La farce politique bat son plein à gauche comme à droite

Pas moyen de passer au travers. Les primaires socialistes sont sur tous les écrans, sur toutes les ondes. François Hollande est en tête au sortir du premier tour. Il annonce qu’il est « le candidat du changement. » De son côté, l’UMP va nous servir son Nicolas Sarkozy, le président qui a déjà sauvé l’Union européenne trois fois (la dernière le 21 juillet) et qui s’apprête à le faire une quatrième fois. Soyons clair, le capitalisme tel que nous le connaissons est au bord de l’effondrement. Et « candidat du changement » ou pas, personne n’y pourra rien. Cette situation favorise les extrêmes et condamne donc les électeurs à faire un choix cornélien : ne pas voter pour les guignols qui se présentent et favoriser les partis extrémistes comme le Front National ou voter pour des guignols qui promettent encore et toujours ce qu’ils ne peuvent pas tenir.

Les plans de soutien à la Grèce se succèdent. A chaque fois, la situation empire. Les CDS de la Grèce sont à un niveau tellement hilarant que tout politique ayant annoncé avoir sauvé l’euro devrait aller se cacher au fond de la Sibérie pendant le reste de sa vie. Mais non. Ils continuent de pavoiser, de dire qu’ils contrôlent la situation. Qu’ils vont sauver la Grèce, éviter l’effet domino…

Toute cette agitation autour de la situation économique mondiale est une vaste blague. Et aucun politique, de droite ou de gauche ne pourra remettre l’économie sur des rails moins agités.

Les marchés et plus largement le secteur de la finance gèrent le monde. Ils ont des armes atomiques dont ne disposent plus les Etats. L’imagination du secteur financier est débordante. Il invente les outils qui amènent les crises. Chaque crise étant plus grave que la précédente. Cela ne peut donc que mal finir (il y en aura bien une assez énorme pour tout emporter…). A chaque crise, le secteur financier utilise l’incantation magique : « effet domino ». En clair : les financiers vont voir les politiques et leur expliquent gentiment que comme tout le monde se prête de l’argent dans tous les sens, si trop d’établissements font faillite, c’est tout le système qui plonge. Comme les politiques savent que l’écroulement du système amènerait très vite des troubles sociaux énormes, ils s’exécutent. Les troubles sociaux ne sont bons ni pour le business, ni pour la politique et les privilèges qui vont avec. Ce que les politiques ne perçoivent pas, ou font semblant de ne pas percevoir, c’est que la catastrophe qui vient, à force de mettre des rustines sur le Titanic qui coule, génèrera quoi qu’il arrive ces troubles sociaux.

 

Tic-tac, tic-tac, tic-tac…

La Grèce est un petit morceau. Il serait aisé d’éponger le trou et de passer à autre chose. Petit souci, après une courte période de répit, les marchés s’attaqueraient probablement a une autre proie. Au hasard, l’Italie, la Belgique… Avec l’Italie, il ne serait pas possible d’absorber le choc. Ce serait rapidement la fin de l’euro tel qu’on le connait.

La situation est pourrie en Europe, mais elle l’est aussi aux Etats-Unis, au Japon et en Chine. Du coup, « régler » la situation en Europe (en fait une rustine de plus)  ne permettrait de gagner (encore une fois) qu’un peu de temps.

Avez-vous remarqué que les politiques parlent désormais ouvertement d’un possible défaut de la Grèce ? Un mot qui selon Nicolas Sarkozy ne faisait pas partie de son vocabulaire il y a encore quelques mois. Avez-vous remarqué que tout le monde parle depuis la semaine dernière de recapitaliser en urgence les banques européennes ? Les mêmes qui allaient parfaitement bien l’été dernier. Qui passaient, comme Dexia,  les stress tests les doigts dans le nez.

Claude Guéant estimait hier sur une radio, que l’on ne peut pas prévoir un souci de ce genre puisque les stress tests sont basés sur des scenarii qui, par nature, deviennent caducs avec le temps. C’est un très beau mensonge et une bonne façon de ne pas assumer ses responsabilités.

Depuis les premiers stress tests européens décidés en raison de la crise de la dette souveraine, la plupart des économistes ayant plus de deux neurones sont tordus de rire (jaune) et martèlent que les scenarii sont outrancièrement optimistes. Ne parlons même pas des règles comptables retenues.

Tout le monde savait que les résultats des stress tests n’étaient pas crédibles une seule seconde. Sauf M. Guéant probablement.

 

Source : http://www.zerohedge.com

Avec le monde de la finance et le monde politique, il faut savoir lire entre les lignes. Si l’idée d’un défaut de la Grèce et celle d’une recapitalisation des banques sont évoquées ouvertement, c’est que la situation est nettement plus catastrophique que ce qui est admis publiquement. N’oubliez pas que depuis des mois, en dépit d’une réalité pourtant claire, le mantra « toutvabien » est répété ad nauseam.

Lors des précédentes crises (Subprimes) et pendant l’explosion de la crise de la dette souveraine, les Etats ont, comme toujours, sauvé le secteur financier de la faillite. Des sommes astronomiques ont été injectées. En pure perte puisque la situation est toujours la même, et même, empire. On peut concevoir et essayer d’expliquer pourquoi les politiques injectent autant d’argent. Ils tentent de préserver un système et de favoriser une croissance économique permettant de maintenir un semblant d’ordre social. En revanche, ils n’imposent rien en échange de leur aide. Et tant que les marchés ne sont pas désarmés, ils continuent de se servir de leurs armes. Ils continuent de faire preuve de leur imagination débordante et continuent de préparer la prochaine crise.

 

Ils continuent de jouer, sachant pertinemment que les Etats viendront les sauver s’ils perdent. Ils savent qu’ils gagnent à tous les coups. Et surtout, le plus important : ça ne leur coûte rien.

Observez les marchés. Ils vont mieux. Pourquoi ? Probablement parce qu’ils ont intégré le fait que les Etats vont lâcher de nouvelles sommes faramineuses pour rattraper leurs conneries. Ouf, on est (encore) sauvés. Mais les marchés ont une courte vue et ne se projettent pas bien loin dans l’avenir. Si les Etats ou les institutions internationales sont les prêteurs en dernier ressort, il n’y a pas de prêteur en dernier ressort pour sauver les prêteurs en dernier ressort. La chaîne de Ponzi a TOUJOURS une fin.

Tant que les politiques continueront à sauver le monde de la finance, contre toute logique capitaliste d’ailleurs, sans imposer de contrepartie et sans le désarmer, les marchés continueront à planter toute la population. Les 99%.

Que vous votiez pour un François Hollande ou pour un Nicolas Sarkozy ne change rien à l’affaire. L’Armageddon financier est en cours. Et si vous votez pour une Marine Le Pen, en plus d’être un raciste, vous êtes un imbécile.

 

 

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Auteur: Antoine Champagne - kitetoa

Dinosaure du Net, journaliste à ses heures. A commis deux trois trucs (Kitetoa.com, Aporismes.com et Reflets.info).

35 thoughts on “La farce politique bat son plein à gauche comme à droite”

  1. Deux petites corrections de typo: Le président (au lieu de « les »)
    et mantra au lieu et place de « matra ».

    Sinon, pas mieux. Rien à redire.
    Ah si: achetez des action Décathlon, il va y avoir un boom des ventes de tentes Queshua dans les prochains mois…

  2. Bonjour,

    Je voudrais juste soulever un point : si voter Hollande ou Sarkozy ne changera rien au merdier qui se profile, et si voter Le Pen est aussi une connerie, pour qui voter ? Voter blanc/ne pas voter ne fera qu’aider les extrêmes, donc cela revient au même que de voter pour Marine, et les communistes on a déjà vu ce que ça a donné dans l’ex-URSS… Donc si on supprime la droite, la gauche, l’extrême droite, l’extrême gauche, et le vote blanc, il reste quoi ? Le centre ?

    C’est certes lâche mais ne vaudrait-il pas mieux fuir dans un autre pays avant que ça pète ou bien l’intégralité des pays de ce monde sont pris dans ce merdier et donc où que l’on soit on y réchappera pas?

    1. Je n’ai pas de solution.

      En même temps, passé la quarantaine, je remarque que les hommes politiques, comme les éditorialistes et la plupart des journalistes qui « comptent », n’ont pas changé de tête depuis mon enfance. Ça fout un peu la trouille.

      Pour ce qui est du merdier, je confirme, il est généralisé. Il n’y a pas d’échappatoire.

    2. Vote pour François Asselineau de l’UPR.

      En dernier recours, vote Nicolas Dupont Aignan de Debout la République.

      Ce sont les seuls à pouvoir enrayer le problème.
      Asselineau reste le plus compétent.

  3. Euh…
    Kitetoa, je ne te connais pas personnellement (je te suis cependant depuis ~1 an, grâce à Bluetouff).

    Mais, bien que j’apprécie le fond réel des articles, y a quand même pas mal de points qui me chagrinent sur la forme.

    D’une part, franchement, mettre un tel titre pour dévier dès le deuxième paragraphe, c’est de l’escroquerie.
    Si la ligne éditoriale de Reflets (et la tienne de surcroît) comprenait la politique pure, et pas uniquement la dénonciation des dérives financières/dictatoriales/informatiques – dans laquelle, par ailleurs, Reflets excelle -, OK, ce serait cohérent.

    Mais là l’article c’est :
    « §1 – le PS a que de la gueule. Comme les autres. Même le FN. »
    « §2 et – Regardez le fiasco de la Grèce. »
    « §3… – De toute façon, les financiers vont tous nous bouffer. »

    Bon… OK, peut-être mais…
    – C’est quoi ce bashing sur un parti dont on se demande ce qu’il fout dans cet article ?
    – Plus concrètement : on est foutu, mais alors, QUE FAIRE ?

    Et ce dernier point est frappant dans tes articles : tu en fous plein la gueule aux politiques (y en a qui le méritent), tu dis qu’ils sont incompétents ou profiteurs, mais tu refuses de prendre parti et de dire quoi faire. De peur d’être affilié par les idées à un parti, justement ?

    Tout ça pour dire qu’il y a une incohérence dans les éditos. Le fond est intéressant (montrer les manipulations de la planète Finance), mais POURQUOI enrober ça avec de l’analyse politique à 2 francs 6 sous ???

    1. Je ne crois pas que la politique et l’économie soient décorrélées. Loin de là. Du coup, partir de la politique pour la relier au merdier sans nom dans lequel on se trouve ne me parait pas une escroquerie. D’autant plus lorsqu’il s’agit de démontrer que les politiques n’ont plus la main sur l’économie et que donc, toutes les promesses, de droite comme de gauche, sont … une escroquerie.

      1) le PS, c’est que de la gueule sur ce qu »il promet de faire parce qu’ils ne peuvent pas le faire. Le contexte économique les bridera. Ceci dit, ils y croient probablement plus que les gens de l’UMP (+1 pour l’honnêteté intellectuelle). Et, leur projet est (un peu plus) tourné vers l’humain (+1 aussi). Non ce n’est pas comme le FN et je crois que j’ai été clair dans mon article. As tu bien suivi tous les liens ?
      2) et 3) : Anéfé© Et il n’y a rien à y faire. Sans un désarmement total des marchés (du secteur de la finance), il n’y a pas de solution.

      Pour le bashing de ce parti ET DE L’AUTRE, voir le début de mon commentaire.

      Que faire ? Je ne suis pas politicien. Il ne m’appartient pas de donner des conseils. Je n’aime pas que des gens disent qu’ils dirigent le pays et donc un peu ma vie. Pourquoi voudrais-je imposer ça à d’autres. Je peux juste te dire qu »il n’y a pas de sortie de crise sans un désarmement total des marchés et du secteur de la finance.

      Pourquoi je ne prends pas parti ? Parce que si j’ai le coeur à gauche, comme tu l’auras compris, je ne reconnais à personne le droit de me diriger. Je me dirige tout seul. Autodétermination toussa. Je pense que la plupart du temps, les partis sont des organisations vouées à pervertir les idées qu’elles défendent. Que les egos des personnes pourrissent les idées.

      Personnellement, je ne vois pas trop d’incohérence dans ce que je raconte, je pense plutôt être assez constant.

      1. Kitetoa, ce qui dérange un peu, je pense, c’est l’idée que « On peux rien faire, tout va péter, on nous ment, on nous spolie » sans solutions.

        Tu dis que tu n’es pas politique, et que cela n’est pas a toi d’apporter des solutions, soit …

        Mais tu dis aussi que de toute façon, les politiques ne pourront rien faire et ne veulent rien faire …

        Je reconnais en fin de texte l’idée (un peu ?) anarchiste de crier fort « ni Dieu ni maître ! ». Il faut comprendre que certains préfèrent vivre et trouver des solutions ensembles plutôt que de tout balancer en disant « Tous des cons ! ».

        Je préfère pour ma part tenter de trouver des solutions plutôt que de ne faire que de la critique comme vous le faire ( et de fort belle manière) sans jamais trouver de solutions. Je préfère encore miser sur le vivre ensemble plutôt que l’isolement et l’immobilisme « laissons tout tomber, personne ne doit me diriger, On va tous mourir ! »

        1. Il n’y a pas plus centré sur l’idée du vivre ensemble que moi.

          Sur la base de ça :
          http://www.kitetoa.com/Images5/You-dont-have-to/you_don_t_have_to-small.jpg

          J’ai bien quelques idées, je rassure tout le monde , sur ce qu »il faudrait faire. Mais encore une fois, je ne suis pas un politique.

          Mon rôle est de pointer les dysfonctionnements s’ils existent et d’amener les gens à discuter sur ces sujets. Je fais confiance aux gens qui me lisent pour trouver ensemble des solutions, s’ils jugent qu »il est nécessaire d’en trouver.

          Autodétermination, toussa, toussa.

          L’immobilisme, ce serait de constater des dysfonctionnements et de ne rien faire. Ce n’est pas ce que je fais.

          :)

          1. Je sais bien, et je voulais un peu provoqué (c’est mal je sais) avec mon immobilisme.

            Maintenant je vais abuser encore mais … pourquoi il n’y a que les politiques qui pourrait proposer des solutions ?

            Faire les constats c’est bien, même important, mais pourquoi pas, dans d’autres articles (faut pas tout mélanger) lancer aussi ici le débats sur des solutions, des bonnes, des mauvaises, des fausses bonnes idées (tiens, voilà une idée tiens, une liste des fausses bonnes idées de nos politiques :) ).

            Allez, je râle pas plus, je vais moi aussi chercher a trouver quelques solutions :)

  4. Et si on les laissait se casser la gueule une bonne fois ? Pour un renouveau, il faut une fin de l’existant. Certes, cela ne sera pas drôle, mais de toute façon nous n’y échapperont pas. Pourquoi attendre à nos frais…
    (enfin quelqu’un qui connait le pluriel de senario, ça fait du bien aux yeux)

    1. En fait, « scénario » a pour pluriel « scénarios ».
      L’Académie affirme que, comme le mot a été francisé (ajout de l’accent), les règles d’accord à utiliser sont celles du français et pas de la langues originelle (d’où le pluriel en S).

      Mais comme Kitetoa a pas mis l’accent, il entretient le doute.

      RHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

  5. C’est quand même marrant de taper aussi fort sur le PS, alors que le credo de Montebourg qui lui a valu le vote de pas moins de 20% de 2,5M de votants est justement basé sur la mise sous tutelle de l’institution financière. Ca ne servirait à rien d’après toi ?

    1. Je ne suis pas certain que ce soit la bonne solution. C’est un moyen pour arriver au désarmement du secteur financier. Mais ça, personne ne veut/peut le faire.

      Je crois, à la lecture de cette discussion, qu »il va falloir que je reposte sur reflets mes anciens papiers sur le HFT, que tout le monde comprenne quels sont (une partie des) les jeux du secteur de la finance.

      Je vais prendre un exemple simple.

      Il y a au fin fond de la Colombie, un paysan qui plante du café. Et ce paysan, il ne comprend pas pourquoi les cours montent ou descendent. Ca ne reflète pas la réalité, son quotidien. Le volume de sa récolte et de celle de ses amis.

      Ces prix, ce sont des mecs, dans des tours de verre qui les font.

      On pourrait se dire que « pourquoi pas », si ça reflétait la réalité. Mauvaise récolte, les cours montent. bonne récolte, ils baissent un peu.

      Mais non. En fait tout se passe en amont de la récolte.

      Les mecs dans les tours de verre, qui n’ont jamais planté la moindre plante, passent une partie de leur temps les yeux sur les prévision de cyclones. Et parfois ils parient sur le fait que le cyclone annoncé sera bien un bon gros cyclone. Alors ils parient à la hausse. Paf, les cours du café montent, avant même la récolte. Parfois même plusieurs mois à l’avance. (histoire vécue).

      Des baffes…

      1. Ah là je te rejoins plus que parfaitement. Le secteur doit soutenir l’économie, ni plus, ni moins.
        Je ne supporte pas le principe de la spéculation sur les biens élémentaires, et tout devrait pour ce qui est indispensable à l’humain (nourriture, eau, air) se gérer entre producteur et consommateur, et non entre acheteur vendeur. Malheureusement, plus de 70% des échanges (dixit le Mr de l’AMF) se font sur des marchés parallèles sans la moindre régulation.
        Ce monde est fou, mais non il y a des gens pour le faire et un programme net:
        –> séparation des avoirs particuliers / banques prof, et laisser les banques prof faire banqueroute dans la loi des marchés (désolé pour les salariés de ces dites banques). C’est de loin l’esprit des mises sous tutelles des banques, et au moins on pourrait les laisser s’effondrer.
        –> interdiction des CDS, on arrête de spéculer sur des assurances (pompier pyromane)
        –> régulation des marchés opaques (quels sont les états qui refuserait décemment de recevoir une manne financière – hors London bien sûr – surtout que c’est une lessiveuse d’argent dit sale)
        –> fermeture des marchés sur les biens alimentaires: on ne spécule pas sur la nourriture de 6 milliards d’être humains

        Bref un programme politique qu’il ne me dérange pas de porter ^^

    2. Ce que je veux dire aussi (voir mon autre commentaire), c’est que l’Etat, s’il mettait les banques sous tutelle, laisserait les banquiers tutélisés continuer de jouer ces jeux de cons.
      1) l’Etat ne comprend rien à ces jeux
      2) il laisserait les pros « faire leur boulot » (ceux-là ne changeraient rien ou alors en surface pour la galerie – > voir les délire sur la maitrise des bonus)
      3) tutélisés ou pas, les banquiers sont un lobby très puissant.

      1. Cette discussion me rappelle le discours de TerraNova. Qui de la gauche ou de la droite peut affronter le lobby financier, c’est sur que ce n’est pas la droite, ce secteur est son financier.
        Attention, je ne dis pas que la gauche est la solution, mais
        1- les fonctionnaires de Bercy sont les premiers à se recaser dans les banques, t’inquiètes que les officiers de l’état comprennent très bien ces jeux, il faut juste leur rappeler le principe de l’intérêt général
        2- que les banques de service continuent de fabriquer des produits qu’elles s’échangent entre elles n’est pas un problème en soit, ça le devient quand il n’y plus de barrière étanche entre ces banques de services et celles qui tienne le compte des particuliers et des collectivités.
        3- Une banque de particuliers qui ne relai que des livrets réglementés, que les comptes courants et financés par les frais bancaires ce n’est pas dangereux en soit, c’était même le credo des années 40-80.

  6. Et pour la séparation des banques de détails et de financement ? Si la banque de financement se casse la gueule, bin tant pis pour elle et son actionnariat. Dans ce cas la banque de détail n’est pas impactée. Fin du crach pour la populace. (Je souhaiterai même qu’on recréé des banques d’état qui régulerait le marché en proposant des produits -entendre un compte bancaire, découvert, prêts immo, prêts pour PME/PMI- à des prix très bas. Du coup tu choisis ou tu mets tes sousous et puis t’assumes.
    Enfin il y a bien des choses à faire. Quitte à revenir à des solutions avant les années 70 quand la finance folle n’avait pas encore pris le dessus. OK le lobby banquier est puissant mais le peuple existe dans sa masse constituée d’individu (aka 1+1+1+1+1+…) Des Montebourg et des Mélenchons vont plutôt dans le sens de représenter le peuple non ? Si demain le ps préside et qu’on lui colle une assemblée de Mélenchoniste histoire de le border, il devrait y avoir de l’action (en plus avec le Sénat à gauche, il reste plus que le conseil constitutionnel à dézinguer…)

    1. la séparation de la banque de détail et d’investissement ne règle rien. Ce sont les « produits » financiers qui doivent disparaître.

      Quant à Mélenchon et Montebourg, il sont sur un « créneau » vendeur. C’est leur métier de se faire élire. Pour ça on peut choisir plusieurs voies. Ils ont fait leur choix. Une fois élus, je pense qu »ils feraient plein de bêtises et pas tout ce qu’ils ont annoncé…

      1. Salut,

        Merci pour la réponse. Mais est-ce qu’il est possible de faire disparaître un « produit » financier… ou psychotrope… je fais le lien volontairement car mener une guerre au produit financier revient au même que de mener une guerre au produit(s) psychotropes, on monte 2 camps qui s’affrontent et se nourrissent l’un de l’autre et finissent pas perpétrer l’état de guerre pour vivre. Non ?
        En fait quand j’évoque l’idée de séparation des banques de détails et d’activité c’est pour aller dans le sens de Kassiop ci-dessous. Il ne faut pas combattre leur système défaillant mais mettre en place notre système stable. Je pensais que la séparation des activités pourrait permettre aux individus utilisateur d’une des deux activités de se préserver des faillites dues aux activités des utilisateur de l’autre activité. Un article sur la séparation des activités et leur résultat supposé serait intéressant.

        [petite pique]Tu ne ferais pas de l’anarchie un dogme ?[/petite pique]
        :D
        C’est intéressant de pouvoir discuter avec vous ici.

      2. Bon, je veux apporter 2 ou 3 précisions …
        Réduire Mélenchon à Mélenchon, c’est se fourrer le doigt dans l’oeil … D’abord parce qu’il ( mais pas que lui ) affirme qu’une victoire politique/électorale qui ne serait pas portée/poursuivie par un fort mouvement populaire se terminerai en débacle …
        Mais aussi parceque , sans mouvement politique fort, on finira comme les grecs, et que je préfére ce qui se passe en islande !
        Réimpliquer les citoyens dans la construction de leur avenir, les faire passer de leur actuel statut de « clients » au statut d’acteurs, pousser à leur intervention, c’est l’enjeu politique !
        Sur le reste, les produits financiers, les marchés , toussa, on est d’accord …
        On revient au fondemental de la bourse , c’est l’endroit ou les entreprises viennent chercher du fiancement, point-barre . Mais là; même en cas de victoire politique, va falloir leur forcer un peu la main …

  7. Il faut commencer par sortir du système, d’arrêter de le nourrir…

    Pour les Banques, il existe de véritables banques mutualistes,
    qui ne font que des trucs de base, et redistribuent leurs bénéfices à leurs clients-actionnaires, inséré dans l’économie sociale et solidaire
    La NEF par exemple : http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Nef_(coop%C3%A9rative)

    Pour les sociétés, il existe les Mutuelles, les Coopératives, les SCOPs, etc.
    Regardez du coté du Pays Basque Espagnol, la MONDRAGON CORPORACION COOPERATIVA (MCC)
    http://fsl33.apinc.org/article.php?id_article=139

    1. Vééé , la nef oui , mais , creusons un peu …
      La nef s’appuie sur le Crédit Coopérati qu’est membre du réseau Banques Populaires qu’est le papa de Natixis …
      fin, bref , tenter de vivre la pureté dans notre société, c’est aussi vain que d’acheter du thon au naturel dans une Biocoop … ( ou un PC garanti sans Foxcon dedans ) !

  8. Il y a une solution : c’est le programme d’EELV. Mais qui l’a lu ? Vous vous plaisez à vous prendre pour des hommes libres, et vous l’êtes un peu certes mais pas complètement puisque vous acceptez les seuls choix médiatiques : PS,ou UMP, ou FN. A EELV, il y une vraie pensée économique, tout à fait viable et sortie de la logique capitaliste. Mais pour le savoir, il faut prendre le temps de lire leur programme, et ne pas se contenter de ce qui en est dit dans les médias dominants qui n’en reflètent qu’une caricature ridicule.
    Bref : vous vous débattez de toutes vos forces pour ne pas être manipulés et penser par vous-mêmes mais sans aller au bout, qui nécessite d’aller vers les alternatives non dominantes.

  9. La chose a faire: Acheter un transat, décapsuler un petite bière, lire « d’un retournement à l’autre » de Frédéric Lordon. Rigoler un coup.

    Ne vous inquiétez pas vous ne possédez rien l’issue de cette crise ne vous concerne pas. Quand la dette seras trop haute l’état feras défaut (c’est ce qu’il a toujours fait) et les riches en seront pour leur pomme. C’est la période de crise permanente qui est dommage pas l’issue

  10. Merci pour cet article qui a le mérite d’être clair, je concède que tu prêches un convaincu !

    Ma solution : fini l’indignation, place à la révolte !

    Il faut de toute urgence semer le chaos car de toute façon, il se profile à l’horizon et cela risque d’être très violent.

    Trop d’inégalités et d’injustice, la religion du fric a fait trop de ravage et puisque on va dans le mur, aidons l’humanité à se purger !

  11. je vous invite à vous intéresser à ce mouvement qu’est l’Union Populaire Républicaine (UPR).
    Le seul parti qui as les bonnes analyses sur la crise et l’Union Européenne.
    Analyses qui sont de plus en plus reprises, commentés , par les autres partis voulant surfer sur la vague.
    Depuis 2004 son président François Asselineau, énarque ayant travaillé à Bercy, avait prévenu Mr Sarkozy du problème des subprimes.
    Comme à chaque fois on préfère tuer le messager, ce qui fût fait par une mise au placard.
    Heureusement il en faut plus pour venir à vous de cet homme, et maintenant son parti à le vent en poupe.

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