Lire l’annexe 4 et éclater de rire : la farce politique française

Le candidat Hollande anti TSCG, « un traité qui devait nous ruiner tous par l’austérité qu’il imposait » selon lui, s’est précipité, une fois élu, chez Merkel pour confirmer qu’en fait, « il l’aimait bien le TSCG ». Le super gauchiste Hamon aussi : il l’a approuvé en Conseil des ministres en 2012. L’annexe 4 viendra expliciter les ordres donnés aux socialistes par Baroso et ses fonctionnaires, 3 ans plus tard.

C’est l’un de nos lecteurs éclairés qui a motivé l’écriture de ce modeste article. Remercions-le. Que nous a t-il pointé, ce lecteur, pour que le clavier nous démangeât à ce point ? Un document émis par le gouvernement français en 2015, intitulé « Programme national de réformes 2015 » comportant des annexes. Jusque là, rien de bien excitant. Sauf qu’une annexe, la numéro 4, intitulée « Tableau de suivi des recommandations pays adressées à la France par le Conseil de l’Union européenne le 8 juillet 2014« , est une démonstration très parlante de la farce politique française. Qui explique en grande partie le succès du Front National, voire, le cautionne, et surtout démontre l’escroquerie des programmes politiques des grands partis tant de « gauche » que de « droite », particulièrement ceux se déclarant de gauche, le PS en tête. Mais pas le PG. Voir les explications ci-dessous.

Ils ne décident de rien, ces gros ladres (mais fais pas le jeu du FN, hein !)

Hollande, une fois élu, en mai 2012, se précipite chez Merkel pour la rassurer : il ne renégociera pas le TSCG (traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance, ou pacte budgétaire européen) comme il l’avait pourtant hurlé des mois durant. La lâcheté politique de l’énergumène est certainement en cause, mais ses soutiens et amis étant ce qu’ils sont (banquiers, énarques, chefs de multinationales), on peut surtout se dire qu’il savait depuis le départ qu’il n’avait aucun intérêt à changer quoi que ce soit au TSCG.

Hollande a toujours voté les traités, les constitutions européennes les plus libérales, il aime cette Europe de marché et de bureaucrates, cet espace mou et sans saveur qui gère des économies sans âme. Elle lui ressemble, l’Europe technocratique de 2012. Et puis c’est une sacrée facilité politique, l’Union européenne et sa Commission, quand on devient le chef d’un État puissant comme l’est la France, avec de [puissants] amis très riches : on n’a jamais de grosses décisions à prendre, ni de risques politiques ou d’orientations qui pourraient échouer. Pourquoi ? Parce que les obligations européennes sont telles, avec des marges de manœuvre désormais si proches du néant — imposées par le TSCG justement — que le mandat d’un chef d’Etat comme Hollande se résume au final à appliquer, en réalité, la feuille de route de Bruxelles.

Immédiatement, en énonçant ces mots, une sorte de réflexe pavlovien se déclenche chez le lecteur progressiste, comme chez l’auteur de ces lignes : « Houla, tu fais le jeu des extrêmes, toi, là. Tu cautionnes le discours du FN, tu soutiens les pires mouvement populistes, la fachosphère, la souverainosphère, enfin bref : tu ne peux pas te permettre de dire ça« .

Problème : ce constat, sur l’obligation des États a suivre une feuille de route libéralo-financiaro-austéritarocratique imposée par le TSCG et les différentes « règles » européennes » est-il faux ? Est-ce un constat de type complotiste, conspirationniste et populiste? Hollande pouvait-il en réalité faire une  politique sociale et économique « de gauche » durant son mandat, et donc ne pas suivre les règles ou autres recommandations de Bruxelles, tout en restant ami-ami avec le reste de l’Union ? La liberté des États et de leurs gouvernants est-elle si grande que ça, le TSCG et autres règles de l’Union sont-elles  modifiables ? La réponse est en partie dans l’annexe 4.

L’annexe 4 : le bon élève « France » coche les devoirs du maître d’école de l »économie financière » euro-mondialisée.

Cette annexe 4 du plan de réforme 2015 a une qualité indéniable : elle est sincère. Sans ambiguïté aucune. C’est un tableau rappelant le cahier de texte des écoliers, avec des demandes du maître, pour chaque domaine. En face, les réponses appliquées de l’élève France qui note ce qu’il a mis en place, et stipule bien que c’est « en cours », « à venir » ou « fait ».

Toute l’énormité de cette annexe 4 réside dans le fait qu’elle balaye tous les secteurs de la société : de l’école à la santé, en passant par le marché du travail, le système de chômage, les transports, etc…

En réalité, c’est un projet de réforme technocratique d’un pays entier, de son modèle social et économique, qui, sur un tableau de 10 pages, explique comment des personnels politiques nationaux font leurs devoirs imposés par des fonctionnaires continentaux, sous pression et/ou achetés par des lobbies internationaux. Leur chef, à ces fonctionnaires continentaux, Manuel Baroso, qui a poussé ces réformes, s’est d’ailleurs précipité — rappelons-le — chez Goldman Sachs dès son mandat à la Commission terminé. Goldman Sachs, quoi…

Rappelons-nous le fameux projet de Hollande de réduire le nombre de régions pour en faire de plus grandes : c’est la demande de l’UE de l’annexe 4 (extrait du document ci-dessus, avec la facilitation de fusion de collectivités locales) à gauche sur fond orange, qui a donné : « création de régions cohérentes de taille européenne en divisant par deux le nombre de régions métropolitaines. » L’idée principale européenne est écrite noir sur blanc : « réduire les dotations octroyées par l’État« . Hollande a juste appliqué ce qu’il lui était demandé. Pas plus. Mais il y aussi « Prendre des mesures pour, au-delà de la nécessité de réaliser des économies à court terme, contrer l’augmentation prévue des dépenses publiques dans le secteur des soins de santé à moyen et long termes, y compris dans le domaine pharmaceutique« . Sympa, n’est-il pas ?

C’est ainsi que la farce de la campagne électorale française qui vient de débuter se dévoile sous son aspect le plus criard et le plus bouffonesque. Fillon, Macron reprennent les préconisation de l’UE, suivent donc la feuille de route qui leur sera (encore) remise s’ils remportent l’élection : destruction du code du travail, réduction de la fonction publique, destructions des services publics, privatisation partielle de la sécurité sociale, retrait maximal de l’État avec austérité obligatoire pour les collectivités locales, une privatisation des services publics, etc. La même annexe 4 que celle d’Hollande.

Hamon laisse croire — exactement comme Hollande lorsqu’il était en campagne électorale— qu’il ira renégocier [ce qu’il propose de faire dans son programme], mais qu’il n’est pas autorisé à faire par le maître d’école (annexe 4). Qui peut y croire, avec le Parti socialiste derrière lui, parfaitement aligné sur les mesures de Bruxelles, et ce depuis toujours ? Moscovici est aux manettes financières de l’UE, Hamon l’aurait-il oublié ? Hamon s’est abstenu pour le traité constitutionnel européen simplifié de Lisbonne, et surtout il a approuvé… Le TSCG en tant que ministre.

« Au Conseil des ministres du 19 septembre, il a, comme les autres, approuvé le traité, solidarité gouvernementale oblige. » (http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/pourquoi-hamon-se-tait-02-10-2012-2196427.php)

Restent deux candidats, qui eux dénoncent cet état de fait : Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Marine Le Pen a piqué un maximum d’analyses économiques à la gauche radicale (et lit attentivement le Monde Diplo), tout le monde le sait aujourd’hui, et surtout, tout le monde le reconnaît. Florian Philippot, disait pas plus tard que ce matin sur les ondes d’une radio qu’il y avait des choses très intéressantes dans ce journal et qu »il était anormal qu’il reçoivent moins de subventions que des journeaux « people ».

Les analyses de Le Pen sur la soumission à Bruxelles font mouche, parce qu’elles sont parfaitement justes. Tout comme Mélenchon, mais qui le fait dans un style plus nuancé et plus réaliste. Mélenchon a un plan A et un plan B pour appliquer un programme économique et social s’affranchissant de Bruxelles (ou disons ne suivant pas l’annexe 4). Avec… Ou sans Bruxelles. Ces deux partis politiques ne sont pour autant en aucune manière similaire. Exactement l’inverse même. Le FN est nationaliste, le PG est [censé être] internationaliste. Le FN est raciste, le PG anti-raciste, le PG défend une politique d’accueil des migrants, le FN veut les jeter à la mer, le FN veut un pouvoir « fort », le PG veut une sixième République parlementaire, etc…

La problématique de l’annexe 4 est donc énorme, puisqu’elle révèle une réalité très désagréable : de ceux qui sont crédités des meilleurs chances d’emporter la prochaine présidentielle, aucun ne va faire autre chose que de suivre l’annexe 4. Aïe.

Farce électorale 3.0 de l’europlan

La triste — très triste — réalité est donc la suivante : aucun candidat crédible, avec un programme en mesure à la fois de proposer autre chose que les cases à cocher de l’annexe 4, n’est susceptible d’emporter l’adhésion d’une majorité. Sauf Marine Le Pen. Et c’est bien là l’énorme souci actuel. Mélenchon n’emporte pas l’adhésion du plus grand nombre, et tous les autres candidats sont des adeptes de l’annexe 4. Ou des tarés populistes délirants qui dirigent des sectes (cf. Asselineau et son UPR, ou Dupont Aignan et ses Dupongnettes). La fille du borgne qui danse avec les néo-nazis a elle, par contre, parfaitement annoncé la couleur : elle ne cochera pas les croix de l’annexe 4. Elle enverra se faire foutre Bruxelles. Et c’est exactement de ça qu’une grosse partie de l’électorat a envie.

Ce qui est dommage, en fin de compte, c’est que des gens à peu près « sérieux » — mais surtout déclarés progressistes — n’aient pas eu le début d’une once de courage politique pour vraiment faire savoir qu’ils ne voulaient plus appliquer les règles technocratiques de la multinationale nommée UE. Et surtout, au delà de faire savoir, de le faire tout court. Ils en ont eu l’occasion pourtant, là, durant 5 ans, non ? Montebourg, qui est désormais en charge du Bidule à l’International de Hamon, a-t-il essayé de ne pas cocher les cases de l’annexe 4 quand il était au redressement reproductif ? Hummmm.

Ces grands candidats vont donc récolter le fruit de leur couardise et de leur soumission : l’extrême droite en tête au premier tour. Puis une extrême droite qui perdra sans doute au deuxième tour, mais probablement d’un cheveu. Tout ça devrait les faire frémir, non ? Peut-être pas au fond. Parce qu’ils pensent qu’avec Marine au deuxième tour, ce sera dans la poche ? Et qu’ils pourront continuer à cocher les cases du maître d’école ? Possible. Mais ils devraient quand même se méfier. Depuis quelques temps, le vent tourne bizarrement et les gens ne font plus obligatoirement ce qu’on leur demande de faire. Ah, les gens ! Si les cocheurs de cases pouvaient se passer d’eux pour continuer à faire tourner la boutique, ce serait quand même mieux…

La farce politique française est superbe. Et les moutons bêlent. Jusqu’à quand ?

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45 thoughts on “Lire l’annexe 4 et éclater de rire : la farce politique française”

  1. Quand tu dis que l’UPR est une secte, tu pourrais développer ? En quoi est-ce plus une secte que n’importe quel autre parti politique ?

    Tu dis qu’Asselineau est un taré, mais ça fait des années qu’il a compris ques les politiques Français étaient pieds et poings liés à cause des GOPÉs que tu dénonces.

    Je ne suis pas adhérent UPR, mais je dois admettre que je trouve que ce mec a une lecture assez juste de ce qui se passe dans l’UE, mais je me plante peut-être.

    Concernant le FN et Melenchon, admettons qu’ils soient élus, ça va faire comme Syriza, des gens vont y croire puis ils vont se la faire mettre bien profond.

    1. Poussons plus l’analogie avec Syriza.

      Souvenez vous de la pression mise sur Tsipras par Juncker, Moscovici et tout les gros créanciers de la Grèce. Surtout lorsqu’il a simplement dit qu’il demanderait l’avis au peuple par référendum car celui ci ne l’avait pas élu pour ce mandat (nouveau plan d’austérité).

      Le PIB Français fait 8 fois le PIB Grec, la dette publique fr s’élève à 96% du notre nombre PIB.
      Imaginez une seule seconde la pression des créanciers que la France subirait en cas de remise en question de l’austérité (comme Tsipras qui avait juste commencé à lever le petit doift) ou pire en cas de menace de sortie de l’€ ou de l’U.E.

      Je pense que ça n’arrivera pas par ce biais.
      Le système financier et mondiale, les banques systémiques européennes, la crise de la dette, crise bancaire, la spirale des taux négatifs, la fin de la croissance, le taux hyper-connecté et dépendant font penser à un épais manteau neigeux dont on ne sait quel flocon déclenchera l’avalanche. Faillite, perte de confiance, une annonce malheureuse, remontée trop brusque des taux, un attentat particulier, etc…

      Dans ce contexte, l’Euro est bien fragile. Au premier 500Mrd€ à éponger pour le sauver, il est même possible que son premier contributeur net (Allemagne) décide qu’il y a plus a perdre qu’a y rester.

      L’Europe n’ayant toujours été qu’une construction économique (pas d’Europe politique, pas d’Europe Sociale etc…) alors plus d’Euro = plus d’UE donc retour à des banques nationales et à des accords d’échanges bis-latéreaux.

        1. C’est surtout pour limiter les effets de perte de confiance dans le marché.
          Pas ou très peu de retrait possible. Comme en Grèce début 2015 ou a Chypre lors de la crise bancaire.

          Le gouvernement vient de faire pareil avec la limitation du retrait des Assurances vie dans la toute récente loi spain. (Assurances vie qui n’est qu’une créance sur le papier qui n’existe déjà quasiment plus en réel). Lorsque que les gens vont comprendre que les banques on prêter 20 fois leurs assurances vie sur le marché et qu’elles ont déjà perdu + que 1/20 du total, les retraits seront plafonnées à 100€/sem en moins de 24h pour éviter les paniques.

          Accessoirement ça permet également de fliquer tout ce que vous achèterez ainsi que vos déplacement, comme aujourd’hui, mais version obligatoire, pour tout le monde. Et puis si vous voulez acheter du métal parce que vous n’avez plus confiance dans le système, on saura ou venir le cercher en cas de « big reset » et grâce à votre paiement par CB > Idem une petit loi en – de 24h… (Je rappel que l’Etat detient le pouvoir de la violence et du vol légal, si nécessaire.)

          Le tout au nom de « La lutte contre le Terrorisme » et « Le travail au noir ».
          Pour les grands fraudeurs Fiscaux qui ont pignons sur Rue, on attend toujours.

          Après cela, « interdit bancaire » voudra dire « mort célébral » dans nos société.

  2. Je vous remercie de parler d’un sujet si peu abordé pendant cette campagne présidentielle. Il est intéressant de noter que la saison suivante est déjà disponible puisque la Commission européenne a déjà publié ses « Recommandations concernant le programme national de réforme de la France pour 2016 et portant avis du Conseil sur le programme de stabilité de la France pour 2016 », recommandations qui sont en réalité contraignantes pour l’état français et ses dirigeants. Comme quoi Macron a bien un programme …

    http://ec.europa.eu/europe2020/pdf/csr2016/csr2016_france_fr.pdf

    A propos de la position des candidats sur le sujet de l’UE, M. Mélenchon et Mme le Pen ont toujours été très clairs sur le fait qu’il n’envisagent pas de sortir de l’Union et donc de se soustraire à ces « recommandations ». Leur solution est de renégocier les traités européens, négociation dont l’issue (lointaine vraisemblablement) doit être approuvée à l’unanimité par les états membres (Art 48 du Traité de l’UE). Dans une union comptant 28 membres dont les intérêts économiques divergent fortement du nôtre (Luxembourg, Europe de l’Est, par exemple), c’est irréalisable et ça n’a d’ailleurs toujours pas eu lieu, depuis le temps qu’on nous promet une autre Europe.

    M. Mélenchon a un plan B plutôt pittoresque qui est de désobéir aux traités. Mais bien que j’ai de la sympathie pour les idées qu’il défend par ailleurs, c’est tout simplement de la démagogie. Notre propre constitution française (Art 5) fait du président de la République entre autre choses le « garant […] du respect des traités ». La France tente régulièrement de désobéir aux traités européens et finit toujours par payer la douloureuse.

    On voit bien la situation est complètement bloquée politiquement, à moins de sortir réellement de l’UE, ce qui est possible puisque le Traité sur l’UE le prévoit dans son article 50 (que les Britanniques s’apprêtent à utiliser).

    A ma connaissance, un seul candidat propose de démarrer son mandat par une sortie claire et directe de l’UE. C’est François Asselineau, président de l’UPR.

    Bien à vous

  3. Note qui a son importance, le PG n’est pas la France Insoumise qui porte le programme et le candidat Mélenchon, même si le parti fait parti des soutiens du mouvement.

    A part ca, on peut se dire que les sondages s’étant tous planté quasi systématiquement ces derniers temps (voir depuis 2005 même) et que l’accès au second tour sera visiblement bas en terme de %, Mélenchon a ses chances.
    Raison de plus pour pousser derrière lui.

    1. Bien sur qu’il faut pousser au max derrière lui. Sinon il nous reste quoi ? Le cynisme et l’attentisme ? L’UPR peut être ? qui dépassera pas les 5% et je suis très optimiste….
      Je préfère un espoir déçu a pas d’espoir du tout. Au moins Melenchon avec les insoumis aura redonner une conscience politique et un peu d’espoir à beaucoup de français et c’est une excellente chose quoi qu’il arrive.

      1. Je suis complètement d’accord!
        Mélechon mérite qu’on le soutienne ce premier tour et même, il va créer la surprise!
        Bon sang, mais c’est le seul a être honnête, droit, franc!
        Son programme est net, aboutit, chiffré complètement!
        Son équipe fait un travail formidable.

        Je le découvre lors de ces élections et un parti aussi droit et pour de belles valeurs, ça fait du bien tant cela manque aujourd’hui!

  4. Je ne peux pas m’empêcher de sursauter en lisant « ou des tarés qui dirigent des sectes (cf. Asselineau et son UPR) ». Reflets m’a habitué à bien mieux qu’à ce type de pique sibylline et péremptoire !
    Je vais rester bref car on reproche souvent aux sympathisants UPR d’en faire des caisses quand ils postent des commentaires, mais renseignez-vous (vraiment !). Comparer ce parti à une secte et balayer ses positions d’une demi-phrase est une injure au travail qu’ils accomplissent en terme de pédagogie et d’analyses sur ces sujets, et prouve que l’auteur ne s’est pas sérieusement renseigné sur le parti, son candidat et son programme.
    Il me semble complètement antinomique de regretter la situation actuelle et le fait que les 2 extrêmes en font leurs choix gras et dans le même temps de ne pas signaler l’attitude constructive et non partisane de l’UPR sur la question.

    1. Vous êtes en train de vous faire upriser ;p

      Vous m’attendez peut-être au tournant, mais l’article dont vous parlez ne montre pas que vous « connaissez bien » l’UPR. Ca m’étonne d’ailleurs car je viens ici régulièrement pour lire des articles (comme celui-ci) avec du fond et sans langue de bois.

      A votre décharge vous n’êtes pas le seul à jeter l’UPR avec l’eau du bain dans le grand bassin des conspirationnistes. Je conçois qu’on soit en désaccord avec ses analyses et sa position sur l’UE mais les arguments qu’avance Asselineau sont étayés et sourcés. Le slogan du mouvement a été pendant un temps « le parti qui s’adresse à l’intelligence des Français ».

      L’UE n’est pas un complot, c’est une grosse machine qui veut – et à réussi à – se substituer aux états. Je réagis juste sur deux points sur votre article sur les gourous (lol) :

      1.  » l’UPR croit qu’on peut enfin sortir du marasme politique et économique en quittant l’Europe et l’euro. C’est tout. »

      Vous savez surement la différence entre une condition nécessaire et un condition suffisante ? C’est ça : sortir de l’UE ne suffira pas à résoudre pas tous les problèmes, mais il est nécessaire de le faire pour avancer.

      2. Et comme l’UPR n’a pas de programme […], et bien chaque question un peu tendue trouve une réponse par un système référendaire.

      Premièrement l’UPR a un programme détaillé depuis 2012 (voir le site). Deuxièmement, je ne suis pas sûr de comprendre le problème de principe que pose le fait de recourir au référendum pour des questions globales. Ne croyez-vous pas qu’un ou deux référendums auraient été préférables aux passages en force de MM. Valls et Hollande ? Ca aurait au moins eu le mérite d’ouvrir un débat qui n’a pas eu lieu.

      Je rejoins toutefois votre perception quand vous dites que le mouvement n’existe que tant qu’Asselineau existe. C’était très probablement vrai en 2013, quand vous l’avez écrit. Mais comme toute chose, ça a évolué et la base militante s’est considérablement élargie.

    2. C’est croustillant que Reflet, qui qualifie Asselineau de « gourou » s’approprie le document qu’il laisse à tous les journalistes depuis quelques temps. Il y a a toutes les chances que ce « lecteur éclairé » soit un « disciple » de ce « gourou » et par capillarité que la rédaction de Reflet le devienne !

    3. Votre « boulot » très pervers consiste à révéler les stupidités du systéme europe et de casser ceux qui indiquent le chemin de sortie et d’autonomie. Vous avez un problème mental ou de conscience. Evoluez un peu taré!

  5. En complément,
    Puisque c’est la mode du fact-checking…

    Article 121 du Traité de Fonctionnement de l’UE :
    « 1. Les États membres considèrent leurs politiques économiques comme une question d’intérêt commun et les coordonnent au sein du Conseil, conformément à l’article 120. »
    « 2. Le Conseil, sur recommandation de la Commission, élabore un projet pour les grandes orientations des politiques économiques des États membres et de l’Union et en fait rapport au Conseil européen. »

    Source : http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=celex%3A12012E%2FTXT

    Règlement (UE) n o 1176/2011 du « 6 pack » :
    (7) »En particulier, la surveillance des politiques économiques des États membres ne devrait plus se limiter à la surveillance budgétaire, mais devrait inclure un cadre plus détaillé et formel en vue de prévenir les déséquilibres macroéconomiques excessifs et d’aider les États membres affectés à établir des plans de mesures correctives avant que les divergences ne s’ancrent. Cet élargissement du périmètre de la surveillance des politiques économiques devrait aller de pair avec un renforcement de la surveillance budgétaire. »

    Source : http://eur-lex.europa.eu/legal-content/fr/TXT/?uri=CELEX%3A32011R1176

    Et enfin :
    Règlement (UE) n o 1175/2011 du « 6 pack » :
    Les États membres tiennent dûment compte des orientations qui leur sont transmises pour l’élaboration de leurs politiques économiques, de l’emploi et budgétaires avant toute prise de décision majeure concernant leurs budgets nationaux pour les années à venir. La Commission suit l’évolution de la situation.
    Toute absence de réaction d’un État membre aux orientations reçues peut entraîner:
    a) de nouvelles recommandations visant à l’adoption de mesures spécifiques;
    b) un avertissement de la Commission au sens de l’article 121, paragraphe 4, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne;
    c) des mesures en vertu du présent règlement, du règlement (CE) no 1467/97 ou du règlement (UE) no 1176/2011.

    Source : http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/ALL/?uri=CELEX%3A32011R1175

  6. Vous parlez de fonctionnaires bruxellois et de Barroso qui tireraient les ficelles, mais vous vous trompez d’organe européen : les recommandations dont vous parlez sont des recommandations du « Conseil de l’Union européenne » qui n’est que la réunion des ministres nationaux des pays de l’Union Européenne (source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_de_l%27Union_europ%C3%A9enne). Et quand on sait cela, et qu’on connait mieux le fonctionnement de l’Union Européenne, apparaissent clairement les mensonges à la fois des partis pro Union européenne comme le PS et LR qui vilipendent régulièrement les obligations bruxelloises alors que ce sont les gouvernements européens qui décident (donc eux !) et pas les fonctionnaires européens, et des partis anti Union Européenne qui prétendent que les décisions européennes sont non démocratiques car prises par des technocrates, alors qu’elles sont prises par les élus nationaux… Vive le jeu de rôles.

  7. C est sur qu il faut etre logique. L UE est une entité liberale (je sais c est un gros mot en francais mais j en trouve pas d autre). Donc si vous voulez etre membre du club, il faut bien etre coherent et suivre les regles communes. Sinon ca ne marche pas.
    Le probleme de l UE c est que c est un agregat de pays et qu il n y a pas de sentiment europeen. Par ex, un lyonnais accepte de payer plus d impots pour maintenir a flot la creuse. Par contre un allemand va refuser de payer plus d impots pour subventionner un grec (soyons honnête, je doute qu un francais soit plus d accord pour payer).
    Pour en revenir a l article, vous avez 3 solutions.
    1) le Pen/Melanchon : on fait exploser l UE. Par contre c est loin d etre évident que la France en sorte gagnante. Il va y avoir un gros paquet de perdants (pas les meme si c est le FN ou le PG certes) et on a toute les chances d avoir une guerre civile (larvée ou non) quand il va falloir repartir les sacrifices
    2) Macron : on appelle un chat un chat et la France s adapte au modele liberal. Apres tout la plupart des pays en ont ete capable et ca a ete profitable a pas mal d entre eux (pologne, RFA)
    3) Fillon/Hamon. On affirme bien fort qu on est pas d accord mais en coulisse on fait tout autre et quand quelque chose d impopulaire arrive, on blame l UE. C est la politique menee depuis 20 ans et qui va a terme mener au succes du 1)

    PS: je sais qu il y a ici de nombreux supporter de Melanchon, qui croient sincerement que le programme de celui ci puisse etre appliqué sans generer de catastrophe. Je suppose que la plupart d entre eux n etaient pas né en 1981.
    Afin d arriver au pouvoir, Mitterand fit une alliance avec les communistes (tiens comme Melanchon) et arriva au pouvoir avec un programme economique assez proche de celui de Melanchon: augmenter le pouvoir d achat devait relancer l economie francaise et faire baisser le chomage (a l epoque il y avait 1.7 millions de chomeurs, chiffre qui serait consideré comme formidable aujourd hui mais considéré comme scandaleux a l epoque).
    Au bout d un peu plus d un an, Mitterand arreta les frais car si les francais ont en effet plus consommé, ,manque de chance c etait pas des produits francais mais japonais :-(
    Avec une economie francais bien plus faible qu en 81 (regardez autour de vous, qu est qui est encore fait en france ?), penser qu une relance par la consommation va fonctionner est soit du domaine du rêve, soit du cynisme (Melanchon etant a l epoque deja au PS, il sait tres bien ce que sa politique va donner. Mais comme Mitterrand, c est pour lui c est secondaire, l essentiel est d arriver au pouvoir).
    Quoiqu il en soit, avec une economie devastée, Melanchon n aura plus le choix, il devra utiliser des moyens coercitifs pour endiguer le mécontentement et contraindre les gens a faire ce qu ils n ont pas envie de faire de leur plein gré. Au mieux il fera comme Maduro au Venezuela, au pire comme Staline

    1. @cdg
      Je ne suis pas expert en économie mais pourquoi toujours parler de production et pas également de services? Ces derniers ont bien évolués depuis Mitterrand et ont suivi une courbe inverse à la production.

      1. @sanvoran
        A un moment il y eut une illusion avec les services. Illustree avec l entreprise sans usine d alcatel. Et ca a tres mal fini (alcatel n existe plus, les restes sont chez nokia)
        Le probleme avec les services, c est :
        – les services de type Hi-tech/innovation. Le modele c est Apple qui ne construit pas ses telephones. Probleme, ca n occupe qu une infime minorité de la population. Comparez les effectifs aux USA d Apple aujourd hui et de GM en 1960. Et penser que les chinois seront toujours trop cons pour concevoir des produits quasiment aussi bon c est quand meme risqué comme strategie
        – Les services a l industrie (genre Altran en france). Je vais pas m etendre sur le coté marchand de viande mais simplement noter que sans industrie vous avez pas de SSII qui vendrons de l inge a la journee
        – les services a la personne: le graal de nos politiciens pour faire baisser le chomage. Probleme : pour solvabiliser la demande, on est obligé de les subventionner (exemption de charges sociales, deduction de l IR …). donc au lieu d etre une source de revenu, c est un cout pour le pays. Et ca genere surtout des emplois tres mal payé
        – les services « vente » : marketing, publicité …. Vous n avez pas besoin ici de produire quoique ce soit, juste d avoir un marché important pour que d autres veuillent vous vendre quelque chose (par ex les japonais font des 4*4 pour le marche US). Seul probleme, a force de ne rien produire, vous allez avoir des problemes pour payer (les USA un cas a part vu le role du $)

    2. Désolé, je suis né en 1969, et je peux vous dire que Mélenchon a le programme le plus crédible et, de plus, totalement chiffré.

      Vous pouvez par ailleurs regarder ses soutiens, qui ne sont pas des guignols contrairement à tous les has-been que Mr Macron récolte.

      Encore une fois, Mélenchon (oui, avec un E) a 2 plans et veut relancer l’économie par la demande plutôt que par l’offre, cette dernière échouant systématiquement en enrichissant les plus riches sans jamais créer d’emploi. C’est une nuance importante et crédible.

      1. Comment pensez vous que Melenchon puisse reussir en 2017 ou Mitterrand avait echoué en 81 ?
        La France et le monde ont evolué depuis et pas dans le bon sens si vous voulez faire une relance par la demande : Melenchon va simplement augmenter la demande de produit chinois tout comme Mitterrand avait boosté la demande en magnetoscope japonais !

        Relancer la demande dans un pays qui n est pas capable de repondre a celle ci est condamne a l echec. Surtout que Melenchon au pouvoir ne va pas etre un signal pour decider les patrons a investir

        PS: dans le cas de Melenchon, il y a d ailleurs une contradiction entre le coté ecolo qui impliquerait une baisse de la consommation et le coté productiviste qui vise augmentation de la consommation pour faire baisser le chomage

        1. 2/3 choses sur le débat pro ou contre tel ou tel candidat :

          – Il y a un problème français dans la recherche d’un « homme providentiel » pour regler tout, le tout ajouté à l’impossibilité du concept de « rassemblement » dans un pays qui n’a été que divisé sur à peu prêt toutes les thématiques.

          – Le fait que des dynamiques et tensions vont s’imposer à nous, et que certain choix ne nous appartiennent déjà plus. Je pense avant tout à l’absence de croissance sur laquelle l’histoire moderne de nos société repose intégralement et à une entré en récession au niveau mondiale, ce qui sera une première dans l’histoire de l’humanité (au niveau global et pas local). Cela ne permettra pas de faire des choix, au mieux d’essayer de faire porter le « poids » de la façon la plus juste et la plus équitable.
          (Au passage l’économie des services repose intégralement sur du matériel, des transports, de outils, des locaux, de l’energie, des matériaux etc).

          – Le fait que la Françe n’a plus la maitrise budgétaire de son économie (C’est le sujet de l’article). Dans la majorité des sujets, il n’est pas possible d’avoir la maîtrise d’une politique qu’en on a pas la maîtrise budgétaire, sauf pour les changements qui ne demandent aucun financement et/ou qui préservent les intérêts économiques des organisations supra-étatiques (ex:multi-nationales) et de tout les rentiers qui en vivent. A partir de là, la bonne ou mauvaise volonté du candidat à tenter d’appliquer son programme économique ne rentre même plus en jeux.

          Il ne s’agit pas d’aller se pendre, mais plutôt d’être préparée à cela.

  8. « …il (Hamon) a approuvé… Le TSCG en tant que ministre. « Au Conseil des ministres du 19 septembre, il a, comme les autres, approuvé le traité, solidarité gouvernementale oblige. » »
    euh comment peut on le savoir? Il y à trace de ça? Les ministres n’ont pas d’autorité de consentement sur les textes discutés au conseil des ministres. et l’article en lien précise même que son mouvement et les députés qui le soutenaient ont voté contre au parlement.

  9. Etonnant de qualifier l’UPR de secte à gourou pour 2 raisons :

    1- Si on reprend la définition d’une secte, on constate que finalement, on peut y mettre n’importe quel parti politique, puisqu’ils cherchent à endoctriner par la croyance, enferment les adhérents dans des bulles de gens qui pensent la même chose qu’eux et exigent une cotisation voire des dons.

    2- Le fait que vous repreniez sous forme de scoop les mécanismes de décisions supranationnales que dénoncent l’UPR depuis 10 ans par un travail détaillé et sourcé devrait au moins mériter un peu moins de mépris que ce que vous écrivez.

    En tout cas, ce document est suffisamment ancré dans le présent pour que les gens puissent y associer des décisions politiques récentes. La temporalité est très importante pour avoir un impact sur le débat, car aujourd’hui par exemple, ça n’a plus d’importance pour la majorité que le référendum de 2005 ait été piétiné en 2008.

  10. Merci pour avoir abordé ce sujet gravissime.
    Les politiques ne sont que des exécutants des recommandations rédigées par quelques technocrates inconnus.
    Le plus drôle étant que ces derniers mois à part dérégulariser pour le capitalisme de prédation trouvent leur chiffres de la même manière que la fameuse règle des 3% : au pif ))))

    C’est hillarant

    http://blogs.lesechos.fr/dominique-seux/l-histoire-du-critere-de-3-a15011.html

  11. Bon article, cependant ça commence à devenir lassant ces délires sur l’upr est une secte ou que sais-je encore. Va falloir sérieusement arrêter de raconter n’importe quoi, je rappel que les partis centrés sur un seul homme, c’est ultra courant. Je ne prendrais que le RPF de de gaulle, son successeur l’udt, le modem de bayrou,le front national du père, le mdc de chevenement, et pendant longtemps le pg de melenchon me semble-t-il. Donc faudrait commencer à se calmer 5 secondes. C’est des partis fort verticaux, oui, mais pas des sectes. C’est proprement ridicule de soutenir une bêtise pareil…

  12. C’est pas du tout évident que l’explosion de l’UE ne soit que de notre fait et qu’il faille attendre Le Pen ou Melenchon pour que cela arrive. Il y a tellement de dominos, d’événements possibles et d’élections à venir…

  13. Bonjour,
    Excellent article, du coup je suis un peu sceptique à la fin de votre article quand soudainement vous qualifiez vos propres arguments de « tarés et sectaires »…. que faut-il comprendre?
    Car l’intégralité de votre discours est identique à celui que tient un asselineau depuis 10 ans… que vous qualifiez ainsi. Au demeurant il me semble peu probable que trois présidents de la république successifs auraient employé comme directeur de cabinets un « taré sectaire »..

  14. Des barres ! Reflets a craché sur l’UPR en disant que c’était l’ultra-droite par un amalgame de merde juste parce qu’ils étaient anti-Union européenne, alors que classé « Divers » par le gouvernement socialiste lui-même, et avec masse d’adhérents à la gauche de la gauche… Et aujourd’hui, des années après, vous écrivez mots pour mots ce que l’UPR et Asselineau tentent d’expliquer à la population dans l’ignorance des médias, depuis 10 ans.

    La moindre des choses serait un méa culpa de circonstance vis-à-vis de l’UPR et de votre jugement pété d’il y a 3 ou 4 ans.

  15. Un gros Big Up à l’UPR et ses adeptes, il sont super bouillants ! Allez, allez, encore un tour de piste ! Youhouhou.

    Je vous mets un p’tit article de l’époque qui concluait les articles qui parlaient de vos sectes respectives. Vous allez mieux comprendre :
    https://reflets.info/salut-a-toi-sectes-politiques-the-end/

    On vous fait des bisous.
    Et d’autres choses, mais en 2017, on peut pas le dire…
    (Y a décodex et plein d’autres trucs qui nous surveillent)

  16. Les oligarques travaillent bien et la Maxime diviser pour régner prends en 2017 tout son sens…
    Je suis surpris par ces jugements sur les supposées ‘sectes’ et voudrais demander à l’auteur de cet article en quoi il se pense moins sectaire qu’un Decodex en envoyant des jugements de valeur sans finalement donner son avis appuyé d’arguments sérieux. Ici, je voudrai lui demander quel est le ‘Bien’ qu’il croît défendre et de bien vouloir me donner son avis sur le texte suivant: http://www.les-crises.fr/la-tentation-du-bien-est-beaucoup-plus-dangereuse-que-celle-du-mal-par-tzvetan-todorov/

    Merci de ne pas juger à l’emporte pièce ne serait-ce que par esprit démocratique et de permettre à chacun d’avoir ses idées en suivant la règle de la liberté d’expression et la liberté d’opinion dans le respect des uns et des autres.
    Nous en sortirions tous grandis si nous cessions les postures et commencions à débattre réellement. Mon avis n’est bien entendu que vacuité 😉

  17. Je vois que l’article ci dessus ne fait que caresser ds le sens du poil l’idee fausse, fort repandue a droite et a gauche, selon laquelle l’europe serait dirigée contre les peuples par un ramassi de technocrates liberaux et mondialisés…Alors que l’Europe n’est rien d’autre que la construction politique voulue a la sortie de la guerre pour eviter que notre continent retombe ds ses errements nationalistes et pese economiquement sur la scene europeenne..
    L’Europe est ainsi devenue l’ennemie des forces anti capitalistes et nationalistes reunies.
    L’enjeu n’est pas de faire disparaitre cette Europe, qui represente un pôle de stabilité dans un monde ravagé par la montée des perils, mais de la faire progresser : europe politique, europe sociale, europe de la defense et de la securité, les sujets ne manquent pas pour faire triompher un modele democratique européen, basé sur une logique confederale.
    L’Europe reste un nain politique qu’il est urgent de reformer et de faire progresser, plutot que de chercher a le detruire, tant l’Europe peut constituer un modele social et environnemental, dans un monde ravagé par la montée des autocraties et des fondamentalismes, sur fond de perils humanitaires et environnementaux.

  18. Faire un pamphlet contre l’Europe et traiter de « taré populiste délirant » le seul qui propose réellement une sortie de l’UE via l’article 50 du traité de l’Union européenne, c’est un peu comme prôner un régime vegan et aller bouffer au Mcdo…
    Dommage, le diagnostic était bon.

  19. Lorsque que l’on a pas d’arguments le meilleur moyen de discréditer est de calomnier.
    Comment ? Simple il suffit de dire qu’un mouvement politique est sectaire par exemple car la secte ça craint c’est même puni. Sauf qu’a bien regarder tout les mouvements politique ont une démarche partiellement sectaire.
    http://www.derives-sectes.gouv.fr/quest-ce-quune-d%C3%A9rive-sectaire/comment-la-d%C3%A9tecter

    Des critères élaborés sur la base du travail accompli par plusieurs commissions d’enquêtes parlementaires ont permis d’établir un faisceau d’indices facilitant la caractérisation d’un risque de dérive sectaire :
    la déstabilisation mentale
    le caractère exorbitant des exigences financières
    la rupture avec l’environnement d’origine
    l’existence d’atteintes à l’intégrité physique
    l’embrigadement des enfants
    le discours antisocial
    les troubles à l’ordre public
    l’importance des démêlés judiciaires
    l’éventuel détournement des circuits économiques traditionnels
    les tentatives d’infiltration des pouvoirs publics.
    Un seul critère ne suffit pas pour établir l’existence d’une dérive sectaire et tous les critères n’ont pas la même valeur. Le premier critère (déstabilisation mentale) est toutefois toujours présent dans les cas de dérives sectaires.

    Hi hihi ! je vois que quelques critères( déstabilisation mentale ,argent,démêlés judiciaires, tentatives d’infiltration) s’appliquerait bien a Reflet, bienvenu dans la secte des punkeviks.

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