Manuel Valls, réfléchir ne nuit pas à la santé

Il faut de la mémoire pour replacer les pièces du puzzle que nos hommes et femmes politiques construisent et  déconstruisent en permanence afin de mieux nous plonger dans l’ignorance. C’est au début du quinquennat de
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Auteur: Antoine Champagne - kitetoa

Dinosaure du Net, journaliste à ses heures. A commis deux trois trucs (Kitetoa.com, Aporismes.com et Reflets.info).

10 thoughts on “Manuel Valls, réfléchir ne nuit pas à la santé”

  1. Salut à vous
    très très bon billet. Triste qu’il reflète aussi bien la réalité. Triste qu’il ne soit pas lu (cela peut s’arranger), réfléchi (cela devient complexe), critiquer (le preuves du contraires vont être coton à mettre sur la table) compris (quasi-impossible) par un énorme pan de notre société, jeunes et moins.

  2. Les déclinistes avaient raison, la France tombe bien bas.
    Mais jusqu’ici tout va bien car le plus dur c’est pas la chute …

    Du coup il est encore de temps de rigoler, plutôt que pleurer, avec ce petit billet de Didier Porte consacré à notre Manuelo Bozzo :

    at=376

  3. Ce que nos très chères « élites » savent, c’est que l’agitation du foulard de la guerre détournera l’attention de la situation intérieure (et ça fonctionne, encore), mieux l’état d’urgence permettra de bâillonner en toute impunité les réfractaires à la manœuvre ; et peu leur chaut que cela entraîne in fine une spirale chaotique sans fin, le chaos est propice aux affaires, ce n’est pas un problème.

    Tout ceci est orchestré de longue main (que ne savaient-ils pas que la régressivité religieuse fleurirait sur le terreau de la misère sociale laissée au moyen orient ?) et le story telling rondement mené ; eux n’agissent jamais sans réfléchir (même si il leur arrive de faire des conneries, c’est humain), les prendre pour des lapins de trois semaines n’est pas une bonne idée (AMHA).

    Dire que le peuple est indulgent est un doux euphémisme pour ne pas dire qu’il se trouve à mille lieux de là, on le souhaite pas encore pour très longtemps, on le souhaite plus qu’on ne l’espère.

  4. Petit détail qui a son importance, la sémantique choisie par Valls est fausse et montre sinon de l’ignorance, du moins de la malhonnêteté.
    On parle de guerre, de guerre contre Daesh, de guerre contre le terrorisme, et ça c’est problématique, selon la définition utilisée dans le droit international, la « guerre » se passe entre des États, des États reconnus. Déclarer la guerre à l’État islamique, c’est le reconnaitre, et pas seulement officieusement. On attaque, on riposte contre un groupe armé/terroriste/révolutionnaire/etc, on entre en guerre contre un État.

    Alors oui, aujourd’hui, la sémantique, personne n’en a grand chose à foutre, on en arrive à des débats stériles sur l’interprétation du sens des mots. Et ça c’est très grave, car si on est plus capable d’avoir une définition claire d’un mot, on en perd le sens, alors on pourra toujours dire « je n’ai pas pensé ce que j’ai dit de la façon dont tu l’as entendue » on perd la parole. C’est grave car ça nous empêche de communiquer. C’est encore plus grave car ça nous empêche de penser clairement. Sans une sémantique claire il est impossible de communiquer ou de penser de façon précise. Le novlangue d’Orwell sert exactement à ça. Alors peut-être que nos chers politiques sont aussi des victime de l’appauvrissement du langage, ou alors ils s’en servent. Et rien ne peut l’excuser, dans un cas comme dans l’autre.

    Cela, très insidieusement mis en place, plus l’état d’urgence, la police armée hors de son service et débarrassée de sa responsabilité pénale, le délit d’information que veut mettre en place Sarko (délit de consultation d’un site d’une mouvance terroriste), le fait comme vous en parlez de se braquer directement contre toute personne voulant non pas excuser mais expliquer, comprendre. On va dans une direction très dangereuse, où le terrorisme finira par être une réponse raisonnable à l’antiterrorisme, et là ce sera une guerre civile et il y aura beaucoup plus de morts qu’actuellement, les politiques qui ont permis cela, que ce soit par calcul ou par stupidité, devront répondre de leur actes.

  5. Meme si je suis plus que septique sur l issue de la guerre au terrorisme, il faut pas non plus sous estimer l impac d une armee et ecrire « Pas plus qu’une armée d’occupation n’a réussi à maintenir ses positions sur le long terme ».
    Il y a plein d exemple du contraire.
    Juste pour rester en France : la conquete romaine et la soumission des gaulois. Puis 500 ans plus tard, une minorite, les francs reussisent a controler une partie du pays. Plus tard les viking se debrouillent pas mal et recuperent la normandie …
    Plus pres de nous dans le temps on peut citer la conquete de l amerique (les indiens ont ete marginalise) ou l expension russe vers l est (siberie et plus a l est) ou le sud (caucase)
    La difference etait qu on hesitait pas a massacrer les vaincus (jules Cesar serait un criminel de guerre s il etait juge au XXI sciecle) et que la technologie a evoluée (avec une arme a feu, n importe qu elle personne peu entrainee peut infliger des degats important. impossible avec une epee)

  6. Merci pour le coup de gueule complètement justifié !

    Quand je lis ça « Rien ne peut expliquer que l’on tue des journalistes et des policiers ! Et rien ne peut expliquer que l’on tue des juifs ! « , j’ai envie de dire : ne pas nourrir le troll mais pas de bol, on le nourrit avec les impôts publics…

    Je ne reprendrais même pas pourquoi je considère ça comme du « troll », ceux qui s’intéressent à la situation et ne voit pas le problème avec cette déclaration ont un bras dans l’oeil… Et ce n’est qu’un symptôme… M Valls sait très bien quelle merde il jette dans le ventilo avec ça. Sinon il serait pas le premier sinistre.

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