La bourse ou la vie ?

Question centrale pour notre beau système en république populaire de France, qui a du empêcher de dormir ce week end notre président du pouvoir d’achat et des produits dérivés : la bourse, ou la vie ?

A l’heure où le gigantesque château de cartes à rustine qu’est devenu le système financier mondial s’effondre, il semble que – dans le bassin Méditerranéen et aux alentours tout du moins, les différentes oligarchies se retrouvent les unes après les autres prises dans un étau entre leurs peuples – qui réclament des changements radicaux – et leurs ‘marchés’ qui réclament plus de sous (pour eux, et donc moins pour le peuple).

Tunisie, Egypte, Maroc, Jordanie, Syrie, Bahreïn, Yemen, Grèce, Espagne, Angleterre, Israël… L’idée que la France soit épargnée relève de la méthode Coué Barouinesque, tout aussi crédible qu’un nuage radioactif Ukrainien qui s’arrêterait aux frontières de notre beau pays.

Tout est prêt, pourtant, pour que le feu prenne : une oligarchie qui ne prend même plus la peine de se cacher, un taux de condamnation au pénal au sein du gouvernement qui fait passer un hall d’immeuble du 93 pour un jardin d’enfants, une Orwelisation de la société largement popularisée – pour ne pas dire symbolisée – par Hadopi, et pas la moindre perspective d’un coté comme de l’autre de l’échiquier politique, où les mafias en place rivalisent de démagogie (augmenter de 50% le budget de la culture à la veille d’un cataclysme financier mondial relevant, au choix, de l’incompétence économique Royaliste ou du foutage de gueule, et vu le CV et l’ascendance du ‘responsable’ qui a émis cette idiotie, on peu aisément parier sur la seconde hypothèse).

Alors, pour paraphraser des jeunes de banlieue issus des halls précités : qu’est ce qu’on attends pour foutre le feu ?


(à écouter en bande sonore pour lire la suite de ce billet)

 

L’austérité qui vient

L’inévitable austérité à venir tombe à un moment fort délicat dans le pays apathique des Droits de l’Homme : tout comme aux USA, nous sommes en période électorale, et l’enjeu en sera sans nul doute l’économie (et les rumeurs, dont de plus en plus d’analystes commencent à comprendre que leur utilité première est – à la manière d’un désodorisant – de masquer l’odeur nauséabonde d’un échec des élites de tout bord à avoir su prévenir la catastrophe).

C’est autour de l’économie que devraient se cristalliser les projets des candidats (et pas forcément la campagne) et l’on devrait voir dans les mois à venir une surenchère spectaculaire à ce sujet. On peut s’attendre à deux effets Air Wick pour masquer l’odeur de décomposition avancée du système d’un doux effluve de démagogie.

 

 

C’est la faute aux riches !

C’est LA formule gagnante à gauche dans un pays dont le niveau moyen de compréhension de la chose économique est peut-être l’un des plus faible de la planète (après la Corée du Nord). Aborder un système que même les plus brillants mathématiciens ont du mal a comprendre comme s’il s’agissait d’une équation du premier degré a de bonnes chances de remporter les suffrages : plus c’est gros, mieux ça passe.

 

 

Le raisonnement est simple : cette crise a été provoquée par les riches (diagnostic), taxons les (solution). De façon plus ou moins crue, c’est à coup sûr l’essence du remède censé mettre le feu au camp adverse et rallier à soi les économistes du dimanche se réclamant de Marx sans avoir jamais pris la peine de feuilleter Le Capital.

Problème : un simple coup d’oeil à un petit graphique permet de s’apercevoir que si du point de vue de la justice sociale (ou de la vengeance) cette solution est séduisante, du point de vue économique, elle n’a rien de satisfaisant et ne mènera nulle part. Voilà, à titre indicatif, une représentation des revenus imposables disponibles par tranche de revenus dans la population américaine, on pariera aisément que la situation française ne doit pas être bien différente (si vous avez des datas, on est preneur).

 

 

Vu l’immensité des sommes à trouver, taxer les riches n’est même pas l’amorce de la solution (ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas le faire, juste que ce n’est pas la solution au problème, hein). Ceux qu’il faut taxer, c’est ce qui est taxable : la classe moyenne. Quiconque prétend le contraire se fout de votre gueule, soyez en sûr.

 

 

Problème : en France, c’est le gros des troupes, et pire encore, c’est en son sein que se trouve le ‘swing vote’, ces 5 à 10% de la population qui ne savent pas encore pour qui ils vont voter et qui font, en réalité, toute la différence, et sont l’objet de toutes les attentions dans une période électorale.

Comment dès lors se faire élire en annonçant qu’inévitablement, afin de préserver le système (dont on fait partie) on va procéder à l’élimination de la classe moyenne (dont on ne fait pas parti) ? La solution est simple : en masquant cela par un gros mensonge. Les riches, un bouc émissaire d’autant plus facile qu’ils ne sont pas forcément innocents, et qu’ils ont le plus grand mal à susciter la compassion (les pauvres… enfin… façon de parler).

 

C’est la faute aux arabes !

Problème (à droite) : quand on est en charge de défendre les intérêts des riches, les accabler de la sorte revient à scier la branche sur laquelle on est assis. Il faut donc se trouver d’autres boucs émissaires. Les juifs étant un sujet tabou (la France a joué cette carte il y 70 ans contribuant activement à en massacrer plusieurs millions), on se rabattra sur les arabes (qu’on se contente de reconduire aux frontières afin qu’ils aillent se faire massacrer ailleurs, ce qui au final n’est pas radicalement différent, les charters ayant remplacé les wagons à bestiaux, le progrès étant passé par là).

Comme il est illégal d’être raciste dans le pays du fromage (la censure étant une solution miracle au problème qui dépasse en efficacité toutes les crèmes antirides du monde), on prendra soin de maquiller cela sous une épaisse couche de démagogie : sécurité (les arabes – et non les populations pauvres et acculées – en sont pleinement responsables, ma bonne dame), fraude aux allocations familiales, etc… 100 millions de fraudes aux prestations sociales, pour des français incultes en économie qui confondent allègrement tout ce qui se compte en euro ou en dollars, et comparent sans sourciller des choux fleurs et des carottes avec l’assurance d’un Alain Minc, c’est parfait. On se gardera bien de leur signaler que 100 millions, au vu des problèmes budgétaires auxquels nous faisons face, revient à rééquilibrer son budget familial avec la pièce d’un euro qu’on a trouvé par terre ce matin.

La solution miracle : la rumeur

Ultime solution pour masquer l’odeur de l’échec : la rumeur, dont le bruit qu’elle génère peut à coup sûr masquer toute tentative de débat constructif. Dans le pays de la liberté d’expression modérée, où aucun journaliste n’a pris soin d’enquêter sur la moindre rumeur (la préservation de l’emploi étant une priorité autrement plus conséquente) et dont la crédibilité de la presse approche des profondeurs abyssales jamais atteintes jusqu’ici, la différence entre une rumeur et une information – comme dans la Tunisie de Ben Ali – est souvent mince.

Pour peu que l’on maitrise l’art de sa propagation – et c’est là qu’internet fait tout la différence – on a probablement là une solution efficace au problème des mauvaises odeurs (et du bruit). La corruption ne faisant pas plus recette en France qu’en Italie (au grand dam de Médiapart qui commence à comprendre l’inconvénient des walled garden), on se rabattra sur les moeurs et la vie privée avec, dans l’ordre : libertinage, alcoolisme et pédophilie… sans doute la recette gagnante pour les élections de 2012.

On notera – non sans une touche d’ironie – que le troisième volet – à venir – de la vague de rumeurs sera, elle aussi, la faute aux arabes, sans qui bon nombre de cas qui finiront par être exposés au public dans les mois à venir n’auraient jamais eu lieu, faute de gamins à violer.

LULZ

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Auteur: Fabrice Epelboin

Ancien directeur de publication de ReadWriteWeb France, cofondateur de plein de trucs, e-guerillero fi Tounes, spécialiste intergalactique de l'infowar, réincaranation de Nostradamus tous les 26 du mois par temps agité à très agité.

74 thoughts on “La bourse ou la vie ?”

  1. Euh, je le lis mal le graphique ou bien tu considères que se faire entre 100k$ et 200k$ par an c’est être au milieu de la classe moyenne ?

    Ce graphique est mignon : la façon dont on regroupe les classes permet de les faire apparaître plus petites qu’elles ne sont. Sinon, on peut aussi regarder comment ça se répartie en décile, c’est à dire quand on fait des cases contenant la même population dans chaque :
    http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATnon04249

    http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATnon04253

    à 53 000 euros par an (et par personne dans le foyer) on est dans le premier décile, c’est à dire les 10% les plus riches de France. À eux seuls ils représentent près de 50% des 5 déciles en dessous d’eux, la « classe moyenne ». Ce n’est pas un gisement ridicule du tout !

        1. C’est par foyer fiscal tout ça, hein, les américains sont bien plus riches que les français, mais faut pas pousser. Au passage, 4k€/mois pour un flic, en France, ce serait hallucinant, tu reconnaitra, je suis même pas sûr qu’un commissaire gagne autant ;-)

      1. Je voulais écrire « la classe haute », rah ça m’apprendra à relire.

        Si tu veux parler d’un graphe du même genre que celui que tu as mis, non, je n’en ai pas trouvé pour la France. Mais je continue de trouver que ce graphe relève de la manipulation : l’axe horizontal n’est ni linéaire ni logarithmique. On pourrait avoir le message tout à fait inverse en coupant la tranche 100k-200k en deux tranches et en regroupant le 1M+ en une seule. Là les riches représenteraient le pic.

  2. Et tu critiques beaucoup, notamment à gauche, mais tu proposes quoi ? Parce que la posture du « dénonciateur systématique » n’est pas hyper constructive … Le pouvoir au peuple ? Les champions du populisme sont aux extrêmes (droite et gauche), ça va être sympa ! Ce n’est pas parce que la démocratie représentative a des failles qu’il faut jeter le bébé et l’eau du bain (même si en ce moment, l’eau du bain est en effet très sale)…

  3. Oui, c’est connu, je suis de droite. LOL. Allez, on va dire que c’est la première fois que tu me lis…

    L’eau du bain est en effet très sale, et à force de laisser le bébé chier dedans, en effet, on est tenté par la vidange…

    Ils proposent quoi au fait, à droite et à gauche ? Continuer, si j’ai bien compris ?

    1. Oui mais toi, tu propose quoi ?

      Je vous lis (et j’apprend beaucoup) de vos articles ici. Quand je rentre du boulot, je réfléchis a trouver des solutions, j’écoute les gens a la radio (sans a priori) pour écouter leurs idées, bonne ou mauvaise, etc.

      Mais être dans la critique systématique c’est utile (la preuve, je viens ici pour apprendre, pour parfois me faire une traduction de ce que j’ai lu ou entendu) mais … pourquoi pas un article sur les gens qui propose d’autres solutions, d’autres alternatives et qui vous paraissent intérréssante et innovante ?

      1. je ferai le boulot des politiques qd ils feront mon boulot … Y a pas une obligation d’être constructif. L’intérêt de la chose c’est le regard que l’on porte sur les évènements.

    2. Oh non, ce n’est pas la première fois que je te lis. Je dois même encore te suivre sur twitter … Je sais donc que tu n’es pas de droite, je ne l’ai d’ailleurs pas dit.

      Je critiquais seulement ta posture de dénonciation. Et le fait que ton billet mélange beaucoup de choses (pour faire réagir et susciter la discussion, si j’en crois l’un de tes commentaires à un précédent article). Je pense qu’on est assez d’accord sur le diagnostic (eau du bain toussa).

      L’UMP et le PS proposent en effet de continuer plus ou moins en l’état … mais ont-ils les moyens de changer _vraiment_ les choses ? Ou le changement ne doit-il pas venir de la société civile, pour que les « marchés financiers » ne soient plus les seuls aux commandes …

      À titre de remarque, note que passer le budget de la culture de 2,7 à 3.5 ou 4 Milliards (+30% ou +50%), c’est un peu une goutte d’eau dans le budget de l’État, c’est une promesse qui ne coûte pas cher (du moins, comparées à celles du camp-d’en-face, type bouclier fiscal). L’opportunité en temps d’austérité d’une telle mesure reste bien entendu discutable.

      Remarque 2 : quitte à avoir le choix entre l’UMP et le PS, je préfère que ce soit les seconds qui gouvernent, le climat xénophobe et individualiste actuel étant particulièrement détestable …

      1. Ha, au moins la démarche est comprise. Merci.

        Je propose un débat, justement.

        Balancer une promesse à la con (même sur un budget au demeurant ridicule en période de calme ou de croissance économique), est parfaitemetn stérile en terme de débat, et masque une absence absolue de vision à long terme, et pire encore, une farouche volonté de ne pas l’admettre (alors qu’objectivement, qui peu prétendre voir l’avenir de façon clairvoyante aujourd’hui ?)

        Ca n’est pas plus constructif que d’orchestrer des rumeurs, comme le fait le camp d’en face, même si c’est éthiquement un poil moins condamnable.

        1. Oui, enfin en politique, si tu ne te prends pas au sérieux, les autres ne le font pas à ta place. Donc, Martine Aubry, comme les autres, doit « y aller », et ne peut se présenter devant les électeurs en disant qu’elle n’a pas de vision clairvoyante de l’avenir … vues les certitudes (bidon, certes) affichées par ceux d’en face, ce serait aller droit dans le mur que d’afficher des doutes, même si ce serait intellectuellement et moralement plus satisfaisant pour tout le monde (eux et nous).

          Et, sinon, sa proposition a été faite à Avignon, dans un contexte purement culturel, s’adressant avant tout aux « cultureux », ce n’est (à mon avis) pas là dessus qu’elle entend que les « swing voters » fassent leur choix …
          Plutôt quand elle s’engage sur des choix de société (logement, retraites, etc.) (il lui manque encore « internet » dans la liste).

          1. D’accord pour les swing voter, il n’y en avait pas dans la salle (sauf que le message a dépassé le cadre de celle ci, mais bon).

            Sinon, tu ne pense pas que c’est cette façon de faire de la politique qui est à l’origine du problème ? Que c’est précisément ça qui nous met dans le mur ? En gros, l’argument c’est de dire que la responsabilité en politique consiste à faire n’importe quoi parce que les autres en font autant ?

            On va à la catastrophe avec des gens comme ça, non ?

          2. je n’ai pas dit que c’était responsable … mais que, compte tenu des travers de la vie politique actuelle induits par les médias, il n’y a pas vraiment d’alternative, en tout cas en période pré-électorale (« il faut les battre sur leur terrain »). Il sera ensuite temps de faire « bien » de la politique.

            La responsabilité politique se juge quand on est au pouvoir, pas avant. Pour moi, la fin (l’élection à la présidence, la non réélection de la droite) justifie _ici_ beaucoup de moyens.

          3. Si cela changeait en dehors des périodes électorales, je veux bien, mais c’est loin d’être le cas…

            Tout cela ne peut mener qu’à une seule chose : un soulèvement de masse, comme on le voit un peu partout en ce moment, et à une déconnection totale du PS (et de la gauche en générale) de ce soulèvement (comme on le voit un peu partout encore une fois).

  4. Je ne comprends pas trop ce qu’il est sensé ressortir de cet article : l’idée qui veut être donnée.

    Si j’ai bien compris, il faudra taxer les classes moyennes (ce que ne cache personne, notamment au PS où ils ont annoncé que les impôts devraient augmenter avec une remise à plat de la fiscalité qui ne va pas arranger notamment les couples de classe moyenne -ce n’est pas dit comme ca, mais si on écoute et calcule …-, et encore moins les riches, mais ils ont les moyens de payer plus, eux …).

    Mais est ce un plaidoyer économique ? Une manière de dire « c’est tous des menteurs, ca sert a rien d’aller voter » ? Quelle alternative ? Tu veux te lancer dans la course ? On serait peut être prêt à te suivre si on est d’accord avec toi.

    Cet article me laisse vraiment désireux d’en connaitre la finalité. Alors vas y, selon toi, qu’est ce qui pourrait sauver notre économie/changer le système après 2012 ? ;)

    1. Pour le coup, Chouchoune, le PS ne se cache pas d’avoir cette intention, c’est plutôt le camps adverse qui se fout de la gueule du monde sur ce point.

      Pour la finalité, jette un oeil à Raph qui a saisi : lancer un putain de débat.

      Les solutions préconisées ne marchent pas, et on s’échine à continuer à les appliquer… WTF ?!

      J’aurais tendance à parler de revenue de vie, de monnaie alternative, de réintermédiation dans l’agroalimentaire, de réforme radicale de celle ci…

      Ceci dit, rassure toi, on a des trucs en stock, laisse nous juste terminer la peinture et le finitions…

      1. Attention a pas te méprendre hein, le fait qu’on te demande tes idées, c’est pas pour dire que ton texte est pourri, que tu peux rentrer a la maison et tout hein.

        Comme je l’ai dit et redit, vos (j’inclue tout le monde) analyses m’intéresse. Pas toujours d’accord, mais ca m’intéresse.

        Reste qu’effectivement, pour moi le constat est maintenant assez net. Alors une piqûre de rappel de temps en temps c’est bien, mais effectivement, quelques idées m’intéresse maintenant énormément.

        J’ai même envie de dire que la fin de ton commentaire me met l’eau à la bouche ;)

        1. En fait, avec quelques amis, on planche non pas sur une solution miracle (on n’a rien, désolé), mais sur une compil d’une multitude de trucs touchant aussi bien à l’agriculture qu’à l’énergie (et au numérique, bien sûr) qui ont été soigneusement enterré par les lobbies…

          Savez vous qu’on peut faire pousser des légumes dans le désert sans engrais et à très peu de frais ? (et sans ogm of course)… Ben moi non plus, je savais pas.

          Le soucis, c’est que compiler ça et le rendre lisible prend du temps… Encore quelques mois…

          Ceci dit, faut pas se faire d’illusion, ces même lobbies financent les partis, donc ce ne sera repris et appliqué par personne (mais ce n’est pas une raison, n’est ce pas).

          1. Les solutions miracles, si elles existaient, n’importe quel politique les auraient mise en place.

            Par contre, cela indique aussi que tout est lié (alimentation, niveau de vie, etc).

            J’avais entendu a la radio un reportage sur une culture de riz (bon rendement, moins consommateur d’eau) mais impossible de mettre la main dessus :'(

          2. « Savez vous qu’on peut faire pousser des légumes dans le désert sans engrais et à très peu de frais ? (et sans ogm of course)… Ben moi non plus, je savais pas. » …

            euh , moi je savais et je continue à me demander comment on peut faire pousser des centaines d’hectares de haricots verts et de patates « bios » dans le désert … pour les revendre chez monsieur carrouf … en bio …

            putain j’ai de ces doutes moi !!!

            chuis plus intéressé par l’idée de relocalisation , même si elle est pô bio pur jus …

            reste que comme disait ma grand mêre, y a aussi de la gauche à la gauche du Parti Solférinien , même si c’est pas toujours fastoche …

          3. re-localisation :-)

            On pourrait commencer par imposer un bilan carbone sur tout ce que l’on achète, ça foutrait la honte aux yahourt dont le lait est produit en France, la fabrication faite en italie pour être ensuite vendus en pologne…

      2. Mouais… Les solutions ne sont qu’évoquées et me paraissent relativement faibles.
        « Revenu de vie, monnaie alternative, réintermédiation dans l’agroalimentaire » ??!!

        Quant au diagnostic et à la critique, si elle est plutôt bien écrite, elle ne me paraît pas apporter grand chose de nouveau, c’est plutôt du genre « la droite, c’est nul, la gauche aussi… Nous, on ferait mieux ». Au-delà du nihilisme t’invitant à te comporter en élite éclairée qui sait mieux que les autres, j’aurai aimé lire de vraies propositions originales et développées. Mieux répartir les richesses est évidemment une des solutions politiques, que tu le veuilles ou non. Déconnecter la finance de l’économie réelle (s’ils veulent jouer au casino, ce sera sans nous et nos emplois) semble être une autre piste, et si ce chantier paraît trop ambitieux, il s’agirait au moins de limiter le périmètre de la spéculation (l’interdire sur les matières premières et les dettes des pays par exemple). Un retour à l’agriculture vivrière serait aussi souhaitable, supposant la mise en place de coopératives agricoles et d’un lien plus direct entre le producteur et le consommateur sur le mode des AMAP ou de marchés autogérés par les producteurs (du producteur au consommateur).
        Il faudrait aussi limiter le pouvoir des banques et créer une alternative crédible dans ce secteur qui ne manquerait pas d’attirer nombre d’épargnants j’en suis convaincu et qui ne s’amuserait pas à boursicoter avec leurs économies mais à soutenir des projets d’économie sociale et solidaire avec un même niveau de service que les banques existantes.
        Juste quelques idées jetées ici en vrac pour ouvrir le débat sur des propositions claires ;)

        1. Ha non, « nous on ferait mieux », c’est vous qui l’inventez, je n’ai jamais prétendu ça, j’ai juste dit qu’on serait moins démago, et c’est déjà beaucoup.

          Dis moi, les coopératives agricoles et les AMAP, c’est pas un peu de la réintermédiation de l’agro alimentaire que j’évoque de mon coté ? Pourquoi c’est bien quand c’est toi qui le dit et ‘faible’ quand ça vient de moi ?

          Pour l’alternative aux banques, je te renvoi à la discussion plus bas sur les cryptocurrencies.

          C’est bizzare, hein, que tes solutions soient aussi celles que j’évoque mais que tu les méprise quand elles viennent de moi… Pas trop le sens de l’équité pour quelqu’un qui affiche des opinions de gauche.

          1. Tu restes quelque peu silencieux sur la répartition des richesses me semble-t-il.

            D’une façon générale, inventer de nouveaux termes pour désigner des choses identiques ne conduit qu’à diluer et déplacer le débat (cryptocurrencies, réintermédiation alimentaire, etc.)

            Je n’ai rien de particulier contre toi, j’essaie juste de voir où va ta réflexion. Je comprends bien qu’être libre-penseur offre un statut avantageux par rapport aux partis institués (notamment il permet de s’arroger une posture dénonciatrice), mais il est bon de dire d’où l’on parle clairement. Voteras-tu aux prochaines élections ? Encourages-tu une initiative politique en dehors de celle mise au point par tes amis et toi-même ?

          1. Ah tiens, au dela d’un certain nesting on ne peut plus faire une réponse directe ? Et pas moyen d’accéder aux réponses de ses commentaires nulle part dans le site, dommage ça. (Rahlala, on est en exigeants les lecteurs 2.0 ;-) )

            Non, c’est un graph fait à partir des données du lien de nicosua :
            http://revolutionfiscale.fr/simuler/distrib/tableau_pat.php?conceptpat=k_cn

            C’est les patrimoines. J’avais pas vu qu’on avait accès aux revenus aussi. C’est sensiblement la même musique :

            http://i.imgur.com/1N6SE.png

          2. D’accord, mais ce qui est interessant si on se place dans la perspective d’un Etat, c’est le revenu taxable disponible par catégorie de revenu, le fait que les riches soit plus riches, on s’en fout un peu, non ?

          3. Moi je veux bien, mais c’est quoi la définition d’un revenu taxable ? C’est grosso modo le revenu, l’état peut imposer au taux qu’il veut entre 0 et 100%. Donc l’intérêt de cette courbe est de montrer que non, les riches ne représentent pas une goutte dans l’océan, quand on taxe les revenus et que ce n’est pas que de la démagogie de parler d’augmenter leurs impôts.

          4. Alors oui, c’est le revenu. Le revenu moyen par quantile de 1%, mais ça revient au même au niveau de la forme de la courbe puisque tous les quantiles ont la même population.

  5. On flippe tous de ce qui est entrain de ce trammer, mais tout ça est de notre faute inconsciente, on préfère redistribuer notre argent dans des multinationales, pour faire nos courses, dans l’immo, (voiture pas le choix, et essence non plus), technologie, banques… etc Notre argent on la donne à ceux qui s’en servent pour manger le marcher et devenir monopole, pouvant ainsi faire baisser les prix et créer un cercle vicieux. Certes j’ai grossis et accéléré ce que je veux dire, mais si on remonte à 100 ans en arrière sur l’économie des industries, on comprend que la forme et la gratitude d’une entreprise est de devenir la meilleurs en mangeant les autres. N’est ce pas là le problème? Ne sommes nous pas indigné devant le colonialisme? Un certain nombre d’entreprises agissent exactement de cette façon et achète la planète entière. Pourquoi les débats de moral en politique sont tabou? Comment on peut oser parler de respect de l’homme et fuir l’idée d’aborder la moral éthiques du nécessaire pour le respect de l’autre? je sais cela fait parti de l’éducation, mais Ouha, on est en 2011 et on a déjà oublié le siècle humaniste, le siècle des lumières, (alors qu’on prône les valeurs de la France pour une partie d’amnésique) et on continue à réver de pouvoir vivre dans une Europe qui n’avait pas fini sa maturité individuelle. Ils ont seulement voulu aller trop vite, comme des gamins précé de vouloir unifier tous les pays du monde pour jouer avec leur futur gouvernement mondiale. Mais faut ptêt passer par une éducation de fond, pour arrivé à ce stade, on a bruler toute les étapes. Politiquement si on voulais faire un retour en arrière pour éviter de couler sous l’UE, on a qu’un parti nationaliste, et il semblerait que si on souhaite rester dans l’UE, on ait pas la main sur le gouvernement européen. Cool, alors il va se passer quoi? échauffements puis provocations entre les différentes idéologies qui se haïssent? Guerre civile sous une pseudo révolution, où les extrèmes vont s’en donner à coeur joie? Super trop intelligent.

    Bref on est coincé. Vu ce que j’expose, je vais passer pour un abruti, mais bon j’ai qu’un Bep et je suis ouvrier depuis l’age de 15, alors ne m’en voulez pas, merci.

    Les choses que j’en tire, c’est qu’on doit se responsabiliser, et on doit recréer l’économie, mais pour cela il faut supprimer le maximum de stress afin d’y arriver. Pour recréer l’économie ce serait intéressant de débloquer tous les gens qui sont dans des usines parce qu’ils ont pas de le choix, et de les motiver à créer leurs entreprises. On devrait légalement pouvoir participer à la société en proposant tjrs des alternatives aux solutions industriels. Mais là encore Les Brevets bloques tout (et faudrat que ça change). Et même si les statut auto-entrepreneur ont explosé ces derniers temps, il faudrait pouvoir faire exploser la créativité des gens en désalourdissant toute la paperasse qu’il faut pour ouvrir sa boite. Encourager les banque coopérative à se développer pour les prèts à la création, encourager les gens à se faire confiance, et réapprendre à travailler ensemble en se tolérant, ce qui veux dire qu’on doit en connaitre bcp plus sur la psychologie et les sciences humaines, ça ne devrait pas être réservé qu’aux RH et autres statuts nécessitant la connaissances des hommes et femmes. On peut donc recréer les programmes et les matières à enseigner à l’école, et chez sois.

    Vous me direz, depuis des générations on refais le monde entre amis, familles, nous sommes des utopistes, idéalistes, tout ce que vous voulez, mais va bien falloir qu’a un moment on prennent une décision.

    Et si ce qu’on revendiquait était la liste des besoins élémentaires détaillées que nous afficherions pour réorganiser l’éducation pour que chaque citoyen puisse ce réadapter à ce nouveau monde? Ils ne suffit pas de crier « plus d’éducations » ou « pas content » sur des panneaux, mais de montrer qu’on a tous un cerveaux pour exprimer dans le calme (bien que la colere soit logique, mais pas aidante) et lister nos besoins, afin que ceux-ci soient épluchés, étudiés, et réintégrés dans la nouvelle conception de la société de demain.

    Le travail en coopération et dans la connaissances est pour moi la seul clef.

    Désolé pour le discourt répétitif de plusieurs génération de comptoir.

    On me dira Do It Your Self!
    C’est ce que j’apprends à faire…

  6. Des idées, il y en a.
    En faire une compile ? Pourquoi pas, mais c’est un travail titanesque.

    D’autres ont déjà fait un bon bout du chemin, pour émettre leurs hypothèses, leurs suggestions, leurs recommandations.
    Le risque n’est-il pas un morcellement, un éparpillement des énergies, voire des idées ?
    Ceci dit, il faut bien commencer quelque part, choper un bout de laine pour détricoter le pull.

    Pourquoi ne pas s’inspirer du logiciel libre ? Des dizaines, parfois centaines des personnes, qui travaillent à un projet commun, chacun dans son coin (du monde). On assemble les morceaux, et ça marche ! Terrible, ça.
    Question de méthode, et de techniques communes. Et d’aptitude à la communication, je suppose, aussi.

    L’article fait allusion à Marx. Et à une lecture rapide, voire une mémoire sélective quant à ce qu’on a pu lire dans le Kapital. Une piste, de base, serait bien de relire Marx, avec un « œil neuf », sans préjugé. Et mettre en perspective cette lecture avec la période qu’on vit. Stupéfiant, comme exercice !

    J’attends avec impatience que reflets nous mette en route un « socialpedia » ou un « politipedia » : ça devrait pouvoir attirer du monde.

    1. Tu te doute bien que si un tel projet à embarqué des gens comme moi c’est justement pour y apporter une démarche collaborative à la ‘open source’, ceci dit, le problème est de bootstrapper un tel truc avec évidemment zéro moyen… pas évident…

      Il faut non seulement faire connaitre ces solution au grand public, apporter les informations necessaires à ceux qui veulent les mettre en oeuvre, mettre en relations ces derniers avec des investisseurs, etc, etc…

      1. Et bien, je vais continuer à lire reflets avec encore plus d’attention.
        D’une manière ou d’une autre, si je peux apporter ma contribution, ce sera avec grand plaisir. Ne serait-ce qu’en faisant connaître l’initiative, ce qui est un minimum.
        L’idée est extrêmement intéressante.

  7. Réduire une politique de gauche à « taxer les riches » c’est un peu court. Le problème vient plutôt de l’assiette des impositions ( impôts comme cotisations sociales ), et du manque de progressivité de ces impositions.
    Une seule adresse :
    http://www.revolution-fiscale.fr/

    Et le livre qui va bien _Pour une révolution fiscale_ de Pikketty et Landais.

    Déjà avec ça on peut faire un premier pas vers la justice sociale et on redonnera un peu de pouvoir à un Etat qui doit être capable de défendre les citoyens contre la prédation et la cupidité de ceux à qui profitent le capitalisme mondialisé.

    Après, il faut développer une économie qui dépendent moins des interêts et de la spéculation. Mais c’est une autre histoire

    1. Personne ne s’est jamais intéressé au théories des économistes de gauche, et notamment de ceux du Parti Socialiste. Même ici, sur un site où l’on prétend donner des lecons sur la facon de traiter l’information, de dialoguer, on tombe dans les travers des médias traditionnels qui caricaturisent les prises de positions de chacun.

      Si Fabrice avait lu un livre d’un économiste de gauche, notamment de Thomas Piketty que personnellement j’adore, mais il y en a d’autres (Liem Hoang Ngoc, Jacques Généreux, plus « à gauche »), en réfléchissant un peu, en essayant de comprendre les implications de chacune des propositions, il aurait sûrement compris que sa caricature simpliste d’une gauche disant « on va taxer les riches » est fausse … C’est regrettable. Les médias traditionnels ne sont pas capables de fouiller plus profondément pour rendre compte des vraies propositions de chacun et de parler vraiment de programme politique. Il est dommagaeable que des médias dits « nouveaux » (et sous entendu « mieux ») en fassent de même.

    2. Je ne parle pas des théories économique mais des petites phrases démago qui font l’essentiel du bruit (oui Chouchoune, c’est en effet une caricature, bravo, sauf que moi je fais exprès et que c’est une figure de style, pas une personnalité trollesque).

      Là dessus avouez que ‘taxer les riche’ est un grand classique.

      Je suis étonné de ne pas entendre parler du revenu de vie ? On laisse Villepin se l’accaparer ? Ca me semblait bien de gauche au départ, et avec l’apparition des monnaie cryptées, non seulement inévitable, mais souhaitable.

      1. Mais, quels sont les raisons de se limiter à de petite phrases démago ? Il n’y a pas d’autres moyens de se faire entendre dans les médias différemment. « Taxer les riches », c’est une caricature d’un modèle de redistribution différent, qui ne veut pas dire que les impots ne vont pas augmenter, mais simplement que l’effort sera porté en priorité sur les revenus confortables, et non pas, comme le fait le gouvernement actuel, sur les revenus les moins aisés. Je te défie, dans un média traditionnel, d’être en mesure d’exposer une théorie plus fournie que cette petite phrase : c’est impossible (on te coupera au montage, ou alors tu passera a 2h30 du matin dans l’émission éco d’une chaine de la TNT regardée par 3 clampins …)

        1. Je te défie de voir la moindre différence entre ceci http://bit.ly/oAeKXi et la ligne éditoriale d’un média traditionel.

          Tu vois où est le problème ?

          Maintenant, si tu veux faire un poil de prospective sur l’économie – non pas que les économistes que tu cite soient insignifiants, loin de là – il serait bon de ne pas faire (comme eux) l’erreur de ne pas prendre en compte internet (tant qu’à être sur un ‘nouveau média’ de hackers, hein).

          Comme tu le sais (probablement), internet a radicalement changé pas mal de fondamentaux, comme, dans l’économie de la culture, le fait d’avoir fait passer le système tout entier (hors spectacle vivant) de l’économie de la rareté à l’économie de l’abondance (P2P, mp3, toussa). Figure toi qu’il fera inexorablement de même avec la monnaie avec la cryptocurrency, et donc avec l’économie dans sa totalité, et par la même, la fiscalité. Les gens sérieux tablent sur 10 ans, et comme c’est le temps qu’il a fallu à Napster pour mettre à sac les maison de disque, j’ai tendance à les croire.

          http://falkvinge.net/2011/05/19/the-information-policy-case-for-flat-tax-and-basic-income/

          1. Ah, ben on avance un peu.

            Personnellement, je pense que le « inexorablement » est de trop dans ton commentaire (un peu de modestie, tu peux parfois te tromper malgré toute la bonne foi du monde ;)), mais je suis d’accord qu’il faille que les politiques se préparent aux mutations qu’apporteraient les nouvelles technologies avec notamment les crypto-currencies. Je ne pense pas que le phénomène prenne autant d’importance que tu le penses toi, mais il faut absolument préparer cette éventualité.

            Par contre, tu cites ici le site du PS contenant des communiqués de presse qui ne vont pas au fond des sujets traités. On peut le regretter, mais je ne pense pas que le site du PS soit la place pour des argumentations techniques. Ces sujets (je ne parle pas des crypto currencies en particuliers, mais de publications économiques ou autres allant au fond des sujets) sont par contre traités et publiés par divers think tanks, affiliés au PS ou proches, tels que la Fondation Jean Jaurès ou Terra Nova (qui est plus « globale » à la gauche en général).

            Les crypto-currencies pourraient tout à fait faire partie d’un sujet traité par ces fondation : tu leur proposes quand ?

          2. Oui, Pascal Nègre pensait aussi en 2001 qu’ « inexorablement » était de trop. Barnes & Nobles aussi en 1995, et toi en 2011.

            Savais tu que Terra Nova est financé par des gens comme Areva et Microsoft ? Ca fout les boules, hein ?

            Je leur ai proposé. Pas interessés. Et oui, je les connais bien.

          3. Ce que je voulais te faire comprendre en disant qu' »inexorablement » était en trop, c’est qu’il est éventuellement envisageable que parfois, un jour, (rarement ?), dans un moment de pure détresse de ta part, et même que ce serait la faute de quelqu’un d’autre possiblement, tu puisses … te tromper !!!

            OMG !!!

            Incredible, isn’t it ?

            Tu peux penser, dire, mais un argument d’autorité comme « inexorable » est superflu !

      2. Et quel est, donc, l’objectif de cette caricature ? Je pense que plus qu’amener à une discussion de fond par la suite (oui, moi aussi j’ai bien entendu que c’était ton but), elle amène une certaine frustration de voir un article creux, sans avoir vraiment matière à réflexion sur le sujet traité … Simplement une attaque en règle contre quelque chose.

        J’ai sûrement une « personnalité trollesque », j’en conviens, et j’aime le débat et la contradiction, mais je ne pense pas qu’un débat ou une discussion politique puisse vraiment partir d’approximations et de caricatures …

        1. Chouchoune, dénigrer l’adversaire dans un débat public ne sert jamais une cause, jamais, et moins encore celui qui pratique cette figure de style. Tes méthodes dialectiques ne sont pas adaptés à ce média et sont assez agaçantes (d’où le qualificatif de trollesque). J’imagine qu’elles sont héritées de l’art du débat public à l’oral, or nous ne sommes pas dans ce cas de figure, ne serait-ce que parce que nos échanges ne sont pas ici en temps réel (ça pourrait fonctionner sur un IRC, ceci dit).

          Cette caricature que tu m’attribue n’est pas de moi, c’est cette caricature que je dénonce dans mon article (par ailleurs, elle est plutôt utilisée plus à gauche que le PS, le PS a tendance à ne pas trop abuser avec). Mais bon, ça, tu dois le savoir et feindre de l’ignorer pour appuier ton modèle dialectique, tout comme feindre d’ignorer les deux liens que j’ai précédemment inscrit dans mon commentaire ci dessus, et qui, j’en conviens, sont perturbants pour ce qui te sert de raisonnement.

          Pour ce qui est de matière à réflexion, si la fin annoncée de la monnaie et de la logique fiscale qui y est accolée n’est pas suffisante pour toi, je ne vois pas ce qu’il te faut. Taxer les riches, les pauvres, ou la classe moyenne, n’aura dans dix ans aucun sens vu qu’avec les cryptocurrencies, tout ce qui est relatif aux échanges monétaires sera par essence crypté et invisible aux yeux de l’Etat.

          1. J’ai répondu à tes 2 liens, dans mon commentaire directement en rapport à ceux ci.

            Quand à ma « dialectique », que lui reproches tu exactement ? Désolé, c’est la manière par laquelle j’écris, et ca m’énerve au plus haut point que tu croies être le messie qui fait tout le temps ce qu’il faut quand les autres (ceux qui n’ont pas les mêmes opinions que toi) font ou disent de la merde. Je ne vais pas non plus changer tout mon mode de fonctionnement pour toi. J’attends donc un manuel pratique de l’expression en commentaire sur un blog pour pouvoir m’adapter.

          2. Ce n’est pas ce que tu dis qui est de la merde, c’est la façon dont tu le fait. Nuance (importante).

            Cette capacité à systématiquement insulter l’autre dans tes commentaires est des plus déplaisante, le fait de le faire sous pseudonymat est faire preuve de lâcheté, qui plus est.

          3. Je ne pense pas t’avoir insulté lors de mes premiers messages. Si c’est le cas, j’en suis désolé. Il y a une certaine critique de la forme de ceux-ci, c’est vrai et je la maintiens (ca reste mon opinion), et je posais la question de la finalité de cette forme et de l’article en général. Je n’ai toujours pas de réponse …

            Ensuite, après m’être fait « traiter » de « Pascal Nègre des temps modernes », opposer des arguments d’autorité tels que « inexorablement » (ce qui évite bien sur tout sujet lié à l’accompagnement, la gestion de l’émergence de ces choses, voire le combat contre -je ne dis pas qu’il faut combattre et que ce sera fait, mais je n’en sais rien, ca peut être le cas et une solution envisageable par certains-, et nous projette directement dans un futur incertain comme si c’était aujourd’hui), avec une rhétorique toute pourrie (sans savoir ce qu’on y reproche, à ma rhétorique, j’attends toujours …), en effet, je me suis emporté.

            Mais la critique est différente, à mon sens tout du moins, de l’insulte. Malheureusement, tu ne sembles pas l’accepter pour la discuter, avant même d’avoir essayé de l’entendre. Effectivement, tu déteste mon style (ce qui est réciproque par ailleurs), et pourtant,e je pense que nous pourrions arriver à des terrains d’accord sur le fond. Mais pour celà, il faut discuter (même de la critique) avant de contre-attaquer.

          4. (Je précise que moi aussi j’ai une propension à la contre attaque, ce qui n’arrange rien ;) mais le fait est qu’on ne peut pas, dans les commentaires, avoir une autre opinion que la tienne -et encore moins y opposer une critique- sans que tu répondes par des arguments irréfutables de par leur autorité linguistique plutôt que par leur fond)

          5. Pour ce qui est de tenter d’interdire les cryptocurrencies, c’est fait, une proposition de loi au sénat américain a été déposée il y a déjà deux mois. Manque de pot, comme avec Hadopi, c’est le genre de loi qui n’a pas vraiment compris que sur internet, code is law.

            Ce que je reproche à ta dialectique, ONCE MORE, c’est ta capacité à systématiquement insulter et dénigrer ce que tu as en face.

            Relis tes multiples commentaires sur ce blog, on peut très clairement parler d’insulte et de dénigrement systématique sans sourciller. Si tu veux, on peut faire une compil.

            Allez, bonne journée tout de même. Je m’en vais faire des choses constructives de mon coté.

          6. Bon, je te réponds quand même, sur la partie qui traite du fond.

            J’ai parlé de l’éventualité de combattre les crypto-currencies (mais sans même évoquer le fait que c’est ce que je propose hein, juste qu’il est dur de savoir ce qu’il va se passer dans le futur), en effet … Je suis par ailleurs assez d’accord sur le fait qu’une interdiction légale soit inutile de la part des Etats.

            Cependant, la lutte peut se faire sur d’autres terrains. Ma définition de combat est bien plus large, et peut correspondre à des formes d’oppositions auxquelles nous ne pensons même pas aujourd’hui. C’est pour celà que je réfutais l’inexorabilité. Il y a sûrement « des chances », voire une forte probabilité, mais ne sachant pas comment le monde va réagir, rien n’est inexorable (tout comme les prévisions financières modélisées par des gugus dans leurs bureaux peuvent s’avérer fausses).

            P.S. : je peux filer mon nom à qui n’en veut si vous voulez, je poste sous un pseudonyme pour ne pas être si facilement robotisé (et encore, en recoupant réseaux sociaux, etc… on peut me retrouver facilement !)

  8. Bon, comme toujours on passe plus de temps a lire les commentaires du billet que le billet en lui-meme.

    Il y a beaucoup de choses interessantes dans tous ces commentaires, mais je resends comme un vide: par ou on commence? A ma triste echelle je fais des traductions d’articles et j’essaye de remplir des wiki a droite a gauche, recemment j’ajoute meme une petite participation financiere (dans la mesure de mon possible, j’suis pas cresus non-plus)

    Mais je trouve sa tout de meme tres tres lent a ce mettre en marche, la parole, ca va 5 minutes, l’action c’est pour quand (je parle de code, d’ouvrage, de videos, de communication, et de structure qui se mettent en place, pas de faire des manifestations)

  9. Bon, comme toujours on passe plus de temps a lire les commentaires du billet que le billet en lui-meme.

    J’en suis trés fier :-) C’est tout ce qui fait la différence entre le blogging et le journalisme ;-)

    Pour ce qui est de ‘construire’, perso, j’ai franchi la Méditerranée, c’est bien plus facile de l’autre coté. On construit pas mal de chose et même si on s’est fait mettre de sacré batons dans les roues par ceux qu’on imaginait être nos amis politiques en France, ça avance bien. Pour la France, c’est plus complexe en effet…

    Le fond du problème est de savoir si on se dirige vers un scénario de protestation de masse à l’anglaise où à l’israélienne, ou vers un mix à la grecque (je ne cite là que des démocratie, la comparaison avec un scénario tunisien ou égyptien sera vraiment démago).

    Une rapide analyse me ferait dire que Sarko a tout à gagner d’un scénario à l’anglaise, c’est ce qui peut lui permettre d’affronter Marine au second tour. Reste qu’il lui faut maitriser le timing.

    A en croire la grossesse de Carla, il n’est pas mauvais question timing. A voir les indignés de la place de la Bastille, ils sont, eux, trés mauvais. Bref, c’est mal barré.

    Viens donc prendre des vacances en Tunisie, ça te changera les idées :-)

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