La France, le monsieur plus de la sécurité biométrique en Europe ?

Si le doute persistait, nous savons désormais quel type de société souhaite le gouvernement français. Une société de la suspicion, du fichage. Le rêve de l’ultra-conservateur Nicolas Sarkozy se met peu à peu en place,
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Auteur: Antoine Champagne - kitetoa

Dinosaure du Net, journaliste à ses heures. A commis deux trois trucs (Kitetoa.com, Aporismes.com et Reflets.info).

6 thoughts on “La France, le monsieur plus de la sécurité biométrique en Europe ?”

  1. Mis à part le fracassant échec du système parafe déjoué recemment par deux journalistes (http://www.lesinrocks.com/inrocks.tv/des-journalistes-de-cash-investigation-passent-les-controles-de-laeroport-de-roissy-avec-de-fausses-empreintes-digitales/), les « frontières intelligentes » consistent en fin de compte à une privatisation du flicage et à un désengagement de l’état; un excellent article paru en 2013 en démonte le mécanisme et met en lumière les intérêts privés sous-jacents — Boeing, G4S, EADS, Siemens (http://www.diploweb.com/Geopolitique-des-frontieres-la.html)
    Si l’on cherche du côté de Morpho, la filiale de Safran commercialisant ces systèmes biométriques ainsi que tous les joujoux de la peur, nous y retrouvons sa CEO, Anne Bouverot, membre du think thank Aspen, un « think tank » de lobyistes pro US. Et quand on sait combien les commissions de Bruxelles sont ouvertes aux lobbies, on a fait le tour de la question que votre article a le mérite de soulever.

  2. M’est d’avis que le contrôle d’identité pour traverser des frontières reste une mesure légitime et proportionnée pour faire fonctionner correctement un État – ou une Union.
    Le fait d’y ajouter des données biométriques change peut-être quelque chose du côté technique (rapidité, difficulté de falsification), mais au final, se faire contrôler par les empreintes ou par le passeport représente à peu près la même chose niveau intrusion dans les données personnelles, étant donné qu’après tout, et tous ceux qui ont fait un passeport dans les dernières années le savent, les passeports récents sont tous liés à des données biométriques.

    Beaucoup plus discutable, néanmoins, est le fait d’instaurer ce contrôle dans un zone où, justement, il n’est plus censé en avoir (au sein donc de l’État ou de l’Union).
    Mais je dirais également, du même point de vue, que l’aspect biométrique de cette « sécurité » est un peu l’arbre qui cache la forêt : on parle bien ici de rétablir des contrôles, mêmes « intelligents », là où il n’y en avait pas avant.

    Et tout cela en citant le droit d’aller et venir librement !

    1. m’est d’avis qu’en 41 y a un paquet de gens qui étaient bien contents de n’avoir à falsifier qu’un pauvre passeport pour sauver leurs miches.

      point godwin atteint. merde. encore raté.

    2. 1) les controles bases sur des donnees biometriques ne sont pas fiable (cf le lien ci dessus sur inrock ou l histoire du gars qui a passe les controel avec une carte au nom d elvis presley …)
      2) si l etat veut stocker nos donnees biometriques, c est peut etre pour plus que faire du controle aux frontieres. Peut etre que lui meme ne le sait pas encore mais c est comme dans le big data ou a la NSA: on stocke tout ce qu on peut en esperant que ca puisse servir un jour. Jusqu a maintenant seuls les criminels avaient leurs donnees stockees. la on passe a la vitesse superieure

      PS: il y a un probleme majeure a la biometrie: si votre mot de passe est connu, vous le changez. si vos empreintes digitales ou iris ont fuit (et ca arrivera forcement: l etat n est meme pas capable de garder un fichier de cartes grises) vous faites quoi ? vous vous coupez le doigt afin de changer d empreintes ?

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