Pourquoi le FN a déjà gagné les prochaines élections

Le Front National est un parti d’extrême droite qui tente depuis que sa présidence a été lâchée par son fondateur, Jean-Marie Le Pen, de s’affranchir de cette étiquette qui le marginalise. La nouvelle direction incarnée par la fille, Marine Le Pen, a totalement modifié le discours du parti jusqu’à prendre une orientation dans la critique des problèmes économiques totalement alignée sur la gauche de la gauche et de l’extrême gauche. D’un point de vue politique, le Front National est désormais un parti, qui sur certains points est moins « conservateur », dans le discours, qu’une bonne partie de l’UMP. Mais pourquoi imaginer que le Front National puisse accéder au pouvoir, ou ait déjà gagné les élections ?

Le FN : une idée de la société

Dans un parti politique, il y a les dirigeants, le cercle rapproché, les élus, et les militants. Il est fréquent de trouver une grande différence entre l’idée—l’idéologie entretenue au sein des hautes sphères d’un parti et les motivations de ceux qui le soutiennent, et encore plus loin, ceux qui votent seulement : les stratégies du bureau national sont souvent décalées par rapport aux désirs des électeurs qui soutiennent ce même bureau dans sa course au pouvoir. Ceux qui ont fréquenté de près les sphères dirigeantes du FN savent quelles sont leurs motivations et leurs idées « réelles » : le racisme primaire y est très présent, l’idée d’une nation française rongée par l’immigration et corrompue par des élites à la solde d’une internationale financière sont le cœur des croyances frontistes. Pour le FN, La France coule par son laxisme, sa faiblesse, se saigne pour des étrangers d’origine africaine qui viennent en masse profiter de son système social, génèrent de l’insécurité et surtout  veulent imposer l’islam aux français, chrétiens de souche et de cœur.

Les idées, ça se partage

Cette idée de la société, de ses problèmes, est partagée en grande partie par les soutiens de l’UMP.  Nicolas Sarkozy s’est d’ailleurs fait élire en 2007 en reprenant à son compte nombre de ces éléments de discours : immigration, laxisme d’Etat, problème avec l’islam, abandon des Français, fraude sociale, délinquance des étrangers, des banlieues, etc…


Sarko VS Hayate l’Algérienne par narutiba

Les électeurs français sont nombreux, lorsqu’ils ne se déclarent pas de gauche, à adhérer avec ces thèses. Mais une partie des gens de gauche commencent à partager ce discours, sans bien entendu se l’avouer : la laïcité, désormais farouchement défendue par Marine Le Pen est devenue un combat commun (à la droite populaire, UMP, et la gauche laïque) qui fait bouger les lignes. Les affaires des caricatures de Charlie Hebdo ont démontré la capacité à la stigmatisation la plus vulgaire d’une partie des « gauchistes » défenseurs de la laïcité et de la liberté d’expression. Un homme à genoux en train de prier, les fesses à l’air avec une étoile dans l’anus, et une légende : « Mahomet, une étoile est née » comme flambeau de la liberté d’expression ? Ceux qui pratiquent cette religion, déjà très sévèrement réprimée dans la réalité sociale, policière, économique, du pays, apprécieront. Le FN, lui, applaudit.

Quand on ne fait plus de politique on fait de la morale

L’espace nommé « politique » aujourd’hui n’en a plus que le nom. A l’exception d’une ou deux figures politiques qui aujourd’hui semblent s’être recentrées sur l’expression de leurs projets de société, l’ensemble de ce qui est nommé la « classe politique française » a plongé dans la défense des valeurs, du débat moral. L’avantage de ce glissement de la politique vers la morale et les valeurs,  est qu’il permet d’évacuer le vrai débat politique, l’opposition des idées (de transformation, progrès de la société), de ne pas avoir à défendre des projets : en s’opposant de cette manière, ce sont ceux qui récolteront le plus d’adhésion aux valeurs qu’ils défendent, à leur bonne morale qui l’emporteront…aux prochaines élections. Tout en laissant entendre que ces débats concernent des problèmes de fond de la société.

Le racisme anti-blanc en est un bel exemple. Mais celui du TSCG aussi. De l’insécurité, de la violence dans les cités : accords et désaccords sur la France de ceux qui défendent le vrai-antiracisme ou pas, la France qui défend ses intérêts ou au contraire qui baisse sa culotte, la France qui voit les problèmes et les traite ou pas, qui sait se montrer ferme ou faible : tous ces débats n’ont rien à voir avec ce que doit être la politique. Elle représente simplement une confrontation de « deux pensées uniques » qui se dénoncent mutuellement. Mais tout ce glissement conforte un phénomène : celui d’un espace démocratique désormais calé sur celui que le FN a tenté d’établir durant des décennies. Cet espace où il est très performant : les valeurs, la morale, et la réduction de la politique à une joute sur ces quelques points.

La droite populaire, le FN, l’UMP, le PS et des électeurs…qui cherchent ?

Les 18% du premier tour de Marine Le Pen mis en parallèle des 27% de Nicolas Sarkozy (des votes exprimés) amènent des questions très importantes sur l’état des orientations politiques électives françaises. Les études qualitatives sur les motivations des votants, adhésion aux « idées » des candidats permettent de mieux comprendre comment les prochaines élections (municipales et présidentielles) pourraient se dérouler.

Mais étrangement, sans arriver à cette échéance, les discours des représentants politiques de ces courants de la droite conservatrice et libérale (qui n’est pas la droite gaulliste et sociale historique) et du FN tendent vers une convergence des valeurs, et d’une « morale commune ». Les socialistes, excessivement prudents à de nombreux égards, promoteurs d’une politique économique de droite et d’une « morale sociale de gauche » mais qui se droitisent avec un Valls au ministère de l’intérieur (sur ce dernier point), sont aussi dans ce wagon de la nouvelle donne qui se veut politique, mais qui en réalité est un simple réajustement de valeurs…électoralistes.

Le FN n’a pas besoin de gagner des élections si ses idées, sa vision de la société sont partagées par le plus grand nombre, et au delà si le débat ne se situe que sur son terrain, celui des valeurs. Si la majorité des formations politiques se préoccupent avant toute chose de décrire des problèmes, d’ajuster leur morale pour éviter la confrontation de projets de société, de vision politique au sens réel du terme, au profit d’une guerre de tranchées basée sur la seule adhésion ou rejet de leurs valeurs, le FN est déjà en train de gouverner. Si ce n’est pas l’Etat français, au moins les esprits…ou pour nuancer un peu : l’espace nommé « démocratique ».

Quand la décomposition amène à une recomposition

L’UMP n’est pas un parti gaulliste. Ni libéral. Ni de droite sociale. L’UMP est un parti néo-conservateur allié aux sphères des oligarchies financières internationales. La droite sociale, gaulliste, n’est plus audible, et il est difficile de savoir qui est encore en mesure de l’activer politiquement. La gauche socialiste et écologiste n’ont de socialiste et d’écologistes que les dénominations : tout démontre leur adhésion à un modèle de gestion étatique européiste, sans aucune autre volonté que de perpétuer les politiques gestionnaires d’une technocratie bruxelloise aux ordres de ce qui est nommé par certains avec un certain à-propos « le capitalisme stalinien ». Le « centre » est une nébuleuse improbable dans l’incapacité d’innover tout en prétendant le faire et qui ne sait au final que tenter d’accorder, de mixer les « valeurs »du PS et de l’UMP dans une bouillie informe.

L’extrême droite n’est plus extrême (dans les esprits de nombreux électeurs et dans les discours apaisants de sa présidente) et le FN va certainement changer de nom de parti pour basculer dans une structure de type « droite populaire » similaire à celle déjà créée par certains de ses transfuges ralliés à l’UMP : le sas de la Droite populaire est un moyen de faire communiquer le « nouveau FN » dé-extrémisé avec la droite décomplexée qui commence à se dessiner de façon plus ferme à l’UMP.

Restent la « gauche de la gauche » et l’extrême gauche, ou ce qu’il en reste : le NPA n’ose même plus avouer ses fondations révolutionnaires issues de la LCR. Ses discours anti-impérialistes, anti-capitaliste radicaux, cœur de leur vision politique ont été siphonnés par le FN, et son refus d’accepter de gouverner l’a définitivement recalé dans les périphéries des partis qui ne veulent rien faire, mais seulement dénoncer.

Les communistes, déjà assez éloignés de l’extrême gauche après les différentes tentatives d’exercice du pouvoir au sein des gouvernements socialistes sont noyés dans la récente formation portée par Jean-Luc Mélenchon. Le Front de Gauche n’est pas un parti d’extrême gauche, il est une coalition composée de divers partis et mouvements à la gauche des socialistes et de communistes « réformés ». La voix du Front de gauche est peut-être la seule qui évite de participer au combat des valeurs et de la morale et s’échine à porter aujourd’hui un projet politique clair : mais si l’on est seul dans l’arène, difficile de combattre. Surtout après avoir joué le jeu de la joute des valeurs et de la morale contre Marine Le Pen et passé plus de temps à agiter des chiffons rouges, bleus, roses ou bruns plutôt que d’avoir seulement porté le combat politique là où il doit rester : dans l’affirmation d’orientations économiques, sociales, de projets de société, d’une proposition globale pour l’ensemble des habitants d’un pays. Mélenchon s’est égaré sur le terrain des valeurs et de la morale : difficile de revenir comme force de proposition et de projet par la suite…

Réduire, simplifier, et satisfaire l’aveuglement

Ces constats mènent à une réflexion inquiétante, bien plus inquiétante qu’une progression des résultats d’une formation politique comme le FN aux prochaines élections : c’est celle d’une nouvelle ère qui ne permet plus d’autre alternative que d’opposer des réductions, des simplifications de problèmes les uns envers les autres.

Il est évident qu’en temps de crise économique massive, de récession, de chômage en augmentation permanente, de réduction des protections sociales, d’élévation des prélèvements sur une population de plus en plus en difficulté, les citoyens sont toujours incités à croire que des décisions politiques importantes sont à prendre pour sortir de l’ornière. Ce qui est juste. Mais quand sur les causes établies de la crise, les dirigeants au gouvernement font exactement l’inverse et écrasent la dite population de son mépris et surtout lui fait payer leurs propres errements, la dite population se radicalise. Avec des idées de gauche, comme de droite. Et cette radicalité se positionne aujourd’hui, avant tout, sur les fameuses valeurs, la morale et donc sur une adhésion ou pas avec des « idées ». Et puisque rien ne sera fait pour juguler le raz-de-marée d’austérité technocratique qui accentue les difficultés au lieu de les réduire, il ne reste pour la population que la solution de s’accorder à ces valeurs et cette morale.

Parce que bien entendu, il y a du racisme anti-blanc. Mais il y a aussi des contrôles au faciès permanents pour toute une partie de la population. Avec humiliations à la clef. Il y a des intégrismes religieux. Bien entendu. Des stigmatisations religieuses aussi. Une laïcité de combat islamophobe. De la violence. Des quartiers laissés à l’abandon. Une France du haut, une France du bas. Une France éclairée et furieuse après ses représentants. Des bons gauchistes défendeurs du service public et d’une société juste, sociale, équitable et des gens de droite ultra-sécuritaires, racistes et proche du fascisme. Des gauchistes béni-oui-oui englués dans la « pensée unique » et des gens de droite responsables, pragmatiques et attachés au respect des valeurs de la République, d’un capitalisme éclairé et social. Enfin, c’est ainsi que se dessine désormais le paysage de l’engagement politique.

Sauf que tout ça ne fait pas de la politique. Tout ça est une manière de se débarrasser du dialogue, empêche la véritable parole politique de s’exprimer, occulte les fondements de ce qui fait la vie démocratique d’un pays comme la France. Pays qui devrait discuter des choix de société, des constats honnêtes à effectuer et des réponses, elles aussi honnêtes à apporter, chacun avec sa propre sensibilité, sa vision réellement politique.

Retrouver le sens de la politique : mission impossible ?

Le FN a déjà gagné les élections. Puisqu’il n’y a pas besoin d’élus FN si une grande partie des électeurs, de leurs représentants pensent et débattent, se positionnent de la même manière que le FN. Sachant que les « désirs » du FN sont déjà appliqués dans de nombreux domaines, comme la surveillance et le contrôle social.

L’immigration est aujourd’hui un sujet clos qui appartient au passé : la lutte contre l’immigration est désormais une valeur partagée. L’insécurité est une valeur sure, qui se discute non pas en termes de causes, d’étude et compréhension des racines de cette violence mais en termes de réponse pure et de réduction de celle-ci : le FN n’a jamais dit autre chose.

Comme pour la délinquance, juvénile en particulier. Originaire des « quartiers difficiles ou sensibles » surtout, moyen de ne pas dire « issu de l’immigration maghrébine ». Constat qui peut certainement trouver des « preuves » comme les pourfendeurs de la « pensée unique de gauche » (qui existe, bien entendu, comme celle de droite), les Eric Zemmour de l’analyse « savante » de la société savent en trouver : une fois qu’on a dégoté les coupables, pourquoi s’embarrasser à aller chercher les origines du problèmes ? Serait-il si gênant ce constat, mettrait-il en cause les politiques sociales et économiques de tous bords depuis plus de 30 ans au point qu’il serait plus intéressant de simplement pourfendre une « pensée unique » laxiste, qui passe son temps à chercher des excuses, alors que n’importe quel historien ou sociologue peut amener l’explications socio-économique qui se vérifie à peu près partout dans le monde ?

Le Front National  a déjà gagné les prochaines élections. Même si elles seront remportées sans qu’on sache que c’est lui le grand vainqueur. Même si une grande partie de ses idées sont déjà partagées par ceux qui prétendent le haïr. Le comble de la stupidité en politique, c’est de ne même pas se rendre compte qu’on participe à créer la société qu’on est censé refuser.

La droite gaulliste, sociale, et anti-socialiste, comme la gauche sociale et anti-libérale ont oublié quelque chose en route.

Cela s’appelle le courage. Et surtout, le sens de la politique…

Quant aux autres, ceux qui veulent agiter leurs valeurs et leur morale : leur victoire est complète.

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48 thoughts on “Pourquoi le FN a déjà gagné les prochaines élections”

  1. +1 … a mon grand regret … mais comment faire face à des militants qui sont aussi englués dans ce merdier que les vrais gens qu’ils sont censé sortir du merdier ?
    Je sais pas , les petits pas, c’est épuisant … et l’absence de projet de société n’incite pas à mettre un pied devant l’autre …

    1. Il est clair que la laïcité ne fait partie du fond idéologique du FN. Mais ce n’est pas ce qui est en question ici. Il me semble que Yovan s’intéresse au +discours+ du FN quand celui-ci +prétend+ défendre la laïcité.
      Il souligne, à juste titre, qu’il y a une évolution profonde de ce discours et une confusion particulièrement malsaine qui se fait jour autour de ce thème. Et le FN n’est pas le seul acteur de ce rapprochement.
      C’est un constat amer et particulièrement inquiétant.

      1. Quand l’UMP organise des débats avec pour intitulé « Convention pour la laïcité » (intitulé en première instance « Islam et laïcité »), son représentant le plus marquant, qui est aussi président de la République à l’époque, va faire campagne 6 mois après) dans les « terroirs » pour parler des racines chrétiennes (et juives) de la France.

        Il fallait entendre Copé, Guéant, Besson à ce débat de l’UMP au printemps 2011 : les représentants juifs et musulmans étaient très mal à l’aise…j’y étais pour couvrir « l’événement » : un truc assez dingue en réalité. Ce cher collègue directeur de l’Express, Barbier distillait ses messages dans le hall… j’ai même des photos souvenirs… Ah, le débat français, le journalisme français…c’est beau, c’est beau…

        Editorial sur le site de l’UMP le 4 mars 2011 : « avec le débat sur l’identité nationale, nous avions collectivement fait le constat que notre Nation se fissurait en silence et notamment que la laïcité était mise à mal par les pratiques cultuelles de certains intégristes qui testent la République …un débat sur la laïcité en 2011 ne peut pas faire l’impasse d’une réflexion sur la pratique du culte musulman et sa compatibilité avec les principes de la République ».

        Hum, hum…

        1. Je disais un jour sur un site ami, qu’on racontait dans les media que Sarkozy avait de mémoire à ce jour 12 gardes du corps rapprochés payés par la République (un record pour un ancien je crois).

          L’interprétation première, c’est que ça consiste à protéger Sarkozy.

          Mais de l’autre côté du miroir, on peut penser que ça consiste à protéger les français de Sarkozy (et de son clan).

          ;)

    2. C’est ce qu’il dit implicitement, en parlant de « aux français, chrétiens de souche et de cœur. » : c’est une laïcité qui n’a de laïque que le nom, dans le sens ou elle ne sert plus à permettre au peuple la liberté de conscience et de culte ( ce qui devrait être le but premier de la laïcité d’un état ) mais a défendre une morale héritée de cette « morale chrétienne » (avec le mariage homosexuel, l’avortement, etc…) et a faire en sorte qu’elle soit seule maitresse, ou que les autres soit assez minoritaire pour rester inaudible.

      Après, j’extrapole peut être, mais j’ai bien l’impression que cet article indique bien que le FN ne défend pas la laïcité en tant que telle ;-)

  2. Je note tout de même que quand il s’agit de parler d’échiquier politique, il ne faut surtout pas quitter du regard
    1. l’abstention
    2. la jeunesse de moins de 30 ans

    Ca dessine une masse majoritaire qui bien qu’ayant tourné le dos aux petits faiseurs de petite politique n’ont pas cédé aux appels nauséabonds.

    Mais Yovan, en très fin analyste comme d’hab’, montre du doigt cette chose terrible qui avance, avec l’aide plus ou moins consciente des défenseurs de ceci ou de cela, et de media de masse faiseurs d’opinion qu’il conviendrait de traiter avec une fermeté radicale comme on traite médicalement une tumeur maligne :

    ce glissement progressif chez de nombreuses personnes vers de soi disante « valeurs-unités-séquencées » par naïveté/facilité
    et qui masquent une idéologie guerrière et ostracisante.

    Filipetti et Hollande, si dans les 30 jours vous n’avez pas corrigé RADICALEMENT le tir au sein des media de service public, vous serez peut être « tournés » et « cultivés » dans une cave de banlieue un jour. Je rigole, on est sur internet c’est fait pour ça, moi mon naturel c’est des bisous que des bisous partout ;)

    Respect pour ton billet Yovan, cet angle d’attaque « ils ont déjà gagné dans la société » est très bon je trouve.

  3. Elle a raison cette Tatiana, non ?
    Et elle a tort cette Tatiana, non?
    Mais elle a raison cette Tatiana, non ?
    Bien qu’elle ait tort cette Tatiana, non?

    —————–
    Derrière le mouvement des «Pigeons», se trouvent une dizaine d’entrepreneurs ultraconnectés qui ont su fédérer les mécontentements de jeunes qui ne s’estiment plus représentés par les organisations classiques.
    Les jeunes entrepreneurs n’envisagent toutefois pas de surfer sur leur succès pour créer une nouvelle organisation patronale ou de se tourner vers le militantisme. «On a bien mieux à faire que de la politique», sourit Tatiana Jama.
    http://www.lefigaro.fr/hightech/2012/10/05/01007-20121005ARTFIG00644-les-pigeons-making-of-d-une-mobilisation-reussie.php?google_editors_picks=true

  4. Je trouve tout ça bien ficelé. Comme Amicalement, je pense que l’angle est bien trouvé.

    J’ai tilté sur la partie « politique qui n’en a que le nom », ça n’est pas (de loin) la seule chose dont le nom seul subsiste. On parle de démocratie, de laïcité, d’un tas d’autres choses sans se demander bien souvent « mais au fait, c’est quoi ce machin ? ». Et c’est bien dommage.

    Peu de choses à dire sinon. Continuez ! :)

  5. Ca faisait longtemps !

    Toi qui a l’air de trouver tout ceci si formidable c’est quoi ton opinion (diffusée sur arte) de ces putains d’afghanistans (homo)pédophiles qui aiment sodomisier de jeunes garcons déguisées en femme car les leurs, de « femmes », ils les cachent sous des draps ?

    J’ai trouvé ceci « passionant » (et assez gerbant) et c’est ETRANGE tous les « fan boys » n’en parlent jamais

  6. C’est peut-être hors sujet, mais parlons de la mondialisation. Des lobbys œuvrent depuis des années pour la libre circulation des biens et la suppression des taxes douanières.

    Admettons qu’il en soit de même avec les personnes. L’économie telle que nous la connaissons ne pourrait pas fonctionner. En effet, chaque individu rationnel choisirait son lieu de travail de sorte à maximiser ses gains. A cause de la concurrence, le coût de la main-d’œuvre serait à peu près homogène sur tout le globe. Il deviendrait alors pratiquement impossible de faire des bénéfices en faisant produire à un endroit et en vendant à un autre.

    Hors, l’économie mondialisée suppose que les individus circulent d’une part, communiquent d’autre part. Il est aussi très difficile de faire des échanges commerciaux en cloisonnant les valeurs culturelles.

    Le nationalisme, le racisme, l’islamisme, le communautarisme tombent à point nommé. En segmentant et en isolant les populations les unes des autres, une liberté de circulation restreinte est plus facile à justifier, de même que les inégalités entre pays. Il est donc possible de produire bon marché dans un pays A pour vendre dans un pays B.

    En outre, la suppression des frontières est une idée traditionnellement prônée par l’extrême-gauche. Si on y réfléchit bien, c’est l’idée libérale la plus débridée qui soit.

    1. « En outre, la suppression des frontières est une idée traditionnellement prônée par l’extrême-gauche. Si on y réfléchit bien, c’est l’idée libérale la plus débridée qui soit. »

      Il faut te remettre à jour : l’extrême gauche ne propose plus rien si ce n’est la défense des emplois et la lutte contre la finance internationale (NPA). Une sorte de gros syndicat d’enseignants abonnés au Monde Diplomatique (excellent journal au passage).

      Ensuite, le FdG n’est pas d’extrême gauche, et quand bien même il le serait, il ne prône pas la troisième internationale…ça se saurait.

      Sachant qu’en plus, la tendance à la gauche de la gauche est plutôt orientée protectionnisme et « limitation » des frontières en termes économiques, démondialisation, relocalisation, etc…

      « Hors, l’économie mondialisée suppose que les individus circulent d’une part, communiquent d’autre part. Il est aussi très difficile de faire des échanges commerciaux en cloisonnant les valeurs culturelles » :

      Encore une fois, je suis désolé de te contredire, mais tous les accords et traités européens ou mondiaux (OMC) stipulent la libre circulations des biens, de la finance, mais pas des personnes. Et quand ils y a « personne » sur le papier (Schengen), aucune harmonisation fiscale, du droit du travail n’ont été mises en place pour le permettre correctement (enfin si, pour les vacances, hein). Circulation : pour quoi faire ? Ben pour bosser…sinon la mondialisation ‘a pas besoin que les personnes se rencontrent. Y’a d’ailleurs un truc qui s’appelle Internet…

      « en cloisonnant les valeurs culturelles » : tu as tout dit…les valeurs culturelles…cloisonnées, mais à quel niveau ? Si c’est par les échanges culturels concrets, elles sont tout à fait limitées : les immigrés du sud viennent en occident pour trouver du travail, sortir de la misère, ils ne viennent pas faire des « échanges culturels ». Et les valeurs culturelles elles se font, bien décloisonnées, via le marché mondial de la culture. TV, films, musique : enfin ceux qui détiennent le droit mondial à déverser leur « culture » sur le reste du monde. Tu vois qui je veux dire ? Parce que la culture orientale, en termes d’échanges en occident, c’est assez modeste je trouve. Mais on doit bien pouvoir trouver un disque de Fairouz à la Fnac…

      Toujours est-il qu’il est très difficile de circuler si tu n’as pas un passeport d’un pays membre de l’OCDE. Par contre, si tu as quelques millions, ou des marchandises qui intéressent, fabriquées par des esclaves (parce que peu chères), là tu n’auras aucun problème pour les faire circuler. d’où que tu sois.

      Essaye d’aller te promener en Europe avec un passeport africain : tu vas déchanter très vite… et regarde les taxes douanières d’il y a 20 ans et aujourd’hui. Partout sur la planète… Amusant…

  7. J’écrivais la chose suivante le 25 avril dernier, entre les eux tours, in « Entre deux tours : la tentation néo-fasciste…? » http://reflets.info/entre-deux-tours-la-tentation-neo-fasciste/ :

    « Oui, nous sommes bien à une charnière, celle d’un système politique et d’une économie à bouts de souffle, et d’une population qui se raidit dans la crainte du lendemain, cherche des boucs émissaires et entre dans une vision du monde réduite qui la mène à « penser fasciste » sans même parfois s’en rendre compte.
    Pas la peine de dédouaner les électeurs du Front national, ils savent très bien ce qu’ils font, pour qui ils votent et la société qu’ils aimeraient avoir. Cette société est basée sur les principes fascistes de l’exhortation de la nation, des racines culturelles, de la reprise en main par la force pure et contraignante des valeurs d’origine, de l’élaboration d’une « communauté des sources » qui se défendra des envahisseurs ou enfants d’envahisseurs, celle des justes qui n’ont rien à se reprocher opposée à ceux qui la minent. Il y a 6 millions et demi de français qui ont cette orientation de pensée, ils votent FN. Et Peut-être bien encore 8 ou 9 millions en adéquation avec cette vision mais qui votent Sarkozy. Celui qui a créé le ministère de l’immigration et de l’identité nationale, a poussé à la politique du chiffre qui a engendré 800 000 gardes à vue par an, organisé les quotas d’expulsion d’immigrés clandestins, couvert le territoire de radars et de caméras de surveillance : la liste est longue… Mais tout ça, sans « être raciste », puisque le racisme n’est plus d’actualité : on ne fait que régler des problèmes, basés sur des constats. »

  8. Très bon article, très bien rédigé, dont je partage totalement le point de vue (en clair, on est dans la m….)

    Par contre, petit bémol : vous n’avez pas évoqué EELV, qui est au final, selon moi, LE seul parti à ne pas être tombé dans le combats sur les valeurs que vous évoquez.

    Mais le résultat est le même que votre constat : ils se sont fait écraser et leur discours n’a pas percé.

  9. « L’avantage de ce glissement de la politique vers la morale et les valeurs, est qu’il permet d’évacuer le vrai débat politique, l’opposition des idées »
    Je crois qu il y a la une erreur majeure. Les idées qu on peut defendre sont basées sur des valeurs. C est a partir de ses valeurs qu on va construire une vision de la societe et donc des projets, des lois …
    Par exemple, sous l ancien regime (pour prendre un exemple non polemique) l egalite n etait absolument pas une valeur importante pour la societe. On etait noble ou roturier et donc traité comme une merde ou non (par exemple un noble avait envoye ses valets rosser Voltaire car c etait bien bon pour lui)
    c est vrai que dans certains cas, des « valeurs » sont utilisés comme appeau afin de faire voter des gens contre leur interet matériel (ex les petits blancs chretien du sud des USA pour G W Bush) mais ca ne justifie pas l abandon de toutes valeurs dans le combat politique. Car le PS ou l UMP ont abandonné toute reference a des valeurs quelle quelle soient! Le gaullisme a disparu, le PS a l idée europeenne honteuse .. seul reste des stratégies electorales dont tout le monde sait qu elles n ont aucune valeur

    Quand au succes electoral du FN (comme parti), il est programmé vu que Flamby semble incapable de sortir la France de l orniere.

  10. Sois le bienvenu, émissaire.

    Tu soulèves plusieurs points délicats par ton intervention, mais je me permets de te faire remarquer que le sujet de l’Egalité est loin d’être non polémique contrairement à ce que tu dis…

    Mais je souhaiterai surtout mettre l’accent sur cette sur-focalisation dans ton propos sur les partis politiques.
    Je crois que commets là toi même une erreur majeure.

    Je te salue, mes pensées t’accompagnent, toi et un général, d

  11. Le complet, avec formule de politesse sincère :) :

    ——————

    Sois le bienvenu, émissaire.

    Tu soulèves plusieurs points délicats par ton intervention, mais je me permets de te faire remarquer que le sujet de l’Egalité est loin d’être non polémique contrairement à ce que tu dis…

    Mais je souhaiterai surtout mettre l’accent sur cette sur-focalisation dans ton propos sur les partis politiques.
    Je crois que commets là toi même une erreur majeure.

    Je te salue, mes pensées t’accompagnent avec bienveillance, toi et un général, dans la recherche de la seule voix pertinente, celle de ce 21e siècle à peine entamé mais déjà si visiblement disruptif à tous points de vue.

    —————-

    ;)

  12. Bel article.
    L’extrême droite qui « siphonne » les thèses d’extrême gauche , il y a un précédent historique : les nazis avant 34, année de la liquidation de Röhm et virage à droite toute.
    Charlie Hebdo, la veulerie gauchisante la plus crasse, rien n’a changé. Je me demande ce que ça fait de se retrouver en protection policière 7/7 quand on a craché sur l’état policier pendant des années. Une expérience surréaliste ?

    1. Il y a quelques CRS devant les locaux, j’appelle pas ça une protection policière 7/7 j.

      Et au passage, il y a une différence entre un État policier et État où la police qui fait normalement son travail.

      1. C’est en tous cas ce que prétend Charb: « Je préfère avoir deux fonctionnaires de police à mes côtés, comme ça, pendant ce temps-là, ils ne sont pas en train d’expulser des Roms, c’est le bon côté des choses »
        http://www.lepoint.fr/societe/charlie-hebdo-annonce-que-son-site-internet-a-ete-pirate-19-09-2012-1507843_23.php
        Mais bon, ils prétendent tellement de choses à Charlie Hebdo (pendant un moment ils ont meme prétendu etre de gauche, c’est dire!)

    2. Ce n’est pas très gentil pour les surréalistes. Mais en même temps quand on voit l’évolution d’un Malet… Cela dit Malet n’avait plus rien de surréaliste dans les années 80.
      On pourrait donc dire que c’est une expérience post-post-surréaliste.

  13. Allez, c’est TSCG aujourd’hui, soyons fun :)

    Cher Yovan, je crois que tu commets une erreur dans tes développements autour du concept d’espace démocratique que tu utilises.

    Tu sembles limiter cet espace démocratique à

    d’une part les devenus affligeants organes institutionnalisés qui ne participent quasiment plus à la démocratie (demos-kratos) mais au contraire l’étouffent, je pense évidemment aux partis, au parlement, au gouvernement, à la présidence, même au conseil constitutionnel, aux divers officines et cercles, et puisqu’il faut les pointer du doigt aux masse media, c’est dire à quel point mon diagnostic est dur

    d’autre part à ce/ceux qui dans la société a/ont réagi aux sales effluves et aux mensonges et manipulations de l’ensemble des acteurs sus cités.

    Mais de mon point de vue l’ « espace démocratique » est bien plus vaste que cela. Il me semble que en parallèle de la putréfaction et du renfermement sur eux mêmes des organes institutionnalisés, de réels et nombreux espaces démocratiques au sens propre se sont développés, ont été expérimentés, et dans des champs qui ne se limitent pas à la pure question politique.

    C’est un peu comme si la vie qui émane de la société et du peuple ne pouvait décidément pas être encadrée et éradiquée complètement par les forces puissantes citées précédemment.
    Elle trouve des voies pour continuer à exister.
    Elle est menacée, certes, et les tendances prises par les « institutionnalisés » sont très inquiétantes, affirmées et confirmées, et de nature clairement anti-démocratique.

    Mais comme l’espace démocratique les englobe, « ceux là », et non le contraire bien qu’ils le croient par suffisance et stupidité, je garde espoir pour l’issue de toussa, un espoir inquiet c’est vrai car l’étape dictatoriale et oppressive est largement engagée par « ceux là ».

    Bon mardi à toi.

  14. L’espace démocratique, dans un système représentatif et médiatique est, à mon sens très limité pour les « citoyens ». Si les consomm…pardon, les citoyens, ouvrent des espaces de discussions, de remise en question, de propositions, ceux-ci sont très limités, et même quand ils prennent de l’importance, ils sont théoriques. Donc produisent une forme de « fiction ».

    Pourquoi ? Puisque tout ce qui peut être proposé, discuté par le « peuple », (pardon, la masse populaire, les administrés, enfin disons les 90% qui n’ont ni accès aux sphères du pouvoir politique, ni ne peuvent aller festoyer toute l’année dans l’Olympe mondial) n’a aucun effet concret. Le politique dispose, agit en total décalage avec les aspirations des consommateurs de la nation, se fait élire en trahissant immédiatement ses engagements qui lui ont permis de gagner les suffrages.

    Le pouvoir politique ne craint rien, et surtout pas le peuple, il le fait savoir. Si le peuple commence à grogner, ce qui peut arriver, le politique est immédiatement en mesure de créer une « union nationale » (républicaine) et très sincèrement, envoie les forces de contrôle et de préservation de l’unité républicaine. Voire l’armée si la grogne prend la forme d’émeutes.

    Sachant qu’une ennemi intérieur (mais extérieur aux valeurs républicaines partagées par le plus grand nombre) est bien mis en avant : il s’appelle l’islamisme radical. Et l’Etat, le politique, nous en protègent. Cette équilibre permanent dans le déséquilibre, massivement communiqué par les mass-médias est le meilleur moyen de paralyser toute forme de changement. Qu’il soit pacifique ou non.

    C’est pourquoi, à mon sens, et c’est mon sens, je l’assume, chacun est libre de penser que je me plante, l’issue favorable ne se situe pas dans une prise de position politique établie, ni dans une lutte contre, etc…

    Le champ politique est mort, comme Dieu est mort chez Nietzsche si tu vois ce que je veux dire. C’est mon avis et cet article explique pourquoi je pense cela.

    Il reste par contre des « solutions » face à ce constat, et celles-ci sont très intéressantes, et offrent de très belles perpectives d’avenir.

    Ces issues passent par une sortie des « valeurs », de la « morale », de la « croyance » (n’importe lesquelles : politique, écologique, économiques, religieuses, etc…).

    Ce refus de prendre position, ce refus de s’insérer dans un cadre idéologique permet de se mettre au travail. C’est-à-dire produire des espaces, neutres : de travail, de vie, de culture, de lien social, etc…

    Juste parce que l’énergie que tu mets à produire ces espaces n’est pas perdue dans la « lutte » contre, ou la « promotion de » : ces luttes et promotions, toujours bien embarquées idéologiquement ne créent qu’une chose : du discours, des dissensions, et sont en plus récupérées par la machine à faire du pognon qui sait très bien faire cela. Si la lutte écologique fonctionnait, ça se saurait, nous ne serions pas dans l’état de délabrement environnemental dans lequel nous sommes…

    Je répète donc que les hackerspaces sont une voie intéressantes, et que comme ils sont avant tout le fait de passionnés de technologie, il faut créer des hackerspaces d’autre chose que de la technologie : agriculture, habitat, bio-diversité, sociologie, économie…

    Et monter des projets, pour le pied, et parce que ça nous servira. L’orientation est toujours la même : s’autonomiser, se rendre le plus indépendant possible de la machine qui broie, retrouver le sens du partage social réel et physique : je peux me passionner et bosser sur des techniques de maçonnerie avec des « mecs de droite » : quand on s’embarque là dedans, plus personne n’est de droite ou de gauche. Parce qu’en réalité, quand on est passionnés et qu’on partage des choses, on retrouve le sens de l’humanité. Et on sort de l’illusion. Et ça fait du bien.

    Faire est salvateur. Dire et faire savoir est important. Mais ne changera pas la donne. En tout pas la mienne, ni la tienne. Alors que si on fait des trucs concrets, ça nous changera notre environnement, et ça changera notre rapport au monde.
    D’où le fait qu’Internet est génial, mais aussi une sacrée saloperie pour l’homme debout…

    Bien à toi.

    [Ma compagne m’a lancé sur la construction d’un four à pain. Excellent. En plus on va inviter les voisins qui le veulent, à faire cuire leur pizzas, pains et quiches chaque semaine. Si ils veulent bien.]

  15. Tout a fait d’accord avec Yovan concernant ce billet.
    Le problème FN n’est pas un problème politique en premier lieu mais surtout un problème idéologique ancré dans bon nombres de partisants qui peuvent voter ailleurs (PS, UMP, FDG, etc).

    En PNL on appelle cela un ancrage.

    Exemple au travers des médias :
    Sur BFM, Karabatic était le « meilleur joueur de l’histoire du hand français » il y a quelques temps. Aujourd’hui il est « d’origine serbe ».

    http://www.pnlarticles.com/lancrage-en-pnl-cest-quoi/

    POur les flémards du clic :
    Définition =>
    “Réponse acquise et entretenue sous l’effet d’un premier stimulus auquel on associe un second stimulus, qui est ensuite substitué au premier et qui provoque alors la même réponse que le stimulus initial.“
    […]
    « ➫ Choisir un état désiré.

    ➫ Choisir une expérience passée où cet état émotionnel a existé.

    ➫ Choisir un stimulus unique qui permettra d’ancrer l’état désiré.

    ➫ Ressentir l’état désiré en visualisant l’expérience passée et poser l’ancrage.

    ➫ Répéter et valider l’ancrage.

    Il existe plusieurs types d’ancres :

    ➡ Les ancres gestuelles, kinesthésiques. Une ancre kinesthésique est associée à un geste (claquement de doigt, poing serré etc…). Veiller à utiliser des gestes discrets.

    ➡ Les ancres visuelles internes et externes. Une ancre visuelle est associée à une image interne (mémorisée, VAKOG Int.) ou externe (ce que je vois présentement dans la situation vécue. Attention à être sûr de la retrouver à chaque fois que vous en aurez besoin.)

    ➡ Les ancres auditives. Une ancre auditive est associée à un son (musique, mot, phrase prononcée intérieurement)

    ➡ Les ancres portatives. Une ancre portative est associée à un objet que l’on porte sur soi (montre, boucle d’oreille, pendentif etc.) Attention; si vous utilisez une ancre portative, pensez à l’avoir sur vous pour retrouver votre état interne associé.

    ➡ Les ancres spatiales. Ce sont des ancres associées à des emplacements précis dans un lieu. Les acteurs de théatre les utilisent à un endroit de la scène pour apprendre un texte précis. a n’utiliser que dans des cas où vous êtes sur de pouvoir retrouver les mêmes emplacements pour un état interne donné que vous souhaitez appeler.

    L’efficacité d’un ancrage réside :
    1- Dans l’intensité de la visualisation et du ressenti dans la quatrième étape.
    2- Dans la congruence du choix de l’ancre en fonction de l’état désiré et de la situation vécue.
    2– Dans la répétition de l’ancrage. Faite sle jusqu’à ce que l’état interne désiré apparaisse instantanément.
    Des exemples de techniques d’ancrage sont développés dans l’Espace exercice. »

  16. @Yovan et Snow

    Je repars sur la base de la réponse de Yovan au sein de laquelle je réagis assez brièvement après les >>>, sinon ça va partir en couille (dans tous les sens), ça part toujours en couille je trouve les échanges « gros bloc » répond à « gros bloc » sur internet.

    L’espace démocratique, dans un système représentatif et médiatique est,

    >>> Ohla, dès le début tu restreints l’espace démocratique au système représentatif et mediatique, ce que ci-dessus je disais être à mon avis une erreur concernant ce qu’est le « espace démocratique », qui englobe ce système là et non le contraire.
    C’est parce que l’écart de représentativité et de légitimité entre l’espace démocratique (la Cité) et les seules formes institutionnalisées dont tu parles est devenu énorme et grandit encore que employer le terme d’espace démocratique comme tu le fais me semble être une grave erreur, car elle sert à entretenir le statu quo en enfermant les esprits dans un cadre strict voulu par ceux là même qui n’ont plus de valeur(s) démocratique(s).

    à mon sens très limité pour les « citoyens ». Si les consomm…pardon, les citoyens, ouvrent des espaces de discussions, de remise en question, de propositions, ceux-ci sont très limités, et même quand ils prennent de l’importance, ils sont théoriques. Donc produisent une forme de « fiction ».

    >>> Je suis heureux que tu emploies le mot de citoyen, qui renvoie à Cité. Car il y a des mots qu’il faut répéter et auxquels il faut redonner du sens, car ils ont été « déformés » de manière calculée par certains mais hélas aidés par des ânes répétant sans savoir ce qu’ils faisaient en répétant ; une bonne part des employés de media font partie des ânes…
    Citoyen en est un.
    France aussi, puisque prononcer ce mot sans active à présent dans bien trop d’esprits des notions aussi inappropriées que renfermement, nationalisme, etc etc
    C’est aussi grotesque et triste que ce qu’active à présent le mot « musulman » dans bien trop d’esprits -:(
    Et toi même il me semble tu t’es fais piéger sur le mot politique, que tu sembles associer à sa dimension la plus pauvre, la politicaillerie, la vie politicienne, la conquête du pouvoir. Alors que de mon point de vue la Politique, et je mets une majuscule, est à retrouver.
    Concernant ce que tu dis sur « fiction », oui. Mais il me semble aussi dans cette fiction réside une partie des semences pour Politique, alors je ne la dénigre pas, je la trouve simplement insuffisante et inaboutie.

    Pourquoi ? Puisque tout ce qui peut être proposé, discuté par le « peuple », (pardon, la masse populaire, les administrés, enfin disons les 90% qui n’ont ni accès aux sphères du pouvoir politique, ni ne peuvent aller festoyer toute l’année dans l’Olympe mondial) n’a aucun effet concret. Le politique dispose, agit en total décalage avec les aspirations des consommateurs de la nation, se fait élire en trahissant immédiatement ses engagements qui lui ont permis de gagner les suffrages.

    >>>cf ci dessus et l’écart de légitimité. Qu’ils continuent donc ainsi les « professionnels », cela nous arrange au final !

    Le pouvoir politique ne craint rien, et surtout pas le peuple, il le fait savoir. Si le peuple commence à grogner, ce qui peut arriver, le politique est immédiatement en mesure de créer une « union nationale » (républicaine) et très sincèrement, envoie les forces de contrôle et de préservation de l’unité républicaine. Voire l’armée si la grogne prend la forme d’émeutes.

    >>> Pas du tout d’accord Yovan. A présent je sais que le « pouvoir » a peur du peuple. Très peur même. Ils sont bunkerisés.
    Le point que tu soulèves concernant « les forces de contrôle et de préservation de l’unité républicaine » (sic) est compliqué. En effet il y a risque de tentative de canalisation des mécontentements du peuple et de ses aspirations! par des pseudo issues salvatrices, mais d’une « sagesse » et d’une normativité telles que cela reviendrait avec la castration des mécontentements et des aspirations populaires (plus ou moins conscientes, les aspirations).
    Mélenchon est évidemment un de ces pseudo salvateurs.
    Un général très « formé » m’inquiète un peu sur ce point, malgré son engagement louable et sans faille sur un sujet crucial.
    Et d’autres ont ces velléités normalisatrices de conservation de ce qui doit être balayé pour laisser place à du neuf, et d’autres encore ont ce type de faiblesse normative car coupés de la société vivante à force de prières et de cérémonies. Etc

    Sachant qu’une ennemi intérieur (mais extérieur aux valeurs républicaines partagées par le plus grand nombre) est bien mis en avant : il s’appelle l’islamisme radical. Et l’Etat, le politique, nous en protègent. Cette équilibre permanent dans le déséquilibre, massivement communiqué par les mass-médias est le meilleur moyen de paralyser toute forme de changement. Qu’il soit pacifique ou non.

    >>> Grand classique -:(

    C’est pourquoi, à mon sens, et c’est mon sens, je l’assume, chacun est libre de penser que je me plante, l’issue favorable ne se situe pas dans une prise de position politique établie, ni dans une lutte contre, etc…

    Le champ politique est mort, comme Dieu est mort chez Nietzsche si tu vois ce que je veux dire. C’est mon avis et cet article explique pourquoi je pense cela.

    >>> (… suite de plus haut) Alors que de mon point de vue la Politique, et je mets une majuscule, est à retrouver.
    Il n’y a pas de société possible sans Politique, voyons Yovan ! -:)
    Ensuite, mais là c’est plus pragmatique, des positions et actions « pour » ou « contre » me semblent indispensables. Il y a des forces qui s’activent, et de toutes sortes, des projets qui s’élaborent et de toutes sortes, et je tiens à contribuer même modestement à en affaiblir certains et à en renforcer d’autres, car les premiers me déplaisent, et les seconds même si non parfaits servent ce que je conçois comme Politique.
    Exemple, 1 : je m’engage et prend position à Reflets -;)

    Il reste par contre des « solutions » face à ce constat, et celles-ci sont très intéressantes, et offrent de très belles perpectives d’avenir.

    Ces issues passent par une sortie des « valeurs », de la « morale », de la « croyance » (n’importe lesquelles : politique, écologique, économiques, religieuses, etc…).

    Ce refus de prendre position, ce refus de s’insérer dans un cadre idéologique permet de se mettre au travail. C’est-à-dire produire des espaces, neutres : de travail, de vie, de culture, de lien social, etc

    Juste parce que l’énergie que tu mets à produire ces espaces n’est pas perdue dans la « lutte » contre, ou la « promotion de » : ces luttes et promotions, toujours bien embarquées idéologiquement ne créent qu’une chose : du discours, des dissensions, et sont en plus récupérées par la machine à faire du pognon qui sait très bien faire cela. Si la lutte écologique fonctionnait, ça se saurait, nous ne serions pas dans l’état de délabrement environnemental dans lequel nous sommes…

    Je répète donc que les hackerspaces sont une voie intéressantes, et que comme ils sont avant tout le fait de passionnés de technologie, il faut créer des hackerspaces d’autre chose que de la technologie : agriculture, habitat, bio-diversité, sociologie, économie…

    >>> Allons Yovan… Où as tu vu que les hackerspaces étaient « neutres » Politiquement.
    Ils sont juste en dehors des tatouages usuels etc pour cheptels ou esprits vieillis etc, et c’est très bien comme ça. -:)
    Mais « neutres », oh que non !
    Il y a énormément de hackerspaces de toutes sortes je trouve, cela me plait énormément.

    Et monter des projets, pour le pied, et parce que ça nous servira. L’orientation est toujours la même : s’autonomiser, se rendre le plus indépendant possible de la machine qui broie, retrouver le sens du partage social réel et physique : je peux me passionner et bosser sur des techniques de maçonnerie avec des « mecs de droite » : quand on s’embarque là dedans, plus personne n’est de droite ou de gauche. Parce qu’en réalité, quand on est passionnés et qu’on partage des choses, on retrouve le sens de l’humanité. Et on sort de l’illusion. Et ça fait du bien.

    Faire est salvateur. Dire et faire savoir est important. Mais ne changera pas la donne. En tout pas la mienne, ni la tienne. Alors que si on fait des trucs concrets, ça nous changera notre environnement, et ça changera notre rapport au monde.

    >>> Concrets ? Qu’on peut toucher avec les mains c’est ça ? -;)
    Assange a fait…
    J’accorde par exemple beaucoup d’importance à la protection des whistleblowers en Politique, pour plusieurs raisons, de la plus opérationnelle à la plus philosophique.

    D’où le fait qu’Internet est génial, mais aussi une sacrée saloperie pour l’homme debout…

    >>> Je crois comprendre ce que tu veux dire. Mmmh. On en reparlera cher Yovan.

    Bien à toi.

    [Ma compagne m’a lancé sur la construction d’un four à pain. Excellent. En plus on va inviter les voisins qui le veulent, à faire cuire leur pizzas, pains et quiches chaque semaine. Si ils veulent bien.]
    >>> -:) Ta compagne te va si bien, ça me semble si clair que c’en est beau -:) Bonne construction de four à toi, je ne doute pas que les voisins suivront, mais ça va vous demander un peu d’énergie pour animer.

    1. Allez taquin, va bosser sur le four, sinon tu vas te faire taper sur les doigts par la patronne qui t’a « lancé sur la construction » (sic) :)
      On aura l’occasion de recauser de tout ça.

        1. Ce serait une vraie perte, en effet, de l’avoir lancé trop loin. Tiens nous au courant quand tu le retrouves, il me manque déjà, et moi je n’ai pas de four à faire construire contrairement à toi -;)

          Bonne journée à toi très chère epimae

          1. je l’ai retrouvé… Un peu cassé par le lancement mais je vais le réparer :)
            Bonne soirée cher amicalement. (ça me fait penser qu’il faut que je lance une chronique et j’ai pas le tps en ce moment… Beaucoup trop de choses à lancer ces temps ci… )

          2. :) Très bonne nouvelle epimae !
            Prends en soin, de mon côté j’ai boucmarqué 3 liens de politique française donnés plus bas que je lirai dans le calme avec grand intérêt, et respect.

            Que le Grand Four soit avec toi.

    2. Vite fait, because…

      L’approche par le nihilisme explicatif me déplait, je la trouve étriquée.

      Je trouve bien plus intéressante, et à mon avis pertinente au regard de hackers/politique ou du sujet traité dans ce billet, par exemples, celle qui parlerait de nominalisme par opposition à l’empirisme.

      Nezenmoins, ni l’une ni l’autre ne me semble suffisante pour penser et agir Politique à ce jour.

      Bonne journée.

  17. C’est une version plus longue d’une chose que je dis parfois: « sur le terrain des idees, battre l’adversaire avec ses propres armes revient a lui donner la victoire. »

    Gagner en assumant ses idees, c’est donner tort aux idees que l’on etait cense defendre. Qui est le vainqueur quand je finis par gagner aux poings alors que je pretendais que la force ne resoud pas les debats? (C’est caricatural, mais clair.)

    Dans un simple combat pour la survie, les armes importent peu: le vainqueur est le dernier debout, point. Mais dans une joute d’idees, le choix des armes est a l’inverse plus important que d’ecraser son adversaire.

    Dommage que notre societe d’apparences ne s’en soucie plus: elle glisse vers ce qu’elle pretend execrer. Au final, on y perd simplement en verite, en honnetete, mais qu’importe si nous sommes de toutes facons si prompts a nous mentir a nous-memes?

    1. C’est très juste ce que tu dis, très sage, même si comme tu l’admets un peu « caricatural ». Car il en va des styles également, certes sont ronds et moelleux, d’autres plus anguleux et fermes. Tiens, Yovan d’ailleurs est les deux à fois je trouve, d’ailleurs -:)
      Mais « crénom de widget non annoncé »…

  18. Monsieur Yovan ne parlez pas de politique car vous n’êtes pas de taille, trop de blabla indigeste et pré-mâché et trop peu de références. La victoire du FN aux prochaines élections, tout le monde peut le prédire, il suffit d’aller au bistrot du coin pour entendre ce genre de discours qui ne date pas d’aujourd’hui.

    Une seule chose est sûre, nos pays démocratiques se radicalisent et les peuples deviennent idiots car ils ne déchiffrent plus rien, noyés qu’ils sont sous les idioties.

    Dans cet article, vous mélangez tout, vous collez des étiquettes à gauche et à droite, vous contribuez à l’ignorance généralisée et je ne vous en félicite pas.

    Dommage, il y a parfois des choses intéressantes sur ce site.

    1. Je ne trouve pas que Yovan dans cet article contribue à l’ignorance généralisée, comme vous susurrez, au contraire, même si je me suis permis des remarques critiques amicales pour avancer l’un l’autre je l’espère.

      Par contre, vous, à part le vide, ou pire une odeur très déplaisante, je n’ai rien constaté dans votre « apport » sur Reflets !

  19. Je vote toujours aux extrèmes, c’est ma façon d’etre centriste.
    je me sert de la contine des trois petits cochons à haute voix dans l’isoloir pour départager les concurrents.
    La tête des scrutateurs est un moment de joie à chaque élection renouvelé.

  20. Excusez moi pour ce déterrage (je me fait tout les articles RSS mis de côté) mais ça ne fait pas de mal :
    « … Charlie Hebdo … défenseurs de la laïcité et de la liberté d’expression. » => Et bien ils ont quand même réussie malgré eux.
    « mais qui se droitisent avec un Valls au ministère de l’intérieur » => C’est réglé maintenant… oh wait !!!
    « L’insécurité est une valeur sure, qui se discute non pas en termes de causes, d’étude et compréhension des racines de cette violence » => Franchement, je ne me souviens pas une seule fois avoir entendu un discours politique dans ce sens.

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