Old school bullshit for the masses

Chères masses, vos dirigeants vous parlent. Et ils ont leur vieux caca de taureau à vous servir. Avez-vous noté que la Maison-Blanche s’est émue des paroles du vice-président égyptien Omar Suleiman ? Figurez-vous qu’Omar Suleiman
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Auteur: Antoine Champagne - kitetoa

Dinosaure du Net, journaliste à ses heures. A commis deux trois trucs (Kitetoa.com, Aporismes.com et Reflets.info).

6 thoughts on “Old school bullshit for the masses”

  1. « Les Etats-Unis ont légalisé la torture grâce à l’inénarrable George Bush. Mais aussi, les enlèvements arbitraires, les déportations extra-judiciaires, a créé un centre de rétention hors de portée du droit (Guantanamo). »

    Les Etats-Unis sont toujours une démocratie, avec des élections pas trop truquée. Mais être une démocratie ne veux pas obligatoirement dire respecter les droits de l’homme. Une démocratie, c’est simplement le faite que le peuple élise ses représentant.

    Gare aux amalgames vite fait bien fait…

    1. Je n’ai pas dit que les Etat-Unis n’étaient pas une démocratie.

      J’ai dit « Et tout le monde le sait, les Etats-Unis sont particulièrement bien placés pour donner des leçons de démocraties aux gouvernements autoritaires, quand ils ne sont pas des dictatures, comme en Egypte ou en Tunisie »

      Je crains que si amalgame il y ait, il soit de votre fait

      ;))

      1. Je n’ai jamais dit le contraire :) seulement la manière dont c’est écrit laisse entendre que parce qu’on est en démocratie, on respecte forcément les droits de l’homme. Si c’était vrai ce serai merveilleux, mais c’est loin d’être le cas.

        Que les USA soit la meilleurs des démocraties ou non ne change rien au faite que pour le moment elle ce comporte en champion de la démocratie. Bien sur, ce n’est motivé que par de vil intérêt économique… Mais ils bougent contrairement à la majorité des pays européen…

    2. Puisqu’on joue sur les mots, je rappellerais qu’un régime où les citoyens élisent leur(s) représentant(s) peut aussi bien être une démocratie indirecte qu’une oligarchie (avec ou sans droit de vote : voir l’exemple de Sparte par exemple) tandis qu’un régime où le peuple prend lui même les décisions en se passant au maximum de représentants politiques est une démocratie directe (voir l’exemple de la Suisse).

      Le problème est que les définitions politiques sont loin d’être étanches : un même régime peut avoir des caractéristiques de plusieurs autres régimes politiques, ce qui fait que si l’on dit que les States ou la France sont une démocratie, selon une des définitions retenues, on peut affirmer que c’est vrai (tant que les élections sont maintenues et même si les violations des Droits de l’Homme sont massives).

      De même, si l’on affirme que la France, les States ou pleins d’autres pays sont une oligarchie, on n’aurait pas tort non plus (http://fr.wikipedia.org/wiki/Oligarchie).

      Ainsi, je doute que l’Athènes antique, où est née le concept de  » démocratie « , aurait qualifiée nos propres régimes politiques occidentaux de  » démocratiques « , comme nous le faisons en général si aisément car, après tout, le système des partis politiques n’est-il pas une certaine forme d’oligarchie au fond ?

      Pour véritablement comprendre nos régimes politiques occidentaux actuels, il faut se rappeler que les pères de la Révolution américaine, et sur laquelle se sont calquées ou fortement inspirées les diverses révolutions européennes postérieures – en incluant la Révolution française – avaient une admiration tant pour l’esprit démocratique athénien qui permettait l’épanouissement des libertés que pour l’esprit d’égalité spartiate qu’ils attribuaient – à mon sens à tort – à l’oligarchie du régime.

      Ce qui fait qu’ils ont pris la décision de couper la poire en deux et ont mis au point un régime politique semi-démocratique où le pouvoir véritable est entre les mains de politiques membres de divers partis même si leur pouvoir est – supposée – légitime par le consentement et le choix même du peuple.
      Dans un tel système, le peuple n’a pas le pouvoir politique même si ce dernier est l’émanation théorique de la population et des citoyens.

      En clair, le peuple ne décide réellement que ponctuellement, à l’occasion de référendums par exemple, tandis que le pouvoir effectif apartient à la classe politique, non au peuple, ce qui fait que les systèmes politiques occidentaux – y compris celui de la France – sont, dans leur très grande majorité, non des démocraties mais plus logiquement des semi-démocraties ou des semi-oligarchies, comme l’on voudra.

      Le problème est, qu’à l’heure actuelle, le côté oligarchique des régimes politiques occidentaux tend à s’accentuer, ce qui est une menace pour la démocratie et donc le peuple lui-même ou bien alors est-ce dû au fait que l’aspect oligarchique de nos régimes – représenté par les politiques et les divers gouvernements en place – n’est plus toléré par le peuple qui réclame un pouvoir effectif et non plus seulement théorique, ce qui est, bien entendu, une menace directe contre le pouvoir réel des mêmes politiques, partis politiques ainsi que des gouvernements actuels en place.
      Ou peut-être est-ce tout simplement finalement une subtile combinaison des deux, difficile à dire… ;)

      Les révolutionnaires occidentaux du XVIIIe siècle, faisant eux-même partis d’une aristocratie ou d’une certaine élite, se sont appuyés sur le peuple et son ras-le-bol pour renverser le régime monarchique absolu de l’époque qui leur déplaisaient et mettre en pratique un régime politique qui représenterait leurs idéaux et, ce faisant, ils se sont transformés en Hommes politiques.
      Ce n’est donc pas le peuple qui a fait la révolution mais les élites, bien que celles-ci n’auraient probablement rien pu faire sans l’appui du peuple en colère.

      Et aujourd’hui, 250 ans plus tard, nos régimes politiques et le pouvoir des Hommes politiques sont sur le point d’être remis en question, tout comme celui du monarque absolu l’a été en son temps, et cette fois-ci par le peuple lui-même qui est, désormais, suffisamment instruit et peut-être sage pour gouverner lui-même.

      Ou, tout au moins, le croit-il… ;)

      A mon sens, on est à la veille d’une refonte complète de nos sociétés aussi vaste et impressionnante que la fin du XVIIIe siècle l’a connu.

      Et je parierais que les nouveaux moyens de communication – au premier rang desquels Internet – tiendront un rôle majeur dans cette prise – révolutionnaire ou non – du pouvoir par le peuple. Internet jouant pour ce dernier le rôle de catalyseur d’opinion et, par conséquent, d’action tout comme les Salons pour l’élite aristocratique cultivée du XVIIIe.

      D’où l’inquiétude et l’empressement d’un certain nombre de gouvernements occidentaux – et autres – pour filtrer et limiter la liberté qu’on trouve sur le Réseau.
      Ils espèrent ainsi pouvoir bloquer toute évolution ou révolution que beaucoup de gens pressentent, eux y compris.

      Donc à se stade, je considère, pour ma part, que la  » démocratie  » n’est plus véritablement un régime politique depuis la fin de l’Antiquité mais bien plutôt un concept idéologique fourre-tout où on y met tout ce qu’on veut en fonction de ses propres orientations politiques re-;).

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