Nicolas Sarkozy et son logiciel des Affaires Etrangères

Voilà ce qui se passe lorsque l’on utilise des logiciels propriétaires. Impossible de les faire évoluer ou de les transformer profondément. Impossible de les coupler à de nouveaux logiciels très innovants. Impossible d’en recoder une
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Auteur: Antoine Champagne - kitetoa

Dinosaure du Net, journaliste à ses heures. A commis deux trois trucs (Kitetoa.com, Aporismes.com et Reflets.info).

1 thought on “Nicolas Sarkozy et son logiciel des Affaires Etrangères”

  1. L’analogie avec le logiciel ne semble pas très adroite ici : ce sont bel et bien des êtres humains qui sont en cause, et uniquement des êtres humains. Or, jusqu’à présent, ce sont surtout des êtres humains qui conçoivent les logiciels.

    Mais l’idée d’utiliser des logiciels en politique est une idée tout à fait pertinente. Les logiciels de veille en sont encore à leurs débuts, mais l’on pourrait tout à fait imaginer utiliser l’ensemble des informations publiées sur Internet, mais aussi sur tous les autres médias (presse papier, télévision, rapports publics les plus divers) comme sources en vue d’une analyse de la situation, et de faire travailler des équipes de scientifiques afin d’analyser toutes ces données pour y voir des choses pertinentes, des motifs qui se répètent, qui apparaissent, qui disparaissent, et ainsi conseiller la prise de décision.

    Un film d’anticipation a été fait à ce sujet, L’Œil du mal (2008). Ce n’est donc peut-être pas une si bonne idée…

    Pour autant, il y a peut-être matière de réfléchir à une démocratie d’une manière inspirée des logiciels et d’Internet, ou encore du fameux web 2.0 participatif où producteurs et consommateurs de contenus sont confondus. Ainsi, plutôt que de voter une fois tous les deux ans, on pourrait tous participer à la prise des décisions et faire fonctionner l’intelligence collective d’une manière plus réactive ?

    Il n’en reste pas moins qu’on peut tout de même avoir peur, que l’on a de réelles raisons de se méfier des machines… ou de ceux qui les conçoivent. Je ne fais nullement référence ici à Terminator ou à Matrix, mais plutôt aux machines à voter qui, alors qu’elles se veulent sécurisées, présentent des failles permettant de les manipuler, ou du moins inspirent la méfiance.

    Un des grands avantages de la démocratie actuelle est son apparente simplicité. Les outils sont simples : papier, crayon, boîte. Ils n’en sont pas moins manipulables pour autant, en effet. Et impliquent une réactivité moindre du peuple. Voire même l’empêchent de s’exprimer (il y a bien eu des votes en Tunisie et en Egypte, non ?)

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