La cyber guerre, ça fait des cyber morts

Cela fait des années que Kitetoa.com raconte cela, dans ses articles, dans des conférences… La cyber guerre, ça fait des cyber morts. Ce n’est donc pas bien grave. Il faut dire que la dramatisation d’un possible cyber Pearl Haror, d’une putain de cyber guerre menée par des affreux pirates chinois terroristo-pédophilo-iraniens ne perd pas de terrain. Elle est remise à la Une de toute la presse en ligne assez régulièrement. Principalement par les cranes d’oeuf du Pentagone et de la communauté américaine du renseignement. Mais aussi par de (sacrés) consultants.

Pour une raison assez simple et déjà expliquée dans une palanquée d’articles : avec la fin de l’opposition des blocs (Est/Ouest – Communistes/Capitalistes), l’immense communauté du renseignement et l’énorme appareil militaire américain a vu dans le cyberespace une sorte de nouvelle frontière, une nouvelle pompe à budgets mirobolants.

Il suffisait de crier au loup pour que l’on sorte des sous afin d’acheter des fusils. En l’occurrence, expliquer régulièrement que les « infrastructures vitales » du pays étaient à la merci de gamins aux cheveux longs, un peu autistes, incontrôlables (les vilains nakeurs à nageoire jaune) et  pire, à la merci de cyber terroristes pédophiles financés par des Etats félons.

C’est un principe simple : diffuser du FUD (Fear, uncertainty and doubt). Car la peur est l’arme ultime et ça, les agences de renseignement, les politiques et les militaires le savent très bien.

Avec le FUD, on fait passer toutes les lois liberticides que l’on veut, on obtient tous les budgets que l’on veut.

Les mots ont un sens

Ils en avaient, jusqu’ici du moins, car cela semble de moins en moins être le cas.

Prenez la guerre…

Kim Phuc peut en parler. Elle a vu s’abattre sur elle, enfant, innocente, l’horreur de la guerre. A coup de Napalm.

Si cette photo d’elle a contribué à mettre un terme à la guerre du Vietnam, elle n’a visiblement pas mis un terme à la folie guerrière des empires.

Cette folie se manifeste par de véritables morts. Ce ne sont pas des serveurs informatiques victimes d’une bête DDoS remis en ligne quelques heures plus tard… Ce ne sont pas quelques données informatiques envolées puis retrouvées dans des backups. Non, non, ce sont de vrais morts. Avec du sang et des larmes. De vrais torturés avec de vrais morceaux d’horreur dedans… Ce sont aussi 295 attaques par drones au dessus du Pakistan depuis le début du mandat de Barack Obama (contre 52 pour George Bush) avec une volonté de cibler aussi des civils (176 enfants tués).

Du côté de la cyber guerre, je n’ai jamais pu compter un seul mort et je met au défi les experts en « cyber guerre » (la cyber connerie est-elle plus dangereuse que la connerie ?) et en sécurité informatique de me citer un seul réseau électrique à l’échelle d’un pays, un seul opérateur téléphonique dont l’infrastructure (forcément vitale, hein…) a été définitivement « fermé » par les affreux cyber-terroristes, cyber-combattants ou autre pédo-pirates… Une centrale nucléaire qui a explosé après le piratage de haut vol des « pirates chinois » peut-être ?

Tiens, tant qu’on en parle… Les cyber-terroristes…

Voyez-vous, le terrorisme, dans le temps, c’était un truc qui consistait à frapper des innocents pour terroriser un pays, une population, un gouvernement. Ça consistait à tuer un maximum de personnes de la manière la plus violente possible. Le terrorisme, c’était ça, ou ça, ou encore ça, ou ceci.

Au rayon cyber terrorisme, les exemples montrent que l’on parle d’autre chose. Un truc très FUDien, permettant à des consultants d’engranger des sommes rondelettes pour leurs conseils inutiles.

Quel con-sultant peut raisonnablement affirmer qu’il parle de terrorisme lorsqu’il évoque de ridicules attaques de sites Web ? Les familles des vrais morts dus au vrai terrorisme apprécieront.

Il y a des baffes qui se perdent… Et pas que cyber, les baffes…

 

 

 

 

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Auteur: Antoine Champagne - kitetoa

Dinosaure du Net, journaliste à ses heures. A commis deux trois trucs (Kitetoa.com, Aporismes.com et Reflets.info).

26 thoughts on “La cyber guerre, ça fait des cyber morts”

  1. D’autant plus que le cyber-activisme que l’on a pu remarquer ces dernières années, n’a amené au final qu’un soutien aux salafistes en Tunisie, en Libye et maintenant en Syrie…
    La cyber-guerre ne fait pas de mort. Elle permet aujourd’hui de maitriser l’information, donc la propagande. C’est devenu un incontournable avant ou pendant des opérations militaires sur le terrain.
    Donc je ne comprends pas le but de cet article.

  2. Une guerre n’est pas faite pour faire des morts, mais pour conquérir un territoire, qu’il soit physique, virtuel, industriel ou autre.

    J’ai donc du mal à percevoir l’intérêt de cet article. On peut parler à la fois des guerres physiques comme des cyberguerres, non ?

    J’ajouterai que ce n’est pas parce qu’aucune cyberattaque n’a fait de morts (ce qui reste d’ailleurs à prouver) que la chose n’est définitivement pas possible.

    1. >>>Une guerre n’est pas faite pour faire des morts, mais pour conquérir un territoire, qu’il soit physique, virtuel, industriel ou autre.

      ****

      Quelle territoire avez vous conquis en hackant quelques machines, en dossant quelques sites Web ? Aucun. Les proprios des machines ont toujours un accès physique à leurs serveurs. Ce qui vous avez fait ne sert à rien.

      ************

      >>>>J’ai donc du mal à percevoir l’intérêt de cet article. On peut parler à la fois des guerres physiques comme des cyberguerres, non ?

      ****

      On peut parler de ce que l’on veut. Mais comparer de pauvres escarmouches à coups de ddos et autres petits hacks à une guerre, il faut être culotté.

      Ceux qui vivent la guerre tous les jours l’exprimeraient sans doute mieux que moi.

      ************

      >>>>J’ajouterai que ce n’est pas parce qu’aucune cyberattaque n’a fait de morts (ce qui reste d’ailleurs à prouver)

      ****

      Oui, ce serait intéressant : prouvez moi (ou donnez moi des exemples) que des gens sont morts des suites d’une cyberguerre…

      ************

      >>>> que la chose n’est définitivement pas possible.

      Absolument. J’en ai d’ailleurs fait un roman à une époque reculée…

      1. L’essentiel étant d’avoir le soutient de « l’opinion public » le plus longtemps possible.

        Essayer de faire passer une action illégale pour quelque chose de légitime.

        Pour ce faire, tout les moyens sont bons.

        Une mise en scène d’attaque abondement releyé par la propagande d’état peut faire (et à déjà de nombreuses fois fais) l’affaire, une réponse tant attendu à des années de terrorisme d’état peut aussi faire (et à déjà de nombreuses fois fais) l’affaire, un embargo illégale et odieux afin de fragiliser le pouvoir en place peut faire (et à déjà de nombreuses fois fais) l’affaire….

        Bref je peux complètement faire fausse route, mais ça peut

        1. erf appuyé sur enter par erreur….

          Bref je peux complètement faire fausse route, mais ça peut n’être qu’un outil de plus afin de transformer -pour l’opinion public j’entend- une action illégale en action légitime….

          Un outil comme l’est l’utilisation massive du droit de veto par certains pays afin de complètement verrouiller certaine institution internationnale, prétendre l’inutilité ou l’inadaptabilité (bouh c’est moche inadaptabilité) du droit internationale (bah oué forcément) ….

      2. Je ne peux évidemment pas prouver qu’il y a eu des morts, pas plus que vous ne pouvez prouver qu’il n’y en n’a pas eu.

        Si une attaque prvoque une panne électrique géante, du genre de celle que l’Inde a connu récemment, je connais un certain nombre d’hôpitaux où certains malades ne survivront pas longtemps. Et je ne parle même pas de l’acheminement d’urgence si la circulation est perturbée par une signalisation H.S.

        Donc, ne sachant pas, tout reste possible…

    1. Cela fait à peu près mille ans que je raconte tout ça :

      http://www.kitetoa.com/Pages/Textes/Textes/Textes12/20101006-Stuxnet-la-cyber-guerre-va-detruire-le-monde-et-nous-allons-tous-cyber-mourir.shtml

      http://www.kitetoa.com/Pages/Textes/Textes/Textes12/20100413cybe-guerre-en-carton.shtml

      http://www.kitetoa.com/Pages/Textes/Textes/Texte7/trilogie_terroriste.htm (2001)

      http://www.kitetoa.com/Pages/Textes/Les_Dossiers/Admins/Admin7/veridian1.shtml (2001)

      http://www.kitetoa.com/Pages/Textes/Textes/Textes8/tas-de-fous.shtml

      http://www.kitetoa.com/Pages/Textes/Textes/Texte11/20070910-hackeurs-chinois-et-presse-en-folie.shtml (2007)

      http://www.kitetoa.com/Pages/Textes/Les_Dossiers/War/Articles/reflexions.htm (1999)

      http://www.kitetoa.com/Pages/Textes/Textes/Texte5/echelon.htm (2000)

      http://www.kitetoa.com/Pages/Textes/Textes/Texte9/peur4.shtml (Cons-ultants – 2003)

      http://www.kitetoa.com/Pages/Textes/Textes/Texte1/yahoomamanbobo.htm (2000)

      http://www.kitetoa.com/Pages/Textes/Textes/Textes8/europe-hackers.shtml (2002)

      http://www.kitetoa.com/Pages/Textes/Textes/Texte9/godfrain.shtml (2003)

      http://www.kitetoa.com/Pages/Textes/Textes/Texte9/peur3.shtml (2003)

      http://www.kitetoa.com/Pages/Textes/Textes/Texte9/les_nouvelles_du_cyber-front.shtml (2003)

      http://www.kitetoa.com/Pages/Textes/Textes/Texte9/ministres-versus-militants.shtml (2003)

      http://www.kitetoa.com/Pages/Textes/Textes/Texte11/20090511-le-securite-sur-internet-expliquee-a-ma-maman.shtml

      http://www.kitetoa.com/Pages/Textes/Textes/Texte10/20050407-full-disclosure-sstic-guillermito-securite-informatique.shtml

  3. « le terrorisme, dans le temps, c’était un truc qui consistait à frapper des innocents pour terroriser un pays, une population, un gouvernement. »

    Ça c’est la définition « canonique », étymologique. Mais dans la bouche d’un État (y. c. les « consultants » qui n’en sont qu’une excroissance), « terrorisme » désigne simplement ce qui s’attaque à l’État.

    On a pu voir en France des instructions de la Chancellerie aux procureurs pour traiter comme terroristes des actes aussi sanglants que des tags contre les centres de rétention —le critère de terrorisme là-dedans étant le contenu des tags… Comme on dit : « détient la souveraineté qui détient le pouvoir de nommer les terroristes ».

  4. La cyberguerre existe et permettras bientôt de faire de vrais mort.

    La guerre de manière générale n’est qu’un prolongement par la force (armée) d’une politique qui as échoué.
    Si par le bais de l’informatique on parviens a réaliser le but du politique alors la guerre a eut lieu et elle a été gagnée.
    Si Barack Obama par exemple, voulait gagner du temps sur la scène internationale en retardant le programme nucléaire iranien… Il pourrait envoyer un petit virus qui fait partir en vrille les centrifugeuses Iranienne…
    Cela ne fait gagner aucun territoire, ne fait tomber aucun soldat ennemis, et ne déclenche même pas une guerre (officielle)!
    Mais une cyberguerre a bien eu lieu; un état a utilisé la force (numérique) pour assurer sa volonté politique.

    Effectivement pour le moment, les citoyens n’ont que faire de ce genre d’attaques. Il n’y as aucun shrapnel qui risque de venir me lacérer la peau si une cyberattaque est mené contre ma ville.
    Les cyber attaques (pour le peu dont a eu connaissance a l’heure actuelle) n’ont donc jamais fait de dommage collatéraux dans la population civile… Et c’est tant mieux !

    Ensuite je note que visiblement le débat s’axe sur les attaques DDOS… Alors qu’une attaque ddos en matiere de cyberguerre c’est vraiment l’enfance de l’art.
    Au mieux c’est une diversion pour occuper l’ennemis pendant qu’on l’attaque sur un autre front (numerique ou non), au pire c’est la mise hors-jeu temporaire de l’un des acteurs de cette cyberguerre.
    Une attaque DDOS ne tura donc peut être jamais personne…
    Mais la prise de contrôle du matériel ennemis a distance et sur son propre sol ça, ça peut faire mal.
    On n’as pas encore vu ce genre de choses, pour la simple et bonne raison que pour l’instant on utilise encore assez peu les drones. Et que pour que votre materiel puisse être contrôlé a distance pas votre ennemis, il faut déjà que vous puissiez le contrôler vous même a distance.

    Vous vous rappelez peut être des drones d’observation qui transmettait leur données en clair ? Données qui avaient finies par être intercepté par les quelques mecs que le drone tentait de filmer.
    Ici on ne parle que d’intelligence et d’interception de données. Mais déjà cela peut faire des morts. Par exemple en dissimulant des armes (réelles celle là) avant que le drone ne passe au dessus. Cela permet donc de faire passer une zone pour sécurisée alors qu’elle ne l’est pas. Cela en temps de guerre peut causer un paquet de morts.

    Non la cyberguerre a elle seule n’a pour l’instant fait aucun mort.
    Mais oui le cybernetique est aujourd’hui l’un des champs de bataille sur lequel les guerres se déroulent. Et de la même manière que le contrôle des mers peut jouer un rôle en plein désert libyen, les actions cybernetique peuvent avoir une importance décisive lors de certains combats.

    On peut aussi prendre l’exemple de l’attaque Russe sur la Georgie.
    Si en dehors des DDOS et injections SQL sur les grands sites gouvernementaux et diplomatiques de la Georgie on ne sait pas vraiment ce qui s’est passé dans le cyberespace Georgien. (Il me semble aussi que le gros des serveurs du pays ont été bloqués ou reroutés.)
    On as tout de même un bel exemple de l’utilisation de cet espace pour lancer une attaque.
    En effet on est sur du fait que durant cette attaque éclair (moins de temps qu’il n’en faut pour remettre les serv en place^^) le gouvernement ne pouvait plus communiquer sa version des choses. Et la russie pouvait donc franchir la frontière et mettre ses troupes en place sans que la communauté internationale ne s’en mêle.
    De plus on peut supposer que le gouvernement lui même, plutôt que d’affronter cette attaque était déjà bien occupé a essayer de communiquer en interne…
    Cette fois ci la cyberguerre n’as pas fait de mort. Elle en as même évité. Car c’est un état paralysé que les troupes russe ont conquis.
    (Je suis d’accord avec toi Kitetoa, on as jamais vu de centrale nucléaire exploser, ça n’était même pas si poussé que ça comme attaque… Mais intelligemment utilisé ça joue déjà un rôle de premier plan dans une guerre)

    Enfin et pour revenir sur les drones, pour l’instant on a jamais vu des drones faire de l’observation ou des attaques sur un territoire vraiment compétent en informatique.
    (En dehors des drones tout pourris qui vont de temps en temps se faire descendre en Israel)
    Mais dans un tel cas, prendre les contrôle des drones adverses ou au minimum intercepter/bloquer leur communication serait capital.
    La cyberguerre dorénavant n’auras pas que des infrastructures a attaquer/détourner mais aussi des « soldats ».

    Et agir sur le terrain cybernetique va donc devenir de plus en plus incontournable pour mener une guerre.
    Le seul gros avantage c’est que l’attaque a un tel ascendant sur la défense dans ce genre de combat, que ce terrain permettra de créer un statut quo. (Enfin je l’espère…)

    Pour finir sur le cyber-terrorisme c’est un autre débat, et je pense que l’on se rejoint la dessus. (Pour l’instant c’est juste un bon moyen pour transformer les lois et obtenir des credits… Et j’avoue que la cyberguerre joue aussi un peu ce rôle là, mais comme le terrorisme ça fait plus peur c’est plus efficace)
    Mais qui sait ? Peut être qu’un jour on en verras de vrai des cyber terroristes…
    Des mecs qui grillent le cerveau des gens en masse en survoltant l’iphone 5k qu’ils ont sous la peau. Hi Hi Hi *rire maléfique*

    guivAg

  5. Ah et une petite précision : )
    En rien, le fait que le cybernétique ne devienne un nouveau champ de bataille, ne nous oblige a y consacrer la moitié du budget national.
    Il faut juste en tenir compte, et y réfléchir…

  6. Mes connaissances ne me permette pas de donner un avis sur ce sujet
    Mais est ce que le simple vol de données informatique ne peux pas créer de mort indirect?
    Est ce que les données récupérer via DPI ne permettes pas de tuez des citoyens de cette planète ?

  7. Article intéressant, et qui fait réfléchir mais où justement après réflexion, je pense que l’auteur a tort.

    Pourquoi? Tout simplement parce que les mots évoluent, et se définissent par une sorte d’acceptation globale, tacite, et imprévisible qui fait qu’un mot n’a plus tard pas le même sens qu’il avait avant.

    Et ironiquement, toute la partie « Les mots ont un sens », est déjà à côté de la plaque. Une guerre, il y a des morts, des torturés, etc… Mais depuis quand ?

    Guerre économique, guerre des prix, etc, ça ne vous dit rien?

    Qu’une guerre doit être violente, comporter des tortures, etc, n’est que la vision de l’auteur qui la réduit à ce qu’il veut voir. Et justement parce que les mots ont un sens, je prends par exemple larousse.fr au pif:
    Guerre:

    1) Lutte armée entre États. (La guerre entraîne l’application de règles particulières dans l’ensemble des rapports mutuels entre États ; elle commence par une déclaration de guerre ou un ultimatum et se termine par un armistice et, en principe, par un traité de paix qui met fin à l’état de guerre.)

    2) Lutte entre des groupes, entre des pays qui ne va pas jusqu’au conflit sanglant : Une guerre économique, de propagande.

    3) Lutte entre des personnes, hostilité : Entre lui et moi, c’est la guerre.

    Et je prends le larousse au pif mais on retrouve les mêmes définitions à peu près partout.

    En clair, toute la partie sur ce qu’est réellement une guerre, etc n’a déjà aucun sens, l’auteur de l’article prend la définition du mot guerre qui l’intéresse; mais pas ce qu’en dit la langue française. Assez ironique d’ailleurs vu la teneur de l’article.

    D’ailleurs quand on parle de guerre économique, l’auteur pourrait alors en dire la même chose que pour cyberguerre. Il n’y a pas de mort direct, pas de tortures, etc. Bien sûr, on pourrait parler du chomâge, du suicide, etc; mais ce n’est clairement pas une guerre armée, violente, à coups de bombes et de drônes. Est-ce que les économistes ont tous torts, les publicitaires aussi, doit on-réécrire les livres d’économie, d’histoire également, etc, car leur utilisation en serait érroné ?

    Bien sûr que non, et l’auteur n’a justement aucune légitimité pour définir la cyberguerre comme celà, il n’a pas plus de légitimité justement pour le définir que n’en ont les politiciens.

    Dire que l’usage du mot correspond à des volontés politiques est vrai, ça n’empêche pas pour autant que le mot cyberguerre puisse exister, être compris et accepté, et ça, seul le temps nous le dira, justement cette acceptation tacite et imprévisible du sens de ce mot qu’en feront les gens qui l’utilisent; ou non.

    Et justement, quand j’entends le mot cyberguerre, je n’entends pas: « morts, tortures », et j’ai l’impression que c’est également le cas de ceux qui l’entendent.
    La définition sommaire du wikipedia me parait assez juste, c’est comme celà que je l’entend et j’ai l’impression que les gens qui l’entendent, le lisent ou l’utilisent également.

    Les autres blogs, les autres journalistes, écrivains, ou simples personnes se trompent-elles dans l’usage de ce mot; peut-être, peut-être pas, seul le temps nous le dira, mais ce qui est sûr c’est que la définition qu’en fait l’auteur n’est ni plus légitime ni moins légitime que celle des autres, est-elle valable, je ne pense pas mais même chose, nous verrons bien avec le temps et je pense clairement qu’on pourra regarder dans quelques années cet article comme un non-sens.

    1. Bonjour,

      Pourquoi je veux rapprocher guerre (avec des morts) dans votre définition 1) (lutte armée entre Etats- et cyber guerre ? tout simplement parce que c’est ce que nous décrivent chaque jour depuis 1995 les Etats-Unis, gouvernement et militaires en tête.

      S’ils parlent de cyber guerre au sens de guerre, je rétorque que non, ce n’est pas la même chose.

      Ensuite, suis-je légitime pour parler de ces sujets… Voyons voir…

      Oui.

      Vous voyez Internet comme une ville avec des immeubles, des murs des portes… Je l’ai vu transparent comme du verre. Et ce que j’ai vu à l’intérieur me laisse penser que opui, je sais de quoi je parle.

      1. Sauf que ce n’est pas ce que je dis.

        La légitimité d’en parler, bien sûr, et de dénoncer l’utilisation qui en est faite par certains politiques l’est autant, j’ai jamais dis le contraire, c’est même très sain.

        Mais justement mélanger ça en disant: « voilà le sens que devrait avoir cyberguerre », là c’est illégitime, tout simplement parce que personne n’a la légitimité de le dire.

        Les mots évoluent, changent, sont acceptés ou disparaissent sans que personne ne puisse réellement dire pourquoi, ça peut être l’histoire, la société, certains usages, certaines fictions, tout et n’importe quoi sans qu’il y ait une vraie règle possible.

        Même quand l’académie français a voulu définir qu’on ne disait plus: »un bulldozer » mais « un boutoir », ça n’a strictement rien changé.
        L’usage des mots est à tout le monde et à personne, et la référence à d’autres mots n’est pas une règle non plus. Celui qui fait foirer exprès un contrat de sa boite n’a pas grand chose à voir avec celui qui mettait un sabot dans une machine pour la mettre en panne; et je n’ai jamais vu personne dire: « voilà le vrai sens du mot saboteur », y a pas de règles là dessus.

        Et justement parce qu’il n’y a pas de règle, dire ce que devrait être réellement ou non le mot, c’est illégitime. A ce moment là, je vous dis qu’un métal précieux jaune ne doit pas s’appeler de l’or mais du chocolat, parce que j’en ai décidé ainsi.

        La cyberguerre justement, comme beaucoup j’ai l’impression, n’a pour moi rien à voir avec le sens qu’en donne certains politiques.

        Critiquer l’usage qu’ils en font etc, c’est très bien, mais toute cette partie sur ce qu’est ou doit-être le mot guerre est un non sens.

        D’autant plus d’ailleurs que oui, j’avais bien compris que vous parliez de la définition 1, mais que justement, il y a la 2 et la 3 qui collent, et même si il n’y en avaient pas qui collaient ça serait tout aussi illégitime.

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