L’erreur de calcul des politiques d’austérité : trop drôle !

austérité1

Oui, oui, cette information est tout à fait sérieuse et elle est sortie ce matin sur l’antenne de France Culture. Reflets vous la délivre brut de décoffrage, puis viendra, après recherches, compléter les affirmations assez stupéfiantes de cet économiste du FMI, Olivier Blanchard…

C’est une information extraordinaire, dont les conséquences sont immenses, mais qui fait beaucoup moins parler que les dérives pathétiques d’un acteur célèbre. Un rapport de quarante quatre pages signé par un économiste en chef du FMI, un français, Olivier Blanchard. Il dit tout simplement que les plus hautes instances économiques mondiales et européennes se sont plantées en imposant, au nom de la science, l’austérité à toute l’Europe.

       Ce que dit Olivier Blanchard, c’est que le modèle mathématique sur lequel s’appuyaient ces politiques visant au désendettement radical, et au retour sacré à l’équilibre budgétaire, comportaient une erreur au niveau, je cite, du multiplicateur fiscal. Pour simplifier beaucoup, ce modèle mathématique, donc incontestable, prévoyait que lorsqu’on retire un euro dans un budget il manquerait un euro dans le pays concerné. Or c’est faux. Pour des raisons qui tiennent à une réalité parfaitement triviale, et qui est que les hommes sont humains, cette austérité a déclenché des réactions collectives qui ont abouti à ce que cet euro retiré a provoqué la perte de trois euros dans les sociétés concernées.

       Multipliez par des milliards, et vous comprendrez pourquoi l’austérité imposée à coup de sabre par des troïkas savantes n’a conduit qu’à plus d’austérité, plus de chômage, et plus de récession.

       L’équation était fausse, ce qui est remarquable en soi, surtout quand on songe au Mississipi, que dis-je, à l’Amazone de leçons d’austérité péremptoire, délivrées chaque minute, sur toutes les antennes, et dans tous les journaux, par des commentateurs sûrs d’eux et dominateurs.

       Mais le plus incroyable est ailleurs.

       C’est qu’il ait fallu s’apercevoir que quelque chose clochait dans une équation pour découvrir que quelque chose n’allait pas dans la vraie vie. Un peu comme si on assistait à des accidents de la route en chaîne et qu’on ne donnait pas l’alerte tant qu’un modèle mathématique ne disait pas que c’était des accidents.

       On ne peut pas aller plus loin dans le triomphe de la technocratie. Il a fallu qu’un expert constate un problème avec un coefficient multiplicateur pour que ce qui saute aux yeux soit perçu par nos cerveaux. L’Europe est à la traîne, son chômage bat des records, sa croissance est en berne, la pauvreté s’installe, bref la voiture est dans le fossé, mais peu importe, on ne change pas de politique puisque c’est la seule et qu’en vouloir une autre serait une demande ignare.

       Les ignares vous saluent bien, mais les dévots de l’austérité n’ont pas rendu les armes. L’histoire de l’équation commence à cheminer, on en a parlé dans le journal de France 2 hier soir, l’Humanité l’a évoquée, le Washington Post aussi, mais elle ne fait pas encore la une. C’est qu’on ne renonce pas d’un jour à l’autre à une idéologie. Même vermoulus les murs de Berlin ne s’affaissent pas d’un jour à l’autre.  

Et comme la prochaine émission de radio du magazine Reflets (à la Cantine numérique, en direct, en public le 25 janvier à 19h) aura pour thème la crise économique, sociale et politique, avec un analyste financier (en attente de confirmation) et un économiste aterré (sa réponse à notre invitation qui nous l’espérons sera affirmative, ne saurait tarder), il va y avoir matière à discuter de ce problème de « calcul » de l’austérité…

Vos contributions audio seront les bienvenues, mais nous vous en parlerons dans un prochain billet.

L’annonce de France Culture est ici : http://www.franceculture.fr/emission-le-billet-politique-d-hubert-huertas-extraordinaire-l-austerite-est-une-erreur-mathematique

C’est drôle, non ?

Enfin, tout dépend où on se situe quand même…

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34 thoughts on “L’erreur de calcul des politiques d’austérité : trop drôle !”

      1. C’est au contraire l’archétype de la rationalisation, le seul moyen d’attribuer des valeurs comparables car monétaires à des cacahuètes et à des cerfs-volants.
        Ou de mettre en relation les heures que tu passes au taf et le fait d’avoir un toit, de l’électricité, etc.

  1. Moi ce qui m’atterre c’est qu’on essaie de nous faire croire que l’information est nouvelle. Ou même qu’elle a le moindre sens. La réaction de Blanchard est tellement hors de propos qu’elle en est suspecte. Qu’ils puisse seulement croire ce qu’il dit est suspect.

    Les économistes savent très bien ce qu’est le multiplicateur fiscal. Notez le terme « multiplicateur », qui a été choisi pour une raison. A savoir que sa valeur est supérieure à 1. Sinon il s’appellerait le diviseur fiscal. Vous me suivez? Et s’il avait valu exactement 1, on n’aurait pas eu besoin de nommer le concept. On n’en parlerait juste pas. Vous me suivez toujours? Alors prétendre qu’une erreur aussi grossière eût été commise par toutes les personnes impliquées dans les processus de prise de décisions, à ce niveau, est tout simplement absurde. Le – monde – ne – marche – pas – comme – ça.

    Sachant que le multiplicateur fiscal est supérieur à 1, comment imaginer qu’une politique d’austérité peut aider à redresser l’économie d’un pays? L’idée, si j’ai bien compris, est que l’argent économisé sert à rembourser la dette. Que cela réduit les intérêts de la dite dette, et qu’au final, 1 euro d’austérité peut donner disons 1,5 euros d’intérêts payés en moins. Gain net 0,5 euros qui peuvent être réinjectés dans l’économie soit par l’état, soit parce qu’on a besoin de moins prélever d’impôts pour assurer le fonctionnement de l’état. Cercle vertueux, redressement de l’économie sur le long terme, petits oiseaux et poneys roses qui chantent. Ou quelque chose comme ça. Je simplifie, hein?

    Mais voilà il faut prendre en compte le fait que les gens n’attendent pas qu’on ait remboursé la dette pour payer moins d’impôt: ils gagnent moins, ils payent moins. A moins que la dite politique d’austérité augmente les prélèvements pour compenser, préservant l’équilibre de l’équation au prix de la misère humaine. Sauf pour le 0,1% de riches qui a pondu la théorie bien sûr. Les pauvres. Il ne vont pas avoir la joie de finir à la rue, comme les autres. C’est triste. Mais on ne fait pas d’omelette sans casser d’oeufs.

    Ah et il faut aussi prendre en compte le fait que les gens qui ont assez pour supporter les hausses d’impôts vont être naturellement portés à épargner l’argent qui leur reste au lieu de le réinjecter par la consommation ou l’investissement.

    Et enfin les gens consommant moins, par choix ou par nécessité, ce sont les entreprises qui souffrent. Donc les investissements qui diminuent et le chômage qui augmente. Et avec lui le poids des prestations sociales sur les citoyens qui ont encore un boulot, et la nécessité pour l’état d’injecter de l’argent qu’il n’a pas dans l’économie pour prévenir la révolution, l’effondrement du système par déséquilibre, ou une dépendance excessive à ses voisins pour sa survie.

    Tout ces effets pervers des politiques d’austérités sont connus, archi-connus. Je suis un expert en sécurité informatique, et pas un économiste, et pourtant même moi je les connais. Donc prétendre que c’est une surprise et que ça se réduit à une erreur de calcul, c’est juste nous prendre pour des cons.

    Non, la réalité, c’est qu’une bande d’abrutis pense toujours arriver à nous faire croire que les bénéfices d’une politique d’austérité à tout crin peuvent excéder les déficits, et que de toutes façons le privé gérerait bien mieux les services sociaux que le public donc tout ce qui aide à faire s’effondrer l’existant pour le recréer à leur sauce est bienvenu (mais là je digresse un peu). Malgré toutes les expériences de ces 30 dernières années qui nous prouvé sans relâche, pays après pays, que ce n’est pas le cas. Mais ces abrutis ne veulent pas lâcher l’affaire, parce qu’ils savent très bien que les véritables solutions sont celles qui leur coûteraient leur fortune et leur pouvoir.

    Et si les politiques et les médias à leur botte essaient de nous enfumer avec cette histoire de multiplicateur fiscal, c’est parce qu’ils savent aussi très bien que si une majorité du peuple arrivait à une réelle compréhension de ce qu’il se passe, politiques et économistes se feraient écorcher vifs jusqu’à ce que mort s’en suive, comme les criminels contre l’humanité qu’ils sont. Ils en sont au stade du « jetons leur un os à mâcher pour détourner leur attention, de toutes les façons ils ne comprennent rien à rien. »

    D’ailleurs… Pour les anglophones je recommande la lecture de « Zombie economics » de John Quiggin, qui tort le coup assez efficacement aux mythes qui sous-tendent les politiques actuelles. Vous savez, ces idioties comme quoi « les traders prennent toujorus la meilleure décision possible » (sauf s’ils n’ont pas toutes les informations ou s’ils sont juste, vous savez, humains), « le privé est toujours plus efficace que le public » (suivant quels critères?), « si on donne de l’argent au riche, il va le redistribuer aux pauvres » (Et puis quoi encore? Ce n’est pas comme ça qu’ils sont devenus riches…), etc.

    1. Je te suis jusque l’avant-dernier paragraphe, jusqu’à la « prise de conscience » ; la compréhension de ce qui se passe, elle est largement là (que la priorité des priorités est le service de la dette, donc que l’argent va au banques), mais la puissance manque ; de fait, àmha, l’organisation.

      1. J’ai bien peur que non. Autant j’aimerais que tu aies raison, autant je suis bien forcé de constater que les personnes qui ne remettent pas en doute les discours relayés par les médias historiques (expression à prendre avec les mêmes connotations négatives « qu’opérateur historique ») sont une écrasante majorité. Personnellement, j’en suis à un stade où je n’ai plus confiance dans les media et donc je n’achète pas de journaux, ne regarde plus le 20h, etc. La majorité des gens… Dit que c’est du pipeau, que ça l’énerve, que c’est n’importe quoi mais continue à prendre son fix quotidien lavage de cerveau politico-journalistique.

        Alors oui il y a une mesure de « l’argent va au service de la dette, et donc dans les banques, qui sont déjà riches, les salauds » dans l’inconscient collectif et dans le discours journalistique. Mais j’y vois là un travail conscient des politiques et des media qui implémentent une soupape de sécurité. Ils relâchent juste ce qu’il faut de pression pour éviter l’explosion, ou pour pouvoir prétendre avoir toujours fait partie de la solution plutôt que du problème si ça pète un jour. Les niveaux suivants d’analyse sont rarement évoqués, et uniquement sur des media et à des heures où l’audience est de toute façon déjà au courant et, surtout, cautionne.

        Mais bon, je suis peut-être juste asocial ou parano…

        1. Ce que je voulais surtout dire, c’est que la prise de conscience, la connaissance etc. ne suffit absolument pas — on le voit bien avec le nucléaire. Des livres comme ceux de N. Klein ou de Kempf peuvent faire des chiffres de vente faramineux et ne _strictement rien changer_.

  2. L’équation? Faisandée? Alors on nous aurait menti? Jamais j’aurais cru…
    Donc au final ces soi-disant «  » »experts » » » ne sont pas plus dégourdis que paulo au troquet du coin.
    Du coup à tout prendre on pourrait filer un SMIC à paulo pour qu’il nous explique sa solution non? (cela reviendra surtout moins cher)
    De toute façon le problème est pourrit dès le début:

    1 .Le cout de la vie augmente , les salaires stagnent.(mais pas tous certains ont des yatchs et des 320 à payer mÔssieur)
    2.L’argent que l’on a pas on ne le dépense pas.(du moins quand on est un pèon moyen)
    3.Du coup pas de dépense PAS de croissance
    4.Pas de croissance DONC vlan plan d’austérité dans ta gueule
    5. retour case 1

    Mais vu que certains en tirent profit il faut rien dire.

    Comme AIG qui mord la main qu’il l’a sauvée

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/01/09/aig-pourrait-prendre-le-controle-de-la-plainte-de-son-ex-pdg-contre-le-gouvernement-americain_1814477_3234.html

    Quand un chien fait cela, il est temps de le piquer

  3. Un analyste financier et un économiste atterré
    pour traiter de je cite « la crise économique, sociale et politique ».

    -> ????????????????????!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Cher Yovan, tu délires mal en ce début d’année, pas dis méchamment, mais tu délires mal.

  4. Un analyste financier et un économiste atterré
    pour traiter de je cite « la crise économique, sociale et politique ».

    -> ????????????????????!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Cher Yovan, tu délires mal en ce début d’année, pas dis méchamment, mais tu délires mal.

  5. ! Un analyste financier et un économiste atterré
    pour traiter de je cite « la crise économique, sociale et politique ».

    -> ????????????????????!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Cher Yovan, tu délires en ce début d’année, pas dis méchamment, mais c’est aberrant.

    1. Ce qui est aberrant, c’est de vouloir à tout prix jacter pour dire de jacter, faire le malin : l’analyste financier et l’économiste vont venir parler de la crise économique, crise qui a mené, si on est honnête à une crise politique et sociale. Pour ce qui est de l’économiste atterré, il faut sortir : c’est un économiste du collectif des « économistes atterrés » : http://www.atterres.org/

      Et les économistes atterrés se préoccupent aussi de politique ainsi que de social. Normal, puisque l’économie est dépendante de décisions politiques, de conflits politiques, de changements politiques, puis de changements sociaux, de problèmes sociaux, de souffrances sociales, etc…

      L’interdépendance est totale, et ceux qui analysent finement, de près certaines choses comme la macro-économie, les politiques publiques, le système financier peuvent aider à mieux comprendre là où on en est, ce qu’il se passe, ce qu’il peut arriver ou non, ce qui pourrait être fait ou pas.

      Mais bien entendu certains on déjà toutes les réponses, avec toutes les solutions, donc ils s’en foutent d’entendre qui que ce soit d’un peu spécialisé dans un domaine, puisqu’ils savent, eux où est le « mal » …et keskifaudraitfaire.

      Bon, je retourne à mes aberrations : c’est-à-dire me casser le cul à essayer de construire des trucs qui tiennent la route. Pas des commentaires à 100 balles en 3 lignes qui ne font pas avancer le schmilblick d’un pet. Parce que réaliser et animer une émission de radio, c’est un peu plus compliqué que produire des commentaires de 3 lignes.

      1. Et voilà, tes vieux démons te reprennent.
        Putain, je n’aimerai pas être ton chat, qu’est ce que tu deviens méchant et perds en lucidité quant tu t’énerves et te vexe ;)

        Quand tu seras calmé, relis et médite tes causalités évidentes, et donc la pertinence du choix des invités pour parler de LA.CRISETradeMark!
        -> « l’analyste financier et l’économiste vont venir parler de la crise économique, crise qui a mené, si on est honnête à une crise politique et sociale. »
        -> ah bon?

        Voilà, tu en fais ce que tu veux hein, ce n’est qu’un commentaire au milieu de nulle part!

  6. Je rêve ou reflet.info est en train de devenir un repaire de conspirationnistes? Je me sens moins seul tout d’un coup :)
    Je suis pas économiste mais j’ai pas mal joué à civilization, et utiliser un modèle qui nécessite une croissance perpétuelle pour fonctionner, ça me parait une mauvaise idée à la base, surtout quand on évolue dans un environnement où les ressources sont limitées.

    https://fbcdn-sphotos-f-a.akamaihd.net/hphotos-ak-snc6/262970_420084861392827_1414324610_n.jpg

  7. Bon, je le pose, car ça m’énerve.

    D’une part ce que semble découvrir ce Blanchard est très vieux et a été pensé par Keynes.

    D4autre part ce Blanchard me fait penser à ces collabos qui sentant le vent tourner se déguisent vite fait en gentil résistant. ar ce Bl

  8. Désolé, je tape à moitié allongé, et enter malencontreux.
    //
    Bon, je le pose, car ça m’énerve.

    D’une part ce que semble découvrir ce Blanchard est très vieux, Keynes.
    Leur soi disant coefficient multiplicateur budgétaire ultra savant, c’est juste une logorrhée technicisante enrobée dans un beau papier mathématique et pondue suite à des décisions politiques « à très haut niveau » par des intérêts bien sentis, décisions très précises et visant à sous-estimer les conséquences macroéconomiques des transferts budgétaires vers le remboursement de la dette et sur des indicateurs tels que PIB mais pas que.
    Logorrhée technicisante censée impressionner les gens, les économistes à deux neurones, et les politiciens sans cervelle et testicules!

    D’autre part ce Blanchard me fait penser à ces collabos ayant bossé à la kommandantur pendant des années et qui sentant le vent tourner se déguisent vite fait en gentil résistant qui « révèle ». Ce qu’il dit là, il le sait depuis bien longtemps, comme tout un ensemble de personnes, et pas que des économistes du FMI.
    Car nul besoin de savoir écrire et décrypter des équations mathématiques ésotériques pour comprendre que ce coefficient inférieur à 1 est une arnaque intellectuelle et une mauvaise farce économique.
    Les gens et les pays peuvent très bien se passer des Blanchard et consorts.

    Voilà!

    Ps. J’offre une porche Cayenne à celui qui me livre (première sur la liste, au hasard) Lagarde Christine (vivante), il y a des tas de gens qui ont des trucs à lui dire à l’oreille, de très très près, et assez fort, elle va s’en faire bouffer une à mon avis.

    Ps2. Il faut en finir avec l’économie pseudo omni-savante et toute puissante et cette petite caste de zouaves, je parle de ceux qui y croient à leur grande science! N’est ce pas RadioYovan…? Quand on sera présidents, on fera faire les grands choix de politique économique par des ethnologues des sociologues des psychologues des éboueurs et des concierges! :)

  9. Vous devriez inviter à cette émission aussi anne-sophie jacques, qui parle d’économie à arrêt sur images. elle a écrit en novembre dernier un bouquin, « la crise et moi », avec un chapitre très intéressant sur la représentation de l’économie dans les médias. Si je me souviens bien des chiffres environ 10 économistes représentaient 90% des interventions d’économistes à la télé, avec en tête ce cher élie cohen. et ce n’étaient pas les derniers à se tromper sur leurs prédictions et à revenir sur leur discours d’une année sur l’autre

    1. http://reflets.info/lerreur-de-calcul-des-politiques-dausterite-trop-drole/#comment-115173

      Effectivement, quand une erreur est volontaire (par optimisme, ou optimisme, ou pour des raisons plus politiques et foireuses), ce n’est pas une erreur de « calcul mathématique ».
      Mais ça reste une erreur de jugement, qui a entrainé le CHOIX d’un paramètre mathématique erroné.

      Je veux donc toujours Lagarde livrée vivante… :)

  10. Le problème c’est surtout que les dirigeants n’ont pas compris (ou plutôt font semblant de ne pas comprendre) que l’austérité dont on parle tant devrait s’appliquer aux Etats et non pas au peuple. Ils font exactement l’inverse de ce qu’il faudrait faire, à savoir ce qu’ils ont toujours fait jusqu’à présent (mais en pire) : continuer à augmenter les dépenses publiques ainsi que les prélèvements obligatoires.

    La véritable « austérité » (mot mal choisi selon moi mais bref) serait de commencer à dégraisser le mammouth pour alléger la pression fiscale sur le peuple et redresser le niveau de vie de la population. Ce n’est pas avec une armée de travailleurs pressurés de prélèvements et obligés de payer plus chers leurs produits à cause de l’incidence fiscale qui reporte la charge sur le consommateur (sans parler des hausses de prix dû aux barrières réglementaires qui affaiblissent les effets de la concurrence) qu’on risque de faire repartir la croissance et baisser le chômage.

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