Pas fini

À la maison, j’ai un chat pas fini. Pour une raison ou pour une autre, il a du mal à diriger son train arrière. Il passe son temps à se cogner partout, à tomber dans
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97 thoughts on “Pas fini”

  1. Comme il ne veut plus voter, peut-être que l’on pourrait avoir vachement envie de voter pour lui.

    Je parie un sac de croquettes que Laurent Chemla il est même pas cap de se présenter aux européennes (pour le PP, mais pas que)

    Et en payant en nature le chat d’un citoyen pour qu’il se présente on a déjà fait un grand pas par rapport au système Dassault, non ?

    1. Le PP c’est ce truc dans lequel les feministes pour la censure du web ont fait de l’entrisme, mais comme elles sont votre surmoi, vous avez laissé faire ?

      Vous avez eu une fois mon vote, vous ne l’aurez plus.
      C’est un choix que vous avez fait.

        1. Par rapport au lien que cite anonyme:

          Moi, quand je lis le forum du parti pirate, je ne les trouve pas libérals, ils moderent à tour de bras (certains s’en sont vexés).
          L’auteur de l’article que tu cites leur reproche de ne pas etre dirigiste… mais au contraire c’est ce que moi je leur reproche.
          C’est des pirates en théorie, pas le gosplan avec de « la cohérence de gauche chimiquement pure ».
          L’auteur de l’article mélange allegrement liberté, liberalisme social et liberalisme économique.
          La liberté c’est mal, parce que la liberté, c’est le libéralisme…

          Je le cite:
          « Déjà, « liberté » dans une déclaration de candidat c’est pas compliqué, ça veut dire : le libéralisme c’est bien. »
          Après, oui, le passage dont il parle sent un peu le libéralisme économique…
          Par contre sous entendre que la liberté c’est d’extreme droite… bof quoi… (c’est bien toi qui parle d’entrisme d’extreme droite ?)

          J’attend avec impatience que les gens de ma generation accedent au pouvoir. Chacun voudra tirer de son coté et prendra les autres pour des cons. Je sens que ca va etre drole…

          Tiens, moi je parlais de ça:
          http://forum.partipirate.org/discussions/feminisme-t10147.html

          Le feministe, c’est pas libéral, hein.

          1. Les libéraux, les riches, les fascistes etc(c’est la même famille) ne jurent et ne parlent que de LIBERTÉÉÉÉÉÉÉÉÉ, si si, je t’assure(si t’es pas au courant c’est que t’as raté les 30 dernières années de leur propagande effréné).

            Sauf que faut savoir interpréter ou analyser en profondeur.
            En réalité ils parlent de LEUR liberté, a EUX.

            Leur liberté d’exploiter les gens, leur liberté de les traiter comme de la merde, leur liberté de les écraser, les taper, s’en débarrasser et plus si affinités.

            Ensuite il y aurait la liberté de chacun de faire des choix au pays de binounours, y’en a donc qui choisissent d’etre héritier et d’autres clochard, hein, en gros, pour résumer.

            Mieux que ca, ya les gens libre tu vouaaaa, les gens indépendant de tout jusqu’au bout des tiff, en lévitation, totalement objectifs, neutre qui agissent de leur propre chef, ils SONT et puis voila, comment mieux te dire ca, j’sais pas, suffit d’y réfléchir deux secondes, LA LIBERTÉ ca n’existe pas, on ne fait toujours quoi qu’il arrive qu’obéir plus ou moins et faire des choix dans une cadre de restrictions qui vont dans un sens ou dans l’autres etc.

            Après quoi, tous les gens qui n’ont que ce mot la a la bouche ne peuvent que, soit etre débiles soit prendre les gens pour des cons.(c’est toujours un peu des deux dans différentes proportions)

            Qu’en plus on retrouve étrangement toujours certaines convictions, certaines personnes et certains autres types de mots dans le discours de ces gens élimine définitivement toute coïncidence et les ancre de fait dans un camp.

            Et alors suffit d’avoir toute la guignolerie sur leszesstrèmes et on a le jackpote et un parfait cocktail pour etre a minima le super idiot utile de l’extrême droite ou de la droite tout court d’ailleurs, aussi.

            Bref, je sais pas si t’as lu les commentaires du billet, mais ils confirment immédiatement ce qui est dit dans le fameux billet.

            Sinon il n’est pas dit et moi non plus que la liberté c’est d’ED, par contre que le PP papote tranquille avec, entre autre, enfin suffit de lire.

            Par contre désoler je vais pas me fader ton lien, ca n’apportera rien et je manque rien si je lis pas je pense(a 1ere vu c’est l’eternel dé »bat sur le féminisme blabla, ca va…).
            Soit on a a faire a « la branche frappadingue du féminisme », soit pas et j’ai pas envie de me taper un débat d’un parti dont je me fout, qui ne sert a rien etc

          2. Il n’y aurait donc qu’une liberté ?
            La mienne.
            Non, par contre le sais que les gens qui veulent m’imposer leur égalité à eux ne se préoccupe que peu ou pas de ma liberté.
            Quoi de mieux que de faire l’amalgame entre liberté et fascismes pour décider de ma vie à ma place ?

            Et bien sur, ca ce n’est pas le fascime ?
            Oui, c’est le novlangue.

          3. « La liberté de soi s’arrête à celle d’autrui » et réciproquement « La liberté d’autrui s’arrête à soi-même »

  2. Si je suis globalement d’accord sur le fait que les élites politiques sont déconnectées de la vision qui est celle des utilisateurs – plus ou moins – avancées du web et d’Internet en général, je ne pense pas que l’on puisse se passer de la démocratie représentative.

    D’ici une dizaine d’années, ou deux, les élus auront changé et seront plus au fait de cette nouvelle réalité et alors, les choses iront sans doute mieux.

    Arrêtons de crier au loup ! Il n’y a qu’une faible minorité des élus qui soit corrompue. La plupart ne comprend simplement rien à cet outil.

    Arrêtons de vouloir tout de suite un changement ! A l’heure des réseaux, nous avons perdu notre patience. Gardons-là, elle nous est précieuse.

    Bonne soirée,
    Inferno

    1. Dans la ligne de mon commentaire ci-dessous, j’approuve celui-ci mais en partie seulement.

      La patience est une vertu. Mais pas la passivite.

      Certes, le changement prendra du temps, mais il ne se produira pas par lui-meme. Surtout pas quand ceux qui sont au pouvoir font tout pour prevenir le changement.

      1. Certains pays arrivent à se passer de la démocratie (mot drôle, fourre doigt dans l’œil) uniquement représentative (surtout accolé de cette horreur).

        Si seulement, au moins les représentant n’était pas élus pour éviter ce qu’on pensait pire, mais qui finalement est aussi mauvais, comme on constate à chaque fois…

        Si seulement, il y avait des votations comme dans beaucoup d’autres pays, des moyens de se grouper et d’influencer les décisions, comme dans beaucoup d’autres pays…

        Mais non, on nous ferme les robinet de l’égalité déjà bien bouchés. On ferme la valve de la fraternité, déjà bien grippée. L’alimentation par la liberté, c’est même plus la peine d’y penser.

        Les paysans n’ont plus le droits aux graines de la nature (pendant qu’on la détruit à coup d’OGM non reproductibles et de pesticides), les gens de s’échanger librement la culture et les artistes de la diffuser librement (pendant que des dizaines de milliers de livres sont détruits dans les inondations de la bibliothèque nationale, et que les éditeurs mettent des millions d’œuvres au pilori).

        Des politiciens qui prennent comme référence, Napoléon, avec sa réintroduction de l’esclavage, ses guerres et ses paquets de morts. De Gaulle Avec ses bombes atomiques testés sur des civils, son changement de République, le désarmement de la résistance, seule apte à nous défendre, puisque du peuple et contre les fascistes, comme nous tous, remis en préfecture des zélés du Régime de Vichy, la violence envers les étudiants plutôt que son écoute en 68. Et des cas encore plus désespérés qui prennent Charlemagne, celui qui à obliger toute l’Europe à devenir chrétienne par les armes (avec les conséquences dramatiques qu’on connaît depuis), Napoléon d’une autre époque… Je ne pense pas que les gens à qui on ai laissé ou cru confier le pouvoir puisse changer, on le voit bien en plus de 1000 ans d’histoire de France. On pourra toujours dire qu’au moins Charlemagne avait fait la minuscule caroline, ou Napoléon la margarine… pour mieux faire passer la pilule.

        C’est comme ça dans le premier pays qui censure twitter sur la planète…

        En Corée du Sud, lorsque l’Empereur Sejong le Grand en 1443 fait établir l’alphabet hangeul à la place des caractères chinois, pour faciliter l’imprimerie en caractères mobiles (10 ans avant Gutenberg), permettant la diffusion plus rapide de la culture et l’apprentissage de l’écriture, et probablement plus d’autonomie dans le pouvoir, dans le pays dit crevette entre les deux baleines (Japon et Chine), très vite les roturiers dans leurs échanges ont commencé à écrire des pamphlets sur les rois. Cette écriture fut alors interdite en 1504 par Yeonsangun, jusqu’à la fin du XIXe siècle.

    2. Pas d’accord.

      Regardez les élus d’aujourd’hui. Combien sont là depuis 10 ans, 15 ans ? Sont-ils aujourd’hui différents de ceux qui étaient déjà là quand eux sont arrivés ?

      La réalité, c’est qu’une fois élus, ils se glissent confortablement dans le moule. Et rien ne change.

    3. Montesquieu (un des de ses principal partisan) légitimait la démocratie représentative du fait qu’à son époque, seulement les élites (riches) étaient aptes à savoir ce qui était bon pour la nation, car, entre autre, ils avaient l’éducation, et étaient exempt des vices qu’entraîne la pauvreté.
      Il m’apparaît comme difficile, devant l’étendue actuelle de la connaissance de l’humanité, que nos « élites » actuelles aient le monopole de l’éducation et du bon sens. De plus, l’esprit de la démocratie représentative me semble un peu dénaturé avec le suffrage universel.
      Comme le dit « personne », on a pas vraiment le temps de participer à tous les débats de société (demandez à un suisse si il est content d’aller voter pour un referendum chaque semaine), de plus tout le monde n’a pas les mêmes domaines de compétences. La démocratie directe et universelle ne semble donc réellement envisageable.

      Pour moi l’idéal serait donc une démocratie « semi-directe » avec des mandats impératifs, décentralisée (une place beaucoup plus importante aux collectivitées locales), et où les représentant seraient concernés (il est tellement plus facile de prendre des décisions quand on a pas à en assumer les conséquences et/ou les foudres des personnes lésées) et ne s’exprimeraient que sur des sujets dont ils estiment avoir les compétences pour en apprécier tout les enjeux, n’hésitant pas à faire appel à des personnes compétentes le cas échéant…
      Même si il s’agit ici moins de réforme politique que de changement de la « nature humaine », cela me semble à l’heure actuelle, avec la technique à notre disposition (qui multiplie nos compétences, comme dit dans l’article, mais, aussi notre incompétence et notre stupidité) la seule solution viable.

      Attendre que les élus évoluent et soient au fait de LA réalité (je préfère à « cette réalité »), me fait peur à la vue de ce qu’ils font actuellement (lois récentes + http://zythom.blogspot.fr/2010/12/loppsi-2-article-4.html), et surtout à la pensée que malgré l’attente, aucune amélioration n’est promise.

      En tant que jeune, je ne peut que partager les doutes de Labosonic et beby.
      (attention, tout ce qui suit est marqué d’une forte rancoeur assumée à l’égard de l’Éducation Nationale)
      D’une part, car sortant d’un bac S-SI (sciences de l’ingénieur), absolument aucune formation informatique ne nous a été offerte, pas même d’options, nos seuls passages sur l’ordinateur était pour utiliser des logiciels datant de 1998 pour l’électronique; alors qu’on était censé être la filière la plus « geek » du lycée.
      D’autre part, car dans de ce que j’ai vu du supérieur (droit, physique, staps, ou même informatique) pas grand monde ne semble s’intéresser à ce qui éxiste en dehors des cours, et donc utiliser internet (ou même ne serait-ce que le web) comme il le faudrait et donc ne sont pas aptes à comprendre les enjeux actuels, et donc encore moins à prendre la défense de ce qui pourtant me semble être un échappatoire à la course au crash contre le mur, c’est à dire l’éducation et l’ouverture d’esprit.

      À la place on a des doses excessives de reséaux sociaux, et League Of Legend.
      Qui faut-il blamer ? ces élèves qui ne s’intéressent à rien, ceux qui leur ont appris à ne pas vouloir apprendre, ou bien ceux qui leur mettent la pression pour continuer à appovisionner l’usine à adultes, et ses insipides diplômes; ou tout le monde en même temps ?

      Le seul point positif que je vois, ce sont les ordinateurs de la B.U. sous Ubuntu, qui permettent de montrer que GNU/Linux ce n’est pas que pour les associaux sachant différencier POP EAX de PUSH EAX… Même, si au final, un « Mac C tr0 K0ule & pour les élite Kome Mwa && sa ce sinchronise avec mon Ifone » et que personne ne se penche vraiment dessus (Ubuntu).

      Tout ça pour dire que je ne pense pas qu’il faut s’attendre à ce que la jeunesse, bien que baignant dans ces nouveautés technologiques, ne dirige spontanément l’humanité vers un monde de savoir et de tolérance, ou même, un monde où internet aurait la place que l’article voudrait qu’il ait…
      Il faut continuer l’éducation et la banalisation (par exemple, les enjeux de la différence P2P/client-serveur, ou l’apport d’internet par rapport au minitel, puisque one ne l’a pas connu le minitel) et surtout, en fait, inventer une substance qui rendrait les gens curieux.

      1. Putain, m’en parle pas. J’ai un diplôme d’ingénieur en informatique et il a fallu que j’attende ma 3ieme année après le bac pour commencer à apprendre de vrai trucs d’informatique.

        Quand tu es vraiment passionné et que tu t’y intéresse pour de bon, ça fait belle lurette que tu sais faire la diférence entre un char et un float et que tu sais à quoi servent cd et ls …

        Bref 5 années de ma vie pendant lesquelles j’ai suivit des cours qui m’ont presque rien appris (ou alors sur pleins de trucs qui n’ont rien a voir avec l’informatique), tout ça pour un diplôme.

      2. Je pense que le propos de YetAnotherZombie n’était pas tant l’incohérence dramatique du système éducatif actuel (du moins pas directement) que les zombies, moutons et soi-disant-futurs-élites-du-pays que cela génère, qui ne sont absolument pas sensibilisés aux enjeux du numérique et qui confondent Interrnet, Web, Google, Chrome, Facebook… et qui ne connaissent d’ailleurs que ça.
        Le système éducatif ne forme pas des êtres dotés de sens critique ou de raison, il forme des « cons » au sens premier du terme, peu soucieux de comprendre leur environnement et d’anticiper leur vie et celle de la société plus loin que leur prochain post facebook.
        Donc la salvation n’est pas à attendre de nos futurs « jeunes » dirigeants, mais de ceux qui « comprennent » les enjeux actuels, et ce malgré le fait qu’ils n’aient pas participé au formatage de masse qui vous délivre ce petit bout de papier final qui permet de s’exprimer avec légitimité, quel que soit le degré de connerie ou de bon sens que l’on soit capable de débiter.

  3. Jolie metaphore.
    Nos dirigeants ne seraient pas plus stupides que d’autres, juste cloisonnes dans leur mode de pensee de l’ere pre-Internet.
    C’est une idee que je partage, et qui explique certains autres elements, en particulier la raison pour laquelle les politiciens accordent si facilement des lois au lobbies du divertissement a l’encontre du numerique. La peur commune de ces deux groupes d’interet envers Internet, pour des raisons similaires, les conduit a vouloir et a s’accorder un controle toujours plus dictatorial sur cet outil. Et le plus amusant est la rhetorique appliquee a ces decisions, tentant selon les besoin des comparaisons maladroites avec le monde reel ou a l’inverse prenant des distances avec le monde analogique pour justifier tout et n’importe quoi.

    Cette peur commune des politiciens et des majors du divertissement, c’est la perte d’un monopole. Le monopole de la parole publique. Chacun dans son domaine jouissait du privilege d’etre « celui qui parle », donc « celui qui sait ». Qui sait ce qui est bon pour nous, qu’il s’agisse d’administrer nos vies ou de s’amuser. La tele, media a sens unique et sans memoire, ne souffrait pas la contradiction, ne permettait qu’a un petit nombre de s’exprimer a un moment donne.
    Internet est le symbole de la veritable liberte d’expression, ou chacun a la possibilite (pas toujours exploitee, mais c’est hors-sujet) de se faire entendre de presque tous les autres. Internet est la possibilite offerte a chacun de se souvenir, de partager, et de repondre.
    Internet est une menace pour ceux qui ont bati leur monde sur le simple fait d’etre « ceux qui s’expriment ».

    Et les justifications apportees?
    – La comparaison avec le monde reel: « vous ne telechargeriez pas une voiture », « un simple ajustement de la loi », etc.
    – La distance avec le monde reel: « un far-west sans loi », « une frontiere a civiliser », « un repaire de terroriste », etc.
    Et quand on leur repond sur le meme terrain, ils changent de registre. Leurs comparaisons et explications ne tiennent pas, leur refus de comprendre le numerique ne leur permettant pas de construire des metaphores coherentes.
    Mais ce n’est evidemment pas leur faute. C’est au monde de rester fige selon leurs idees, et non a eux d’evoluer avec le reste de la planete. C’est a nous de repondre a leurs interets, et non a eux de s’adapter a ceux du plus grand nombre.

    A nous de leur prouver le contraire.

  4. Top article :)
    Le bon point c’est que ces pas finis n’en ont plus pour longtemps et qu’on a déjà certains élus connectés qui savent penser différemment.
    Tu dis qu’on sait distinguer les hoax, affronter les haines etc. Pourtant quand je lis les commentaires sur LeGorafi je pleure de voir des crétins qui n’ont pas compris qu’ils étaient sur un site parodique, quand je lis d’autres commentaires sur 20minutes, yahoo ou autre, je pleure de voir la haine, le racisme et la bêtise humaine qui s’en dégage.
    Ceux qui « savent » ne sont encore qu’une minorité. Mon souci c’est la jeunesse. Lobotomisée par facebook, google et le reste du minitel 2.0, va-t-elle savoir utiliser ce nouvel outil, ne pas confier toutes ses données personnelles, se l’approprier, transformer cet embryon de changement de civilisation en quelque chose de positif et non pas comme quelque chose d’infernal.
    On verra bien.

    1. je partage ces inquiétudes. Penser que Internet porte en berne de manière immanente un progrès intellectuel à venir pour le tout-venant, c’est un peu optimiste. Ou illusoire.
      D’un autre côté… le temps sera seul juge. D’autres inventions de démocratisation du savoir (dont l’imprimerie) ont permis une élévation des civilisations relativement évidente. On ne peut qu’espérer, sans doute.

      1. Le « ou pas », un grand moment immanent d’une société ou tout le monde veut être un « Moi » qui existe tout en n’osant pas trop la ramener par peur (du ridicule) de se tromper.

        On fait donc des phrases qui ratissent large:

        « un progrès intellectuel à venir pour le tout-venant, c’est un peu optimiste. Ou illusoire. »

        Idée totale: « un progrès intellectuel »
        Idée modérée: « c’est un peu optimiste. »
        Idée contestée: « Ou illusoire. »

        3 niveaux de déclinaisons pour bien ratisser large.

        Le tout-venant ? pas toi, je suppose. Allez bon bac philo…

    2. Pour moi, c’est juste une question de temps et de maturité. Internet est encore très récent, pas seulement pour les politique, mais aussi pour la population.

      Je pense que ça revient au « Dis maman, c’est quoi un internaute » de Bayart. Il faut attendre que les gens deviennent des « lecteurs/ commentateurs » :

      1. Tout avis dissident est troll.
        Tout avis que l’on a pas envie de considerer est troll.
        Seul l’opposant qu’on a envie de reconnaitre n’est pas troll.

        La pluralité… Oh, bah, on verra bien hein.

  5. Je crois que si je n’avais pas eu l’occasion de réfléchir à d’autres choses que le Web durant ces dix-huit derniers mois, je n’aurais rien eu à redire sur ce texte. Pas un seul mot ne m’aurait choqué, troublé, ni dans ce contenu ni dans ses commentaires. Mais c’était, hélas, avant, et aujourd’hui, je suis malheureusement encore moins optimiste que ce texte qui ne l’est déjà pas énormément.

    Pourquoi ? D’abord, parce que comme Beby, je suis très inquiet pour la jeunesse dont j’ai le sentiment diffus qu’elle est moins bien « entrainée » à comprendre les enjeux de notre société numérisée. Et pas uniquement à cause de Facebook et autres services en ligne « minitelisés », mais aussi (et surtout) parce que l’Education Nationale se trouve complètement incapable de former cette génération numérique. Je me rappelle que j’ai passé une option informatique lors de mon bac en 1994, qu’à l’époque celle-ci était ouverte à toutes les sections (même si peu prisée) et que l’annéé d’après on l’a supprimée pour ne la faire réapparaitre qu’en 2012 (et juste pour les scientifiques, hein). 18 ans, c’est long et c’est toute une génération de gens mal formés à des enjeux importants. C’est toute une génération qui est aujourd’hui elle-même en position de former les générations de demain (en tant que parent ou enseignant) à un outil dont elle n’a pas, pour la majorité, les fondamentaux.

    Mais ça, c’est accessoire, hélas, par rapport au doute plus profond qui m’habite. J’ai longtemps pensé, comme Laurent dans ce texte (et plein d’autres ailleurs, hein, on va citer Serres, Bayart et Stiegler pour mélanger penseurs et geeks) que le continuum des grandes avancées techniques (Agriculture/Ecriture -> Imprimerie -> Numérique) régissait les évolutions de la société. Et puis, j’ai découvert l’histoire de la Chine. Et là, j’ai compris qu’on pouvait pas autant simplifier le problème que ça, que l’outil importait moins que ce qu’on en faisait … Ce n’est pas parce que la Chine avait inventé l’imprimerie un demi-millénaire avant que l’Occident ne reprenne l’idée que l’Empire chinois avait connu une évolution de sa société identique à ce que la « découverte » de Gutemberg en Occident a permis. Idem pour le papier, l’agriculture (puisque l’agriculture chinoise est quasiment passée du stade de la cueillette à celui de la révolution agricole en un clin d’oeil alors qu’il a fallu aux Occidentaux un à deux millénaires). Je pourrais continuer longtemps comme ça (avec la métallurgie par exemple où le savoir millénaire chinois a permis la constitution d’empires financiers gigantesques en brevets) mais je vais conclure.

    Le constat effrayant que j’ai réalisé, c’est qu’il y avait, hélas, une autre option que celle énoncée par Laurent dans le texte entre le « s’adapter ou mourir » face à une grande révolution technique, celle d’un long âge des ténèbres où on peut survivre bien mal et très longtemps. C’est pour ça, hélas, qu’il faut plus que jamais apprendre sans cesse (en n’hésitant jamais à remettre en cause tout ce qu’on prend pour acquis), penser « out of the box » et surtout partager, encore et toujours, sans cesse partager pour enseigner et s’enrichir collectivement.

  6. Article intéressant et qui m’amène à proposer quelques autres pistes de réflexion:

    -Internet semble effectivement avoir changé un certain nombre de choses en profondeur, et si je manque de recul et de connaissances, il ne me paraît pas abusif de faire le comparatif avec l’invention de l’imprimerie.

    Cependant, je serais moins optimiste quand au développement des compétences que l’usage des NTIC produit chez les utilisateurs, notamment concernant celles relative à la lecture (au sens large). Trier l’information, l’évaluer, se l’approprier etc., demande une réflexion et un travail qui ne me paraissent pas aller de soi, qui ne sont pas entrepris automatiquement par le simple usage des outils.
    Pour faire plus simple, on peut surfer et n’avoir que peu de compétences dans ces domaines, et je ne suis pas certain qu’elles s’acquéreront toutes seules. (elles ne sont pas des conditions indispensables à leur utilisation).

    Par contre, là où je suis d’accord, c’est que ces préoccupations prennent davantage d’importance, et il est probable que cela invite plus de personnes à réfléchir dans cette direction, et donc à développer des usages plus « responsables »/autonomes.

    Cela rejoint le débat sur les fameux digital natives vs. digital naïves (la croyance que les jeunes de l’ère internet auraient développés des compétences approfondies à l’usage des NTIC, alors qu’on constate que sans un méta-travail spécifique, on en reste bien souvent au niveau de la manipulation des outils, et non à celui de la compréhension de leur fonctionnement et des enjeux qui y sont liés). Ça c’est une quesion d’éducation (ou d’auto-éducation), qui pour le coup peut se jouer aussi au niveau politique (programmes scolaires par ex.).

    -Dire que les gouvernants n’ont pas passé le cap du développement des NTIC me paraît peut-être rapide également. Le développement de la surveillance, l’utilisation commerciale du réseau etc. montrent pour moi au contraire qu’ils ont parfaitement compris les possibilités offertes. Alors certes, ils sont paumés lorsqu’on rentre dans la technique, mais j’ai l’impression que les États et les entreprises pigent bien l’intérêt du machin, notamment en promouvant la transparence, la fin de l’anonymat etc.

    Ça n’est pas notre vision de ce qu’est Internet (libre, coopératif et décentralisé), mais peut-on demander à des institutions centralisées, opaques, et donc l’accès nous est vérouillé (les États), de soutenir un tel projet?

    Là où ils ont un retard, c’est peut être dans une intégration complète au système économique, comme sont capables de le faire les boîtes US, tendant ainsi vers un libertarianisme / anarcho-capitalisme capable même de défendre les libertés individuelles si ça favorise le marché. Mais est-ce une direction souhaitable? Il est vrai par contre que pour l’instant, leur frilosité les amène globalement à se recroqueviller sur un modèle (notamment économique) datant de l’ère pré-internet.

    -Aussi, je ne sais pas si l’environnement technologique permet nécessairement une démocratie si horizontale que cela, étant donnés une certaine méritocratie et/ou un sytème plus ou moins initiatique qu’on observe selon les milieux (ceux qui possèdent le langage et la compréhension, et les autres)? (Je dis pas que c’est partout comme ça hein ;), mais c’est aussi dans le libre et les milieux hacktivistes (culte de l’exploit individuel, méritocratie par la valorisation de l’action complexe accomplie (hack par ex), personnlisation / iconisation dans la représentation des rapports de force contre les institutions (assange / Manning / Snowden contre les US) etc.
    La dimension collective est malheureusement moins mise en avant (c’est au moins le mérite qu’on peut attribuer à Anonymous même si c’est aussi très fourre tout).

    -Enfin, il y a cette fameuse question de la liberté de circulation de l’information comme garantie du « plus de démocratie ». On voit que la surinformation pose de nouveaux problèmes (et tu les soulignes bien). Mais du coup, il me semble que l’on ne peut plus se limiter à cette simple revendication, car elle n’est la garantie en fin de compte de pas grand chose (ni plus de démocratie, ni plus de connaissances, ni plus de partage réels).

    Ainsi, il me semble qu’il y ai un terrain de réflexion qui se présente à nous et qui dépasse les simples questions de neutralité du réseau, de liberté de circulation de l’infos, de pratiques « modernes » contre ceux qui n’ont pas passé le cap etc., car lorsque je me retrouve dans la même lutte qu’un Google par moments (SOPA, plus timidement PRISM mais quand même), je me dis qu’il y a un truc qui n’est pas clair, ou mal défini dans le projet que nous portons globalement…

    Peut-être est-ce le même moment ou des lignes doivent se démarquer clairement, comme cela fut le cas entre le mouvement pour le Free Software, et celui pour l’Open Source… Deux philosophies, utilisant pourtant les mêmes outils.

  7. Perso, je pense que la vérité est au milieu: les politiques ne sont pas finis, mais les technophiles qui les critiquent non plus.
    Chacun est enfermé dans sa petite sphère et juge l’autre comme « pas normal ».
    Les technophiles ne sont pas exempt de gamelles:
    – ils sont les premiers à se féliciter qu’internet soit le meilleur moyen pour diffuser vers le grand public tout en étant anonyme aux yeux de la justice, et puis ils prétendent qu’il ne faut surtout pas toucher au net parce que « toutes les lois existent déjà ».
    Gamelle.
    – ils s’échauffent les sangs si un législateur a le malheur d’utiliser le mot internet, alors que ce législateur utilise tout les jours les mots « petites entreprises », « télécommunication hertzienne », « produit pharmaceutique », « production agricole », « navigation de plaisance », « construction cotière », « apiculture », … Ils viennent dire « le législateur s’acharne sur internet » alors qu’ils sont trop dans leur monde pour se rendre compte qu’au contraire, le législateur traite internet normalement et que c’est eux qui traitent internet comme un cas particulier.
    Gamelle.
    – ils montent aux crémaux et parlent sans aucune connaissance du sujet pour défendre leur corporation, et puis sortent des trucs pleins de mauvaise foi. Comme l’affaire ANSES et Bluetouff, où on peut voir l’énorme contraste entre l’interprétation de la sphère du web (selon laquelle tout n’était que des conneries risibles) et l’analyse de maitre Eolas. (et au final, la seule sortie de secours est « même pas vrai, p-e que Bluetouff ne s’est jamais dit ‘tiens, p-e qu’en fait ces fichiers sont disponibles par erreur' », ce qui revient à dire: les juges auraient du considérer Bluetouff comme un débile mental plutôt que de considérer la solution la plus raisonnable).
    Gamelle.
    – ils diabolisent un max le système: si il y qlq chose contre eux, c’est surement un complot de personnes dont le seul but n’est que l’argent et le pouvoir. Des gens plein d’arogance en plus (qui nous considèrent comme la plèbe), alors que ce sont eux les sous-hommes pas adapté à l’évolution (ce ne serait pas ce qui transpire largement du texte ci-dessus, je me serait pas permis, mais ‘faut le faire quand même: je ne suis quand même pas le seul à remarquer à quel point c’est la poêle qui se fout du chaudron ?). Et puis ils viennent se plaindre de la diabolisation d’internet dès que qlq’un énonce un inconvénient réel.
    Gamelle.

    Les gamelles des politiques sont évidentes. Même si comme souligné ci-dessus, la « sphère du web » arrive parfois à inventer des conneries.
    Les gamelles des internautes, elles, sont difficiles à voir pour les internautes.
    Au final, je crains que ce genre d’attitude ne mène pas à grand chose: les politiques vous voient faire vos gamelles et être totalement inconscients de celles-ci. Du coup, c’est totalement normal qu’ils se voient renforcés dans leur croyance que les idiots, c’est vous (et ils ont en partie raison).
    La meilleure façon d’empêcher les politiques de pourrir internet, c’est de reconnaitre à quel point les internautes sont eux-mêmes « pas finis ».

    1. Hum….Alors voyons ce que dit J-C
      (note: pour ne pas quoter chaque paragraphe, je n’en cite qu’un bout, mais gardez en tête que je fais référence au paragpraphe complet):

      [Les technophiles ne sont pas exempt de gamelles:
      – ils sont les premiers à se féliciter qu’internet soit le meilleur moyen …]
      Source? sur quoi tu t’appuies pour affirmer ça? tendance observée? estimation sortie du slip?
      tes propos restent très vague donc difficile de contre argumenter efficacement. ils se félicitent de diffuser au public, ok, mais diffuser quoi? En restant anonyme? Tu confonds probablement avec le pseudonyme, le fait de porter « une autre identité », de porter un surnom qui ne soit nullement rattachée à ton identité civile (nom, prénom, âge et sexe).
      Toutes les lois existent déjà? hum à vue de pif on a surtout vu l’adaptation de lois existantes vis à vis de l’informatique. certaines lois ont été créées pour préciser et encadrer des pratiques ou des situations spécifiques,si on lit la loi Godfrain, techniquement qu’est-ce qui différencie les infractions au STAD d’une entrée par effraction et d’un cambriolage (destruction de donnée) ou d’une contrefaçon (copie de données) appliquées aux mobiliers et immobiliers?

      [ils s’échauffent les sangs si un législateur a le malheur d’utiliser le mot internet, alors que ce législateur utilise tout les jours les mots « petites entreprises » …]
      Ca s’échauffe probablement parce que c’est dans le secteur informatique où il y a le plus d’individus qui comprennent les enjeux et qui remarquent les aberrations proférées à longueur d’années par les politiques. Dans la même logique pourquoi ne soulignes-tu pas les grèves récurrentes de la SNCF pendant les fêtes de Noël et au début de chaque grosse période de vacance? Qu’en est-il des grèves à répétition des dockers de marseille d’il y a quelques années? ça te choque pas ça?

      [ils montent aux crémaux et parlent sans aucune connaissance du sujet pour défendre leur corporation, et puis sortent des trucs pleins de mauvaise foi. Comme l’affaire ANSES et Bluetouff…]
      /me se gratte la tête
      Là j’avoue j’ai du mal à rédiger une réponse sans être insultant.
      Sérieusement, tu peux me dire où tu vois une corporation ?? Microsoft, Google, Amazon ce sotn de trèèèès grosses sociétés mais ce n’est pas pour autant que nous qui montons aux CRENEAUX défendons ces sociétés, c’est même plutôt l’inverse.
      Ils sortent des trucs de mauvaise foi: source? tu as des exemples?
      Le cas Bluetouff vs ANSES… honnêtement, as-tu seulement les articles? as-tu pris connaissance de l’affaire? En dehors de lire maitre Eolas,as-tu les articles de bluetouff sur ce qu’il a fait et comment il s’y est pris? As-tu seulement compris de quoi il est question?
      je ne suis pas Bluetouff, mais vu ses posts précédents sur les articles liés à ce sujet, il a eu jusqu’à présent 2 types de réaction:
      * soit il prend sur lui, explique en détail et pointe les différents articles pour que l’individu puisse se faire une idée de l’affaire et des enjeux
      * soit il s’énerve et là…. et là c’est le massacre.
      Vu comment tu as rédigé ton loooong poste, je vois bien Bluetouff débouler et choisir l’option numéro 2.

      [- ils diabolisent un max le système: si il y qlq chose contre eux, c’est surement un complot de personnes dont le seul but n’est que l’argent et le pouvoir. Des gens plein d’arogance en plus (qui nous considèrent comme la plèbe), alors que ce sont eux les sous-hommes pas adapté à l’évolution…]
      Là je sais pas…. réagir à des insultes? je ne vais pas te demander les sources parce que là j’ai même pas envie de poursuivre.
      je pourrais t’insulter en retours aussi, histoire de voir comment tu réagis .. mais j’ai pas envie de me faire bannir par Reflets.

      1. Bon, tout d’abord, je tiens à préciser que je ne suis pas l’ennemi. Je ne fais pas partie du camp des « méchant politique ». Je suis d’ailleurs d’accord avec beaucoup de choses dans cet article. Je vais juste un peu plus loin: cet article explique pourquoi c’est si dur pour les politiciens de comprendre qu’ils se trompent. Je fais remarquer que ce phénomène existe aussi dans la « communauté des geeks »: eux aussi se prennent des gamelles et n’en sont pas conscient.

        « Source? sur quoi tu t’appuies pour affirmer ça? tendance observée? estimation sortie du slip? »

        Et sur quelle source se base-t-on pour dire que les politiques sont incompétents ?
        Oui, c’est bel et bien une tendance observée. Dans les deux cas.

        « Tu confonds probablement avec le pseudonyme »

        Je faisais référence aux discussions portant notamment sur les révolutions arabes, ou même sur des concepts comme zerobin où l’herbergeur ignore le contenu et l’émetteur du contenu (techniquement, il le peut, mais il peut choisir de ne pas collecter ces infos).

         » ça te choque pas ça? »

        Bien sur, et j’y réponds sur les articles des grévistes. Quand ceux-ci disent: « le gouvernement nous attaque bien plus que les autres », je leur dis « vous êtes sur ? regardez un peu le secteur du web ». Lorsque le secteur du web dit: « le gouverneent nous attaque bien plus que les autres », je réponds pareil.
        Une différence quand même: les grévistes de la SNCF ne justifient pas leur opinion en disant qu’ils ont compris quelque chose que le gouvernement est incapable de comprendre.

        « Sérieusement, tu peux me dire où tu vois une corporation ?? »

        J’ai repris le même mot que Maitre Eolas (cf. le premier paragraphe de son billet sur le sujet). J’ai effectivement l’impression qu’il y a une « communauté geek » qui défend ses intérêts au point d’oublier inconsciemment de faire preuve de distances.
        Ainsi, tu as l’air de te sentir insulter alors que je parle « des internautes ». C’est donc que tu te sens bel et bien appartenir à cette communauté.
        Mon message originel n’était pas réellement agressif, mais apparemment, tu l’as lu avec cette vision là (relis le de manière normale, tu verras que je ne cherche à insulter personne).
        Tu as donc réagi sans faire preuve de distance.
        Ton message est lui-même une illustration de la tendance que j’ai remarquée (mais ce n’est qu’une impression personnelle, je ne fais que donner mon avis, si on n’est pas d’accord avec celui-ci, pas de problème).

        « honnêtement, as-tu seulement les articles? »

        Oui, j’ai lu les articles, et ma compréhension de la chose est cohérente avec ce que je trouve partout.
        Pour résumer: les juges ont un devoir d’interprétation. En présence de tout les éléments de l’affaire, ils ont du répondre à la question:
        est-ce que Bluetouff était naïf au point de ne jamais soupçonner qu’il touchait à des documents rendu public par erreur ?
        On notera que ça n’a rien à voir avec le fait que finalement les documents soient considérés public ou non: c’est une question d’intention, pas de dommage créé.
        Les juges ont considérés que, vu les éléments, Bluetouff ne semblait pas assez stupide pour ne pas s’être posé la question.
        Voilà tout.

        (À ce propos, une âme charitable pourrait-elle me donner un lien sur le premier article ayant publié les documents controversés. Je serais curieux de voir comment ceux-ci y sont traités. Par exemple, est-ce que l’article sous-entend que ces documents ont été rendu accessible alors qu’ils ne l’auraient pas du ? Auquel cas, Bluetouff est mal barré)

         » je ne vais pas te demander les sources parce que là j’ai même pas envie de poursuivre. »

        Les sources ? L’article ci-dessus:  » ils croient détenir la vérité. Comme lui, il doivent penser que ce sont tous les autres (nous, la plèbe) » et tout ce qui suit la partie « théorie de l’évolution ».

          1. Cette réponse porte sur quoi ?

            J’ai lu la plupart des liens donnés, et aucun ne contredit l’analyse. (je dis « plupart », mais je pense les avoir tous lu)
            La plupart se contente de dire: « les documents étaient dans une zone public ». Or, ce n’est pas du tout le problème, le problème, c’est que les juges ont considéré qu’une personne sensée se serait posé la question de savoir si ces documents étaient là par erreur ou pas.
            Considérant les éléments de l’enquête, ils ont répondu: « Il y a peu de chance que Bluetouff ne se soit pas dit que p-e ces documents étaient là par erreur. Il aurait alors du quitter le répertoire et communiquer sa découverte aux administrateurs. Il n’a pas fait ça, donc, il y a bien maintien frauduleux »
            Aucun document que je vois là ne répond à cette question.
            Ils ne font que dire qu’il n’y avait aucune indication claire que ces documents n’étaient pas public. Cela ne prouve en rien qu’une personne normale (et a fortiori qlq’un qui a l’habitude de voir des erreurs du genre) ne se serait pas posé la question.

            Du coup, cette réponse de ta part est la preuve que j’ai raison quand je parle de « gamelle qu’ils ne comprennent même pas eux-même » de la part de la communauté geek.

            C’est une illustration de ce que je voulais montrer: l’incapacité de la « communauté geek » à comprendre ça et sa volonté de justifier la situation en disant que c’est parce que les autres sont cons, c’est totalement similaire à l’incapacité des dirigeants à comprendre les enjeux d’internet et leur volonté de les considérer comme des gus dans un garage.

            (à part ça, la peine est sur-évaluée et certains éléments sont foireux (tel que le « vol ». Mais notons qu’il ne s’agit pas non plus de « contrefaçon », cf. l’explication de Maitre Eolas))

  8. ce qui me désole, c »est que cette étroitesse d’esprit ne se limite pas aux nouvelles techno… leur vision du monde est identique, archaïque et corporatiste, le changement doit etre maintenant (ou tres bientot^^)

  9. Bien sur il y a les pas finit mais il y aussi les parfaitement finit qui savent qui ils sont, ou ils sont, quel place ils occupe, bref qu’ils sont au pouvoir et qu’ils en ont et seront prêt a des degrés divers a tout pour que rien ne change.

  10. « On peut aussi croire qu’ils savent mieux que nous. Qu’ils sont mieux informés » c’est ce qui les rend au moins deux fois plus coupables ! (un homme averti…) sauf qu’ils se prétendent intelligents de surcroît et donc impardonnables.
    Ce serait peut-être le moment d’interdire à tous les députés, quelle que soit leur couleur politique, qui ont exercé le présent mandat d’avoir l’obligation ne ne pas se représenter pour faire place à de nouveaux visages, non ?

    1. Encore quelqu’un qui sait mieux que les autres pour qui les électeurs doivent voter…

      « Les entreprises adorent les novices, car ils ont plus d’expérience de la gestion des problèmes. »
      Ironie ou argumentum ad novitatem ?
      Non: troll, car présentation biscornue des 2 problèmes que cela pose…

          1. Rien n’empêcherait les nouveaux députés de s’entourer des conseils avisés des anciens (sic) mais je crains qu’ils en soient ainsi pollués avant même qu’ils ne commencent à légiférer.
            Une solution consisterait à entourer ces élus d’un certain nombre de citoyens (50?,60? par rotation, tirés au sort dans la circonscription d’où ils sont issus, de préférence retraités pour un tas de raisons) afin de les aider à l’accomplissement de leur tâche.
            Ceci étant de la moindre nuisance possible…

          2. Arrêtes, tu pars toujours du principe que tu sais mieux que le reste de la population ce qu’il faut faire.
            On va donc contraindre le choix des autres gens (qui sont bêtes ou présumés comme tel) parce que tu as décidé que tu es plus intelligent et donc, tu vas forcer la main des gens.
            C’est la majorité de la société qui marche comme toi (mais sur d’autres domaines).

            Une société qui part du principe qu’il faut régenter de force le choix politique des autres est une société qui se dirige lentement mais surement vers une forme de guerre civile, car c’est inacceptable.

            Ça a déjà commencé avec les féministes :
            Déjà tu as des lois sur la parité qui force à avoir 50% de femmes et d’hommes sur une liste électorale.
            Je n’ai rien contre dans le principe, mais cela revient à forcer la main des électeurs et une telle chose se décide par referendum, sinon on a une forme de coup d’État (c’est une perte de souveraineté pour l’électeur).
            De la même manière, on a récemment vu une manif en France pour aller forcer la main des Espagnols sur ce que doit être le droit à l’avortement en Espagne.
            La encore, je ne suis ni pour ni contre, à la base, c’est juste que si le gouvernement Espagnol est élu, ça serait une perte de souveraineté pour le peuple Espagnol que les Français décident à leur place.

            Maintenant, toi tu vas décider que pour être représentatif, il faut des tirages au sort.
            On parle de réglementer les nouvelles technologies et tu veux faire un tirage au sort. Dans le lot de tiré au sort, tu vas avoir 5% d’illettrés et 35% de gens qui n’y connaissent strictement rien à un ordinateur. Pourquoi penser qu’il vaut mieux tirer au sort plutôt que de faire confiance à l’électeur ?
            (L’électeur serait bête, car il vote pour des corrompus, donc il faudrait décider à sa place.)

            C’est ce principe d’ôter le pouvoir des gens de voter (pour divers motifs, généralement parce que les gens voteraient mal) qui fait que l’on se dirige vers du totalitarisme.
            Tu peux voter, à gauche, à droite, au centre: si tu pars du principe que tu sais mieux que les autres ce qui est bon pour eux, tu auras une dictature sous une forme plus ou moins atténuée.

            Pourquoi le choix des gens de désigner leurs représentants serait-il mauvais ?
            Parce que toi, on ne te manipule pas, mais les autres, si ?
            Pourquoi des gens tirés au sort et qui n’ont peut-être pas la maturité de penser le pouvoir seraient-ils moins manipulables que simplement des électeurs ?

            Je n’ai pas de solutions aux problèmes de société en général, mais je crois qu’une des solutions serait que le pays devienne réellement démocratique, au point que celui-ci aille dans le mur.
            Non pour ôter le pouvoir aux gens ensuite (parce qu’ils font mal), mais pour rappeler aux gens leur responsabilité.
            Tu penses que les gens accepteraient le cirque politique actuel s’ils avaient l’impression que la politique était d’une importance capitale ?
            Ils seraient déjà dans la rue, là.

          3. @ Nil
            Le député reste élu, dans le même système (de foire d’empoigne médiatique) qu’aujourd’hui, il est simplement « assisté » par des gens issus de tous milieux et catégories socio-professionnelles ce qui n’est pas du tout le cas aujourd’hui des conseillers auto-proclamés sachant mieux que tout le monde …

  11. Nan Laurent, on ne dit pas « ils filtrent » car le filtre ça sert pour le café (tu ne le sais plus car ta machine te le prépare tout seule comme une grande sans filtre (sniff…))

    on dit « ils censurent » car ce mot a encore le poids qu’il prétend avoir, et qu’il sonne encore comme un danger quelconque aux oreilles de mes parents, et un tel poids, je pense qu’on ne pourra pas s’en passer bien longtemps, ou alors il faudra attendre le papy crash …

    bref, pendant les travaux, la censure continue …

  12. «Il ne manque que quelques outils, pas si difficiles que ça à imaginer, pour nous permettre de nous organiser sans représentants élus, sans intermédiaires.»

    Ca, balancer comme ca c’est un peu nawak.

    Ca veut rien dire, si c’est pas si difficile que ca, autant préciser la pensé et faire un peu de concret…

    Sinon pas la peine de réinventer le fil a couper le beurre hein, le communisme/socialisme toussa

    1. Je pense que par « pas si difficiles que ça » il entendait qu’en réunissant plusieurs experts en société, technologie, politique (pourquoi pas?) qui bosseraient dessus quelque mois, on pourrait arriver à un trucs concret qui fonctionnerai plutôt bien.

      Rien d’insurmontable donc. Mais il avait peut-être pas envie de sortir une solution « de terrasse de café ».

      Attention, ne pas confondre une régime démocratique avec du socialisme et du communiste. La population peut très bien décider qu’il est bon d’alléger les charge pour les entreprises, de ne pas reglementer celles-ci, … (et elle le fait déjà plus ou moins en votant à droite).
      Parce que oui, c’est bien de démocratie que l’on parle là (Certain préciseront « démocratie directe » pour ne pas sous-entendre que le régime actuel n’est pas démocratique mais c’est un autre débat).

      1. Pardon mais je crois que si on se limite a « démocratie » on se trompe et on rate totalement le fond de l’affaire.(et que comme tu le dis la démocratie c’est mieux que pas de démocratie mais en soit, seul c’est pas super tip top quand même, l’histoire des cotisations sociales des entreprises n’étant q’un exemple parmi tant d’autres)
        Même si on veut parler de démocratie directe, seul ca n’apporte pas grand chose, ca peut même produire le pire avec en plus le couvert de « volonté populaire ».
        Il me semble d’ailleurs qu’au vu de la rapide liste ici des progrès qu’apporte Internet il ne s’agit pas de se limiter a « la démocratie ».

        Et que l’on tire naturellement (on est en france après tout) vers plus que ca, cad la République, partant de là, il n’y a qu’un pas pour rattacher socialisme/communisme.

        Car bon, le bilan du capitalisme est bel et bien fait et indiscutable maintenant et il est grand temps de passer a autre chose(et pas question d’y aller de main morte, on a a faire un un gros mastodonte brutal et ultra violent quand il est en danger), pour des tas de raisons toujours discutables pour certains(inégalité, misère etc) mais dont une, et plutôt têtus et brutal: notre écosystème. (ce qui renforce d’autant plus la phrase précédente)

  13. Bonjour,

    Reflet info vient d’être citer par France Inter dans le journal de 8h30.

    la phrase ci-dessous :
    « Nos gouvernants sont devenus des obstacles au vivre-ensemble: il est plus que temps de réapprendre à nous passer de ces béquilles qui nous empêchent d’avancer. »

    Attendez vous à être attaquer, tout comme legorafi.

    Il y a une attaque en ligne des sites internet capable d’information ou dérision du pouvoir en place.

    Freedom, We are under attack!

        1. Yakumo et viiiiiiiii, je n’ai l’esprit tordu et je ne comprends pas vos commentaires contextuelisé (par rapport à quoi?)

          je ne discute pas quand on vole officiellement la liberté au profit des actionnaires et des banquiers.

          Combien de gens sont capables de disserter correctement sur la signification de « liberté »?

  14. Je viens d’entendre France Inter également. J’ignore si je dois prendre ça pour une bonne nouvelle ou pas.
    Quoiqu’il en soit, excellent article, je trouve que la comparaison avec imprimerie et les connaissances humaines en générales, est tout à fait approprié.

  15. Un billet rafraîchissant et qui analyse assez justement l’évolution de notre conscience citoyenne et politique (au sens vie de la cité) et de notre rapport à l’information. Nous retrouvons et même développons notre esprit-critique et nous déterminons avec tout le libre-arbitre dont nous sommes doté sans plus gober la vérité officielle.

    Attention cependant : il y a la fracture que tu évoques, mais dans ceux qui n’utilisent pas internet, il n’y a pas que nos élites ; il y a aussi des citoyens un peu partout sur le globe qui n’y accèdent pas ou même qui ne savent pas que cela existe.

    Certes, on peut compter sur une généralisation future, mais il ne faudrait pas en attendant qu’une nouvelle élite numérique prenne la place de l’actuelle. Ce serait perdre une chance.

  16. « Un sale type réunit des paumés » – L’un des paumés te remercie ;).
    Je m’intéresse au sale type comme je m’intéresse à ton blog, comme je m’intéresse à Pierre Rhabi, ou aussi au parti politique Nouvelle Donne qui est en train de se monter, et j’en passe !

    Quand j’ai un avis, et que d’autre ne le partage pas, j’écoute leur opinion, pour comprendre leur point de vue, et l’accepter – et peut être même, changer moi aussi d’opinion, si je me rend compte que je suis dans l’erreur.
    enfin bref, je suis paumé ;)
    Rassure toi, je continuerai à venir lire reflet, que je trouve toujours intéressant, quoique qu’il se dise ( ou pas ) après mon post!

    1. Je suis super content de voir que tu n’es plus un paumé après avoir écouté, compris et accepté les avis de tous les rédacteurs de Reflets sur Soral.

      Franchement, pour m’être tapé des heures de visionnage de vidéos de Soral et Dieudonné, j’avoue que je me demande comment on peut leur accorder une once de crédit…

      Enfin bref…

      1. Et comment des gens peuvent etre embarqué dans des sectes…

        C’est la même chose.

        Si on met de coté évidemment ceux qui sont objectivement raccord idéologiquement déjà avant dans le cas présent.

      1. ah ça va je suis soulagé ! J’avais peur de financer un « sale type » qui embrouille les « paumés » comme moi, bien qu’il y ai deja quelques semaines que j’ai arrêté de donner a Reflets.

        et oui les gars, fallait pas tomber dans l’hystérie collective a propos de Dieudonné.
        Vous pouvez crever la bouche ouverte, perso RAB.

        1. « Vous pouvez crever la bouche ouverte, perso RAB ».
          C’est c… Enfin, jveux dire, si t’apprécie les articles de Reflets, c’est pas parsque tu n’est pas d’accord sur un point que tout à coup tout est mauvais chez eux non?
          Ou alors t’envoie bouler tes potes à jamais dès qu’il y’a un désaccord? j’y crois pas une seconde ;)

        2. En même temps les pleurnicheries et divagations d’un fanatique trépanné du clan dieudonné (multipléonasmes, c’est chargé), pour ce que ca vaut et pour ce qu’on en a a foutre aussi…

          1. Ce n’est pas une réponse dédaigneuse, qui changera quoi que ce soit. Et si tu en as rien à faire, pourquoi as tu pris la peine de répondre? Tu es surement plus malin que ça, j’espère.

          2. Pour te répondre Chris 27 février 2014 à 22 h 21 min, pour le pur plaisir de vanner parce que la perche etait parfaitement tendue et parce que les dieudonnistes, complotiste et compagnie nous saoulent/pourrissent tout a un point depuis trops longtemps maintenant que je ne prend plus de gants(et surtout le moins de temps possible), aux plus intelligents d’entre eux (ou aux plus honnêtes…) disons de faire des efforts, moi j’en ai fait pour deux.

  17. Bonjour et merci pour cet article qui m’amène à envisager la possibilité d’un monde sans gouvernements. (oui je simplifie). Autant laisser l’internet s’autoréguler et s’en servir pour organiser de grands débats décentralisés des autorités, je plussoie. Autant confier quelque chose comme, allez, au hasard, la justice à cette foule parfois (souvent) revancharde me terrifie. Comme d’autres l’ont noté avant moi, il suffit de lire les commentaires sur les sites d’info pour s’apercevoir que internet est le royaume des réactions immédiates et non nuancées. Je crois d’ailleurs savoir que M. Chemla avait noté dans un tweet que internet ne laissait pas le temps à la réflexion.
    Ensuite, je pense que, plus que les outils, c’est le temps qui nous manque pour fonder cette société utopique. Comment chaque citoyen pourrait-il trouver le temps de se pencher, à son échelle, sur tous les problèmes qui relèvent de notre société ? Se passer totalement de représentants voudrait dire prendre le temps de s’exprimer sur tous les sujets sur lesquels on veut faire entendre sa voix (l’économie, l’éducation, la culture, la sécurité sociale et j’en passe) au risque de laisser les autres décider pour soi. Ça serait un travail de titan qui demanderait une implication de tous les instants et des connaissances encyclopédiques. Et au final, ceux qui se feront le plus entendre seront les plus acharnés et donc, c’est à craindre, les plus extrémistes.

    1. Je suis d’accord avec ça.

      Pour ajouter au débat, je me permets d’expliquer ma définition personnelle de ce qu’est la démocratie:
      c’est un système politique où les décisions qui sont prises correspondent aux décisions qu’auraient prises la majorité de la population s’ils avaient chacun été au pouvoir.
      (et encore, ce n’est que la définition « au premier ordre »)

      C’est très différent de la définition naïve: c’est quand tout les citoyens participent à la décision.
      Quel est l’intérêt d’un tel système ? Si les citoyens n’ont pas le temps / la volonté de s’impliquer dans l’étude de chaque dossier auquel ils participent pendant quelques dizaines d’heure par semaine, ça ne peut que conduire à des catastrophes.

      Du coup, quand je lis quelqu’un confondre la deuxième définition et la première, il perd à mes yeux un peu de crédibilité. Il m’apparait comme quelqu’un qui pense avoir compris le système mais qui s’est arrêté aux définitions naïves. J’imagine que les politiciens qui entendent ce discours réagissent comme moi. Du coup, c’est compréhensible (même si je le regrette) qu’ils considèrent ces personnes comme ridicules et incompétentes, tout comme un geek considère ridicule et incompétent qlq’un qui dit « gogleu ».

  18. J’ai lu que le début, après je partage pas les suppositions de base donc …

    1- Le paumé t’emmerde. Même si je ne vais pas aux spectacles, je trouve ton ton complètement inapproprié.

    2- C’est marrant car ton image, elle est valable dans les deux sens. Si ça se trouve c’est toi qu’est pas fini, mais tu t’en rends pas compte.
    Le problème, c’est que tu te supposes au-dessus des autres pour dire que c’est EUX qui sont pas finis.
    Mon avis c’est qu’on est tous « pas finis », sinon on serait des dieux.
    Mais ce que tu appelles gamelle … Sérieux c’est rien. Ça ne les empêche pas de continuer à dévoyer un système, pour les députés à toucher 10k€/mois plus la même somme pour leurs collaborateurs, et des avantages en nature tandis que le salaire MOYEN en France est de 1400€/mois. De continuer à être élus, et tout simplement de vivre leur vie comme ils l’entendent.

    Tu appelles ça une gamelle mais … ils sont tellement implantés dans le système que sans révolution, il n’y a pas de gamelle.

  19. Bonjour

    Réaction rapide et sûrement un peu brouillonne à la lecture de ce texte.

    Je crois comprendre, et approuve l’irritation ( pour le moins ) de l’auteur vis à vis des «élites autoproclamées » et de leur soit-disant inculture incompétence, mais ne suit pas vraiment d’accord avec le diagnostic, ni les arguments employés. Je trouve ce texte beaucoup trop manichéen.

    Ainsi, près avoir dis mon appréciation de ce que je crois comprendre du fond, de sa réflexion, je voudrais néanmoins signaler mon très fort agacement en ce qui concerne plusieurs points que je retrouve ici, comme trop souvent ailleurs.

    1 – la technique – le contenu
    2 – la massification – la démocratisation

    Je crains en effet, qu’il n’y ai confusion entre « le doigt et la lune » ou « la carte et le pays »

    En d’autres mots,

    Envoyer un message, qui serait lu dans le monde entier, s’il n’est que la transmission d’un rot ou d’un pet, je doute que l’on puisse parler de transfert de connaissances. Ainsi la technique resterait performante mais absolument pas partage de savoir ( ne pouvons nous le constater quotidiennement ? ) je dirais donc que le plus important est : Qui, pour quelle utilisation et avec quel outil !

    Dans la description que vous faites d’une évolution sociale positive, vous ne retenez que celle des techniques, ainsi vous prenez exemple entre autre de l’imprimerie ; je ne vois dans l’impression de la Bible ( première impression de Johannes Gutenberg et consorts ), et considérant le contexte, que de la propagande pour le maintient au pouvoir, des dominants de l’époque, et ne concernant que les lecteurs potentiels, je n’y vois pas un quelconque progrès social sinon celui d’une coercition savante plus performante.

    d’où mon point suivant : confusion entre diffusion massive ( d’information ou d’usage de technique, d’outils ) avec démocratisation.

    La diffusion massive d’un jeu, d’une technique, etc. n’a rien de démocratique c’est soit du commerce, soit de l’industrialisation de la production …

    Ce ne sont pas les voyages low-cost aériens qui sont démocratiques, mais la possibilité ou non, pour tout un chacun de franchir les frontières et l’existence de celles-ci. L’informatique, mise au service d’une transmission de données sur la surface du globe n’est et ne reste qu’un moyen technique.

    L’usage de ce moyen et surtout le contenu transmis, que l’on peut faire de celui-ci, l’accès à … c’est tout autre chose !

    Et je rajouterais que vivre sans ces supports relationnels est tout aussi épanouissant et n’handicape que celui qui restreindrait ses relations à l’usage d’une quelconque prothèse. L’artificialisation de son milieu et relations avec celui-ci, les paradis artificiels sont très souvent la fuite devant une réalité trop dérangeante et vécue comme souffrance.

    Il y a des progrès techniques certes, et des évolutions sociales, parfois liés mais pas toujours, ne confondons pas tout.

    Cordialement
    Eric Hénunc

    1. « Il y a des progrès techniques certes, et des évolutions sociales, parfois liés mais pas toujours, ne confondons pas tout. »
      J’aimerai bien savoir quand c’est faux.
      Que l’outil technique soit détourné, ou simplement réfléchi, par une idée d’enfermement, du moment qu’il est accaparé par la « masse », il devient un progrès social.

    2. Je suis qu’en parti d’accord avec ce que tu dis.

      Pour moi, si on a un progrès technique qui change la façon dont on communique et dont on accède à l’information, il y a forcement une évolution sociale qui vient ensuite (en mieux ou pas, ça dépend des points de vue).

      On l’a vu avec l’écriture, on l’a vue avec l’imprimerie et on le verra avec internet.

      « je ne vois dans l’impression de la Bible […] un quelconque progrès social sinon celui d’une coercition savante plus performante. »

      La par contre, je ne suis pas du tout d’accord (mais pas du tout). L’impression de la bible à permis aux gens (enfin au plus instruits) d’avoir un aspect critique sur ce que disaient les curés par rapport à ce qui était écris. Ils ont commencé à avoir des doutes sur la religion catholique et on commencé à se rebeller.
      En a suivit la réforme protestante et une des guerres les plus sanglantes en Europe. Ensuite on a commencé à avoir le choix entre 2 religions chrétienne.

      Si ça c’est pas de l’évolution sociale, alors je ne sais pas ce que c’est.

      1. Je l’ai déjà écrit en commentaire au dessus mais je le répète :

        « Pour moi, si on a un progrès technique qui change la façon dont on communique et dont on accède à l’information, il y a forcement une évolution sociale qui vient ensuite »

        Ce genre de réflexion (que je me suis longtemps faite, hein …) me semble n’être qu’une illusion qui nous a été inculquée par notre culture et notre vision de l’histoire occidentale. L’exemple du développement de l’imprimerie en Europe a certes eu des conséquences sociales importantes (et je suis globalement d’accord avec ta vision des conséquences qu’elle a induites) mais l’imprimerie à caractères mobiles vient de Chine et son impact sur la société chinoise d’alors me semble bien plus mineur (je ne suis pas assez expert sur ce qui s’est passé après l’an mille là bas pour le mesurer) que ce qui s’est passé en Europe quand Gutenberg a importé, adapté et amélioré le procédé.

        En gros, le progrès dans le développement des techniques de communication est une condition nécessaire à un progrès social mais je ne pense pas que ce soit une condition suffisante (et donc je pense que garder cette vision réductrice.

        La thèse qui, à l’heure actuelle, me semble le mieux expliquer le pourquoi de l’impact si important de l’imprimerie sur la société européenne d’alors, c’est :
        – d’une part, l’arrivée massive de savoirs « non officiels » et oubliés par l’Europe à cause d’événements géopolitiques d’alors (l’importation via l’Espagne des connaissances des civilisations arabes et la chute de l’Empire Romain d’Orient qui entraine la dispersion des savants de de la Grande Bibliothèque de Constantinople et le rapatriement d’archives non validées par l’église de Rome – d’où cette propension au retour à l’Antique propre à la Renaissance, on a « redécouvert » avant même l’imprimerie l’héritage de la civilisation grecque-).
        – d’autre part, l’absence massive de pouvoir centralisé en Europe (qui est, à cette époque-là, très féodalisée et où on a donc constamment des régions tiraillées entre plusieurs pouvoirs, celui du potentat local, celui du souverain et celui de l’autorité religieuse suprême qu’est la papauté). C’est la thèse de Clifford Conner dans son « Histoire populaire des sciences » qui ne voit dans l’imprimerie que le vecteur technique permettant de déplacer ces querelles intestines sur le plan de l’émancipation des idées mais certainement pas l’unique condition qui a permis le progrès social)

        1. Ouai, j’ai encore quelques réserves mais tu m’as quasiment convaincu. Bien joué ^^

          M’enfin, pour internet, il a déjà joué un rôle important dans les différentes révolutions/guerres civiles qui ont eu lieu un peu partout sur la planète (printemps arabe, Ukraine, …). On commence également a voir des pistes sur une volonté de changement en France et dans les pays occidentaux (Anonymous, Parti Pirate, ce post, …). Après, quelle ampleur ça va prendre, on verra bien.

          Mais si on voit une volonté de changement des personnes qui étaient sur internet depuis le début ou qui s’y intéresse vraiment, quand les autres auront gagné un peu en maturité et auront découvert que internet c’est pas juste Facebook, Google et des sites de vente, il se passera forcement quelque chose. Quoi ? L’avenir nous le dira.

  20. Super article que je rejoints en de nombreux points.

    Il y a deux points particuliers pour lesquels j’avais déjà lu des choses très intéressantes notamment le lien ci-dessous sur l’intelligence collective. La présentation propose une analyse de l’histoire de l’humanité au travers de l’évolution de ses moyens de communication. Elle date de 95 et je la trouve encore plus d’actualité aujourd’hui!
    http://barthes.ens.fr/scpo/Presentations00-01/Caillard_IntelligenceCollective/intcol.htm

    Le second est moins facile à trouver sur le net, c’est la définition de la particularité de l’humanité par rapport aux autres êtres vivant qu’Alfred Korzybski ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Alfred_Korzybski ) nommait time-binding. Ce time-binding, il le définissait comme la capacité de notre espèce à transmettre l’intégralité de ses connaissances d’une génération à la suivante. (Même si l’on peut constater un certain apprentissage intergénérationnel chez les animaux, l’absence de langage le réduit à un peau de chagrin)
    Ce concept devient éminemment intéressant quand il est mis en relation avec le premier lien. (D’ailleurs, je ne saurais trop conseiller de s’intéresser à la sémantique générale, développée par ce M. => https://fr.wikipedia.org/wiki/Sémantique_générale )

    Merci pour cet article :)

  21. Merci pour ce super texte. Bon ça a déjà été dit… mais pitié, il faut interdire l’accès à l’escalier à ce pauvre petit matou. La chute en boucle sur le gif fait mal à voir:’

    1. Aie, j’ai décroché au bout de 4 min. Le problème avec les philosophes, c’est le langage sophistiqué et le besoin de revenir régulièrement sur la nature de l’homme, avec une bonne dose d’abstraction autour.
      C’est sans doute intéressant, mais pour ma part, je suis sans doute pas assez « instruit » pour écouter ça ;)

      1. C’est sur que c’est pas le sujet et l’intervention des plus accessible (surtout le début qui attaque sec, après ca passe mieux déjà :) et on comprend mieux le début du coup aussi) pour le lambda, m’enfin ya rien d’insurmontable non plus. (bon puis en plus la qualité là, bon… ca aide vraiment pas)

        En tout cas perso là je trouve que c’est de l’ordre du « qui veut peut » ou du moins qui est intéressé par le sujet fait l’effort de et arrive toujours a en tiré et retenir même des bribes qui permettent d’en savoir plus, d’en comprendre plus. (et là on est en plein dans la dimension de disponibilité et de partage du savoir que permet Internet)
        Avoir cette démarche quand on peut de même si on comprend pas tout, c’est pas graaaave, on est pas sensé etre des experts sur tout et connaître tout sur le bouts des doigts, faut juste en tenir compte.
        On peut et il faut approfondir certains sujets ensuite, nos préférés, mais bon, voila, c’est comme ca qu’on avance.(sans non plus y passer tout son temps si on veut)

        Après Lordon a l’écrit ca donne ca par exemple

        http://blog.mondediplo.net/2014-02-26-Les-entreprises-ne-creent-pas-l-emploi

        Que je résumerais avec plaisir a original, carré, concret, puissant et fun aussi.

        C’est tellement bon d’avoir accès et de voir même populariser des gens comme ca qui font un travail énorme, si utile et excellent.

        Ps: suppléments incontournables

        http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1871

        http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2249

    2. Pourquoi « en plein dedans » ?

      L’article ci-dessus déclare:
      « Nos gouvernants sont devenus des obstacles au vivre-ensemble » et « Internet est là. Il nous met, tous, en tant que société, en relation directe. Il ne manque que quelques outils, pas si difficiles que ça à imaginer, pour nous permettre de nous organiser sans représentants élus, sans intermédiaires »

      Lordon quant à lui réfute l’idée que le gouvernement est la source de la violence (même si celle-ci est très violente). Il dit que dans le contexte d’un « réalisme anthropologique qui ne fait pas l’impasse sur les disconvenance et la violence », seule une structure étatique au sens large peut éviter une société dans laquelle règne la violence. Il rassure quand même son public: une structure étatique au sens large peut prendre de très multiple forme, mais il insiste quand même sur le fait que c’est très peu compatible avec une démocratie radicalement horizontale. Or c’est justement une démocratie horizontale qui est défendue dans l’article ci-dessus.

      Du coup, j’ai un peu du mal à rapprocher les deux discours.

      1. Vous semblez tomber pile poil dans le travers stérile et dangereux du tout ou rien qui est pointé justement a un moment dans l’intervention.
        Et n’avez effectivement semble t il rien compris, du tout.

        Je n’ai pas dit qu’il disait la même chose ou qu’il etait d’accord, j’ai voulus dire que le sujet de fond au final etait le même et que donc c’etait intéressant et amusant d’etre tomber dessus au même moment.

        Chemla ici ne parle pas d’État mais de gouvernants, ce qui n’est pas pareil il me semble.(en tout cas si on part de l’existant)
        Et que Internet permet une rapidité et une facilité de concrétisation de transmission de savoir, d’échange etc nouvelle.
        Ce qui pour des révolutionnaires n’est pas rien.(pour aller vite)

        La violence est un fait, elle fait partie de l’humanité, elle prend juste diverses formes, elle est plus ou moins élevée et on trouve des façons de la gérée, s’y opposer, de la limitée.

        Pour finir, vous citez précisément la phrase de chemla qui me dérange le plus ici et qui le place au rang de bisounours inoffensif et inconséquent.
        Je me trompe peut etre, mais, si c’est « pas si difficile » qu’il développe, parce que là…

        Après quoi on pourrait effectivement trancher si Chemla est vraiment dans le cas des anar qui ferment les yeux sur des problèmes/difficulté majeures en claquant des doigts, notamment celui de la violence.(en 1er lieu celle du système organisé en place)

        1. Hein ? En quoi je tombe dans le travers stérile et dangereux du tout ou rien ?

          Je fais juste remarquer que l’idéal décrit pas Chemla (c-à-d une démocratie horizontale où tous participe au pouvoir) et ses explications quant aux principaux problèmes (l’existence d’une classe hiérarchique prenant des décisions), sont justement opposés au discours de Lordon.

          Si le fait de faire remarquer ça implique pour vous que je ne souhaite pas un changement de société, c’est plutôt vous qui tombez dans le tout ou rien.

          Si par « en plein dedans », vous vouliez dire: « je suis tombé sur un autre discours qui parle de changement de société », alors, je vous ai juste mal compris (mea culpa). Je pensais que « en plein dedans » signifiait « je suis tombé sur un autre discours qui a une analyse similaire ». Or, ce n’est pas le cas.

          À propos de gouvernants, si Chemla en parle (et je suis d’accord là-dessus), c’est encore plus grave que s’il ne faisait que critiquer l’État. Lordon explique que selon lui, une solution réaliste est forcément hiérarchisée d’une façon ou d’une autre (« l’état en général, … qui peut avoir plusieurs formes »): c-à-d avec plusieurs classes dont une a un plus grand pouvoir de décision. On appelle cette dernière: les gouvernants. Bref, critiquer la notion abstraites des gouvernants et leur mettre sur le dos la source des problèmes (Chemla ne dit pas « Pas de bol, en ce moment, en France, nos gouvernants sont stupides. Vivement qu’on en ai d’autres », mais « ça ne marchera pas à cause de l’existence des gouvernants. L’existence des gouvernants est fondamentalement est problème »), c’est bel et bien considérer qu’un modèle avec gouvernant est mauvais, alors que Lordon prétend que la solution réaliste doit être « avec gouvernants ».
          Je pense qu’au contraire, si Chemla critiquait « juste » l’État, il aurait plus de chance d’être compatible avec le discours de Lordon (car ils pourraient alors être d’accord sur une autre forme d’état)

  22. Arrêtez un peu avec ce discours de l’internet salvateur, véritable messsie annoncé par Tesla et venu libérer les hommes de l’obscurantisme. Vous croyez peut-être qu’avant internet les promesses non tenues ne laissaient pas de traces? Et les journaux? Et, plus simple, la mémoire? Les traces écrites sur papier sont d’ailleurs beaucoup plus durables que celles écrites sur Internet. Il ne suffit pas d’un clic pour les faire disparaître.

    « Et s’exprimer, librement, publiquement, encore et toujours, quand nous avons été privés si longtemps de cette fondamentale liberté. »
    Faux, faux, faux et archi-faux! C’est digne du populisme que d’avancer ça. Que croyez vous? Qu’avant internet personne n’a jamais râlé, personne ne s’est jamais exprimé librement? Qu’on a attendu Twitter et facebook pour savoir ce que c’était qu’une contestation et goûter la liberté? Mais que faites-vous de 1789, 1848, 1936, 1968? Vous nous faites de l’anti-système quasi- dieudonnésien.

    Internet nous permettrait d’acérer notre esprit critique? de découvrir la vérité au dessus des médias corrompus? Mais que croyez-vous là encore? Ne voyez vous pas que le succès de Dieudonné se fait sur Youtube et ce, avant que Valls ne s’en mêle? Ne voyez vous pas non plus que l’usage d’internet se limite pour beaucoup à regardez une bimbo dire « allo » devant une caméra, se tenir au courant des buzz, et enfin se palucher le soir?

    J’aurai encore des choses à dire sur la nécessité de se faire représenter (abstention monstre aux référendums), mais mon commentaire est déjà bien assez long.

  23. Internet est un merveilleux outil et sûrement plus que cela, mais on ne sais pas si on pourra le maintenir en fonctionnement longtemps. Donc baser une société sur internet me parait pour le moins dangereux surtout que c’est un système en perpétuelle évolution pour le meilleurs et le pire.
    Il faut regarder un peu en arrière parfois pour évaluer ce qui est important, ce qui reste à travers l’histoire et ce qui a vraiment provoqué des changements de société.

  24. Un biologiste de mon entourage sur l’homme et l’avenir, précisément à propos de l’incapacité des hommes politiques et des citoyens à se saisir à bras-le-corps des questions importantes sur le long terme :

    « Notre incapacité a nous projeter dans l’avenir a plus de quelques mois – voire quelques années- est probablement issue de notre évolution – à quoi ça aurait servi de prévoir a long terme il y a 10000 ans? Lorsque nous atteignons 40 ans nos enfants sont autonomes et notre tâche est terminée en termes de propagation de l’espèce. Idem pour le problème essentiel de la surpopulation planétaire: les organismes évoluent pour conquérir le maximum d’espace, c’est l’environnement qui fixe les limites a leur expansion. On aurait pu penser qu’avec l’apparition de la pensée consciente l’espèce humaine aurait développé des traits lui permettant de réagir aux menaces a long terme (à l’échelle humaine: 50 ans). Las, nous somme maintenant capables d’identifier ces menaces mais viscéralement incapables d’y remédier préventivement. »

    S’il y a quelque chose de vrai là-dedans, c’est-à-dire si l’espèce humaine est conditionnée pour se projeter uniquement dans les quarante prochaines années et pas plus, le problème est bien plus large et plus profond que celui de la responsabilité des hommes politiques et du système démocratique, et la responsabilité des problèmes actuels n’est pas à imputer uniquement à nos « représentants » qui ne représentent qu’eux-mêmes : c’est-à-dire que la plupart des gens se fichent de savoir ce qu’il va se passer dans 100 ans, ou alors ils y pensent de temps à autre, en se disant qu’ils ont déjà beaucoup de choses à faire et à penser, là maintenant tout de suite. Les citoyens sont au moins aussi responsables de la situation présente que les hommes politiques par leur indifférence et leur inaction. Après moi (et ma descendance) le déluge !

    1. La projection la plus intéressante pour l’humanité est à l’évidence la conquête des étoiles (à l’instar du seul homme d’état qui a donné l’impulsion des premiers pas sur la lune, JF Kennedy) nous n’en sommes pas si loin qu’il n’y parait, je n’ai pas votre pessimisme !
      A charge pour les explorateurs de choisir les endroits où ils voudront vivre de la façon qu’il leur plaira sans les contraintes terrestres c’est à dire sous les nouvelles lois de la jungle …

  25. Même si quelque part je suis d’accord avec cet article, je me demande tout de même si l’Internet est un progrès et peut/va permettre l’évolution de l’humanité, pourquoi cette montée de la religion ? C’est tout de même une sacrée régression…
    On vit décidément dans un monde de plus en plus paradoxal, où les clivages sont de plus en plus importants.

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