La société dérégulée (en marche) d’Emmanuel Macron

Emmanuel Macron, ministre de l’economie.
Visite de l’usine auto Iveco bus d’Annonay, photographie au volant d’un car Iveco de la societe Starshipper
©Laurent CERINO/REA

Le projet politique d’Emmanuel Macron n’est « ni de gauche ni de droite », selon ses propres mots. Le candidat d’En marche ! ne voulait d’ailleurs pas proposer de programme à l’origine, et s’est forcé à le faire, « parce que c’est un passage obligé‘ dit-il, bien qu’il ne croit pas du tout à l’utilité de la chose. Emmanuel préfère avoir un « projet », et c’est tout à son honneur, effectivement.

Un projet, c’est beau. Politiquement, dans le cadre d’une présidentielle, entre voter pour une liste de courses dont la majorité des produits ne seront pas achetés une fois le candidat élu, et un « projet de société », la deuxième solution semble plus élégante. Il est aussi possible de mixer les deux, ce que fait au final Emmanuel Macron : un projet, puis un bout de programme avec des propositions concrètes, des actions gouvernementales et des réformes à mener. Le projet d’Emmanuel Macron, et le programme qui l’accompagne son tout à fait clairs. Pas en termes d’offre politique clivée et clivante classique du droite-gauche habituel, mais comme la volonté de création d’un nouveau modèle de société. Une société dérégulée.

Supprimer le maximum de règles (parce qu’on avance pas assez autrement)

Emmanuel Macron est un libéral convaincu, et adhère par là à un dogme connu, une idéologie politique établie — qui pour autant se refuse toujours à être reconnue comme dogmatique ou idéologique — en se cachant derrière une volonté seulement engagée dans l’efficacité. La performance. Le pragmatisme.

L’idée libérale toute macronienne est d’établir qu’aucune valeur, histoire, théorie politique n’ont d’intérêt, puisque les problèmes que rencontre la société française sont dus à un phénomène principal : la rigidité. Le trop plein de règles. Qui mènent à la complexité, à la lenteur, à la paralysie. Au manque de performance. Ces règles sont — pour Macron — le produit, justement, des idéologies politiques, et lui, propose de faire sans, ou avec beaucoup moins. Sans idéologie (il est dans l’efficacité) et sans règles, ou tout du moins avec beaucoup moins de règles (ça freine les règles).

Extrait de l’introduction du programme intitulé «RETROUVER NOTRE ESPRIT DE CONQUÊTE POUR BÂTIR UNE FRANCE NOUVELLE» :

« Une France qui libère, pour ne plus être bloquée par des règles devenues obsolètes. « 

Clinton, le président démocrate casse le Glass-Steagall Act (datant de 1933) le 12 novembre 1999 et et permet la dérégulation du système bancaire américain. Emmanuel serait-il le neveu caché de Bill ?

Pris au premier de gré, sans mettre en perspective les réalités politiques, sociales, économiques, cette proposition peut sembler logique et séduisante. Après tout, ce bon sens qui fleure bon le management est attirant, et puis l’idée que « moins il a y a de règles, plus on est libre, plus on est efficace » peut paraître excessivement juste. Si l’on ne réfléchit pas. Si l’on a comme idée de la liberté celle que peut avoir un collégien de 6ème.

Macron dit : « La société que je veux sera à la fois libérée des carcans et des blocages, et protectrice des plus faibles« . C’est beau et rassurant à la fois, c’est efficace et d’une logique marketing troublante : qui ne voudrait pas se libérer des carcans et des blocages et dans le même temps ne pas vouloir protéger les plus faibles ? Personne. Allons voir plus loin…

Un message marketing accompagné de mesures en contradiction ?

La politique française est ainsi faite : toute la construction d’une campagne électorale accompagnée de son programme n’a pas nécessité d’être ensuite appliquée. Les engagements n’engagent que ceux qui y croient. Mais dans le système Macron, les choses ne sont pas aussi simples. Il y a une campagne à deux niveaux : celle de la « libération », et en parallèle les mesures de modernisation, avec la protection.

Emmanuel Macron est un adepte de la dérégulation, il l’a démontré en tant que ministre de l’économie (lois Macron, soutien à Uber, etc), et plus récemment dans des déclarations sur la régulation bancaire en tant que candidat :

« Se rangeant aux côtés des banques et des assurances, le candidat d’En Marche juge que les règles prudentielles sont trop contraignantes. Il souhaite à l’avenir que ce soit les ministres des finances et non les régulateurs qui les déterminent. Un premier pas pour effacer toutes les leçons de la crise financière. » (Mediapart, Martine Orange, le 7 mars 2017)

Toute la stratégie de campagne de Macron est basée sur cette dichotomie entre protection des plus faibles, retour de l’Etat dans des secteurs sinistrés, et abolition de règles aux fins de dérégulation de pans entiers d’activités.

D’un seul coup, Macron propose un déchaînement de nouvelles règles, ou l’accroissement des contrôles pour faire appliquer des règles. Alourdir les sanctions contre la fraude fiscale, alors que les moyens de parvenir à coincer les fraudeurs sont au plus bas, et que la dérégulation bancaire qu’il souhaite permettra de la faciliter, est un exemple de la dichotomie permanente du programme de Macron. Vous augmentez les punitions sur le papier, mais vous donnez toutes les garanties à ceux qui pourraient les subir qu’ils ne seront pas attrapés.

Par contre, dans le cas de la fraude sociale, les sanctions aggravées fonctionneront bien, puisque les moyens de contrôles sont en pleine expansion. Sachant que la fraude sociale ne représente quasiment rien : la fraude sociale est bénéficiaire, il y a dix fois plus d’argent non versé à des personnes qui pourraient toucher des prestations que d’argent détourné par les fraudeurs…

Attention, cette partie du programme parle de libération. Celle du « travail » et de « l’esprit d’entreprise ». Libérer le travail ? Libérer un esprit [d’entreprise] ? Etrange, mais logique : nous sommes dans le marketing, dans l’idéologie dogmatique, donc avec des incantations qui doivent créer une sorte de magie vaudou dans la tête des électeurs.

Regardons alors les mesures qui devraient permettre ces libérations : simplifier la vie entrepreneurs (pas des entreprises, ce serait trop désincarné, alors que l’entrepreneur est une personne, un homme une femme de talent), réduire le coût du travail, mais combattre la précarité en responsabilisant les employeurs, redéfinir le dialogue social, permettre à tous les travailleurs (sic) d’avoir droit à l’assurance chômage, créer un service qui explique aux entreprises les réglementations ((là, on parle de choses déplaisante, les réglementation, donc c’est désincarné : les entreprises).

Le fond de l’affaire n’est pas clair, mais laisse entrevoir la société rêvée d’Emmanuel Macron. Une société qui part du principe que la travail coûte trop cher, où les entrepreneurs sont ligotés, où le dialogue social (sic) doit être « redéfini » : en réalité, c’est la continuation parfaite et l’accélération de la politique de François Hollande (CICE, Loi travail, etc), qui lui-même continuait la politique de Nicolas Sarkozy. Compétitivité, flexsécurité, tous ces concepts qui n’ont jusque là jamais apporté la preuve de leur efficacité pour diminuer le chômage ou améliorer la fameuse « compétitivité » des entreprises.

Liberté, liberté chérie [de faire du pognon pour ceux qui peuvent en faire]

Le concept de la liberté, chez les libéraux français est très primaire, à la limite de l’escroquerie intellectuelle. Leur vision binaire de la liberté peut être résumée ainsi : « La liberté, c’est pouvoir faire avec le minimum de contraintes, c’est pouvoir acheter le maximum de choses, développer ses idées pour en faire une manne financière, un accroissement de richesse, une élévation sociale. La liberté est conditionnée à la réduction des règles, elle ne peut s’accompagner que d’une dérégulation la plus grande possible, pour permettre un décollage le plus grand possible des énergies, pour être libre, il faut le moins de contraintes possibles… » : etc, etc, argumentum ad nauseam.

Fondamentalement, cette idée binaire de la liberté conditionnée à la présence de règles plus ou moins importantes, et tendant à exprimer que la disparition ou la réduction au minimum [des règles] serait un préalable pour que la liberté s’exprime, est une escroquerie intellectuelle. La liberté est bien plus complexe et vaste qu’une règle de trois. Une liberté sans règles est l’expression de l’entropie. Donc du chaos. Les enfants apprennent à exercer leur liberté dans un cadre, éducatif, social, pour que plus tard, devenus adultes, ils ne soient pas des êtres asociaux, des agents du chaos, exerçant une liberté individuelle qui s’exonérerait des autres. D’autrui. « La liberté des uns commence là où s’arrête celle des autres« . C’est à partir de cet adage, qui est en fait un résumé de l’Article 4 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 que l’on peut commencer à réfléchir vraiment à ce qu’est la liberté au sein d’une société :

« La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi. »

Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789

Le libéralisme économique est basé sur la dérégulation de tous les secteurs d’activités humaines. Il va sans dire que cette dérégulation n’est jamais en faveur de ceux qui ne possèdent pas de capital. Ceux qui sont forcés de vendre leur force de travail, leur compétence ont vu leur liberté (de maintenir leur emploi, d’empêcher des délocalisations, de participer à la prise de décision des entreprises, de défendre leurs droits, etc) se réduire comme peau de chagrin. Au profit de la liberté des entreprises : de licencier, de délocaliser, de rémunérer leurs actionnaires au détriment de leurs salariés, etc., etc.

Les hommages d’Emmanuel via Twitter sont très pertinents. Avec par exemple Xavier Beulin (ex président du syndicat FNSEA), qui n’avait rien à voir avec « l’agriculture », puisque c’était un agro-industriel pur jus, président du groupe Avril, qui produit la quasi totalité du biodiesel. La biographie de Beulin est édifiante, mais pour Macron — qui semble avoir une approche de l’agriculture particulière, puisque nourrir les êtres humains ne lui semble pas franchement important — tout ça n’a aucun intérêt. Sachant que le « combat » de Beulin était celui d’un lobbyiste des biocarburants, s’activant pour une industrialisation généralisée de l’agriculture :

Plus une société est dérégulée, plus les acteurs les plus puissants prennent le dessus sur le reste de la société. Ce sont toujours les grandes entreprises qui peuvent profiter de cet accroissement de « liberté » offert par le politique.  Logiquement, puisqu’elles sont celles qui ont le plus de facilité à optimiser leurs bénéfices et dont la richesse augmente par le pouvoir qu’elles ont sur la société : on ne prête qu’aux riches, on n’écoute, on ne fait des facilités et l’on est souple qu’avec les puissants. Moins de règles permet aux loups de dévorer plus facilement leurs proies, pas aux chatons. Diminuer les règles, les contraintes mène à la loi de la jungle, le règne de la domination du plus fort. La libéralisation de l’économie et la dérégulation qui s’y est adossée en Europe depuis plus de 15 ans l’ont largement démontré.

Macron en rêve, le MEDEF aussi

Dans l’esprit, le candidat Macron travaille main dans la main avec les dirigeants du monde bancaire et financier, des multinationales, du MEDEF, et de toute la sphère politico-[médiatico]industrielle qui a construit à grands coups de boutoirs l’espace glaçant du monde dérégulé du libéralisme moderne. Les paradis fiscaux sont leur refuge secret et leur arme de prédilection, mais créer un paradis fiscal à l’échelle de la France est l’objectif assumé.

L’idée même que les impôts, les taxes, tout ce qui finance le bien public est un frein à l’expression de la liberté de créer de la richesse prônée par ces « disrupteurs » est une sorte de vol généralisé, assumé et mensonger qu’ils aimeraient beaucoup faire passer pour une forme de modernité incontournable. Ce qu’ils oublient, c’est que toute la richesse créée par les entreprises les plus performantes qu’ils souhaitent « libérer » ne peut se générer que par le maintien d’infrastructures et de biens publics au meilleur niveau : réseaux routiers, télécommunications, éducation, administrations, aides publiques, maintien du tissu associatif, gestion du patrimoine, culture, etc…

Que la gestion de l’argent public soit mauvaise, mal répartie, soumises à des pressions, des conflits d’intérêt, c’est une certitude. Mais faire croire qu’il faudrait en dépenser moins, et dans le même temps qu’il faudrait en collecter moins, et surtout laisser les clés de la gestion économique globale à des acteurs économiques privés de type vautours, est un plan marketing politique assez étonnant. Le formidable engouement pour Uber, vaillante startup libérant les pauvres banlieusards de leur carcan du chômage forcé, en leur permettant de devenir leur « propre patron » comme VTC, a vite démontré l’inanité de la dérégulation libérale du capitalisme de plateforme. Aujourd’hui, les chauffeurs Uber protestent en masse, étranglés par les crédits inremboursables, soumis à des horaires monstrueux et, cerise sur le gâteau, pouvant prétendre gagner moins que le Smic en fin de mois en étant leur propre « patron ». Un patron totalement soumis et subordonné à l’entreprise disruptive Uber qui a augmenté ses profits en passant sa « commission » sur les courses de 20 à 25%. Pas de règles, Uber est libre d’étrangler ses chauffeurs, eux-même déclarés libres de travailler comme ils le souhaitent, puisque « entrepreneurs ».

Le rêve d’une société où chacun peut « entreprendre », avec des règles minimales, qui « fluidifieraient » les échanges, l’emploi, est celui des prédateurs de l’économie néo-libérale, l’économie financière. Les startups n’en sont qu’une partie émergée,  puisqu’au final, le projet de Macron n’est rien d’autre que la création [déjà en cours de constitution] d’un grand espace commercial, où les Français pourront aller consommer 24/24, et travailler le maximum avec le moins de règles possibles, tout en étant sommé de ne pas profiter de l’argent public des organismes paritaires sociaux, le tout dans un rapport de force entre détenteurs du capital et les autres, totalement distendu au profit des premiers.

Mais Macron le sait bien, au point qu’il peut même exprimer le fond de sa pensée, avec cette sortie sur la pénibilité au travail lors de sa présentation au MEDEF (article de l’Obs) :

« Le compte pénibilité ? Emmanuel Macron « n’aime pas le terme », et entend le supprimer car il « induit que le travail est une douleur », a-t-il déclaré en présentant son programme économique au Medef, où plusieurs candidats à la présidentielle (Jacques Cheminade, Marine Le Pen, François Fillon) se succédaient ce mardi matin.

Le mot « pénibilité » ne « correspond pas à ce dont nous avons besoin parce que le travail c’est l’émancipation, c’est ce qui vous donne une place », ajoute le candidat d’En Marche!. »
La liberté aura un prix avec le projet d’Emmanuel Macron. Celui que pourront s’offrir les plus forts, parfaitement inabordable pour les autres. Avec comme conséquence l’accroissement de l’entropie, que les agents du chaos sauront toujours mettre à profit, pour leur plus grand réconfort. Le programme « En marche » de l’ancien ministre de l’économie pourrait être sous-titré : « Bienvenue dans la société dérégulée entropique et disruptive des agents économiques du chaos ». Mais personne ne prendrait un tel slogan.

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Auteur: drapher

Journaliste (atypique mais encarté) web et radio — @_Reflets_ et d'autres médias. Ni "désengagé" ni objectif ou neutre, mais attaché à décrire et analyser la réalité, même la plus déplaisante. On the net since 1994. Gopher is power ;-)

14 thoughts on “La société dérégulée (en marche) d’Emmanuel Macron”

  1. Bonjour,
    Sur le constat que l’environnement Economique de la société française est rigide et freine l’émergence d’entreprises et de projets nouveaux , C’est indéniable. Il faut donc faire évoluer rapidement et de façon forte le cadre fiscal et réglementaire si la France veut devenir actractive.
    J’ai par contre de sérieux doutes que l’offre Macron réponde à ce constat. Les mesures qu’il propose sont disparates et assez limitées dans leur effet. Rien qui permettrait de renverser la situation. Française. Et puis qu’est qui lui prend de réintroduire le service militaire ? Il n’y a pas d’autres priorités ?
    Non, je pense que l’offre Macron sert avant tout l’établishment ; celui n’ayant rien de libéral et est peuplé de fonctionnaire et de grands patron.s issus du MEDEF..
    Je suis pret à parier qu’il va faire comme ses prédécesseurs , revenir à une économie administrée à coup d’aides de l’état : CICE, CIR, …
    Alors que le liiberalisme consisterait à supprimer toutes ces aides et baisser les charges qui pèsent sur les entreprises.

    1. s’il y a des mesures qui paraissent antagonique d’avec l’idée libérale, c’est que le libéralisme ça ne s’impose pas tout sec en un quinquennat ou deux, c’est un long détricotage.
      la ou j’étais au us, une personne s’étaient évanouie au supermarché, et les gens hésitaient à appeler les secours: c’est payant. La police? c’est gratuit. (oui c’est horrible)
      je vois mal qu’on puisse faire boire ça au français d’un seul coup, c’est pourtant ce vers quoi tend le libéralisme. donc ils vont commencer doucement, par la sécu.
      Donc bien sure, si la critique de macron consiste à dire qu’il va nous imposer un libéralisme pure, elle tombe forcement à coté de la plaque.

  2. Mon impression de Macron, c’est qu’il a réussi une très belle image (belle gueule, beau costume, gendre parfait, fils parfait, réussite professionnelle, a gagné beaucoup d’argent), mais qu »à l’intérieur ça sonne désespérément creux.

    Quand je vois son fil twitter, comment dire ….

    Mais bon, j’ai bien peur que cette belle image et cette pseudo-posture centriste (alors qu’il est bien un extrémiste du néolibéralisme, comme l’exprime cet article) ait du succès auprès d’un certain % de français (la question cruciale est quel % ?).

      1. @drapher> un vrai article c’est ce qui classe le site en vert sur Décodex (ok elle était facile ^^)

        @Yann> question philosophique à la con: est-ce qu’être « de bon goût » est un gage de qualité?

  3. Macron ? C’est un auto-entrepreneur de la politique.
    Un plan marketing, du vent.

    … ça c’est pour le contenant.

    Le contenu ? Quand il y en a c’est l’ultralibéralisme à tout crin, la promesse d’un western économique et social.

  4. Les mêmes règles pour tous, reprenons les points
    retraites tous au minimum ?
    Égalité salariale, c’est vrai que le hasard c’est très constitutionnel,
    fraudes en tout genre, faut avoir une majorité pour faire des lois qui soient votées,
    la politique européenne c’est pas toi qui la fait mais les 27 s’ils sont d’accord pour,
    ce n’est plus l’opac mais oph
    un an ok puis un autre travailleur pour un an et encore un autre pour un an le renouvellement annuel en quelque sorte,

    En marche militaire
    En marche forcée
    En marche funèbre
    En marche palière
    En marche arrière
    En marche à ne pas suivre

  5. Contrairement a ce que croit l auteur, c est pas forcement toujours les plus gros qui gagnent dans un systeme liberal. Si on regarde dans le domaine de l informatique, connu de la plupart des lecteurs, certains « gros » ont disparu (ex digital, nokia) d autres ne sont plus dominant (IBM, Microsoft).
    Etre gros peut en effet permettre des economies d echelle, d avoir des budget publicitaire ou marketing élevés. Mais ca induit aussi le la lourdeur administrative, un esprit courtisant/copinage chez les dirigeants ou un aveuglement (ca a toujours marché comme ca, on va pas changer).

    Et si vous etes un gros, il vaut mieux vivre dans une economie tres regulée. Car vos connections (voire les emplois fictifs que vous avez créé) vont vous permettre de faire passer des lois qui vont bloquer vos concurrents. Et si ca va vraiment mal, vous pourrez vous faire renflouer par l etat (dernier exemple en date Areva en quasi faillite grace a sa dirigeante (nommée là non pas a cause de ses compétences mais car elle avait servi Mitterrand a l elysee)).

    ON peut etre critique sur le liberalisme en considerant que c est « le renard libre dans le poulailler libre ». Mais en france on en est loin et on est plus dans un systeme de reglementation touffu dont l objectif est officiellement l interet general mais qui cache la protection d interet bien particulier. (par ex les taxis cités dans l article).

    1. « Fondamentalement, cette idée binaire de la liberté conditionnée à la présence de règles plus ou moins importantes, et tendant à exprimer que la disparition ou la réduction au minimum [des règles] serait un préalable pour que la liberté s’exprime, est une escroquerie intellectuelle. » Parce que votre démonstration par l’absurde qui s’ensuit n’est pas aussi une escroquerie intellectuelle? Quand on veut détricoter, on se le joue pas « c’est pas une règle de trois », ou « les enfants apprennent à vivre dans un cadre ou sinon c’est l’entropie ouin ouin.  »
      Et sans oublier « Il va sans dire que cette dérégulation n’est jamais en faveur de ceux qui ne possèdent pas de capital ». Peut être est ce que c’est juste parce quel le capital c’est capital, non ?

      Bref, le débat sur libéralisme, l’idéologie qui n’en est pas une est peut être en cours, mais en attendant le libéralisme se définit comme philosophie du droit. En attendant le reste des aspirants au trône ne se masque pas de son idéologie non plus, et pourtant on n’en entend guère parler comme le démon: constructivisme a tous les étages, matiné pour la plupart de communisme morbide masqué de pitreries et fourberies intellectuelles, conscience économique frisant le 0 absolu avec pour le coup un dogmatisme plus qu’exacerbé (on veut pas parler de la sécu mais on veut financer le revenu universel sorti de nul part tout en taxant les robots qui sont hors frontières. Au fait on se met à taxer les tracateurs car on tire plus les boeufs ?).

      Vous êtes là quand il s’agit de détruire les autres idéaux de comptoir, j’espère?

      Je comprends que ca défrise encore des gens qu’on dise « je » plutôt que « nous » pour bien paraitre en societé facebook, mais en attendant, il est aujourd’hui impossible d’avoir une conversation ou on affiche son égoisme devant quelqu’un qui a pas vu la couleur d’un contrat de travail depuis 2 ans tout en venant nous faire la morale sur l’essence qu’on crâme pour aller au boulot. Ce serait encore drôle si derrière c’était pas le même pour faire la morale inverse à chaque fois qu’il s’agit cette fois ci d’agir dans l’intérêt des autres. Bref il suffit pas de mettre nous dans une phrase pour faire solidaire, il s’agit aussi de laisser partir son propre argent, ce qui est beaucoup plus dur. Voir les gens au chomage raler sur l’augmentation du paquet de cigarette c’est assez affligeant.

      Quand à aller jusqu’à cracher sur ceux s’estimant en manque de liberté économique en 2017, il faut vraiment être lobotomisé. Un francais médian -> employé, même pas patron <- passe bientôt 90% (si si. comptez vraiment. NON VRAIMENT. j'ai dit vraiment) de son revenu en imposition et il faudrait pas calmer le jeu ?

      1. J’ai pas bien compris où vous vouliez en venir, l’idée qui ressort le plus clairement semble être « salauds de pauvres »…

        Je veux bien le détail de votre calcul pour l’imposition à 90%. J’ai un salaire légèrement plus haut que le salaire médian français, mes impôts sur le revenus annuels me coutent à peu près 1mois de salaire, même en comptant les impôts locaux, la TVA et autre j’ai du mal à tomber sur 90%

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