêtements des femmes que l’in croise en chemin changent aussi… puis plus du tout d’église, ou quasiment, on est dans la Beka.
    LA route qui descend jusqu’à Damas via la frontière libanaise coté Beka est aussi génialissime.
    Pour le reste,bravo pour ce très riche papier. Un dernier petit truc peut être à préciser…. Dans chaque ville il y a une majorité qui se dégage, assez importante d’ailleurs, sauf à Homs où, lorsque j’y étais en avril dernier, c’était nouss nouss entre Alaouites et Sunites (me semble-t-il…) je me suis toujours demandé si ce n’était pas pour cela que ça chauffe plus par là bas…
    LA seule ville par laquelle j’étais passée en ces temps de révolution, où il n’y avait pas de portraits de Bachar un peu partout… Rien du tout même. Très étrange.

  4. Un beau et riche papier qui me permet de comprendre un peu les deux points de vue. Car si nous avons un point de vue très « pro révolution » dans les médias, nous avons aussi un point de vue « conspirationniste » Pro Assad.

    La réponse est sans doute entre les deux, comme toujours, et voilà un article qui me conforte dans mon idée que les avis tranché et la « yakafokon » c’est des conneries :)

  5. En fait cet article traite le coté sectarisme qui la révolution syrienne essaye d’effacer. La révolution est pour un pays de citoyenneté, où la majorité et la minorité sont des questions de partis politiques ca n’a rien à voir avec le religion et l’appartenance.
    Surtout il ne faut pas oublier que ses statistiques et pourcentages sont faux, parce qu’ils donnent illusion que tout le peuple est religieux.
    En plus il y a des « sunnites » dans le pouvoir, par exemple: l’ancien minister de defense no.2 du gouvernement de hafez le pere bachar.

  6. Alors déjà, le Machrek, qu’est ce que c’est ?
    Signifiant « Couchant », cet terme fait écho au terme « Maghreb » qui signifie « Levant » et qui qualifie les pays arabes se trouvant en Afrique du Nord (Maroc, Tunisie, Algérie, Libye)

    Pardon c’est l’inverse : macherk : levant, maghreb : couchant.
    Parole de Syrien ;-)

    Je continue ma lecture…

  7. Quel canular. L’auteur, qui avance avoir passé moins deux mois au Liban et quelques jours en Syrie, se pique de fournir une analyse du type guide du routard (pas faite pour les abrutis mais pour les gens intelligents) du machrek et de la politique régionale! On croit rêver. Accordant une grande confiance au site Reflets.info, là voilà bien entamée après la lecture de ce canular (car il n’est in fine pas drôle).
    Gouzon

    1. Etrange commentaire : je peut comprendre que vous n’aimiez pas la forme. J’attend toujours votre remarques concernant le fond.

      Le fond de cet article s’appuie sur une source académique travaillant dans la région, spécialisée entre autre sur les populations druzes. Cette source avait été amenée à donner une conférence sur la situation en Syrie fin d’année dernière. J’ai surtout travaillé à partir du script de cette conférence et des « update » qu’il m’as donné par mail il y a quelques jours.

      Vous commencez à reprendre confiance dans Reflets.info ?

      Pour ma part, je suis avec attention la politique de cette région depuis 2005. Mes contacts au Liban et en Egypte ont pu, au long de ces années, m’apporter une vision plus orientale, plus arabe de la geo-politique du Moyen Orient.

      Pour finir, je n’ai pas pris beaucoup de risques en écrivant cet article. Je n’y ai écrit que beaucoup d’évidences. Creusez un peu et vous verrez.

      Je veillerai dorénavant à mieux citer mes sources.

  8. Je découvre cet article que je trouve pour ma part,très intéressant.

    Je dis cela parce que par longue , très longue expérience, sitôt que cette région du globe est évoquée , il ne manque pas de partisans acharnés, farouches, menaçants même , zélés zélotes pour défendre tel ou tel point de vue avec de très fortes arrières pensées issues d’un dogme formaté.

    Et je vais vous mettre à l’aise toute de suite je ne parle pas ici de religion, plus exactement pas que, de religion , car il s’agit bien de dogmes de pensées s’étalant d’Ouest en Est dans la plus parfaite équité d’assurance péremptoire et vaniteuse depuis un bon demi-siècle.

    J’ai été surpris par l’évocation dans l’article du cas de Walid Jumblatt, histoire, parcours, contexte,car il est loin d’être forcément dans la mémoire de tout le monde en 2012.

    Donc oui, moi aussi j’attends la suite de l’article avec intérêt :)

    Keep going Shaman

  9. « tu es avec Assad, tu es avec toi-même » (« es » au lieu de « est »)

    Sinon il ya peu j’ai vu le film « Et maintenant on va où » qui se passe au Liban et il est vrai que ces régions sont infiniment plus complexe que ce qu’on nous montre continuellement.

  10. Wahoou je découvre plusieurs choses grâce à votre article.

    Par contre quelques questions d’un néophite.
    – Comment se fait il que les médias se soient focalisés sur les militaires (alaouites ?) contre le pouvoir ?
    – Secundo al-Assad nous fait il le derrière une stratégie du moi ou le chaos qui ne serait pas sans rappeler celle du régime Moubarak ?

  11. Walid Joumblatt est aussi le fils de Kamal Joumblatt, leader progressiste respecté par à peu près tous les libanais, assassiné par les services syriens au début de la guerre du liban, ce qui n’a pas empêché Walid d’être le pion de Damas pendant des décennies…

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