La Grèce est sauvée (pour la 2eme fois) : quelques déclarations pour la postérité

Oyez-Oyez citoyens, le mirifique, le grandiose, le fantastique, le merveilleux président français, Nicolas Sarkozy a sauvé l’Europe. Ah, merde… On l’a déjà dit, ça. Oui, bon, il a sauvé l’Europe une troisième fois. Il y
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Auteur: Antoine Champagne - kitetoa

Dinosaure du Net, journaliste à ses heures. A commis deux trois trucs (Kitetoa.com, Aporismes.com et Reflets.info).

13 thoughts on “La Grèce est sauvée (pour la 2eme fois) : quelques déclarations pour la postérité”

  1. ptite boulette sur le montant cumulé des sauvetages répété.
    Il est écrit : « On a donc 158 milliards pour sauver la Grèce, à quoi il faut ajouter les 110 milliards précédents, c’est à dire un total de 168 milliards. »
    268 milliards plutôt …

  2. Le sujet est complexe et peu de gens le maîtrisent à peu près.

    J’aurais préféré lire un décryptage pédagogique (même si c’est un peu long) plutôt qu’une longue diatribe pas très neutre, où on sent que le seul but est de défoncer le texte pondu par les parlementaires.

    Un texte pondu par des parlementaires est ce qu’il est, souvent rempli de langue bois (on espèrerait que ca change); je trouve qu’il faut passer outre cela et pousser la réflexion au-dessus, sur les enjeux de cette crise et ses conséquences sur le rôle de l’Europe dans le monde.

    Notamment, je ne suis pas d’accord avec la remarque que vous faites sur les agences de notation. Ce sont à la base des organismes privés sur lesquelles les régulateurs se sont beaucoup trop reposé, se défaussant ainsi de leur responsabilité de contrôle. Il y a donc un vrai problème avec les agences de notation, non sur leur externalité (et là-dessus leur texte est malheureux), mais sur leur indépendance (elles sont quasi exclusivement US) et leur statut privé qui ne collent pas avec les responsabilités qu’on leur accorde.

    1. Pour des analyses de la situation, je vous engage à relire les anciens articles sur le sujet, qui sont toujours d’actualité. Celui-ci, comme son titre l’indique est là pour garder une trace de ce qui a été dit et pouvoir s’y référer dans quelques mois.

  3. Si j’ai bien compris le fonctionnement des CDS, c’est une garantie d’un prêt sans sortir un kopec de sa poche, c’est ca ?

    Si c’est le cas, alors que la Grèce est dans la merde, pourquoi la valeur de ses CDS augmente cette année ?

    Le deuxième graphique nous montre cependant une baisse puis une stabilisation … j’imagine que plus la Grèce peux remboursé, moins les CDS sont intéressant ?

    (désolé si mes questions paraissent bête, je comprend pas toujours notre magnifique économie …)

    1. A la base, les CDS sont une assurance contre la faillite. Vous en achetez pour couvrir vore prise de risque.

      Dans le cas présent, si la Grèce fait faillite, les détenteurs de CDS vont toucher les sommes auxquelles ils ont droit.

      Si la situation économique d’un pays se dégrade et que les probabilités d’une faillite se font plus fortes, les assurances sur sa faillite coûteront plus cher.

      Mais ce n’est pas le seul facteur d’augmentation. Les CDS sont devenus un produit spéculatif comme un autre. D’autant que n’importe qui peut acheter des CDS sur la dette grecque, y compris des gens qui ne détiennent pas de créances sur la Grèce.

      Voilà un point de réflexion pour les sauveurs du monde par exemple.

      D’autant que la spéculation sur les CDS ont un côté autoréalisateur. Les marchés concluent un peu vite que si les CDS augmentent, c’est que le pays va faire faillite (alors que ce peut être en grande partie le fait de la spéculation) et le coût pour le pays pour se financer sur les marchés augmente, du coup les risques de faillite augmentent et ainsi de suite.

      Les marchés sont déconnectés de l’économie réelle (notamment sur le timing) et il est aberrant qu’ils influent sur les décisions des politiques. Ces derniers devraient avoir une action a long terme, ancrée sur l’économie réelle. Les réactions épidermiques en fonction des impressions des marchés sont contre productives.

      1. Merci pour cette réponse, cela m’aide beaucoup a comprendre.

        Et j’imagine que les agences de notation utilise le CDS comme un des indicateurs pour noter les dettes (car ils notent pas les pays mais leur dette c’est ca ?) ? Puisque le CDS augmente, c’est que le pays va vers la faillite (même si en fait on est uniquement dans de la spéculation).

        J’ai entendu le président de BPCE ce matin sur France Inter, il avait un discours classique sauf quand le journaliste a poser la question « quel banque française est la plus touché ? ». Il a pas voulu répondre, mais a répondu sur l’importance du risque pour BPCE. Sa banque est engagé dans la dette de la grèce a hauteur (de mémoire) de 1,5 Milliards d’euros, mais il a 45 Milliards d’euros de réserve en cas de défaillance. Le risque semble limité du coup pour BPCE … mais il n’a pas dit combien il avait de CDS des autres banques d’un autre coté …

        1. Les CDS ne sont probablement qu’un des éléments dans le processus de notation. Pas sûr qu’il ait une grande importance d’ailleurs.

          Pour ce qui est de Françoi sPérol, pour mieux comprendre ce qui motive ses déclarations, il vous faut regarder son parcours…

          http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_P%C3%A9rol

          http://www.aporismes.com/2010/07/13/deux-proches-de-nicolas-sarkozy-a-la-tete-de-la-federation-bancaire-francaise/

          http://www.aporismes.com/2009/03/25/le-911-de-la-finance/

          En outre, je pense que depuis toujours, je n’ai jamais vu telle langue de bois que celle pratiquée par la fédération bancaire…

  4. Moi tout ce que je vois c’est que cette nouvelle perfusion va couter 15 milliards au contribuable français et que cette Europe qui ne nous rapporte rien et nous coute par contre beaucoup, commence à me les briser menu.

  5. Quand on voit ça : http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/05/31/trichet-au-monde-nous-avons-besoin-d-une-federation-budgetaire_1365339_3234.html on se demande quand même qui sont ces gens qui parviennent au tour de force de simultanément :

    – décider de l’avenir budgétaire européen
    – se débarasser de la tâche ingrate d’être élu
    – instaurer des structures sur-étatiques contre lesquelles les peuples votent régulièrement depuis 30 ans
    – se recycler dans les grandes banques sans que cela ne provoque de tollé

    Ca me dépasse.

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