L’information, la guerre, la réalité, et nous

A qui profite le crime ? Cette question a toujours été d’actualité au cours du temps dans le domaine du pouvoir politique. Plus précisément la domination du pouvoir politique sur ce qui est appelé communément « la population ».

C’est ainsi qu’avec la possibilité du plus grand nombre d’accéder à l’information, les différents pouvoirs politiques ont dû s’adapter afin de continuer à dominer et contrôler leurs populations avec toujours un même but : perdurer dans le temps, conserver le pouvoir ou des bribes de pouvoir, une place enviable dans le système. L’alternance dans les pays démocratiques est un moyen de laisser croire que certains perdraient le pouvoir à la fin des mandats électifs, obligés de le laisser à d’autres, et qu’avec ces jeux de « gains » et de « pertes », jamais personne ne pourrait être accusé de « conserver » le pouvoir, comme dans les régimes autoritaires. Chacun sait que tout cela est faux : les arrangements entre les membres de la classe politique sont pléthoriques, comme avec la classe des dirigeants du monde des affaires. Et qui de se planquer dans une institution, qui dans un conseil d’administration, qui un cabinet, qui un comité d’experts, etc.

crime

Tous ces constats sont connus mais inquiètent, puisque ce sont le plus souvent des ténors de partis populistes qui les soulignent et aimeraient bien s’en servir pour le saisir, ce pouvoir. Tout en étant pourtant exactement dans la même démarche que ceux qu’ils dénoncent, mais déformant cette réalité par un jeu savant de camouflage : ils n’ont jamais été au sommet du pouvoir, donc ils ne tenteraient pas de participer à cette captation.

Le problème qui survient dans ces situations, c’est lorsqu’il n’est plus possible de cacher entièrement la réalité. Et là, une seule solution :  la guerre. Et une guerre, si elle n’est pas directement autour de soi, c’est avant tout une information, rien d’autre. Sur une réalité distante, qui se voudrait « objective », cohérente, et que chacun devrait bien soupeser…avant de la contester ou simplement la mettre en question. Parce que c’est la guerre, quand même.

 Internet : tout est clair

Le sentiment général avec le réseau mondial, c’est que « tout » est là, et donc, que la vérité y est étalée à la portée de chaque être humain. Plus rien ne pourrait donc être soustrait au phénomène de la critique de la raison, puisque l’information sur Internet est libre et transparente. Nous serions censés savoir obligatoirement ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas, et les informations officielles relayées par les médias traditionnels ou les communiqués officiels devraient donc facilement être contestés, les preuves de leur fausseté, publiables à souhait en n’importe quel lieu sur la planète, et accessibles à tous.

wikileaks

C’est ce que Wikileaks a démontré avec le dévoilement de la vidéo « Collateral Murder », puis avec la publication des différents câbles militaires et diplomatiques. L’emballement des citoyens a été important, et on le comprend. Pour la première fois, le crime d’Etat était étalé au grand jour, et rien ne pouvait le censurer. La vérité au grand jour et le crime d’Etat qui ne paie plus…incroyable. Oui, mais…cette exception fait-elle la règle ? Dans quelle mesure, une fois un tel événement survenu, les forces (politiques) dirigeantes ne pourraient-elles pas utiliser ce phénomène au lieu de le subir ? Qui croit encore à la version officielle d’un Etat quand des événements dérangeants surviennent ? Si un gouvernement annonce qu' »en aucune manière il n’est mêlé à cet attentat, ou bien ce coup d’Etat, que les choses se sont passées de telle manière et pas d’une autre », qui peut encore croire à ces discours ? Que se passe-t-il quand un Etat avoue des choses normalement inavouables ? Sa version officielle doit-elle être soumise à la critique ou prise d’un coup d’un seul pour vraie ? Et alors, pourquoi ?

I want to believe

Le travail d’un journaliste est d’informer. Avec des éléments vérifiés, sourcés. Des preuves matérielles aussi, quand ça le demande. Le public, d’ailleurs, ne s’y trompe pas, il ne supporte pas le manque de preuves journalistiques. Sauf quand ça l’arrange. Pour les journalistes, le problème se pose aussi : que faire quand il n’y a pas de preuves formelles mais des éléments censés appuyer une vérité, et validés par des officiels ? Prenons l’affaire Snowden. Un type crie au complot à Hong-Kong : il a les preuves que la NSA surveille toute la planète.

Slide25_600

Les USA n’ont rien vu venir, alors qu’ils viennent tout juste de juger Manning, et laissent Snowden s’échapper en Russie. De là, l’agent du privé balance au compte-goutte ses slides preuves de la surveillance de la NSA. Et ce ne sont en réalité pas des preuves. Mais tout le monde hurle quand même au scandale, parce que ces non-preuves sont validées comme en étant, par ceux-là mêmes qui sont accusés, c’est-à-dire l’administration américaine. Attendez ! Quoi ? On ne conteste plus la version officielle d’un Etat ? Là, d’un seul coup, il faut les croire, sur un truc aussi énorme ? Et cette vérité c’est quoi ? Et bien c’est que tout un tas de matériels installés un peu partout, leur permet de choper le trafic de millions et de millions de personnes pour copier les tout sur les (très) gros serveurs de la NSA. Sans que personne nulle part ne s’en soit rendu compte, ou alors, n’a rien dit. Démentiel. Oui. Totalement. Et donc les preuves ? Et bien, ce sont des slides. Des slides ? Oui, oui, des écrans type « Power Point ».. Mais officiels. Comme ceux présentés à l’ONU par Colin Powell en 2003 pour convaincre tout le monde de déclarer la guerre à l’Irak, parce que ses slides, à Colin, montraient des preuves d’armes de destruction massive cachées par Saddam. Enfin en réalité, ce n’était pas le cas, mais bon. Ah oui, bien entendu : des slides officiels. Normal. Logique. Rien à dire. Et donc, avec l’affaire Snowden, des techniciens, des ingénieurs, ont montré du matériel, on a des logs précis, on a vu les données, il y a eu du monitoring des flux de la NSA ? Non. Rien du tout. Juste des slides. Ok.

Pas la peine de crier, on t’entend même pas…

Ceux qui défendent une idée, des valeurs, un parti, enfin bref, tous ceux qui sont « engagés », ont une fâcheuse tendance à chercher à aller là où ça les arrange. Ce qui est logique en soi, mais comporte quelques chausse-trappes. Comme se faire manipuler et aller exactement là où certains ont envie qu’ils aillent. Un principe assez ancien, utilisé par les prestidigitateur, et que désormais un grand nombre de personnes connaissent, est intéressant à analyser avant d’aller plus loin : le détournement d’attention. Pour réussir un « tour de magie  » il faut faire croire au public que l’on va faire une chose précise pour que son attention soit entièrement concentrée sur cette chose, afin d’en faire une autre qu’ils ne verront pas et que le magicien pourra ensuite faire apparaître, comme par magie, justement. L’illusion est parfaite, on n’y a vu que du feu. Chacun peut croire à la magie, et crier au scandale si l’on cherche à montrer le « truc » d’un tour de magie, ou tenter simplement de montrer que ce n’est pas la « réalité ». Dans le cas où la « magie » est une manipulation d’Etat, d’une mise en cause durable de nos libertés, faut-il réfléchir aux différents tours de passe-passe qui sont en train de survenir ? Ou bien non, on fonce, on y croit ?

fabius-kerry

Que s’est-il passé après que les slides terrifiants « démontrant » que les Etats-Unis s’étaient transformés en régime autoritaire, hybride de la Stasi et du KGB de Staline à l’échelle planétaire (avec le logo NSA dessus, et tout et tout) ont été publiés dans la presse internationale ? Hum… Pas grand chose. Ah, si : les défenseurs des libertés ont crié. Normal. Mais quelles ont été les réactions de haut niveau ? Les gouvernements, les institutions, la diplomatie ? Rien. Ou presque. Même pas un arrêt des accords de libre-échange à venir. Le néant. Donc, il est acté (par le sommet) qu’une dictature mondiale s’est montée, violant toutes les règles des pays déclarés démocratiques, ainsi que la vie privée de leurs populations ? Oui. Avec quoi pour le démontrer ? Des slides. Brrrrrr. Donc nous crions. Scandale ! Horrible ! Impensable ! Inacceptable ! Mais nos gouvernements, eux, ils ne disent rien. Enfin, si, une réponse juridique arrive en France : l’article 13 (puis 20) de la loi de programmation militaire. Un truc qui légalise les écoutes numériques sans passer par un juge. Etonnant, non ?

 Tout ça est pur hasard…

Résumons un peu : un super-Etat en perte de vitesse mais qui tente de dominer la planète depuis au moins 70 ans, et y parvient particulièrement depuis 20 ans, a de sérieux ennuis avec son économie, sa capacité à se maintenir au dessus de la mêlée. Un concurrent très féroce est en train de le laminer, la Chine. Cette nouvelle puissance doit le dépasser à tous les niveaux en 2020 et vient d’envoyer (encore) un engin sur la Lune, avec quelques giga-octets de Ram, des vrais écrans de contrôle, des protocoles réseaux, et des calculs de trajectoire par informatique. Une base chinoise va s’y construire, sur la Lune, avec des hommes qui iront se poser dessus, et qui vont certainement extraire du minerai, installer des lanceurs de fusées pour aller plus loin dans l’espace, et y monter du militaire, bien entendu. Pendant que les programmes de la NASA sont gelés (ou presque), à cause d’un bête shutdown provoqué par une dette publique abyssale.

C’est à ce moment là que le monde découvre que les USA ont la capacité de surveiller n’importe qui, n’importe où, et stocke toutes nos données, et ce, grâce à des slides power point, pardon, grâce à du DPI intercontinental de la mort et plein d’autres trucs à base de sondes sur des fibres, des routeurs backdoorés, enfin bref, le top-du-top du chalutage numérique des grands fonds, que personne n’imaginait même que ça puisse exister à ce point là. Tout ça est prodigieux. Et ça gueule chez les gens…(pas les politiques), dans le vide. Parce que le président dentifrice, le bon Barak au prix Nobel de la paix, a expliqué que pour avoir de la sécurité, ben faut sacrifier un peu de ses libertés. L’inverse de la phrase de Benjamin Franklin :

Ceux qui sont prêts à abandonner une liberté fondamentale pour obtenir temporairement un peu de sécurité, ne méritent ni la liberté ni la sécurité.

Voilà. Pas plus que ça. Let’s go coco. On reste amis, hein, et on continue.

Le succès réside dans le scénario (et les acteurs)

Comme dans toute bonne série télévisée, le scénario est très important. Les acteurs aussi. De bons dialogues.

24-heures-chrono-saison-6

Des trucs dingues, limite pas réalistes, mais justement,  plus c’est costaud, plus ça embarque le téléspectateur. Et que certains ne viennent pas critiquer la crédibilité de la série si une majorité adore,  ça risque d’énerver…la majorité. Les journalistes ne connaissent pas la source de l’affaire, Snowden ? Rien pour savoir qui il est ? Pas grave. Les documents qui révèlent le terrible complot mondial sont des slides que n’importe quel collégien aurait pu créer (ou un service infographie de la NSA) ? Pas grave. Personne n’a de preuves techniques réelles de ce qui est révélé ? Pas grave. Les officiels américains avouent tout, et valident l’ensemble, ne cherchent même pas à atténuer le bazar ? Pas grave. Avec une population mondiale qui est massivement outrée ? Pas grave. Aucun Etat ne bronche, et même, la France renforce ses lois pour surveiller sa population ? Pas grave non plus.

Tout baigne. Tout est ok. Il faut juste continuer à gueuler. Dans le vide ? Parce que le tour de passe-passe ne fait que commencer, et la grande série mondiale n’est pas terminé. La saison 03 (06,07 ?) va bientôt démarrer. Ca risque d’être encore plus fort. Et délirant aussi. Mais l’illusion est parfaite. Comme le crime. Avec une question à laquelle il va falloir répondre, quand même, et posée en début d’article : à qui profite-t-il ?

Twitter Facebook Google Plus email


34 thoughts on “L’information, la guerre, la réalité, et nous”

  1. et ?

    tout ses mots pour quoi ? livre nous le fond de ta pensée plutôt que de la jouer pseudo intello tout en sous-entendu.

    franchement à chacun de tes articles c’est toujours le même cinéma, c’est lassant tu devrais essayer de prendre des cours et varier un peu tes effets.

    1. Je crois qu’il n’a pas de réponse. Mais il pose la question : Pourquoi un tel détournement ?

      Car il y a vraiment un détournement, vu que même sur des faits solides les US n’ont jamais validé la version officieuse du 11 septembre par exemple. Donc pourquoi le ferait-il avec la révélation de Snowden ? Surtout qu’avec des slides comme il dit :-/

  2. Je découvre reflet et j’allais dire exactement la même chose que Pablo. Ouai et alors ? Tu ne nous dit que ce que l’on sait déjà. Tu le reformule sans apporter de fait nouveaux ou un point de vue personnelle avec une opinion.

    1. Je comprends, un peu déçu lorsque vous regardez un film à fin ouverte comme Inception n’est-ce-pas ?

      C’est le genre d’article qui, je pense, est toujours bon à prendre. Cela permet de résumer et synthétiser plusieurs faits qui se sont passés à plusieurs intervalles pour les coller et prendre du recul.

      Et le recul est souvent fatal, un avenir triste se dessine devant nous. Sur cette pensée défaitiste et celle de l’article se dessine un but que l’on se doit d’atteindre. Celui de ne pas tomber dans une décadence où l’on serait aveugle de tyrannie.

  3. Intéressant point de vue… Ça flirte parfois avec le complot à la Tintin, mais il y a du vrai dedans.

    Dites moi si je comprend bien : Les serveurs de la NSA n’existent pas (ou ne sont pas aussi gros qu’on le dit), PRISM c’est du vent, ou presque. On est dans la Matrice, on nous montre le doigt et on regarde la lune, et tout ça pour quoi… ?

    En admettant que c’est vrai, j’ai du mal à piger les raisons qui pousserait les gouvernement à monter un bobard pareil.
    Pour empêcher la Chine de devenir la prochaine grande puissance hégémonique ? empêcher l’occident de se péter la yeule ?

    A mon humble avis, c’est mort et cramé depuis un bon moment, et toutes ces gesticulations ne font que précipiter la chute.

    Soit ce circus est véridique, (et donc la thèse de Yovan fausse), et la NSA écoute réellement aux portes, soit c’est faux, Yovan a raison, et il n’y a pas plus de PRISM que de beurre en broche.

    Dans tout les cas, on est ridicule, et on est cons.
    Je ne sais pas ce qui est pire…

    1. (Je sais je me répond à moi même, je vous zut ! :p)

      J’ai fait ma propre réponse :

      Qu’est ce qui est plus profitable ?
      Surveiller l’ensemble de la population, en espérant au petit bonheur la chance, tomber sur un terroriste ou un criminel ?
      Ou faire croire qu’on surveille l’ensemble de la population, en misant sur l’effet panoptique ?

      Peut être que la NSA a mit le monde sur écoute et même pire…
      Peut être pas…
      Peut être qu’ils sont en capacité de le faire, mais qu’ils ne le font pas, parcqu’il est plus profitable de nous le faire croire, et qu’on le croie.(effet panoptique, donc)
      Et ainsi les moutons se gardent tout seuls…

      Est ce que je dis des conneries ?

  4. Ça fait un peu pshiit en effet. Que doit-on comprendre, que les aveux gênés des occidentaux sur la surveillance globale masquent le fait que la Chine supplante l’Occident sur le plan économique et technologique (ce qui peut aussi se discuter vu l’économie chinoise actuelle) ? Ce sont deux constats distincts. Que la Chine a déployé quelque chose d’au moins aussi global et intrusif ? Ça ne rend pas les interceptions des occidentaux moins problématiques. Que les docs de Snowden vont lâcher du vrai lourd ? De toutes façon question éthique et légal, on est déjà au-delà de toute limite. Que ce scandale planétaire est un folklore qui cache un effondrement global imminent ? Tout est possible mais c’est tordu, et je n’en vois même pas l’intérêt.

    Il y a des constats pertinents : les négos sur le TTIP continuent tranquilou, le PS fait passer l’art. 20 LPM en faisant des bras d’honneur, les officiels bafouillent presque en pouffant, les slides de Snowden ressemblent à ceux d’un TD de 1ère année de n’importe quoi… mais, histoire d’éviter les tartes-la-crème conspi et de préciser votre idée, vous pensez qu’il y a quoi hors de la grotte ?

  5. Interpretation interessante.
    Une limite est qu’elle tient sur un slide similaire a ceux presentés par powel ou Snowden.
    Elle s’appuie sur le même procédé qu’elle dénonce.
    La statuon Chinoise sur la lune c’est les camions de decontamination de Powell. La demonstration de la conspi americaine, c’est le schema de snowden.

  6. Préférer croire que le monde est dirigé par de sombres complots est une réaction défensive naturelle face à la réalité autrement plus effrayante, un monde est chaotique, imprévisible où nos pauvres tentatives de le contrôler sont vouées à l’échec.

    (je ne sais plus de qui c’est, hélas)

    Ca n’en reste pas moins triste de lire quelqu’un (d’autrement talentueux) qui en est arrivé à un tel stade: « la conspiration dans la conspiration »…

  7. J’ai eu du mal à suivre à certains moments, mais l’idée qui est derrière est intéressante !
    Comme l’ont dit certains plus haut: autant les slides ne sont pas des preuves, autant la LPM et autres joyeusetés en sont.

    Et puis quand bien même cette histoire de NSA serait fausse, je pense que ça ne fait pas de mal de rappeler aux gens l’importance de la sécurité de leur réseau, de sa neutralité et des droits et libertés fondamentales que ça implique

  8. Je trouve l’idée intéressante, et certainement pas impossible, cependant je me pose quelques questions ( probablement naives ).

    Quelqu’un comme Assange, habitués apparemment aux « embrouilles » avec les « grands de ce monde » et détenteur supposé de nombreuses infos, puisse laisser passer « un truc pareil » ? Je me souviens bien sur de l’étrange affaire des fichiers sur Bank Of America, supposés réveler au grand jour, de « façon irréfutable » la compromission de nos élites politiques et de nos élites financieres … détruit par un « dissident » s’étant rapproché du Chaos Computer Club, ayant promis de le restituer apres un « examen » … « Ejecter » du CCC, depuis plus de nouvelles, je ne suis pas sur d’avoir bien compris.
    Est ce « un Pion » ? Est il « muselé » ? Dupe ? Sommes nous dupes ?
    Ensuite, je trouve le « pari » risqué, je suis surpris de « la non révolte » des populations. Ce que « révèlent » ces « scandales » c’est un mélange cauchemardesque de Stalinien et d’Orwellien, la quasi disparition de la vie privée, le cauchemar du « commissaire politique » ou du « patriote » dans chaque cellule ! associé a une « technologie » qui vous « traque partout » sais tout de vos habitudes de vos gouts de vos relations, de vos « secrets », elle peut même anticiper vos « actes », « lire en vous » ! Bref, cela fait froid dans le dos. C’est « théoriquement » insupportable de concevoir un truc pareil. Vu l’énormité du truc, j’aurais tablé sur un « soulèvement populaire » et non cette « docilité » apparente. Entre la violence du Monde « libéral » qui frappe les populations occidentales et ce cauchemar « Stalino-Orwellien » je n’aurais pas « donné cher de ma peau » a leur place …
    C’est tout de même un « sacré coup de bluff » !
    Finalement, je reste confus …

    1. Ah bon ?

      « They that can give up essential liberty to obtain a little safety deserve neither liberty nor safety » Benjamin Franklin

      Cette phrase est gravée sur une plaque, dans la cage d’escalier de… la Statue de la Liberté !

  9. Bonjour,
    Excellent article. Je me suis fait les mêmes réflexions lorsque PRISM a été dénoncé. Snowden est un pion de la NSA, c’est de la poudre aux yeux. Tout cela me semble en effet planifié de longue date. J’ai travaillé pendant plus de dix ans dans les médias numériques, il y a longtemps que j’ai compris que le réseau était surveillé, en France y compris. Et PRISM n’est que le sommet de l’iceberg, de quelque chose de beaucoup plus gros, de beaucoup plus intrusif… Mais quoi ? Allons, je ne vais pas spoiler ce post en vous racontant la fin, ce ne serait plus drôle ;-)

  10. Bon. Encore un article de Yovan qui n’apporte rien de neuf. Connaissant les autres articles du personnage, je m’en doutais un peu. Je parcours l’article, je lit des trucs déjà connu. Je me dit qu’il plante sans doute le décors. Mais non. Rien, le vide.

    D’où la question habituel sur ce genre d’articles : oui et ? Qu’est-ce que tu veux nous dire ? Qu’est-ce que cet article nous apprend ? Pourquoi l’écrire ?

  11. Certains ici ne comprennent pas l’Intérêt de ce genre d’article. Connaissant Yovan je peux vous dire que son intérêt c’est de faire réfléchir, donc de poser des bases, et une question ouverte. Ca ouvre un débat, une discussion, un échange d’idées. Démontrer les choses c ‘est bien mais finalement quel effet sur la population ? Aucun, on le constate tous non ?

    Faire réfléchir les gens et leur faire prendre conscience en le disciplinant à la réflexion c’est un peu prendre la solution au problème à l’envers. Dans une société ou tout le monde est assisté, ou un client te chie une pile parce que son lave vaisselle est en panne la veille de noël (à croire qu’il ne sait plus la faire à la main et que personne ne l’a jamais fait), ou sans ton smartphone t’es perdu, sans ton FB t’as plus d’amis etc, revenir à un principe de base comme : Réfléchir. Moi ça me va. Et je trouve que ce genre d’articles ont un réel intérêt pour l’avenir, on en a pas assez même.

    Si certains d’enter vous connaissent la chanson et sont insatisfaits de ce qu’ils trouvent à l’intérieur de cet article et ne trouve pas le message subliminal c’est parce qu’ils sont déjà informés et ont déjà leur avis, mais les autres ? Ceux qui ne se sont jamais posé les questions ? qui n’ont jamais cherché à réfléchir sur la causalité des évènements de ces dernières années ? Cet article est une piste, un chemin, à eux d’emprunter celui qu’ils désirent, à nous de continuer à les informer par nos commentaires et nos idées.

    1. Très bonne réponses à tous ceux qui apparemment ont déjà les réponses, ou se sont déjà posées ces questions.
      Faire réfléchir, ne pas tout mâcher.
      C’est aussi ça, Reflets, des articles pour se forger sa propre opinion. Déconstruire les automatisme, les schémas généraux pour construire autre chose.
      Et puis cela oblige aller chercher un peu d’informations ailleurs, pour répondre par soi même.
      Il ne dit pas qu’il a la vérité (et qui pourrait prétendre l’avoir) il laisse réfléchir.

    2. Ce qui fait que nous sommes plusieurs à nous plaindre des articles de Yvan, c’est le fait qu’on a franchement l’impression de se retrouver sur TF1 : on nous balance des infos déjà connues (déjà publiées ici, entre autre) et Yovan semble persuadé qu’il doit nous expliquer quelles questions nous devons nous poser.

      Le public de reflets est loin d’être un public de cons. Quand ont lit un article nous apprenant quelque chose, on arrive pas trop mal à analyser tout ça et à nous poser des questions. Il n’est pas nécessaire que quelqu’un nous explique quelle question nous poser, notamment quand elles sont sommes toute assez évidentes.

      1. il faut cependant apporter une nuance à ce que tu trouves évident : Ce qui te parait évident ne l’est peut être pas pour un autre.

        Ramener la réflexion logique d’un sujet à sa propre vision de ce qu’est l’évidence est en soin un non sens.

        Pour moi il est évident que le verre est à moitié plein, pour un autre il sera à moitié vide.

        En ce sens, il faut des articles qui donnent des pistent et soulèvent des questions sans y répondre. C’est à nous qu’appartient de trouver les réponses. Vraiment. Sans ça nous serons une société perdue, dans l’assistanat, et on est déjà bien mal barré.

        Vraiment, on est pas sur TF1 et reflet je te l’accorde fait du réchauffé parfois, mais les piqures de rappel ça a du bon, et l’idée de laisser ton lecteur réfléchir à une question qu’il ne s’est peut être pas posé est tout aussi bonne.

        Tu as encore des gens qui ignorent ce qu’est AMESYS ou un follow bot sur twitter et j’en passe d’autre… Alors les sujets sur la manipulation d’opinion tu penses bien que c’est le trou noir pour beaucoup… Il n’y a pas que des cons qui lisent reflets, mais en fait il n’y a pas de cons dans la vie. il n’y a que des gens qui ne sont pas en accord avec tes besoins et tes aspirations.

        Dans votre cas, vous n’êtes pas dans le besoin de répondre à une question dont vous avez déjà votre propre réponse ici. Mais est ce le cas de tout le monde ?

  12. Plus c’est gros mieux ça passe!
    Je ne doute pas de l’écoute massive d’internet mais juste de l’ampleur du déploiement.
    Maintenant que tout le monde a avoué écouter massivement tout et n’importe quoi qui va les empêcher de le mettre réellement en place à cette échelle vu que c’est censé être déjà le cas…

  13. Ce que l’auteur de l’article n’ose pas dire, c’est qu’il pense que les écoutes sont largement exagérées, et que la fuite était prévue, pour favoriser les US ? Les chinois ? Ce n’est pas clair

    Et ces « révélations » Snowden font suite à d’autres whistleblowers de la NSA, les opérations barbouzes sur les centres bancaires, sur les cables sous marins sont connus depuis longtemps. Il restait un doute sur la capacité a analyser en live le traffic, mais quand on voit ce que la France sait faire, le doute est faible qu’ils seraient capable de l’utiliser.

    Après, la NSA n’est pas la CIA des années de la guerre froide, il est probable que la vaste majorité des données ne soient pas correctement analysées mais utilisées a posteriori, sur des périmètres très restreints.

  14. Intéressant comme idée, c’est sûr de simples slides ne sont pas des preuves, je me souviens en les voyant j’avais été étonné de leur esthétisme que je trouvais, comme toi, digne d’un collégien.

    Ma théorie: peut être que tout ça n’est qu’un test de « ping », on fait fuiter des slides (vrai ou faux) via un lanceurs d’alertes comme preuve de quelque chose que beaucoup sentent depuis longtemps.
    Ça permet de prendre la température, de sonder l’opinion malgré lui. Pour mettre en place ou améliorer ce qui l’est déjà.
    Je reste persuadé que si toute c’est infos sont réellement collectées et qu’elles sont compilées et analysées correctement les résultats peuvent être une véritable boule de cristal, un putain de prospective. Et ça aucun gouvernement ne cracherait dessus.

    Mais tout ça peut être une simple farce à géopolitique, pour rappeler que les US ont la plus grosse (même si c’est banane dans le slibard). L’hégémonie mondiale ça s’entretient, surtout aujourd’hui.

    Et pour ce qui est de l’article, je vois pas de mal a ce qu’il n’y ait pas conclusion digne de ce nom. C’est un article tremplin, on lance une idée, aux lecteurs aussi de réfléchir, on est pas à la TV ici ^^. L’auteur n’a pas d’idée arrêté sur le sujet ça me parait logique que son article le reflète ainsi.
    Il y a toujours un 10ème homme pour venir faire chier les 9 autres sur le bien fondé de leur opinions et c’est tant mieux comme ça !

  15. Je ne partage pas vraiment l’opinion de l’auteur. Il y a une collusion trop forte, et un coté tous pourris qui me dérange. De plus, il a tendance à oublier un élément fondamental, tout le monde ne cherche pas une donne gagnante pour chacun des acteurs, si on prend la théorie des jeux.

    En bref, les Russes étaient très intéressés par Snowden. Juste par des slides? Qui croirait cela? Il y a du dossier serieux derriere. A voir la réplique US qui a failli mettre en danger un president d’amerique latine, qui s’est attaqué aux journalistes anglais. Tout ca ne donne pas une impression de légèreté.

    Bref les Russes en sont sortis grand gagnant

    Et Chine et Russie vont prendre cela tres au serieux et comme un feu vert pour developper une infrastructure aussi lourde.

    Pas sur que les US aient gagné grand chose.

  16. Ah un article qui fait plaisir.
    Cela fait un moment que je cogite sur cette hypothèse du regarde un peu par la pendant que je t’encu…
    Je pense toutefois qu’il y a un fond de vérité dans cette affaire mais elle doit être beaucoup moins glorieuse que le spitch de départ…
    Vive Holywood.

  17. C’est confus.
    On dénonce aujourd’hui les mêmes preuves en slides qu’on nous servait hier pour nous prouver que c’était bachar qui avait lâché ses gaz…
    http://reflets.info/syrie-laccablant-rapport-de-human-rights-watch-sur-les-attaques-zamalka-et-moadamiya/

    Evidemment, rien sur le rapport du MIT sorti en Janvier, on se demande même s’il existe vraiment, ou alors leurs slides sont simplement moins beaux que ceux de la dgse…

    1. Heu, ce n’est pas « on ». L’article que tu pointes n’est pas de moi que je sache, mais de Bluetouff. Nous ne sommes pas toujours sur la même ligne, rassure toi.

      Ensuite, le problème des slides n’est pas la valeur de vérité qu’ils contiennent, mais plutôt le fait que désormais les USA ont établi leur suprématie sur la surveillance de masse, avec l’assentiment de notre bon François et d’autres…et grâce aux slides de Snowden. Enfin, bref : l’information est souvent plus proche de la propagande que d’autre chose dans de nombreux cas.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *