Loi sur le renseignement : le storytelling et les faits

Ça  allait être super, cette Loi sur le renseignement. Que du bon. Enfin, on allait encadrer des pratiques a-légales. Enfin, on allait surveiller les surveillants avec une commission ad-hoc, bien dotée. Enfin, on allait prendre
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Auteur: Antoine Champagne - kitetoa

Dinosaure du Net, journaliste à ses heures. A commis deux trois trucs (Kitetoa.com, Aporismes.com et Reflets.info).

4 thoughts on “Loi sur le renseignement : le storytelling et les faits”

  1. « rien, le silence assourdissant nous étourdit. »
    Juste sur ce point, je ne suis pas tout a fait d’accord.
    La loi Renseignement a un tres grand nombre d’opposants… chez ceux qui suivent un minimum le sujet. Et pas chez « Madame Michu », mais chez des specialistes de l’informatique, du droit, de l’anti-terrorisme, etc.
    Le gouvernement a juste decide de passer outre, ce qui ne change pas tellement des pratiques habituelles.

    Car le probleme n’est pas ce cas precis, mais la conduite globale de la politique. Les electeurs qui s’abstiennent ou votent blanc, de plus en plus nombreux, sont juste ignores par les politiciens. Apres tout, ils n’ont aucun effet sur les elections (si l’on met de cote que cela profite plutot au FN qu’a d’autres). Meme a 60% d’abstention, la legitimite de l’election reste entiere. Et ceux qui grognent mais votent quand meme pour eux ne font que participer a la survie d’un systeme qui les meprise. Restent ceux qui votent pour des partis minoritaires, meprises parce qu’ils votent pour des losers perpetuels et ne votent pas « utile ».
    Le systeme entier est construit de maniere a maintenir les memes « elites » au pouvoir (« si voter servait a quelque chose, ca ferait longtemps que ca serait interdit ») mais on le perpetue sur la seule affirmation que c’est le « moins pire » des systemes politiques. Que sans cela, ce serait le retour a la barbarie, l’obscurantisme et/ou la tyrannie. Bref, TINA.

    Le probleme a mes yeux se resume a ces deux expressions: « vote utile » et « TINA ». Proposez quelque chose d’autre et vous n’etes qu’un agite qui preche le chaos et l’anarchie.

    Ajoutez une pincee de sondages, dont les questions ET les reponses sont fortement biaises, et vous avez une societe verouillee par ce qui est presente comme son propre choix.

    (Mention speciale au sondage qui concluait que « 70% des francais soutiennent le projet de loi Renseignement » quand, dans le detail, 30% etaient resolument contre et 40% disaient ne pas le connaitre. Conclusion pratique: si vous ne connaissez pas quelque chose, vous le soutenez automatiquement.)

    1. Vous êtes beaucoup trop gentil lorsque vous pensez que les politiques tiennent compte des gens qui votent. Pensez-vous que la majeur partie des votant ayant choisis Hollande (et plus globalement, donner tous les pouvoirs à la gauche) s’attendaient à des lois liberticides et / ou libérales ?

      Je n’ai pas honte de le dire, je fais partit de cela. Depuis ? Je ne vote plus et je n’ai pas honte de le dire non plus (et d’en expliquer les raisons à qui veut les entendre).

  2. « Car le probleme n’est pas ce cas precis, mais la conduite globale de la politique. Les electeurs qui s’abstiennent ou votent blanc, de plus en plus nombreux, sont juste ignores par les politiciens. Apres tout, ils n’ont aucun effet sur les elections (si l’on met de cote que cela profite plutot au FN qu’a d’autres). Meme a 60% d’abstention, la legitimite de l’election reste entière. »

    C’est vrai, mais c’est parce que la constitution ne met pas de minimum.
    Même si 2% des citoyens votaient seulement, l’élection serais valide (1969 => Pompidou, 37% des inscris seulement ont voté)
    C’est un gros problème car ce système bâillonne une grande partie de la population qui ne se reconnait plus dans ce système et impose le carcan droite-gauche actuelle, ou plus exactement, une rotation des élus sans changement profond de politique.

  3. « C’est un gros problème car ce système bâillonne une grande partie de la population qui ne se reconnait plus dans ce système et impose le carcan droite-gauche actuelle, ou plus exactement, une rotation des élus sans changement profond de politique. »

    C’est un gros problème pour les gouvernés. Par contre, pour les gouvernants…

    Ça commence à faire un bon moment qu’ils se foutent de plus en plus ouvertement de l’opinion de la basse populace et qu’ils ne se donnent même plus la peine de maquiller subtilement les statistiques.

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