La RATP menace un développeur

La RATP a déjà montré par le passé son intérêt pour vos données personnelles avec son magnifique Pass Navigo qui vous fiche et vous trace. Vos données personnelles appartiennent à la RATP, même celles de
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22 thoughts on “La RATP menace un développeur”

  1. Le conseillerais à ce développeur de changer de nom de domaine, histoire d’être complètement intouchable. Son développement, tant qu’il parle de « métro parisien du réseau de la RATP », n’est pas attaquable : les données sur les incidents sont fournies au public ou renseignées par le public, elle ne sont pas propriété inaliénable de la RATP. Que l’application soit préjudiciable ou pas, d’ailleurs : on s’en fout ; c’est à la RATP de corriger ses dysfonctionnements, pas aux utilisateurs de ne pas en parler. La seule limite à son travail viendrait s’il mettait directement en cause tel ou tel service de la RATP, voir dénonçait son incompétence, etc. Mais Olivier est certainement suffisamment intelligent pour éviter de tomber dans de la pure démagogie inutile.

    Quand à la spoliation… Je crois que les juristes en herbe devraient revoir la définition de ce terme. En particulier, la partie qui dit que le spolié n’a plus la jouissance de *son* bien. Hors, la RATP a la jouissance de tous les biens qui lui appartiennent. Elle n’est donc pas spoliée.

    Il serait judicieux que le service public arrête de se comporter comme les entreprises hystériques du monde entier.

  2. Peut-être qu’Olivier ne devrait pas limiter son application à la seule RATP, mais l’ouvrir via d’autres réseaux de transports en commun, quitte à ce que le tout se présente sous la forme d’extensions sous une forme ou une autre ? De cette manière, la RATP ne pourrait plus se sentir ciblée et donc prétendre à un quelconque préjudice. Et Paris servirait exclusivement aux tests avant déploiement global, que ce soit partout en France ou dans le monde.

    Excellente initiative !

    1. Pas de problème, ne lâche surtout RIEN (d’ailleurs si tu n’utilise pas le NDD, tu n’as même pas à leur rétrocéder), je ne sais pas si tu as le droit de communiquer mais si le coeur t’en dit, on serait ravis de t’interviewer pour avoir plus de détails.
      Comme tu dois le savoir, ce n’est pas la première fois qu’une grosse entreprise fait pression sur des développeurs, mais le cas de la RATP m’intrigue vraiment

  3. C’est typique des grandes boites.
    Voir Tati/Kitetoi, et Jesaisplusqui contre Zataz, même principe, plutot que d’aider (ou juste utiliser) une information (ou un/des individuel) qui pointe un problème et l’utiliser pour localiser ce disfonctionnement et améliorer ses services, ça préfère censurer très largement sous l’adage « si personne n’en parle, c’est qu’il n’y a pas de problème », quitte a utiliser des procédés préjudiciables, voires illégaux

  4. Vous êtes sur pour le nom de domaine ? Autant, pour un .fr, en, effet une entreprise peut demander l’abandon du nom de domaine. Autant, pour un .com, il me semble qu’ils ne peuvent rien dire. Mais je suis pas sur de mon coup là.

    En revanche, pour le nom de l’application elle même, il n’a en effet pas le droit d’utiliser une marque déposée.

  5. Je pense que la RATP se la joue grande boite Américaine pleine d’avocats avec une tentative d’intimidation sur de faibles bases juridiques. Effectivement elle peut revendiquer son droit sur le signe RATP, mais sur le reste j’ai de gros doutes. En tous cas il ne faut pas se laisser impressionner et faire ce qu’il faut pour que ce service reste en place, légalement ! Il faut faire comprendre a la RATP que ce n’est pas parcequ’ils ont de l’argent qu’ils ont plus de droits qu’Olivier. Le support d’autres villes me parait une façons élégante de résoudre la probleme :)

  6. Classique quand on connaît la mentalité de ce genre de société. Merci de rappeler l’incroyable déni de CNIL de la RATP qui impose pour avoir la Navigo de livrer de nombreuses données personnelles, alors qu’il n’existe aucune concurrence (en dehors des tickets…).

  7. Le nom du site est effectivement une « contrefacon de marque ».

    Je la jouerais profil bas sur ce point (je connais une personne qui avait monte un site sur une societe d’autoroutes bien connue, il a perdu genre 20 000 euros en proces et frais d’avocats), et changerai le nom en un truc du style « transport-parisien.fr », et il ne faut pas mettre de logo RATP dans le site.

    (Et par contre, ne rien lacher sur le reste: c’est geniale, votre appli.)

    Laurent

  8. Dans son courrier d’injonction, la RATP lève deux critiques.

    La première: le nom de domaine usurpe le nom de l’entreprise. Cette critique est tout à fait légitime, la RATP doit défendre sa marque.

    Mais la RATP critiquait aussi qu’un autre site fournisse des informations trafic, qui puissent être fausses, ce qui pourraient porter préjudice à l’exploitation normale du service. Il n’y aurait pas eu de buzz sans cette requête. Je doute de la valeur juridique d’un tel argument, la jurisprudence a déjà retenu que seul un préjudice réel ou étant certain d’arriver peut donner lieu à réparation.

    La liberté d’information est garantie en France, et rien n’interdit un tiers d’informer sur le trafic des transports en commun.

    La situation est assez paradoxale, car l’entreprise qui gère son réseau semble être moins réactive pour fournir ce type d’information qu’un site tiers… De plus, aucun site n’agrège aujourd’hui les informations des différentes régies de transport. Il faut donc jongler entre plusieurs sources d’information: SNCF (pour le transilient et RER), RATP (pour le métro, bus parisien, RER A et B intra-muros, tram), autre (pour les bus régionaux).

    Bref, on a tous intérêt à utiliser ce nouveau site. Et j’ai fait une application Android pour faciliter l’accès.

  9. La lettre d’engagement que la RATP a demandé à Olivier Girardot de signer dit en substance ceci:

    « Je soussigné……………………….. , Monsieur ….., reconnaît les droits de la RATP sur cet acronyme et m’engage à ne jamais reproduire et/ou exploiter, de façon directe ou indirecte, à quelque titre que ce soit et sur quelque support que ce soit, seul ou accompagné d’autres éléments verbaux ou figuratifs, le nom RATP, ses logos etc, etc…. »

    Si on applique à la lettre cet engagement, plus aucune mention du nom « RATP » ne doit apparaître sur le web en dehors des sites de la Régie autonome des transp. parisiens. Donc, en particulier, tous les liens qui pointent vers les sites de la RATP sont hors la loi et susceptibles de donner lieu à des poursuites envers leurs auteurs.

    Développeurs de sites, vous savez donc ce qui vous reste à faire si vous ne voulez pas être poursuivis en justice: supprimer tout lien vers un site de la Régie autonome des transp. parisiens. Ca peut en prime faire diminuer leur popularité, mais puisque c’est la RATP (ooops) qui le demande …

  10. lundi matin interviw de pierre mougin par le parisien pour essayer de faire partie des participant contacter le parisien ou la recruteuse sandrine au 01 60 44 46 43
    il faut préparer une liste de questions selectionnées et tiées puis interview en direct.

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