L’europe verrouille les semences anciennes : #seedlove #sauvezkokopelli

Pendant que tout le monde s’énervait sur ACTA, et à raison, avec les dérives multiples que cet accord pouvait générer, une petite association française de conservation, vente et diffusion de semences paysannes, Kokopelli, se battait en justice contre un semencier, Baumaux © (14 millions de CA en 2011, 1,8 millions de résultat net). La Cour de justice de l’union européenne vient de rendre un deuxième attendu qui donne raison au gros Baumaux contre le petit Kokopelli : l’enregistrement de toutes les semences au catalogue officiel européen des semences est donc quasiment incontournable, et ceux qui ne s’y soumettent pas sont hors-la-loi. La petite association était attaquée pour pratique de « concurrence déloyale » envers ce pauvre et énorme Baumaux ©. Etonnant, quand on sait qu’en janvier dernier, l’avocat général avait donné un premier verdict totalement contraire. Mais en quoi cette affaire de semences paysannes (ou anciennes), d’enregistrement dans un catalogue est importante ? La majorité des gens s’en foutent de ces problèmes de paysans, hein ? Oui, et bien, ils ne devraient pas, et vous allez comprendre pourquoi et comment les lobbies aidés de la technocratie européenne se préoccupent…de l’esclavage de notre agriculture et de notre alimentation.

Hybrides vs Anciennes

Pour bien comprendre le sujet il faut revenir sur la définition de ce qu’est une semence en agriculture, et savoir deux ou trois choses sur leur origine et leur commercialisation. Pour faire simple et court : il y a les semences « normales », celles créées par la nature, utilisées par l’homme et conservées par lui que l’on peut ré-utiliser chaque année. Vous prenez une tomate, vous récupérez ses graines, l’année d’après vous plantez les graines de votre tomate : ça pousse. Et puis il y a les semences hybrides, les F1 (hybridation de première génération) le plus souvent : inventées par les Américains au début du vingtième siècle, ce sont les plus répandues. Le procédé est, en gros, le suivant : un semencier prend deux variétés de maïs par exemple, avec des caractéristiques les plus éloignées possibles ou différentes, les croise. Mais pas une année seulement : sur 6 ou 7 ans. Au final, il a créé une variété hybride avec des caractéristiques génétiques nouvelles :meilleur rendement, taille identique des pieds, etc…

Ce procédé d’hybridation s’est répandu en Europe après la seconde guerre mondiale : la pratique de l’agriculture intensive, mécanisée, demandait d’avoir des plantations qui soient à la hauteur des investissements engagés pour les faire pousser. La plante hybride  a donc de multiples avantages en termes de production au mètre carré, en résistances etc, mais aussi des gros défauts : il lui faut le plus souvent une quantité d’eau supérieure, d’engrais et surtout, elle est stérile ou presque : re-semer à partir d’hybrides ne fonctionne pas la plupart du temps, ou bien très mal : la dégénérescence causée par l’hybridation empêche qu’elle se reproduise par elle même, ou bien engendre une plante très faible. Il faut donc créer en permanence des semences d’hybrides : un paysan n’a pas les moyens de le faire, et c’est une industrie à plein temps qui s’en occupe : les semenciers.  Tout ça a fait que nous avons des stocks agricoles délirants, des champs géants, des champs de plantes toutes identiques.

La biodiversité ne s’y retrouve pas vraiment, mais l’industrie agro-alimentaire, si. C’est un choix de développement. Mais que s’est-il passé pour les variétés autres que les hybrides, les semences traditionnelles, paysannes ? Elles ont été conservées, tant bien que mal par des petits paysans, des peuplades, des associations et  par les semenciers. Mais en quantités très limitées, depuis peu, chez les semenciers.

Pourquoi un catalogue ?

Le premier catalogue de semences date des années 30. L’idée était d’éviter que les appellations de semences ne soient un grand foutoir, que les semences soient référencées, pour que tout le monde s’y retrouve. L’Europe a fait de même. Mais en 1997, un nouveau catalogue a été créé en France, pour les variétés potagères : les jardiniers du dimanche sont alors directement concernés, mais aussi tous les petits paysans qui n’utilisent pas les grosses semences F1 bien coriaces. Tout ça est géré par le GNIS (groupement National Interprofessionnel des Semences et plants). Ses membres, bien entendu, sont les acteurs majeurs de la filière, pas des petits paysans. Et que dit ce catalogue, adossé au droit français ? Des choses simples : toute semence qui n’y est pas inscrite est interdite à la vente, mais aussi à l’échange entre paysans. Le Ministère de l’agriculture assimile cette pratique à des ventes dissimulées. Vous avez bien lu : interdiction de l’échange. Si il y a le #datalove, il est alors urgent de lancer le #seedlove. Parce que c’est bien une censure pure et simple des pratiques ancestrales qui est interdite par décret gouvernemental. Une Hadopi de la semence…

Revenons à Kokopelli, cette association de conservation, vente et diffusion de semences. Elle conserve dans ses murs, à Alès (Gard), plus de 3000 variétés paysannes. Vous y trouvez des tomates noires, oranges, vertes, jaunes, des radis improbables, des haricots bizarres, des fleurs, des variétés de légumes oubliés, que plus personne ne voit dans aucun rayon de légumes, même le plus bio qui soit. L’association a des producteurs dans le monde entier. Les milliers de membres de l’association peuvent donc acheter n’importe quelle semence ensachée dans les locaux de l’association, souvent par correspondance. Un gros bouquin sort chaque année, rempli de photos, avec les variétés, les conseils, etc… L’association participe à de nombreuses actions liées à l’aide au tiers-monde, l’autonomie alimentaire. L’association monte des projets et donne (donc gratuitement) de nombreuses semences aux petits paysans en Afrique, Asie, Amérique du Sud.

L’association refuse d’inscrire ses variétés de semences dans le catalogue officiel français ou européen. Et pour cause : le prix par semences, vu le nombre de semences qu’elle possède ne lui permet pas de le faire. Les conditions de stabilité, homogénéité des semences est antinomique avec les semences qu’elle possède : l’association, d’un point de vue « philosophique », ne peut pas faire entrer ses semences dans le catalogue officiel.

 La cour européenne de justice…des girouettes ?

L’avocat général de la Cour européenne de justice avait donc conclu le 19 janvier dernier la chose suivante :

L’interdiction prévue à l’article 3, paragraphe 1, de la directive 2002/55/CE du Conseil, du 13 juin 2002, concernant la commercialisation des semences de légumes, de commercialiser des semences d’une variété dont il n’est pas établi qu’elle est distincte, stable et suffisamment homogène ni, le cas échéant, qu’elle possède une valeur culturale ou d’utilisation suffisante est invalide en ce qu’elle viole le principe de proportionnalité, la liberté d’entreprise au sens de l’article 16 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, la libre circulation des marchandises au sens de l’article 34 TFUE ainsi que le principe d’égalité de traitement au sens de l’article 20 de ladite charte.

En clair : on n’interdit pas pas la commercialisation des semences de légumes sous n’importe quel prétexte, et l’Europe a des valeurs qui s’y opposent. Bien, super : on se disait qu’il y avait du bon quand même, un peu dans cette Union pourtant si prompte à soutenir les multinationales et enfoncer toutes les initiatives contraires à sa vision du commerce flamboyant dans une concurrence libre et non faussée, d’une finance à qui l’on offre des réseaux anonymes pour qu’ils puissent plus facilement spéculer. Mais non, ce n’était qu’un éclair de lucidité, en fin de compte, puisque la Cour européenne de justice a préféré revenir à la charge. Extrait du jugement pour mieux comprendre l’affaire :

Par un jugement du 14 janvier 2008, le tribunal de grande instance de Nancy a condamné Kokopelli au paiement de dommages et intérêts à Baumaux pour concurrence déloyale. Cette juridiction a constaté que Kokopelli et Baumaux intervenaient dans le secteur des graines anciennes ou de collection, qu’elles commercialisaient des produits identiques ou similaires pour 233 d’entre eux et qu’elles s’adressaient à la même clientèle de jardiniers amateurs et étaient donc en situation de concurrence. Il a, dès lors, considéré que Kokopelli se livrait à des actes de concurrence déloyale en mettant en vente des graines de semences potagères ne figurant ni sur le catalogue français ni sur le catalogue commun des variétés des espèces de légumes.

Kokopelli a fait appel de ce jugement devant la cour d’appel de Nancy.

C’est dans ces conditions que la cour d’appel de Nancy a décidé de surseoir à statuer et de poser à la Cour la question préjudicielle suivante:

«[L]es directives 98/95/CE, 2002/53/CE et 2002/55/CE du Conseil et 2009/145 de la Commission sont-elles valides au regard des droits et principes fondamentaux suivants de l’Union européenne, à savoir, ceux du libre exercice de l’activité économique, de proportionnalité, d’égalité ou de non-discrimination, de libre circulation des marchandises, et au regard des engagements pris aux termes du [Tirpaa], notamment en ce qu’elles imposent des contraintes de production et de commercialisation aux semences et plants anciens?»

La réponse positive en janvier à l’égard de l’association, est aujourd’hui inverse :

Kokopelli fait valoir qu’elle se trouve dans l’impossibilité de commercialiser les semences des variétés de légumes «anciennes» étant donné que, eu égard à leurs caractéristiques propres, celles-ci ne peuvent remplir les critères de distinction, de stabilité et d’homogénéité, et sont ainsi exclues des catalogues officiels de manière non justifiée.

Afin d’assurer une productivité accrue desdites cultures, l’établissement, dans le cadre de règles unifiées et aussi rigoureuses que possible en ce qui concerne le choix des variétés admises à la commercialisation, d’un catalogue commun des variétés des espèces de légumes sur la base de catalogues nationaux apparaît de nature à garantir ledit objectif.

En effet, un tel régime d’admission, qui exige que les semences des variétés de légumes soient distinctes, stables et homogènes, permet l’utilisation de semences appropriées et, par conséquent, une productivité accrue de l’agriculture, fondée sur la fiabilité des caractéristiques desdites semences.

Et oui, l’Europe se préoccupe de productivité accrue en matière de semences. Et le catalogue officiel veut des semences stables et homogènes. Les semences anciennes de Kokopelli ne le sont pas, d’après le catalogue. Et la Cour de justice. Exit, donc, les semences anciennes. Exit leur commercialisation, leur échange paysan. CQFD.

Et ça continue :

Dans ce contexte, force est de constater que le législateur de l’Union a pu considérer que le régime d’admission prévu par la directive 2002/55 était nécessaire afin que les producteurs agricoles obtiennent une productivité fiable et de qualité en termes de rendement.

Le rendement coco, le rendement…

Par conséquent, l’obligation d’inscription aux catalogues officiels ainsi que les critères d’admission y afférents permettent la description de la variété et la vérification de la stabilité et de l’homogénéité de celle-ci, afin de garantir que les semences d’une variété possèdent les qualités nécessaires pour assurer une production agricole élevée, de qualité, fiable et soutenue dans le temps.

production agricole élevée : quant à la qualité, avec les hybrides, on cherche un peu, mais ces attendus de la Cour ne sont qu’une ode aux semence hybrides déclarées seules efficaces, stables, fiables contre les semences…naturelles, produites par la nature, sans l’aide de l’homme. On rejette les variétés naturelles pour mettre en avant les semences modifiées et créées par l’homme. Très étonnant, non ? Au final, ce dernier arrêté prend bel et bien le contrepied complet avec le premier jugement de janvier.

Conclusion provisoire

Le procès de Baumaux© contre Kokopelli et le dernier arrêté de la Cour européenne de justice est symptomatique d’un moment particulier de l’histoire humaine : la biodiversité est en danger (pollution, agriculture industrielle), les plantes brevetées (de la classe des Organisme Génétiquement Modifiés, OGM) sont poussées de partout sur la planète par des multinationales avides de s’emparer d’une clientèle nombreuse et à sa botte : les agriculteurs. Les semences sont un enjeu planétaire, l’un des derniers marchés captif et prometteur.

La Cour de justice n’a pas parlé dans ses attendus sur les semences stables, fiables à la production agricole élevée, des semences au catalogue officiel enrobées des pesticides Cruiser, Gaucho et autres Régent : peut-être parce qu’empoisonner les consommateurs n’est pas très important du moment que les directives sur le libre exercice de l’activité économique sont bien suivies ? Pour conclure, un petit appel à aller voir comment Baumaux© fonctionne sur Internet, et comment il est prêt à faire couler une petite association en utilisant les plus basses méthodes pour s’accaparer de noms sur Google et gagner des « parts de marchés » sur les semences anciennes…

BAUMAUX© annonce un choix stupéfiant des variétés anciennes…

Notre important choix de variétés se compose de :

  •  La quasi-totalité des variétés courantes et connues utilisées depuis des dizaines d’années par les amateurs.
  • Concernant les anciennes variétés potagères et afin de proposer d’authentiques variétés connues et reconnues, GRAINES BAUMAUX a fait l’effort d’inscrire et d’être le mainteneur officiel des 106 variétés suivantes

La quasi-totalité des variétés courantes et connues ? La petite association Kokopelli, elle, en a plus de 3000 en stock. On se moque de qui ici ?

 

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90 thoughts on “L’europe verrouille les semences anciennes : #seedlove #sauvezkokopelli”

    1. Allons nous devenir des dealers de graines de légumes ? Quelles sanctions allons-nous avoir ?
      Que le monde est triste, avide de plus en plus, aucun respect pour l’être humain »normal ».

      Le boycott, c’est une solution, mais hélàs comment faire quand votre porte-monnaie est vide et que les prix que l’on proposent sont moins élevés sur ces variétés. C’est une façon de bloquer le développement du bio. A mon humble avis.

  1. Je crois qu’on assiste là à l’abération du siècle. Nous sommes arrivé au point culminant d’une société marchande irrespectueuse au possible des êtres qui la subissent.
    Quand est-ce qu’on se rendra compte que l’alimentation compte plus qu’un petit bout de papier vert avec un chiffre dessus? Quand est-ce qu’on se rendra compte que la Vie se fait bouffer par des gens près à la détruire sur le long terme, au nom du profit sans limite?
    Il faut arrêter ce massacre. C’est un massacre à l’échelle planétaire, et celui ci est soutenu par ce qui était sensé rester le plus indépendant dans notre société : la Justice.
    Comment se battre contre ça? Comment renverser la tendance sans avoir à verser dans la violence?
    Si vous aviez des réponses ça m’intéresserais parce que pour l’instant la seul réponse possible que je vois contre ce massacre, c’est un autre massacre : un massacre de costard-cravate bureaucrate irrespectueux de la Vie et à qui j’aimerais bien leur enlever…

    1. Il y a une reponse simple, le boycot. Si tout le monde s’y met pour ne plus acheter les produits OGM, alors les entreprises arreterons de les vendre.
      Le seul moyen efficace que je connaisse pour pouvoir se faire entendre c’est depenser son argent intelligement.
      Les grosses entreprises feront toujours tout pour recuperer un maximum de clientele par quelque moyen que ce soit.
      Si ils voient que les gens n’achetent plus leurs produits que ce soit pour des raisons de sante ou d’ethique il s’adapterons pour repondre a la demande.
      Leur but c’est le profit l’argent est tout ce qui les interessent, c’est nous qui avons l’argent donc nous qui decidons, il faut juste que la majorite en prenne conscience et prenne les bonnes decisions quand a ou ils depensent leur argent.

      1. Heu … il ne faut pas faire l’amalgame entre les graines cultivées qui sont « séléctionnées » et les OGM. Car là on parle pas d’OGM mais seulement de plantes sélectionnées depuis des années par les semenciers pour un meilleur rendement (en somme des croisements avec des profits bien juteux). Quant à la biodiversité apparemment les entreprises (et la majorité de l’humanité) s’en foutent donc paix à son âme.

      2. « Il faut juste que la majorité en prenne conscience et prenne les bonnes décisions quant à où ils dépensent leur argent »
        Je crois que c’est bien le plus gros problème quand on parle de boycott : il faut du monde qui y participe. Alors que faire péter un truc, y a besoin que d’une 10 aine de personne au maximum… ^^
        Mais je suis d’accord sur la solution du boycott, mais il faudrait le provoquer et pas attendre que tout le monde s’y mette, sinon on n’a pas fini d’attendre…

    2. Une solution serait, à l’échelle individuelle, de s’extraire de cette logique de consommation destructrice de la planète.
      En gros couper les vivres de la filière agro-destructrice, phyo-sanitaire et autre.
      Un des moyens d’y arriver est de consommer local du bio par l’intermédiaire des AMAP. Encore mieux, cultiver (alimentation+stockage graine) pour ceux qui le peuvent et ainsi augmenter son autonomie face à la société.
      Je vous garantie que les économies réalisées sont très conséquentes sur un budget (entre le caddie à 80€ et le panier à 15€ (sans viande)…) et la qualité des produits également.
      N’oublions pas que ces sociétés vivent indirectement grâce à nous, par l’intermédiaire des grandes surfaces.
      Nous sommes responsable de la situation car sans nous ils ne sont rien, les efforts de chacun comptent…
      Les emplois perdus dans la grande distribution seront LARGEMENT compensés à l’échelle locale

  2. Pour moi la bataille des semenciers contre Kokopelli, n’est pas du même ordre que celle des H.F, puisqu’elle concerne le besoin le plus élémentaire de l’homme, mais elle en a le même goût frelaté , nous sacrifions tout à mammon avec une hypocrisie à la « Dorian Gray »

  3. Article très très intéressant. Où on y apprend des tas de choses.
    Le parallèle avec hadopi est bien vu.
    Un jour ou l’autre, toutes ces multinationales devront répondre du chef d’inculpation de « conspiration contre l’humanité ». Mais on n’y est pas encore.

    Comme toujours les chantres du « libéralisme économique », qui prônent la libre concurrence, font tout pour n’avoir au final aucun concurrent.
    Et dire qu’il y a des couillons pour croire leurs sornettes.

  4. Je me réjouis de voir ce sujet de plus en plus relié aux combats contre l’industrie du copyright. On parle vraiment des mêmes concepts, seulement ça nous affectera de manière beaucoup plus concrète à terme: Crever de faim ou des cancers provoqués par les pesticides ou non.

    L’agriculture industrielle de laquelle nous vivons depuis 50 ans (la seule qu’ait connu une grande partie d’entre nous) est une industrie de mort, qui est issue des techniques developpées pendant les deux dernières grandes guerres: Le nitrate (explosif des bombes, reconverti en engrais chimique) et les gaz de combats (réutilisés comme pesticides). Toute l’idéologie de ces agroindustries peut se résumer à la destruction: par poison (se référer à longue liste de produits en -cide utilisés dans nos champs) ou par stérilisation (des plantes en 1er lieu, via les hybrides ou les OGM brevetés).

    Les semences sont actuellement l’un des problèmes graves qui menace la survie de la civilisation. Les autres sont la diffusion massive des pesticides et l’appauvrissement et la disparition des terres cultivables (mais je digresse!). Soyons en conscients, nos luttes n’auront pas seulement lieu sur Internet.

    Sur ce sujet, il y a aussi des gens très informés, des Benjamins Bayarts de l’Agriculture. Entre autres: Dominique Guillet, Jean Pierre Berlan, Claude Bourguignon.

  5. Alors comme ça Kokopelli ne peut plus vendre de semence ancienne.

    qu’a cela ne tienne.

    ils n’ont qu’a les donner et faire payer des frais de garde, de stockage, etc… a leurs adhérents.

    idée a la con ?

    1. Ils en donnent déjà, mais si tu as bien lu l’article, tu sais que d’un point de vue légal, même l’échange de semences est interdit par loi, pour les semences non inscrites au catalogue. Je ne sais pas ce que va faire Kokopelli, mais je vous tiens au courant.

      1. ça devrait tous nous frapper ici. On connait le schéma. Ils sont tous seuls face aux crapules, donc « facile à éteindre ».

        Si nous sommes 3000 à reproduire et diffuser chacun 1 variété de semence, ça devient plus compliqué à contrôler cette affaire?

  6. euh … l’effet barbara ? ça fonctionne aussi avec le non dématérialisé ?
    nan ? dommage !

    Merci yovan de faire découvrir à, je pense , pas mal de lecteurs de reflets les aspects trés « terriens » du débat impossible sur la propriété intellectuelle …

    tiens , questions subsidiaire, mais néamoins musicale , le jazz aurait il pu exister si la question de la propriété intellectuelle avait été posée à partir de 1920 comme elle l’est depuis quelques années ? par exemple …

      1. en même temps, pour modérer un peu, y a des légumes oubliés, tu comprends pourquoi on les a oublié … comme ecrit Yovan « improbables, bizarres » … perso je rajouterai « et des fois dégueulasses » … comme pour ses pinards improbables élaborés sans savoir faire à partir de plants directs un peu partout en france …

  7. La main-mise des multinationales agro-alimentaires sur notre agriculture devenue totalement brevetée est devenu un réel problème. La survie de l’agriculture paysanne devient un rêve que nous n’atteindrons peut-être pas si rien n’est fait…

  8. Article intéressant et bien vulgarisé.

    Vous êtes nommé jardinier en chef, casquette qui vous va bien mieux que critique musical, si je puis me permettre.

    Blague à part, il y a un problème de lien dans l’article:

    http://kokopelli-semences.fr/le_piratage_la_mode_baumaux_stend_sur_la_toile

    Le lien est bon (vérifié par une recherche sur Google, qui correspond bien), mais le contenu de la page n’est plus disponible que par le cache Google.

  9. « Le procès de Baumaux© contre Kokopelli et le dernier arrêté de la Cour européenne de justice est symptomatique » d’un monde où règne le cirage de pompes des puissants.

    Vous faites des efforts, à reflets, cet article-ci est lisible.
    Mais il y a encore ici ou là, sur le site, des traces de cirage.
    Et, malheureusement, les traces de cirage, çà vous décridibilise, évidemment.
    Vous savez : les flics ne balanceront pas une seconde avant de faire appliquer le jugement de la cour, que vous dénoncez ici, ces mêmes flics dont par ailleurs, vous cirez les pompes.

    Malheureusement, les traces de cirage, çà décridibilise.

  10. Visiblement, on ne peut pas faire grand chose pour les aider, d’après leur propre site :
    « Ante-scriptum : je profite de cette mise au point pour affirmer, avec force, que l’Association Kokopelli ne cautionne strictement pas la page « Kokopelli » sur Facebook. Facebook, et autres « réseaux sociaux » virtuels, constituent des instruments privilégiés pour la CIA et autres agences de surveillance globalistes: les citoyens se livrent aux psychopathes en toute complaisance, de fausses révolutions sont impulsées sous contrôle occidental, des centaines de millions d’êtres humains passent une partie de leur vie à non-communiquer plutôt que de se connecter aux forces vives de la Terre-Mère… Et nous ne cautionnons pas plus la page Wikipedia sur Kokopelli: un chef d’oeuvre de désinformation, de mensonges, de références à de pseudo-journalistes au service de la mafia de l’agro-chimie… et de fautes d’orthographe. »
    « Qu’il soit, donc, bien clair que l’Association Kokopelli ne cautionne, en aucune manière, la pétition lancée par Cyberacteurs et, cent mille fois moins, celle lancée par Avaaz. J’ai déjà exprimé — dans l’un de mes articles sur l’arnaque du réchauffement climatique anthropique — ce que je pensais de cette organisation bien ancrée dans la mouvance de l’opposition contrôlée et créée par Ricken Patel qui fut consultant pour l’ONU, la Fondation Rockefeller, la Fondation Bill Gates… »

      1. Et donc ? Parce que Baumaux est allé écrire sur une fiche Wikipédia de grosses insanités et accusations toutes pourries, ça y’est c’est plus bon ? Ca pose quand même question les fiches wikipedia qui cassent des assos, laissent traîner des doutes etc… On peut comprendre l’énervement du président de l’asso envers cette fiche. Je n’ai pas eu besoin d’aller consulter cette fiche pour écrire cet article : je connais très bien l’association et son fonctionnement depuis sa création en 99… comme des milliers de personnes qui leur font confiance, et vérifient que tout est ok. Mais bon, travailler la comm, c’es un métier…

        Quant au bonhomme : ce n’est pas une secte, hein. Il y a plein de gens qui bossent…donc réduire tout ce travail a un éditorial du président, et une fiche wikipedia travaillé par Baumaux…

        Voilà où on en est. Un peu triste.

  11. Oui, mais non : ça c’est un édito de Dominique Guillet. Il a créé Kokopelli avec d’autres, mais c’est son avis à lui. L’association est plus large, tous ne sont pas sur la ligne de Dominique Guillet. Après, je pense qu’ils se méfient de ce qui peut être charrié sur le net à leur propos… leur boulot c’est les semences, pas communiquer sur le net.

    1. « leur boulot c’est les semences, pas communiquer sur le net.
       »
      Certes, mais j’encourage les webmasters de kokopelli(ils sont plusieurs) à s’inscrire sur wikipédia pour corriger les éventuelles inexactitudes. Aujourd’hui, Wikipedia est en quelque sorte une « bible » : ses résultats sont systématiquement dans les trois premiers dans les moteurs de recherche. Ca mérite bien d’y passer un peu de temps. D’autant qu’on peut être alerté en cas de modifs de la page…

      1. Exactement. Les gens qui critiquent wikipedia et ses erreurs et ne font rien pour les corriger m’agacent. Quant à facebook, on est bien d’accord, n’empêche que pour l’activisme, c’est bien utile et personne n’est obligé de s’y inscrire sous son vrai nom ni de poster ses photos de famille, sn numéro ou son adresse. Enfin, ces histoires sur le réchauffement climatique qui serait une arnaque, tout comme avaaz, semblent n’avoir rien à voir avec la choucroute. Des éditos pareils, ça vous décourage les bonnes volontés.

        1. Sur les saillies e Dominique Guillet à propos du réchauffement, il y a un rapport : D Guillet pense que le GIEC ment, que des lobbies agro-alimentaires et semenciers ont tout à gagner en effrayant les foules avec le réchauffement pour imposer leurs semences transgéniques (résistantes à plein de choses). C’est son analyse. Sur FaceBook, c’est faux : Facebook impose désormais de donner sa vraie identité sous peine d’être désinscrit. Ils chassent les pseudonymes. Après, vu le fonctionnement de FaceBook, une asso comme Kokopelli peut ne pas avoir envie d’y être, on peut le comprendre. Pour Wikipédia : il faut qu’ils corrigent, c’est vrai, si les fiches sont mauvaises…

          1. Ça fait des années que j’utilise facebook sous un faux nom, et ça m’a permis, entre autres choses, de me tenir au courant concernant cette affaire. Et j’ajoute que la plupart de mes contacts emploient eux aussi une fausse identité. Facebook n’exige pas encore les empreintes digitales de ses usagers (mais je suis bien d’accord, c’est une sale boîte, et quant à moi je préfère Diaspora).
            Pour en revenir au GIEC, pour moi, « penser que le GIEC ment », ça me semble un peu léger comme argument. Pour avoir travaillé avec certains de ses membres, j’estime avoir rencontré des scientifiques honnêtes. Peut-être qu’ils se trompent, je n’en sais rien, je ne suis pas climatologue, ni géologue (visiblement le Président de Kokopelli non plus), mais sociologue, et ils sont de bonne foi, même s’il est vrai que comme à la grande époque du Sida, le sujet du réchauffement permet d’obtenir des subventions, bien plus que les maladies tropicales, par exemple. Ça me rappelle d’ailleurs toutes les théories du complot de l’époque du Sida (certains allant jusqu’à dire que ça n’existait pas, que tout le monde était porteur du VIH et qu’en l’apprenant, on déprimait et on crevait, que le tout était orchestré par la Moral Majority américaine !!)
            Cracher sur les Nations unies comme le fait ce monsieur dans son édito alors qu’il parle de la faim dans le monde, sachant ce qu’en dit Jean Ziegler (encore un vendu à la CIA et à Bill Gates, sans doute ?), c’est pareil, un peu léger. En revanche, sur le Codex Alimentarius dont je connais très bien le volet sur les fruits et légumes frais, je partage à peu près les opinions de D. Guillet, encore qu’à mon sens le problème soit beaucoup plus simple: empêcher coûte que coûte les pays pauvres d’exporter leurs fruits et légumes en imposant des normes drastiques incompatibles avec une agriculture paysanne non-ogm. Quiconque connaît le sujet sait qu’il n’est jamais question de la teneur en vitamines, par exemple. Et certains pays membres du Codex (USA, Mexique) veulent à présent imposer les hormones de croissance sous le fallacieux prétexte que le bétail grandit plus vite, donc on tue les bêtes quand elles sont plus jeunes, ce qui fait qu’elles pètent moins longtemps et qu’on réduit ainsi les gaz à effet de serre (véridique). Maintenant, personne n’est dupe et dans ce cas précis, il est clair que le réchauffement est un prétexte.
            Enfin, M. Guillet estime que les pétitions et le Net, ça ne sert à rien. Bien. Qu’est-ce qu’on fait alors ?

  12. A voir – Plutôt que de les aider financièrement (ce qui reviendrait en fait a donner de l’argent à BAUMAUX), Est-ce que l’important n’est pas de sauvegarder les espèces ?

    Autrement dit, est-ce que ces 3000 semences, au lieu de les conserver derrière des murs dans le Gars a porté du premier incendiaire industriel venu, est-ce qu’on aurais pas plutôt intérêt à tenter au maximum de diffuser (et de planter) ces variétés chez tout-un-chacun, une sorte de P2P des plantes.

    De cette façon on récupérerait aussi des graines, à échanger avec d’autres lors de « key-signing party », pardon de « seed-exchange party ».

    Sinon , ce qui va se passer est très clair: Dans 10 ans, ces graines n’existeront plus…

  13. Mauvaise analyse : il n’y a pas que l’asso dans le Gard qui détient les 3000 variétés, mais tous les adhérents, les producteurs et les villages dans le monde qui montent des projets. Elle ne sont pas conservées uniquement dans les murs, bien au contraire, elles sont disséminées, heureusement. C’est Bill Gates qui a créé un coffre fort à semences près du pôle nord…on en parlera. Mediapart a fait un très bon reportage là dessus. Mais l’idée du P2P de semences est bonne. To be continued.

  14. Bonjour Yovan,

    Bravo pour votre article, j’ai pris la liberté de m’en servir afin de créer une pétition sur Avaaz.org, j’ai pris soin de vous citer en source. Dans le cas ou cela vous poserait problème, je vous saurais gré de m’en faire part.

    http://www.avaaz.org/fr/petition/Biodiversite_Sauvez_les_semences_anciennes_seedlove_sauvezkokopelli/?fivwcdb&pv=0

    Merci pour votre engagement en faveur de le nature et des gens.

  15. J’habite en Thaïlande et ma femme est diplômée de l’école d’agriculture, elle utilise un site web Thai pour échanger des semences dans tout le pays. Sur ce site, les cultivateurs décrivent les semences qu’ils souhaitent donner, le nombre de graines disponibles, ainsi que leur adresse.

    Il suffit alors d’accepter l’offre et d’envoyer à la personne qui donne une enveloppe affranchie avec son adresse.

    Elle reçoit très souvent de petites enveloppes remplies de graines et elle a un joli petit jardin derrière la maison. Elle prend ça comme un jeu, ça lui passe le temps et ça lui fait fait toujours plaisir de recevoir ces petites enveloppes de graines.

  16. Bonjour

    pour ceux qui aimeraient compléter l’information, voir :

    http://www.semencespaysannes.org/

    http://www.monde-solidaire.org et http://www.infogm.org/
    ainsi que http://fabrice-nicolino.com/index.php/

    Et puis ne pas oublier que parfois (souvent, toujours) c’est sympa d’avoir quelques bras de plus pour, au moins, soutenir les copains, notamment lors de procès si pas possibilité (envie, disponibilité …) de f … er soi-même, faire plus.

    Ne pas oublier non plus que « l’Acte est une aventure »

    1. Ce qui me fait un peu peur dans toutes ces organisations, c’est le ton dogmatique qu’on y rencontre souvent.

      Quand on arrive la dedans, on sent qu’on va devoir faire ses preuves. Qu’il va falloir, non pas s’investir, mais adhérer pleinement. Étrange mélange de discours un peu paranoiaques (pas toujours injustifié d’ailleurs), de caractériels qui ont du mal à se dominer (et hop un schisme) et une espèce d’illumination générale. De l’extérieur, c’est difficile de rentrer dans ce carcan, d’autant que le soupçon est toujours là.

      Par exemple, la phrase «l’Acte est une aventure»… mais c’est quoi ça?! (sans critique aucune, c’est le premier exemple qui me tombe sous la main).

      Je pose donc la question. Que peut faire un urbain qui tient à le rester, qui est d’accord pour filer un coup de main mais sans la valise idéologique qui vient avec ?

      Je demande ça, car j’ai déja fréquenté la sphère écolo/syndicale. On ne se sent pas vraiment le bienvenu, même sans aller jusqu’à poser ces questions.

      Vous voudrez bien me pardonner le côté un poil caricatural du message, mais je n’avais pas envie d’en écrire une tartine. J’ai donc fait simple. On n’est pas en séance pleiniè^w^w^w en AG.

  17. Oui, oui, je connais Gil Rivière-Wekstein : très vexé des attaques de Dominique Guillet contre des lobbies écolo… ou pseudo écolos.

    Un extrait d’une analyse à propos de ce journaliste : « Gil Rivière-Wekstein défend en vrac les OGM (le progrès), le nucléaire civil (propre, sur et pas cher), les pesticides (pas si nocifs que ne le disent les escrolos), démonte Yann Arthus Bertrand (l’hélicologiste), Carla Bruni (et ses nounours), le GIEC (la pensée unique), KYOTO (les fausses priorités) et tous ceux qui verdissent un peu, même de manière très pale. Un adepte de L’africulture (avec fric, pas Afrique), de Monsanto et du progrès agricole, pourvu qu’on les laissent polluer en paix. »

    Sur : http://www.buvettedesalpages.be/2008/09/riviere-wekstei.html

    C’est à peu près aussi délirant et embarqué que certains propos de D Guillet…

    Mais il y a des gens qui bossent pour salir des gens qui bossent dur dans un sens pourtant très clair.
    Je parle de l’équipe de Kokopelli. Pour ma part, je suis allé dans les locaux de Kokopelli, j’ai rencontré les fondateurs (il n’y a pas que D Guillet…), les employés, même vu leur comptabilité. Etonnant, non ?

    C’est une petite asso de passionnés qui tente de continuer tant bien que mal un travail énorme et semé d’embûches. Il faut aussi rencontrer des producteurs de semences qui bossent pour Kokopelli, voir le boulot effectué par ceux-ci sur des salons pour faire connaître les semences en question.

    Mais il est plus simple d’aller reprendre les discours diffamatoires de Baumaux qui a une équipe de comm’ et lancer en l’air des accusations trompeuses. C’est vrai. C’est plus simple.

    Une association d’un côté. Des multinationales (ou grandes entreprises semencières) de l’autre : et il faut prendre le discours de Gil Rivière-Wekstein pour véridique, alors qu’il ne fait que reprendre les arguments de Baumaux ? Très drôle :-)

    Ce qui par contre est vrai, c’est que les emportements un peu délirants de Guillet dans les médias ou sur le net ne servent pas le travail de l’association. Je l’accorde sans problème. Il devrait se contenter de publier le bouquin de semences de l’asso, et faire la promo de l’asso. Personne n’est parfait. Sauf que Kokopelli n’est pas D Guillet…ce n’est pas une secte avec un Gourou.

    Après, quand tu vois les salaires des gens (pas élevés du tout) dans l’asso (celui de Guillet compris), les projets incroyables et vitaux qui sont lancés dans le monde, aller essayer de cracher sur cette asso, c’est comment dire…assez pathétique.

  18. Merci à Reflet de prendre la plume pour défendre la cause de l’association. A l’instar des ayants-droits, l’objectif des firmes qui détiennent les semences est de contrôler à 100 % le marché quitte à breveter ce que la nature a mis des millions d’année à construire. Si ce n’était, que ces gens là à l’image de Monsanto sont dangereux – très dangereux.

  19. Bon article, qui expose clairement les enjeux défendus pas Kokopelli. Merci de cette mise au point accessible à tous.

    Je lisais il y a quelques mois un autre article sur la même question : .

    Ce billet rentrait un peu plus dans les détails et abordait en particulier le sujet du catalogue amateur. Cela laissait en suspens quelques questions qui m’ont interpellées et qui trouveront peut-être une réponse ici…

    Question 1 : au final, pour quels motifs a juridiquement été condamnée l’association Kokopelli ? Pour ne pas inscrire les semences qu’elle commercialise au catalogue commun ? Ou même au catalogue amateur ? Pourtant, l’inscription au catalogue amateur est théoriquement facultative. Alors, quelle est la raison précise pour laquelle Kokopelli a été inquiétée ? Est-ce parce que l’association indiquait que ces semences étaient adaptées à une exploitation commerciale de la récolte ?

    Question 2 : pour un semencier (comme Kokopelli), à quoi sert le catalogue à usage amateur, si l’inscription est facultative (mais payante) ? Il sert à donner confiance aux acheteurs ? Ou bien a-t-il d’autres utilités ?

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