La société dérégulée (en marche) d’Emmanuel Macron

Le projet politique d’Emmanuel Macron n’est « ni de gauche ni de droite », selon ses propres mots. Le candidat d’En marche ! ne voulait d’ailleurs pas proposer de programme à l’origine, et s’est forcé à le faire,
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Auteur: drapher

Journaliste (atypique mais encarté) web et radio — @_Reflets_ et d’autres médias. Ni « désengagé » ni objectif ou neutre, mais attaché à décrire et analyser la réalité, même la plus déplaisante. On the net since 1994. Gopher is power ;-)

14 thoughts on “La société dérégulée (en marche) d’Emmanuel Macron”

  1. Bonjour,
    Sur le constat que l’environnement Economique de la société française est rigide et freine l’émergence d’entreprises et de projets nouveaux , C’est indéniable. Il faut donc faire évoluer rapidement et de façon forte le cadre fiscal et réglementaire si la France veut devenir actractive.
    J’ai par contre de sérieux doutes que l’offre Macron réponde à ce constat. Les mesures qu’il propose sont disparates et assez limitées dans leur effet. Rien qui permettrait de renverser la situation. Française. Et puis qu’est qui lui prend de réintroduire le service militaire ? Il n’y a pas d’autres priorités ?
    Non, je pense que l’offre Macron sert avant tout l’établishment ; celui n’ayant rien de libéral et est peuplé de fonctionnaire et de grands patron.s issus du MEDEF..
    Je suis pret à parier qu’il va faire comme ses prédécesseurs , revenir à une économie administrée à coup d’aides de l’état : CICE, CIR, …
    Alors que le liiberalisme consisterait à supprimer toutes ces aides et baisser les charges qui pèsent sur les entreprises.

    1. s’il y a des mesures qui paraissent antagonique d’avec l’idée libérale, c’est que le libéralisme ça ne s’impose pas tout sec en un quinquennat ou deux, c’est un long détricotage.
      la ou j’étais au us, une personne s’étaient évanouie au supermarché, et les gens hésitaient à appeler les secours: c’est payant. La police? c’est gratuit. (oui c’est horrible)
      je vois mal qu’on puisse faire boire ça au français d’un seul coup, c’est pourtant ce vers quoi tend le libéralisme. donc ils vont commencer doucement, par la sécu.
      Donc bien sure, si la critique de macron consiste à dire qu’il va nous imposer un libéralisme pure, elle tombe forcement à coté de la plaque.

  2. Mon impression de Macron, c’est qu’il a réussi une très belle image (belle gueule, beau costume, gendre parfait, fils parfait, réussite professionnelle, a gagné beaucoup d’argent), mais qu »à l’intérieur ça sonne désespérément creux.

    Quand je vois son fil twitter, comment dire ….

    Mais bon, j’ai bien peur que cette belle image et cette pseudo-posture centriste (alors qu’il est bien un extrémiste du néolibéralisme, comme l’exprime cet article) ait du succès auprès d’un certain % de français (la question cruciale est quel % ?).

      1. @drapher> un vrai article c’est ce qui classe le site en vert sur Décodex (ok elle était facile ^^)

        @Yann> question philosophique à la con: est-ce qu’être « de bon goût » est un gage de qualité?

  3. Macron ? C’est un auto-entrepreneur de la politique.
    Un plan marketing, du vent.

    … ça c’est pour le contenant.

    Le contenu ? Quand il y en a c’est l’ultralibéralisme à tout crin, la promesse d’un western économique et social.

  4. Les mêmes règles pour tous, reprenons les points
    retraites tous au minimum ?
    Égalité salariale, c’est vrai que le hasard c’est très constitutionnel,
    fraudes en tout genre, faut avoir une majorité pour faire des lois qui soient votées,
    la politique européenne c’est pas toi qui la fait mais les 27 s’ils sont d’accord pour,
    ce n’est plus l’opac mais oph
    un an ok puis un autre travailleur pour un an et encore un autre pour un an le renouvellement annuel en quelque sorte,

    En marche militaire
    En marche forcée
    En marche funèbre
    En marche palière
    En marche arrière
    En marche à ne pas suivre

  5. Contrairement a ce que croit l auteur, c est pas forcement toujours les plus gros qui gagnent dans un systeme liberal. Si on regarde dans le domaine de l informatique, connu de la plupart des lecteurs, certains « gros » ont disparu (ex digital, nokia) d autres ne sont plus dominant (IBM, Microsoft).
    Etre gros peut en effet permettre des economies d echelle, d avoir des budget publicitaire ou marketing élevés. Mais ca induit aussi le la lourdeur administrative, un esprit courtisant/copinage chez les dirigeants ou un aveuglement (ca a toujours marché comme ca, on va pas changer).

    Et si vous etes un gros, il vaut mieux vivre dans une economie tres regulée. Car vos connections (voire les emplois fictifs que vous avez créé) vont vous permettre de faire passer des lois qui vont bloquer vos concurrents. Et si ca va vraiment mal, vous pourrez vous faire renflouer par l etat (dernier exemple en date Areva en quasi faillite grace a sa dirigeante (nommée là non pas a cause de ses compétences mais car elle avait servi Mitterrand a l elysee)).

    ON peut etre critique sur le liberalisme en considerant que c est « le renard libre dans le poulailler libre ». Mais en france on en est loin et on est plus dans un systeme de reglementation touffu dont l objectif est officiellement l interet general mais qui cache la protection d interet bien particulier. (par ex les taxis cités dans l article).

    1. « Fondamentalement, cette idée binaire de la liberté conditionnée à la présence de règles plus ou moins importantes, et tendant à exprimer que la disparition ou la réduction au minimum [des règles] serait un préalable pour que la liberté s’exprime, est une escroquerie intellectuelle. » Parce que votre démonstration par l’absurde qui s’ensuit n’est pas aussi une escroquerie intellectuelle? Quand on veut détricoter, on se le joue pas « c’est pas une règle de trois », ou « les enfants apprennent à vivre dans un cadre ou sinon c’est l’entropie ouin ouin.  »
      Et sans oublier « Il va sans dire que cette dérégulation n’est jamais en faveur de ceux qui ne possèdent pas de capital ». Peut être est ce que c’est juste parce quel le capital c’est capital, non ?

      Bref, le débat sur libéralisme, l’idéologie qui n’en est pas une est peut être en cours, mais en attendant le libéralisme se définit comme philosophie du droit. En attendant le reste des aspirants au trône ne se masque pas de son idéologie non plus, et pourtant on n’en entend guère parler comme le démon: constructivisme a tous les étages, matiné pour la plupart de communisme morbide masqué de pitreries et fourberies intellectuelles, conscience économique frisant le 0 absolu avec pour le coup un dogmatisme plus qu’exacerbé (on veut pas parler de la sécu mais on veut financer le revenu universel sorti de nul part tout en taxant les robots qui sont hors frontières. Au fait on se met à taxer les tracateurs car on tire plus les boeufs ?).

      Vous êtes là quand il s’agit de détruire les autres idéaux de comptoir, j’espère?

      Je comprends que ca défrise encore des gens qu’on dise « je » plutôt que « nous » pour bien paraitre en societé facebook, mais en attendant, il est aujourd’hui impossible d’avoir une conversation ou on affiche son égoisme devant quelqu’un qui a pas vu la couleur d’un contrat de travail depuis 2 ans tout en venant nous faire la morale sur l’essence qu’on crâme pour aller au boulot. Ce serait encore drôle si derrière c’était pas le même pour faire la morale inverse à chaque fois qu’il s’agit cette fois ci d’agir dans l’intérêt des autres. Bref il suffit pas de mettre nous dans une phrase pour faire solidaire, il s’agit aussi de laisser partir son propre argent, ce qui est beaucoup plus dur. Voir les gens au chomage raler sur l’augmentation du paquet de cigarette c’est assez affligeant.

      Quand à aller jusqu’à cracher sur ceux s’estimant en manque de liberté économique en 2017, il faut vraiment être lobotomisé. Un francais médian -> employé, même pas patron <- passe bientôt 90% (si si. comptez vraiment. NON VRAIMENT. j'ai dit vraiment) de son revenu en imposition et il faudrait pas calmer le jeu ?

      1. J’ai pas bien compris où vous vouliez en venir, l’idée qui ressort le plus clairement semble être « salauds de pauvres »…

        Je veux bien le détail de votre calcul pour l’imposition à 90%. J’ai un salaire légèrement plus haut que le salaire médian français, mes impôts sur le revenus annuels me coutent à peu près 1mois de salaire, même en comptant les impôts locaux, la TVA et autre j’ai du mal à tomber sur 90%

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