Mais putain, pourquoi qu’il donne pas des solutions, merde !

  (Suite à ce titre exceptionnellement recherhé, l’auteur se donne le droit d’écrire de manière plus policée afin de rattraper les écarts constatés dans le titre) La théorie des sectes et des églises politiques vaut
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71 thoughts on “Mais putain, pourquoi qu’il donne pas des solutions, merde !”

  1. « Après tout : on est en démocratie :-) »

    Non. Se mettre ça dans le crâne ferait déjà beaucoup avancer les choses.

    1. Surtout la démocratie ce n’est pas dire tout et n’importe quoi. Qu’on puisse essayer de tenir son raisonnement jusqu’au bout c’est très bien, il faut défendre son steack et se confronter aux autres, maintenant la démocratie n’est pas un empilement d’opinions bancales mais exige, convoque la cohérence, la négociation, l’honnêteté intellectuelle, l’effort de pédagogie, l’empathie… etc.
      Il me semble ainsi que, une fois un peu chahuté par les autres après l’exposé de sa pensée, et quels que soient la qualité des arguments adverses, en appeler à la démocratie tout en usant et abusant de l’ironie ne peut être jugé cohérent. Alors certes il reste la liberté d’expression, mais elle est forcément symétrique.

      Que les enthousiastes de Chouard soient fatiguants, je peux bien le comprendre, cette lassitude n’excuse pourtant rien. C’est toute la difficulté de la démocratie, qui ne peut se contenter de la simple liberté d’expression, car elle convoque la Raison.

      1. Oui, mais le roi, on lui a coupé la tête et le bouffon on lui a interdit de faire de la politique, attends, c’est sérieux, on n’est pas là pour rigoler, merde.

  2. Putain, cette série d’articles, c’est exactement ce qui me fait aimer Reflets. Vous avez gagné un don.

    Continuez sur votre lancée et merci pour ce que vous faites ;-)

      1. Désolé pour l’analogie si ça plait pas mais souvent en lisant reflets, c’est parfois comme écouter certaines émissions de Mermet. Je me dis merde c’est pourri mais qu’est ce qu’on pourrait y faire?
        Finalement, une première chose c’est de s’en rendre compte (et vos infos et point de vues sont précieux pour ça), une seconde c’est de se serrer les coudes tant que je ne vois pas d’où serait lancé un 1789 2.0.

        Alors comme ceux au dessus et après y avoir déjà pensé depuis quelques temps où c’est devenu possible, je vais soutenir les sarcasmes de Yovan et les actes de pirateries de Bluetouff, entre autres.
        Continuez comme çà!

        1. que faire ? Tendre vers l’autodétermination, respecter le cercle vital des autre, viser l’altruisme désintéressé, relire mille fois le lievre de la voie et de la vertu… etc.

          1. J’adore lire et relire les lièvres. En murmurant les plus belles pattes du bout des lèvres. :D
            Et puis quand le lièvre court sur la voie de la tortu… euh, de la vertu, quelle joie !

          2. Merci pour le conseil de lecture, et pour le reste je suis complètement, c’est un peu ce que je voulais dire en disant qu’il faut se serrer les coudes.

          3. As-tu eu l’occasion de lire « Quand la misère chasse la pauvreté » de Majid Rahnema, « L’empire de la honte  » de Jean Ziegler ou encore « Ecocide : une brève histoire de l’extinction en masse des espèces » de Franz J. Broswimmer ?

  3. > « Une dernière chose ne ferait pas de mal non plus : déconner un peu, se prendre moins au sérieux et apprécier le second degré. On appelle ça « l’humour ». »

    Qu’est-ce que c’est que cette fin à la « Lost » ?

    Dommage que tu n’aies plus d’utopie, plus de rêve, que tu penses tout le monde « jaloux, envieux les uns des autres qui essayent de grimper à l’intérieur de la classe sociale en se tapant sur la tronche ».

    Triste monde (peut être réaliste, j’en sais rien) et je comprends alors pourquoi tous ces précédents articles.

    1. Ben c’est marrant ça, ça m’a fait précisément l’effet inverse cette phrase.

      Si Yovan avait continué sur le ton précédent, alors oui, il y aurait de quoi hurler à l’atonie. Et reprocher un état d’esprit désespérant.

      Mais non seulement l’ensemble des articles de Yovan ne donnent pas cette impression (et puis a quoi bon ils se fatigueraient chez reflets si c’etait pour annoncer la fin du monde à chaque article?…), mais en plus finir sur un petit appel à notre côté punk pour réfléchir à ces sujets sérieux, de mon point de vue c’est parfait. Qu’ensuite on soit d’accord sur les idées à avancer ou non, c’est certainement le mode le plus détendu.

      C’est d’ailleurs je pense la meilleure manière de commencer à faire un pas de côté, de démarrer par l’humour. Et en fin de compte, ton commentaire en manque, et c’est dommage.

    1. Ecolo ?

      non, le bilan carbone de la decomposition des corps est pas terrible et risque de participer a l’echauffement climatique, faut quand meme penser qu’on laisse la terre aux fourmis et aux rats donc fausse bonne idée

      1. Mais si! un cadavre qui ne conduit plus consomme moins de CO2 qu’un cadavre qui conduit encore…

        Si si, un cadavre qui conduit encore.

  4. Finalement, le problème du commentaire, c’est qu’on répond toujours à chaud..
    Je suis pas toujours d’accord avec vous (au singulier comme au pluriel) et particulièrement sur certaines références précédentes, mais au moins, vous avez le mérite d’exprimer un avis, mais surtout de nous faire remettre en cause nos propres idées qu’on pensait si bonnes. Pour ma part, c’est comme ça que j’apprends, et comme ça que j’avance. Merci

  5. « Se sortir ce que vous savez d’où vous savez, et proposer, dans un grand mouvement citoyen béat, une nouvelle voie politique, avec de nouvelles règles, fonctionnements et autorités. C’est beau, on en chialerait presque. Le problème : qui le fait, comment, « à combien qu’on est », et avec quels outils ? Pas simple…parce que c’est ce problème qui est central. »

    Hein mais c’est pas ce que propose les églises et Étienne Chouard justement ?

    Sinon j’aime ce genre d’article vraiment et je ferai un don vous le méritez bien à condition de continuez dans cette voie là ou je fais sauter les locaux de reflets avec mon PP (Parti de la Procrastination).

    1. J’en ai une également, faut juste que je change le manche qui a cassé.
      Ha, et 2 haches, aussi, bien affutées :-)

  6. Y a des gens motivés et intéressé mais il manque qqch . Moi je pense que ce qqch c’est le reseau, le vrai, décentralisé et tout, et qui permettrait en plus à chacun de voté pour les decisions importantes du pays, l’état serait sans gouvernement, juste des secretaires pour la paperasse.

    Bon en fait je sais qu’on vit pas dans un monde bisounours, je n’ai pas vraiment fois en la nature humaine mais juste en quelques personnes.
    Pour moi 3 grands points qui font que rien ne va s’améliorer:
    -le peuple n’a pas les mêmes connaissances:entre les ouvriers, les cap, etudiants,…(je parle de tout etudiant , pas forcement de l’ena ou hec)chacun n’a pas reçu les même connaissances. Moi qui ai suivis une formation technologique en mercatique, j’ai des notions de droits, d’économie, de management,… et j’ai plutot une grande culture générale. Je suis maintenant etudiant en informatique ou j’etudie toujours le droit-management-eco, en plus de mieux cerner les problematiques liés à l’informatique puisque je suis maintenant, derriere le mirroir. Et quand ma mère me parle de l’activité notament economique, elle n’y comprend absolument rien. Bas oui ma maman les etudes ça l’interessait peu, il y avait du travail à son epoque. Elle a arrêté en 4ème.Le seul diplôme qu’elle est un certificat d’étude,comme beaucoup de français, qu’elle croit être equivalent au BAC.Heureusement elle peut quand me s’appuyer sur son experiences de la vie, mais elle ne possède pas tout pour voir entre les lignes.Les faits ont toujours des causes, et les apparences sont trompeuses, mais comment le voir?Et comme beaucoup de gens, si vous leurs dites que vous n’avez pas les même connaissances, et que vous leurs démontrer, vu qu’ils n’y comprennent rien,ils verront cela comme une insulte. Alors que pas du tout, c’est juste pour leurs montrer que les connaissances sont importantes, et que apprendre n’est jamais trop tard et inutile, surtout quand ça évite de te faire en******.
    2)La plupart des gens s’en tamponnes. Etre abrutis, faut pas avoir un doctorat pour l’être.La plupart des citoyens(noté le terme, je ne parle de consommateur, comme notre cher gouvernement) s’enfoutent, tout ce qu’ils veulent c’est profiter sans compter ( capitalisme inside // salut la dette), monter plus haut,… toussa.Sans pour autant faire des efforts pour améliorer leurs vies. Mais attention, ils sont toujours mécontent des décisions de nos dirigeants, mais ils ne veulent rien faire pour changer le système. C’est un paradoxe, on sait le systeme pourris mais on ne veut rien faire.Sans compter que le peuple est egoiste, comme dit l’article chacun essaye de monter sur l’autre pour le depasser. Ce n’est pas un peuple, c’est un rassemblement de personnes avec un objectif commun.
    3)Le systeme a fonctionné bancalement un moment, mais la democratie representative ça marche plus(ou peut être que ça n’a jamais marché, j’ai 20ans et c’est peu pour faire une longue analyse du paysage politique). J’ai jamais vu un deputé defendre ceux qui l’ont élus. Finis l’election il va faire joujou/dormir/ surfer sur le net à l’assemblée national avec ses copains. Et je ne parle de l’umps, 2partis qui pourrais fusionnés tellement les differences sont minimes. Bon les autres partis, entre « les gauches » coincés sur trotsky, une droite qui n’a de droite que le non (y a pas de catégorie poubelle pour le FN). Bon les autres partis, j’ai pas trop d’avis.Et de toute façon on s’en tape.
    D’ailleur en lisant l’autre billet d’aujourd’hui, dans mon tram en pensant à mon diner,je me suis dit » Mais attend, un partis c’est censé défendre des idées, pas faire sa pute aux élections.Donc la plupart des partis politique d’aujourd’hui ne remplissent pas leurs rôles ».Bas oui, on est 66millions d’habitants, et ça m’étonnerait que toute ces personnes partagent leurs idéés uniquement entre l’UMPS et le FN. Mais c’est le systeme qui veut ça.
    Le seul partis qui trouve grâce à mes yeux, c’est le partis pirate. D’abord je croyais que c’était des branleurs. Mais en faite pas du tout. Avec leurs amis d’autres pays, ils ne cherchent pas à diriger mais partager et développer des idées. Ce qui est bien. Mais bon, autant je pense que les gens du partis pour certains ont de bonne idées, autant ça me ne me fera pas adhérer. Je dirais simplement « T’est de gauche!! moi: Nan,nan, je suis juste de là ou sont mes idées ». C’est aussi simple. Et mes idées ne collent avec aucun partis a part le mien.

    Pour conclure je dirais que c’est de l’individus dans sa diversité fait la masse, et coupé la masse en catégorie est donc impossible.

    NB: bien que j’ai deja lu vos articles a quelque rare reprise via des tweets, je me demande pourquoi je ne vous suit pas depuis. Des articles qui ne sont pas à vocation informatifs dans le sens médiatiques, mais pour faire travailler les neurones vous êtes très forts :D

    1. De mémoire Chomsky avait répondu lors d’une à la question « que pouvons-nous faire ? » qui lui était posé
      « Dans l’hémisphère nord on me demande que pouvons nous faire, dans l’hémisphère sud on me raconte ce que l’on fait ».
      Grosso merdo, c’est pas les paroles exactes (pas la citation sous la main) mais l’idée quoi.

      Nous sommes dans un système qui a plus de 500 ans, qui est rodé comme pas permit et dont nous sous-estimons trop souvent la capacité de destruction mais aussi ça capacité d’adaptation.
      La destruction des liens sociaux….

      1. Il y a tout un tas de choses qui sont faites dans les pays développés, il y a bien des changements très profonds des comportements. La question « que pouvons-nous faire ? » doit à mon avis se comprendre comme une insatisfaction à ne pas avoir de référence morale définitive pouvant légitimer les nouveaux comportements qui émergent… en fait la plupart du temps la signification des dynamiques sociétales nous échappe complètement (et ce n’est pas plus mal).

    2. « democratie representative »
      Pitié, non ! République.
      Il faudrait arrêter de salir démocratie pour qu’un jour les gens comprennent ce qu’il y a sous la crasse de ce mot.

      1. république c’est encore autre chose. C’est plutôt gouvernement représentatif ou oligarchie, bref une forme de gouvernement aristocratique (partiellement déguisé)

  7. J’ai bien aimé cette série sur les églises, sectes politiques (un peu moins celles sur les églises de gauche où les défauts m’ont paru survolé mais passons).
    Je me pose la question parce qu’on en entend jamais parler et il me semble qu’avant cet organe de l’état aidait bien à faire bouger les choses : l’armée. Je dis pas que la solution vient d’eux, loin de moi cette idée (surtout que j’ai aucune idée sur la question), juste j’aurai bien aimé savoir si vous aviez une petite idée de leur positionnement en cas par exemple d’arrivée au pouvoir du FN, de grand mouvement citoyen. On a une idée de quel côté ils pencheraient ? Autant avant (genre 1789) avec une armée pas 100% professionnelle ça a pu donner des élans de fraternités. Mais maintenant qu’on a une armée de pro, est ce qu’ils sont pas justement hyper pro et vachement formaté à faire ce qu’on leur dit sans prendre en compte leur mission première et accepter de tirer sur une foule ? Je demande ça vraiment naïvement parce que j’ai aucune idée de la réponse et que j’ai l’impression qu’ici y’a plein de gens qui savent pleins de trucs ou du moins qui savent où chercher.

    1. Aux USA, la doctrine militaire se penchait ces dernières années sur ce qu »il fallait faire en cas de soulèvement populaire dans les villes en ces temps de crise.

      1. Hum… je me souvient aussi d’un « papier » que j’avais lu il y a quelques années. Je ne sais plus par qui ou quoi, mais c’était adressé au gouvernement et recommandait de préparer les forces armées françaises à combattre l’insurection, pour protéger les intérets économiques du pays.

        Mais est-ce que cela veut dire que les soldats(pro ou pas pro) vont tirer sur la foule? Si on parle d’un grand mouvement de rebellion, il est fort possible qu’ils aient des amis, de la famille parmi les insurgé (même si ce n’est pas ceux qu’ils ont en face d’eux).
        Après ce genre de situation n’a jamais empêché les dictature d’avoir des forces armée qui affronte la foule…

      2. Pas uniquement aux USA. Ca a même été évoqué et circulé récemment dans nos beaux corps diplomatiques européens, dont la France.

      3. Tiens voila l’IA de chez Smith en face :

        Le colonel Hubert Legrand -commandant du cenzub- vous parle :
        http://www.ecpad.fr/jdd-53-mars-2011-le-cenzub-au-camp-de-sissonne

        Ya donc le camp de Sissonne(02) qui accueille depuis 2006 le centre d’entraînement aux actions en zone urbaine (CENZUB), une ville recréée pour permettre à des troupes de s’entraîner dans des conditions réalistes.

        Pour s’entraîner dans la joie (et d’après wikipédia), le centre est constitué de :
        le MASTTAC (Module d’acquisition des savoir-faire techniques et tactiques) : C’est une rue où les maisons ont été construites sans toits. En lieu et place, des passerelles permettent aux instructeurs de se déplacer au-dessus des élèves afin d’apporter les corrections en temps réel et en ayant une bonne vision d’ensemble

        le Village de Beausejour (quel doux nom dans un tel contexte…)
        Le village de Beausejour est constitué de 63 maisons, toutes différentes, de nombreux obstacles (barrières, barricades, gravats), de différents types de rues (larges, étroites, en S ou dégagées). Il a un objectif principal d’instruction. Il se compose de différents modules :
        – le village en lui-même
        – une zone de bidonville dans laquelle il est impossible d’entrer avec des véhicules
        – un camping formé de caravanes
        – une rue créée à partir de conteneur 20 pieds pour réviser les savoir-faire
        – un hameau défensif destiné à présenter les différentes façon de « durcir » un bâtiment (installation de sacs de sables dans les étages, piégeage, etc.)

        la suite (parce qu’ia pas que ça) est sur wikipédia

        Si vous voulez « réviser vos savoirs-faire » avec des fourches dans un camping, direction sissonne …

  8. Une variante plus douce du n°1 : le VHEMT http://vhemt.org/findex.htm

    Au moins ne pas condamner ses descendants au merdier.
    Comme (presque ?) tous les membres des sectes et des églises politiques poursuivent la très sainte croissance comme solution, c’est une manière de dire non. Pas constructif ? Tant pis.

  9. Un grand merci à Yovan. Je sais pas si c’était réellement le but mais lire vos articles m’a redonné le sourire tellement ils étaient mordants de sarcasme.
    Continuez comme ça, vous, Bluetouff, Kitetoa et tous les autres. Je vous suis depuis un bon moment maintenant et je vois aucune raison d’arrêter.

  10. « on manque de fourches (puisqu’il n’y a plus de paysans, ou presque) »
    N’importe quelle personne qui se renseigne sait que les paysans n’utilisent plus de fourches,article bâclé… J’arrête de lire l’article,je ne reviendrai plus jamais sur reflet.info,je brûle mon ordinateur, je me crève les yeux,me perfore les tympans (pour ne plus entendre ni lire vos conneries) :)

    Non article plutôt très intéressant, mais je m’étonne de la volonté soudaine de certains lecteurs à vouloir faire des dons.
    Yovan Menkevick est il un dangereux gourou manipulateur?Reflet.info une pompe a fric? Enquête exclusive « les dessous des sectes » c’est ce soir sur M6. :)

    1. Bah je peux comprendre, j’ai aussi été surpris du contre-pied sur ce dernier article, après le foutoir que les précédents ont créé.
      J’avoue je suis bluffé :)

  11. Quoi, il n’y a pas de gourou, faut qu’on réfléchissent ? qu’on se prennent en main…. pfff trop dur, je retourne devant la télé on y est mieux :-)

    Pour ceux qui crois que la démocratie ça pourrait marcher avec du tirage au sort ou autre truc révolutionnaire, je vous recommande simplement d’aller dans un simple bureau d’une association loi 1901 voir comment ça marche…

    1. La démocratie ça s’apprend tout comme nous avons appris à obéir docilement.
      Et puis tant qu’on est dans les exemple je t’en propose un autre: La corée du Nord l’usine chinoise…
      et une vidéo sur ce qu’est un larbin http://youtu.be/HH5fVD-1_I4

  12. Personnellement, je n’y crois pas à ce dénouement.
    Ça sent trop la technique de communication pour garder la face, sans remettre en cause ses propos précédant et sans faire de mea-culpa.
    Pamphlet, non car cela ne s’écrit pas en trois fois. Puis désolé, mais tes articles ne répondent pas exactement à toutes les caractéristiques de ce genre de texte.

  13. Ceci dit, prétendre qu’on en a fini avec les usines c’est un peu expéditif. D’après les statistique INSEE 12,6% de la population est de la catégorie ouvriers, ce qui fait peu ou prou 6 millions de personnes. Si on ajoute les employés 16% et les profession de bas de l’echelle genre la santé et le travail social 3% et les retraité de cette catégorie 14% on monte facilement à 45%.

    Les classes sociales existent encore c’est juste la perception que l’on en a qui s’est évanouie. C’est probablement une question de l’utilisation des mots. Un bon exemple a été donné par Franck Lepage dans une de ses conférences gesticulée https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=9MCU7ALAq0Q#t=7210s . En 4 minutes on a un exemple de ces procédés qui permettent de disqualifier de manière rhétorique le concept de lutte des classes.

  14. Bon, c’est bien joli toutes ces conneries à Yovan, mais ça cache forcément quelque chose. Chépa les p’tits gars d’Reflets, vous êtes en train de nous déterrer un nouveau scandale à la Amesys, ou alors la suite d’icelui, mais vous voulez / devez encore faire traîner avant de balancer la sauce, donc vous nous refilez les baratins de l’autre clown. C’est ça, j’ai bon hmmm ?

  15. Et on investissait nos talents de dev dans une plateforme de démocratie décentralisée, mode Liquid Feedback, mais en franchement plus user-friendly, accessible à madame michu qui pourrait proposer des alternatives écolo à coup de trico à l’ancienne, si la geek population pouvait administrer la gestion des droits d’auteurs, si les techniciens de laboratoire pouvaient administrer les études d’impact des médicaments, etc etc, si chacun par ses spécialités était à même de pouvoir donner son avis d’expert et de décider ???

    Et si tout le monde avait une monnaie d’échange libre et p2p interdite à la spéculation, basée sur le temps de travail et l’impact écologique, sans quantité gloabale limitée comme les bitcoin, avec taxe de transaction pour replanter des arbres et investir dans le sustainability de la planète, bref, et si c’était nous qui coupent l’herbe sous le pied des imposteurs de la finance mondiale, et qui remplacions ces politiques à 9000 € min par mois ?

    On attends quoi ? Il ne tiennent que par l’inaction du monde, alors si on agissait ? Si on avait les couilles de s’attaquer à la question, et de proposer l’alternative concrète, décentralisée, structurée, accessible, mêlant éducation, neutralité, diversité des points de vue, structuration des idées, décisionnel participatif et spécialisé (fuck les référendum globaux à la Chourad), merde quoi demain est entre nos mains non ? Alors on attends quoi ???

    Allons y ! Il est un temps pour la dénonciation, pour l’indignation, il est un autre pour l’action !!!

    Yallah ! (comme disait mère Thérésa)

    (traduction : En avant !!!)

    1. Ben on attend le premier qui bouge, en se regardant tous en chien de faience, jusqu’au premier mouvement d’un autre, comme d’hab.

  16. Mais où sont les commentaires haineux?
    1- les mecs ont vraiment quitté reflets et ça fait du bien desfois…
    2- une censure à été mise en place pour respecter la parole du gourou
    ;)

    Plus sérieusement, j’ai vu le film La Vague récemment et il nous montre que le fascisme est encore possible si l’on n’y prend pas garde.
    Il est nécessaire de se poser et de réfléchir à ce qu’on veut et surtout étudier/inventer nos possibilités.

    Belle série d’articles.

    1. Les commentaires haineux et insultants étaient le fruit d’une toute petite poignée de mercenaires qui se sont inscrits plusieurs fois sous pseudos différents, ils sont allés se coucher tous les deux, vu qu’on ne leur paie pas les heures sups.
      La censure? On n’est pas sur Huffington Post, ici.

      1. Tu crois à la conspiration Deneb ? vous faite rire ;-).

        Les articles sont mauvais et réducteurs. Ils montrent une méconnaissance de ce à quoi ils s’attaquent. Bref les 3 articles sont superflus!

        à lire certains d’entre vous on dirait que Yovan est un nouveau gourou d’une nouvel secte !

  17. Ça peut paraître hors de propos, mais je voulais juste rappeler que la France est un pays comme pas mal d’autres.

    1. C’est eux qui nous manquent…putain, j’aurais 25 berges de moins…merde…

      1. Vietman Laos Cambodge…. SOS….
        Ces morceaux m’ont vraiment incroyablement touché (et me touche toujours incroyablement…)…
        Les valeurs putain…..

  18. Je reviens sur le passage traitant des classes sociales.

    Il eu fallu relire Marx avant. Il existe 2 classes sociales. La première tire ses revenus du travail des autres, c’est la classe bourgeoise. La deuxième tire ses revenus de son travail, c’est le prolétariat. Ces 2 classes s’opposent sur la répartition du fruit du travail du prolétariat.

    Petit détail : la bourgeoisie s’organise, se fédére en tant que classe. Elle mutualise les moyens pour atteindre son but. Le prolétariat, lui, n’a pas de conscience de classe, ni d’organisation. Il existe en creux, c’est un négatif de la bourgeoisie. C’est cette dernière qui fixe la ligne de démarcation.

    Donc quand elle dit : « il n’y a pas de lutte de classe » le prolétariat disparait. En revanche, on voit apparaitre d’autre classes : les vieux, les assistés, les étrangers, les musulmans, … synonymes d’autres luttes nous permettant d’oublier l’afronttement bourgeois/prolétaire.

    Le prolétariat ne dépend pas de la condition ouvriére. Il ne s’agit pas d’avoir un métier manuel dans une usine pour un être prolétaire. Il faut juste savoir de quel coté de la ligne de démarcation fixée par la bourgeoisie nous nous trouvons.

    « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous! »

  19. J’ai vu passer une étude qui montrait que les citoyens américain situés juste au dessus de la classe la plus basse avait une tendance à voter pour des représentants en défaveur des plus pauvres. L’étude révèle que ce vote est motivé par la crainte d’atterrir soit même dans la classe la plus basse. Les gens préfère se foutre dans la merde plutôt que de prendre le risque de se faire dépasser. Il ne faut pas compter sur le peuple pour faire bouger les choses.

    Je suis convaincu que les choses ne bougeront pas avant l’apparition d’un événement cataclysmique. Poser des questions, faire réfléchir même avec un canal de communication mainstream ce n’est pas suffisant. Le mouvement « Occupy Wall Street », le plus grand mouvement de révolution à l’heure actuelle, a fini par s’essouffler. Pourtant c’était un mouvement de grandeur ampleur!

    Le peuple ce n’est qu’une bande cons. C’est inutile d’essayer de l’éduquer car la masse d’inertie annule tout effet. Tout ce qu’il est possible de faire c’est se préserver soit même, reclu en priant de pas se faire contaminer par la connerie.

    Comme je disait, c’est un événement cataclysmique majeur qu’il faut pour faire bouger les choses. Quand il se produira il ne faudra pas oublier de prendre les mesures adéquate pour ne pas retourner dans une situation aussi navrante que celle que l’on peut observer aujourd’hui. C’est triste mais je pense qu’il faudra massacrer à tour de bras, aller jusqu’au bord de l’extinction pour espérer changer sans finir par retomber dans ce cycle infernale où l’homme domine l’homme.

  20. Le fond de l’article est intéressant, mais la forme…mon dieu, on croirait lire l’article d’un lycéen en première L qui pense que c’est drôle de faire des phrases à rallonge. Dommage, j’ai eu beaucoup de mal à passer au-delà de l’irritation causée par le style. Si tu ne veux pas qu’on te prenne pour un blogueur, arrête d’écrire comme un blogueur (smiley qui fait un clin d’oeil).

  21. Bon, mon cher Yovan,
    je ne peux m’empêcher de dire, malgré la salve d’applaudissements (et les promesses de dons) que ce billet ressemble un peu à un « raccrochage aux branches ». Avec, subtile finesse, un appel au sens de l’humour.
    Humour qui manquait précisément aux trois billets précédents.

    Pas le temps de détailler autant que je voudrais, car je dois partir. Mais je me demande si au final, et avec le talent qu’on te connait sur d’autres articles, tu n’as pas un besoin viscéral de jouer la provoc’ et de te trouver des « ennemis » pour écrire.
    :-)

  22. Bien le billet. Pour ma part j’aime bien la solution 6 : l’essai sur unmondesansargent mais pas grave pensez y plus. Bonjour chez vous.

  23. Alors, -oui -oui et solutions 2/3/5/6 (si, c’est possible d’en choisir plusieurs >.<), parce que la 6 marchera pas, le grand mouvement citoyen béat ne verra pas le jour, pour le même motif que la 2, a priori, ou alors s'il se trouve un évènement capable de générer 6, il peut tout aussi bien générer 2.

    La 2 pour son côté très radical, il faudra faire preuve de la même discipline mentale.

    La 3, la voie de la sagesse, mais pas un parti, le mouvement doit adopter la forme qui convient, un parti ne convient pas.

    La 5 parce que la stochocratie est juste incontournable, seulement elle (et la méritocratie ; en plus de la démocratie je veux dire, et de l'humanisme -donc l'écologie, oui-)

    La 6 parce que SE SORTIR LES DOIGTS DU CUL C'EST UN MINIMUM [grosse pensée pour tous nos citoyens/compagnons/camarades/frères-soeurs, bref, les humains présents à NDDL] et que c'est toujours mieux de savoir ce qu'on fait AVANT de le faire (on essai d'apprendre ça à nos gosses…).

    Ah et on fait ça avec ceux qui sont motivés, parce que ceux qui sont pas motivés tu /forget direct.

    « Un petit groupe de citoyens engagés et réfléchis est capable de changer le monde. D'ailleurs rien d'autre n'y est jamais parvenu .»
    Margaret Mead

  24. Je ne sais pas si quelqu’un va lire ce 60e commentaire – peut-être l’auteur de l’article qui me répondra s’il le trouve pertinent comme moi je trouve plutôt pertinent son billet qui révèle le terrain où ne vont jamais les fachos (et c’est ce qui permet de les reconnaître).

    En tout cas la solution d’après « moi », à la suite de bien d’autres:

    Il y a une lutte des classes. Le prolétariat n’est pas forcément ouvrier (il ne l’a jamais été mais les marxistes en faisaient leur chéri et aujourd’hui, à l’échelle du monde, le prolétariat reste majoritairement paysan et ouvrier, quoique bureaucratique dans les pays riches).

    Reste qu’il y a des propriétaires et des pas-propriétaires et qu’il y a une lutte entre les deux. Si des cons sont petits-actionnaires ils doivent lutter contre eux-mêmes (ça a l’air con comme ça mais on observe justement comment des collectifs alternatifs, des communautés, des coopératives se déchirent bien souvent à cause du fait que ce monde ne leur laisse pas le choix et qu’il y a tout de même malgré leurs bonnes intentions initiales des gens qui sont propriétaires du projet… comme quoi il n’y a pas d’alternative viable dans ce monde).

    Bref. Cette lutte existe, demandez aux mineurs sud-africains, aux paysans sans-terre ou tout simplement aux contis, aux salariés de PSA ou florange. Le mouvement contre le CPE, les émeutes de banlieue ou le mouvement contre les retraites c’était de la lutte des classes assez récente (d’ailleurs les trois à la fois, un jour, ça aurait de la gueule, non?).

    Après les luttes elle restent la plupart du temps dans une position de négociation avec l’état et le capital alors qu’on aimerait qu’elles les balayent. C’est là qu’intervient la lutte au sein de la lutte: non seulement c’est bien de lutter mais il faut aussi chercher la sacro-sainte convergence des luttes, ainsi que la non-moins sacro-sainte radicalisation des luttes. Au bout du compte on est sensé atteindre la méga sacro-sainte grève sauvage, générale et illimitée.

    Au sein des luttes on peut avoir une activité clandestine pour essayer de les contrôler (comme font les syndicats) ou de les récupérer (comme font les partis) ou au contraire essayer de les pousser à aller le plus loin vers (attention le gros mot) le communisme (comme font les communistes – qui ne sont pas ou plus au parti communiste depuis longtemps).

    Le communisme c’est quoi? Exemple: la lutte s’approprie l’existant (des stocks alimentaires et des armes par exemple) et définit comment elle répartit en son sein ce butin. La lutte communiste au sein de la lutte pourrait par exemple dire qu’on partage. Mais c’est possible que des partis ou des syndicats essayent de répartir ce butin inéquitablement comme par exemple en espagne en 36-39 quand les staliniens ne livraient pas d’armes aux milices anarchistes.
    Au total, tout ce bordel donnerait la révolution.

    Pour résumer les solutions: participer à des luttes, faire converger et radicaliser les luttes, tendre à la grève sauvage, générale et illimitée, s’approprier l’existant, le partager (non pas en termes équitables histoire de rétablir de nouvelles propriétés privées hein) et se défendre face aux salopards contre-révolutionnaires qu’ils soient de l’autre côté du front ou au sein même des luttes. Tout cela doit aboutir à la destruction de l’état et de la propriété privée et au libre développement de rapports humains débarrassés des médiations telles que l’argent ou les religions (aspect que je ne développerait pas ici mais on s’aperçoit aussi souvent que les fachos masqués sont bien souvent très tolérants envers elles, quitte à leurs assigner des pays respectifs).

    On ne serait pas heureux pour autant, certes. Les problèmes de racisme, de sexisme, de misère affective ou sexuelle par exemple ne seraient pas réglés ainsi (problèmes qui doivent faire l’objet, eux aussi, de luttes au sein des luttes – cf ce que je disait à propos des religions). Mais il y aurait des bases saines pour s’y attaquer. Et il n’y aurait pas d’armée surpuissante à la disposition d’un connard très riche ou élu. Je veux dire par là qu’à mon avis il n’y aurait pas plus de malheurs, de misère, de solitude, de viols ou de morts qu’aujourd’hui avec le capitalisme.

    Voilà. Merci bonsoir.

    1. Lu! Pour faire simple, tu proposes la révolution: on casse tout, on bute s’il le faut et après on impose des idées. Je suis d’accord avec toi sur ce point, c’est de toute façon inutile d’essayer de négocier quoique ce soit avec le capital et les forces en place car le problème c’est justement leurs existences.

      Par contre, comme tu le fais très justement remarquer, une révolution ça se récupère. Il n’y a pas de révolution dans tout l’Histoire qui n’ai pas été récupérée. Dans TOUTE révolution il y a des idées où la majorité adhère et il y a les idées effectivement appliquées par un groupuscule « récupérateur ». Penser qu’une révolution, même sanglante, va révolutionner quelque chose c’est être idiot (dans son vrai sens: « ne pas savoir »).

      Ce qu’il faut, c’est un massacre. Ramener la population à une échelle naturelle, genre la population des requins, puis éduquer chaque gamin, expliquer comment on en est arrivé là, les rendre impliqué pour que si sa jamais un gamin avait décider de restaurer l’ancien ordre les autres le choperai pour en faire de l’engrais. L’humain actuel est une bête sauvage, traitons la comme tel.

  25. L’auteur a tout à fait le droit de persister dans cette idée de secte et d’église, ça n’est pas pour ça que ça correspond à une réalité. On peut citer Chouard, Soral ou je ne sais qui comme on site Van Damme, Finkielkraut ou son voisin, sans appartenir nécessairement à une secte.
    Certaines personnes travaillent en-dehors du système médiatique, en-dehors du système universitaire… en-dehors des espaces hiérarchiques, et ça n’est pas vraiment nouveau. Ce qui est nouveau c’est les moyens qu’ils ont d’exprimer leur pensée. Si Soral n’est pas forcément ma tasse de thé je trouve qu’il a un discours construit, une certaine cohérence et qu’au final il est plus intéressant que Bébert sur le comptoir du bistro.
    A côté de ça nous sommes dans une époque qui remet en cause une certaine orthodoxie et qui révèle que certains discours qui se revendiquaient du pragmatisme s’avèrent avoir une dimension idéologique. Certaines hiérarchies s’en retrouvent discutées, mais en fait elles avaient toujours été discutables.

    Alors je n’ai pas fait d’étude sociologique sur le sujet, mais mon expérience personnelle m’a plutôt fait rencontrer sur le web des approches empiriques de mise en relation de fragments de discours que des tentatives d’endoctrinement et l’émergence de nouveaux intégrismes farfelus. C’est à dire que cette solution de vouloir sortir des églises et des sectes nous amène nécessairement à lire ou écouter des gens comme Chouard, de voir la compatibilité de son discours avec nos propres représentations quitte à le citer, quitte à confronter ces représentations (je ne suis pas certain de la fidélité de ces internautes qui seraient de sa secte) aux autres. Dire à peu près gratuitement « il y a une secte » en sous-entendant que la secte c’est mal, parce que le terme n’est pas compris de nos jours comme au temps de la Rome antique mais aussi par l’utilisation répétée de l’ironie et de ce fameux humour, pour en déduire « sortez de votre secte » (oui parce que c’est forcément les autres) me semble être une manipulation, pas forcément très habile d’ailleurs.

    Encore une fois il me semble qu’il y a plus à dire sur ces différents phénomènes de popularité et de diffusion, notamment dans l’idée qu’il ne semble justement s’agir d’un retournement de la logique de l’incarnation personnelle de collectif.

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